Les transports d’animaux soulèvent diverses préoccupations en matière de protection animale, lesquelles mobilisent notre Fondation depuis de nombreuses années. Les conditions de transport régulièrement observées sur les routes, aux ports et aux frontières de l’Union Européenne ne font que confirmer la nécessité d’agir au plus vite pour faire cesser les souffrances infligées à des millions d’animaux.
LES TRANSPORTS DE LA HONTE
Trajets interminables pouvant durer plusieurs semaines, parfois par des températures extrêmes, dans des camions et des bateaux non adaptés, mal équipés et/ou surpeuplés, animaux privés d’eau et de nourriture, parfois violentés par la main de l’homme : voici quelques exemples des mauvais traitements auxquels sont exposés ces êtres vivants transportés sur de longues distances et exportés vers les pays tiers. Sans compter le sort qui les attend lorsqu’ils franchissent les frontières de l’Union européenne…
Début 2021, de nouveaux drames sont venus dévoiler, aux yeux de tous, la réalité de ces transports de la honte et rappeler sans équivoque les raisons du combat que mène la FBB contre les exportations d’animaux vivants depuis de nombreuses années.
UNE LONGUE AGONIE
Fin février, les organisations de protection animale révélaient que deux cargos transportant près de 2600 bovins avaient quitté les ports espagnols de Carthagène et Tarragone en décembre 2020 et se trouvaient bloqués en mer depuis plusieurs semaines. En raison de cas de fièvre catarrhale à leur bord, les navires avaient été refusés au port de destination (Lybie) et les animaux n’avaient pas pu y être déchargés.
Aucune procédure n’avait été prévue pour la prise en charge de ces animaux et ils se trouvaient donc en mer, sans soins vétérinaires, à l’abandon. Au total, plus de 200 animaux sont morts à bord de ces cargos, certainement suite à une longue agonie. Les 2400 bovins ayant survécu à ce calvaire ont finalement été rapatriés à Carthagène et abattus par les autorités espagnoles.
Maigre consolation pour ces êtres vivants dont la courte vie n’aura été que souffrance : ils n’auront finalement pas repris la route pour être saignés dans étourdissement dans un abattoir sordide ni soumis à d’atroces souffrances à l’autre bout du monde. Car après des semaines de souffrance, il était encore question, quelques jours avant leur mise à mort, de les réexporter pour en tirer un bénéfice ! Une honte dans la mesure où le Traité régissant le Fonctionnement de l’Union Européenne dispose que « Lorsqu’ils formulent et mettent en œuvre la politique de l’Union dans les domaines de l’agriculture, (…) des transports (…), l’Union et les États membres tiennent pleinement compte des exigences du bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles (…) ». Cette affaire démontre une fois encore l’absurdité des exportations d’animaux et ne fait que renforcer notre conviction qu’il est urgent d’y mettre un terme !
Bien que le règlement européen de 2005 encadre les conditions de transport des animaux, sa mise en œuvre et le contrôle de son application sont loin d’être uniformes sur le territoire de l’Union européenne. La préoccupation est d’autant plus importante que la situation s’aggrave lorsque les animaux sont transportés vers des pays tiers, notamment au Proche et Moyen Orient ou en Afrique, principales destinations des animaux exportés par la France. Outre les conditions de transport, les animaux subissent, dans ces pays, des conditions d’engraissement et d’abattage qui échappent à tout contrôle, et qui ne respectent en rien les normes minimales de protection animale imposées en Europe.
Les images d’enquêtes régulièrement diffusées par les associations révèlent les actes de cruauté infligés à ces pauvres animaux, soumis à une mort lente, douloureuse, intolérable.
La Fondation Brigitte Bardot dénonce inlassablement et sans équivoque le manque de volonté politique sur ce sujet et appelle régulièrement les représentants politiques àinstaurer une limitation de la durée des transports et à interdire toute exportation d’animaux vivantsen dehors des frontières de l’union au profit du transport des carcasses en camions réfrigérés.
