action de protection animale
Une vidéo de L214 dénonce l'horreur vécue par des cochons d'élevage, un employé témoigne
L'association de défense des droits des animaux L214 dévoile ce jeudi des photos et vidéos choquantes captées dans un élevage de truies de l'Yonne. Animaux frappés, dents coupées à la tenaille... On y observe de nombreux actes de maltraitance, dont témoigne à visage découvert un ancien employé de la porcherie, qui souhaite dénoncer ces pratiques.
Encore une... Dans une nouvelle vidéo dévoilée ce jeudi, L214 met en lumière l'horreur vécue par les cochons d'un élevage intensif situé dans l'Yonne. Fait rare, l'association de défense des droits des animaux a également obtenu le témoignage d'un ancien employé de la porcherie mise en cause, qui prend la parole à visage découvert pour dénoncer les conditions de vie atroces des animaux de l’établissement et les sévices qui leur sont infligés.
Dents coupées à la tenaille, porcelets frappés au sol pour les tuer, truies violentées avec des masses ou des tournevis... La vidéo et les photographies obtenues par L214 révèlent de nombreux actes de brutalité, allant jusqu'à la torture.
"Toute la journée ils l'ont frappée avec la masse"
Les images montrent notamment des truies frappées à l'aide de tournevis pour les forcer à avancer, comme l'explique l'ancien employé de l'élevage.
Ce qui m'a choqué, c'est de voir le responsable mettre des coups de tournevis, s'acharner sur les truies quand elles ne voulaient pas avancer ou alors mettre des coups de barre en ferraille sur la tête. Ça ne sert à rien du tout, il n'y a pas lieu d'avoir un tournevis (...) Après ça fait des marques aux pieds, à la tête, sur tout le corps.
Ancien employé de l'élevage dans l'Yonne
"Une fois, il y avait une truie en maternité et les couloirs sont tellement petits qu'elle était coincée", poursuit-il. "Donc il s'est acharné sur elle (...) et ça ne voulait pas avancer donc elle hurlait."
Cet homme, qui se définit comme un lanceur d'alerte, explique aussi avoir assisté à une tentative de mise à mort d'une truie. "Toute la journée ils l'ont frappée avec la masse (...) et n'ont pas réussi", assure-t-il. Lorsque l'employé a décidé d'aller voir comment se portait la truie, "mise à l'écart" pour la nuit, "elle avait des trous partout sur la tête, elle saignait de partout". Le lanceur d'alerte a pris des photos de l'animal en question pour garder une trace de l'horreur : elles sont visibles dans la vidéo de L214.
Des porcelets claqués au sol
Les coups assénés aux truies sont loin d'être les seuls sévices dont L214 révèle l'ampleur. Dans cet élevage, "ils coupent les queues, au fer, à vif", ajoute le lanceur d'alerte, vidéo à l'appui.
(Et si un porcelet ne semble pas en forme à la naissance) ils le prennent, ils le claquent par terre et des fois, ils le mettent dans un seau alors qu'il est encore vivant. On passe des heures après et on voit le seau qui bouge.

Là encore, les images dévoilées par L214 attestent de telles pratiques : on peut y voir un employé s’emparer d'un porcelet, et le frapper violemment à plusieurs reprises avant de le laisser sur le sol agonisant (voir vidéo ci-dessous).
"Sur les images, on peut également voir la zone d’équarrissage où sont stockés les cochons morts, de tout âge. Certains cadavres sont littéralement dévorés par les asticots. Une des bennes, d’où émergent des ossements, en est remplie", déplore également L214.
Aucun contrôle dans l'élevage, selon l'ancien employé
Les photos et les vidéos ont été captées à la porcherie SCEA des Tremblats, où vivent dans des conditions désastreuses 1 800 truies. L'établissement appartient au groupe Provent-SDPR, implanté en Savoie.
L214 souligne que de nombreux actes des employés de la porcherie contreviennent à la réglementation en vigueur. Il est en effet interdit de couper à l'aide de tenailles les dents des jeunes truies. Par ailleurs, les animaux blessés ne sont pas soignés et l'accès à l'eau des truies en maternité ne semble pas garanti, selon les informations obtenues par l'association.
