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LUTTE CONTRE LA MALTRAITANCE : LES DÉPUTÉS ADOPTENT UNE AMBITIEUSE PROPOSITION DE LOI !

Publié le par Ricard Bruno

LUTTE CONTRE LA MALTRAITANCE : LES DÉPUTÉS ADOPTENT UNE AMBITIEUSE PROPOSITION DE LOI !
Le 29 janvier 2021, l’Assemblée nationale a adopté en 1ère lecture un texte ambitieux sur les animaux de compagnie et les espèces sauvages captives. Décryptage par la Fondation Brigitte Bardot !

ABANDONS

Pour lutter contre les abandons, la proposition se décline en sept mesures prioritaires :

1. Responsabilisation des détenteurs avec la création d’un certificat d’engagement et de connaissance pour tout particulier qui acquiert pour la 1ère fois un animal de compagnie. Pour les équidés, tout détenteur est tenu d’attester de ses connaissances relatives aux besoins spécifiques des équidés. 

Cette dernière mesure nous semble importante car notre Fondation est trop souvent sollicitée par des propriétaires d’équidés qui n’avaient pas pris conscience des besoins de leur animal, ni du coût des soins à leur apporter ;

Fondation Brigitte Bardot loi maltraitance

2. Interdiction de la vente des chiens, chats et autres animaux de compagnie en animalerie dès 2024. Cette interdiction adoptée par les députés, contre l’avis du ministre de l’Agriculture, se justifie par la nécessité de lutter contre l’acquisition d’animaux de manière impulsive qui entraîne des abandons. Certaines animaleries s’approvisionnent par ailleurs en chiots/chatons produits à « la chaîne » en Pologne ou Roumanie (pays non indemnes de rage), dans des élevages peu respectueux du bien-être animal. L’objectif est de contrer ces productions intensives de chiots et chatons, en interdisant le commerce via les animaleries ;

3. Pour les NAC (nouveaux animaux de compagnie), la réglementation actuelle est trop peu tournée vers le bien-être animal et ne définit pas les espèces pouvant être détenues par des particuliers. L’instauration d’une « liste positive » a été adoptée en 1ère lecture du texte à l’Assemblée nationale. Cette liste, restrictive et proactive, permet d’identifier les espèces non domestiques pouvant être détenues par des particuliers, sur des critères tenant compte des besoins de l’espèce et de son état de conservation dans la nature (ne pas commercialiser une espèce dont la population est menacée, fait l’objet de trafics ou peu représenter un danger environnemental si elle est relâchée dans la nature ;

4. La vente en ligne d’animaux de compagnie est « limitée » aux refuges, éleveurs et établissement immatriculés pour l’exercice commercial de cette activité. Pour la FBB, cette mesure est insuffisante, maintenir les ventes en ligne d’animaux rend impossibles les contrôles « à la source ». Les infractions sont nombreuses, notre Fondation a réalisé une veille juridique en décembre 2020 sur les annonces publiées sur leboncoin.fr (700 nouvelles annonces par jour !), le constat est sans appel : 75% des annonces sont non conformes (47% pour absence de SIREN, 21% sont des ventes déguisées en dons, 7% concernent la vente de chiens de catégorie « pit-bull et autres »). Nous sollicitons les Sénateurs afin qu’ils renforcent les dispositions prévues et interdisent ces ventes en ligne d’animaux ;

5. Nombreux changements pour les refuges/fourrières. L’accueil des animaux trouvés sur la voie publique devait jusqu’à présent être assuré par un service de fourrière, désormais ce service peut être confié à un refuge mais dans les deux cas, fourrière ou refuge, le gestionnaire est tenu de suivre une formation relative au bien-être des animaux de compagnie. Le délai de fourrière est prolongé, il passe de 8 à 15 jours pour permettre à certains propriétaires de retrouver leur animal, en particulier lorsque celui-ci a été perdu à distance, en évitant le replacement (adoption), voire l’euthanasie…

6. Désormais, les policiers municipaux et gardes champêtres sont habilités à contrôler l’identification des animaux trouvés sur la voie publique et à rechercher leur maître. Ils peuvent restituer sans délai l’animal à son propriétaire qui n’est pas soumis au paiement des frais de fourrière. L’objectif de cette disposition est d’éviter à l’animal, trouvé divagant, de transiter obligatoirement par une fourrière qui engendre stress et risques sanitaires liés au regroupement d’animaux, l’objectif est aussi de simplifier la procédure pour le propriétaire (certaines personnes démunies étant dans l’incapacité de régler les frais de fourrière) ;

7. Renforcement des peines pour les sévices graves et actes de cruauté, avec une circonstance aggravante en cas d’abandon mettant en péril la vie de l’animal (animal attaché dans une zone peu fréquentée, abandon à proximité d’une route ou sur une aire de repos, à l’intérieur d’un local, d’une habitation ou d’un véhicule, d’une cage ou boîte sans possibilité d’en sortir…). L’acte d’abandon dans ces conditions est puni d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende !

