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action protection animale

Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Publié le par Ricard Bruno

Grâce à une vidéo choc, l'association de défense des animaux a obtenu la condamnation pour mauvais traitements d'un couvoir industriel breton. Un scandale qui a bouleversé la vie de cette petite entreprise agroalimentaire.

Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Seuls les caquètements qui s’échappent des poulaillers industriels trahissent la présence des poules. Elles sont 80 000 réparties dans douze bâtiments entre Finistère et Côtes-d'Armor. Mais le couvoir dans lequel naissaient chaque année une dizaine de millions de poussins destinés à des élevages, lui, est désaffecté. Les incubateurs, les éclosoirs, les tapis roulants de la machine de tri ont été démontés et vendus. Le lieu ne sert plus qu’au conditionnement des 18 millions d’œufs à couver expédiés annuellement à l'étranger. Et seuls neuf des vingt-deux salariés ont conservé leur emploi.

Dans ce couvoir de Bretagne, le scandale provoqué par la vidéo choc filmée en 2014 par l’association de protection des animaux L214 a laissé des traces. Et un profond traumatisme. Début mars, le tribunal correctionnel de Brest a condamné la société à 15 500 euros d'amende et son patron à 3 500 euros d'amende.

Le couvoir, reconnu coupable de mauvais traitements envers un animal, est la première entreprise agroalimentaire dont L214 a obtenu la condamnation. Claire*, la directrice, a accepté de témoigner, à condition que ni son nom ni celui de son entreprise ne soient mentionnés. Et parce qu'elle entend dénoncer "les procédés inadmissibles" et "les méthodes d'extrémistes" de L214.

Poussins étouffés et broyés

Tout commence en juillet 2014, par une annonce passée via Pôle emploi. Le couvoir recherche des intérimaires pour l’été. Parmi les réponses, celle d'un jeune homme originaire de Lyon. Sur son CV, l'ancien étudiant en musicologie dit avoir travaillé comme saisonnier dans les vendanges et la cueillette de fruits. Sa lettre de motivation achève de convaincre le responsable des recrutements. Il est embauché. Trois semaines après son arrivée, il part pourtant sans prévenir.

Le scandale éclate en novembre, avec la diffusion de la vidéo. Le jeune ouvrier était en réalité un militant de L214. Il a commencé à filmer dès ses premiers jours de travail. Et quand il rentrait le soir au camping où il dormait, il montait les images avec l'aide d'un des fondateurs de l'association. Claire apprend l’existence de la vidéo "par hasard", lorsqu’une journaliste appelle depuis Paris pour avoir sa réaction. "J'ai cru que c'était une blague", s'étonne-t-elle encore. Sur ses conseils, Claire se rend sur le site internet de L214 et découvre les images filmées dans son couvoir. "J’ai été choquée."

Des poussins sont déchiquetés à la broyeuse plutôt que d'être envoyés à l'équarrissage, d’autres sont enfermés dans des sacs-poubelle où ils meurent asphyxiés, d’autres encore agonisent dans une benne à ordures au milieu de cartons écrasés et d’œufs brisés, ou sont ramassés à la pelle sur le sol carrelé et jetés dans un seau.

"Le vilain petit canard" de l'aviculture

"Ça a été le déferlement médiatique, se désole Claire. C'était repris sur toutes les chaînes. Ça tournait en boucle. On était désemparés. Pour une petite entreprise, ce n'est pas quelque chose de facile à vivre." Un jour, les salariés du couvoir mettent dehors une équipe de télévision entrée sans autorisation. Puis tout retombe au bout de quelques jours. Claire garde aussi le souvenir de deux lettres anonymes et d'appels téléphoniques. "Tortionnaires de poussins", "Un poussin tué, un appel anonyme", disait la voix, avant de raccrocher.

"Très vite, on s'est retrouvés isolés. On était devenus le vilain petit canard", déplore Claire, en regrettant que le syndicat avicole auquel elle adhère n'ait pas davantage soutenu sa PME. Après l'affaire, apprenant que le militant de L214 tente de se faire engager dans d'autres entreprises, elle transmet son CV et sa photo aux autres sociétés françaises de l'accouvage, afin qu'elles ne se fassent pas piéger.

L214 ayant porté plainte pour cruauté envers des animaux, la justice enquête. Les gendarmes, accompagnés des inspecteurs des services vétérinaires, perquisitionnent le couvoir. Dirigeants et employés sont interrogés. Puis vient le procès. "Quand on n'a jamais assisté à ça, c'est une épreuve très difficile", assure Claire. La plainte du couvoir contre L214 et ses méthodes n'est pas retenue. L'association, elle, est partie civile.

Claire assiste "impuissante" à l'interrogatoire de son associé et aux plaidoiries accusatrices. A l'audience, le patron se défend, affirme ne pas être au courant des pratiques non conformes à la législation de ses salariés, et explique qu'il a donné de tout autres consignes. Le parquet requiert six mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Ce sera finalement seulement 19 000 euros.

