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action de protection animale

Info journal Fondation Brigitte Bardot et Info journal junior du 2ème trimestre 2019

Publié le par Ricard Bruno

Info journal Fondation Brigitte Bardot et Info journal junior du 2ème trimestre 2019
Info journal Fondation Brigitte Bardot et Info journal junior du 2ème trimestre 2019
Info journal Fondation Brigitte Bardot et Info journal junior du 2ème trimestre 2019

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Marignane demain à Notre-Dame la journée sera dédiée à la bénédiction des animaux

Publié le par Ricard Bruno

Photo : DR

Photo : DR

C'est demain, à 11 h sur l'esplanade le la chapelle Notre-Dame, qu'aura lieu la 1re bénédiction des animaux. Cette manifestation, parrainée par Brigitte Bardot, est organisée conjointement par la ville et l'association " la paix entre les bêtes."

Les propriétaires d'animaux en tout genre sont invités à se rendre sur le parvis de la chapelle où le père Jérémie bénira les animaux qui lui seront présentés.

Toutes les bébêtes sont les bienvenues

Ce genre de manifestation est assez peu pratiquée dans notre pays alors que les amis des bêtes sont de plus en plus nombreux. Quand on a un compagnon à deux ou quatre pattes, on lui apporte les soins nécessaires ainsi que tout plein d'amour et tendresse pour son bien vivre, son bien-être et c'est bien normal. Ce samedi le public aura donc la possibilité de placer nos amies les bêtes sous la protection du Seigneur grâce au père Jérémie.

Que l'on soit propriétaire de chiens, de chats, de hamsters, de lapins, de furets, de poissons, d'oiseaux, de poules... Et pour les plus imposants, de chevaux, d'ânes, de poneys... Tout le monde sera le bienvenu à cette bénédiction. En prélude à l'évènement, le public pourra assister à un petit concert donné par Sam Simon à partir de 10h30.

Source de l'article : Cliquez ICI

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INTERPOL TRAQUE DES FUGITIFS POURSUIVIS POUR CRIMES CONTRE L’ENVIRONNEMENT

Publié le par Ricard Bruno

 INTERPOL TRAQUE DES FUGITIFS POURSUIVIS POUR CRIMES CONTRE L’ENVIRONNEMENT

C'est une procédure rarissime que vient de mettre en place Interpol. L’Organisation internationale de police criminelle lance un appel à témoins pour tenter de retrouver sept fugitifs activement recherchés pour crime contre l’environnement.

C’est une traque mondiale qui a débuté le mardi 4 juin 2019 pour Interpol. L’Organisation internationale de police criminelle a en effet diffusé un appel à témoins planétaire dans le but de retrouver sept fugitifs poursuivis judiciairement pour crimes contre l’environnement. Trafic illégal de trophées de chasse, commerce d’espèces protégées, exploitation forestière illégale et trafic d’ivoire : les chefs d’accusation contre ces hommes ne manquent pas, mais eux, restent introuvables. Des avis de recherche ont donc été lancés par leurs pays d’origine, la Chine, la Grèce, le Kenya et le Royaume d’Eswatini (ex Swaziland). Une démarche très rare pour Interpol, qui a plus l’habitude de lancer des appels à témoins pour pédophilie, meurtres ou trafics de drogue.

"Interpol en appelle à la communauté mondiale : ces individus doivent habiter quelque part, ils doivent voyager, se déplacer, socialiser. Quelqu’un sait où ils se trouvent et nous demandons au public de nous aider à les traduire en justice", a déclaré le directeur exécutif et numéro deux d’Interpol, Tim Morris. L’organisation policière rappelle d’ailleurs que toutes personnes détenant des informations sur ces individus sont appelées à les lui communiquer très rapidement. Une adresse mail a ainsi été créée : fugitive@interpol.int.

 INTERPOL TRAQUE DES FUGITIFS POURSUIVIS POUR CRIMES CONTRE L’ENVIRONNEMENT

Aujourd’hui, Interpol estime que les crimes contre l’environnement, aussi appelés crimes d’écocide, génèrent entre 100 et 250 milliards d’euros de bénéfices illégaux par an. "Il faut savoir que la criminalité environnementale est toujours connectée avec d’autres formes de criminalité, et en premier lieu, le terrorisme. Devant le trafic humain et de drogues, c’est la criminalité environnementale qui finance le terrorisme. Lutter contre les crimes d’écocide est un moyen d’affaiblir le terrorisme", explique Sébastien Mabile, avocat et spécialiste du droit de l’environnement, au journal Le Monde.