L214 ajoute que des signalements ont bel et bien été effectués par l'employé qui a témoigné, mais n'ont jamais abouti. Le lanceur d'alerte dit être tombé en dépression, avant de porter plainte contre l'élevage.
Ce que je voudrais, c’est que le responsable ne travaille plus dans ce domaine-là, et qu’il ferme la porcherie complètement parce que ça continuera tout le temps.
Employé de la porcherie.
Il explique par ailleurs n'avoir jamais vu aucun contrôle de la part des services vétérinaires malgré les lourds manquements de l'élevage en matière de respect du bien-être animal.
Une plainte déposée, une pétition lancée
De son côté, L214 a annoncé porter plainte auprès du procureur d'Auxerre. Une pétition en ligne, accessible à cette adresse, a également été lancée. L'association y demande une inspection d'urgence dans cet élevage et la prise de sanctions.
"Les truies et les porcelets de cet élevage vivent déjà une vie misérable, comme dans la majorité des élevages de cochons (95 % des élevages de cochons sont de type intensif), ils sont en plus violemment maltraités sans réaction de la direction. Exigeons des sanctions pour cet élevage et une interdiction du claquage des porcelets ainsi que la coupe à vif de leur queue", a fait valoir Sébastien Arsac, directeur des enquêtes et porte-parole de L214.
Ce jeudi, la préfecture de l’Yonne indique que l’exploitant de la porcherie a été "mis en demeure" à la suite d’une inspection de l’élevage, le 1er juin, et la constatation de "non-conformités".
Ce contrôle inopiné, réalisé par les services vétérinaires de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP), "faisait suite à un signalement déposé à la gendarmerie".
"La DDETSPP a informé l’exploitant qu’une nouvelle inspection serait menée pour vérifier la mise en conformité de son élevage", selon la préfecture, qui assure de la "pleine mobilisation" des services vétérinaires de la DDETSPP.
Centre Corse : Brigitte Bardot, marraine officielle de l'association un Nid à Toi(t)
Depuis mars 2018, l'association (dont le siège social est à Ponte-Leccia) gère de nombreux félins en famille d'accueil, a créé une chatterie sur la commune de Castirla (pour de jeunes chats adultes et sociaux en attente d'adoption) et s'occupe également de stériliser et soigner des chats libres dans les villages du Centre Corse.
C'est d'ailleurs comme cela que les actions de l'association sont arrivées jusqu'à Brigitte Bardot. Une bénévole qui intervenait dans un des villages de l'intérieur a parlé d'Un Nid à Toi(t) à l'un des habitants. Il se trouve que celui-ci est un ami proche de Brigitte Bardot. Il a donc décidé de lui parler des actions de l'association et de l'engagement de ses bénévoles pour la cause animale.
"BB" a donc accepté volontiers d'être la marraine de l'association - ce qui semble être une première pour une association insulaire - et devrait - si les conditions le permettent - venir rencontrer les bénévoles d'Un Nid à Toi(t) d'ici l'automne prochain.
Oise. Brigitte Bardot s'indigne de l'abattage de 3.000 renards dans une lettre ouverte
Ce mercredi, la Fondation Brigitte Bardot a adressé une lettre ouverte à la préfète de l'Oise. La présidente se dit "scandalisée" par l'arrêté prévoyant l'abattage de 3000 renards.
Brigitte Bardot se dit « scandalisée » par l’arrêté publié par la préfecture de l’Oise, dans une lettre ouverte publiée mercredi 18 août 2021. (Illustration
« Cet arrêté est une honte » lâche Brigitte Bardot. Ce mercredi 18 août 2021, la Fondation partage un courrier à l’attention de Corinne Orzechowski, lui demandant de faire marche arrière.
Une semaine plus tôt, la préfète lançait une consultation publique pour l’abattage de 3.000 renards dans le département, d’ici mars 2021. Si cette dernière avait déjà fait réagir les associations et les citoyens – qui s’expriment dans une pétition à plus de 40.000 signatures, c’est au tour de Brigitte Bardot de prendre la défense des bêtes.