Jusqu’à présent, les maires « pouvaient » procéder à la capture des chats errants vivant dans des lieux publics, en vue de leur stérilisation puis de leur relâcher dans ces mêmes lieux. Désormais, ce n’est plus une option, les maires (ou intercommunalité) doivent procéder à la stérilisation des chats libres. Ils auront trois mois, après la promulgation de la loi, pour organiser avec les associations de défense des animaux partenaires la mise en œuvre de cette obligation. En parallèle, le gouvernement prévoit dans le cadre de son plan de relance un budget qui permettra aux associations de bénéficier de fonds pour procéder à la stérilisation des chats errants. La FBB a été identifiée, par le ministère de l’Agriculture, comme l’organisation « réseau » pour coordonner et aider les associations de terrain à bénéficier des fonds prévus par ce dispositif.

Fondation Brigitte Bardot loi maltraitance

ÉQUIDÉS

Après la Belgique, la France interdit à son tour les manèges/carrousels a poneys dans les foires, fêtes foraines et autres évènements similaires, tant sur l’espace public que privé. L’amendement adopté en 1ère lecture à l’Assemblée, dénonce une attraction qui « aliène les équidés et ne procure que souffrance et tristesse aux animaux ».
 

SANCTIONS

Important renforcement des peines pour les actes de cruauté et sévices graves sur un animal. L’article 521-1 du code pénal est modifié, la peine de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende est remplacée par une peine de 3 ans et 45 000 € d’amende. Lorsque les faits ont entraîné la mort de l’animal, les peines sont portées à 5 ans et 75 000 € d’amende.

 

ZOOPORNOGRAPHIE

Depuis 2004, les actes zoophiles relèvent des sévices graves et actes de cruauté et sont sanctionnés des peines prévues à l’article 521-1 du code pénal. La proposition de loi élargit désormais les peines à l’enregistrement et la diffusion d’images zoophiles (l’enregistrement est un acte de complicité des sévices graves ou à caractère sexuel, la diffusion est punie de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende). C’est une mesure que la Fondation demande depuis plusieurs années afin de sanctionner les sites proposant des vidéos zoophiles, mais aussi les personnes qui proposent (via les petites annonces en particulier), sollicitent ou acceptent des relations sexuelles avec des animaux.
 

CIRQUES

L’une des mesures les plus fortes de cette proposition de loi, reprenant les annonces faites par Barbara Pompili le 29 septembre 2020, est l’interdiction de détenir, commercialiser ou transporter, en vue de les présenter au public dans des établissements itinérants, des animaux d’espèces non-domestiques. Cette interdiction entre en vigueur cinq ans après la promulgation de la loi, permettant d’organiser l’accueil des animaux, mais la reproduction et l’acquisition de ces espèces sont interdites dès la promulgation de la loiÀ noter que le délai de cinq ans, fixé en Commission des Affaires Economiques, était contesté par le gouvernement qui a déposé un amendement visant à supprimer ce délai… l’amendement du gouvernement a toutefois été rejeté par sa propre majorité !
 
 

DELPHINARIUM

Autre avancée majeure, l’interdiction de détenir en captivité, de faire se reproduire et d’acquérir des spécimens de cétacés en vue de les faire participer à des spectacles. C’est l’interdiction qui a soulevé le plus grand nombre d’oppositions (très nombreux amendements visant à supprimer cette interdiction… tous rejetés). Cette interdiction entre en vigueur dans un délai de 7 ans pour les dauphins, 2 ans pour les orques avec possibilité de prolonger le délai (jusqu’à 10 ans) à défaut d’un sanctuaire ou refuge adopté à l’accueil et aux soins de ces animaux. Le parc Astérix a fait le choix de ne pas bénéficier du délai de sept pour trouver le meilleur placement pour « ses » dauphins, cinq ont été envoyés dans des delphinariums espagnols, deux en Suède. Pour Femke, capturée en 1984 au large de la Floride puis condamnée à perpétuité à la captivité, elle a été euthanasiée… Pas de sentiment chez les Gaulois !
 

MONTREUR D’OURS ET DE LOUPS

C’est l’un des combats constants de la FBB et une belle victoire : l’interdiction de détenir des ours, loups et loups hybrides en vue de les présenter en public dans des spectacles itinérants (montreurs d’ours). Cette interdiction entrera en vigueur deux ans après la promulgation de la loi.

 

ÉLEVAGE DE VISONS POUR LA FOURRURE

Les élevages de visons d’Amérique, et d’autres espèces non domestiques exclusivement élevées pour leur fourrure, sont interdits dans un délai de deux ans après la promulgation de la loi. Cette industrie moribonde, qui ne compte plus que 3 élevages en France, appartient désormais au passé et c’est tant mieux !

L’AMORCE D’UN CHANGEMENTCertains diront que ce texte n’est pas assez ambitieux, qu’il ne remet pas en cause les élevages intensifs, la corrida ou les chasses les plus cruelles, c’est vrai, mais pour nous qui travaillons depuis des décennies à faire avancer la condition animale, l’adoption de ce texte n’en reste pas moins une première, un précédent qui sera suivi à n’en pas douter d’autres avancées.

