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tout ou presque sur brigitte

Brigitte Bardot Europe1 Le 28 décembre 1956 la sortie de Et Dieu... créa la femme

Publié le par Ricard Bruno

Le 28 décembre 1956 sortait le film "Et Dieu créa la femme avec Brigitte Bardot et Jean-Louis Trintignant.

Nous sommes aujourd’hui le 28 décembre, est-ce que cela vous dit quelque-chose ?

Cela me rappelle le 28 décembre 1956. Le jour où Dieu créa Brigitte Bardot ! C’est en fait, vous l’aurez compris, Emilie, le jour de la sortie du film Et Dieu créa la femme, avec Brigitte Bardot donc, mais aussi Jean-Louis Trintignant.

Un film réalisé par Roger Vadim…

Oui, un Roger Vadim fou amoureux de sa belle épouse (belle, le mot est faible) – elle n’a que 22 ans à l’époque. Il avait écrit pour elle ce scénario, mais aucun producteur n’en a voulu. Vadim a aussi écrit le rôle d’Eric Carradine pour Curd Jürgens, un peu oublié aujourd’hui, mais véritable star à l’époque. Il se trouve que Brigitte a fait parler d’elle, à Cannes notamment, au Festival, où elle a joué les starlettes.

De sorte que les financements commencent à venir…

En effet. Le film est tourné et il sort donc ce 28 décembre 56. En France, l’accueil est mitigé. On reproche à Bardot notamment sa voix un peu "fi-fille", ce côté femme-enfant qui fera d’elle un mythe. Lorsque le film sort aux Etats-Unis, c’est un triomphe. Les critiques sont dithyrambiques. Et ce succès sera mondial.

Le film a fait scandale aussi, non ?

Bien entendu. C’est tout de même l’histoire d’une fille très libre, notamment sur un plan sexuel. Certaines scènes de nu ont été censurées dans plusieurs pays. Des intégristes religieux conspuent le film. Ils accusent le diable plutôt que Dieu d’être le créateur de Bardot. Mais c’est aussi ce parfum de scandale qui va, faire le succès du film, et propulser Bardot au sommet. Le petit port de Saint Tropez aussi du reste, décor du film, et qui va attirer de plus en plus de vedettes. 

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“Chez Vadim, Bardot est davantage un sujet sexuel qu’un objet sexuel”

Publié le par Ricard Bruno

Le 28 décembre Arte consacre une nuit à Roger Vadim, cinéaste qui a épousé et révélé Bardot, Deneuve et Fonda. Olivier Nicklaus lui a consacré un documentaire. Interview.

Le 28 décembre Arte consacre une nuit à Roger Vadim, cinéaste qui a épousé et révélé Bardot, Deneuve et Fonda. Olivier Nicklaus lui a consacré un documentaire. Interview.

Au programme de cette nuit Arte consacrée à Roger Vadim : la diffusion de son film le plus célébre (et réussi ?) Et Dieu créa la femme, une rediffusion d’un Personne ne Bouge qui lui érait consacré et enfin Vadim, Mister Cool, le très beau documentaire d‘Olivier Nicklaus qui permet d’aller au delà de l’image de séducteur et de pygmalion de Vadim. Narré par Gaspard Ulliel, qui assure la voix off, le documentaire nous replonge dans la France moralisatrice des années 60 et croque un Vadim plein de subtilité, d’élégance et de mélancolie. Interview.

Pourquoi vous être intéressé à la figure de Vadim ? Aviez-vous la sensation qu’il était sous-estimé ?

Olivier Nicklaus  – Sous-estimé, je ne sais pas mais oublié, en particulier par les plus jeunes générations, certainement. Alors qu’il a été une vraie star de sa génération. Au moment du succès inouï et mondial d’Et Dieu créa la femme en 1956, il est une star non seulement en France mais aussi dans le monde entier, au même titre que Françoise Sagan en littérature, Bernard Buffet en peinture ou Brigitte Bardot évidemment.