« La pression des chasseurs »
« Ces animaux sont une richesse pour la biodiversité et de précieux alliés pour les agriculteurs, écrit Brigitte Bardot, votre arrêté assassin n’est qu’une soumission au lobby de la chasse. »
Pour la préfecture, si l’abattage de ces 3.000 animaux permettrait de réguler leur population et de réduire le risque sanitaire qu’ils représentent pour l’homme et les autres espèces domestiques, la présidente de la Fondation parle d’arguments « ridicules ».
« La Terre ne connaît qu’une espèce nuisible et destructrice, c’est la nôtre ! Le renard doit être protégé et non exterminé car il assure un équilibre naturel » défend Brigitte Bardot, avant de conclure : « j’ose croire que vous ferez preuve de bon sens et que vous déchirerez votre arrêté imbécile. »
Une polémique estivale
Cette nouvelle prise de position ravive la polémique entre la préfecture de l’Oise et les associations de défense des animaux.
La semaine passée, alors que la préfecture lançait sa consultation publique, l’association Agir pour le vivant et les espèces sauvages (AVES) relevait qu’un premier arrêté avait été publié le 23 juillet dernier. Mais ce dernier était simplement affiché en mairie, sans consultation publique – ce qui est obligatoire. Il concernait huit secteurs de l’Oise, pour l’abattage de 1.370 animaux. Cette première version de l’arrêté a donc été retirée puis réécrite.
Oise : 3.000 renards doivent être abattus, les écologistes vent debout
Un projet d'arrêté préfectoral prévoit l'abattage de 3.000 renards au total dans le département de l'Oise d'ici fin mars 2022. Les associations écologistes montent au créneau, rapporte Le Parisien.
Dans l'Oise, la tension monte entre chasseurs et autorités d'un côté et écologistes de l'autre.
La raison : l'abattage prévu de quelque 3.000 renards d'ici à fin mars 2022. Un premier arrêté préfectoral paru le 23 juillet dernier avait finalement été jugé illégal, rapporte Le Parisien le 10 août. Il autorisait des lieutenants de louveterie, c'est-à-dire des chasseurs bénévoles, à abattre 1.370 renards sur une zone comprenant huit secteurs dans le département. Les textes, simplement affichés en mairie, avaient été dénoncés par l'association écologiste Agir pour le vivant et les espèces sauvages (AVES). Affichés sans consultation publique préalable, ils étaient donc illégaux, selon l'association. L'arrêté avait finalement été retiré après un recours gracieux auprès du ministère de la Transition écologique ainsi qu'auprès de la préfecture de l'Oise et de la Direction départementale des territoires (DDT).
Toutefois, si les autorités ont admis une « erreur », elles affirment envisager un nouveau texte, dans les règles, et qui prendra en compte désormais quinze circonscriptions au lieu de huit, soit toute l'Oise. Objectif : réguler la population du renard sur le territoire, animal considéré comme une espèce nuisible, prédateur des poules et des petits gibiers. Et avec la crise sanitaire, le nombre de renards a explosé puisque la chasse a été annulée et qu'il n'y a eu ni prélèvement ni piégeage en 2020.
Surpopulation de renards
Avec le nouvel arrêté, chaque lieutenant de louveterie pourra donc abattre 200 renards, soit 3.000 en tout, bien plus que les 1.370 au départ, ce qui fait bondir les associations écologistes locales. Pour Christophe Coret, président de l'association AVES France, l'arrêté « ne s'appuie sur aucun chiffre précis, seulement sur des arguments éculés et déjà rejetés par de nombreux tribunaux administratifs ». Il dénonce un « massacre » organisé et annonce que l'association attaquera le texte après la consultation, précise le quotidien francilien.
