Une chienne pendue à Arnouville, un chiot frappé et brûlé à l’acide à Argenteuil, ou encore des chiens abandonnés à Eaubonne… Les cas de maltraitance animale ont marqué les esprits dans le Val-d’Oise ces derniers mois. Et souvent donné lieu à des condamnations, à l’image des dix mois de prison ferme prononcés en novembre dernier concernant les faits d’Eaubonne.
action de protection animale
Cruautés envers les animaux. Œil perforé, plaies multiples... un chien sauvagement agressé par un septuagénaire qui s'en vante
Il y a quelques jours, un bouledogue a été violemment agressé par un septuagénaire à Dieupentale (Tarn-et-Garonne). Inconnu des services judiciaires, l'homme a été condamné à de la prison avec sursis et dommages et intérêts à verser lors d'une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité.
L'agression a été rendue publique par le compte X de la fondation Brigitte Bardot, jeudi 29 novembre. Dans un long post, elle relate les exactions subies par Aldo, un bouledogue français, dans la commune de Dieupentale (Tarn-et-Garonne) au sud de Montauban.
De multiples blessures profondes
"Sa propriétaire l’avait laissé sortir quelques minutes dans son jardin. Pour une raison inconnue, son chien s’est enfui un court instant. Plusieurs minutes plus tard, il revient ensanglanté, avec des plaies profondes et béantes sur l’ensemble du corps, notamment la tête, le flan, l’œil droit et un poumon apparent", écrit la fondation sur X. Un vétérinaire établit un diagnostic édifiant : coupures profondes jusqu'à 15 centimètres, œil droit perforé et boîte crânienne touchée.
[ATTENTION IMAGES DIFFICILES] Le 12 novembre dernier, Aldo, bouledogue français, a été grièvement blessé par pure cruauté sur la commune de Dieupentale en Tarn-et-Garonne. Sa propriétaire l’avait laissé sortir quelques minutes dans son jardin. Pour une raison inconnue, son chien s’est enfui un court instant. Plusieurs minutes plus tard, il revient ensanglanté, avec des plaies profondes et béantes sur l’ensemble du corps, notamment la tête, le flan, l’œil droit et un poumon apparent. Le rapport du vétérinaire fait froid dans le dos : des coupures profondes jusqu’à 15 cm sur le flanc droit, le thorax et le crâne, son œil droit a été perforé et sa boite crânienne est atteinte. Aldo a miraculeusement survécu malgré la violence de l’acte de cruauté dont il a été victime. Plus tard, l’auteur se vantait de ses méfaits, ce qui a permis de l’appréhender. L’individu a reconnu les faits et a même confié aux forces de l’ordre le hachoir qui lui a servi à commettre cet acte immonde. La FBB s’est naturellement portée partie civile et appelle à une peine exemplaire pour punir sévèrement les individus capables de telles atrocités. Le tribunal a condamné le prévenu âgé de 71 ans à : - Un emprisonnement délictuel de 4 mois assorti d’un sursis probatoire de 18 mois avec mesures de contrôles - Exercer une activité professionnelle ou suivre un enseignement ou une formation professionnelle - Réparer les dommages causés par l’infraction (remboursement des frais vétérinaires + dommages et intérêt pour préjudice moral) - Ne pas détenir ou porter une arme
Brigitte Bardot interpelle le gouvernement sur l'affaire des deux sangliers de La Ferté-Saint-Aubin
"Je n'attends pas de miracle de Noël, mais un sursaut d'empathie," voilà ce qu'écrit Brigitte Bardot au ministre de l'Écologie Christophe Béchu à propos des deux sangliers recueillis et apprivoisés par un couple de La Ferté-Saint-Aubin. Ce couple a été condamné par la justice le 13 novembre dernier.
Le 13 novembre dernier, un couple de La Ferté-Saint-Aubin a été condamné par la justice pour avoir recueilli et élevé deux marcassins dont la mère avait été tuée durant une partie de chasse. Ils étaient devenus leurs animaux de compagnie, sauf que les sangliers sont considérés comme des animaux sauvages et que leur détention sans certificat de capacité est interdite : d'où les amendes de 1.500 euros prononcées par le tribunal correctionnel d'Orléans. Les deux marcassins, eux, ont été placés dans un parc en Normandie en mai 2023.