Définit comme "un crime impliquant ou entraînant des ravages écologiques, l’exploitation illicite de ressources naturelles ou l’expropriation illicite de terrains", le crime d’écocide a été reconnu en 2016 par la Cour pénale internationale (CPI) comme crime contre l’humanité. En revanche, en France, il n’est toujours pas inscrit dans le code pénal et ce malgré une première tentative de loi, rejetée par le Sénat en mai 2019. Depuis, l’Hexagone attend une nouvelle proposition. 

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Brigitte Bardot : Son dernier combat

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot : Son dernier combat

Avec un courage admirable, Brigitte Bardot se lance, à 84 ans, dans un ultime affrontement.

Depuis la synchronisation des mandats législatifs et présidentiels, tous les cinq ans, les gouvernements se succèdent. Et dès qu’un nouveau président accède au pouvoir, quelle que soit sa couleur politique, les espoirs de Brigitte Bardot d’amélioration de la condition animale dans notre pays renaissent. Mais malheureusement, à chaque fois, c’est la même désillusion, un coup de poignard en plein cœur ! À peine a-t-elle fait deux pas en avant pour aller plaider sa cause qu’elle a le sentiment d’en exécuter quatre en arrière, tant rien ne bouge. Les beaux discours qui apaisent les esprits ne se traduisent jamais en actes, et son amertume, elle, demeure immense.

En recevant l’invitation d’Emmanuel Macron, Brigitte avait pourtant imaginé que les choses allaient enfin changer. Durant leur longue entrevue l’été dernier, tous les sujets sensibles avaient été abordés : le broyage des poussins mâles vivants, l’abattage rituel sans étourdissement préalable, la consommation de viande de cheval… Et le nouveau président s’était montré fort « intéressé », BB déclarant alors à son sujet : « Moi qui n’étais pas une fervente de Macron, j’ai été très étonnée et surprise de voir l’attention, le sérieux et la bonne disposition qu’il a eus envers moi. » Aussi, à l’approche de Noël, elle enfonçait le clou en exigeant de sa part un miracle : « Il serait facile, avec un peu de compassion et de volonté, d’améliorer la condition animale dont les souffrances muettes sont une honte pour la France ! »


Mais, six mois plus tard, malgré l’écoute et la bienveillance affichées, Brigitte sent bien qu’une fois encore ces beaux sentiments et ces belles paroles resteront vains. Plus que jamais désemparée par tant d’inactions et de mensonges, notre pasionaria des animaux a décidé d’abattre sa dernière carte. « Je n’ai plus le temps d’attendre ! » nous a récemment confié celle-ci. Elle qui soufflera ses 85 bougies le 28 septembre prochain et vient de se lancer à corps perdu dans un dernier combat. À la veille des élections européennes, ce dimanche 26 mai, elle invite tous les Français qui aiment les animaux à voter pour le Parti animaliste.

« Je soutiens “Animaliste”, nous a-t-elle encore avoué, car je suis écœurée par l’indifférence des autres partis au sujet des animaux. Et je souhaite évidemment que [sa liste] remporte un franc succès pour le futur de ces derniers. » La formation milite notamment pour l’établissement d’une charte des droits des animaux et la création d’un ministère ou secrétariat voué à la lutte contre la maltraitante et l’expérimentation animales, ou encore à la réduction de 25 % de la consommation de produits d’origine animale dans l’alimentation à l’horizon 2025. Charte soutenue par de nombreuses personnalités telles que Robert Hossein, Mylène Demongeot, Henry-Jean Servat, Sophie Darel et Laurent Baffie, entre autres.

 

Ces engagements ne pouvaient que réjouir le cœur de Brigitte. « Les noms qui portent cette liste sont importants, nous a-t-elle expliqué, mais ce sont surtout les améliorations concernant la condition des animaux qui sont prioritaires et urgentes. Je compte sur tous ceux qui sont écœurés par tout ce qu’on leur fait subir, pour nous rejoindre sur “Animaliste” ! » Se donnant à fond dans cette nouvelle mission, l’ex-actrice a même tourné un clip pour la chaîne YouTube de ce parti, dans lequel elle implore : « Si, comme moi, vous aimez les animaux et êtes scandalisés par les traitements abominables qu’on leur fait subir, et parce qu’il n’y a aucun progrès en France, rien, votez pour eux. Moi, je leur ai donné ma vie, alors vous, donnez-leur votre voix. » 

