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action de protection animale

Près de Bayeux : le refuge de Castillon organise une Saint-Valentin pour les chiens abandonnés

Publié le par Ricard Bruno

Samedi 10 et dimanche 11 février 2024, le refuge de Castillon organise sa 3e Saint-Valen'Chiens. Une opération séduction destinée à favoriser l'adoption de ses pensionnaires.

Une vie dévouée à la cause animale pour Marie-Thérèse Marie, créatrice du refuge du Castillon en 1973.

Une vie dévouée à la cause animale pour Marie-Thérèse Marie, créatrice du refuge du Castillon en 1973.

Mais aussi des personnalités qui ont permis au refuge d’exister. Comme Brigitte Bardot qui s’étranglait dans un courrier en constatant que la municipalité refusait le permis de construire en 1985. Ou encore « Madame Drucker », l’actrice Dany Saval, qui, un an plus tard, en 1986, se rendait au refuge de Castillon et attirait la foule à la « fête des animaux » qui y était organisée.

Les animations destinées à sortir de l’ombre les chiens abandonnés se sont poursuivies pendant 20 ans. Entre-temps, le refuge de Castillon trouvait sa forme actuelle en 1994. Grâce aux dons et à des legs. Parmi les donateurs, le milliardaire Malcolm Forbes, qui avait acheté le château de Balleroy en 1970, et avait pris soin de citer le refuge de Castillon dans son testament (5 000 francs).

C’est quoi la Saint-Valen’Chiens ?

Adoptante de Naura et bénévole au refuge de Castillon, Alice Lemal s'implique dans le refuge

Adoptante de Naura et Oslo, Alice Lemal s'implique comme bénévole au refuge de Castillon depuis fin 2021.

Ces vingt dernières années, il n’y a plus eu de manifestations au refuge qui s’est concentré sur le placement des animaux. C’était sans compter l’imagination des bénévoles qui, pour la troisième année, organisent une Saint-Valentin très spéciale.

L’idée, lancée par Nathalie Le Calvé, est simple : inviter le public à se rendre au refuge de Castillon au moment de la Saint-Valentin (célébrée le 14 février) pour y trouver l’amour inconditionnel d’un chien.

Ils sont actuellement une vingtaine (sur 24 places) à attendre de trouver un foyer. Autrement dit, le refuge est plein et ce genre de manifestation favorise les chances d’adoption.

« Grâce aux deux premières éditions de cette manifestation, une dizaine de chiens ont pris un nouveau départ », indique Alice Lemal, bénévole au refuge depuis l’adoption de Naura, une femelle Jack Russell de 4 ans, en mars 2021.

La Saint-Valen’Chiens est donc également une porte d’entrée supplémentaire vers le bénévolat, d’autant que le refuge de Castillon a toujours besoin de bras, « pour permettre à tous les pensionnaires de se balader ». Alice Lemal a d’ailleurs récidivé en mai 2023 avec l’adoption d’Oslo, un croisé labrador, border collie et berger australien âgé de 4 ans. « Mais les gens qui rencontreront l’amour ce week-end ne pourront pas repartir directement avec un chien », alerte la jeune femme. 

 

Comment adopter un chien ?

Pour adopter un chien, il faut en effet montrer patte blanche. « On ne place pas les chiens pour les placer », martèle Marie-Thérèse Marie qui croise les profils des personnes avec ceux des chiens pour que l’association soit la plus cohérente possible. Question de bon sens. « Nous signons ensuite un contrat d’adoption qui engage le propriétaire. » 

Ce certificat d’engagement et de connaissance signé par l’adoptant « ne sera valable que 7 jours après la date de sa délivrance, le temps de s’accorder un délai de réflexion après lecture des informations contenues dans le certificat », précise le site service-public.fr. « À la fin de ce délai seulement, l’adoptant peut recueillir l’animal s’il juge qu’il sera capable de répondre à ses besoins durant toute sa vie. »

Le refuge de Castillon demande une participation financière qui couvre les frais vétérinaires (vaccination, puçage, castration ou stérilisation). Elle est de 300 € pour un chien de 0 à 6 ans, puis cette somme est dégressive avec l’âge de l’animal.

Enfin, il est bon de rappeler que l’abandon de son animal dans un refuge est la seule voie légale pour le faire. « C’est parfois un déchirement pour les propriétaires. On ne doit pas juger », insiste Marie-Thérèse Marie.