Il a d’ailleurs travaillé avec les trois, Bardot étant alors à la fois sa compagne et sa muse puisque c’est lui qui en fait une star avec Et Dieu créa la femme. Vadim n’arrêtait pas de tourner à l’époque, un peu comme un Xavier Dolan aujourd’hui. Et au delà-de son succès comme réalisateur, Vadim était une sorte de pop star : les journaux racontaient abondamment la chronique de ses amours (Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Jane Fonda, etc) mais aussi de son mode de vie très cool pour l’époque (d’où le titre du documentaire) : les copains, les voitures, les boites de nuit, les vacances à Megève et à Saint-Tropez. Il y a du Frédéric Beigbeder ou du Edouard Baer chez lui : le sens de la fête, de la bande, du plaisir avant tout.

Personnellement, ce qui m’intéressait, c’était de comprendre d’abord pourquoi il revendiquait aussi fermement cet hédonisme, et selon moi, c’est à chercher du côté de la dureté de la vie pendant la deuxième guerre mondiale. Il était adolescent, ça l’a beaucoup blessé de comprendre à quel point la vie pouvait être chienne, et il n’a plus dès lors jamais cédé sur son plaisir. Et ce qui m’intéressait aussi beaucoup, c’était de comprendre comment on survit à un succès tel qu’Et Dieu créa la femme alors que la suite de la carrière s’est assez vite montrée décevante. D’où la dimension mélancolique qu’on peut percevoir dans le dernier tiers du documentaire.

“Chez Vadim, Bardot est davantage un sujet sexuel qu’un objet sexuel”

Votre film permet de voir Vadim sous un jour un peu nouveau : pygmalion certes mais pas seulement : ses femmes révélées par lui (Bardot, Deneuve, Fonda) ont toutes eu plus de succès après lui. Comment le définiriez-vous ?

Il a dans une certaine mesure été un pygmalion puisqu’il a offert des rôles décisifs à ces trois femmes (et à d’autres, d’ailleurs) : Et Dieu créa la femme pour Bardot donc, mais aussi son premier grand rôle à Catherine Deneuve dans Le Vice et la Vertu, un an avant Les Parapluies de Cherbourg. Et pour Jane Fonda, qui avait eu déjà plusieurs fois la tête d’affiche, le succès de Barbarella a certainement été un déclic pour la suite de sa carrière. Quand on monte des extraits de ces films côte à côte, on voit bien son goût pour une femme blonde au petit nez retroussé qui revient d’époque en époque sous les différentes incarnations de ces actrices. Mais Vadim ne revendiquait pas ce terme de pygmalion. Selon moi, il leur a surtout donné à voir leur potentiel, un potentiel qu’elles ont fait fructifier sans lui par la suite. Et quand on sait que la plupart du temps, ce sont ses femmes qui l’ont quitté, on voit bien que ce serait réducteur de voir en lui un simple pygmalion. Je dirais plutôt qu’il leur a donné, assez généreusement, les outils de leur propre empowerment.

Quel type d’homme était Vadim ? Lui voyez-vous une dimension quasi-féministe ? Sa façon de parler de ses femmes, de parler de la répartition des rôles au foyer…

Sa mère, Marie-Antoinette Ardilouze, une femme très indépendante, et encore plus après le décès du père, dès 1937, était féministe avant l’heure et a beaucoup influencé Vadim. Si on regarde bien Et Dieu créa la femme, on voit que contrairement à la légende, Bardot n’y est pas seulement un sex-symbol passif, un pur objet sexuel : au contraire, elle choisit les hommes avec lesquels elle couche au cours du film, davantage sujet sexuel donc qu’objet sexuel. Tout ça en 1956, soit douze ans avant Mai 1968, seulement onze ans après que les femmes aient obtenu le droit de voter. Après, qualifier Vadim de féministe me paraitrait quand même exagéré. Disons plutôt que sa réputation d’homme à femmes, de dragueur enchainant les conquêtes, a partiellement masqué le vrai Vadim, souvent quitté par les femmes, très sensible, attentif et généreux, et qui s’est notamment beaucoup occupé de ses quatre enfants, de quatre mères différentes…

Y a -t-il un style Vadim ? Comment le définiriez-vous ?