Déplorant également que ses luttes demeurent encore bien trop nombreuses. « Tout est à faire, a-t-elle même lancé, rien n’a évolué depuis que je me suis engagée dans ce dur combat il y a quarante-sept ans. Alors, mes coups de gueule deviennent parfois violents pour tenter de faire bouger les choses. Car je n’ai plus le temps d’attendre ! » 

Ce mois de mai invite donc les Français à se rendre nombreux aux urnes, ainsi qu’à redécouvrir les plus belles chansons du sex-symbol des sixties et deux de ses films mythiques, Et Dieu créa la femme, de Roger Vadim, et Le mépris, de Jean-Luc Godard. « C’est magnifique, la sortie de ce coffret de mes chansons et de mes films, ça me rappelle de jolis souvenirs. Mais, mon cœur est occupé par tant d’atrocités concernant les animaux que cela fait bien longtemps que je n’ai plus l’envie de chanter… même sous la douche. »

Et parce que vous êtes très nombreux à l’aimer et à nous écrire pour demander de ses nouvelles, BB a tenu à vous adresser ces quelques mots : « À tous les lecteurs de France Dimanche, je dis merci ! Merci de ne pas m’oublier, de me soutenir dans mon combat et de m’être fidèle. S’ils pouvaient manger moins de viande, ils me feraient un merveilleux cadeau. »

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Les parties civiles reviendront

Publié le par Ricard Bruno

Les membres de l'association Dame, hier au tribunal

Les membres de l'association Dame, hier au tribunal

«Bien sûr que nous sommes satisfaites».

Hier, juste avant midi, à l'issue d'une longue matinée de patience, Violeta Macarro, présidente de l'association Dame (Défense des animaux de Montech et ses environs) était évidemment satisfaite : «ce petit animal a subi des actes de cruauté terribles, avait-elle précisé quelques minutes avant, sur les marches du Palais de Justice. Il n'avait aucune chance de s'en sortir ! On voit de plus en plus des actes de ce type et nous serons toujours là pour condamner leurs auteurs. Il ne faut pas laisser croire qu'on peut se débarrasser d'un petit chien comme d'une peluche, comme on veut quand on veut. Il ne faut plus avoir d'indulgence».

Défenseure de la cause animale depuis belle lurette, Me Laure Bergès a appuyé la démonstration, en défendant notamment les intérêts de la SPA, de la fondation Brigitte Bardot ou de 30 millions d'amis : «Cette affaire scandaleuse provoque notre courroux. Il n'y a aucun débat contradictoire et il faut une audience publique qui corresponde à la gravité des faits», a réclamé l'avocate montalbanaise, tout comme sa consœur Me Marine Carni : «Ils ont laissé mourir le chien dans des conditions sordides et atroces».

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Le père Noël est vraiment une ordure !

Publié le par Ricard Bruno

Le père Noël est vraiment une ordure !

Gérard Jugnot se pavane lors de Corridas à Nîmes...il est à gerber !

Boycotter ce type , n’oubliez pas non plus qu’il est une grosse tête sur RTL !

CORRIDA BASTA !

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Blacks Mambas ces femmes qui traquent les braconniers

Publié le par Ricard Bruno

Lukie, 31 ans, Belinda, 30 ans, et Pretty Loveness, 28 ans, en reconnaissance. Juliette Robert

Lukie, 31 ans, Belinda, 30 ans, et Pretty Loveness, 28 ans, en reconnaissance. Juliette Robert

Dans la province du Limpopo, elles sont un bataillon de femmes sans arme qui protègent les rhinocéros, les fauves et les éléphants 24 heures sur 24. Un métier subtil et dangereux face à des braconniers prêts à tirer. Nous avons rencontré ces reines du bush en leur royaume. 

Ce mardi de novembre, à Balule, la patrouille du soir accuse un léger retard. Impossible de partir, il faut d’abord que cesse le vacarme : attendre que se tarissent les torrents d’eau battant le toit de tôle du QG, que s’assagissent les éclairs zébrant le ciel et que se redressent les acacias ployant sous les assauts du vent. Ici, à la saison des pluies, le ciel décide des horaires. Et puis l’orage passe. Alors Leitah Mkhabela et Felicia Mogakane peuvent enfin grimper dans leur véhicule tout-terrain et, comme leurs camarades aux quatre coins de la réserve, mettre le contact. Cousu sur la veste de leur treillis, un écusson décrit leur fonction et l’importance de leur mission : une tête de rhinocéros ceinte de deux serpents venimeux. Il est 18 h 17 et les Black Mambas s’en vont veiller sur la nuit sud-africaine.