"Ça part d'une bonne action"

Claire reconnaît les "erreurs" commises et avance des explications.Si les employés mettaient des poussins dans des sacs-poubelle, c’était à la demande d'associations qui recueillaient et soignaient des animaux blessés et venaient récupérer au couvoir les oisillons non commercialisables. "Ça part d'une bonne action et on se retrouve sur le banc des accusés", dit Claire.

Les poussins jetés à la benne comme de simples déchets ? "C'était une mise en scène filmée par l'activiste pendant la pause déjeuner des salariés, dénonce Claire. Avec le personnel habituel, cela ne se serait jamais produit."

"Les poussins n'ont pas été détruits par plaisir."

francetv info

Claire fustige L214, qui a utilisé la vidéo tournée dans son couvoir, où les poussins étaient vendus à des élevages, pour dénoncer les pratiques des couvoirs de poules pondeuses, où seules les femelles sont gardées et les mâles éliminés. "Dans une entreprise comme la nôtre, les poussins détruits sont ceux qui ne sont pas viables, mal formés. Cela ne représente que 2% de la production", argue la dirigeante.

"Il est déjà arrivé que nous subissions les conséquences des grèves de compagnies aériennes et que des vols soient annulés, reconnaît également la directrice. Dans ce cas, on cherche d'autres débouchés en urgence. Mais si on n'en trouve pas vite, on n'a pas d'autre choix que d'envoyer notre production à la destruction."

Le procès de l'élevage intensif

A travers le couvoir breton, L214 entend faire le procès de l'élevage intensif. "C’est vrai qu'il y a des destructions inutiles d'un pourcentage d'animaux. Mais s'il y a surproduction, c'est parce qu'il y a trop d'importations de poulets", accuse Claire, qui blâme des normes toujours plus nombreuses et la concurrence déloyale des pays où le coût de la main-d’œuvre est inférieur.

"Quand on commence à entrer dans une entreprise agroalimentaire, il y a toujours des choses dérangeantes."

francetv info

Claire a regardé les vidéos filmées par L214 dans les abattoirs du sud de la France et les élevages pratiquant le gavage des canards pour le foie gras. "Ces images sont produites et diffusées dans le but de choquer, et c'est réussi", confirme-t-elle. "L214 s'attaque à la production de viande, à sa commercialisation, à la haute couture qui utilise le cuir et la fourrure... Vous imaginez les conséquences sur notre économie ? s'interroge-t-elle. Où commence la maltraitance animale ? Et où s'arrête-t-elle ? La ménagère qui ébouillante ses langoustines vivantes, le chasseur qui abat son gibier, le pêcheur qui laisse les poissons agoniser... Il y a tant d'exemples."

"Je comprends que cela dérange", rétorque Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, qui défend le mode d'action de son association : "Cela permet de montrer la réalité qu'on ne veut pas nous laisser voir." "Si on n'avait pas diffusé ces images, il ne se serait rien passé", dénonce-t-elle, déplorant qu'il faille "absolument provoquer un scandale pour qu'il y ait une prise de position politique".

L214 a certes obtenu la condamnation du couvoir ainsi que des annonces du gouvernement sur le bien-être animal, mais, pour la militante, cela ne suffit pas. "On pourra vraiment parler de victoire quand il y aura de réelles avancées pour les animaux." A ses yeux, cela passe par la fermeture des abattoirs et l'arrêt de l'élevage. "Il faut changer notre modèle alimentaire", plaide-t-elle, espérant une prise de conscience collective.

"Cela a fini par nous briser"

Sur la terre des "bonnets rouges" bretons, le contexte économique est morose. Et le secteur de l’élevage sinistré. Le souvenir des plans sociaux de Doux et Tilly Sabco est encore frais. Quant à l’épidémie d' influenza aviaire , elle a poussé de nombreux pays à fermer leurs frontières aux poulets et aux œufs français. L'entreprise familiale, lancée par le grand-père à son retour de captivité à la fin de la seconde guerre mondiale, sur le modèle allemand, a compté jusqu’à 80 salariés et trois couvoirs, mais elle a aussi connu ses plans sociaux.

L'affaire a été "la goutte d'eau de trop". "Les conséquences de la vidéo de L214 ont fini par nous briser. J’ai dit : 'C'est fini, je ne veux plus entendre parler du couvoir'." Claire et son associé ont décidé de le fermer. Ils étaient en redressement judiciaire depuis plus d'un an. Le tribunal de commerce a accepté le changement d'activité. Il a fallu licencier. "L’ambiance était très mauvaise. Les ouvriers avaient peur de perdre leur travail. (…) Ce n'était pas une décision facile à prendre." L'entreprise s'est tournée vers l'exportation à 100%.

"Notre avocat nous a conseillé de tourner la page. Mais j'ai du mal", dit Claire. Son associé, lui, refuse de regarder vers le passé. "Quand je tape le nom de notre couvoir sur internet, tout ressurgit. J'aimerais bien pouvoir effacer ça", confie la directrice. L'enseigne à l'entrée de l'entreprise a été démontée, remisée dans un coin de son bureau. Le couvoir tente de se faire oublier.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe

Publié le par Ricard Bruno

Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe
Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe

C'était une des demandes de l'État, via la préfecture des Bouches-du-Rhône : que les défenseurs des chèvres de la Nerthe parlent d'une seule voix, via une association, devenant ainsi l'interlocuteur unique et légal de l'administration.