C’est sans doute sur ce point que l’oubli a été le plus cruel pour lui. Car en 1956, dans ce cinéma “qualité française” des Delannoy et autres Autant-Lara qui sentait la naphtaline, le noir et blanc, le studio et les acteurs déclamant, les choix de Vadim – tourner Et Dieu créa la femme en décors naturels, en Cinémascope couleur, en distribuant ses proches dans les rôles principaux – était non seulement incroyablement moderne, mais aussi annonciateur des parti-pris esthétiques de la Nouvelle Vague. D’ailleurs, Godard et Truffaut ont écrit des textes très reconnaissants sur l’apport de Vadim dans l’histoire du cinéma français. Il a un style très formel, très pictural même : c’est pourquoi j’ai choisi de monter de nombreux extraits de ses films en ne gardant que l’image. En coupant les dialogues et la musique de l’époque, on voit d’autant mieux leur modernité et leur grâce formelle

Quel est selon vous son meilleur film ?

Même si certains passages ont mal vieilli, il y a des fulgurances dans Et Dieu créa la femme. Sa version des Liaisons dangereuses avec Jeanne Moreau et Gérard Philippe tient bien la route aussi, avec une transposition réussie dans le Paris et le Megève des sixties, avec une musique jazzy bien choisie. Après, il y a pas mal de déchet, même si j’avoue un plaisir coupable pour son seul film hollywoodien, Si tu crois fillette, avec Rock Hudson et Angie Dickinson, que Quentin Tarantino range parmi ses douze films préférés au monde.

“Chez Vadim, Bardot est davantage un sujet sexuel qu’un objet sexuel”

Gaspard Ulliel fait la voix off du documentaire. Pourquoi l’avez-vous choisi ?

Gaspard est un ami, mais surtout, je trouve qu’il gagne de film en film une dimension d’acteur de plus en plus bluffante. J’avoue qu’il m’a cloué dans le dernier Dolan, Juste la fin du monde, avec cette voix très basse, presque d’outre-tombe. Ça m’a totalement bouleversé. Du coup, je l’ai choisi pour ce projet, sachant pertinemment que la gravité de sa voix serait un peu à contretemps sur la partie hédoniste de la première partie du film, mais qu’elle rendrait justice à la dimension mélancolique à laquelle je tenais beaucoup pour la fin.

Nuit Vadim, le 28 décembre sur Arte

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Roger Vadim et le BB boum...

Publié le par Ricard Bruno

Sur Arte, une soirée consacrée au réalisateur de «Et Dieu… créa la femme» qui sublima l’insolence de Bardot.

Roger Vadim sur le tournage de «la Curée» (1966)

Roger Vadim sur le tournage de «la Curée» (1966)

On pourrait s’amuser à recenser, dans l’histoire du cinéma, la façon dont les actrices apparaissent à l’image, ou plutôt comment la mise en scène fait d’une simple entrée dans le champ un événement, une épiphanie. C’est, dans Péché mortel de John M. Stahl, le visage de Gene Tierney éclipsé par le livre qu’elle est en train de lire, ou dans la Femme et le Pantin de Joseph von Sternberg, celui de Marlène Dietrich dissimulé sous un loup en dentelle, ou encore le profil de Kim Novak découpé sur fond rouge et or dans Vertigo. Des visages occultés, masqués, tronqués, dont le dévoilement est différé pour ne pas en déflorer le mystère. Avec Bardot, c’est au contraire la mise à nu qui crée la sidération.

Dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim, avant même d’être un visage, elle est un corps, dont la nudité, protégée par un drap blanc étendu sur un fil, comme un écran de cinéma, ne tarde pas à s’offrir. Caressant ses jambes mutines qui depassent du linge, la caméra bascule derrière la toile pudique, change de point de vue pour adopter celui de BB - elle ne cessera dès lors d’être de son côté, au sens propre comme au figuré - et c’est alors qu’elle apparaît, prenant lascivement le soleil, nue comme Eve, mais fuselée par la grâce altière qui lui tient lieu de pudeur et l’ingénuité d’un plaisir qui ignore le péché. En mettant en scène le surgissement de Bardot dans le plan comme une naissance miraculeuse et inaugurale, faisant écho au titre du film, Vadim orchestrait en même temps, et ce fut là son génie, l’apparition d’un corps inédit, indolent et sensuel, dans un cinéma français qui sentait encore la naphtaline.

