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action de protection animale

Le Conseil Départemental a interdit la chasse à courre dans les 1100 hectares de la forêt d’Avaugour

Publié le par Ricard Bruno

 cause de la souffrance qu’elle entraîne chez les animaux, aussi bien ceux chassés que ceux utilisés pour la chasse, cette pratique est déjà interdite en Allemagne, en Belgique ou encore en Angleterre. En France, la chasse à courre compte 10 000 pratiquants et 100 000 sympathisants répartis dans 390 équipages.

Le Conseil Départemental a interdit la chasse à courre dans les 1100 hectares de la forêt d’Avaugour

C’est un petit camouflet pour les amateurs de chasse à courre. A quelques jours de la réouverture de la chasse, le Département des Côtes-d’Armor a décidé d’interdire ce type de chasse dans les 1100 hectares de la forêt d’Avaugour pour les cinq prochaines années. Cette décision vient donner raison aux protecteurs des animaux et aux habitants qui s’y opposaient fermement depuis des années.

Un combat toujours renouvelé

Réuni ce lundi, le conseil départemental des Côtes-d’Armor a choisi de ne pas renouveler la convention autorisant la chasse à courre, une forme de vénerie, dans la forêt départementale d’Avaugour, au sud de Guingamp.

La chasse à courre y est donc proscrite pour les cinq prochaines années et ne débutera donc pas le 15 septembre jusqu’à fin mars, comme c’est le cas dans le reste de la France.

Historiquement, le Conseil Départemental a acheté la forêt en 2005, et y avait interdit la chasse à courre qui y était toujours autorisée lorsqu’elle était privée. Leur projet était alors d’en faire « une forêt citoyenne ouverte au public ».

En 2015, le Conseil Départemental change d’élus et la nouvelle équipe décide de ré-autoriser la vénerie. Leur décision a immédiatement créé la polémique. En effet, l’association Forest Shepherd Bretagne reprochait à la vice-présidente en charge du dossier à de faire partie… de l’équipage de chasse devant en profiter !

Depuis son autorisation prise lors de la mandature d’Alain Cadec au Département des Côtes-d’Armor (2015-2020), la pratique de la chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avaugour, à Saint-Péver, créait donc de vives tensions entre riverains, défenseurs de la cause animale et veneurs.

De leur côté, des élus de la majorité de droite et du centre étaient peu à soutenir ouvertement la pratique, tandis que l’opposition étant globalement contre. Depuis juin 2021, le Département est présidé par le socialiste Christian Coail. En commission permanente, les élus ont fini par trancher ce lundi 13 septembre 2021 : la chasse à courre est dorénavant interdite dans les quelque 1100 hectares de la forêt d’Avaugour.

« La convention liant le Département et les chasseurs étant renouvelée périodiquement, nous avons décidé, dans un souci de cohérence avec notre positionnement initial, de supprimer l’autorisation de cette pratique », indique l’ancien chef de file de l’opposition, Christian Coail.

Crédit : Philippe Rouzet
La tolérance de l’État français pour une pratique décriée

A cause de la souffrance qu’elle entraîne chez les animaux, aussi bien ceux chassés que ceux utilisés pour la chasse, cette pratique est déjà interdite en Allemagne, en Belgique ou encore en Angleterre. En France, la chasse à courre compte 10 000 pratiquants et 100 000 sympathisants répartis dans 390 équipages partout en France.

L’opinion publique est pourtant majoritairement opposée à cette pratique. 4 français sur 5 sont contre la chasse à courre, 3 sur 4 veulent son interdiction immédiate. De plus, 85 % considèrent cette pratique cruelle, 76 % la qualifient d’obsolète et 72 % de dangereuse.

L’interdiction de la chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avagour a donc été accueillie avec soulagement par les associations de protection des animaux.

« Pour une fois, les veneurs ne sont pas au dessus des lois : une bonne nouvelle, locale certes, mais qui démontre qu’il est possible de limiter la pratique de la chasse à courre, faute de pouvoir l’interdire. » a réagi l’ASPAS

Le 25 Mai dernier, c’est à Pont-Sainte-Maxence que le maire Arnaud Dumontier avait ainsi savouré sa victoire sur la validation de son arrêté concernant l’interdiction de la chasse à courre près des habitations de sa commune afin d’en protéger les habitants.

