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Virus: les animaux des zoos d'Indonésie menacés de famine

Publié le par Ricard Bruno

Il y a des choses dans la vie qui hélas ne changent pas, c'est un éternel recommencement, les animaux malades de l'homme, on en arrive à ce que des animaux crèvent purement et simplement car plus rien pour les nourrir et ce dans la plus totale indifférence ou presque... Quand enfin le monde va ouvrir les yeux et comprendre que les animaux n'ont rien à faire dans les zoos...
Bruno Ricard

Un ours brun dans son enclos au zoo de Bandung, le 29 avril 2020 en Indonésie

Un ours brun dans son enclos au zoo de Bandung, le 29 avril 2020 en Indonésie

Des milliers d'animaux, dont des tigres de Sumatra et des orang-outans de Bornéo risquent la famine, ont mis en garde les zoos d'Indonésie, durement frappés par la crise du coronavirus, et bientôt à court de ressources.

La soixantaine de zoos et parcs animaliers de l'archipel d'Asie du Sud-Est, qui abritent quelque 70.000 animaux, ont dû fermer leurs portes en mars. Et plus de 90% d'entre eux estiment qu'ils devraient manquer de nourriture animale après la mi-mai.

"La plupart des zoos se reposaient sur les ventes de billets d'entrée et quand ils ont fermé, tout s'est effondré", a expliqué à l'AFP Sulhan Syafi'i, porte-parole de l'association des zoos indonésiens.

"Nous devons trouver des solutions créatives pour survivre", a-t-il ajouté.

Un zoo allemand a indiqué ce mois-ci qu'il pourrait être contraint de sacrifier des animaux pour en sauver d'autres, une situation que l'association indonésienne des zoos envisage aussi "dans le pire des scénarios".

"Si au bout de quelques mois on n'a pas d'aide du gouvernement ou d'une organisation internationale, alors on devra se résoudre à donner des herbivores - comme des daims ou des oiseaux non menacés - à manger aux carnivores", a suggéré le responsable.

 

Virus: les animaux des zoos d'Indonésie menacés de famine

Les employés des zoos ont commencé à récolter de l'herbe et d'autres végétaux des environs pour nourrir des girafes et d'autres herbivores.

Les rations de viande rouge des tigres et autres carnivores ont dû être réduites et remplacées en partie par de la volaille.

Et le personnel des zoos, qui a dû subir des baisses de salaires, doit parfois contribuer en apportant ses propres poulets aux animaux.

Ces solutions temporaires permettent de gagner du temps, mais ne vont pas remplacer la perte de revenus apportés auparavant par les quelque 50 millions de visiteurs annuels dans ces zoos qui dépendent désormais des dons et des aides publiques.

Si la situation perdure "on pourrait abattre les animaux qui ne sont pas endémiques" à l'Indonésie, propose Sulhan Syafi'i.

"Mais en ce qui concerne les animaux endémiques, comme les tigres de Sumatra, nous devons faire tout ce qui est possible pour les sauver. C'est triste, mais à ce stade nous devons choisir nos priorités".

En Thaïlande, certains parcs animaliers n'arrivent à nourrir leurs animaux que grâce à des dons privés.

Virus: les animaux des zoos d'Indonésie menacés de famine

"Tous les zoos privés sont touchés", a souligné Nantakorn Phatnamrob, propriétaire du Chang Siam Park à Pattaya, où les touristes pouvaient avant le virus se promener sur des éléphants et prendre des selfies avec des bébés tigres.

En Malaisie, les zoos ont appelé à des dons et craignent de se retrouver dans une situation critique en juin ou juillet.

"Mais nous n'en sommes pas encore là. On essaye de trouver des solutions pour ne pas arriver à ce type de scénario", note Kevin Lazarus, président de l'association malaisienne des parcs zoologiques et aquatiques.