La politique du tout ou rien nous a trop souvent conduit à ne rien obtenir pour les animaux, ce texte permet à la France de rattraper partiellement son retard vis-à-vis d’autres Etats membres de l’UE et ne plus être l’éternelle lanterne rouge de la condition animale en Europe.

Nous cueillons aujourd’hui le fruit de décennies de travail et d’actions, le combat se poursuit et doit encore s’intensifier. Le changement engagé entraînera d’autres résultats positifs, c’est irréversible et nous y veillerons !

 

Source  : Fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

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« Un énorme soulagement » : les deux chevaux maltraités près de Rouen, sont sauvés

Publié le par Ricard Bruno

L'ancienne propriétaire, qui avait mis en pension deux chevaux au Bourg-Dun (Seine-Maritime) depuis octobre 2020, a finalement accepté de les céder à une association.

 

Les équidés ont été récupérés lundi 1er février 2021 par Sarah Kernivinen, responsable de l’association Sabots sans famille, située à Yébleron (Seine-Maritime). (©DR)

Les équidés ont été récupérés lundi 1er février 2021 par Sarah Kernivinen, responsable de l’association Sabots sans famille, située à Yébleron (Seine-Maritime). (©DR)

« Ils vont bien, même si la ponette n’est pas encore tirée d’affaire. Des soins lourds sont à prévoir », témoigne Sarah Kernivinen. La responsable de l’association de sauvetage d’équidés Sabots sans famille, située à Yébleron (Seine-Maritime), a récupéré lundi 1er février, en fin de matinée, deux équidés maltraités

L’ancienne propriétaire qui avait menti en juin 2020 sur les circonstances de la mort d’une de ses juments à Dieppe, a finalement accepté de les confier. Depuis octobre, ils avaient été placés en pension dans la commune du Bourg-Dun.

Duc d'Altair et la ponette ont été récupérés lundi 1er janvier.

Duc d’Altair et la ponette ont été récupérés lundi 1er février par l’association Sabots sans famille. (©DR)

 

Blessée et « pleine de poux »
« La petite ponette avec l’œil et le sabot abîmés n’est pas en bon état. Elle était très maigre à son arrivée en pension. Elle va un peu mieux, mais elle à des soins à recevoir. Elle est aussi pleine de poux », poursuit Sarah Kernivinen, amer.

Duc d’Altair (aussi surnommé Deep), le second cheval rescapé, est en meilleur état. « On va le remettre en confiance. On l’a mis dans un pré pour le moment. Ensuite, il sera de nouveau proposé à l’adoption, en faisant cette fois-ci très attention », note la jeune femme de 25 ans, qui ne veut pas que cet équidé de neuf ans revive le même cauchemar. 

L’avenir de la ponette, âgée de plus de 20 ans, est plus incertain. Si pour le moment, elle se repose au chaud, dans un box, elle devra très probablement subir une opération. « C’était compliqué de la faire monter dans la remorque lorsqu’on est allé la chercher », précise Sarah Kernivinen.

Pour avancer, elle sautille difficilement. On voit qu'elle a mal. Mais elle ne se laisse pas aller. Elle réclame sa carotte.

Sarah KernivinenResponsable de l’association de sauvetage d’équidés Sabots sans famille.

Mardi 2 février, l’objectif est de la débarrasser de ses poux. « Ensuite, on va voir les tarifs de la clinique pour son opération. Je lancerai peut-être une cagnotte. On consultera aussi la fondation Brigitte Bardot pour savoir si elle participe », note la responsable de l’association seinomarine.

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La ponette est toujours blessée à la patte arrière. (©DR)

Longue enquête 

De son côté, Martine Butelet, enquêtrice de la fondation Brigitte Bardot, qui suit depuis plusieurs mois le dossier de ces chevaux maltraités, ne cache pas sa joie d’avoir retrouvé les équidés avant qu’il ne soit trop tard. « C’est un énorme soulagement. On est très content », confie-t-elle. 

Dans les prochains jours, elle consultera la fondation pour discuter de l’avenir de la ponette malade. « Je vais voir si nous la récupérons ou si Sarah peut la garder. Si elle pouvait au moins bien finir ses jours, ce serait bien ! Elle le mérite », ajoute-t-elle. 

Le sauvetage des deux chevaux maltraités est le résultat d’un long travail, l’enquêtrice l’assure. « Depuis le début, on le savait ! Et aujourd’hui, la vérité a éclaté au grand jour. C’est très bien! »

Une troisième ponette retrouvée 

Cette opération de sauvetage se termine par une autre bonne nouvelle. Martine Butelet explique avoir aussi retrouvé la trace d’une autre ponette, qui appartenait à la même propriétaire de Dieppe, et qui avait disparu des radars. « Cette ponette avait été vendue à une autre pension. Elle est vivante et elle va bien! », affirme-t-elle. 