La toute première unité féminine de lutte contre le braconnage du pays a été fondée en 2013 par l’ONG Transfrontier Africa. Cette brigade a fait le pari d’une alternative aux dispositifs classiques, testostéronés et lourdement armés. A Balule (province du Limpopo, dans le nord-est du pays), réserve naturelle de quelque 56 000 hectares, longée au nord par la rivière Oliphant et ouverte sur le célèbre parc Kruger à l’est, les rangers sont des femmes. Toutes sont issues des communautés locales défavorisées, et elles ne portent pas d’arme. Cette approche inclusive et non violente a d’abord surpris.

 

« Nos familles étaient sceptiques, sourit Leitah, 28 ans, promue superviseur il y a peu. A leurs yeux, arpenter le bush en habit militaire n’était pas un métier de femme. Nous leur avons prouvé le contraire. » Les six Mambas que comptait l’unité à l’origine ont d’ailleurs si bien fait le job qu’elles sont aujourd’hui trente-deux, et que leur combat porte désormais bien au-delà du continent : en 2015, les Black Mambas ont été distinguées Championnes de la Terre par les Nations unies.

Ces paysages de savane abritent une faune en grand danger. Les braconniers chassent surtout le rhinocéros, dont la corne se vend plus cher que l’or.

Ces paysages de savane abritent une faune en grand danger. Les braconniers chassent surtout le rhinocéros, dont la corne se vend plus cher que l’or.

Si l’angle d’attaque diffère, la finalité est la même : endiguer, avant qu’il ne soit trop tard, le massacre des derniers rhinocéros d’Afrique. La tâche est immense. D’abord, à cause de la surface à défendre. Le parc Kruger et les réserves privées qui y sont adossées couvrent un territoire de la taille de la Belgique, bordé d’une poreuse frontière de 400 kilomètres avec le Mozambique. Ensuite, parce que le phénomène explose depuis une dizaine d’années, dopé par la demande asiatique. L’Afrique du Sud, qui abrite près de 80 % des 29 000 rhinocéros peuplant encore la planète, est en première ligne. En 2017, 1 028 rhinocéros y furent tués, soit une moyenne de trois par jour, selon les chiffres du gouvernement. Ils n’étaient que 13 victimes dix ans plus tôt, en 2007. En Chine et au Vietnam notamment, les vertus médicinales et aphrodisiaques indûment attribuées aux cornes de rhinocéros font décoller les prix. Pour agrémenter une tisane ou un verre d’alcool, la poudre de corne se monnaye au marché noir jusqu’à 50 000 euros le kilo. C’est plus que le prix de l’or ou de la cocaïne. De quoi mobiliser les braconniers qui, de nuit, le fusil équipé d’un silencieux fait maison, traquent et tuent les herbivores dont ils prélèvent les cornes à coups de machette ou à la scie.

Leitah, 28 ans, une des Black Mambas, va entamer sa patrouille.

Leitah, 28 ans, une des Black Mambas, va entamer sa patrouille.

18 h 45, la nuit est tombée sur le bush détrempé. Leitah stoppe la voiture pour un « OP », un poste d’observation. Sa lampe torche balaie les clôtures de la réserve pour en vérifier l’état. Le rugissement d’un lion tire Felicia, la sergente de 31 ans, de sa torpeur.
Leur mission place les Black Mambas dans une posture doublement périlleuse. D’un côté du grillage, des animaux sauvages, de l’autre, leur plus grand prédateur, l’homme. Avec ce dernier, les confrontations directes sont rares mais à chaque fois risquées. Il y a trois ans, une patrouille de Mambas s’est retrouvée prise en chasse par des braconniers armés. Elles s’en sont sorties sans heurts, mais remuées. En cas de danger, elles disposent de l’appui d’une brigade armée, qui arrive sur place en une dizaine de minutes. Preuve que le combat contre le braconnage est sensible : l’ensemble du personnel est soumis, à intervalles réguliers, au détecteur de mensonges. Le polygraphe doit prémunir les Black Mambas de toute tentative d’infiltration par les réseaux criminels.