Le programme de la Saint-Valen’Chiens 2024

Les cani-randos du coeur rencontrent un franc succès depuis cet été au refuge du Castillon.

Les cani-randos du cœur rencontrent un franc succès au refuge de Castillon.

Plusieurs animations sont organisées dans le cadre de cette troisième édition de la Saint-Valen’Chiens, samedi 10 et dimanche 11 février 2024, de 10 h à 17 h non-stop, au refuge de Castillon.

  • Cani-randos. Outre les rencontres entre amoureux des chiens, les bénévoles du refuge ont prévu quatre cani-randos durant le week-end.

« Il s’agit de balades d’une heure pour 5 km. Les cani-randos organisées le matin (à 10 h samedi et dimanche) sont réservées aux chiens du refuge et ouvertes sur inscriptions par Messenger (Facebook) puisque nous n’avons plus de téléphone depuis la tempête Ciaran (qui a soufflé sur le Bessin le 2 novembre 2023, ndlr). Les cani-randos de l’après-midi (15 h samedi et dimanche) sont ouvertes aux chiens qui ont déjà été adoptés, à Castillon ou dans un autre refuge », précise Alice Lemal. N’ayez crainte, Alice Lemal et Nathalie Le Calvé, qui gèrent les réseaux sociaux du refuge, sont « hyper réactives ! »

Et comme les kilomètres à pied, ça n’use pas que les souliers, un stand de crêpes sera tenu tout le week-end.

  • Boutique solidaire. Durant ce week-end très spécial, une boutique solidaire sera ouverte pour acheter des objets et accessoires dédiés aux chiens et dont la recette soutiendra l’action du refuge.
  • Éducation canine. Un éducateur canin sera présent le samedi 10 février, de 11 h à 13 h. Il prodiguera ses conseils gratuitement. Une bonne occasion de régler certains détails avec son chien (même s’il est le meilleur toutou du monde…)
  • Grande tombola des amoureux. Le refuge organise une grande tombola des amoureux. Pour participer, il faut s’acquitter d’un ticket à 2 € en vente sur place au refuge le samedi 10 ou dimanche 11 février ou encore directement en ligne ici : https://cutt.ly/wwXqj0ob. Parmi les nombreux lots mis en jeu, il y a notamment un repas pour deux le jour de la Saint-Valentin le 14 février dans un hôtel-restaurant réputé ou un shooting photo professionnel pour deux sur Omaha Beach.

Le public a jusqu’au dimanche 11 février, 16 h 30, pour participer. « Le tirage au sort aura lieu en live sur place et sur notre page Facebook dimanche à 17 h », annonce Alice Lemal qui soulignait lundi que « nous avons déjà vendu plus de 200 tickets en ligne ».

Comment aider le refuge ?

Le refuge de Castillon fonctionne grâce à l’investissement des bénévoles et des dons. « Actuellement, ce dont nous avons le plus besoin, c’est de la lessive pour nettoyer les couvertures et du détergent pour le sol des boxes. Ensuite, nous avons toujours besoin de bénévoles pour sortir les chiens. Sachant que le plus difficile, c’est de fidéliser cet engagement », reconnaît Alice Lemal.

Bénévole depuis deux ans, elle offre tout son temps libre aux naufragés à quatre pattes. « J’y passe tout mon temps libre en dehors du travail. Mais c’est un travail d’équipe. Et tout le monde met la main à la pâte. »

Refuge de Castillon, 317 Chemin de Lignerolles, 14490 Castillon. Ouvert du lundi au dimanche, de 8 h 30 à 11 h 30. Et le mercredi de 8 h 30 à 11 h 30 et de 15 h à 17 h. Contact via la page Facebook Refuge de Castillon 14 Calvados ou 02 31 21 61 37.

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Ehpad : les séniors pourront-ils bientôt s'installer avec leurs animaux de compagnie ?

Publié le par Ricard Bruno

Une mesure de la proposition de loi sur le "bien-vieillir", examinée dès ce mardi 6 février au Sénat est particulièrement débattue : sanctuariser le droit des résidents en Ehpad à accueillir leur animal de compagnie. L'idée soulève de nombreuses difficultés selon ses opposants.

86 % des Français plébiscitent le droit des résidents d’accueillir leur animal domestique en Ehpad, selon un sondage Ifop pour la Fondation 30 millions d'amis.