Lire aussi : La justice confirme la restriction de la chasse à courre à Pont-Sainte-Maxence

« Ce qui se joue ici, c’est une bataille profonde au cœur de laquelle la chasse à courre sert de marqueur d’une certaine approche de la Nature et de l’écologie, dans un sens ou dans l’autre. Les forêts appartenant à des départements ou à des communes sont assez rares et cette bataille se situe d’habitude à un niveau national. Mais tous les défenseurs des animaux, de la Nature et du progrès sont bien entendu très heureux de cette nouvelle ! Nous espérons que cette décision en appellera d’autres, partout où cela est possible, notamment en forêt communale d’Auxonne (21), où la question reste brûlante. » analyse l’association AVA (Abolissons la vénerie aujourd’hui)

Le combat opposant pratiquants de la vénerie et protecteurs des animaux est donc loin d’être fini, faute de législation nationale forte sur le sujet.

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Le vétérinaire des Stars...

Publié le par Ricard Bruno

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Yves Saint Laurent, ainsi que Brioni ont décidé de cesser d’utiliser de la fourrure naturelle !

Publié le par Ricard Bruno

Yves Saint Laurent, ainsi que Brioni ont décidé de cesser d’utiliser de la fourrure naturelle !

Les fabricants de vêtements et accessoires de luxe Yves Saint Laurent, ainsi que Brioni ont décidé de cesser d’utiliser de la fourrure naturelle dans leurs produits – à partir des collections d’automne 2022. Ce sont les deux dernières marques du holding Kering qui ont utilisé des matériaux similaires. Gucci  a abandonné la fourrure naturelle en 2017.

Une bonne initiative

En 2019, le conglomérat français de luxe Kering a développé des normes de bien-être animal. Elle définit les règles de traitement des animaux que les fournisseurs de produits animaux doivent respecter s’ils souhaitent faire affaire avec Kering.

Bravo

Toutes les maisons de couture du holding veillent au respect de ces normes. Ils resteront solides même après le retrait de la fourrure, car ils touchent d’autres fibres et matériaux d’origine animale. La maison de couture italienne Gucci est devenue la première marque Kering à abandonner la fourrure. Il l’a fait en 2017 et a été l’une des premières marques de luxe à le faire.

Il faut saluer cette décision, n’est-ce pas?

Chanel a abandonné la fourrure et le cuir d’animaux exotiques en 2018.Une décision similaire a été prise par le directeur général de l’italien Furla Alberto Camerlengo. De plus, les marques aussi connues ont refusé d’utiliser de la fourrure.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Un ancien vétérinaire de 90 ans fabrique des fauteuils roulants pour animaux handicapés : « Les voir courir, c’est mon salaire »

Publié le par Ricard Bruno

Il y a des personnes qui donnent la plupart de leur temps pour aider les autres et, en même temps, se consacrent à leur passion. Lincoln Parkes, par exemple, est un homme de 90 ans qui a été vétérinaire toute sa vie, se consacrant à aider tous ces animaux qui n’ont pas eu cette chance. Dans les années 60, Lincoln a même inventé et breveté sa propre création pour permettre aux animaux handicapés de marcher. Bref, un homme qui, même après sa retraite, a continué à se consacrer aux animaux et à leur bien-être.

Un ancien vétérinaire de 90 ans fabrique des fauteuils roulants pour animaux handicapés : « Les voir courir, c’est mon salaire »

Dans une petite ville de Chesapeake Bay, aux États-Unis, Lincoln Parkes passe ses journées à construire des fauteuils roulants pour chiens. Il a breveté les tout premiers prototypes dans les années 1960, lorsqu’en plus de son travail de vétérinaire, il a commencé à créer un atelier, équipé d’un laboratoire, en guise de seconde occupation. Au cours de sa vie, Parkes a pratiqué plus de 3 000 opérations sur la colonne vertébrale de chiens et d’autres animaux ; en 1991, il a pris sa retraite et a déménagé à Oxford, Maryland.