EN FRANCE, DES ACTIONS POLITIQUES ÉMERGENT MAIS DEMEURENT PEU SUIVIES PAR LE GOUVERNEMENT
Face à ces demandes répétées, les parlementaires se saisissent, depuis plusieurs mois, de la question des transports et exports d’animaux, interpellant à leur tour le Gouvernement sur le sort réservé à ces animaux nés en France et promis à un destin de souffrance.
Ainsi, en novembre dernier, l’Assemblée Nationale adoptait unerésolution européenne, présentée par la députée Typhanie Degois, appelant la Commission européenne à limiter la durée des transports, défendant un « principe de proximité » destiné à favoriser le transport des carcasses et à interdire les exportations, et encourageant également l’Union européenne à mettre en œuvre des normes plus strictes pour ce qui concerne le transport d’animaux par voie maritime.
Par ailleurs, sensibilisés à cette préoccupation, nombreux sont les députés et sénateurs qui ont interrogé en 2020 le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, afin de connaître ses intentions concernant la protection des animaux lors des longs transports, et plus particulièrement par voie maritime au départ de la France.
Si le Parlement paraît de plus en plus alerte sur cette question, on ne peut malheureusement pas en dire autant du Gouvernement. En janvier 2020, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Didier Guillaume annonçait quelques mesures timides en vue de renforcer les contrôles et les sanctions en matière de transport d’animaux avant la fin de l’année. Malheureusement, aucune de ces mesures ne semble pour l’instant avoir été mise en place et son successeur,Julien Denormandie, ne semble pas disposé à porter cette préoccupation avec une véritable ambition.
En effet, au sujet des conditions d’exportation maritime des animaux, le Ministre a récemment reconnu que la France ne disposait pas d’informations suffisantes permettant de suivre l’état des animaux pendant le voyage et à leur arrivée à destination, le justifiant par la compétence limitée des autorités françaises à réaliser des contrôles sur les navires une fois les animaux embarqués… Circulez, il n’y a rien à voir.
DIVERSES INITIATIVES VOIENT LE JOUR EN EUROPE
Manifestement plus ambitieuse que la France sur cette question, l’Allemagne commence à s’y pencher sérieusement.Sept comtés allemands refusent désormais que des bovins vivants soient exportés vers 18 pays,exclus en raison de leurs méthodes d’abattage particulièrement cruelles.
Par ailleurs, l’Angleterre et le Pays de Galles ont confirmé, suite au Brexit, leur intention d’interdire l’exportation d’animauxvivants destinés à l’abattage et à l’engraissement, à l’exception des volailles.
Récemment, des mesures destinées à éviter de longs transports aux veaux non sevrés ont également été prises en Ecosse et pourraient prochainement être adoptées aux Pays-Bas.
L’UNION EUROPÉENNE LÈVE LE VOILE SUR LES CONDITIONS DE TRANSPORT DES ANIMAUX
Courant mai 2020, la Commission européenne s’est engagée, dans le cadre de sa stratégie De la fourche à la fourchette, à procéder à la révision de la réglementation sur les transports d’animaux. A cette fin, elle réalisera, tout au long de l’année 2021, un important travail destiné à évaluer la réglementation actuelle, en s’appuyant notamment sur une consultation publique et sur les avis d’experts scientifiques.
Parallèlement à cet engagement, le Parlement européen a voté en juin dernier la constitution d’unecommission d’enquête chargée d’examiner les manquements et infractions à la réglementationsur le transport d’animaux.
La Fondation Brigitte Bardot a été identifiée par cette commission d’enquête comme l’un des experts à entendre sur la question des transports d’animaux et a été auditionnée début mars sur la question spécifique des exportations d’animaux vers les pays tiers. L’occasion de rappeler que ces exportations sont une source de souffrance indéniable et ne peuvent s’inscrire dans une démarche de protection efficace des animaux. Une seule solution s’impose :l’interdiction stricte des exportations d’animaux vivants vers les pays tiers, au profit du commerce des viandes et carcasses.
Il est urgent d’agir !