86 % des Français plébiscitent le droit des résidents d’accueillir leur animal domestique en Ehpad, selon un sondage Ifop pour la Fondation 30 millions d'amis.

Les animaux pourront-ils bientôt suivre leur maître âgé lors de son entrée en Ehpad ? C'est l'une des mesures phares de la proposition de loi sur le "bien-vieillir" qui est examinée dès ce mardi 6 février par les sénateurs. Ce texte vise notamment à mieux reconnaitre le travail des aides à domicile, avec la création d'une carte professionnelle mais aussi le développement d'un fonds de soutien aux départements, chiffré à 100 millions d'euros, pour qu'ils participent aux frais de transports des professionnels de l'aide à domicile

 

D'autres mesures portent sur le bien-être des personnes âgées : l'inscription dans la loi du droit de visite dans les Ehpad, après le traumatisme de nombreuses familles lors de la crise du Covid-19 ; ou encore l'instauration d'un service départemental de l'autonomie en vue de "décloisonner" les politiques en faveur des personnes âgées et en situation de handicap.

Eviter l'abandon d'un animal

Une mesure, introduite lors des débats à l'Assemblée est assez commentée : sanctuariser le droit des résidents en Ehpad à accueillir leur animal de compagnie. C'est une demande de longue date de nombreuses associations, dont 30 millions d'amis. L'idée est d'ailleurs plébiscitée par 86% des Français selon un sondage Ifop commandé par l'organisation.

 

Pour le moment, l'accueil ou non des amis à quatre pattes des résidents est à l'appréciation des Ehpad. Ils sont encore peu acceptés, mais chiens et chats apportent pourtant du réconfort à leur maître. Le député LR Philippe Juvin, à l'origine de cet amendement estime auprès de l'AFP que "l'Ehpad doit être un lieu de liberté équivalente au domicile. Quand on y entre, c'est déjà une rupture, ajouter à cela l'abandon contraint d'un animal est intolérable".

De son côté, l'AD-PA, association des directeurs d'Ehpad et services à domicile, approuve l'accueil des animaux. "Il faut rompre avec le modèle sécuritaire et sanitaire des établissements, qui conduit à des mesures liberticides", défend son président Pascal Champvert auprès de l'AFP. La priorité est pour lui de "respecter les habitudes de vie des hommes et des femmes" intégrant un Ehpad.

 

La frilosité du Sénat

Si l'amendement de Philippe Juvin a été voté par les députés, il a été modifié par les sénateurs. Ces derniers souhaitent laisser la main aux établissements. "J'ai cru tomber de ma chaise... Garantir un tel droit poserait de nombreux problèmes : hygiène, allergies, phobies, compatibilité entre animaux", s'inquiète le sénateur Daniel Chasseing (Parti radical) dans un entretien avec l'AFP.

Avec un âge moyen d'admission en Ehpad à 85 ans, une telle mesure soulève certaines questions : qui s'occupera de l'animal en cas de perte d'autonomie ou d'hospitalisation du propriétaire ? La présidente de la Fondation 30 millions d'amis, Reha Hutin, estime que "des solutions existent, la famille peut prendre le relais, des bénévoles peuvent aussi venir prêter main forte""Il faut définir un cadre afin d'éviter ces séparations cruelles", tant pour le maître que pour le chien ou le chat, parfois abandonné en refuge.

Un projet pilote va être mené à partir du mois de mai dans un Ehpad de Libourne, en Gironde.

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Cochons sauvages à Marignane : la Fondation Brigitte Bardot organise le "sauvetage" des "150 rescapés"

Publié le par Ricard Bruno

Cochons sauvages à Marignane : la Fondation Brigitte Bardot organise le "sauvetage" des "150 rescapés"

La Fondation souhaite transférer les cochons de Marignane dans une pension sous sa responsabilité mi-février. Depuis plusieurs années, l'espèce prolifère dans cette commune des Bouches-du-Rhône.

Nouveau rebondissement dans l'affaire des cochons sauvages à Marignane. Après avoir dénoncé le gazage de dizaines d'animaux par les services vétérinaires du département en décembre dernier, la Fondation Brigitte Bardot entend organiser une vaste opération de "sauvetage" pour "les 150 rescapés".