D'Écoute ta planète à Eco-Relais, des Amis de Castrum Vetus à la Fondation Brigitte Bardot, en passant par les propriétaires du massif ou la fédération des chasseurs, des structures étaient déjà au chevet des troupeaux répertoriés. Mais le choix a été fait d'en créer une spécialement dédiée. Après s'être enregistrée fin décembre en Préfecture, c'est le 26 janvier dernier que l'association "Chèvres de notre colline" a vu le jour officiellement. Son but est "de défendre les chèvres libres du massif de la Nerthe sur le territoire de Châteauneuf-les-Martigues".

C'était une des demandes de l'État, via la préfecture des Bouches-du-Rhône : que les défenseurs des chèvres de la Nerthe parlent d'une seule voix, via une association, devenant ainsi l'interlocuteur unique et légal de l'administration.

D'Écoute ta planète à Eco-Relais, des Amis de Castrum Vetus à la Fondation Brigitte Bardot, en passant par les propriétaires du massif ou la fédération des chasseurs, des structures étaient déjà au chevet des troupeaux répertoriés. Mais le choix a été fait d'en créer une spécialement dédiée. Après s'être enregistrée fin décembre en Préfecture, c'est le 26 janvier dernier que l'association "Chèvres de notre colline" a vu le jour officiellement. Son but est "de défendre les chèvres libres du massif de la Nerthe sur le territoire de Châteauneuf-les-Martigues".

Conformément aux exigences préfectorales, l'association "s'engage à effectuer l'identification, le contrôle sanitaire et la régulation du troupeau". La présidente en est Sylvie Vidal, propriétaire, épaulée par Jeannie Giry, trésorière, et Corinne Roux, secrétaire.

"On doit suivre les mêmes règles"

"Pour l'instant, les obligations sont d'en capturer pour faire les contrôles sanitaires et la castration des boucs pour limiter la cosanguinité et la prolifération, ne pas être débordé par leur nombre, les marquer et essayer de les maintenir sur le plateau, où elles vivent normalement, à part en été, où elles ont tendance à se rapprocher des routes", souligne Sylvie Vidal.

Conséquence directe, "la mise en place de parcs ouverts avec de la nourriture qu'elles adorent et qu'elles ne trouvent pas dans la nature, du maïs, de l'orge, du sel et de l'eau. Quand un groupe y sera dedans, on fera un bouclage, un prélèvement sanitaire, les vaccinations nécessaires, tout ce qui est imposé aux éleveurs. On doit suivre les mêmes règles. On s'y est engagé."

Un premier enclos est posé "depuis plus d'un mois. Pour l'instant, il n'a pas de succès car il y a trop d'herbe, tellement à manger autour. Un deuxième sera posé le 27 avril. Celui-là, puis un autre, resteront en place, très loin des routes, au cas où il y ait des problèmes sanitaires, pour les regrouper en urgence. Bien que leur isolement géographique les mette à l'abri de toute contamination". Même si la présidente a appris que, "paraît-il, les moustiques, vecteurs de la maladie de la langue bleue, ont un rayon d'action officiel de 250 km".

"Elles aiment être perchées en surplomb du vallon"

Sur les nuisances qui leur sont attribuées, liées au trafic routier, "la Dirmed a rénové les grillages le long de l'autoroute. On a aussi l'accord des propriétaires privés pour en poser d'autres vers la RD9, si nécessaire. Même s'il faudrait trouver les fonds nécessaires. Mais leur lieu de prédilection n'est pas la plaine ou le macadam. Elles aiment être perchées en surplomb du vallon , vers les carrières, qui les acceptent bien maintenant. On veut les fixer là-haut, là où elles sauront trouver une gâterie."

Une autre attaque avait été portée par les cultivateurs, qui les accusaient de manger les vignes : "On a entouré les vignes en question d'une clôture électrique il y a trois ans. Il n'y a plus de problème de ce côté-là. Maintenant, ce sont les éleveurs qui, se sentant persécutés par tous les règlements qui évoluent et augmentent leur charge de travail, disent pourquoi nous, et pas eux ? La différence, c'est que nos chèvres ne seront jamais, ni mangées, ni traites. Elles sont imprenables dans un circuit commercial donc elles ne vont pas contaminer un humain. Mais on va quand même faire comme si c'était un élevage. "

"Elles vont par petits troupeaux de 20"

Quant à leur nombre, "il reste très difficile à évaluer. Si on veut être honnête, on doit rester évasif. Des chiffres délirants partent jusqu'à 250 bêtes alors qu'en fait on n'en a jamais vu plus de 70, au mieux, selon Sylvie Vidal. Ça a été fait par la mairie, qui a envoyé tous les patrouilleurs des comités feux de forêts, en 4/4, en cernant tout le massif". "Elles vont par petits troupeaux de 20", complète Jeannie Giry. Qui y voit aussi un indéniable attrait politique et touristique : "Avec tous ces chemins de randonnée qui se créent, il y a un créneau dans lequel on peut se situer, pour dire que ces chèvres, finalement, plairont aux gens qui se promènent."

