action protection animale
Le Conseil d'Etat épingle le gouvernement sur les poules en cages
Dans le cadre de la loi Egalim en 2018, avait été décidée l'interdiction de toute nouvelle installation de poules en cages. Mais le gouvernement refusait de prendre un décret d'application. ©L214
Le Conseil d’État a donné six mois au gouvernement pour publier les modalités d'application de l'interdiction de nouveaux bâtiments pour poules pondeuses en cages, selon une loi de 2018. Le recours avait été déposé par l'association CIWF – partenaire de la Fondation 30 Millions d'Amis – qui s'est félicitée de cette « victoire totale ».
"Cela fait déjà 2 ans et demi que cette disposition peut être contournée, il est temps que la volonté du législateur soit respectée et que le moratoire sur les cages pour les poules pondeuses s'applique pleinement", a réagi l'association CIWF (Compassion in World Farming) dans un communiqué (27/05/2021).
Interdiction de toute nouvelle installation de poules en cages
En 2018, dans le cadre de la loi Egalim sur l'alimentation visant à offrir une meilleure rémunération aux agriculteurs et une alimentation plus saine aux Français, avait été décidée en matière de bien-être animal l'interdiction de toute nouvelle installation de poules en cages. L'article concerné, L214-11 du code rural et de la pêche maritime, stipule que "la mise en production de tout bâtiment nouveau ou réaménagé d'élevage de poules pondeuses élevées en cages est interdite".
Or selon l'arrêt du Conseil d'Etat, les dispositions portant sur la notion de "bâtiment réaménagé" doivent être précisées dans un décret d'application, comme prévu dans la loi.
Par ailleurs, l'institution note qu'il s'est écoulé déjà "plus de deux ans et demi depuis l'entrée en vigueur de la loi du 30 octobre 2018". Elle estime donc que l'assocition CIWF France "est fondée à soutenir que la décision du Premier ministre refusant de prendre le décret d'application (...) est illégale et doit être annulée". Elle donne six mois au gouvernement pour prendre le décret prévu, sous peine d'une astreinte de 200 euros par jour.
Espèce rare et menacée, un Gypaète barbu tué par une éolienne
Un an après avoir été relâché dans la nature en France, le jeune Gypaète est mort percuté par les pâles d’une éolienne aux Pays-Bas
Relâché dans le sud de la France en mai 2020, un Gypaète barbu est mort percuté par une éolienne… aux Pays-Bas. Il s’agit du premier cas déclaré de mortalité de cette cause pour l’espèce en Europe. La Fondation 30 Millions d’Amis partage le cri d’alarme de la LPO et dénonce l’inaction des exploitants éoliens pour protéger la biodiversité.
Les ailes brisées ! Un an – presque jour pour jour – après avoir été relâché dans la nature en France, Angèle, un jeune vautour mâle, est mort percuté par les pâles d’une éolienne aux Pays-Bas (26/05/2021). Réintroduit dans la Drôme par l’association Vautours en Baronnies, l’animal portait en lui l’espoir de la survie de son espèce. Surnommé « casseur d’os » en raison de ses us alimentaires, le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) bénéficie en effet du programme européen LIFE Gypconnect visant à reconnecter les populations pyrénéenne et alpine de ce vautour charognard, longtemps persécuté par l’Homme au point de disparaître totalement d’Europe au XXe siècle.
Un périple fatal
Mais pourquoi le jeune vautour s’est-il aventuré aussi loin du lieu où il avait été relâché sous la surveillance attentive des chercheurs et des bénévoles associatifs ? « Angèle était dans sa "phase d’erratisme", c’est-à-dire d’exploration sur de longues distances avant de se fixer sur son territoire définitif [correspondant souvent au lieu du lâcher initial, NDLR], répond Pascal Orabi, coordinateur du projet LIFE Gypconnect à la LPO, joint par 30millionsdamis.fr. Lorsque l’oiseau – équipé d’une balise GPS – entre sur le territoire étranger, nous prenons contact avec des personnes sur-place. » Ce fut le cas pour le jeune vautour qui, une fois franchie la frontière néerlandaise, a été suivi de près par la Fondation pour la Conservation des Vautours (VCF), partenaire du projet de réintroduction.