Le président de la Fédération des chasseurs de l'Oise se défend de vouloir faire de l'argent en organisant des chasses au petit gibier, comme l'avance le président d'AVES France. « On plaide pour un retour du petit gibier. Les actions de chasse aux gros gibiers sont plus chères, de l'ordre de 2.800 à 3.000 euros. Elles attirent moins », admet auprès de nos confrères Guy Harlé d'Ophove. Mais il pointe du doigt la surpopulation de renards et la nécessité de réguler. « Aucun animal n'est nuisible. C'est à partir d'un certain nombre qu'il pose problème. Le renard n'a pas de prédateur et prolifère vite. Tout est une question d'équilibre. Notre intérêt n'est pas de l'éradiquer mais de le réguler. Il est très utile dans la nature, car il mange les animaux malades et les charognes. Mais, là, c'est la profusion ! », s'agace-t-il.
Présidentielle 2022 : Brigitte Bardot semble avoir déjà choisi son candidat !
Dans une interview accordée à Valeurs actuelles, mardi 10 août, l'ex-star du cinéma français, Brigitte Bardot, a passé en revue un certain nombre de sujets, dont celui de la présidentielle 2022. BB a laissé entendre pour qui elle voterait.
Brigitte Bardot n'a jamais eu sa langue dans sa poche. Historique défenseure des animaux et de leur protection, elle a accordé une interview à Valeurs actuelles, mardi 10 août. Si elle y fait un plaidoyer pour la défense de la cause animale, fustigeant le comportement de ceux qui abandonnent leurs animaux de compagnie et "l'humanité qui dégoûte", elle a également évoqué la prochaine élection présidentielle de 2022.
Zemmour, "je pense qu'il a parfaitement raison"
L'ancienne star du cinéma français a donné quelques indications sur son vote. "Je voterai pour le parti ou la personne qui prendra en cause le mieux la souffrance animale. Le reste, je m'en fiche ! Pour l'instant, je ne vois personne, mais ça peut arriver, c'est comme le virus, il peut y avoir un mutant politique", a-t-elle répondu à Valeurs actuelles. Interrogée sur sa proximité idéologique avec une personnalité comme Éric Zemmour, Brigitte Bardot a eu des propos plutôt élogieux à son endroit. "S'il se présente, je pense que ce serait une très belle chose pour la France. Je suis très au courant de tout ce qu'il dit, j'ai lu ses livres et je pense qu'il a parfaitement raison." Néanmoins, en dépit "d'une envergure et d'une valeur très puissantes", elle regrette qu'il n'ait "pas la même vision [qu'elle] sur les animaux".
Feurs : Étienne, le taurillon échappé de l'abattoir, va être recueilli par la fondation Brigitte Bardot
S'il accède à un refuge de la fondation Bardot, Etienne pourra couler des jours heureux. Image d'illustration.
Jeudi, il avait été retrouvé deux heures après son évasion de l'abattoir de Feurs. Le taureau ne retournera finalement pas à l'abattoir. Après la publication d'une pétition et des négociations entre les propriétaires et des animalistes, l'animal a gagné un prénom et peut-être une nouvelle vie.
Jeudi, il avait été retrouvé en deux heures, puis ramené à son propriétaire à Feurs. Finalement, la fondation Brigitte Bardot a accepté de recueillir le taurillon. Quelques heures après son escapade, une pétition avait été lancée pour sauver "cette vache courageuse," et avait recueilli plus de 18 000 signatures.
Dans cette histoire, l'animal a gagné un prénom : Étienne, comme dans le nom de la préfecture de la Loire. Une demande de l'élue de la mairie de Saint-Étienne en charge du bien-être animal Véronique Falzone. La fondation Brigitte Bardot, qui compte s'occuper du taurillon, a accepté.
La moitié de la somme déjà récoltée en à peine deux jours
Pour échapper définitivement à l'abattoir, Étienne va devoir être racheté. L'abattoir de Feurs en demande mille euros, c'est-à-dire le prix de la viande, sans plus-value. Une cagnotte a été mise en ligne. Ce samedi, plus de 500 euros avaient déjà été récoltés.
Si les militants animalistes arrivent à réunir la somme, Étienne pourrait couler des jours heureux dans l'un des refuges de la fondation Brigitte Bardot.