La Fondation Brigitte Bardot demande aux autorités nationales et européennes :
D’interdire les exportations d’animaux vivants vers les pays tiers (hors Union Européenne)
De remplacer ces exportations et longs transports par le commerce des viandes et carcasses
Alors que 47 % des électeurs se disent prêts à voter pour un candidat qui portera des mesures fortes en faveur de la protection des animaux*,28 ONGse sont rassemblées pour créer la plateformeEngagement Animaux 2022visant à mobiliser les candidats à l’élection présidentielle autour de22 mesureset informer les électeurs sur leurs engagements.
Engagement Animaux 2022 vise à interpeller les candidats à la présidence de la République sur leur vision de la condition animale et les engagements qu’ils comptent mettre en œuvre s’ils sont élus. Pour cela, 22 mesures prioritaires, élaborées par les 28 ONG à partir de leurs constats de terrain et leurs expertises, et concernant tous les animaux, qu’ils soient de compagnie, d’élevage ou sauvages, sont proposées aux candidats sur la plateformewww.engagement-animaux.fr.
PARMI CES 22 MESURES, FIGURENT NOTAMMENT :
Instituer unministèreen charge de la condition animale,
Mettre fin aux élevages en cagesau profit de l’élevage avec accès au plein air d’ici 2027,
Soutenir financièrement etrendre obligatoire la stérilisation des chatserrantspar les communes et mener des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers,
Abroger l’exception ouverte par l’article 521-1 du code pénalpour que la corrida ainsi que les combats de coqs ne puissent plus exister,
Interdire la chasse au moins deux jours par semainedont le dimanche, ainsi que les jours fériés et les vacances scolaires,
Encourager l’utilisation et ledéveloppement des modèles non-animauxen expérimentation,
Rédaction d’un plan d’action, interviews vidéos, défis sur les réseaux sociaux… chaque candidat(e) se verra attribuer un score d’engagement tenant compte de tous ces éléments. Le tout, afin de l’inciter à agir véritablement pour les animaux s’il ou elle est élu(e) Président(e). L’objectif des 28 ONG rassemblées est de faire de la condition animale l’un des sujets incontournables de cette campagne électorale.
« Bien qu’elle soit devenue une véritable préoccupation sociétale, les candidats à l’élection présidentielle ne se saisissent pas de la question animale à la hauteur des attentes citoyennes. 28 ONG s’unissent pour porter la voix des animaux autour d’engagements concrets et essentiels. »
L’affaire avait suscité beaucoup d’émoi et conduit trois associations (SPA, 30 Millions d’amis et Fondation Brigitte Bardot) à se constituer partie civile. Si le propriétaire du chat a gardé le silence devant les juges, son avocate a voulu dépassionner les débats.
Lors de sa plaidoirie, l’avocate du maître du chat a insisté sur le danger que l’animal représentait pour un enfant de 1 an et demi.
Les faits, en eux-mêmes, avaient glacé sinon sidéré. Le 10 octobre dernier, des habitants d’Audincourt avaient aperçuun chat voler par la fenêtre d’un immeubleavant de voir son propriétaire, hors de lui, venir récupérer l’animal sur le bitume pour le… jeter dans une poubelle. Cet homme de 21 ans avait été placé en garde à vue et le procureur avait décidé de le renvoyer devant la justice pouractes de cruauté.
Les effets de la médiatisation avaient notamment conduit trois associations à se porter partie civile. C’est ainsi que ce lundi matin, la SPA, 30 Millions d’amis et la Fondation Brigitte Bardot étaient représentées à l’audience, devant le tribunal de Montbéliard, pour réclamer des comptes (au propre comme au figuré) au maître du chat. Pour les explications, elles repasseront. Sur les conseils de son avocate, le prévenu a décidé de faire usage de son droit au silence. Pour le reste, MeLaurence Clauss a développé des éléments de contexte visant à mieux comprendre quels mécanismes avaient conduit au résultat connu.