La probabilité de mortalité de Gypaètes à cause des éoliennes ne peut qu’augmenter.
Pascal Orabi, LPO
Averti que l’animal s’approchait dangereusement d’un parc éolien, le président de l’antenne hollandaise de la VCF tente immédiatement de prévenir les gestionnaires pour leur demander d’arrêter leurs turbines le temps que le vautour s’éloigne. « Le lendemain, Angèle est mort. Nous ne savons pas avec certitude si ce sont bien les exploitants du parc éolien concerné qui ont été prévenus. Ce que l’on sait, c’est que ça n’a pas marché », regrette Pascal Orabi de la LPO. Si le drame a cette fois-ci eu lieu hors des frontières hexagonales, le responsable de mission prévient : « Globalement, le gisement éolien en France correspond à la présence des vautours. Pour l’instant, on est sur des populations en cours de réintroduction avec peu d’individus, ce qui explique le faible risque de mortalité. La probabilité ne peut donc qu’augmenter dans les années à venir ! »
Des systèmes de prévention défaillants ?
En janvier de l’année précédente, c’est une aile de Vautour moine (Aegypius monachus) qui avait été retrouvée au pied des éoliennes du parc de Bernagues, dans l’Hérault (14/01/2020). L’appareil était pourtant équipé d’un « dispositif de détection et d’effarouchement ». « Au Portugal, on fait appel à des radars pour détecter des vols d’oiseaux et mettre au repos les éoliennes à proximité, ce qui est très efficace. Tandis qu’en France, on installe des systèmes qui, la plupart du temps, ne sont pas opérationnels, n’ayant même pas dépassé le stade de recherche et développement ! », s’indigne le coordinnateur de Gypconnect à la LPO. Pire, les risques posés par les parcs éoliens aux oiseaux d’espèces menacées seraient délibérément niés... avant même la construction des infrastructures.
« Lors de l’implantation des parcs éoliens, les mesures préventives peuvent porter sur la disposition et l’espacement entre les éoliennes, et surtout, sur l’analyse cartographique des zones de présence des oiseaux », explique Pascal Orabi. Or, bien qu’ils soient tenus de demander une dérogation au titre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) avant de s’installer, les futurs exploitants ignoreraient trop souvent cette exigence légale. Le chargé de mission à la LPO dénonce également un « conflit d’intérêts » : « Dans l’Aude par exemple, les porteurs de projets prospectent les communes pour implanter leurs éoliennes. Aux maires – qui sont souvent propriétaires terriens – les prospecteurs disent : "si vous avez mis des placettes d’équarrissage [zones où les éleveurs déposent les carcasses d’animaux morts naturellement afin de favoriser la survie des vautours, NDLR], on n’installera pas d’éoliennes et vous perdrez les revenus". »
Un « bras de fer » avec les exploitants d’éoliennes
S’ensuivraient des relations d’autant plus tendues avec les associations : « Alors que sur le réseau électrique, l’entreprise Enedis [distributeur d’électricité en France, NDLR] se mobilise rapidement pour sécuriser la ligne lorsque nous signalons un danger pour l’avifaune, les exploitants éoliens, eux, nous opposent une fin de non recevoir. Impossible de discuter avec eux... C’est un vrai bras de fer ! », dénonce le responsable du programme Gypconnect, assurant que si un Gypaète barbu venait à mourir à cause d’une éolienne sur le territoire français, une plainte serait alors déposée pour « destruction d’espèce protégée ». Un délit sanctionné d’une peine de 2 ans de prison et 150.000 euros d’amende selon l’article L 415-3 du code de l’Environnement.
La lutte contre le changement climatique ne se fera pas sur le dos de la biodiversité.
Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO
Toutefois, pour tenter de prévenir de futurs drames, la LPO a réalisé des cartographies répertoriant à la fois les zones de présence d’espèces vulnérables ainsi que les parcs éoliens existants ou en projet. Des documents transmis à l’administration ainsi qu’aux exploitants. « Ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas informés, conclut Pascal Orabi. C’est très bien de développer les énergies renouvelables, mais pas n’importe comment. » « Porté par des ambitions louables en matière de transition écologique, le gouvernement mène aujourd'hui une politique très incitative en faveur de l'énergie éolienne sans respecter ses propres engagements internationaux en matière de biodiversité, confirme Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO. La lutte contre le changement climatique ne se fera pas sur le dos de la biodiversité. Il est temps d'arrêter le développement des parcs photovoltaïques plein champs et des parcs éoliens dans les zones européennes Natura 2000 classées pour protéger notamment les oiseaux et les chauves-souris ».
Sur la centaine d’espèces – principalement des oiseaux et des chauves-souris – retrouvées au pied des éoliennes, 75 % sont officiellement protégées, selon la LPO (rapport « Climat et biodiversité », ORÉE, 2017). Les oiseaux migrateurs représenteraient 60 % des cadavres récupérés. Des chiffres à considérer avec prudence, car basés sur les déclarations des exploitants d’éoliennes eux-mêmes, mais qui devraient néanmoins nous inciter à (ré)agir face à ce fléau en pleine expansion : au cours des deux dernières décennies, l’énergie éolienne a été l’une des technologies de production d’énergie qui a connu la plus forte croissance, selon une étude synthétisée par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB, 2019).
Au Brésil, la Fondation Brigitte Bardot aide et participe aux actions de protection animale du projet Cão Gatuno
Au Brésil, la Fondation Brigitte Bardot aide et participe aux actions de protection animale du projet Cão Gatuno né en 2015 dans la municipalité d’Ipojuca.
S'abonner Menu Rechercher sur le site... Journal Abonnez-vous Boutique Accueil Podcasts Annonces légales Accueil Actu Société Social L’association Un chat pour la vie a organisé une collecte alimentaire
Si régulièrement les associations caritatives de la commune organisent des collectes en faveur des plus démunis, les amis des animaux ne sont pas en reste, et deux fois par an sollicitent les clients des supermarchés pour recueillir croquettes, pâtés, litière, remis ensuite aux personnes qui s’occupent des chiens et des chats.
Samedi 29 mai, la présidente l’association Un chat pour la vie, Monique Tournillon, secondée par la trésorière, Marie-France Accroyd, et quelques amis bénévoles, ont rempli plusieurs chariots avec de la nourriture destinée aux chats errants d’Anduze, Saint-Félix et Monoblet. Toutefois, l’association ne se contente pas de nourrir et de soigner les chats, elle lutte aussi contre l’abandon, la maltraitance et surtout stérilise mâles et femelles, afin d’éviter une prolifération néfaste aussi bien pour les animaux que pour le voisinage.
Le problème se pose aussi pour les chiens abandonnés par leurs maîtres et qui se retrouvent dans les refuges en attente d’une famille d’accueil. Ils sont pris en charge par l’association cigaloise, Les sans voix d’Eden, qui recueille aussi des cochons ou des animaux rares souvent victimes de négligence puis d’abandon.
Soutien de la Fondation Brigitte Bardot
Afin de subvenir à ses besoins, l’association anduzienne organise des vide-greniers, dépose des tirelires, bénéficie d’une subvention municipale, de quelques aides de la SPA et reçoit le soutien de la fondation Brigitte Bardot sous forme de bons de stérilisation. Monique Tournillon rappelle que selon la loi de 2015, les municipalités sont tenues de gérer la population de chats errants. Si celle d’Anduze respecte cette obligation, elle regrette que beaucoup de communes ne le fassent pas.
Au cours de la collecte, les bénévoles ont reçu aussi le témoignage de plusieurs personnes qui leur ont signalé des chats abandonnés, des animaux perdus ou une surpopulation féline qui crée des tensions avec les voisins. L’attachement de la présidente ne se limite pas aux seuls chats, elle s’intéresse aussi à l’association Cheval (Centre d’hébergement des équidés vétérans antenne Languedoc) qui vient de perdre un appui précieux avec le décès de Paula Loïs et qui doit se réorganiser autour des bénévoles.
Pétition : Ensemble exigeons la fin de la maltraitance animale !