Brigitte Bardot en 1960. (Photo Hulton Archive. Getty images)

Brigitte Bardot en 1960. (Photo Hulton Archive. Getty images)

Avait-il pressenti l’onde de choc qu’une telle liberté, une telle insolence, allaient provoquer dans la France bourgeoisement conformiste et pudibonde des années 50 et jusqu’aux Etats-Unis où le film sera un triomphe immédiat ? Allez savoir. Au lieu de créer une vamp de plus, Vadim, Pygmalion modeste, dira s’être contenté de laisser s’exprimer sans la brider la nature de Brigitte, cette présence animale, au maintien de danseuse, ce phrasé nonchalant et direct d’une femme-enfant propulsée sex-symbol planétaire.

Filmer les femmes de sa vie, dont il révélera souvent le talent (Bardot, donc, puis Annette Stroyberg, Catherine Deneuve et Jane Fonda), ses amis (Christian Marquand, Robert Hossein, Boris Vian), ses lieux de villégiature, qui deviendront alors des destinations en vogue (Saint-Tropez, Megève) : telle sera la signature de Vadim. Un cinéma marqué par «le goût de la transgression et la célébration du plaisir hédoniste», rappelle Olivier Nicklaus dans le documentaire élégant qu’il consacre au cinéaste, uniquement composé d’archives, extraits de films et d’interviews d’époque.

Séducteur, prince du cool, dandy à la vie tourbillonnante et joyeuse, Roger Vadim (1928-2000), né Plemiannikov, aura su incarner avec légèreté l’effervescence d’une génération, la sienne, aspirant à l’insouciance après les années noires et miséreuses de la guerre. Monté à Paris, où il s’étourdit de plaisir, de jazz et de mambo dans les caves enfumées de Saint-Germain-des-Prés, il sera reporter à Paris Match, scénariste et assistant de Marc Allégret - pour lequel il fera passer des essais à la toute jeune BB dont il tombera illico amoureux - et bientôt cinéaste, refusant de se laisser museler par les carcans de la morale. Vadim, c’est le chaînon manquant entre les existentialistes, qu’il fréquentera, et la Nouvelle Vague, qui l’adoubera. Le Sagan du cinéma, dont la petite musique saura prendre le pouls d’une époque en injectant vie et modernité, mais dont l’œuvre inégale, notamment à partir de la fin des années 70, finira par lui coller l’image d’un dilettante peu inspiré, cultivant le scandale pour renouer avec le succès. En définitive, Vadim aura tout simplement préféré la vie au cinéma.

Bardot et Vadim sur le tournage du «Repos du guerrier» (1962). (Photo Getty images)

Bardot et Vadim sur le tournage du «Repos du guerrier» (1962). (Photo Getty images)

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Il y a 60 ans, Roger Vadim révélait Brigitte Bardot dans "Et Dieu…créa la femme"...

Publié le par Ricard Bruno

Il y a 60 ans, Roger Vadim révélait Brigitte Bardot dans "Et Dieu…créa la femme"...

En décembre 1956, Brigitte Bardot, 22 ans, devenait en un seul film un sex-symbol, l'incarnation de la révolution des moeurs qui s'annonçait : dans "Et Dieu... créa la femme", de Roger Vadim, elle est Juliette, ingénue et provocante à la fois. Aujourd'hui, elle s'amuse du scandale que le film a provoqué dans les milieux conservateurs.

Le tournage de ce film devenu culte reste l'un des grands souvenirs de cinéma de l'ancienne actrice, "dans un village authentique encore loin de la foule déchaînée, plein de charme, de pêcheurs et d'accent du midi",  confie-t-elle à l'AFP à l'occasion de cet anniversaire. Son pire souvenir ? "Quand le film s'est arrêté et que le rêve prenait fin avec ma séparation d'avec Vadim..."
 
Au sommet de sa beauté, avec Saint-Tropez pour cadre, Brigitte Bardot y danse un mambo fiévreux et suggestif, faisant chavirer les prétendants joués par Jean-Louis Trintignant, Christian Marquand et Curd Jürgens. Pour la première fois au cinéma, une femme exprime son désir à l'égal d'un  homme. Les ligues de vertus crient au scandale mais BB devient le modèle de nombreuses Françaises.
 
