action protection animale
Brigitte Bardot émission "Jour J" du 15 07 2022 sur RTL
Brigitte Bardot émission "Jour J" du 15 07 2022 sur RTL , disponible ici sur le blog Brigitte Bardot.
Bruno Ricard
Notre-Dame-du-Hamel. Un nouveau refuge axé sur le bien-être accueillera plus de 1000 animaux
Un nouvel établissement de la Fondation Brigitte Bardot a ouvert en janvier 2022 à La Davière, à Notre-Dame-du-Hamel. Celui-ci peut accueillir plus 1000 animaux.
L’ancienne ferme de La Davière, à Notre-Dame-du-Hamel (Eure), s’est transformée en refuge de la fondation Brigitte Bardot, après le don du bâtiment par sa propriétaire, Paulette Aubert. C’était l’une des dernières volontés de son mari, passionné, comme sa femme, par les animaux, et décédé il y a quelques années. Le couple d’agriculteurs avait économisé toute sa vie pour acheter cette parcelle.
Les travaux ont duré dix-neuf mois, entre le mois de mai 2020 jusqu’à son ouverture en janvier 2022. Lorsqu’ils ont récupéré l’établissement, les membres de l’association ont dû entreprendre de grands travaux, de plusieurs millions d’euros, pour accueillir plus tard plus de 1000 animaux. « On a gardé totalement l’âme de ce qui avait été fait », déclare Charlène Leroux, la responsable du site, devenu le 4e refuge de la fondation dans l’Eure. En effet, les anciens propriétaires avaient construit eux-mêmes la bâtisse et ses annexes sur le terrain de sept hectares.
Le manoir est devenu l’accueil, abritant également les animaux malades pendant la nuit. La suppression des dépendances, comme l’atelier ou le garage, permet la création de plusieurs pièces pour les chiens et les chats. La bergerie a fait place aux chatteries. Dans les prairies, des bergeries et un poulailler ont vu le jour.
La fondation a bénéficié de généreux dons lors de la reconstruction. L’avocat, chanteur et ancien président du directoire du groupe NRJ Max Guazzini a permis d’aider à la construction grâce à la vente de sa collection de disques d’or. Cet argent a permis de mettre en place un espace pour les chiens. Emilie N’Guyen, quittant son activité dans son association « Les amis des Chats » a, quant à elle, aidé à financer la partie prévue pour les petits félins.
Les animaux et leurs espaces
Depuis janvier 2022, les premiers animaux ont foulé le sol du nouveau refuge. Ils viennent tous de nouvelles saisies ou sont donnés après un décès. Chiens, chats… mais aussi oies, cochons ou encore chèvres sont présents dans les locaux et sur le terrain. Les box sont prévus pour trois chiens maximum. Pour faciliter leur bien-être, ils sont placés par affinité et par famille. Ils ont pour eux entre 500 et 1000 m2 de jardin attachés au box. Tous les jours, ils peuvent également se promener et se dégourdir les pattes dans le parc de 4000 m2 derrière leur jardin. En plus de nombreux box, une nurserie est prévue « si une maman arrive avec des petits », explique la bénévole depuis vingt ans dans l’association, une infirmerie et une cuisine. Dans l’espace à côté, « les chiens qui s’entendent » peuvent vagabonder en liberté dans cet espace ainsi qu’à l’extérieur. « Ils sont en liberté », ajoute-t-elle.
Les chats ne sont pas en reste, ils ont également un grand espace. Une pièce est prévue pour les « mamans avec bébés ». Dans le local, une chatte couve ses tout petits chatons, « nés il y a un mois, indique la responsable du site. S’ils ne sont pas identifiés, on leur donne des noms ».
Dans l’une des autres pièces prévues pour ces animaux, plusieurs chats se reposent allongés sur les coussins. « Ils viennent d’une minuscule maison où ils étaient cinquante », annonce Charlène Leroux. Les différentes infirmeries sont primordiales dans les locaux. Par exemple, certains des chats « avaient les poumons brulés à cause de l’ammoniac présent dans le pipi », explique-t-elle.

Les chats possèdent de grands espaces extérieurs.
Dans le parc, un étang ravit les oies qui se promènent autour. Un nouveau poulailler est en construction pour les volatiles saisies. En ce moment, une cinquantaine d’entre elles cohabitent dans un habitat à côté. Les cochons et les chèvres ont également leur propre enclos.