Sa retraite ne voulait pas dire qu’il arrêtait de travailler, bien au contraire. Lincoln a continué à se consacrer à son travail parallèle de vétérinaire : il a ouvert un laboratoire près de son domicile et a continué à passer entre 8 et 10 heures par jour à construire des fauteuils roulants pour chiens et animaux handicapés.

« J’aime donner aux animaux une vie meilleure. Quand ils ne peuvent pas marcher, ils perdent leur vivacité et leur esprit, mais grâce à un chariot, ils retrouvent la possibilité d’utiliser leurs pattes avant et la joie de courir et de marcher.

Fabriqués de ses propres mains, les fauteuils roulants de Lincoln sont personnalisés et comprennent : un modèle plus petit pour les chiens ayant des problèmes de dos, une version encore plus petite pour les chihuahuas nés sans pattes avant et un modèle plus grand pour les bergers allemands.

Parkes a dit qu’il ne le fait pas pour l’argent – « Quand je les vois sortir en courant de ma porte avec leur chaise, c’est mon salaire« , dit le vieil homme.

 

Pendant toutes ces années, Lincoln a aidé de nombreux chiens, chats, mais aussi lapins, cochons et même un poulet.

Un véritable ami des animaux.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Château-Gontier. Le Refuge de l’Arche accueille un nouveau tigre

Publié le par Ricard Bruno

Attendu au mois d’octobre, le nouveau tigre du Refuge de l’Arche est finalement arrivé mardi 7 décembre 2021 à Château-Gontier-sur-Mayenne. Il fait désormais connaissance avec sa colocataire Perle et son nouvel environnement.

Le tigre, arrivé mardi 7 décembre au Refuge de l’Arche, sera baptisé dans les prochaines semaines par l’équipe de l’établissement.

Le tigre, arrivé mardi 7 décembre au Refuge de l’Arche, sera baptisé dans les prochaines semaines par l’équipe de l’établissement.

La nuit est déjà presque tombée, mardi 7 décembre 2021, quand, vers 17 h 30, le nouvel habitant du Refuge de l’Arche arrive. Après sept heures de route en provenance du refuge Tonga terre d’accueil, proche de Saint-Etienne (Loire), le tigre, éveillé, découvre son nouvel environnement.

Source et suite de l'article : Cliquez ICI

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Brigitte Bardot sa lettre à la ministre de l'enseignement supérieur

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte, je n'ai qu'un mot à te dire B R A V O


Tu es une sainte, tu ne lâche RIEN, ton combat pour nos amis, les animaux est notre combat à tous, à ceux qui ferme les yeux sur la souffrance animale tu leur ouvre les yeux, tu leur mets des coups de pieds au cul, tu bouscule les bien-pensants, tu déranges celles et ceux qui ferme les yeux sur l'horreur des expérimentations.


À jamais à tes côtés...


Ton ami


Bruno  

Brigitte Bardot sa lettre à la ministre de l'enseignement supérieur
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La colère de Brigitte Bardot contre Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation: "La France doit sortir de cette impasse honteuse qu'est l'expérimentation animale"

Publié le par Ricard Bruno

Dans une lettre ouverte, Brigitte Bardot s'adresse à Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, et pousse un coup de gueule concernant l'expérimentation animale toujours pratiquée en France..