Des scènes sont coupées par la censure, notamment celle explicite d'un cunnilingus, qu'Arte va dévoiler pour la première fois le 28 décembre, lors d'une soirée anniversaire. Après la diffusion du film, la chaîne proposera "Roger Vadim, Mister Cool", un documentaire inédit d'Olivier Nicklaus.

Vadim : BB était une fille de son temps, sans tabouDans la vie, BB affichera le même esprit de liberté que son personnage,  "une fille de son temps, affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société", selon Vadim.
 
"Brigitte Bardot n'est pas Simone de Beauvoir, mais avec son personnage libre, et libre de son corps, elle a parlé aux femmes de cette époque. BB a été l'un des signes forts dans une période d'ascétisme, avec la volonté de faire bouger les choses", estime Françoise Picq, historienne du féminisme.
 
Soixante ans après la sortie du film, Brigitte Bardot s'amuse toujours du scandale provoqué dans les milieux conservateurs : "C'était rigolo parce qu'en  fin de compte, il n'y a rien de choquant !", estime l'actrice.

Brigitte Bardot : "J'ai adoré ce rôle""Le mambo que j'y danse a été totalement improvisé. J'ai laissé libre cours à mon instinct. J'ai dansé comme j'en avais envie, envoutée par la musique, c'est tout ! Ça vous épate hein ?", ajoute BB, qui assure par ailleurs être restée indifférente au grand mouvement d'émancipation suscité par le film. "Je n'ai jamais eu l'esprit tarabiscoté, et j'ai adoré ce rôle écrit sur mesure pour moi, point barre!", dit-elle.
 
Quel regard porte Bardot sur la condition féminine en 2016 ? "Je m'en fous ! La condition animale est beaucoup plus préoccupante", dit-elle à 82 ans, avec son sens intact de la provocation.
 
Le phénomène BB déclenché par le film ? "Il m'est tombé dessus comme à  Gravelotte!", affirme l'ancienne actrice. Le succès aussi, dit-elle : "On ne s'y attend jamais, car on doute toujours."
 
Dans le portrait qu'il consacre à Roger Vadim, Olivier Nicklaus définit le cinéaste comme celui qui a été le premier à ériger l'hédonisme en vertu, à la scène comme à la ville. Le cinéaste assure qu'il a laissé BB "jouer avec ses défauts et ses qualités un personnage pas exactement le sien, mais correspondant à sa nature".

Un film qui a rapporté plus de devises que la Régie Renault

"J'ai trouvé Vadim sublime de beauté, mais je n'aurais jamais pensé qu'il tomberait amoureux de moi. Tout ce que j'ai appris, je l'ai appris avec lui",  confie l'actrice.
 
"Et Dieu créa... la femme" scellera toutefois la fin de leur amour. Ils divorcent le 6 décembre 1957, un an après la sortie du film. Pendant le tournage, Brigitte Bardot est tombée amoureuse de Trintignant.
 
"Le film a été notre enfant artistique. Ce fut une façon merveilleuse de  rompre !", a commenté Vadim.
 
 Avec plus de 4 millions d'entrées en France et le double aux USA, malgré la censure, "Et Dieu... créa la femme" rapporta plus de devises que la Régie Renault, selon Antoine Pinay, alors ministre des finances du général de Gaulle.

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Bardot, tueuse de tabous...

Publié le par Ricard Bruno

Bardot, tueuse de tabous...

Film culte, "Et Dieu... créa la femme" fête ses 60 ans. Le mythe Bardot qu'il a fait naître reste intact. Fascinant.

