Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

action protection animale

Soutenue par la Fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Émeline a beaucoup d'animaux prêts pour l'adoption.

Émeline a beaucoup d'animaux prêts pour l'adoption.

Ils sont actuellement au nombre de 300. Ces chèvres, moutons, poules, cochons, chiens et autres chats ont été recueillis au refuge et sanctuaire Ulyan, au Bez, où ils coulent des jours heureux.

Émeline Michon, avec son cœur en or, a su toucher celui des responsables de la Fondation Brigitte Bardot, qui ont décidé de la soutenir dans ses actions. «La Fondation a financé la construction de box suite aux inondations pour que nous puissions mettre les animaux à l'abri», précise-t-elle.

«Nous venons d'accueillir une centaine de poules qui ne pondent plus, cinq chiots, recueillis in extremis et logés en catastrophe: heureusement, il y a les bénévoles!» Ces petits Border Colley seront bientôt vaccinés et prêts à rencontrer leurs nouveaux maîtres. «Nous avons plein de chèvres et de brebis à l'adoption. Elles ne sont plus bonnes pour la reproduction, mais peuvent encore nous aider au débroussaillage!»

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Publicité

"Un serial tireur" de chats bientôt devant la justice dans l'Ain

Publié le par Ricard Bruno

"Un serial tireur" de chats bientôt devant la justice dans l'Ain

Baptisé "le serial tireur" de chats, un

habitant du Val de Saône a été

interpellé

par les gendarmes suspecté d'avoir

volontairement tiré sur des chats

depuis 3

ans. La SPA et la Fondation Brigitte

Bardot

se sont constituées parties civiles.

Un habitant du Val de Saône a été interpellé par les gendarmes alors qu'il prenait les chats pour cible. Ses tirs duraient depuis 3 ans. Coupable de maltraitance animale, cet homme d'une quarantaine d'années sera prochainement entendu par la justice.

Trois plombs bien visibles sur les radios du chat visé par les tirs. Blessé fin septembre il n'a pu remarcher qu'un mois après

Trois plombs bien visibles sur les radios du chat visé par les tirs. Blessé fin septembre il n'a pu remarcher qu'un mois après

Il devra répondre de sévices graves et actes de cruauté.

Ses victimes sont des chats, comme Pilgrim, un Main Coon de 2 ans et demi qui a bien failli mourir… En racontant l'état dans lequel elle l'a retrouvé, Barbara Tortochaut, sa propriétaire ne cache pas son émotion. Au bord des larmes elle se souvient avoir vu rentrer son chat en traînant sur ses pates arrières. "J'ai pensé à une voiture qui l'aurait percuté mais quand on a passé les radios on a vu les plombs....Je me suis effondrée et n'arrivais pas à comprendre pourquoi on avait tiré sur notre chat."

C'est pourquoi, elle n'a pas voulu en rester là et a porté plainte.  7 autres habitants du secteur de Reyrieux ont fait le même choix d'engager une procédure

Grâce à ce boîtier GPS retrouvé dans le jardin d'un voisin, le suspect a pu être retrouvé par la gendarmerie

Grâce à ce boîtier GPS retrouvé dans le jardin d'un voisin, le suspect a pu être retrouvé par la gendarmerie 

L'auteur présumé des faits risque 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.
Il a été confondu par le collier GPS que portait Pilgrim . "On a fait une enquête de voisinage, après analyses balistiques nous avons pu retrouver l'auteur. Ensuite un collier GPS a été retrouvé dans le jardin du mis en cause"  explique Lucille Toumelin, gendarme à Trévoux. 

La SPA et la Fondation B.Bardot parties civiles


Depuis 2015, la loi considère les animaux comme des êtres sensibles, à ce titre les autorités prennent les atteintes au sérieux.

La SPA et la Fondation Brigitte Bardot se sont constituées parties civiles à l'audience qui devrait se tenir à Bourg-en-Bresse fin juin 2022. 