Source de l'article : Cliquez ICI

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En Savoie, le parc national de la Vanoise lance un projet de protection des oiseaux des domaines skiables

Publié le par Ricard Bruno

Jeune gypaete Barbu au Puy du Fou, le 22 mars 2007

Jeune gypaete Barbu au Puy du Fou, le 22 mars 2007

Le Parc national de la Vanoise (Savoie) lance un projet de préservation des oiseaux vivant dans les domaines skiables en partenariat avec des stations de ski des Alpes, dont l'activité impacte le cycle de vie de certaines espèces emblématiques.

Les porteurs du projet, baptisé "Birdski", font valoir que les aménagements des domaines skiables perturbent la quiétude des grands rapaces, comme le gypaète barbu, et des galliformes de montagne, comme le tétras-lyre.

Ils "peuvent avoir un impact sur les oiseaux: fragmentation des territoires de vie, mortalité par percussion sur les câbles, dérangement lors de phases clés du cycle de vie", indique le Parc national de la Vanoise dans un communiqué.

L'objectif de "Birdski" est d'"améliorer la connaissance et la prise en compte de ces oiseaux emblématiques présents dans les domaines skiables".

Lancé en janvier avec le concours du Conservatoire d'espaces naturels de Haute-Savoie et l'Observatoire des galliformes de montagne (OGM), ce projet s'inscrit dans la continuité du projet d'envergure européenne "Life Gyphelp" en faveur du gypaète barbu.

"Birdski" ambitionne de construire un partenariat avec trente-six stations de ski des Alpes - "dix-sept en Savoie et 19 en Haute-Savoie". Il se poursuivra jusqu'au 31 décembre 2022.

Concrètement, il s'agira de créer des "zones de quiétude concertées pour les tétras-lyre" après avoir identifié des "zones compatibles avec leurs usages" et d'accompagner les stations dans l'équipement de "certains câbles avec des flotteurs pour éviter les percussions d'oiseaux".

Les domaines des Arcs-Peisey et de Val Cenis ont déjà acté leur coopération. Sur ces domaines pilotes, un suivi sera effectué sur des tétra-lyre équipés de GPS en mai 2020 et 2021 afin de "suivre leurs déplacements et leurs comportements".

Source de l'article : Cliquez ICI

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Le confinement n'arrête pas le braconnage

Publié le par Ricard Bruno

Le monde des salopards en profitent pour massacrer tout ce qui bouge, comment notre monde peut il tolérer de tels agissements, c'est un scandale, une HONTE ! 

Bruno Ricard 

Le braconnage d'espèces en danger pourrait augmenter, alors que l'attention des gouvernements est absorbée par la gestion du coronavirus et des mesures de confinement, a averti mercredi l'ONG Wildlife Justice Commission.

"Il existe une crainte importante que les actes de braconnage augmentent pendant le confinement, les réseaux criminels profitant de la fermeture des parcs, de patrouilles réduites dans les aires protégées ou du fait que les ressources dédiées au respect des lois se concentrent sur des problèmes liés au Covid-19", avertit-elle.

Des saisies importantes ont eu lieu en Afrique et en Asie depuis que de larges régions du monde sont soumises au confinement, ou des stocks y ont été repérés. C'est le cas par exemple de plus de six tonnes d'écailles de pangolins saisis en Malaisie le mois dernier, ou encore des stocks d'ivoire au Cambodge, au Laos ou au Vietnam, selon l'ONG.

Pour l'ONG, il est important de renforcer le contrôle aux frontières, alors que les réseaux criminels s'adaptent à la nouvelle situation et que le braconnage pourrait bientôt repartir de plus belle.

Source de l'article et vidéo : Cliquez ICI

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Maltraitance : la Fondation BB tire la sonnette d’alarme

Publié le par Ricard Bruno

Maltraitance : la Fondation BB tire la sonnette d’alarme

La Fondation Brigitte Bardot a adressé une lettre au ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, afin de lui demander d’agir le plus rapidement possible contre les actes de cruauté, dont le nombre n’a cessé d’augmenter durant le confinement.