Le chat, accroché sur la tête de son fils
Ce 10 octobre, l’occupant des lieux et sa femme s’apprêtent à partir chez le pédiatre pour la visite de leur bébé âgé de quinze jours. Le grand frère, âgé d’un an et demi, vient d’être sanglé dans son cosy en attendant le départ. C’est alors que la maman entend des miaulements. Elle trouve le chat agrippé sur la tête de son fils. Impossible de le décrocher. Le père intervient, arrachant littéralement le félin du visage du petit où il avait planté les griffes. L’animal vole par la fenêtre…
MeClauss a encore parlé de ce gamin ensanglanté. De l’appel aux pompiers. De l’angoisse des parents. Elle admet que son client a eu, ensuite, un geste malheureux en venant jeter le chat dans la poubelle, mais elle insiste sur le contexte : quel parent peut objectivement blâmer le papa qui a agi par réflexe ? À ce jour, l’enfant affiche une peur panique dès qu’un greffier entre dans son champ de vision. Les parents ont précisément craint que leur petit perde un œil au regard d’une griffure sur le haut de la joue.
Interdiction, à vie, de détenir un animal
L’avocate plaidait la relaxe. Elle ne l’a pas obtenue. Le parquet avait requis des jours-amendes à hauteur de 3 000 €. Le tribunal a condamné le maître du chat à 1 000 € d’amende. Il lui est, par ailleurs, interdit de détenir un animal… à vie. Quant aux trois associations, elles sont reparties avec 200 € de dommages et intérêts chacune.
cause de la souffrance qu’elle entraîne chez les animaux, aussi bien ceux chassés que ceux utilisés pour la chasse, cette pratique est déjà interdite en Allemagne, en Belgique ou encore en Angleterre. En France, la chasse à courre compte 10 000 pratiquants et 100 000 sympathisants répartis dans 390 équipages.
C’est un petit camouflet pour les amateurs de chasse à courre. A quelques jours de la réouverture de la chasse, le Département des Côtes-d’Armor a décidé d’interdire ce type de chasse dans les 1100 hectares de la forêt d’Avaugour pour les cinq prochaines années. Cette décision vient donner raison aux protecteurs des animaux et aux habitants qui s’y opposaient fermement depuis des années.
Un combat toujours renouvelé
Réuni ce lundi, le conseil départemental des Côtes-d’Armor a choisi de ne pas renouveler la convention autorisant la chasse à courre, une forme de vénerie, dans la forêt départementale d’Avaugour, au sud de Guingamp.
La chasse à courre y est donc proscrite pour les cinq prochaines annéeset ne débutera donc pasle 15 septembrejusqu’à fin mars, commec’est le casdans le reste de la France.
Historiquement, le Conseil Départemental a acheté la forêt en 2005, et y avait interdit la chasse à courre qui y était toujours autorisée lorsqu’elle était privée. Leur projet était alors d’en faire « une forêt citoyenne ouverte au public ».
Depuis son autorisation prise lors de la mandature d’Alain Cadec au Département des Côtes-d’Armor (2015-2020), la pratique de la chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avaugour, à Saint-Péver, créait donc de vives tensions entre riverains, défenseurs de la cause animale et veneurs.
De leur côté, des élus de la majorité de droite et du centre étaient peu à soutenir ouvertement la pratique, tandis que l’opposition étant globalement contre. Depuis juin 2021, le Département est présidé par le socialiste Christian Coail. En commission permanente, les élus ont fini par trancher ce lundi 13 septembre 2021 : la chasse à courre est dorénavant interdite dans les quelque 1100 hectares de la forêt d’Avaugour.
« La convention liant le Département et les chasseurs étant renouvelée périodiquement, nous avons décidé, dans un souci de cohérence avec notre positionnement initial, de supprimer l’autorisation de cette pratique », indique l’ancien chef de file de l’opposition, Christian Coail.