Et Roger Vadim créa BB, un mythe qui fête ces temps-ci ses 60 ans. Pas Brigitte Bardot mais la bombe lancée par le cinéaste dans "Et Dieu… créa la femme" – sorti à la fin de 1956 –, la Juliette dont la sensualité sans apprêt anéantit l’image de ce que l’on appelait alors une belle femme au cinéma. Décédée cette semaine, Michèle Morgan incarnait une héroïne bourgeoise, bien élevée même en soutien-gorge, dans l’atmosphère brûlante des "Orgueilleux". d’Yves Allégret, où elle tombait amoureuse d’un Gérard Philippe halluciné…
Mais il est impossible de trouver une photo de Michèle Morgan « en cheveux », comme l’on disait, a fortiori dans le simple appareil de sa beauté. Pas plus qu’on ne trouverait un portrait au naturel des vedettes de l’époque, Martine Carol en tête, pourtant garantie 100 % sensuelle par les producteurs de "Caroline Chérie" où les scènes de nu étaient doublées par une certaine Nadine Tallier. Laquelle eut bien raison d’abandonner sa carrière d’interprète de jeunes filles légères pour embrasser la noblesse et le bon goût sous le nom de baronne de Rothschild.

 

Un mambo suggestif quoiqu'improvisé
 

En 1956, dans la France de René Coty, l’irruption de Brigitte Bardot, pourtant sortie de la bonne bourgeoisie parisienne et déjà à l’affiche de plusieurs films depuis quelques années, est comme l’arrivée d’une comète. Un phénomène naturel irrésistible, qui danse un mambo suggestif, quoique totalement improvisé, sur la plage de Saint-Tropez, « village authentique encore loin de la foule déchaînée, plein de charme, de pêcheurs et d’accent du Midi » confie, 60 ans plus tard, celle qui en est devenue l’habitante la plus célèbre.
C’est, disent les historiens du cinéma, la première fois qu’une femme exprime son désir à l’égal d’un homme. Les ligues de vertus crient au scandale mais BB devient le modèle de nombreuses Françaises. Des scènes sont coupées par la censure, notamment une particulièrement explicite, qu’Arte va dévoiler pour la première fois le 28 décembre, lors d’une soirée anniversaire.
Dans la vie, Brigitte Bardot affichera le même esprit de liberté que son personnage, « une fille de son temps, affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société », selon Vadim. « Brigitte Bardot n’est pas Simone de Beauvoir, mais avec son personnage libre, et libre de son corps, elle a parlé aux femmes de cette époque. BB a été l’un des signes forts dans une période d’ascétisme, avec la volonté de faire bouger les choses », estime Françoise Picq, historienne du féminisme.
« L’enfant artistique » du cinéaste et de sa muse, qui se quittèrent après film – elle s’était éprise de Jean-Louis Trintignant sur le tournage –, fut un franc succès. Avec plus de 4 millions d’entrées en France et le double aux USA, malgré la censure, "Et Dieu… créa la femme" rapporta plus de devises que la Régie Renault, selon Antoine Pinay, l’un des ministres des Finances du général de Gaulle. Comparaison poétique !
Critiquant le film de Vadim, la revue Cinémonde avait écrit de BB : « Le sex-appeal, c’est Marlène Dietrich, le glamour, c’est Ava Gardner, le oomph, c’est Jane Russell, le t’ça, c’est Suzy Delair, le pep, c’est Marilyn Monroe, Brigitte Bardot mélange tous ces ingrédients explosifs, y ajoute un zeste de fantaisie personnelle, elle sera le pschitt ! ». La revue a disparu depuis longtemps et il n’est pas sûr que toutes les stars énumérées évoquent encore quelque chose de précis. Bardot reste un mythe. Même si elle se préoccupe aujourd’hui plus de la condition animale que de celle des femmes dont elle s’écrie crûment : « Je m’en fous ! »

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Personne ne bouge ! Spécial Brigitte Bardot Mercredi 28 Décembre 2016 sur ARTE !

Publié le par Ricard Bruno

Personne ne bouge ! Spécial Brigitte Bardot Mercredi 28 Décembre 2016 sur ARTE !

Genre : Magazine culturel


Date de sortie : 2015


Présentateur(s) : Philippe Collin, Xavier Mauduit, Frédéric Bonnaud        

Résumé :
Au sommaire :
Story : BB et Roger Vadim dans les années 1950

Garde-robe : Bardot réinvente la mode

Clipologie : «La Madrague», «Bonnie & Clyde», «Comic strip»

Star system : Pousser la chansonnette avec élégance, la méthode Bardot

Icône : «Le Mépris» de Jean-Luc Godard

Perle rare : En 1968, Miss Bardot est interviewée en anglais par la BBC

 

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Des photos inédites de Brigitte Bardot exposées pendant un an au Musée de la gendarmerie...