 

L’association explique ainsi : Le confinement semble multiplier les violences à l’égard des personnes sensibles, mais aussi envers les animaux victimes de mauvais traitements et, semble-t-il, d’actes zoophiles. Mais face aux témoignages reçus, il nous est impossible de diligenter des enquêtes auprès de nos bénévoles, non autorisés à se déplacer, et nous rencontrons les plus grandes difficultés à mobiliser les forces de l’ordre, équipes municipales ou services vétérinaires.

 

Maltraitance : la Fondation BB tire la sonnette d’alarme

La Fondation Brigitte Bardot dénonce également des suspicions d’abattage clandestin, après avoir recueilli plusieurs témoignages allant en ce sens. L’organisation demande ainsi à Didier Guillaume de prendre les mesures nécessaires pour enrayer cette vague de violence le plus rapidement possible. La Fondation conclut ainsi sa lettre :

 

 

Nous sommes conscients des difficultés rencontrées sur le terrain pour organiser les actions prioritaires, mais celle-ci en est une. C’est pourquoi nous lançons cet appel à l’aide, nous ne voulons pas être simplement informés des actes de cruauté perpétrés sur les animaux mais être en mesure d’agir, comme nous l’avons toujours fait, pour venir en aide à toutes ces victimes silencieuses.

 

Plusieurs cas d’actes de cruauté ont en effet été rapportés depuis le début du confinement, en mars 2020. Un homme a notamment abattu ses deux chiens d’un coup de fusil alors que les animaux se trouvaient sur le balcon de son appartement.

 

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A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise

Publié le par Ricard Bruno

A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise
A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise

En fin de semaine dernière, un couple de renards et ses quatre petits ont été aperçus pour la première fois en train de déambuler au milieu du célèbre cimetière du Père Lachaise, à Paris (XXe arrondissement). Une situation qui s’explique en partie par la désertion du public des lieux.

Jim Morrison, Edith Piaf, Oscar Wild… et au milieu, un couple de renards et ses quatre petits. Une scène bien réelle, immortalisée au cimetière le plus connu au monde, celui du Père Lachaise, situé dans le XXe arrondissement de Paris.

Ils sont loin, les trois millions et demi de visiteurs annuels des lieux. Depuis le début du confinement, nombreux sont les clichés montrant la faune "reprendre ses droits", à la reconquête des espaces urbains. Les images prises au cimetière sont l’œuvre du conservateur du domaine, Benoît Gallot. Elles ont été reprises dans un tweet de Pénélope Komitès, adjointe à la mairie de Paris, en charge des espaces verts, de la nature, de la biodiversité et des affaires funéraires.

Confinement et zéro phyto

Ces clichés constituent une première pour ces lieux, même si l’adjointe au maire précise dans les colonnes de nos confrères du Parisien que des renards avaient déjà été aperçus dans plusieurs cimetières en banlieue parisienne, notamment à Ivry.

Le point commun de ces deux cimetières ? Leur ville n’utilise plus de produits phytosanitaires dans l’entretien de leurs espaces verts depuis 2015. Résultat : des espèces sont réapparues, essentielles pour la bonne santé de ces écosystèmes.

Il ne manquait donc plus que les mesures de confinement pour voir gambader en toute sérénité cette famille de renards, un animal qui pointe rarement le bout de son museau en présence d’humains.

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Besançon: naissance exceptionnelle d'un petit singe Langur de François

Publié le par Ricard Bruno

Le petit singe Ligur de François né au zoo de Besançon, dans les bras de sa mère, le 27 avril 2020 à Besançon

Le petit singe Ligur de François né au zoo de Besançon, dans les bras de sa mère, le 27 avril 2020 à Besançon

Un bébé Langur de François est né le 18 mars au zoo du muséum de la Citadelle de Besançon, une naissance "exceptionnelle" pour cette espèce de singes en danger d'extinction, vivant en Chine et au Vietnam, a indiqué lundi l'établissement.