Bien qu’âgés, les animaux ne sont jamais euthanasiés « pour faire de la place », souligne la jeune femme. Au besoin, « on construit un autre refuge ». Des partenariats sont également signés avec des agriculteurs à la retraite, qui accueillent les animaux en pension dans leur ferme, à la condition qu’ils ne finissent pas à l’abattoir. C’est donc pour eux l’opportunité d’avoir une autre source de revenus et surtout de voir autrement ces animaux.


Des animaux prêts pour l’adoption
« Même s’ils sont heureux, notre rêve c’est de les voir partir », déclare Bruno Jacquelin, responsable de la communication du refuge. Seuls les chiens et les chats peuvent être adoptés et sont suivis toute leur vie pour être sûr qu’ils soient bien traités. Lorsqu’une personne demande à adopter un animal, le service met en place une procédure pour juger la fiabilité des potentiels nouveaux maîtres. « Nous sommes très exigeants, car ce sont des animaux soit abandonnés soit maltraités, éclaircit la bénévole. On préfère la qualité que la quantité. » Ils s’engagent également à récupérer les animaux à la mort des propriétaires.
Mais la mise à l’adoption n’est pas systématique. En cas de dons, les propriétaires peuvent choisir s’ils veulent que leur compagnon soit adopté ou s’ils préfèrent qu’il reste à la fondation jusqu’à sa mort. Plusieurs d’entre eux, en maison de retraite, par exemple, ont pu revoir leur animal, grâce aux bénévoles.
VIDEO. Jeanne Mas à la rencontre d'Etienne, le taurillon échappé d'un abattoir
21 juin 2022 - Jeanne Mas remet un chèque à Christophe Marie, directeur adjoint de la Fondation Brigitte Bardot pour la pension du taurillon Etienne dans une ferme de Seine-Maritime •
La chanteuse Jeanne Mas, engagée dans la cause animale, a rendu visite au jeune bovin pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot et mis en pension dans une ferme de Seine-Maritime.
L'histoire avait fait la une des médias. En plein été, au début du mois d'août 2021, un jeune taureau du nom d'Etienne s'était échappé d'un abattoir de Fleurs, dans le département de la Loire. Le taurillon s'était ensuite dirigé dans le centre-ville de la commune en courant dans les rues avant de se réfugier, apeuré, dans un bois.
Les pompiers avaient ensuite anesthésié l'animal, le rendant impropre à la consommation pendant 35 jours. Des défenseurs des animaux avaient alors lancé une pétition et une cagnotte pour tenter, dans ce délai, de sauver Etienne de la mort. Près de 30.000 internautes s'étaient mobilisés et le jeune bovin n'était finalement pas retourné à l'abattoir.
Alertée, la Fondation Brigitte Bardot avait pris en charge Etienne et l'avait conduit en Normandie, entre Rouen et Dieppe, dans l'une des fermes partenaires de la fondation.
Jeanne Mas émue par le sort d'Etienne
Le 21 juin 2022, un peu moins d'un an après le sauvetage du taurillon, la chanteuse Jeanne Mas a rendu visite à Etienne, dans la ferme de Patrick Dufour où il est en pension, aux côtés d'autres animaux victimes de négligences et/ou de maltraitance.
"Ce qui est très touchant, c'est de savoir que tous ces animaux ont été sauvés et qu'aujourd'hui, ils peuvent vivre en paix et en sécurité"
Jeanne MasLe cas du taurillon Etienne ne l'a pas laissé indifférente : " Ce qui m'a émue, c'est cette envie de vivre de la part de ce qu'on considère comme un animal destiné à l'abattoir, son envie de vivre qui l'a poussé à sortir du camion et à prendre la fuite pour sauver sa vie, sauver sa peau…"
"Et je crois qu'Etienne a eu beaucoup de chance d'être tombé sur une équipe de pompiers qui l'ont anesthésié plutôt que de l'abattre. Et la fondation Bardot a pu lui trouver cet endroit magnifique où il va pouvoir grandir et vivre."
La chanteuse, qui milite depuis des années pour la cause animale (elle a longtemps été végétarienne avant de devenir vegan) soutient les actions de la Fondation Brigitte Bardot.
Lors de ses derniers concerts, Jeanne Mas a vendu de nombreux objets personnels, comme des bijoux et vêtements de scène, au profit d'Etienne.
Dans l'herbage de la ferme après avoir rencontré pour la toute première fois son protégé, Jeanna Mas a remis un chèque au directeur adjoint de la Fondation Brigitte Bardot.