Ensemble exigeons la fin de la maltraitance animale ! Face à la lenteur du Sénat pour débattre de la #PPLanimaux, la FBB lance une grande pétition officielle et sécurisée pour accélérer l’adoption de la loi au Sénat.
Signez maintenant la pétition : CLIQUEZ ICI
ENSEMBLE, EXIGEONS LA FIN DE MALTRAITANCE ANIMALE !
Yvelines : un homme condamné pour des sévices sur des coqs de combat
Un prévenu a été jugé, le 19 mai 2021, à Versailles (Yvelines), pour de mauvais traitements infligés à cinq coqs.
Âgé de 32 ans, un habitant de Seine-et-Marne a été condamné à 1.000 € d’amende avec sursis. Il devra payer 800 € de dommages et intérêts à l’association Stéphane-Lamart ainsi qu’à la fondation Brigitte-Bardot. L’affaire remonte au 27 janvier 2021.
Un automobiliste est contrôlé par les gendarmes au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, sur l’autoroute A11. Dans son coffre, six sacs remplis de gravats. Ces sacs, fermés, remuent. Les militaires les ouvrent et découvrent, à l’intérieur, cinq coqs vivants, mais très affaiblis.
Il s’agit de coqs sumatra, une race d’origine indonésienne utilisée pour les combats de coqs, interdits en France. Selon les éléments de l’enquête, le conducteur aurait expliqué qu’il venait de les acheter à Épernon et qu’il retournait chez lui. Il aurait également justifié les conditions de transport de ces animaux par la crainte que les animaux se battent durant le trajet.
Il aurait également précisé qu’il ne voulait pas les destiner à des combats, mais projetait de les cuisiner une fois revenu à son domicile. Pourtant, des spécialistes ont estimé que cette viande est impropre à la consommation. Les gendarmes ont constaté que les griffes et le bec étaient limés, comme c’est l’usage pour préparer les coqs au combat.
Les deux associations avaient chacune réclamé 2.800 € de dommages et intérêts et le procureur de la République, 5.000 € d’amende. Également requise, l’interdiction définitive de détenir des animaux n’a pas été prononcée.
La marque Valentino délaisse la fourrure animale !
Ce mercredi Valentino, la marque de luxe italienne, a renoncé à l’utilisation de fourrure animale dans leurs créations.
Prada, Gucci, Versace… Nombreuses sont les maisons de haute couture faisant la démarche d’arrêter la fourrure animale. C’est au tour de Valentino, qui n’en utilisera plus dans ses créations d’ici 2022. En effet, la marque a annoncé que leur entreprise Valentino Polar allait cesser d’en produire. La dernière collection qui en possède est celle de la saison automne-hiver 2021-2022. Celle-ci a été présentée pendant la Fashion Week du 1er au 9 mars 2021.
Un repositionnement de la marque
Cesser d’utiliser de la fourrure animale est dans l’optique de s’adapter à la nouvelle génération de clientèle. En effet, les acheteurs deviennent de plus en plus sensibles à la cause animale et sont également attentifs au processus de production de ce qu’ils achètent, ayant de plus en plus une conscience éco-responsable. Valentino, dans un souci de satisfaire au mieux ses clients, s’y conforme quitte à revoir la marque dans son intégralité. « Le concept ‘sans fourrure’ est parfaitement en phase avec les valeurs de notre entreprise » a déclaré le PDG de la marque. Cette annonce a été appréciée par des militants de la cause animale en Italie.
À lire également : Comment soutenir la cause animale ?
RED Valentino disparaît
RED Valentino est une ligne de la marque qui s’est lancée en 2003. Leurs collections se voulant plus accessibles et moins luxueuses. La maison italienne a décidé de s’en séparer pour revenir à quelque chose de plus couture. Dans la même idée que le repositionnement, fermer RED Valentino est dans le but de redorer l’image de la marque. C’est donc dans l’idée de n’être qu’une maison de haute couture de qualité -et donc onéreuse- que Valentino a prit la décision et de prendre en compte les aspects environnementaux du monde de la mode et de faire disparaître la « ligne soeur » que représentait RED Valentino.
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