Sous le regard de son père, Johan, et bien agrippé à sa mère, Ping, le petit mâle à la tête rousse effectue ses premières sorties dans son enclos, alors que le zoo de Besançon demeure désert et paisible en raison du confinement.

"Il s'agit d'une naissance exceptionnelle pour ces primates dont il ne subsisterait que 2.000 individus dans la nature, et 133 en institutions zoologiques dans le monde", indique le muséum dans un communiqué.

Le Langur de François, du nom d'un consul de France en poste dans le sud de la Chine au XIXe siècle, est une espèce "menacée par la destruction de son habitat naturel" - par l'agriculture et l'exploitation minière - et par "la chasse alimentant la pharmacopée chinoise traditionnelle", précise-t-il.

Le jeune mâle est le premier de son espèce à voir le jour à la Citadelle, dont le jardin zoologique est le seul établissement français à présenter ces Langurs. Cette naissance est la quatrième de cette espèce en captivité en Europe et la cinquième dans le monde.

Ses parents, Ping, cinq ans, et Johan, 15 ans, sont tous deux nés au Royaume-Uni et sont arrivés à la Citadelle respectivement en 2018 et 2012.

D'après les soignants du zoo, le pelage roux du bébé Langur de François à la naissance disparaîtra après quelques semaines pour devenir aussi noir que celui de ses parents.

A l'état sauvage, cette espèce vit dans les collines karstiques de la région du sud-ouest de la Chine jusqu'au nord-est du Vietnam. Ils vivent en bande d'une douzaine d'individus en moyenne, dirigées par les femelles, qui élèvent les jeunes ensemble.

Ces singes vivent dans des grottes creusées par les pluies dans les falaises de calcaire, et se nourrissent essentiellement de feuilles, bourgeons, écorces et racines.

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La chasse à la baleine en Islande annulée pour le deuxième été consécutif

Publié le par Ricard Bruno

 La chasse à la baleine en Islande annulée pour le deuxième été consécutif

Les baleines vivant au large de l'Islande peuvent être rassurées. Pour la deuxième année consécutive, elles ne courent aucun risque d'être chassées.

Célèbre pour ses paysages à couper le souffle, l'Islande est le lieu idéal pour observer les baleines. Mais le pays est aussi connu pour chasser ces mammifères marins. La chasse commerciale y a en effet repris en 2003. En 2018, les baleiniers islandais ont ainsi harponné 146 rorquals communs et six baleines de Minke. Début 2019, le ministre islandais de la pêche a accordé un nouveau quota de chasse à la baleine de 209 rorquals communs et 217 baleines de Minke par an pour les cinq prochaines années.

Sauf qu'en 2019, les deux principales compagnies ont jeté l'éponge. Hvalur hf n'avait pas obtenu ses permis à temps, et IP Útgerð ehf jugeait l'activité pas assez rentable. Et les deux entreprises ne chasseront pas non plus en 2020. IP Útgerð ehf , spécialisé dans la chasse de la baleine de Minke, a même décidé de ranger ses harpons pour de bon. "Je ne chasserai plus jamais les baleines, je m'arrête pour de bon", a déclaré à l'AFP son directeur général, Gunnar Bergmann Jonsson. Il explique que la chasse, qui n'a lieu que l'été, est devenue trop coûteuse car la zone côtière où la pêche est interdite a été étendue, obligeant les baleiniers à aller encore plus loin au large.

 

Quant à Hvalur hf, unique entreprise à harponner le rorqual commun, la chasse a été reportée à l'année prochaine, à cause de problèmes d'exportation et du coronavirus. Son directeur général, Kristjan Loftsson, a déclaré au quotidien Morgunbladid que la concurrence était trop forte avec le Japon. Le pays asiatique, qui est le principal acheteur, a également repris la chasse commerciale des baleines en 2019. Et ses exigences de sécurité alimentaire sont plus strictes sur la viande importée que sur les produits locaux, rendant les exportations islandaises plus difficiles. Kristjan Loftsson a ajouté que les mesures de distanciation sociale mises en place par les autorités pour lutter contre le virus auraient été difficiles à mettre en place dans les usines de transformation de la viande de baleine.