"Tout est prêt, en place, sourit Sylvie Vidal. Si tous les engagements sont tenus, elles sont sauvées sur site. Ça prendra un peu de temps mais c'est en route".

Association "Chèvres de notre colline". Pour adhérer, cotisation minimum à 10€/an. Pour faire un don, minimum 10€, sans obligation d'adhésion. Chèques à adresser ou à déposer sous enveloppe dans la boîte aux lettres de l'association, Maison des associations, 22, avenue du 4 septembre, Châteauneuf-les-Martigues. Contact : 04 42 81 53 14. chevresdenotrecolline@laposte.net

"Coopération efficace avec la mairie"

"Le relationnel avec la mairie de Châteauneuf et Roland Mouren se passe parfaitement, apprécie Sylvie Vidal. On a une coopération amicale, efficace. On tient compte des obligations et des responsabilités de chacun. Car au final, malgré l'association, s'il y avait un accident, c'est le maire, avec la Préfecture, qui resteraient responsables de la sécurité publique, qui comprend la sécurité routière, la protection des cultivateurs et, surtout, celle des éleveurs qui, eux, vivent de leur travail." Et d'ajouter : "Tout ce petit monde a accepté de prendre un risque pour laisser les chèvres dans les collines. La commune a pris un arrêté d'interdiction de leur donner à manger au bord des routes. Des panneaux en ce sens seront posés. Ensuès devrait faire de même puisqu'une partie du massif concerné se trouve sur son périmètre."

Le troupeau des Pennes-Mirabeau a trouvé refuge en Dordogne

On se souvient qu'un autre troupeau de chèvres sauvages a fait parler de lui, il y a un an, cette fois dans le massif bordant les Pennes-Mirabeau. Un groupe de 28 bêtes divaguant y avait été recensé, "clairement rejeté par les riverains, contrairement à celles de Châteauneuf", rappelle Romy Turpin, de la Fondation Brigitte Bardot. Notamment par les chevriers du Rove, qui ne voyaient pas d'un bon oeil cette proximité potentiellement vecteur de maladies.

Venue se rendre compte sur place en avril 2015, la Fondation avait ensuite financé la mise en place d'un enclos pour les récupérer et les regrouper, ce qui fut fait durant l'été.

Grâce à la Fondation Brigitte Bardot

Après un indispensable contrôle sanitaire - avéré favorable -, le troupeau a été d'abord "sécurisé" dans une bergerie à Grans, "qui appartient à un particulier, membre de la Fondation", précisait alors Christophe Marie, son porte-parole médias. Les chèvres y ont passé tout l'hiver... jusqu'à ce mardi où, au petit matin, elles ont pris la route, dans des camions, direction la Dordogne. Le Périgord sera leur port d'attache définitif, toujours sous l'égide de la Fondation, soucieuse de voir le moins possible d'animaux abattus.

Impliquée également depuis 2012 dans le dossier de la Nerthe, la Fondation Brigitte Bardot avait plaidé il y a un an pour un maintien sur site encadré. "Nous continuons à être au côté des habitants du secteur, qui souhaitent leur maintien", indique Romy Turpin. C'est dans cette intention que l'enclos qui a servi pour la capture des chèvres des Pennes-Mirabeau "va être offert à l'association de Châteauneuf". Par ailleurs, la Fondation "prendra à sa charge les frais de castraction des boucs qui seront capturés".

Qui soutient l'association ?

"En assistant plusieurs fois aux réunions depuis 2012, on a compris qu'il fallait avoir une position claire", précise Sylvie Vidal. À ce jour, "on a une vingtaine de particuliers adhérents et autant de donateurs", indique Jeannie Giry. Dont des archéologues de Martigues et Marseille et l'Office de Tourisme de Fuveau. "On est très sélectif sur les adhésions parce qu'on veut être sûr que ce sont des gens qui ont bien compris qu'on n'a pas d'autre alternative si on veut qu'elles restent là, ajoute la présidente. Ceux qui ont d'autres ambitions, d'autres espérances, ce n'est pas compatible avec ce qui est accepté par la préfecture. On va essayer de rendre le risque minimum mais il demeure, en théorie. Cela aurait été plus simple d'éradiquer le problème en se débarrassant des chèvres. Ce qui est tout à fait légalement possible".

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Maroc : Un refuge aux animaux abandonnés ou torturés à Tanger créé par un Britannique ...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/43868/maroc-refuge-animaux-abandonnes-tortures.html

Publié le par Ricard Bruno

Le Sanctuaire de la Faune». On ne pouvait trouver un meilleur nom au refuge pour animaux. Le créateur : Karl Scarr, 52 ans, originaire de Cambridge au Royaume-Uni, expert en comportement de la race canine. L’homme a acquis la réputation bien méritée de « meilleur ami des animaux». Ce titre de reconnaissance décerné par la presse britannique, Karl le doit à la mission qu’il s’est imposé comme un sacerdoce : venir en aide aux animaux errants, abandonnés ou torturés. Découverte.