A Reyrieux, chez Barbara Tortochaut, les deux félins de la maison n'ont plus le droit de sortir… Ils restent à l'intérieur tant que l'affaire n'est pas jugée.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Info Journal fondation Brigitte Bardot 4ème trimestre 2021

Publié le par Ricard Bruno

n°119 du 4ème trimestre 2021

n°119 du 4ème trimestre 2021

Info Journal fondation Brigitte Bardot 4ème trimestre 2021
Info journal junior n°69 du 4ème trimestre 2021

Info journal junior n°69 du 4ème trimestre 2021

Partager cet article
Repost0

Tarn : la Fondation Bardot sauve 57 chèvres sauvages qui risquaient l'abattage à Montredon-Labessonnié

Publié le par Ricard Bruno

L'opération était d'envergure, mais elle s'est déroulée dans le calme. La Fondation Brigitte Bardot est intervenue ce mardi matin à Montredon-Labessonnié dans le Tarn pour récupérer 57 chèvres sauvages. Ces bêtes domestiques, abandonnées par leur propriétaire il y a quelques années, sont aujourd'hui en totale liberté et s'invitent partout dans le village. Cette prolifération a suscité de vives tensions suite aux dégâts importants générés sur les cultures de certains agriculteurs du secteur. 

Ce mardi 21 décembre, c’est au lever du jour, à quelques pas des monts de Lacaune encore givrés, que des membres de la Fondation Brigitte Bardot (FBB), se sont rendus à Montredon-Labessonnié (Tarn), au hameau Granquié, pour récupérer 57 chèvres sauvages, qui ont récemment pu être capturées et installées en toute sécurité dans l’un des bâtiments du site agricole.

Ces bêtes domestiques, abandonnées par leur propriétaire il y a quelques années, sont depuis plusieurs mois, en totale liberté et s’invitent partout sur cette vaste commune sud tarnaise. Elles étaient une dizaine au début, elles sont une centaine aujourd’hui. Et cette prolifération a suscité de vives tensions à Montredon-Labessonnié. « Elles sont en train de détruire plus d’une centaine d’hectares de sous-bois, et elles font aussi d’énormes dégâts sur les cultures », avait confié, en mars dernier, le maire de la commune Jean-Paul Chamayou, qui à l’époque, pour « rétablir la paix sociale » avait pris un arrêté municipal en demandant l’abattage et l’évacuation de ces chèvres.

En parallèle, pour trouver une solution moins radicale, il avait contacté la Fondation Brigitte Bardot, qui n’a pas hésité une seule seconde à se saisir du dossier et à se déplacer pour repérer les lieux et réfléchir à une éventuelle opération de sauvetage. C’est chose faite aujourd’hui. Et ce, grâce à un vrai travail collectif, réalisé étape par étape. « Il fallait prendre le temps de construire l’enclos, de laisser les chèvres se familiariser avec l’humain et qu’elles viennent d’elles-mêmes dans cet endroit. Il faut rappeler que ce sont des animaux qui ont totalement été réensauvagés, et qui ne sont pas facilement manipulables. Il fallait y aller en douceur », a expliqué Lorène Jacquet, responsable campagnes et plaidoyer pour la Fondation Brigitte Bardot.

L'opération était d'envergure, mais elle s'est déroulée dans le calme.

 

« L’enclos a été construit dans un endroit de passage. On avait repéré qu’elles prenaient ce chemin pour descendre à une rivière qui se situe un peu plus bas. Ensuite, il y a eu un vrai travail de mise en confiance en attirant les chèvres avec des pierres de sel et de la nourriture », a ajouté Lorène Jacquet. Ce travail de mise en confiance quasi quotidien a principalement été assuré au niveau local par Guy Pages, le propriétaire du hameau : « La famille Delsaux, du GAEC de la Houlette, a également été très efficace dans la récupération des bêtes dans l’enclos de la Fondation, pour les remonter ici dans mon bâtiment. Voilà, c’était logique de jouer le jeu et pour les autres chèvres, on sait comment s’y prendre maintenant, alors s’il faut redonner un coup de main, on le fera. »

« C’est une réelle satisfaction pour la Fondation »

À ce sujet, d’ici quelques mois, une autre surveillance devrait se mettre en place pour identifier les chèvres restantes, réitérer ce système d’enclos de capture et potentiellement, leur trouver également des places dans une pension partenaire de la Fondation. « On va garder un contact avec le maire, le propriétaire des lieux et voir comment la situation évolue. Le but, c’est de toutes les récupérer et que les problèmes de prolifération et de divagation soient totalement réglés », a complété Lorène Jacquet.