L’ancienne propriétaire de Dieppe, qui avait menti aux enquêteurs sur les circonstances de la mort de sa jument prétendument mutilée, sera jugée en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 26 avril 2021 pour dénonciation d’infraction imaginaire.

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Deux chiens coincés dans une cavité sont sauvés par les pompiers de Côte-d'Or

Publié le par Ricard Bruno

Des pompiers portent secours à des chiens coincés dans une cavité en Côte-d'Or (illustration)

Des pompiers portent secours à des chiens coincés dans une cavité en Côte-d'Or (illustration)

Les pompiers de Côte-d'Or ont porté secours à deux chiens coincés dans une cavité ce lundi matin dans la région de Flavigny-sur-Ozerain. L'opération a été réalisée par l'équipe spécialisée en sauvetage - déblaiement du SDIS 21 sur la commune de Gissey-sous-Flavigny près de la Départementale 10. Les deux toutous ont pu être sortis.

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Dordogne : deux ânesses et un bouc nain sauvés par la Fondation Brigitte-Bardot

Publié le par Ricard Bruno

L’une des ânesses avait les sabots arrières en forme dite de «babouches » de 20 cm lorsqu’elle a été évacuée.

L’une des ânesses avait les sabots arrières en forme dite de «babouches » de 20 cm lorsqu’elle a été évacuée.

Photographies Fondation Brigitte Bardot...
Photographies Fondation Brigitte Bardot...
Photographies Fondation Brigitte Bardot...

Photographies Fondation Brigitte Bardot...

L’association est intervenue dans une fermette de Vergt, ce jeudi.

Ce jeudi 28 janvier, une opération de sauvetage d’animaux en grande détresse a eu lieu dans une petite ferme à la sortie de Vergt (Dordogne). Deux ânesses et un bouc nain avaient été signalés comme étant dans une situation préoccupante à la Direction des services vétérinaires de la Dordogne.

Une enquête fut diligentée par ce même service. Constatations faites, la Fondation Brigitte-Bardot a été contactée afin de prendre soin des animaux. Sous la conduite de Damien Wolff et avec l’appui de l’adjudant-chef Cédric Blois, les gendarmes sont venus chercher ce jeudi les deux ânesses et le bouc nain. 

Un manque de soins

Il aura fallu près d’une heure et demie pour arriver, à force de douceur et de persuasion, à placer ces trois animaux en sécurité. Souffrant d’un manque de soins et d’un suivi sanitaire insuffisant, ils étaient vraiment dans un piteux état. Une des ânesses avait les sabots arrières en forme dite de « babouches ». Quant à l’autre, son état n’était guère meilleur.

Ces animaux ont été évacués dans un endroit resté confidentiel du fait de l’enquête judiciaire en cours.

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L'Assemblée nationale débat cette semaine de la loi renforçant la lutte contre la maltraitance animale. Que dit-elle de l'attention que nous portons à nos semblables ?

Publié le par Ricard Bruno

L'Assemblée nationale débat cette semaine de la loi renforçant la lutte contre la maltraitance animale. Que dit-elle de l'attention que nous portons à nos semblables ?

Interdire les exhibitions d’animaux sauvages dans les cirques itinérants et les delphinariums ; rappeler à chaque nouveau propriétaire ses obligations à l’égard de son animal de compagnie et ainsi lutter contre les abandons ; renforcer les sanctions pénales pour mauvais traitement, jusqu’à 3 ans d’emprisonnement en cas de mort de l’animal : voilà quelques-unes des mesures de cette proposition de loi, débattue jusqu’à vendredi.

Le texte, bien qu’incomplet selon l’aveu même de son rapporteur, marque néanmoins une étape importante dans la prise en compte de la question animale. Le monde associatif n’en a plus l’exclusivité. C’est un sujet de débat politique, comme en témoigne la naissance du Parti animaliste en 2016 (près de 500 000 voix aux dernières européennes, ce qui n’est pas rien) ou encore la création, la même année, d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage.

La science, en faisant progresser les connaissances, notamment sur la sensibilité animale, nous rend, à notre tour, plus sensibles à ces questions. Elle donne des arguments aux considérations d’ordre éthique, et fait progresser l’idée d’un projet zoopolitique, c’est-à-dire un projet qui repense de fond en comble les relations institutionnelles entre l’homme et l’animal. Mais que disent ces évolutions de nos relations à nos semblables ? Autrement dit, l’attention que nous portons aux animaux est-elle liée à celle que nous portons aux autres humains ?

En 1966, Brigitte Bardot, déjà très engagée dans la lutte pour la défense animale, est interrogée sur ce sujet dans l’émission Panorama : 

-attachez-vous plus, moins ou autant d'importance à ce problème des animaux malheureux qu'à celui du Vietnam ?

-alors je vais vous dire, ça, c'est une question que j'attendais. Je vais vous dire : l'un n'empêche pas l'autre. Si on a du cœur et qu'on s'attache à un problème misérable, animal ou humain, si on s'attache au problème animal, on s'attache aussi au problème humain, l'un va avec l'autre. Si vous êtes capable de faire du mal à un animal, vous êtes aussi capable de faire du mal à un être humain.