Historique ! Pantes, matoles, lacs et tenderies : les chasses traditionnelles aux petits oiseaux, c’est fini!
Une magnifique victoire pour les petits oiseaux pendus, pris dans de petites cages ou dans les filets des chasseurs ! Face au ministère de la Transition écologique et à la Fédération des chasseurs, notre avocat était seul présent au Conseil d’État le 8 juillet dernier quand le rapporteur public a prononcé ces mots : « L’annulation est inévitable ». Et de fait, la plus grande instance de justice administrative a suivi ses conclusions.

Les oiseaux ciblés par ces chasses cruelles dans les Ardennes et le Sud-Ouest
Dans les vingt-quatre requêtes (les dix-neuf nôtres et les cinq de la Ligue de Protection des Oiseaux) déposées sur le fond, la Fédération nationale des chasseurs et le ministère de la Transition écologique, au diapason, avaient conclu au rejet de toutes nos demandes.
One Voice attaquait tous les arrêtés ministériels autorisant les chasses traditionnelles de petits oiseaux déposés depuis 2018, défendant ainsi bec et ongles le sort des alouettes des champs, des vanneaux, des pluviers dorés, des merles noirs et des grives, et ce, dans les départements des Ardennes, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques et du Tarn-et-Garonne.
Nous avions aussi fait un recours pour obtenir l’abrogation pure et simple de l’arrêté de 1989 autorisant ces modes de chasse. Implicitement, la décision du Conseil d’État en prend acte.
Depuis 2018, le Conseil d’État se refusait à épargner les oiseaux
Le Conseil d’État n’avait rien voulu entendre en 2018, en 2019 ni en 2020 lors de nos référés suspension sur les dizaines d’arrêtés annuels, déposés systématiquement contre les pantes (grands filets horizontaux qui s’abattent sur les oiseaux), matoles (petites cages tombantes) et tenderies (pendaison). La LPO avait obtenu la même réponse en demandant la suspension de l’arrêté modificatif de 2018 et les quatre en 2020 dans le Sud-Ouest.
Une victoire historique dans la lignée de celle décrochée face aux chasseurs à la glu
Cette victoire vient couronner un travail de titan accompli par notre équipe juridique. L’annonce de la sixième extinction de masse, dont les oiseaux figurent parmi les premières victimes, ne pouvait nous laisser les bras ballants. Après le combat victorieux mené contre la chasse à la glu, nos recours ayant permis que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) donne un avis sur la Directive « oiseaux » allant dans notre sens, c’est précisément grâce à cette décision que le Conseil d’État a suivi, ce vendredi 6 août 2021, la même direction pour nous donner raison sur les chasses traditionnelles des oiseaux.
Arielle Moreau, avocate de One Voice, déclare :
Des chiffres astronomiques, quoi qu’en disent les chasseurs
Le nombre d'individus destinés à être capturés ou mourir dans ces conditions cruelles chaque année est astronomique (voir tableaux ci-dessous), sans compter les oiseaux piégés de la même manière par erreur, puisque ces pièges ne sont pas sélectifs. La non-sélectivité était d’ailleurs l’un de nos angles d’attaque pour mettre à mal ces types de chasse devant le Conseil d’État.
Dans le Sud-Ouest, plus d’une centaine de milliers d’oiseaux périssent chaque année de cette manière
Chaque année : 38600 alouettes des champs étaient concernées en Gironde, 61600 dans les Landes, 4100 dans le Lot-et-Garonne, 2200 dans les Pyrénées-Atlantiques...