Publié le par Ricard Bruno

Des photos inédites de Brigitte Bardot exposées pendant un an au Musée de la gendarmerie...

La grande expo de l'année 2017 dans le tout nouveau musée de la place Blanqui sera consacrée à BB avec de nombreux clichés de la star à Saint-Tropez, dont beaucoup d'inédits.

Au naturel. À l'image de Brigitte Bardot. C'est ainsi que l'une des icones mondiales sera présentée, dès février, au musée de la gendarmerie et du cinéma, pendant quasiment une année pleine, exactement du 1er février 2017 au 15 janvier 2018.

Il s'agit d'une exposition de photographies qui la représenteront dans sa ville d'adoption. L'éternelle fiancée de Saint-Tropez dans sa vie de tous les jours.

"'est ce qui va rendre cette exposition unique, souligne son époux Bernard d'Ormale. Ici, on ne verra pas la star mais la femme, sur des images prises exclusivement au village".

Paris Match et Var-matin

Pour la signature des photos, de grands noms se sont déjà engagés, comme le magazine Paris-Match ou les agences de photographies Getty et Gamma-Rapho.

Acteur au quotidien de la vie locale Var-matin est bien évidemment associé à cette célébration. Le journal met à disposition les images de ses photographes et journalistes saisies au fil des décennies, toujours très respectueux de l'image de Brigitte Bardot l'actrice certes, mais surtout la Tropézienne, la femme, la femme engagée.

Après un long travail de recherches dans les archives du journal, assuré par Franz Chavaroche, les images présentées au titre de Var-matin sont signées Marie-Claude Pichon, Marc Voléry, Michel Luccioni, Franz Chavaroche, Luc Boutria, Patrick Bar et Philippe Arnassan .

"L'intérêt de l'événement, précise Franz Chavaroche, réside aussi dans le fait que nous allons présenter des images inédites".

Autant dire des trésors.

Lors du dernier conseil municipal, la commune a officialisé l'organisation de l'exposition et voté un montant de 40.000 euros pour sa mise en œuvre au musée de la gendarmerie et du cinéma.

Une statue de bronze

Cet événement en précédera un autre, probablement en mai, celle du dévoilement de la statue de Brigitte Bardot sur la place Blanqui. Le projet était dans les tuyaux depuis longtemps (cf notre article du 3 juin) mais c'est l'adjoint à la culture, Claude Bérard, qui l'a officiellement dévoilé lors du dernier conseil municipal.

Dessinée par le maître de l'érotisme italien Milo Manara, la statue en bronze est en train de prendre forme chez un sculpteur de Pietrasanta, la région du marbre de Carrare.

Une icône mondiale, des images inédites, un écrin déjà célèbre - le musée de la gendarmerie et du cinéma - tout semble déjà réuni pour faire de cette exposition un événement très couru.

Des photos inédites de Brigitte Bardot exposées pendant un an au Musée de la gendarmerie...
Des photos inédites de Brigitte Bardot exposées pendant un an au Musée de la gendarmerie...
Des photos inédites de Brigitte Bardot exposées pendant un an au Musée de la gendarmerie...
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Brigitte Bardot n’existe pas : Un essai intelligent de Marie Céhère sur un mythe français mal compris...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot n’existe pas : Un essai intelligent de Marie Céhère sur un mythe français mal compris...

Brigitte Bardot est-elle un mythe ? L’essai enjoué, précis, brillant de notre consoeur Marie Céhère, Brigitte Bardot ou l’art de déplaire, pose la question dans cette France des années 10 où tout comme les fées, les sous-bois, les fantômes, les stations-service au bord des départementales, les dernières séances dans un cinéma d’Aubusson, les stars aussi ont disparu. Où le désenchantement pixélisé des réseaux sociaux joue avec l’éphémère définitif et l’amnésie permanente d’un présent perpétuel qui ne laisse guère de place à la nostalgie, ce dernier mode de connaissance des âmes sensibles telles que les définissait Stendhal. Or, Marie Céhère qui n’a pas trente ans, est d’abord une nostalgique mais pas pour jouir du plaisir d’être triste, ou pas seulement, mais pour tenter de comprendre ce qu’on a pu perdre en route, ce qui fait que nous avons cette impression de plus en plus prégnante que si ce n’était pas mieux avant, c’est pire maintenant.