Crédit : Philippe Rouzet
La tolérance de l’État français pour une pratique décriée
A cause de la souffrance qu’elle entraîne chez les animaux, aussi bien ceux chassés que ceux utilisés pour la chasse, cette pratique est déjà interdite en Allemagne, en Belgique ou encore en Angleterre. En France, la chasse à courrecompte 10 000 pratiquantset 100 000 sympathisants répartis dans 390 équipages partout en France.
L’interdiction de la chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avagour a donc été accueillie avec soulagement par les associations de protection des animaux.
« Pour une fois, les veneurs ne sont pas au dessus des lois : une bonne nouvelle, locale certes, mais qui démontre qu’il est possible de limiter la pratique de la chasse à courre, faute de pouvoir l’interdire. »a réagi l’ASPAS
Le 25 Mai dernier, c’est à Pont-Sainte-Maxence que le maire Arnaud Dumontier avait ainsi savouré sa victoire sur la validation de son arrêté concernant l’interdiction de la chasse à courre près des habitations de sa commune afin d’en protéger les habitants.
« Ce qui se joue ici, c’est une bataille profonde au cœur de laquelle la chasse à courre sert de marqueur d’une certaine approche de la Nature et de l’écologie, dans un sens ou dans l’autre. Les forêts appartenant à des départements ou à des communes sont assez rares et cette bataille se situe d’habitude à un niveau national. Mais tous les défenseurs des animaux, de la Nature et du progrès sont bien entendu très heureux de cette nouvelle ! Nous espérons que cette décision en appellera d’autres, partout où cela est possible, notamment en forêt communale d’Auxonne (21), où la question reste brûlante. »analysel’association AVA(Abolissons la vénerie aujourd’hui)
Le combat opposant pratiquants de la vénerie et protecteurs des animaux est donc loin d’être fini, faute de législation nationale forte sur le sujet.
Les fabricants de vêtements et accessoires de luxe Yves Saint Laurent, ainsi que Brioni ont décidé de cesser d’utiliser de la fourrure naturelle dans leurs produits – à partir des collections d’automne 2022. Ce sont les deux dernières marques du holding Kering qui ont utilisé des matériaux similaires. Gucci a abandonné la fourrure naturelle en 2017.
Une bonne initiative
En 2019, le conglomérat français de luxe Kering a développé des normes de bien-être animal. Elle définit les règles de traitement des animaux que les fournisseurs de produits animaux doivent respecter s’ils souhaitent faire affaire avec Kering.
Bravo
Toutes les maisons de couture du holding veillent au respect de ces normes. Ils resteront solides même après le retrait de la fourrure, car ils touchent d’autres fibres et matériaux d’origine animale. La maison de couture italienne Gucci est devenue la première marque Kering à abandonner la fourrure. Il l’a fait en 2017 et a été l’une des premières marques de luxe à le faire.
Il faut saluer cette décision, n’est-ce pas?
Chanel a abandonné la fourrure et le cuir d’animaux exotiques en 2018.Une décision similaire a été prise par le directeur général de l’italien Furla Alberto Camerlengo. De plus, les marques aussi connues ont refusé d’utiliser de la fourrure.
Il y a des personnes qui donnent la plupart de leur temps pour aider les autres et, en même temps, se consacrent à leur passion. Lincoln Parkes, par exemple, est un homme de 90 ans qui a été vétérinaire toute sa vie, se consacrant à aider tous ces animaux qui n’ont pas eu cette chance. Dans les années 60, Lincoln a même inventé et breveté sa propre création pour permettre aux animaux handicapés de marcher. Bref, un homme qui, même après sa retraite, a continué à se consacrer aux animaux et à leur bien-être.
Dans une petite ville de Chesapeake Bay, aux États-Unis, Lincoln Parkes passe ses journées à construire des fauteuils roulants pour chiens. Il a breveté les tout premiers prototypes dans les années 1960, lorsqu’en plus de son travail de vétérinaire, il a commencé à créer un atelier, équipé d’un laboratoire, en guise de seconde occupation. Au cours de sa vie, Parkes a pratiqué plus de 3 000 opérations sur la colonne vertébrale de chiens et d’autres animaux ; en 1991, il a pris sa retraite et a déménagé à Oxford, Maryland.