| ARRÊTÉ ATTAQUÉ | PÉRIODE | DÉPARTEMENT | ESPÈCES CONCERNÉES | NOMBRE D'INDIVIDUS |
|---|---|---|---|---|
| Arrêté du 24.09.2018 | 2018-2019 | Gironde | alouettes des champs | 38600 |
| Arrêté du 24.09.2018 | 2018-2019 | Landes | alouettes des champs | 61600 |
| Arrêté du 24.09.2018 | 2018-2019 | Lot-et-Garonne | alouettes des champs | 4100 |
| Arrêté du 24.09.2018 | 2018-2019 | Pyrénées-Atlantiques | alouettes des champs | 2200 |
| Arrêté du 2.09.2019 | 2019-2020 | Gironde | alouettes des champs | 38600 |
| Arrêté du 2.09.2019 | 2019-2020 | Landes | alouettes des champs | 61600 |
| Arrêté du 2.09.2019 | 2019-2020 | Lot-et-Garonne | alouettes des champs | 4100 |
| Arrêté du 2.09.2019 | 2019-2020 | Pyrénées-Atlantiques | alouettes des champs | 2200 |
| Arrêté du 27.07.2020 | 2020-2021 | Gironde | alouettes des champs | 38600 |
| Arrêté du 27.07.2020 | 2020-2021 | Landes | alouettes des champs | 61600 |
| Arrêté du 27.07.2020 | 2020-2021 | Lot-et-Garonne | alouettes des champs | 4100 |
| Arrêté du 27.07.2020 | 2020-2021 | Pyrénées-Atlantiques | alouettes des champs | 2200 |
Les Ardennes, une terre où l’on pend les oiseaux...
Dans les Ardennes, 5800 grives et merles noirs étaient « capturés » tous les ans par pendaison... En 2018, 200 vanneaux et 10 pluviers dorés pouvaient l’être aussi, jusqu’à ce que le quota soit démultiplié quelques mois plus tard, passant respectivement à 1200 et 30.
Nous en avons la nausée. Avoir laissé des dizaines de milliers d’oiseaux se faire capturer, tuer et manger année après année depuis bien plus de trente ans et décider l'annulation seulement maintenant laisse quand même un goût amer. Il fallait que cela cesse définitivement.
Être dans la dénonciation de cette horreur ne suffisait pas. Nous devions attaquer le problème à la racine, là où se trouvait le seul levier efficace tout en continuant à sensibiliser l’opinion. C’est une immense victoire pour les oiseaux, une victoire historique.
| ARRÊTÉ ATTAQUÉ | PÉRIODE | DÉPARTEMENT | ESPÈCES CONCERNÉES | NOMBRE D'INDIVIDUS |
|---|---|---|---|---|
| Arrêté du 24.09.2018 | 2018-2019 | Ardennes | vanneaux et pluviers dorés | 200 vanneaux / 10 pluviers dorés |
| Arrêté du 2.11.18 modifiant celui du 24.09.18 | 2018-2019 | Ardennes | vanneaux et pluviers dorés | Modification des quotas de septembre 2018 : 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés |
| Arrêté du 02.09.19 | 2019-2020 | Ardennes | vanneaux et pluviers dorés | 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés |
| Arrêté du 27.07.2020 | 2020-2021 | Ardennes | vanneaux et pluviers dorés | 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés |
| Arrêté du 24.09.2018 | 2018-2019 | Ardennes | grives et merles noirs | 5800 |
| Arrêté du 02.09.19 | 2019-2020 | Ardennes | grives et merles noirs | 5800 |
| Arrêté du 27.07.2020 | 2020-2021 | Ardennes | grives et merles noirs | 5800 |
Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :
Si besoin nous attaquerons à nouveau, dès la promulgation des prochains arrêtés, dont les consultations publiques sont déjà sur le site du ministère de la Transition écologique, pour les Ardennes comme pour les départements du Sud-Ouest. On peut se demander pourquoi Barbara Pompili parle, pour l'interdiction de la chasse à la glu, d'avancée pour la biodiversité, mais trouve qu'il n'y a rien à redire à ces autres modes de chasse, tout aussi cruels et mortifères. Il n’y a, contrairement à ce qui est clamé, aucune volonté politique de sauvegarder la biodiversité ni d'abolir la cruauté derrière les belles paroles.
Fondation Brigitte bardot : 35 lapins sauvés hier et aujourd’hui dans le Var !
Sourde des informations : Fondation Brigitte Bardot
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