Evidemment, certaines des prises de position ultérieures de la comédienne jettent un voile de doute sur cette corrélation. Mais c’est bien cette idée que ce que l’on fait subir aux uns, on peut le faire subir aux autres, qui va guider l’élaboration du droit en faveur des animaux.

Ainsi la loi Grammont, la 1ère du genre, en 1850, qui punit les mauvais traitements infligés en public aux animaux domestiques, vise moins à protéger les animaux de la violence qu’à contenir celle de leurs maitres. Comme l’écrit l’historien Maurice Agulhon dans Le sang des bêtes, ‘’lorsqu’on parlait de protection des animaux au XIXe siècle…on espérait qu’en réfrénant cette violence mineure, on aiderait à réfréner la violence majeure des humains entre eux. La protection des animaux voulait être une pédagogie. C’était un problème de relation à l’humanité, et non de relation à la nature’’.

C’était aussi un outil de régulation sociale. Dans un texte pour la revue Déviance et société, un autre historien, Eric Pierre, explique qu’il est alors courant, dans le milieu de la protection animale, ‘’de penser que le cocher qui maltraite son cheval se montre violent au sein de sa famille et plus largement dans ses relation sociales, alors que celui qui conduit son attelage avec douceur, sans brutalité, a toutes les chances d’être un bon père et un ouvrier soumis’’.

Cette façon de voir les choses parait datée. Mais est-ce vraiment le cas ? En 2014, Damien Baldin, auteur d’une ‘’Histoire des animaux domestiques’’, évoquait dans une interview au Monde un sordide fait divers, le cas d’un chaton martyrisé par un jeune homme dans une vidéo devenue virale : ‘’l’émotion qui s’en est suivie n’est pas seulement révélatrice d’une sensibilité accrue de l’opinion publique vis-à-vis des animaux. Elle montre aussi la persistance de cette vieille idée : on protège les animaux pour se protéger soi-même des violences.’’

On remarquera que la proposition de loi actuellement en débat évite d’aborder la question de la chasse, de la corrida et surtout de l’élevage. Est-ce à dire que notre seuil d’intolérance à la violence est encore loin d’avoir été atteint ?

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Avec Brigitte Bardot et Michel Drucker, une femme s'attaque à la ville de Dubaï qui extermine les chats errants

Publié le par Ricard Bruno

Depuis la Suisse, une protectrice des animaux a décidé de s'attaquer à la ville de Dubaï qui a récemment mis en place un programme d'extermination des chats errants. 

Avec sa Fondation SOS Chats Noiraigue basée en Suisse, Tomi Tomek agit depuis plusieurs années pour les animaux et son nom est bien connu par les militants de la protection animale, même au delà des frontières. 

Son dernier combat en date ? Le programme d'extermination des chats errants de la ville de Dubaï, mis en place par la municipalité. 

Ce programme interdit expressément de nourrir les chats errants et permet aux services de fourrière de capturer pour "euthanasie" tout chat qui ne paraîtrait pas clairement identifié. Il autorise même aux agents d'emporter dans le désert tout chat qui serait rentré dans une cage-piège, comprenant des chats qui ont pourtant des propriétaires et ont des puces électroniques pour le prouver.

Avec environ 100 000 chats errants dans la ville d'Abu Dhabi et des dizaines de milliers en plus dans les rues de Dubaï, ce sont des milliers de vies qui sont en train d'être sacrifiées, via des méthodes pour le moins cruelles. 

Instauré en octobre 2020, probablement en vue de "nettoyer" les rues pour l'Exposition Universelle d'octobre 2021, ce programme soulève les protecteurs des animaux aux quatre coins du globe.

Avec Brigitte Bardot et Michel Drucker, une femme s'attaque à la ville de Dubaï qui extermine les chats errants

Une pétition qui rassemble déjà 50 000 signatures

Révoltée et réactive, Tomi Tomek a créé une pétition en ligne et a déjà obtenu le soutien de plusieurs grands noms, et agit d'ailleurs main dans la main avec la Fondation Brigitte Bardot qui avait également dénoncé cette situation dramatique. 

La militante suisse a notamment obtenu le soutien de Michel Drucker et de son épouse Dany Saval, qui malgré l'opération cardiaque récente de l'animateur de France 2, sont toujours prêts à monter au créneau pour défendre la cause des animaux délaissés. 

Elle a également pu compter sur la signature et le soutien du célèbre pianiste Alain Morisod, qui encourage les actions de Tomi Tomek depuis plusieurs années. 

Une ville riche, qui applique les méthodes d'une ville défavorisée

Le constat de Tomi Tomek soulève ce violent paradoxe : les Émirats Arabes Unis ne manquent objectivement pas de moyens financiers, et il serait tout à fait possible, a priori, de mettre en place des campagnes plus respectueuses de la vie animale, comprenant notamment la stérilisation de la population de chats errants. 