"Nous avons un lieu d'accueil et nous ne pouvons plus envisager le maintien des cochons à Marignane, même en enclos", a indiqué sans plus de détails le porte-parole de la Fondation, Christophe Marie, à France 3 Provence-Alpes, vendredi 2 février, après un rendez-vous infructueux avec la Direction départementale de la protection de la population (DDPP).

"À Marignane, ils sont condamnés"

Le porte-parole entend organiser les captures des cochons sauvages "mi-février" : ils seront transférés "dans une pension" sous la responsabilité de la fondation. "À Marignane, ils sont condamnés, la mairie ne s'en cache pas", conclut Christophe Marie.

Depuis quelques années, l'espèce prolifère dans la commune. Début 2022, France bleu Provence rapportait une estimation d'environ 250 cochons autour de cette zone, alors qu'ils n'étaient que "quelques individus" moins de cinq ans auparavant.

Return to #Marignane after the gassing of 350 #cochons by the town hall, the Brigitte Bardot Foundation organizes the rescue of the 150 survivors. Delicate operation, to be continued...

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LA DESTRUCTION DES “NUISIBLES” SÉVÈREMENT CRITIQUÉE PAR DES SCIENTIFIQUES

Publié le par Ricard Bruno

LA DESTRUCTION DES “NUISIBLES” SÉVÈREMENT CRITIQUÉE PAR DES SCIENTIFIQUES

Un panel d’experts dénonce l’absence de justification et l’inefficience du massacre annuel de millions d’oiseaux et de mammifères sauvages accusés d’être potentiellement néfastes aux activités humaines.

En partenariat avec l’ASPAS et la LPO, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a constitué un comité d’experts scientifiques et sociétaux indépendants afin d’émettre un avis sur la pertinence de la liste des “Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD) fixée tous les 3 ans par arrêté ministériel. Les conclusions de leur rapport sont sans appel : le classement d’une espèce en ESOD est jugé réducteur et anthropocentré, sans aucune justification scientifique, et ne prend pas en compte leurs rôles dans le fonctionnement des écosystèmes naturels, notamment leurs relations écologiques avec les autres espèces.

Selon les experts, les mesures de gestion découlant du classement ESOD, dont les motifs sont très permissifs et mal définis, n’ont pas démontré leur efficacité et ne sont pas proportionnées. L’utilisation de l’adjectif “susceptible” indique ainsi une possibilité et non pas une réalité des dégâts, qui devraient être constatés, avérés, quantifiés et imputables, selon un cadre scientifique rigoureux, alors que leur véracité, leur plausibilité et leur causalité ne sont aujourd’hui pas contrôlées. Si un individu ou une population animale est susceptible, dans des conditions spécifiques d’accès ou d’habitats favorables, de développer un comportement acquis de prédation ou de destruction d’une culture ou d’un bien, il faudrait substituer à la notion d’ESOD une définition de situation de conflit, locale et temporelle et privilégier des solutions constructives pour une cohabitation sereine.

Ce rapport, transmis au ministre de l’Écologie, conforte notre plaidoyer pour demander la révision de l’arrêté triennal du 3 août 2023 fixant la liste des ESOD du groupe 2 (belette d’Europe, fouine, martre des pins, renard roux, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde, geai des chênes et étourneau sansonnet) pour chaque département de 2023 à 2026. La LPO et l’ASPAS ont en effet déposé des recours juridiques auprès du Conseil d’Etat et contestent 161 classements ESOD départementaux sur les 420 établis par le ministère de la Transition écologique en France métropolitaine, dont la totalité pour le renard (88), le geai (5) et la belette (1). La décision sur le fond est attendue dans 1 à 2 ans.

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ONG ET SCIENTIFIQUES DEMANDENT L’INTERDICTION DE L’IMPORTATION ET DE L’EXPORTATION DES TROPHÉES DE CHASSE !

Publié le par Ricard Bruno

ONG ET SCIENTIFIQUES DEMANDENT L’INTERDICTION DE L’IMPORTATION ET DE L’EXPORTATION DES TROPHÉES DE CHASSE !

Dans une tribune à l’attention de Gabriel Attal, un collectif de 130 scientifiques et d’associations de protection animale, dont la FBB, demande aux députés de suivre l’exemple des Pays-Bas et de la Belgique qui ont récemment interdit l’importation et l’exportation de trophées de chasse issus d’espèces protégées.