En attendant, après cinq longues heures de route, ces 57 chèvres vont être transférées et accueillies en Ardèche, dans l’une des pensions partenaires de la Fondation, gérée par d’anciens éleveurs. « Elles seront mises en quarantaine pendant six mois, et elles pourront ensuite sortir au pâturage dès le retour des beaux jours », a confié Damien Wolff, responsable logistique du sauvetage. « C’est une réelle satisfaction pour la Fondation de pouvoir sauver ces chèvres qui étaient destinées à un abattage. Évidemment, pour nous c’est une réussite et nous sommes très heureux que le maire ait accepté de négocier. Ça montre aussi que, malgré un arrêté d’abattage, il y a toujours la possibilité de trouver des solutions. Dans ce sens, on assure la vie de ces animaux jusqu’à leur belle mort, en les confiant à nos partenaires qui leur apporteront les meilleurs soins possible », a conclu Lorène Jacquet.https://www.ladepeche.fr/2021/12/21/tarn-la-fondation-bardot-sauve-57-chevres-sauvages-qui-risquaient-labattage-a-montredon-labessonnie-10006399.php

Source de l'article et vidéo cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Publicité

Des mesures présidentielles pour les animaux...

Publié le par Ricard Bruno

Des mesures présidentielles pour les animaux...

Parce que la cause animale préoccupe les Français, 28 ONG se sont rassemblées pour créer la plateforme «Engagement Animaux 2022» afin de mobiliser les candidats à l’élection présidentielle autour de 22 mesures et d’informer les électeurs sur leurs engagements.

«Jamais nous n’avons enfermé et tué autant d’animaux qu’aujourd’hui en France dans des conditions souvent épouvantables». Dans une tribune parue le 8 décembre dans «Le Monde», 28 ONG s’unissaient pour rappeler la nécessité de défendre les bêtes et lancer une plateforme baptisée Engagement Animaux 2022 à l’attention des candidats à l’Elysée.

Largement présente dans le débat sociétal depuis plus d’une décennie grâce au travail de terrain des associations, la cause animale a enfin atteint les politiques, chacun allant jusqu’à semer de-ci de-là quelques bonnes paroles ou photos avec son chat/son chien sur les réseaux. Sauf que les citoyens demandent désormais bien plus qu’un selfie ou une mesurette : selon un sondage IFOP pour Woopets daté du 21 septembre, 84% des Français considèrent en effet la protection des animaux comme une cause importante, et 47% des électeurs se disent prêts à voter en fonction des propositions d’un candidat sur le bien-être animal.

Afin d’interpeller les candidats et de permettre aux électeurs de savoir quels sont ceux qui vont s’engager, les 28 ONG (Fondation Brigitte Bardot, One Voice, SPA, Code Animal, ASPAS…) ont élaboré 22 mesures prioritaires pour jauger tout au long de la campagne «le score d’engagement» de chaque prétendant. Parmi elles : mettre fin aux élevages en cages d’ici 2027, soutenir financièrement et rendre obligatoire la stérilisation des chats errants par les communes, interdire la chasse au moins deux jours par semaine dont le dimanche ainsi que les jours fériés et les vacances scolaires, abroger l’exception ouverte par l’article 521-1 du code pénal pour que la corrida ainsi que les combats de coqs ne puissent plus exister, ou encore encourager l’utilisation et le développement des modèles non-animaux en expérimentation.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Le Département des Côtes-d’Armor abolit la chasse à courre dans sa forêt d’Avaugour

Publié le par Ricard Bruno

La chasse à courre à Saint-Péver, c’est terminé. Le Conseil départemental ne veut plus de cette pratique dans la forêt d’Avaugour.

Le Département des Côtes-d’Armor abolit la chasse à courre dans sa forêt d’Avaugour

Cette année, et au moins pour les cinq années à venir, il n’y aura pas de chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avaugour, à Saint-Péver. Ainsi en a décidé le Département des Côtes-d’Armor. Explications.

 

La nouvelle est tombée lundi 13 septembre 2021, à l’occasion d’un vote en commission permanente. Christian Coail, président du Département des Côtes-d’Armor depuis juin 2021, cité par Le Télégramme :

« La convention liant le Département et les chasseurs étant renouvelée périodiquement, nous avons décidé, dans un souci de cohérence avec notre positionnement initial, de supprimer l’autorisation de cette pratique. »

La chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avaugour avait été autorisée en 2015 par l’ancienne majorité du conseil départemental. Depuis, comme le souligne Le Télégramme, cette pratique était « source de vives tensions entre riverains, défenseurs de la cause animale et veneurs. »