Les contacts sur place qui lui transmettent des images de chats malades et dénutris n'osent pas agir directement, de peur de représailles de la part des autorités, comme elle l'a rapporté au journal suisse Le Matin.

N'écoutant que son cœur et sa détermination, Tomi Tomek est bien décidée à faire changer les choses depuis son pays helvétique qui, s'il n'est pas grand en taille, possède une grandeur toute particulière en ce qui concerne les droits des animaux, grâce à de nombreuses mesures qui devancent la plupart de ses voisins européens. 

>> Pour soutenir la pétition, cliquez ici 

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Maltraitance animale : comment les députés veulent mettre fin à l’impunité

Publié le par Ricard Bruno

La maltraitance animale à l'étude à l'Assemblée.

La maltraitance animale à l'étude à l'Assemblée.

Depuis lundi et jusqu’à ce mercredi 27 janvier, l’Assemblée nationale examine en première lecture la proposition de loi contre la maltraitance animale. Un texte qui marque la prise de conscience des Français sur ce sujet.

« Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu », disait Victor Hugo, celui-là même qui estimait que « l’enfer n’existe pas pour les animaux, ils y sont déjà ». Dès lors, l’examen par l’Assemblée nationale en première lecture de la proposition de loi « visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale » démontre que ce sujet, longtemps porté par les seules associations de défense des animaux et quelques personnalités médiatiques comme Brigitte Bardot et sa fondation éponyme ou Allain Bougrain-Dubourg, recueille aujourd’hui l’adhésion d’une très large majorité dans l’opinion.

L’été dernier, alors que l’on prenait connaissance de la proposition de loi, un sondage Ifop montrait que 95 % des Français estimaient que les animaux avaient des droits. De son côté, le référendum d’initiative partagée, porté par une vingtaine d’associations, les entrepreneurs Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon, Marc Simoncini et le journaliste Hugo Clément, a lui aussi contribué à la prise de conscience. Il n’était toutefois signé mardi 26 janvier que par près de 915 000 personnes et 146 parlementaires, loin des 4,7 millions et 185 nécessaires…

 

Une charte pour les sites de vente en ligne

Les sites internet de petites annonces ont souvent été pointés du doigt pour l’hébergement d’annonces de dons ou vente de chiens ou de chats qui sont les faux-nez d’abandons d’animaux. Si les plateformes ont le droit pour elles, les organisations professionnelles vétérinaires sont utilement montées au créneau en proposant une charte d’engagements en faveur de la protection et du bien-être des animaux.
« Nous vivons dans un monde connecté dans lequel acheter ou adopter un chiot ou un chaton via une plateforme de vente en ligne est devenu un acte simple, souvent non réfléchi à la suite d’un coup de cœur. Ces achats impulsifs, sans exactement savoir en quoi engage de s’occuper et de prendre soin d’un animal de compagnie, aboutissent à des déceptions fréquentes qui conduisent à un grand nombre d’abandons, ce qui est inacceptable », écrivent les organismes.
Cette charte, préparée avec le site LeBonCoin, propose aux sites « des messages visant à sensibiliser les vendeurs/donneurs en rappelant leurs obligations en termes de santé et de protection animale lorsqu’ils recourent à une plateforme de vente en ligne pour céder à titre gratuit ou onéreux un animal », et « des messages à visée pédagogique pour que les acquéreurs s’interrogent sur les conditions d’accueil responsable d’un animal dans leur foyer et sur leurs obligations sur le long terme. »

Améliorations conséquentes

Cosignée par des parlementaires de tous bords politiques, la proposition de loi, rapportée par les députés Loïc Dombreval (LREM), Dimitri Houbron (Agir) et Laëtitia Romeiro Dias (LREM), offre en quatre grands chapitres des améliorations conséquentes au bien-être des animaux domestiques : améliorer les conditions de détention des animaux de compagnie et des équidés, renforcer les sanctions dans la lutte contre la maltraitance des animaux domestiques, mettre fin à la maltraitance d’espèces sauvages utilisées à des fins commerciales, dans des cirques notamment, et enfin mettre fin à l’élevage de visons d’Amérique élevés pour leur fourrure. « Ce texte marquera l’histoire de la protection animale en France du point de vue législatif », assure Loïc Dombreval. Il vient compléter le plan gouvernemental de protection des animaux, qui avait été présenté fin décembre.

A lire aussi : Maltraitance animale : les mesures clés de la proposition de loi examinée à l'Assemblée

Du côté des associations, on salue évidemment l’initiative.  « Des dispositions de ce texte sont précieuses », estime Jacques-Charles Fombonne, président de la Société protectrice des animaux (SPA), qui cite comme exemple « la stérilisation obligatoire des chats errants », faite aujourd’hui seulement à la demande des maires. Il regrette en revanche que la proposition de loi n’interdise pas la vente des animaux sur internet, qui « favorise les élevages clandestins », et dans les animaleries, qui « encourage l’achat impulsif », pour la réserver aux élevages.