Chaque année dans le monde, plus de 200 000 animaux sauvages sont tués pour servir de trophées. Léopards ou ours polaires, deux espèces pourtant menacées et protégées, finissent ainsi légalement en tapis de sol ou en décoration murale. Mercredi 31 janvier, l’Assemblée nationale devra se prononcer sur l’interdiction de l’importation, l’exportation et la promotion de ces trophées de chasse provenant d’espèces protégées.

Les signataires de cette tribune soutiennent cette proposition de loi et rappellent que « tuer pour sauvegarder » n’est ni une approche éthique ni une approche durable, mais bien une menace pour la survie de nombreuses espèces ainsi que pour les communautés des territoires concernés. La chasse aux trophées est une pratique qui consiste à payer plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’euros pour abattre des animaux rares, parce qu’en voie de disparition, et ramener tout ou partie de leurs dépouilles comme trophées. Les éléphants, les lions, les rhinocéros et les léopards font partie des animaux les plus convoités et donc des chasses les plus onéreuses : plus l’animal est rare, plus la valeur symbolique et marchande sera élevée. Autrement dit : plus l’espèce est en danger, plus le trophée est prisé. Bien que certains pays aient mis en place des lois pour réguler voire interdire cette pratique, en France, l’importation comme l’exportation de trophées de chasse est légale.

UNE FORTE PRESSION SUR LES ESPÈCES

De fait, la France se positionne comme le deuxième exportateur de trophées en Europe, représentant 19 % du total des exportations. Notre pays détient même le triste record européen pour l’importation de trophées de léopards, de lynx d’Eurasie et de guépards. Outre les préoccupations éthiques, de multiples études mettent en évidence les effets néfastes de la chasse aux trophées sur les animaux protégés.
En pleine extinction de masse, l’abattage de grands mammifères accroît la pression sur les espèces qui sont déjà gravement touchées par la réduction de leurs habitats, due à l’exploitation des ressources naturelles et au réchauffement climatique.

Les chasseurs de trophées visent le plus souvent les animaux les plus grands et forts, donc ceux qui protègent ou dirigent les meutes, ceux dont le patrimoine génétique est censé renforcer le groupe. Inversant la dynamique de la sélection naturelle, ces prélèvements humains laissent les animaux les moins forts survivre et fragilisent donc, et en sus, à long terme le patrimoine génétique d’espèces déjà en danger.

Des problèmes de consanguinité, d’érosion génétique ou de changement de caractéristiques physiques peuvent alors affecter des espèces déjà sous pression. Dans la réserve de Selous, en Tanzanie, la chasse aux trophées a contribué à la diminution de la population d’éléphants, passant de cinquante mille en 2009 à seize mille en 2016. Le tarif d’un trophée d’éléphant varie généralement entre 20 000 et 40 000 dollars (jusqu’à 37 000 euros). Un tarif qui ne comprend pas le voyage des quelques touristes étrangers qui ont les moyens et l’envie de telles dépenses.

DE NOMBREUSES FAILLES JURIDIQUES

Les règles internationales imposent aux entreprises étrangères qui proposent ces prestations, et gèrent les élevages le cas échéant, de reverser un pourcentage de leurs bénéfices localement. Mais une pratique qui ne connaît aucun contrôle ou sanction est rarement appliquée : celle-ci ne déroge pas à la règle.

Pourtant, on estime qu’un éléphant vivant peut générer jusqu’à 1 600 000 dollars tout au long de sa vie rien qu’en recettes touristiques, un gain local qui génère de l’activité économique pour les populations locales et des bénéfices pour la collectivité. Les emplois et bénéfices potentiels de la chasse aux trophées sont bien en deçà des potentiels du tourisme durable, axé sur l’observation.

En effet, selon un rapport du site Economists at Large publié en 2017, celle-ci ne représentait que 1,9 % des 17 milliards de dollars de recettes touristiques, et seulement 0,76 % des 2,6 millions d’emplois (environ 19 000 emplois) dans le tourisme animalier de huit pays d’Afrique subsaharienne étudiés.

Il existe en France un cadre légal pour encadrer la protection des espèces. Il existe également des traités et accords internationaux qui régissent les règles commerciales sur les importations et exportations des espèces en danger. Pourtant, des failles juridiques font de ce cadre légal apparent une passoire géante.