Sa retraite ne voulait pas dire qu’il arrêtait de travailler, bien au contraire. Lincoln a continué à se consacrer à son travail parallèle de vétérinaire : il a ouvert un laboratoire près de son domicile et a continué à passer entre 8 et 10 heures par jour à construire des fauteuils roulants pour chiens et animaux handicapés.
« J’aime donner aux animaux une vie meilleure. Quand ils ne peuvent pas marcher, ils perdent leur vivacité et leur esprit, mais grâce à un chariot, ils retrouvent la possibilité d’utiliser leurs pattes avant et la joie de courir et de marcher.
Fabriqués de ses propres mains, les fauteuils roulants de Lincoln sont personnalisés et comprennent : un modèle plus petit pour les chiens ayant des problèmes de dos, une version encore plus petite pour les chihuahuas nés sans pattes avant et un modèle plus grand pour les bergers allemands.
Parkes a dit qu’il ne le fait pas pour l’argent – « Quand je les vois sortir en courant de ma porte avec leur chaise, c’est mon salaire« , dit le vieil homme.
Pendant toutes ces années, Lincoln a aidé de nombreux chiens, chats, mais aussi lapins, cochons et même un poulet.
Comme des millions d’enfants dans le monde, Bryson Kliemann, 8 ans, originaire de la ville de Lebanon (Virginie), est passionné par les cartes Pokémon. Il les a toujours collectionnés, a joué avec elles avec ses amis et les considère comme un précieux trésor. Cependant et en raison de sa grande sensibilité, Bryson Kliemann n’a pas hésité à s’en débarrasser pour sauver la vie de son petit chien Bruce.
En fait, le chien avait contracté une parvovirose sévère, une infection virale très contagieuse qui, dans sa forme la plus grave, peut entraîner la mort en peu de temps. L’animal avait perdu plus de deux kilos pendant la nuit et avait besoin d’un traitement urgent. Mais, les parents de Bryson étaient dans une situation financière difficile et ne pouvaient payer que trois jours chez le vétérinaire. Trop peu. Le petit garçon a donc décidé d apporter sa contribution du travail en organisant un petit point de vente dans le jardin de sa maison et en faisant le commerce de ses cartes Pokemon : « Je sais que tout le monde les aime », a-t-il déclaré à la station de radio station locale Wcyb, « alors j’ai décidé de les vendre ! ».
La mission de Bryson Kliemann : Trouver suffisamment d’argent pour guérir son chien
Ce qui a rendu ce geste viral sur la toile, c’est une photo de Bryson attendant les acheteurs. Elle a été postée par sa mère pour ouvrir une collecte de fonds ouverte sur GoFundMe. À côté du jeune homme se trouve un grand panneau sur lequel on peut lire « Pokémon à vendre ».
L’objectif initial qui était de 800 $ (environ 655 €) a été dépassé et 174 donateurs du monde entier ont contribué à atteindre un montant final de 5 905 dollars (plus de 4 800 euros) : « L’Irlande, l’Angleterre, la Pologne, l’Australie : c’est fou », commente la maman de Bryson Kliemann . «Je ne remercierai jamais assez tous les gens qui ont montré autant d’amour à mon fils » a-t-elle ajouté.
Bruce a ensuite pu recevoir tous les soins nécessaires, avant de retourner dans les bras d’un Bryson rayonnant de bonheur: « Je suis super heureux que mon chien adoré soit de retour à la maison et je suis aussi un peu fier de moi », a-t-il avoué. Mais la chaîne de solidarité ne s’est pas arrêtée là. Malgré les difficultés financières de la famille Kliemann, Bruce a décidé de faire don des fonds excédentaires à tous les autres animaux malades du quartier.