Leitah se poste en sécurité sur le toit de son 4 x 4.

Leitah se poste en sécurité sur le toit de son 4 x 4.

Les animaux sont plus pacifiques, pour peu qu’on sache vivre parmi eux. La réserve de Balule abrite ce que les agences de safari nomment, pour faire rêver les touristes, les « Big 5 ». Soit les cinq mammifères emblématiques de la faune africaine : lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle. Un voisinage pas vraiment inoffensif, que les Black Mambas, originaires de zones urbanisées sans grand contact avec une vie sauvage confinée dans les parcs, ont dû apprivoiser. Kedibone Malepe, 27 ans, ongles vernis de noir et petits diamants aux oreilles, se souvient avec des frissons de la rudesse de son baptême du feu.

En refusant d’être armées, et en le disant bien fort, nous désamorçons le risque de violence

« La formation, c’est douze jours en immersion totale dans le bush : nuits à la belle étoile, à même le sol, que l’on partage avec les araignées, les serpents et scorpions ; pas de téléphone, pas de douche, très peu de nourriture et de sommeil, le tout au milieu des animaux… » Dans le bush, une règle prévaut sur toutes les autres : « Ne jamais fuir. » Face aux Big 5, reculer, tourner le dos ou courir, c’est devenir une proie et risquer de mourir. Les Black Mambas ont donc appris à garder leur sang-froid. Ainsi, lorsqu’un éléphant tente d’intimider une patrouille à pied, les Mambas se serrent les unes aux autres mais ne se défilent pas. « Je me suis déjà retrouvée face à un grand mâle agressif. Il nous a chargées mais nous lui avons fait face. Il a stoppé à 2 mètres, nous a reniflées puis il est parti », raconte Lukie Mahlake, 31 ans.

 

Les rangers devant une carcasse de buffle, tué et dévoré par des lions, ces grands prédateurs qu’elles s’efforcent de protéger.

Les rangers devant une carcasse de buffle, tué et dévoré par des lions, ces grands prédateurs qu’elles s’efforcent de protéger.

Patrouiller sans arme ? Au quotidien, cette apparente vulnérabilité les protège. « Etre armées signifierait devenir une cible. Le moindre face-à-face avec les braconniers déclencherait un échange de tirs, ce que nous ne voulons pas, explique Felicia. En refusant d’être armées, et en le disant bien fort, nous désamorçons le risque de violence. Personne ici n’a envie de tuer, de se retrouver devant un tribunal pour avoir enlevé une vie », poursuit la sergente. Plutôt que des cow-boys, les Mambas sont des vigies. « Nous sommes les yeux et les oreilles de la réserve », dit Collet Ngobeni, 34 ans, l’autre superviseur de la troupe. « Notre job : voir et se faire voir, complète Leitah. Les braconniers doivent savoir que nous sommes là, derrière la clôture, jour et nuit. » Lorsqu’ils la passent, les Mambas mordent. Quelques jours plus tôt, mi-novembre, une patrouille a découvert des traces de pas. Elles ont lancé la brigade armée sur la piste de trois braconniers, qui ont été traqués toute la nuit.

La vie de Black Mamba exige des sacrifices. L’intimité est l’un d’eux

La lutte commence tout juste à payer. Depuis mai 2014, le nombre de pièges posés dans la réserve a chuté de 99 %. Quant au braconnage des rhinocéros, l’impact est plus difficile à mesurer. Le nombre de ces grands mammifères peuplant le Kruger et les réserves attenantes est d’ailleurs strictement tenu secret. Tout juste apprendra-t-on que le mois passé, dans la réserve voisine de Klaserie, deux rhinocéros sont tombés sous les balles. A Balule, le dernier cas remonte à deux semaines. Le combat est donc loin d’être gagné. Depuis 2012, pas moins de 53 rhinocéros ont été tués à Balule, dont 9 en 2018. Cependant, les Mambas revendiquent un recul du phénomène de 17 % depuis 2014, et veulent croire que leur projet paiera sur le long terme.

Au camp, confort spartiate pour les vigies du bush. Ici Lukie prépare son repas.

Au camp, confort spartiate pour les vigies du bush. Ici Lukie prépare son repas.