L’interdiction de la casse à courre dans ce secteur suscite la colère d’une partie de l’opposition, notamment celle de Romain Boutron qui dénonce « une décision prise en catimini » et craint « que ce soit la chasse dans son ensemble qui soit un jour remise en question. »

En revanche, ceux qui combattent la chasse à courre ne cachent pas leur satisfaction. Exemple avec l’association AVA (Abolissons la vénerie aujourd’hui) qui, sur Facebook, précise :

« Les forêts appartenant à des départements ou à des communes sont assez rares et cette bataille se situe d’habitude à un niveau national. Mais tous les défenseurs des animaux, de la Nature et du progrès sont bien entendu très heureux de cette nouvelle ! »

Même son de cloche du côté de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) :

« Pour une fois, les veneurs ne sont pas au-dessus des lois : une bonne nouvelle, locale certes, mais qui démontre qu’il est possible de limiter la pratique de la chasse à courre, faute de pouvoir l’interdire. »

Autrement dit, heureux d’avoir gagné une bataille, les défenseurs de la cause animale reconnaissent volontiers qu’ils n’ont pas encore gagné la guerre. Mais une victoire reste une victoire et ils auraient tort de ne pas la savourer.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Moselle : un chiot meurt suite à une manipulation dans une clinique vétérinaire

Publié le par Ricard Bruno

Moselle : un chiot meurt suite à une manipulation dans une clinique vétérinaire
Sanna, bouledogue français femelle de quatre mois, est morte suite à une manipulation de correction dans une clinique vétérinaire de Farschviller, près de Forbach. Une autopsie de la petite chienne révèle qu’elle a subi une atélectasie ou affaissement pulmonaire. Une plainte a été adressée à l’ordre régional des vétérinaires.

Un chiot est mort lors d’une consultation dans une clinique vétérinaire de Farschviller, près de Forbach. La petite femelle bouledogue français de quatre mois, Sanna, un peu dissipée, a fait un malaise fatal suite à une énergique manipulation d’une praticienne visant à calmer l’animal. Les propriétaires de la petite chienne ont décidé de poursuivre la spécialiste. Une plainte a été adressée au président du conseil régional de l’ordre des vétérinaires. « Sur les conseils de la fondation Brigitte-Bardot, nous allons contacter une avocate spécialiste dans le but de démontrer qu’il y a eu maltraitance à animal par un professionnel vétérinaire », précise Aurélie Paina, la maîtresse de Sanna.

Le chien suffoque et vomit du sang

Le 3 novembre dernier, cette habitante de Petit-Tenquin emmène ses trois chiens à la clinique de Farschviller pour une consultation de routine et des vaccins. « Alors que la vétérinaire s’occupait du plus âgé, Sanna jouait sous la table avec des câbles. Le docteur me dit qu’elle va me montrer comment corriger un chiot indiscipliné. Elle saisit le petit bouledogue par la peau du cou et exerce une pression pour lui maintenir la gueule fermée », raconte Aurélie Paina. Le chiot se débat et urine. « Mes deux enfants étaient là, ils étaient en pleurs, choqués par la scène. Je dis à la vétérinaire que je trouve cela très violent et que je me refuse à faire de même », poursuit la propriétaire du chien. C’est alors que Sanna commence à éprouver des difficultés à respirer. Le docteur ouvre la fenêtre de la pièce mais Sanna vomit du sang.

Les gendarmes arrivent sur place

« Je suis totalement paniquée. La soignante tente de me rassurer et emmène le chien dans une salle à l’arrière de la clinique. Là, selon les dires du docteur, Sanna reçoit du miel, une injection de cortisone et est placée sous oxygène », ajoute la maîtresse. Quelques minutes plus tard, environ une demi-heure après la manipulation de correction, le petit bouledogue français décède. « La vétérinaire s’est excusée et a reconnu y être allée trop fort. C’est ce qu’elle répète aux gendarmes venus à la clinique suite à notre appel », indique Mme Paina. Le corps du chiot est transporté dans un sac réfrigéré au laboratoire Eurofins à Woippy pour être autopsié le 5 novembre. Le rapport stipule que l’animal a été victime d’une atélectasie ou affaissement pulmonaire.
 