La fondatrice de la fondation portant son nom écrit: "Il y a quatre ans, je vous ai adressé un appel resté sans réponse. Ce silence méprisant est intolérable, insupportable, je vous interpelle aujourd’hui publiquement en espérant que vous sortirez de votre mutisme face à l’abomination qu’est l’expérimentation animale." Et d'ajouter : "Au moment où la condition animale semble enfin être prise en compte par certains de nos dirigeants, les victimes silencieuses des laboratoires semblent abandonnées à leur supplice quotidien, réduites à n’être qu’outils de recherche, objets d’une science sans conscience." "Madame la Ministre, nous n’avons pas le droit moral de fermer les yeux sur le sort de ces martyrs oubliés, mutilés pour tester des produits ménagers ou pour une recherche dont la pertinence est aujourd’hui contestée au sein même d’instances scientifiques.", a-t-elle poursuivi. Et d'écrire: "La France doit sortir de cette impasse honteuse qu’est l’expérimentation animale, elle doit porter ce message au moment même où elle prend la présidence de l’Union européenne. Elle doit traduire en actes la résolution adoptée, le 15 septembre dernier, par le Parlement européen qui demande à la Commission européenne et aux Etats membres de financer « la mise au point, la validation et l’introduction de méthodes d’expérimentation permettant de se substituer, rapidement, à l’expérimentation animale ». En attendant cette indispensable évolution, j’apporte mon soutien aux courageux citoyens qui s’opposent aux élevages de la honte, je pense aux militants présents devant les portes du camp de Gannat ou celui de Mézilles, dont les murs cachent des milliers de chiens élevés pour subir les pires sévices." "Chaque année, 5000 chiens sont ainsi sacrifiés en France, c’est une honte, une trahison envers le meilleur ami de l’homme…", regrette Brigitte Bardot. Et de conclure: "Madame la Ministre, vous avez le pouvoir d’agir c’est donc un devoir pour ne pas être complice et ne plus tolérer l’intolérable."

Source de l'article : Cliquez ICI

 
 
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Présidentielle 2022 : La cause animale, de plus en plus un critère de vote ?

Publié le par Ricard Bruno

POLITIQUE Immigration, pouvoir d’achat, sécurité…. Pour l’instant, la campagne présidentielle tourne en boucle autour de ces trois thèmes. Mais la protection animale, à laquelle de plus en plus des Français se disent sensibles, pourrait glisser une tête dans les débats d’ici à avril.

Des canards dans le centre de Paris.

Des canards dans le centre de Paris.

  • A travers la chasse et la question de savoir s’il la fallait limiter en interdisant celles jugées cruelles, la cause animale a fait une première entrée remarquée dans le débat de la présidentielle 2022, fin octobre.
  • Juste un début ? Un sondage Ifop de septembre tend à montrer que les Français accordent de plus en plus d’importance à l’enjeu de la protection animale. Et en font même, de plus en plus, un critère de vote.
  • Impossible pour les candidats, désormais, de passer à côté ? Hélène Thouy, candidate du jeune Parti animaliste, espère que cette présidentielle 2022 sera l’occasion d’aller plus loin que de simples engagements de principe, afin de parler de mesures concrètes.

« Évidemment, on ne chasse pas les espèces protégées, et on arrête la chasse à courre et toutes les chasses cruelles. » Et puis pas de chasse tout court durant les week-ends et les vacances scolaires… Les chasseurs savent à quoi s’en tenir si Yannick Jadot accède à l’Elysée. Fin octobre , sur BFMTV, alors que deux accidents dramatiques causés par des chasseurs survenaient en trois jours, le candidat EELV ouvrait le débat de la chasse dans cette présidentielle 2022.

Louis Schweitzer, président de la Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA), vous dira que cette prise de position n’est pas si étonnante de la part d’un candidat écologiste. « Ce qui est intéressant est de savoir comment réagiront les autres candidats », glisse-t-il.

Soutenir les chasseurs, un bon calcul politique ?

Jean-Luc Mélenchon, qui proposait déjà l’interdiction de la chasse le dimanche à la présidentielle de 2017, est toujours sur la même position. De même que, sans surprise, Hélène Thouy, qui pourrait être la première candidate du Parti animaliste à une élection présidentielle si elle obtient les 500 parrainages. « Nous soutenons la fin de la chasse tout court », précise-t-elle à 20 Minutes. A l’inverse, Michel Barnier, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Arnaud Montebourg se sont  publiquement prononcés contre des limitations.

Un bon calcul politique ? Avec un million de Français porteurs d’un permis de chasse, les chasseurs sont traditionnellement un électorat à choyer pour des candidats. En tout cas à ne pas brusquer. Mais le rapport de force change, estime Louis Schweitzer, qui renvoie vers un sondage Ifop paru en septembre. Le fait qu’un candidat affiche son soutien aux chasseurs n’aurait aucun impact sur le vote des Français, y déclarent 50 % des répondants. Mais 45 % assurent aussi qu’un tel affichage ne les inciterait pas à voter pour lui, contre seulement 5 % disant le contraire.