Le matin, la surveillance se fait à pied. Il faut alors louvoyer de longues heures entre les crottes d’éléphants et les arbres éreintés que les pachydermes ont jetés au sol pour mieux en dévorer les feuilles ; il faut suivre la clôture mais aussi s’aventurer au cœur du bush, le nettoyer de ses pièges. Les braconniers y dispersent des collets pour capturer les impalas et les grands koudous, des antilopes dont ils consomment ou revendent la viande. Entre les patrouilles, les Mambas regagnent leurs baraquements où le temps s’étire jusqu’au soir. Le quotidien y est spartiate et besogneux. Collecter du bois pour chauffer l’eau de la douche, se changer, faire un brin de ménage, cuisiner… Les fins de matinée filent jusqu’à la torpeur de l’après-midi, lorsque le bush somnole sous 40 °C. Alors les Mambas rejoignent ce lit quitté trop tôt le matin même, et s’endorment épuisées.

« Nous veillons les unes sur les autres », confie Lukie

La vie de Black Mamba exige des sacrifices. L’intimité est l’un d’eux. Les jeunes femmes, qui travaillent trois semaines de suite puis bénéficient de 10 jours de congé, vivent dans une étroite promiscuité. Cette fin novembre, Lukie, Belinda et Pretty Loveness sont sur le pont, au camp de Grietjie, le plus au nord de la réserve. Juché sur une colline, il offre pour seule compagnie un poste de télévision et un chat errant qu’elles cajolent. Les trois rangers dorment, cuisinent et font leur toilette dans la même pièce. Lorsque l’une d’elles veut passer un coup de fil privé, c’est dans la voiture qu’elle se réfugie. Une vie qui favorise aussi la solidarité. « Nous veillons les unes sur les autres », confie Lukie. On parle famille, amours, batailles du quotidien, promesses de l’avenir. Reste à gérer l’absence des proches. A Balule, la famille et le couple sont une rareté qu’on ne savoure que tous les vingt et un jours.

Retour en famille après trois semaines d’absence. Leitah, son fils Clayton, 5 ans, et sa mère qui veille sur le petit garçon.

Retour en famille après trois semaines d’absence. Leitah, son fils Clayton, 5 ans, et sa mère qui veille sur le petit garçon.

« C’est long, témoigne dans un sourire Lukie, dont le compagnon, Luther, 34 ans, travaille comme ranger dans le Kruger. Mais on arrive quand même à se voir plusieurs fois par mois. » La vie de caserne signifie aussi confier ses enfants. Car être Black Mamba n’interdit pas d’être maman. Depuis 2013, une dizaine de bébés sont nés parmi les troupes. L’un d’eux a même poussé ses premiers cris dans le bush : sa Mamba de mère avait voulu travailler jusqu’au terme. « Mon petit garçon de 1 an vit chez ma sœur, explique Kedibone. En ce moment, il est malade. C’est d’autant plus difficile d’être loin de lui. Mais je n’ai pas le choix. »

Quand vient le temps des retrouvailles, elles gâtent leurs bambins comme elles peuvent. « Pour marquer le coup, je les emmène au McDonald’s », sourit Felicia, mère de deux enfants de 4 et 7 ans. Justement, ce jeudi, c’est le tour de Leitah. La Mamba fait sa mue. Le treillis et les gros godillots de patrouille sont troqués pour une élégante robe rouge et des sandales fines. Aujourd’hui, après vingt-quatre jours dans le bush, Leitah va revoir son fils, ses parents, ses frères et sœurs. Avant de rejoindre Hluvukani, 10 000 habitants, à une heure et demie de là, un stop au mall s’impose, pour « ne pas arriver les mains vides ». Cette fois-ci, ce sera un gros gâteau pour Clayton, 5 ans, de la viande pour la marmite de sa maman, des sodas pour les frères et sœurs. Programme des jours off : aller à l’église, rendre visite à la grand-mère, emmener ses frères et sœurs faire des courses, jouer avec son fils. Elle n’aura pas de temps, en revanche, pour son nouveau boyfriend. Il travaille trop loin, à Pretoria, la capitale.

Remise des diplômes aux enfants qui ont participé au programme de sensibilisation Bush Babies.

Remise des diplômes aux enfants qui ont participé au programme de sensibilisation Bush Babies.