DE LA RESPONSABILITÉ DES DÉPUTÉS

Tant que la France tolérera, par son inaction ou son déni, la chasse aux trophées, elle devra assumer sa responsabilité directe dans le risque d’extinction des espèces concernées. L’interdiction des importations et des exportations représente la solution la plus directe et la plus efficace que notre pays puisse mettre en place pour contribuer significativement à réduire ces risques. Nous appelons maintenant l’ensemble des députés à prendre leurs responsabilités et à achever le travail entrepris depuis plus de dix ans. Cette proposition de loi ne s’occupe pas de chasse ou de chasseurs, elle suggère des moyens juridiques et concrets pour empêcher des dizaines d’espèces de disparaître.

La France n’est, sur ce dossier, ni seule ni isolée : toute la zone Europe prend conscience du danger, et l’un après l’autre, nos voisins agissent. En 2015, la France avait su être courageuse et interdire l’importation de trophées de lions à la suite de l’indignation mondiale suscitée par la mort du lion Cecil, abattu par un chasseur américain lors d’une chasse aux trophées au Zimbabwe. Il y a six mois, l’Assemblée nationale a modifié le Code des douanes pour restreindre les importations de trophées, et à l’occasion de ce débat, Gabriel Attal avait réaffirmé sa volonté de lutter contre la chasse aux trophées.

La France doit suivre le chemin des Pays-Bas et de la Finlande, qui ont déjà adopté des mesures d’interdiction. Le Parlement belge a quant à lui remporté une victoire historique pour la conservation des espèces sauvages en votant, le 25 janvier, à l’unanimité, l’interdiction d’importer des trophées de chasse d’espèces menacées telles que les éléphants, les lions, les rhinocéros, les hippopotames, les gorilles et bien d’autres encore. Partout en Europe, les citoyens et les associations se mobilisent sur cette question, et 91 % des Français soutiennent l’adoption d’une telle loi pour protéger les espèces. Députés de tout bord, protégez la biodiversité, mettez fin à l’importation et à l’exportation des trophées de chasse !

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URGENCE : DES BOVINS VIVANT DANS UNE MARE DE LISIER

Publié le par Ricard Bruno

URGENCE : DES BOVINS VIVANT DANS UNE MARE DE LISIER

L214 saisit les autorités pour secourir les animaux de toute urgence

L214 dévoile la situation catastrophique d’un élevage de bovins situé dans la commune de Meillac en Ille-et-Vilaine (Bretagne).
Sur les images, on voit des vaches et des veaux qui s’enfoncent dans une mare de lisier pour accéder au peu de nourriture à leur disposition. Ils sont abreuvés avec une eau croupie. Certains n’ont pas survécu et sont ensevelis dans la boue. Une vache très maigre est enfermée dans une remorque, sans eau. Les animaux vivent dans des parcs délabrés, sans litière, sans endroit sec pour se coucher. Un cadavre recouvert de boue est dévoré par un chien.

Une situation gravissime qui a poussé L214 à signaler la situation aux services vétérinaires de la préfecture d’Ille-et-Vilaine : ceux-ci ont appris à L214 qu’ils avaient connaissance de la situation. Ces conditions d’élevage extrêmes perdurent depuis des années, selon une source proche de l’élevage souhaitant rester anonyme. Pourtant il n’y a jamais eu de changement pour les animaux.

L214 saisit le parquet de Saint-Malo pour secourir les animaux de toute urgence, et porte plainte pour abandon1 et mauvais traitements.

Par ailleurs, l’association demande à la préfecture les rapports d’inspection vétérinaire de cet élevage, et alerte sur la responsabilité de l’État dans ces situations dramatiques où les animaux paient le prix fort.

URGENCE : DES BOVINS VIVANT DANS UNE MARE DE LISIER

Ces animaux sont en grande souffrance et sont élevés dans des conditions qui ne respectent pas leurs besoins biologiques. C’est pourquoi L214 sollicite le procureur de la République de Saint-Malo (sur le fondement de l’article 99-1 du Code de procédure pénale) pour placer en urgence les animaux dans des refuges prêts à les accueillir et à leur offrir les soins et l’attention dont ils ont besoin.

Afin d’appuyer cette demande, L214 publie une pétition adressée au préfet d’Ille-et-Vilaine et au directeur de la DDPP35 (services vétérinaires) pour sauver ces vaches de toute urgence.