Maroc : Un refuge aux animaux abandonnés ou torturés à Tanger créé par un Britannique ...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/43868/maroc-refuge-animaux-abandonnes-tortures.html

Alors que le mois dernier, les internautes marocains s’insurgeaient contre l’abattage via une campagne lancée sur les réseaux sociaux, Karl Scarr vient peut-être d’ouvrir une brèche dans ce débat. Ce britannique, âgé de 52 ans et père de 2 enfants, a décidé de consacrer sa vie à un refuge pour les animaux, comme le rapporte le Daily Mail qui lui consacre un article.

Des chiens, des ânes, des chevaux ont trouvé leur sanctuaire

Le cinquantenaire qui s’est installé à Tanger depuis plusieurs années, mène une vie rythmée par la récupération, le soin, la nourriture d’animaux errants, abandonnés, torturés ou maltraités dans un refuge baptisé « le Sanctuaire de la Faune». Un lieu qui doit grouiller d’aboiements, de miaulements, de braiement et de hennissement. Et pour cause, aux niches des 150 à 200 chiens, s’ajoutent les écuries des chevaux et des ânes qui sont recueillis dans le «sanctuaire ». La journée commence donc dès 4 heure du matin pour le cinquantenaire anglais avec le biberon à donner aux bébés animaux, le nettoyage des endroits où vivent les animaux sans compter les nombreux allers et retours chez le vétérinaire pour soigner les animaux malades.

« Gérer un endroit comme celui-ci demande une vigilance et une concentration complètes en tout temps. Il faut surveiller les scorpions et les serpents ou même stopper les combats avant qu’ils ne deviennent graves. Mais c’est un sacrifice que je fais volontiers pour protéger ces merveilleux animaux dont la plupart ont été victimes de violence, affamés, abandonnés ou tout simplement laissés pour morts », confie Karl Scarr. En effet, certains des animaux portent toujours les stigmates de la violence qu’ils ont subie. Certains ont subi des mutilations, d’autres ont été fauchés par des voitures, d’autres encore ont été maltraités au point de devenir agressifs et « susceptibles d’infliger des blessures ».

Une seconde vie pour des animaux torturés

« Chaque jour, nous trouvons des animaux victimes d’horribles violences physique et mentale avec certains qui ont été poignardés, brûlés, devenus aveugles, mutilés avec l’oreille ou la queue coupée ou avec les pattes cassées. Beaucoup d’autres sont ravagés par la gale, les puces, les tiques, les vers, la malnutrition sévère et d’autres maladies », confie le protecteur des animaux. Seulement, selon le site du refuge, les animaux sont nourris grâce aux dons des particuliers ou à la vente des livres écrits par Karl sur les comportements des animaux. Ils sont ensuite soignés, traités, parfois stérilisés pour être proposés à l’adoption aux personnes acceptant de s’en occuper.

Le travail du refuge ne s’arrête pas là. Des actions de sensibilisation et d’informations sont également menées grâce notamment à des prises de parole dans les écoles ou auprès de la population locale. « Le sanctuaire est devenu le point focal pour une grande campagne sur le changement des lois sur la protection des animaux dans le pays [..]», souligne Karl Scarr. La page Facebook du sanctuaire donne régulièrement des nouvelles des animaux recueillis et de leur vie dans le refuge. « Beaucoup de ces chiens ont été laissés dans les rues et souffrent seulement du besoin d'affection. Nous voulons donner aux animaux l'amour et l'affection qu'ils méritent en les entourant de joie ». Un message fort lancé en direction des souteneurs de la loi sur l’abattage des chiens pour dire : et si nous créons des refuges pour animaux au Maroc ?

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Les chasseurs massacrent 600 éléphants dans un parc national du Cameroun…