Dans la pièce principale de la maison battue par la grêle, la famille Mkhabela profite d’être ainsi réunie. Clayton accueille timidement sa maman. « J’ai quitté la maison lorsqu’il avait 9 mois. Forcément, il est plus proche de mes parents, mais on se parle tous les jours au téléphone », dit Leitah. Elle assure le soutien matériel dans cette famille peu fortunée, qui vit aussi du petit commerce de poulets de la maman et du salaire de chauffeur du papa. « Je suis fier qu’elle soit Black Mamba, mais je suis d’abord heureux qu’elle ait un travail », résume son papa. En Afrique du Sud, le taux de chômage a atteint les 27 % en 2018, dépassant les 50 % chez les moins de 34 ans. « A terme, je veux pouvoir payer l’école privée à Clayton », espère Leitah.

Pour que les enfants veuillent protéger la nature, il faut d’abord qu’ils l’aiment

L’école, justement, est l’autre terrain que les Black Mambas ont décidé d’investir. Elles développent depuis 2015 le projet « Bush Babies » : un programme d’éducation à l’environnement dans les écoles de la province du Limpopo. En 2018, plus de 1 200 enfants y étaient inscrits. Le but : tisser des liens entre les communautés locales et cet héritage en péril qu’est la vie sauvage sud-africaine. « Beaucoup, au sein de nos communautés, pensent que les animaux sont réservés aux Blancs, que ce n’est pas leur monde. Notre but est de les convaincre que cet héritage est à tous, et qu’il faut en prendre soin », explique Collet. « La majorité des braconniers vit ici, parmi nous. En nous adressant aux enfants, nous parlons à tous, eux y compris », complète Lukie. L’initiative est d’ailleurs en passe d’essaimer. En cette fin novembre, la représentante d’une ONG zimbabwéenne, Sibanye, est en effet en mission à Balule pour étudier le projet : « Nous aimerions le dupliquer dans les écoles aux abords du parc national Hwange. Malheureusement, nous n’avons pas encore de Black Mambas de ce côté-ci de la frontière… Nous y réfléchissons. »

Grâce à Bush Babies, les jeunes élèves découvrent un monde que leurs parents eux-mêmes ignorent souvent : visite du camp des Black Mambas, safaris dans la réserve, jeux pédagogiques… « Pour qu’ils veuillent protéger la nature, il faut d’abord qu’ils l’aiment », résume Lewyn Maefala, éducatrice de 25 ans et Mamba référente du dispositif. Au-delà de l’école, elle espère créer des vocations qui rapprocheront encore un peu plus les populations locales de ce joyau national. « Le Kruger n’est qu’à 10 kilomètres, ils doivent savoir qu’il y existe une multitude d’opportunités de jobs. »

Réunis cette fin d’année scolaire au Foskor Community Centre pour la remise en grande pompe des diplômes de la promo 2017-2018, parents et enfants apprécient. « Avant, je ne savais pas qu’on tuait les rhinos pour leurs cornes », témoigne Calvin, 13 ans, tee-shirt « Nature Gardian » sur le dos. Il raconte, ravi, avoir vu ses premiers zèbres et girafes cette année. « Vous savez, nous, les animaux, on ne les voit qu’à la télé. Pour les enfants, c’est magique d’aller les rencontrer dans le bush », confirme Isaiah, 35 ans, chauffeur de taxi et papa de Carol, une bush baby de 12 ans. Imaginerait-il sa fillette revêtir, une fois grande, le treillis des Black Mambas ? « Oui, et j’en serais fier ! » s’exclame-t-il. 
Les rhinocéros d’Afrique du Sud ne sont pas encore sauvés, certes, mais ils sont bien entourés. Leurs anges gardiens préparent déjà la relève.

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Cette année j'ai envie de vomir Brigitte Bardot s'en prend à Emmanuel Macron sur l'abattage de loups supplémentaires

Publié le par Ricard Bruno

Cette année j'ai envie de vomir Brigitte Bardot s'en prend à Emmanuel Macron sur l'abattage de loups supplémentaires

BB a réagi ce mercredi aux mesures prises par le gouvernement face à l'extension de l'espèce en France et notamment l'abattage supplémentaire de loups.

Elle avait tapé l'an dernier sur Nicolas Hulot après l'annonce de l'abattage supplémentaires de loups.

Cette fois, Brigitte Bardot s'en prend au président de la République, Emmanuel Macron. Et à sa façon: sans filtre.

Car BB reproche, évidemment, les mesures prises par le gouvernement pour gérer le nombre croissant de loups sur le territoire. Et bien sûr les prélèvements supplémentaires autorisés, c'est à dire l'abattage de bêtes qui passe de 10% en 2018 à 17% en 2019.