L’État responsable de la dégradation de cette exploitation

Dans son mail à L214, la préfecture d’Ille-et-Vilaine reconnaît « la situation effectivement très dégradée de cet éleveur » dont elle précise qu’il était « connu de nos services ». La situation de cet élevage n’est pas nouvelle, mais malgré des alertes répétées, aucune mesure n’a été prise par les services de la préfecture pour que ces animaux soient retirés et qu’un accompagnement de l’éleveur soit entrepris.

L214 pointe l’insuffisance des actions entreprises par l’État dans le suivi et l’accompagnement des exploitations détenant des animaux, et ce particulièrement dans une filière touchée par les difficultés économiques (et donc à risque) : les élevages de bovins pour la production de viande affichent les revenus et le niveau de vie les plus faibles, toutes productions agricoles confondues.

Pour Sébastien Arsac, cofondateur de L214 : « On ne compte plus le nombre de cas où les services vétérinaires de l’État manquent à leur mission de contrôle. Depuis combien d’années cette situation gravissime perdure-t-elle dans cet élevage de Meillac ? Comment peut-on laisser des animaux dans cet état en toute connaissance de cause quand on est en charge du contrôle des conditions d’élevage des animaux, et de la vérification de la mise en œuvre de la réglementation ? La responsabilité de l’État est évidente. Au vu de la détresse des agriculteurs en France, il est urgent que le gouvernement engage un changement du modèle agricole, aujourd’hui dirigé par un seul objectif : la rentabilité économique. Un modèle qui broie les hommes, et les animaux. »

1. L’infraction d’abandon d’animaux est caractérisée par le fait de ne pas nourrir ses animaux en quantité ou en qualité suffisante et/ou de ne pas les soigner conformément à leurs besoins physiologiques ou de les laisser agoniser jusqu’à ce que mort s’ensuive et après de graves souffrances.

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Castillon-la-Bataille : 40 chats libres identifiés par la Ville

Publié le par Ricard Bruno

Anne Grillard présente le bilan de la première année de l’opération Chats libres.

Anne Grillard présente le bilan de la première année de l’opération Chats libres.

Quarante chats trappés sur la période de mars à décembre 2023. Le bilan de la première opération Chats libres, présenté ce mardi 16 janvier à la mairie de Castillon-la-Bataille, est prometteur. Aujourd’hui, 40 chats numérotés sont libres, identifiés et stérilisés. « Ce sont les chiffres de terrain sur six mois effectifs. Ce n’est pas en une année que nous réglerons le problème des chats errants sur le territoire, c’est un travail de plusieurs années pour juguler », précise Anne Grillard. La salariée de Castilab, entreprise à but d’emploi, a été missionnée pour cette action nationale, suivie en mairie, en lien avec les associations de protection animale, notamment la fondation Brigitte-Bardot qui aide aux financements.

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Oise. Un bouc et une chèvre retrouvés morts malgré des signalements de riverains pour maltraitance

Publié le par Ricard Bruno

À Saint-Rémy-en-l’Eau (Oise), une chèvre et un bouc ont été retrouvés morts fin décembre 2023, suscitant l’indignation du voisinage. Selon des riverains, leur mort est liée aux conditions de vie déplorables dans lesquelles ils étaient détenus par un particulier, malgré plusieurs interventions de la gendarmerie et l’alerte de différentes associations. Le mis en cause pourrait faire prochainement l’objet de poursuites.

Image d'illustration...

Image d'illustration...

Un habitant de Saint-Rémy-en-L’eau (Oise) est soupçonné par ses voisins d’actes de maltraitance animale. Fin décembre 2023, un bouc et une chèvre lui appartenant ont été retrouvés morts dans leurs enclos. Pour l’heure, aucune enquête policière ni action en justice n’a été décidée à son encontre mais il pourrait faire prochainement l’objet de poursuites, rapporte Le Parisien , dimanche 21 janvier 2024.

 

Un habitant de Saint-Rémy-en-L’eau (Oise) est soupçonné par ses voisins d’actes de maltraitance animale. Fin décembre 2023, un bouc et une chèvre lui appartenant ont été retrouvés morts dans leurs enclos. Pour l’heure, aucune enquête policière ni action en justice n’a été décidée à son encontre mais il pourrait faire prochainement l’objet de poursuites, rapporte Le Parisien , dimanche 21 janvier 2024.