Publié le par Ricard Bruno

Les chasseurs massacrent 600 éléphants dans un parc national du Cameroun…

Chères amies, chers amis

Des dizaines de chasseurs armés jusqu’aux dents ont pénétré dans un parc national du Cameroun, avant de massacrer plus de 600 éléphants majestueux et de les mutiler pour récupérer leurs défenses. Les braconniers ont décimé la moitié des derniers éléphants d’Afrique centrale. Et personne n’est parvenu à les arrêter. Jusqu’à présent… De courageux enquêteurs ont infiltré des réseaux de braconnage dans huit pays africains, et 1200 trafiquants sont déjà sous les verrous grâce à eux! C’est le genre de nouvelles qui redonne espoir! Ces personnes ont été récompensées, mais beaucoup de bailleurs de fonds craignent de s’en prendre frontalement au crime ~~organisé. Nous sommes peut-être le mouvement le mieux placé pour donner rapidement de l’ampleur à cette extraordinaire opération. Quatre éléphants sont massacrés toutes les heures. Nous sommes engagés dans une course contre la montre pour ne pas voir ces magnifiques créatures disparaître à jamais. Mais si chacun d’entre nous contribue maintenant, cette équipe pourrait se déployer dans d’autres pays, faire arrêter davantage de criminels et fonctionnaires corrompus, et nous pourrions mener des campagnes pour sauver ces animaux emblématiques d’un massacre à grande échelle. Tout le continent est touché par ce carnage. Des braconniers embauchés pour l’occasion repèrent les éléphants, les léopards, les grands singes et toutes sortes d’animaux en voie de disparition. Les grands chefs font alors venir des hélicoptères et des armes lourdes pour les abattre et les dépecer afin de récupérer leurs peaux et défenses. C’est un trafic évalué à 19 milliards de dollars par an dans le monde entier, aux mains des mafias internationales, qui s’en sortent en distribuant des pots-de-vins à tour de bras. Mais les courageux membres du réseau des Activistes écologiques pour la gouvernance et l’application de la loi (EAGLE, en anglais) ripostent, s’en prenant à chaque échelon de ces organisations criminelles: ils infiltrent les gangs, travaillent avec la police pour faciliter les arrestations et s’assurer que les responsables sont bien mis hors d’état de nuire. Leur succès sans précédent leur a valu un concert de louanges, d’Interpol à WWF en passant par le Prince Philippe mais malgré cela, ces héros travaillent avec un budget restreint, motivés surtout par leur amour sincère pour ces animaux. Si nous contribuons chacun à la hauteur de nos moyens, voilà ce que nous pourrions faire: Aider à former et à financer des dizaines d’enquêteurs capables d’infiltrer les réseaux les plus recherchés dans davantage de pays, et faire arrêter leurs meneurs; Accompagner les enquêtes visant les fonctionnaires et les responsables politiques complices qui permettent à ce sanglant trafic de perdurer; Mener d’énormes campagnes au moment des arrestations et des procès afin de modifier la culture de l’impunité; et Mener des enquêtes afin de faire toute la lumière sur les entreprises et les gouvernements qui profitent de la vente de l’ivoire et d’autres produits tirés des animaux. Nous sommes peu nombreux à être prêts à mettre notre vie en jeu pour sauver d’autres espèces de la violence et de l’infinie cupidité des hommes. Mais c’est précisément ce que font ces guerriers de la cause animale et aujourd’hui, nous pouvons leur venir en aide. Mettons la puissance de notre mouvement à leur service. Nous sommes déjà venus en aide à de courageux activistes qui travaillent en première ligne, menant un travail périlleux mais essentiel, depuis les citoyens journalistes en Syrie jusqu’aux bénévoles partis combattre le virus Ebola. Nous soutenons toujours les meilleures idées, celles qui auront le plus d’impact, surtout quand personne d’autre ne veut s’engager. Aujourd’hui, venons en aide à ces héros, afin que les magnifiques savanes et forêts africaines puissent de nouveau regorger d’animaux sauvages. Avec espoir et détermination, MCD POUR PLUS D’INFORMATIONS

En Afrique, le crime organisé décime les éléphants (Sciences et Avenir) http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20150125.AFP6517/en-afrique-le-crime-organise-decime-les-elephants.html

Comment les mafias détruisent la planète (L’Express) http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/comment-les-mafias-detruisent-la-planete_1698834.html

Massacre d’éléphants au Cameroun: retour des braconniers dans le parc national de Boubandjida (IFAW) http://www.ifaw.org/france/actualites/massacre-d%E2%80%99%C3%A9l%C3%A9phants-au-cameroun-retour-des-braconniers-dans-le-parc-national-de-boubandj

Eléphants d’Afrique: La Banque Africaine de Développement tire la sonnette d’alarme, sans action, c’est l’extinction (Médiaterre) http://www.mediaterre.org/actu,20160304102925,11.html

Burkina Fas o: Près de 70 kg d’ivoire en partance pour la Côte d’ivoire saisies (Koaci.com) http://koaci.com/burkina-faso-pres-divoire-partance-pour-cote-divoire-saisies-94991.html

Massacre de la faune au Bénin: le dernier Éden menacé (Le Partage) http://partage-le.com/2015/03/massacre-de-la-faune-au-benin-le-dernier-eden-menace/

Les activistes écologiques pour la gouvernance et application de la loi (EAGLE, site internet) http://www.eagle-enforcement.org/

Un groupe africain de protection de la nature avec un objectif hors du commun: le respect de la loi (New York Times, en anglais) http://www.nytimes.com/2015/10/13/science/african-conservation-group-with-unusual-mission-enforcement.html

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Des chiots victimes de mauvais traitements

Publié le par Ricard Bruno

L’histoire remonte en septembre dernier lorsqu’une personne a fait l’acquisition d’un chiot dans un élevage de Conflans-Sainte-Honorine. Deux jours après, l’animal était mort. L’acheteuse remettait alors en cause les conditions de vie auxquelles étaient livrés les animaux et soupçonnait également de mauvais traitements infligés aux bêtes. La police nationale était alertée et ouvrait ainsi une enquête.

Il s’est avéré que la mort « suspecte » du chiot, intervenue deux jours après son achat, était en réalité due à un manque de sevrage. En effet, l’animal a été vendu avec un carnet de santé trafiqué qui mentionnait la fin de son sevrage. La personne à l’origine du signalement aux autorités a donc été victime d’escroquerie.