La SPA a d’ailleurs dénoncé la hausse d’abandons d’animaux après les confinements. 30 millions d’amis salue également des « avancées » portées par la proposition de loi, mais demande aussi la fin de ces ventes sur internet, « réclamée par l’ensemble des associations de protection animale ».

Encore du travail

Si cette proposition de loi constitue incontestablement une avancée, il reste encore du travail car elle ne concerne ni la chasse ni les élevages intensifs, deux sujets clivants et explosifs à un an de la présidentielle…

Certains s’inquiètent aussi des amendements qui vont être discutés jusqu’à demain et qui pourraient amoindrir la portée du texte. « On espère que les promesses de Barbara Pompili seront tenues et que cette proposition de loi sera une vraie avancée, mais c’est loin d’être garanti pour l’instant », estime Hugo Clément.

A lire aussi : "Il faut travailler par étapes sur le bien-être animal", estime le président de l'ordre des vétérinaires

Reste que pour l’exécutif, cette proposition de loi tombe à pic : elle concerne directement les Français dans leur vie quotidienne et est très consensuelle, elle permet d’empêcher la captation de la cause animale par certains - le Rassemblement national en a fait un de ses sujets de prédilection - et, enfin, elle permet de parler d’autre chose que de l’épidémie de Covid-19.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Yvelines : 450 poules d’élevage sauvées de l’abattoir par des particuliers

Publié le par Ricard Bruno

La vente organisée ce samedi par Poule pour tous à Gazeran offre une seconde vie à ces bêtes d’élevage, qui étaient promises à une mort certaine. Novices du poulailler ou fins connaisseurs, les clients étaient au rendez-vous.

Gazeran, ce samedi. Après 18 mois de ponte en élevage, les poules sont normalement abattues, alors qu’elles peuvent pondre encore plusieurs années.

Gazeran, ce samedi. Après 18 mois de ponte en élevage, les poules sont normalement abattues, alors qu’elles peuvent pondre encore plusieurs années.

« Elles seront bien mieux à se balader librement dans le jardin. On est très contents de les sauver de l'abattoir. » Sabine et Jean viennent d'adopter deux poules pour rejoindre celle qu'ils élèvent déjà dans leur pavillon à Orgeval. Un geste qui permet de sauver ces bêtes de l'abattoir auquel elles étaient normalement destinées. Ce samedi, la vente organisée par l'entreprise Poule pour tous à Gazeran à ainsi permis d'offrir une seconde vie à 450 volailles.

Détenues 18 mois en Bretagne dans des conditions de vie difficiles liées au confinement qui leur est imposé par l'épidémie de grippe aviaire, la plupart de ces poules sont en partie déplumées, l'air tantôt hagard, tantôt triste. « Il y en a qui sont surpris de les voir dans cet état mais on leur explique que dans un mois elles seront remplumées et pleines de vie », indique Lucille, qui assure la distribution.

Dans un mois, les poules déplumées auront repris du poil de la bête. LP/Julie Ménard
Dans un mois, les poules déplumées auront repris du poil de la bête.

Sur le parking de l'animalerie Tom & Co où se déroule l'événement, une longue file d'attente s'est constituée. Les acheteurs sont venus munis de cartons ou de caisses ajourées pour le transport. Karine, 49 ans, s'apprête à adopter sa toute première poule. « On y pensait depuis un moment, surtout pendant le confinement, car on vit à la campagne et on a des voisins qui en ont, explique cette mère de famille d'Autouillet. Ça mange de tout : les épluchures, le pain, ça permet de réduire les déchets. On sait ce qu'on leur donne donc on aura des bons œufs. »

7 euros la poule, six pour le prix de 5

Ali a décidé d'ouvrir un poulailler dans son hôtel Villa Rambouillet. Il repart avec 12 cocottes dans ses cartons. « On a une clientèle qui vient pour la nature, ça peut faire une attraction pour les enfants. On pourrait aussi se servir des œufs pour proposer des omelettes à nos clients. »

Les poules sont distribuées aux acheteurs sur le parking du centre commercial. LP/Julie Ménard
Les poules sont distribuées aux acheteurs sur le parking du centre commercial. LP/Julie Ménard  

Comme lui, certains cherchent à acheter des poules depuis plusieurs mois déjà. Mais l'épidémie de grippe aviaire rend impossible la vente en animalerie. La bonne affaire proposée par Poule pour tous (7 euros la poule, plus une offerte toutes les 5 poules) a donc largement séduit le public. D'autant que toutes les bêtes sont vaccinées et en quarantaine depuis octobre. « Ce sont des animaux très sympas, c'est un contact de tous les jours, sourit Isabelle de Bonnelles. Et c'est très gratifiant d'aller chercher ses œufs dans le jardin. » « Sur le plan économique ça coûte très peu cher de les nourrir et ça nous rapporte des œufs de très bonne qualité », ajoute son amie Mélodie de Chevreuse.