Un don qui permettra de financer les deux prochaines années de pension d'Etienne.
Procès de l’élevage d’agneaux Grimal et de ses 2 vétérinaires
Hier après-midi s'est tenu le procès de l'élevage intensif d'agneaux appartenant à la société Grimal (Aveyron), et de ses 2 vétérinaires, au tribunal judiciaire de Rodez.
Nous avions dévoilé en juin 2020 des images de cet élevage, un des plus gros élevages d’engraissement d'agneaux de la zone roquefort avec près de 120 000 animaux par an.
Les agneaux étaient entassés dans des bâtiments sordides sans accès à l'extérieur. Certains souffraient de boiteries et peinaient à se déplacer. D'autres agonisaient lentement et mouraient avant même d'atteindre quatre mois, âge auquel ils auraient dû être envoyés à l'abattoir.
Suite à notre enquête et notre plainte, le parquet, appuyé par la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP), a pris l’affaire au sérieux. Il a procédé à des perquisitions et des gardes à vue aussi bien concernant Grimal que le cabinet vétérinaire.
De nombreux délits poursuivis…
L’élevage et ses 2 cogérants sont poursuivis pour :
- mauvais traitements commis sur les animaux par un professionnel (délit) ;
- tromperie sur la qualité du produit (délit) ;
- administration irrégulière de médicaments vétérinaires (délit) ;
- absence de tenue d'un registre d'élevage (contravention).
Fait rare, les 2 vétérinaires de l'élevage sont aussi poursuivis, notamment pour :
- absence de surveillance sanitaire ou de suivi régulier par manque de registre d'élevage et de traitements (délit) ;
- aide au mésusage ou à l'abus de médicament (délit) ;
- prescription de médicament vétérinaire contenant des antibiotiques d'importance critique sans avoir réalisé les examens et analyses préalables obligatoires (délit) ;
- délivrance de médicaments vétérinaires sans ordonnances et dans des quantités importantes (délit)...
Nous attendions de ce procès des sanctions fermes et dissuasives : les élevages ne sont pas des zones de non-droit !
… mais des réquisitions symboliques
Malheureusement, les peines requises par le procureur de la République sont extrêmement faibles au regard des infractions poursuivies :
- 10 000 €, dont 5 000 € avec sursis, pour chacun des 2 vétérinaires ;
- 8 000 €, dont 4 000 € avec sursis, pour Grimal ;
- 5 000 €, dont 2 500 € avec sursis, pour chacun des 2 cogérants de l'élevage.
Tout n’est pas joué. La décision est maintenant entre les mains du tribunal, et nous espérons qu’il ira plus loin. Prononcera-t-il une condamnation symbolique ou une sanction proportionnée ? Réponse le 14 septembre prochain.
Quoi qu’il en soit, nous poursuivons sans relâche notre travail, avec vous à nos côtés, pour dénoncer et mettre fin à ce système effroyable pour les animaux. Surveillez votre boite mail mardi !
À bientôt,
Sourcez : L'équipe de L214
Anglet : la fondation Bardot appelle à prendre soin des animaux domestiques
Pour Daniel Raposo, délégué pour les Pyrénées-Atlantiques de la fondation Brigitte Bardot, « un animal domestique ne s’abandonne pas. On ne laisse pas un chien dans une voiture où la température monte à 70° sous le soleil et on doit veiller à faire stériliser les chats pour éviter une multiplication de portées dans l’année. La fondation Brigitte Bardot apporte un soutien à ceux qui souhaitent faire stériliser leur animal ». »
Adopter plutôt qu’acheter
Les messages diffusés sur ce stand abordaient d’autres questions en rapport avec les animaux. Toute une documentation était disponible invitant à ne pas acheter un animal mais à l’adopter. Il y avait également des appels aux boycotts des delphinariums et cirques à animaux.
Enfin, banderoles et affiches appelaient à l’interdiction de la corrida. Aux yeux de Lisa Lou, déléguée pour les Landes et les Pyrénées-Atlantiques du Crac (Comité radicalement anti corrida), cela constitue un combat majeur. « Nous organiserons le samedi 23 juillet, une grande manifestation à partir de 14 heures, au départ de la gare de Bayonne, contre les corridas. Il y aura le journaliste Hugo Clément et Azurena Bernard, Miss Côte basque 2021. », indique-t-elle.
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