Jeudi dernier, les enquêteurs du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine sont intervenus dans l’élevage de chiens en question. En présence de la SPA (Société protectrice des animaux, Ndlr) et de la fondation Brigitte Bardot, ils ont constaté les mauvaises conditions de vie auxquelles étaient soumis les animaux. À leur arrivée, les protagonistes ont dénombré 27 animaux de compagnie dont un chien mort. À la suite de l’intervention, la SPA aurait décidé de porter plainte contre l’élevage. Quant à la fondation Brigitte Bardot, elle serait dans l’attente d’éléments supplémentaires avant de décider de prendre part à l’affaire.

L’enquête doit se poursuivre pour savoir si l’élevage était totalement en règle ou s’il y a bien eu travail dissimulé. Si la mère serait semble-t-il déclarée en tant qu’entrepreneuse, sa fille âgée de 18 ans susciterait quelques doutes. En effet, plusieurs annonces passées sur internet ainsi que des transactions semblent indiquer qu’elle aurait pu tenir une place à part entière au sein de l’élevage familial.

Dans un second temps, l’enquête doit essayer de déterminer la provenance des animaux. Lors de leur intervention, les forces de l’ordre ont constaté que plusieurs chiens étaient porteurs de puces d’identification. Les policiers doivent donc établir si les animaux ont été acquis suite à des achats ou directement volés à leurs propriétaires. Ces derniers seraient répartis « aux quatre coins de la France », selon les informations délivrées par les puces.

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Monoprix ne commercialise plus d'oeufs de poules élevées en batterie

Publié le par Ricard Bruno

Depuis lundi, Monoprix a définitivement retiré les œufs de poules élevées en cage de ses rayons, a annoncé l'enseigne dans un communiqué. ​

Monoprix ne commercialise plus d'oeufs de poules élevées en batterie

«Monoprix fait le choix de retirer définitivement les oeufs de catégorie 3 de ses rayons à compter du 11 avril 2016», précise l'enseigne dans un communiqué, la première à prendre ce type d'initiative. Comprenez qu'elle ne vendra plus d’œufs de poules élevées en batterie.

L'opération s'accompagne, par ailleurs, d'une «démarche de sensibilisation auprès des consommateurs» via «une brochure explicative et un affichage en magasin» et les réseaux sociaux, indique le groupe dans un communiqué.

En 2013, l'entreprise de grande distribution s'était déjà engagée à ne plus proposer d'oeufs issus d'élevage de poule en cage mais uniquement sur sa propre marque. En 2015, Monoprix avait déjà supprimé les œufs de batterie de la fabrication des pâtes d'Alsace et de la mayonnaise de sa marque Monoprix Gourmet, imitant d'autres fabricants de mayonnaise.

Rappelons que deux tiers des œufs vendus en France et 75% de la production hexagonale, proviennent d'élevages en cage.

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Elle s'appelait Marie...Adieu....

Publié le par Ricard Bruno

Elle s'appelait Marie...Adieu....

Elle s'appelait Marie.
Elle avait dédié sa vie aux chiens et aux chats.
Elle s'est éteinte aujourd'hui, laissant des orphelins inaudibles à des mains meurtrière...s... Celles qui sont pourtant censées les protéger...
Mais Marie leur a donné tellement d'amour et d'attention que ça les comblerait peut-être...
Marie a également donné une leçon de vie aux Casablancais en particuliers et aux marocains en général : l'amour et l'empathie n'ont pas de nationalité, d'âge, de vocation ou de race ! Quand on aime, on se dévoue.
Repose en paix la guerrière, tu l'as bien méritée ta paix, que tu as semée de ton vivant...

Quand une grande défenseuse des animaux s'en va c'est un coin de lumière qui s'éteint . Une pensée pour vous Marie , en espérant que vous petits protégés trouveront quelqu'un d'aussi bon que vous

Elle s'appelait Marie...Adieu....
Elle s'appelait Marie...Adieu....
Elle s'appelait Marie...Adieu....
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La Norvège Tue des Baleines pour Nourrir des Animaux Elevés pour la Fourrure

Publié le par Ricard Bruno

La Norvège a tué plus de baleines que tout autre pays au cours des quatre dernières années, et une partie de cette viande est transformée en alimentation animale pour l'industrie de la fourrure norvégienne, selon de nouveaux documents dévoilés par deux organisations environnementales.

La Norvège Tue des Baleines pour Nourrir des Animaux Elevés pour la Fourrure

Les révélations de l'Environmental Investigation Agency (EIA) et l’Animal Welfare Institute (AWI) coïncident avec l’ouverture de la saison de chasse à la baleine en Norvège, soit une semaine après que le Japon a déclaré avoir tué pour la « recherche » plus de 300 baleines de Minke (plus communément appelées petits rorquals), parmi lesquelles des femelles gestante . Aujourd’hui encore, les organisations appellent à mettre un terme à la chasse à la baleine, mais cette fois c’est la Norvège qui en en ligne de mire. En effet, tout comme l'Islande et le Japon, la Norvège ignore le moratoire de la Commission Baleinière Internationale (CBI) sur la chasse à la baleine, en vigueur depuis 30ans.