Le cadeau de l’entreprise Pokemon
L’histoire de Bryson a finalement atteint le siège de l’entreprise Pokemon dans la localité de Bellevue (Washington). Touchée par son geste, celle-ci a décidé d’offrir à Bryson Kliemann, un ensemble de cartes très rares, quasiment introuvables dans les emballages normaux : « Hello Bryson, nous avons été très impressionnés par l’histoire de la vente de tes cartes Pokemon pour sauver ton chien. En retour, voici quelques cartes pour vont t’aider à remplacer celles que tu as vendues ». Voilà, une fin heureuse plus que méritée : maintenant, le petit fan de Pokemon trouvera certainement encore plus excitant de compléter sa collection en compagnie de son Bruce adoré.
Cette histoire pose une question : pourquoi les soins vétérinaires sont-ils aussi chers ? Tous ceux qui vivent avec un chien ou un chat le savent bien, et depuis quelques années, ce problème est d’ailleurs mis en lumière par diverses associations, des bénévoles et certains hommes politiques.
Les soins aux animaux ne doivent pas être un luxe. Au contraire, il faut encourager leur accès en réduisant les coûts afin que les trop nombreux animaux en souffrance puissent trouver une famille ou être soignés correctement. Ces coûts ne sont pas justifiés. Dans de nombreux cas, les médicaments vétérinaires sont équivalents pharmacologiquement aux médicaments humains mais peuvent coûter jusqu’à quatre à six fois plus chères ! De nombreux médicaments contiennent les mêmes principes actifs, comme dans le cas du Diuren, un diurétique pour animaux, qui coûte 8,20 euros en boîte de 30 comprimés de 20 mg, alors que le Lasix, un médicament similaire à usage humain, coûte 1,72 euros dans la même quantité et contient le même principe actif, le furosémide. Et il y a beaucoup de cas comme celui-ci.
Des coûts très élevés donc qui touchent les citoyens et les associations mais aussi les caisses publiques qui supportent les coûts des chenils et des errants.
Mais où en sont les choses ? Pourquoi n’est-il pas possible de rendre les soins vétérinaires moins coûteux ? En France, les vétérinaires sont contraints de prescrire des médicaments vétérinaires en premier lieu, faute de quoi ils risquent de lourdes amendes pouvant aller jusqu’à plus de 9000 euros d’amende. En vertu du mécanisme dit de la cascade, en cas de pénurie de médicaments pour une pathologie particulière, ils peuvent recourir à des médicaments destinés à d’autres espèces animales et ce n’est que si les deux font défaut qu’ils peuvent recourir à un médicament humain.
Partage sur tes réseaux sociaux l’histoire de Bryson Kliemann !
L’histoire de Bryson, un petit garçon âgé de seulement huit ans a ému des dizaines de milliers de personnes et d’internautes à travers le monde. Il faut dire que les faits sont peu banals et ont de quoi susciter de l’émerveillement, en tout cas pour tous ceux qui aiment les animaux.
Vous aussi, vous pouvez à votre tour, faire connaître les gestes de Bryson Kliemann et de sa vente de cartes de Pokemon en la partageant sur votre Facebook, Twitter ou Instagram. Si vous avez un blog ou un site, vous pouvez aussi publier l’URL de cet article.
Bryson est un petit garçon au cœur énorme et il méritait vraiment qu’on lui consacre tout un article pour féliciter son énergie. Un bel exemple qui nous montre aussi qu’il ne faut jamais abandonner, des solutions existent toujours !
Attendu au mois d’octobre, le nouveau tigre du Refuge de l’Arche est finalement arrivé mardi 7 décembre 2021 à Château-Gontier-sur-Mayenne. Il fait désormais connaissance avec sa colocataire Perle et son nouvel environnement.
Le tigre, arrivé mardi 7 décembre au Refuge de l’Arche, sera baptisé dans les prochaines semaines par l’équipe de l’établissement.
La nuit est déjà presque tombée, mardi 7 décembre 2021, quand, vers 17 h 30, le nouvel habitant duRefuge de l’Archearrive. Après sept heures de route en provenance du refuge Tonga terre d’accueil, proche de Saint-Etienne (Loire), le tigre, éveillé, découvre son nouvel environnement.