Plusieurs enquêtes sont en en cours

Les circonstances de la mort de Sanna font désormais l’objet de plusieurs enquêtes. L’une est menée par les assurances. Une confrontation doit avoir lieu avec des experts ce mardi au cabinet de Farschviller pour savoir s’il y a eu erreur médicale. « Mon époux, mes enfants et moi-même sommes dévastés par la mort brutale de Sanna », conclut Aurélie Paina. Contactée, la vétérinaire de la clinique de Farschviller confirme le malheureux événement, assure « regretter le décès de ce gentil chiot » mais demande « à respecter le temps de l’enquête pour déterminer les responsabilités » dans la disparition de Sanna.

 

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Près de Bagnoles de l'Orne Normandie, le dernier élevage de visons en France sur le point de fermer

Publié le par Ricard Bruno

Depuis le 1er décembre 2021, l'élevage d'animaux pour leur fourrure est désormais interdit en France. A Rives d'Andaine (Orne), Visons Fléchard va devoir fermer ses portes.

En septembre 2019, nous avions rencontré l’éleveur Alain Desvaux...

En septembre 2019, nous avions rencontré l’éleveur Alain Desvaux...

Promulguée le 30 novembre 2021, la loi visant « à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes » a été publiée au Journal officiel du 1er décembre 2021.

 

Il est mis fin, notamment, aux élevages de visons d’Amérique et d’autres espèces sauvages pour leur fourrure (le vison d’Europe étant déjà protégé).

« Etant donné le contexte de ces derniers mois, on s’y attendait un peu », confie Guy Fléchard, à la tête de la laiterie Fléchard dont dépend l’élevage de visons, créé en 1987 au lieu-dit l’Etre-Guérin à La Chapelle-d’Andaine, commune historique de Rives d’Andaine.

34 ans d’activité

« A l’époque, nous avions encore une activité de volailles et nous destinions les sous-produits de l’abattoir à un élevage de porcs qui a dû être fermé pour des causes de nuisances avec le voisinage, raconte Guy Fléchard. Nous avons donc cherché une autre solution pour valoriser ces sous-produits, et ils ont donc servi depuis à alimenter les visons d’Amérique de notre élevage ».

Pour mémoire, les débuts de l’élevage de visons d’Amérique pour leur fourrure en France remontent à 1926. Dans les années 1960, le territoire national comptait près de 300 fermes d’élevage de visons (source centre national d’information sur la fourrure).

A La Chapelle-d’Andaine, l’éleveur Alain Desvaux a produit jusqu’à 25 000 peaux par an.

C'était des produits de qualité, mis en vente à travers une bourse, à destination des pays du Nord comme la Finlande et le Danemark

Guy Fléchard

Dans le viseur

Mais ces dernières années, ces élevages ont été pointés du doigt à plusieurs reprises. Les mouvements animalistes les ont remis en cause, dénonçant de la maltraitance.

Ainsi, en septembre 2019, l’association One Voice diffusait deux vidéos « pour alerter l’opinion sur les conditions d’élevage des visons d’Amérique » en France, et notamment dans l’Orne. Un an plus tard, Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, annonçait la fin de l’élevage des visons d’Amérique pour leur fourrure d’ici 2025.

Peu de temps après, à l’automne 2020, la profession était à nouveau dans le viseur avec des suspicions de transmission du virus du covid aux visons.

« Notre élevage respectait le label Welfur, qui nous avait amenés voilà trois ans à réduire de moitié notre activité avec des cages plus grandes afin que les animaux aient plus d’espace, rappelle Guy Fléchard. S’agissant du covid, les contrôles vétérinaires ont montré que nous n’avions pas d’animaux malades ».

Une époque révolue

Depuis, les choses se sont accélérées. Sur les quatre derniers élevages en France, trois ont cessé leur activité. Et en octobre dernier, la décision du Sénat de supprimer le délai pour l’interdiction a été le couperet final pour l’élevage de La Chapelle-d’Andaine.

« C’est dommage pour les personnes qui se sont investies sur ce site depuis plus de 30 ans, regrette Guy Fléchard. Mais c’est ainsi. C’est une époque révolue. Le dernier abattage saisonnier est en cours et nous allons fermer d’ici la fin de l’année. L’éleveur va être reclassé dans notre laiterie. Nous allons réfléchir à ce que nous allons faire des bâtiments ».

Si cet élevage ne représentait qu’une infime part du chiffre d’affaires de la société Fléchard (300 000 € sur 250 millions), pour autant le dirigeant va réclamer des compensations financières. « Nous sommes en discussion actuellement avec les représentants de l’État pour évaluer le préjudice et le coût de l’arrêt de notre activité » conclut Guy Fléchard.