Oui, Bardot est un mythe et pas des moindres. La preuve, nous dit Marie Céhère, elle n’existe pas : « Brigitte Bardot n’est pas réelle. Le cinéma, la publicité, la presse, la télévision, la rumeur populaire en ont fait un concept, une créature dont le nom et les initiales suffisent, comme une formule, à provoquer des réactions extrêmes. » Déjà, dans un petit livre écrit sur le vif, B.B 60, François Nourissier, nous rappelle Marie Céhère, avait écrit : « B.B incarne ce qu’aiment les Français ». En tout cas, les Français des années 50-60, trop heureux que Bardot l’impudique, la décoiffée, la Vouivre des plateaux de cinéma, Bardot au corps évident et solaire, bouscule malgré eux cette France encore tranquillement patriarcale, peu habituée à voir la part sauvage et mystérieuse du féminin s’exposer dans la radieuse impudeur de la jeunesse. Et cela, que le corps de Bardot apparaisse dans la célèbre scène de danse de Et dieu créa la femme de Vadim ou allongé, nu, sur le toit de la villa de Malaparte dans Le mépris de Godard. Marie Céhère a compris et le montre très bien que le scandale Bardot est un obscur désir inavoué de scandale de la part d’une société qui a envie d’être choquée mais ne le dirait pour rien au monde. « Brigitte Bardot, cette chose qui se promène toute nue ? » aurait demandé Gabin quand on lui annonça qu’elle serait sa partenaire dans En cas de malheur. Oui, c’est exactement ça, Bardot est cette chose qui se promène toute nue dans un monde encore très habillé comme l’avait vu Claude Autant-Lara qui la montre se dénudant dans le bureau solennel d’un Gabin en costume pour le convaincre d’assurer sa défense, ce qui donne un des contrastes les plus érotiques du cinéma de papa.

La haine du féminin qui est si bien portée aujourd’hui, que ce soit par les fanatiques religieux ou les pornographes industriels qui sont, au bout du compte, les mêmes, rendrait-elle une nouvelle Bardot possible aujourd’hui ? C’est une autre des questions soulevées par Marie Céhère. On peut en douter, la nudité n’est plus subversive, elle a été neutralisée par la surexposition ou le refoulement, le gang-bang ou la burqa. Le dossier Bardot s’alourdit car, comme nous l’explique Marie Céhère, il y a un féminisme de Bardot mais un féminisme différentialiste, où la femme s’assume en tant que femme et pas nécessairement contre l’homme : « Brigitte Bardot ne s’est jamais lancée dans une compétition contre les hommes. Ses relations amoureuses, multiples, tumultueuses et publiques, ne revêtaient pas les caractères de la lutte des sexes. A l’instar du MLF qui manifestait dans les années 70 pour l’abolition des lois pénalisant l’avortement, elle revendiquait la possibilité d’exister en tant que femme et non d’être à égalité de pouvoir avec l’homme. » Bref, Bardot la réac, par un paradoxe dont Marie Céhère montre qu’il n’est qu’apparent, est en fait une révolutionnaire dont le mot clé, le sésame émancipateur est « l’autonomie ». Autonomie de son désir, de ses choix professionnels, de ses engouements politiques.

Dernier crime de Bardot, le plus impardonnable peut-être dans une société spectaculaire et panoptique mais qui est aussi la dernière contribution de la star à la construction inconsciente du mythe : sa disparition. Elle arrête brutalement sa carrière en 73, se réfugie sur la côte d’Azur. Ce n’est pas parce qu’elle est oubliée ou moins sollicitée par le cinéma. Simplement, elle ne veut plus être là, ou en tout cas plus là où on l’attend.

 

Elle aura ainsi conjugué « l’art de déplaire » jusqu’au bout, avec une élégance définitive qui est aussi celle de Marie Céhère dans ce livre vivement recommandable.

Brigitte Bardot, l’art de déplaire de Marie Céhère (Pierre-Guillaume de Roux)

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Publié le par Ricard Bruno

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