La cause animale « devient un critère de vote »

Voilà pour la chasse. De façon plus générale, toujours selon ce sondage, 84 % des Français considèrent la protection des animaux comme une cause importante. Parmi ceux-ci, 40 % la disent même très importante, quand ils n’étaient que 32 % et 38 % en amont des présidentielles 2012 et 2017. Pas si étonnant pour Daniel Boy, directeur de recherche au Cevipof, le centre de recherches politiques de Science Po. « Les valeurs changent au fil du temps, en France comme ailleurs, et cela est très accentué ces dernières années sur la cause animale, note-t-il. Il y a longtemps eu une contradiction entre la sensibilité portée aux animaux de compagnie et celle à la faune sauvage et aux animaux d’élevage. Elle est en train de sauter. Du moins, une part croissante de Français cherchent à la vivre autrement. »

Daniel Boy y voit l’effet conjoint du travail d’associations de protection animale, comme L214, pour porter le sujet dans le débat public, « mais aussi les progrès de la science dans la compréhension du comportement animal, complète-t-il. Leur capacité à souffrir, à avoir des émotions, à coopérer entre eux. » Certes, la cause animale n’est pas encore dans les enjeux les plus débattus d’une campagne présidentielle. « Mais elle devient un critère de vote, c’est ça qui change », observe Louis Schweitzer.

Le même sondage Ifop tend à le montrer, et pas que sur la chasse. 47 % des électeurs pourraient voter en fonction des propositions d’un candidat sur le bien-être animal (15 % très certainement), contre 39 % en mars 2017 et 29 % en décembre 2011. Le président de LFDA rappelle aussi le score de 2,2 % du Parti animaliste aux élections européennes de 2019 (490.000 bulletins). « Loin d’être ridicule, confirme Daniel Boy. On aurait pu penser que ces voix seraient prises dans l’électorat écologique. C’est plus complexe. Le vote écolo est un vote de grandes villes, très urbain. Or, aux européennes, le Parti animaliste a fait de très bon score dans l’Est de la France, la partie désindustrialisée plus particulièrement, et peut s’expliquer en partie comme un vote protestataire *. »

2 % d’intentions de vote pour la candidate du Parti animaliste

Le Parti animaliste pourrait faire encore mieux en avril. Dans un sondage Ifop de novembre pour cette formation politique, Hélène Thouy était créditée de 2 % des intentions de vote. Un potentiel électoral qui pourrait s’avérer encore plus important alors que seuls 18 % des électeurs ont déjà entendu parler de sa candidature. Quoi qu’il en soit, « même à 2 %, cela confirme un peu plus que la cause animale est un sujet qui pèse dorénavant électoralement, surtout dans un contexte où chaque voix compte, chaque dixième de points gagnés ou perdus peut avoir une incidence sur une présence au second tour ou un remboursement électoral », glisse Hélène Thouy.

De quoi pousser l’ensemble des candidats à se positionner sur la cause animale, y compris sur les volets clivants de la chasse et de l’élevage intensif ? C’est le premier objectif que vise le Parti animaliste en se lançant dans la course aux 500 parrainages. « Il n’est pas là pour gagner, mais pour populariser un thème, profiter de ce porte-voix qu’est la présidentielle », avance Daniel Boy. « L’idée est aussi d’inscrire le bien-être animal à l’agenda politique des cinq prochaines années », confirme Hélène Thouy.