"Vos grosses brutes sont intervenues sans une once d'humanité"
Quinze jours après cette condamnation, Brigitte Bardot adresse une lettre ouverte à Chistophe Béchu, le ministre de la Transition écologique : elle réclame que les deux marcassins, Mimi et Pumba, soient rendus au couple qui les avaient recueillis. "Depuis des semaines, écrit-elle au nom de sa fondation, mon équipe tente de faire entendre à vos conseillers et à votre administration la folie de votre politique de persécution à l’encontre des personnes qui recueillent un marcassin, souvent orphelin et victime des chasseurs. Cette obsession meurtrière est scandaleuse, effroyable. J’ai sous les yeux le témoignage bouleversant d’une famille dans le Loiret chez qui vos grosses brutes sont intervenues sans une once d’humanité pour enlever deux jeunes sangliers, Mimi et Pumba."
"Juste un sursaut d'empathie, Monsieur le ministre !"
Et l'ancienne actrice d'enfoncer le clou : "J’en ai marre des décisions stupides de nos ministres déconnectés, sourds aux préoccupations des Français concernant la protection des animaux (...) Si, comme pour cette famille du Loiret, votre 'solution' est d’envoyer les animaux dans un parc de chasse ou un élevage pour la viande c’est totalement irresponsable, et c’est la preuve que l’argument sanitaire ne tient pas car il y a bien moins de risques à détenir un animal dans un environnement adapté, hors d’un élevage et hors circuit de la consommation."
Le couple avait hébérgé les deux marcassins durant un an
Le couple avait hébérgé les deux marcassins durant un an
"Monsieur le Ministre, conclut Brigitte Bardot, je vous demande d’intervenir personnellement en faveur de cette famille du Loiret qui a recueilli deux orphelins victimes de la chasse (...) Je n’attends pas un miracle de Noël, juste un sursaut d’empathie, d’intelligence et de bienveillance. Sauver la vie d’un animal n’est pas un crime !"
Le Val-d’Oise, un département à la pointe de la lutte contre les maltraitances animales
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin était présent ce samedi dans le département pour signer une convention permettant de favoriser la lutte contre les maltraitances animales, grâce à une collaboration entre les forces de l’ordre et les associations. Un lieu qui n’a pas été choisi au hasard.
Auvers-sur-Oise (Val d'Oise), ce samedi. Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin est venu dans le département pour signer une convention avec des associations travaillant pour la protection des animaux.
Mais le département se montre particulièrement actif pour lutter contre ce phénomène. Et c’est sûrement pour cela que Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, l’a choisi pour signer ce samedi matin une convention avec les associations de protection animale comme la SPA et la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP).
S’il s’agit d’un dispositif national, le volet local a été enrichi avec la participation d’autres associations comme la fondation Brigitte Bardot ou l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir), mais également du Sdis (service départemental d’incendie et de secours) et du procureur de la République.
4 000 agents dédiés en plus en France
Annoncées au début de l’année par le ministre de l’Intérieur, ces conventions prévoient notamment la formation d’un référent dédié à la protection animale dans chaque commissariat et gendarmerie de France, pour prendre les plaintes et enquêter (soit environ 4 000 agents). Il complète la mise en place en janvier dernier d’une division nationale, regroupant des enquêteurs spécialisés dans la lutte contre la maltraitance animale et rattaché à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). « Dans cette bataille, tout le monde peut agir », expliquait alors le représentant du gouvernement.
Dans le Val-d’Oise, ce type de formations auprès des forces de l’ordre est déjà mis en place, et rencontre un grand succès auprès des agents. Car le département n’est pas épargné, avec 74 infractions liées à la maltraitance animale relevées en 2022, et ayant donné lieu à 27 interpellations.
Cette signature est accueillie avec enthousiasme par les associations de protection animale. Et notamment la SPA. « Ça va nous permettre d’avoir des interlocuteurs de terrain pour nos enquêteurs bénévoles, glisse Jacques-Charles Fombonne, président de la Société Protectrice des Animaux. C’est vraiment bien. En matière de protection animale, on reste souvent sur des grands discours. Là, c’est vraiment concret. Cela va vraiment aider les associations. »
Beaucoup appellent à des sanctions importantes. Depuis 2021, Le délit d’exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal, notamment domestique, est désormais puni de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende, contre deux ans et 30 000 euros auparavant.