Jennifer Lonsdale, directrice de l'Environmental Investigation Agency (EIA), a déclaré à ThinkProgress : «Nous sommes vraiment inquiets de voir cette chasse se poursuivre, et que la Norvège exporte les baleines vers le Japon avec la complicité de l’Islande. Pourquoi un pays riche comme la Norvège continue-t-il à chasser des baleines? » s'interroge-t-elle.

Les organisations ont également rapporté qu'en 2014 plus de 113 tonnes de viande de baleine (l'équivalent d'environ 75 baleines de Minke) ont été utilisées par Rogaland Pelsdyrfôrlaget, le plus grand fabricant d'aliments pour animaux destinés à l'industrie de la fourrure norvégienne.

« La chasse à la baleine est une pratique intrinsèquement cruelle et n'a pas sa place dans une société civilisée», a déclaré Susan Millward, directrice exécutive de AWI dans un communiqué. « Tuer ces animaux sensibles et magnifiques pour nourrir les animaux qui souffrent dans les fermes à fourrure met en évidence les raisons pour lesquelles le monde entier s’oppose à la chasse à la baleine, et démontre clairement que la viande de baleine n’est en aucun cas un besoin légitime pour les Norvégiens. »

Une baleine est harponnée par un baleinier norvégien. Crédit photo: EIA

Une baleine est harponnée par un baleinier norvégien. Crédit photo: EIA

Les habitants des côtes norvégiennes pratiquent la chasse à la baleine depuis des siècles, mais les opérations commerciales ciblant le petit rorqual ont seulement commencé au début du 20e siècle. Au cours des derniers siècles, cette chasse (alimentée par la forte demande en viande et en graisse de baleine –transformée en huile de cuisson et en bougies, entre autres) a poussé de multiples espèces de baleine vers l’extinction. Les progrès technologiques comme les réfrigérateurs ont empiré les choses pour les baleines, puisque les navires étaient en mesure d’en chasser davantage et plus loin des côtes. Dans les années 1960, la Commission Baleinière Internationale (CBI) a tenté de réguler cette chasse commerciale avec un succès limité, jusqu'à ce qu'elle adopte en 1982 un moratoire avec une mise en place progressive sur une période de quatre ans.

La Norvège a toutefois contesté ce moratoire de 1982 et elle n'est « plus légalement soumise au quota zéro », comme le ministre conseiller à l'ambassade de Norvège à Washington, Jon-Åge Øyslebø, l’a annoncé à ThinkProgress. Selon lui, le stock de petits rorquals est « abondant » en Atlantique nord-est, et les quotas se basent sur des modèles développés par la Commission Baleinière Internationale.

La Commission n'a pas souhaité répondre à ces commentaires par voie de presse, mais l'agence appelle la Norvège à interrompre toutes les activités de chasse à la baleine sous sa juridiction. La Norvège s'est elle-même fixé un quota de pêche de 880 baleines pour cette saison, un chiffre à la baisse par rapport au quota de 1,286 fixé l’an dernier. Ce chiffre reste bien plus élevé que les 330 baleines capturées par le Japon pour la “recherche”, ce qui démontre la faiblesse des agences internationales qui ont peu de recours face aux gouvernements qui ne se soumettent pas aux traités.

Selon des chiffres recueillis par l'EIA et l'AWI à partir de rapports nationaux provisoires, la Norvège aurait tué plus de baleines en 2 ans que l'Islande et le Japon réunis, avec au moins 1,396 baleines tuées contre un total de 1,018 pour le Japon et l'Islande. De plus, les écologistes affirment que la Norvège a augmenté son exportation des produits contenant de la baleine, en envoyant 172 tonnes métriques de viande et de graisse de baleine vers le Japon depuis 2014.

En Norvège comme au Japon, des rapports montrent que la demande en viande de baleine est sur le déclin. Svein Ove Haugland, le directeur adjoint de la coopérative de vente de produits de la pêche en Norvège (NFSO), a expliqué au journal The Guardian : « Il y a actuellement un goulet d'étranglement au niveau du marché et de la distribution. Il faut rétablir la demande en viande de baleine, soumise à la forte concurrence de la viande (provenant d’animaux terrestres) et du poisson. »

Les écologistes estiment que les contraintes du marché ainsi que la croissance des activités liées au whale-watching* devraient pouvoir dissuader la Norvège de chasser les baleines. Lonsdale estime que la chasse à la baleine n'est pas une activité nécessaire, et qu'avec le changement climatique en cours ainsi que la pollution, la chasse est une menace supplémentaire qui pèse des espèces qui commencent à se rétablir après des siècles d'abus. « Nous devons nous montrer responsables, » conclut-elle.

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FLAC : Communiqué...

Publié le par Ricard Bruno

FLAC : Communiqué...

Chers amis,

Pour votre info, le 9 avril dernier, Aymeric Caron, membre du comité d'honneur de la FLAC, choisissait la FNAC à Montpellier afin de faire la promotion de son dernier livre, "Antispéciste". Grâce à notre délégué Cyril Vaucelle, la FLAC était présente. Lors de son discours, Aymeric CARON ne manqua pas de dénoncer, entre autres, cette honte nationale qui a pour nom, la corrida.


Bien amicalement

Thierry Hé"ly
Président de la FLAC
www.flac-anticorrida.org

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