Catherine, elle, est venue de Forges-les-Bains (Essonne) motivée par la bonne action. « Je déteste acheter les animaux en animalerie, indique cette quinquagénaire. J'ai pris six poules pour les sauver car on connaît leur destinée… » Après 18 mois de ponte en élevage, les volailles sont en effet envoyées à l'abattoir. Pourtant elles peuvent encore pondre des œufs pendant trois à quatre ans. En trois années d'action, l'entreprise, qui était auparavant une association, a ainsi secouru près de 60 000 poules en France.

Si chaque opération rencontre un franc succès, celle de ce samedi se termine cependant sur une petite note d'amertume. « On aurait pu en vendre 1 000 poules mais on a eu 450 réservations, lance Thomas Dano, le dirigeant de Poule pour tous. On ne pourra rien faire pour les autres malheureusement, c'est comme ça. Avec la grippe aviaire, le couvre-feu, la neige, la pluie… Il y a plein de choses qui font que ce n'est pas le bon moment pour les vendre. L'important c'est que 450 poules sont sauvées. »

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A la fondation Bardot, Aurore Bergé annonce des avancées sans précédent pour la cause animale

Publié le par Ricard Bruno

A Bazoches-sur-Guyonne qui abrite la maison et la fondation Bardot, Aurore Bergé a annoncé des avancées sans précédent pour la cause animale.

Aurore Bergé a annoncé à la Fondation Bardot le vote de mesures pour la cause animale. Notamment la fin de la vente des chats et des chiens dans les animaleries.

Aurore Bergé a annoncé à la Fondation Bardot le vote de mesures pour la cause animale. Notamment la fin de la vente des chats et des chiens dans les animaleries.

À l’ombre de la chaumière de Brigitte Bardot intacte, la Fondation Bardot accueille des centaines d’animaux dans son refuge de Bazoches-sur-Guyonne (Yvelines). Un don de Brigitte Bardot pour les animaux. C’est ici, qu’Aurore Bergé aux côtés de la députée, Laetitia Romeiro Dias a choisi d’annoncer les propositions de loi qui seront adoptées aussitôt à l’Assemblée nationale cette semaine.

La maison de Brigitte Bardot. Aujourd'hui, seuls les chats et les chiens peuvent y entrer.

La maison de Brigitte Bardot. Aujourd’hui, seuls les chats et les chiens peuvent y entrer. 

 

Fin de la vente des chats et des chiens en animalerie

Du jamais vu. Une avancée sans précédent pour la cause animale portée par les politiques.

« Beaucoup, on en rêvait, nous l’avons fait ! », s’est exclamée Aurore Bergé. Fin des ventes dans les animaleries des chiots et chatons, des animaux sauvages dans les cirques, certificat de connaissance pour tout acquéreur.

« On ne peut pas acheter dans une jardinerie, un chien ou un chat comme une tondeuse à gazon ! »

Aurore Bergé, députée

Sanctions pénales plus sévères

La députée, d’évoquer la maltraitance par méconnaissance : « C’est pourquoi, le certificat permettra de faire prendre conscience aux personnes qui achètent un cheval de mesurer la charge. Souvent, des équidés recueillis à la Fondation sont laissés par des personnes qui ne peuvent plus assumer la charges financières ».
La loi sur la maltraitance animale va sérieusement augmenter les peines pour maltraitance animale. Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement. 5 ans si la maltraitance a entraîné la mort de l’animal.
« Si nous avons pu aboutir, c’est grâce à la mobilisation citoyenne et aux combats des associations comme la fondation Bardot », a souligné Aurore Bergé.

Fin des cirques avec animaux sauvages

La cause animale est une des convictions profonde de la députée : « Je tiens cette passion de ma grand-mère. Mes parents ont adopté un chien ici à la Fondation Bardot », a confié Aurore Bergé.
Laëtitia Romeiro Dias s’est battue sur le volet animaux sauvages pour aboutir à la fin des montreurs d’ours, de l’élevage des visons en 2024 et des dauphins et orques dans les delphinariums.

« Même certains professionnels du cirque le comprennent. Bouglione va lancer un éco-cirque sans animaux remplacés par des hologrammes », a annoncé la députée rapporteure du projet de loi.

Laetitia Romeiro Dias députée

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Bardot a salué « des avancées concrètes qui se traduisent dans le quotidien. Vous avez entendu les attentes de la société. Jusqu’alors les réponses politiques étaient nulles. On passe à une autre étape ! »

La responsable du refuge raconte l'histoire du sauvetage de ce chien tibétain à Aurore Bergé.
La responsable du refuge raconte l’histoire du sauvetage de ce chien tibétain à Aurore Bergé.

Les collectivités piloteront la stérilisation des chats

D’ores et déjà, les collectivités pourront agir dans les campagnes de stérilisations de chats. « Pour les associations comme Nala chats libres basée à Raizeux (Yvelines), cela coûte 25 000 euros/ an sans compter 8000€ pour les frais d’alimentation. Nous allons les aider ! » a souligné Aurore Bergé qui a rendu visite à cette association qui recueille les chats abandonnés. Le plan de relance prévoit une aide de 20M d’euros pour aider associations et refuges.

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