« L’animal est une sentinelle »
Cette convention va permettre « de mieux détecter et mieux sanctionner les actes de maltraitance », selon Arnaud Bazin, sénateur (LR) du Val-d’Oise, très engagé dans la cause, et présent ce samedi matin. « Ce rapprochement entre le monde de la protection animale et les services de sécurité, explique le vétérinaire de profession. D’autant que la maltraitance envers les animaux s’accompagne souvent de violences intrafamiliales. L’animal est une sentinelle. Quelqu’un qui est violent avec les animaux est violent en général. La convention va mieux protéger les animaux et, par conséquent, les conjoints et les enfants. »
JUSTICE : 3 chiens abandonnés dans un appartement
Dans cette terrible affaire de maltraitance, dans laquelle la Fondation Brigitte Bardot s’était portée partie civile, le tribunal correctionnel de Pontoise a condamné une habitante de la ville d'Eaubonne à 10 mois de prison ferme avec interdiction de posséder un animal.
Elle avait laissé ses trois chiens enfermés dans un appartement, les abandonnant à leur triste sort. L'un d'eux était malheureusement mort et les deux autres ont été retrouvés dans des états d'amaigrissement très avancés dans une habitation jonchée d'excréments.
Source : Fondation Brigitte Bardot
Non au Salon du Chiot !
Alors que des milliers de chiens et de chats attendent toujours une famille dans les refuges, des salons continuent à « exhiber » des animaux de compagnie.
En effet, des salons du chiot et autres salons d'exposants se déroulent tout au long de l’année dans des conditions difficiles pour les animaux et avec des facilités de paiement inacceptables (jusqu'à 7 fois sans frais) ce qui encourage à l’achat spontané et impulsif.
N’oubliez pas que l’adoption d’un animal doit être un acte réfléchi :
- Pour quelle(s) raison(s), ai-je envie d’adopter un animal ?
- Ai-je assez de place pour le recevoir ?
- Combien de temps de présence je peux lui consacrer ?
- Quel animal pourrait me correspondre par rapport à mon style de vie ?
- Est-ce que les membres de ma famille l’accueilleront avec joie ?
Pensez à une alternative responsable : N'ACHETEZ PAS, ADOPTEZ ! 💙
Source : Fondation Brigitte Bardot
Pensions partenaires FBB : Jérôme et François, des éleveurs devenus protecteurs !
Pour offrir une belle retraite aux animaux recueillis, la FBB a créé en 2009 un partenariat unique avec d'anciens éleveurs qui se consacrent désormais à l'accueil et aux soins des animaux et s’engagent à respecter leur bien-être tout au long de leur vie ! Jérôme et François, deux anciens éleveurs ont décidé de franchir le pas et d’arrêter d’exploiter des animaux. Mais au contraire de les accueillir et leur offrir un havre de paix. Jérôme est le premier à avoir tenté l’expérience de la pension partenaire avec la Fondation, il y a 23 ans ! 💬 « Ça change notre rapport à l’animal, on les garde jusqu’à leur belle mort. » Aujourd’hui, vaches, cochons, moutons n’ont plus à craindre l’abattoir !
/image%2F0952527%2F20231130%2Fob_9f8da4_1200x680-sc-maxnewsworld877174.jpg)
/image%2F0952527%2F20231130%2Fob_f188e9_1200x680-sc-maxnewsworld877174.jpg)
/image%2F0952527%2F20231125%2Fob_7753e1_bannie-re-ste-rilisation-chats-erran.jpg)
/image%2F0952527%2F20231124%2Fob_249244_f-m6rqaxmaicuyo-upscayl-4x-realesrgan.jpeg)
/image%2F0952527%2F20231119%2Fob_81d0b3_6zu7jzyzh5eaxhzrvmr3qkuw2u.jpg)
/image%2F0952527%2F20231118%2Fob_637982_6qf-hnaghf0o.png)
/image%2F0952527%2F20231118%2Fob_4a499a_6qf-hnaghf0o.png)