Une décision prise après le résultat des élections européennes, "comme par vengeance", assure-t-elle.

"Cette année, j'ai envie de vomir devant cette lâcheté gouvernementale qui fait de la France un bain de sang et un vaste chantier sur lequel il et difficile de survivre!" écrit notamment Brigitte Bardot.

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Cette année j'ai envie de vomir Brigitte Bardot s'en prend à Emmanuel Macron sur l'abattage de loups supplémentaires
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Lot La Ferme des rescapés recueille 600 animaux en détresse non loin de Cahors

Publié le par Ricard Bruno

La Ferme des rescapés est un lieu où les animaux de toute sorte peuvent trouver refuge dans la vallée du Lot, à Cassagnes, non loin de Cahors.

Verena et sa fille Morlind.

Verena et sa fille Morlind.

Verena et Morlind Fiegl, d’origine allemande, assurent depuis 10 ans, seules à elles deux, le bon fonctionnement de « La ferme des rescapés », association de protection animale située à Cassagnes, dans la vallée du Lot non loin de Cahors. Toutes deux sont entièrement dévouées aux 600 animaux qu’elles accueillent dans leur propriété de 30 hectares, au lieu dit Le Fraysse. Morlind a 25 ans et un certificat de capacité.

50 chiens, 300 chats, 60 chevaux, poneys et ânes…

Rescapés, réformés, âgés, maltraités, exploités, sauvés de l’abattoir, blessés, malades, handicapés, abandonnés, sauvages, errants, ou au caractère difficile, inabordables ou craintifs, les animaux trouvent ici un refuge et un havre de paix.

50 chiens, 300 chats, des vaches, des moutons, des cochons, 80 animaux de basse-cour, 60 équidés, chevaux, ânes et poneys, sont sûrs d’y être enfin bien traités jusqu’à la fin de leur vie. Il y a même un zébu sauvé d’un cirque !

Fondé sur le concept de liberté et de respect, approchant la philosophie du véganisme (mode de vie qui refuse de manger tout ce qui provient d’un animal) et de l’antispécisme (qui refuse la notion d’espèce, la maltraitance et l’exploitation des animaux), le site accueille donc ces pensionnaires qui y sont soignés, nourris et aimés.

Certains y découvrent même la liberté, celle des prés, de l’herbe fraîche, du soleil, du vent, des éléments de la nature, qu’ils n’ont jamais connue, puisque constamment enfermés dans des bâtiments. Un peu trop parfois, s’échappant des prés clôturés, au grand dam des plus proches voisins aussi !

De toute la France

Ces animaux proviennent de toute la France, des fourrières, des refuges, des administrations municipales, de particuliers qui connaissent le lieu, et parfois même de Roumanie, via des associations françaises avec qui les deux femmes travaillent. A l’heure actuelle, elles sont même dans l’obligation d’en refuser. Elles sont en relation avec la Fondation de Brigitte Bardot, le SIPA et la SPA du Lot, et avec trois cliniques vétérinaires, de Villefranche, Prayssac et Gourdon.

L’association a été reconnue d’intérêt général et par l’émission de télévision « 30 millions d’amis ». Elle ne reçoit pas de subventions, et fonctionne avec un budget mensuel de 9000€, composé uniquement de dons, de collectes, d’aides de particuliers, et de recettes des adoptions.

66% du montant de vos dons sont donc déductibles de vos impôts.

Animaux à l’adoption

En effet, spécialisée dans l’accueil des chats sauvages ou errants, l’association a mis de nombreux animaux à l’adoption, et a construit des chatteries, des chalets et des parcs géants. Beaucoup vivent tout simplement dans la maison des deux femmes bénévoles. Les chats sont stérilisés, vaccinés et bénéficient d’un passeport européen. Pour les adopter, il vaut mieux prendre rendez-vous.

Pour les aider à continuer à combattre contre la souffrance animale, on peut collecter pour elles de la nourriture, des croquettes, des draps, du pain comme dans cette boulangerie de Montauban, du foin, ou du matériel comme la mairie de Duravel. L’association recherche aussi des bénévoles qui pourraient faire des allers-retours chez les vétérinaires, ou aller chercher des animaux errants sur des sites.

GENEVIÈVE JACQUOT

Pour les contacter, par téléphone au 06 04 41 80 45, ou sur leur blog lafermedesrescapes.over-blog.org ou la-ferme-des-rescapes.org

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