Faudra-t-il encore que les promesses de campagnes soient tenues par le futur locataire de l’Elysée. Sur ce point, Hélène Thouy dresse un bilan plus que mitigé du président sortant. « Il y a eu des avancées bonnes à prendre, notamment dans la loi maltraitance animale [adoptée au Sénat le 18 novembre], commence-t-elle. Mais il ne faut pas être dupe. Elle intervient à six mois de l’élection pour donner des garanties aux protecteurs des animaux et tenter de leur faire oublier la politique pro-chasse d’Emmanuel Macron, ou ses promesses non tenues  pour améliorer le sort des animaux d’élevage. Au final, ce quinquennat a très peu fait avancer la question animale là où elle implique de se confronter à de puissants lobbies. »

« Débattre des mesures concrètes »

Hélène Thouy espère qu’on n’en restera pas, cette fois, à de grandes annonces de principe sur la nécessaire protection des animaux, « mais qu’on parlera enfin de mesures concrètes, de plans d’action. » Les ONG veilleront aussi au grain. Notamment à travers le collectif Animal Politique , qui avait réuni 26 d’entre elles à la dernière présidentielle, dont la LFDA. « Mais c’est un autre signe que les choses changent, observe Louis Schweitzer. En 2017, nous avions rédigé un manifeste autour des 30 propositions que nous avions envoyées à chaque candidat. Cette fois, il se pourrait bien qu’on passe directement à un commentaire du volet "bien-être animal" des programmes, en pointant les plus et les moins ambitieux. »

Louis Schweitzer liste déjà au moins trois idées « facile à mettre en œuvre » qu’il aimerait voir porter par les candidats : « créer un ministère du bien-être animal, ou au moins nommer quelqu’un à un haut niveau gouvernemental en charge de ce sujet, rendre obligatoire un étiquetage sur les conditions d’élevage, et interdire les actes de cruauté sur les animaux vivant en liberté. C’est déjà le cas, depuis 170 ans [loi Grammont de 1850], pour les animaux sous la garde de l’Homme. Mais pas pour la faune sauvage. »

* Dans ces territoires, les liens de sociabilité sont très distendus et l’encadrement politique, syndical, religieux et associatif est particulièrement lâche, avec en conséquence ou en corollaire un repli et un fort investissement sur la sphère privée et l’univers familial, expliquent le politologue Jérôme Fourquet et le géographe Sylvain Manternach dans une analyse du vote animaliste aux dernières européennes à lire sur le site internet de la Fondation Jean-Jaurès. Or, dans ces sphères, les animaux de compagnie occupent souvent une place importante. 

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Nouvelle attaque contre le foie gras

Publié le par Ricard Bruno

Le titre est "Nouvelle attaque contre le foie gras"....et moi je rajoute TANT MIEUX ! à quand son abolition ?

Bruno Ricard 

La mairie de Strasbourg a banni le met raffiné de ses réceptions officielles. Une initiative saluée par plusieurs associations, dont Peta France, et la Fondation Brigitte Bardot.

 

Nouvelle attaque contre le foie gras

L’association a salué une «bonne nouvelle pour les oies et les canards», dans un communiqué diffusé jeudi, journée mondiale de lutte contre le foie gras, et à la veille de l’ouverture du Marché de Noël, où des producteurs de foie gras alsaciens tiennent des stands.

«Le service du protocole de la mairie strasbourgeoise (...) veille particulièrement au respect de cette démarche en adéquation avec notre politique du bien-être animal», poursuit Mme Barseghian, qui reconnaît que «la tradition a ancré solidement cette consommation dans notre culture alsacienne»: «la légende ne veut-elle pas que le pâté de foie gras ait été inventé à Strasbourg» vers 1780 «par Jean-Pierre Clause, cuisinier du maréchal des Contades?», écrit encore l’élue EELV.

«En tant que maire de la capitale européenne», elle se dit également «particulièrement attentive à la suite du débat qui a eu lieu en juin (2021) au Parlement européen et qui vise la suppression progressive de l’élevage en cage des animaux d’ici 2027 dans l’Union européenne».

«Bravo à (Jeanne Barseghian), maire de (Strasbourg), qui bannit des réceptions officielles le +fruit+ de la torture animale. Le gavage provoque souffrance et maladie, une pratique contre nature qui doit être interdite!», a réagi sur Twitter Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

«La décision, dont personne n’a jamais parlé, est effective depuis un an et demi», note une source proche de la mairie, qui tempère la portée de la mesure: «Il ne s’agit pas d’un changement majeur en termes de volumes» par rapport aux mandatures précédentes, où le foie gras n’était selon elle pas servi en grandes quantités.

Selon cette même source, Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, a également renoncé au foie gras pour ses réceptions.

 

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