 

« Les choses pourraient se décanter dans les jours à venir , a notamment précisé le parquet de Beauvais à nos confrères. Dans la commune de près de 400 habitants, deux riverains ont déjà sollicité l’association 30 millions d’amis et la Fondation Brigitte-Bardot. Cette dernière a fait savoir qu’elle se porterait partie civile si nécessaire.

 

Manque de nourriture, fuites…

 

À l’été 2022, soit plus d’un an avant la mort des animaux, des voisins avaient déjà alerté les autorités sur leurs conditions de vie. Une première inspection de la gendarmerie avait alors eu lieu. Un an plus tard, les militaires se sont une nouvelle fois rendus sur place après de nouveaux signalements de riverains, explique le journal francilien. Ils avaient notamment secouru la chèvre qui s’était retrouvée coincée dans une palette en tentant de sortir de son enclos.

Interrogés par Le Parisien, les voisins du mis en cause ont fait état d’un manque de nourriture, d’eau « croupie », de bêtes qui avaient l’habitude de hurler et de fuir ainsi que d’un propriétaire souvent absent. L’homme posséderait également des poules décharnées et un chien, qui serait également coutumier des fugues. Selon les riverains, l’homme n’aurait jamais répondu à ses convocations devant la gendarmerie.

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Eure : un incroyable élan de solidarité a permis de sauver un chien errant du froid

Publié le par Ricard Bruno

Eure : un incroyable élan de solidarité a permis de sauver un chien errant du froid

Plus tôt ce mois-ci, un élan de solidarité a permis de sauver un chien errant du froid dans l’Eure. Aujourd’hui, le toutou se repose au chaud dans un refuge, où il attend d’être adopté.

C’est la belle histoire du jour. Il y a une semaine, une femme a sauvé un chien errant du froid grâce à un bel élan de solidarité, racontent nos confrères de Paris-Normandie. L’animal a pu être pris en charge par une association.

Alors qu’elle se promenait avec son conjoint près de Pont-Audemer (Eure), Marine Goupil a aperçu un chien errant sur la route. Face à cette situation, cette habitante de Brestot, âgée de 35 ans, a tenté de l’attraper, sans succès.

«Nous avons essayé longtemps mais c’était impossible. Je suis repartie en pleurs. Ça me faisait mal de laisser ce chien-là. Nous y sommes alors retournés pour lui donner à manger et il était encore là», explique la jeune femme au site d’information.

De retour chez elle, Marine Goupil s’empresse de contacter les refuges et les associations de protection des animaux. Mais ce n’est pas tout ! Cette bénévole au grand cœur a également lancé des appels sur les réseaux sociaux avant de contacter la mairie de Rougemontier, qui «a l’obligation de faire quelque chose pour les animaux errants».

 

Un vague de solidarité pour sauver le chien

 

Par chance, son appel à l’aide a rapidement porté ses fruits. En effet, la Fondation Brigitte Bardot - qui a eu vent de cette histoire - a décidé de se rendre sur place le lendemain pour venir en aide au pauvre toutou.

«Une vague de solidarité s’est mise en place. Le lundi, une trentaine de personnes s’est relayée pour surveiller le chien et lui donner à manger. J’étais au travail mais je suivais ce qu’il se passait sur place», a confié Marine Goupil.

Avant d’ajouter : «Un agriculteur m’a dit qu’il l’avait vu depuis trois semaines. Il dormait dans l’abri de ses moutons».

Les personnes présentes sur les lieux ont finalement réussi à attraper le chien errant. La boule de poils, qui est en réalité une chienne, a été transportée à la clinique vétérinaire pour passer des examens.

 

Tout est bien qui finit bien

 

Depuis son sauvetage, la chienne se repose au chaud dans un refuge, où elle attend d’être adoptée : «J’ai déjà reçu plusieurs sollicitations. Je ne peux pas le garder sinon, je n’aurais pas hésité». À noter que le quadrupède a été prénommé Happy («heureux» en anglais). par son ange gardien.

«J’étais très contente du dénouement car la chienne était vraiment très affaiblie. La personne de la Fondation m’a dit qu’elle n’aurait pas survécu avec les températures».https://www.demotivateur.fr/animaux/eure-un-incroyable-elan-de-solidarite-a-permis-de-sauver-un-chien-errant-du-froid-37620

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