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Publié le par Ricard Bruno

Sept chiens de chasse tués en Ardèche : le procès reporté au 19 novembre

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Palais de Justice Tribunal Ardèche Privas

Palais de Justice Tribunal Ardèche Privas

Le tribunal judiciaire de Privas a décidé mardi 19 mars que le procès de Manuel Merlhiot, soupçonné d'avoir tué sept chiens de chasse le 20 décembre dernier à Chanéac (Ardèche), aurait lieu le 19 novembre. La raison : il risque de durer longtemps.

À l'origine l'audience était prévue à 16 heures ce mardi 19 mars au tribunal judiciaire de Privas, mais vu l'ampleur de l'affaire, tout le monde a préféré repousser : ce sera le mardi 19 novembre, à 9 heures. En effet, le procès risque de s'éterniser vu le nombre de parties civiles et les nouveaux éléments que la défense souhaite apporter. Le prévenu est Manuel Merlhiot, 51 ans, membre de l'association Longo Maï, dont les membres vivent en communauté à Chanéac, sur la montagne ardéchoise. Le 20 décembre dernier, il reconnaît avoir tué sept chiens de chasse qui étaient en train d'attaquer ses cochons domestiques.

 

Du côté des parties civiles, le monde de la chasse dans son intégralité s'est mobilisé : les propriétaires des chiens, la Fédération départementale de chasse de l'Ardèche, l'association communale des chasseurs d'Arcens, la Fédération des associations de chasse aux chiens courants (et son itération locale). À ceux-là s'ajoutent des noms plus surprenants : la Fondation Brigitte Bardot, la SPA Paris. "J'ai réussi à allier contre moi les chasseurs et Brigitte Bardot", sourit jaune Manuel Merlhiot.

Les avocats du prévenu, pour qui l'enquête a été faite à charge, ont décidé de faire citer de nouveaux témoins à la barre, ce qui promet une audience d'autant plus rallongée. Elle sera probablement très tendue, opposant des chasseurs défenseurs de la "tradition" à Longo Maï, coopérative autogérée et libertaire. Manuel Merlhiot précise bien que selon lui, c'est le "comportement" d'une minorité de chasseurs qui est en cause et rejaillit négativement sur la majorité.

L'enjeu sera aussi médiatique, puisque le prévenu n'est autre que la fils de Pierre Conty, ancien ennemi public numéro 1 dans les années 80, qualifié à l'époque de "tueur fou de l'Ardèche".

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