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Le Publicateur Libre dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Source de Cliquez ICI

À lire aussi

Partager cet article
Repost0

Publicité

Ménilles. Le berger poursuivi pour maltraitance animale écope d'une amende

Publié le par Ricard Bruno

Jugé au tribunal d'Évreux pour mauvais traitements envers un animal et pour des entorses au règlement sanitaire, le berger de Ménilles a écopé d'une peine de jours-amende.

Ménilles. Le berger poursuivi pour maltraitance animale écope d'une amende

Propriétaire de 49 caprins et de 142 ovins, le berger de Ménilles (Eure), qui comparaît ce jeudi 9 décembre 2021 devant le tribunal d’Évreux, n’a pas que des amis. Les riverains sont en effet excédés par la divagation des bêtes. D’autant qu’il n’est pas rare que les chèvres mangent les fleurs des parterres ou grimpent sur des voitures pour s’alimenter.

 

Les gendarmes ont été appelés fin décembre 2020 pour des chèvres entravant la circulation à Croisy-sur-Eure. Et ils ont pu constater à cette occasion que le terrain du berger était envahi par les déchets, que des barbelés traînaient au sol et que les animaux n’avaient pas d’abri et encore moins de point d’eau. Les restes d’un mouton montraient également qu’il avait été tué hors d’un abattoir.

Coups de pied

Deux riverains ont en outre affirmé avoir vu le berger donner des coups de pied et de barre de fer sur ses animaux pour les faire avancer dans un enclos défaillant.

Puis, le 12 mai 2021, les gendarmes se sont rendus sur une parcelle de terre de Ménilles occupée par le berger. Ils y ont découvert plusieurs crânes dans un bac plastique servant à l’équarrissage, ainsi que des peaux de moutons.

Compte-tenu de ces éléments, le maire de Ménilles et la Fondation Brigitte-Bardot se sont constitués parties civiles.

Douze plaintes depuis juillet

Sommé de s’expliquer par le président du tribunal, le berger, à savoir Jérôme Messin, 41 ans, s’est défendu point par point.

« Il est très difficile de trouver un équarrisseur. Je suis donc obligé de faire appel à un professionnel de l’Orne qui vient quand bon lui semble. Tous les éleveurs se plaignent et j’ai les mails prouvant mes démarches. Pour les chevreaux, je n’avais pas de chiens et ma clôture, refaite aux normes, a cédé. Certes, je reconnais avoir été un peu brutal mais ça ne s’est pas passé comme décrit. Enfin, l’abattage a été réalisé pour ma consommation personnelle. L’abattage familial est autorisé par le code rural », rappelle-t-il, calmement.

Le maire, justement, commence visiblement à s’agacer : « Comme il est débordé, les animaux errent et cela est source d’accidents. Depuis juillet, douze plaintes ont été déposées en raison des excréments et des plantes mangées. Il passe des nuits à récupérer les animaux et cela peut être très dangereux dans un secteur où il y a beaucoup de cyclistes. Enfin, on trouve des animaux morts dans la campagne. »

Reste que le maire a semblé comprendre sa situation puisqu’il a retiré sa demande de dommages et intérêts de 400 € pour les dégâts constatés dans les massifs fleuris de la commune.

Pas de barre de fer

2 000 € de dommages et intérêts et 1 000 € de frais de justice ayant été demandés par la Fondation Brigitte Bardot et 90 jours-amende à 2 € ayant été requis par le parquet, l’avocat du prévenu, Me Bacha, a plaidé la relaxe en expliquant notamment : « Dans le code rural, l’abattage personnel est autorisé et, dans le dossier, il n’y a qu’un mouton. Pour les mauvais traitements, il n’y a eu aucune barre de fer de trouvée. En ce qui concerne la nourriture, le berger nourrit les animaux avec les herbes des champs et rien ne montre que les bêtes étaient assoiffées ou rachitiques. Enfin, le manque de sociétés d’équarrissage est flagrant dans le département. Les sociétés disponibles ne peuvent pas venir dans un délai de 48 heures. »

Jérôme Messin a finalement été condamné à 60 jours-amende à 2 €.

Il devra aussi payer 500 € de préjudice moral et 450 € de frais de justice à la Fondation Brigitte Bardot.

Enfin, le maire de Ménilles a été débouté en raison d’une absence de délibération du conseil municipal lui permettant de se constituer partie civile.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0