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MERCI de votre soutien à l'arche de BB !

Publié le par Ricard Bruno

Soutenir l’accueil des animaux dans l'Arche de BB et les structures partenaires en France

En période de confinement dû à l’épidémie de Covid-19, les refuges de la Fondation Brigitte Bardot sont fermés au public, il n’y a plus de possibilité d’adoption et nous continuons malgré tout à sauver des animaux, partout en France.

C’est pourquoi, dans ces temps difficiles, vos dons sont indispensables pour soutenir notre mission d’accueil des animaux rescapés de l’abandon, de la maltraitance, du trafic ou des abattoirs…

Nos 3 refuges de La Mare Auzou, Bazoches et Montpon sont de véritables havres de paix. Nos équipes prennent soin d’eux et pour certains durant toute leur vie. Selon le propre souhait de Brigitte Bardot, il n’y a ni euthanasie, ni cages dans nos refuges, et tous nos protégés y vivent en liberté ou en semi-liberté.

La Fondation Brigitte Bardot est également partenaire de nombreuses structures d’accueil, choisies avec soin, partout en France

Merci pour votre don ! Il servira à soutenir la Fondation Brigitte Bardot dans cette mission essentielle de protection animale que constituent l’accueil, les soins vétérinaires et l’alimentation des animaux sauvés.

 

Photo : © Fondation Brigitte Bardot

Pour soutenir la fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

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En Arizona, des pygargues ont construit leur nid entre les bras d'un cactus géant

Publié le par Ricard Bruno

n Arizona, des biologistes ont photographié un nid de pygargues à tête blanche construit dans un cactus saguaro.

n Arizona, des biologistes ont photographié un nid de pygargues à tête blanche construit dans un cactus saguaro.

Oiseau emblématique des USA, le pygargue à tête blanche est parfois appelé aigle pêcheur, aigle de mer, haliète, et plus anciennement huards ou orfraies... Il est l'un des symboles les plus connus du pays et apparaît sur la plupart des sceaux officiels, y compris sur celui du président américain. Il a été choisi le 20 juin 1782 par le Congrès continental : il est représenté tenant des flèches et une branche d'olivier entre ses serres.

Ce superbe rapace a une envergure de 2,5 m à 3 m pour un poids de 6 kgs à 9 kgs environ il peut atteindre plus de 150km en vitesse de pointe.

Bruno Ricard 

En Arizona, des biologistes ont réussi à photographier deux pygargues à tête blanche ayant construit leur nid dans les bras d'un cactus saguaro. Un comportement rare dont la dernière description remontait aux années 1930 et qui n'avait encore jamais été documenté en images.

Comme d'autres zones désertiques d'Amérique du Nord, l'Arizona est réputé pour les nombreux cactus qu'elle abrite. Mais certains sont plus impressionnants que d'autres. C'est le cas du saguaro (ou Carnegiea gigantea). Avec une hauteur pouvant atteindre jusqu'à 15 mètres et une masse de 4 à 5 tonnes, cette espèce fait partie des plus grands cactus au monde.

Certains spécimens sont même tellement imposants que des aigles parviennent à y construire leur nid en toute tranquillité. C'est ce que viennent de constater des biologistes de l'Arizona Game and Fish Department (AZGFD). A proximité d'un réservoir, ils ont observé que deux pygargues à tête blanche avaient élu domicile entre les bras d'un saguaro. Ils y élevaient même leur progéniture.

Si ce comportement étonne, c'est que les pygargues sont connus pour construire des nids de grande envergure. Il est fréquent que ceux-ci atteignent trois mètres de diamètre pour une hauteur de deux à trois mètres et une masse d'une tonne. Autant dire donc que leur base doit être solide. Si le pin semble être l'arbre de prédilection du rapace, il arrive parfois qu'il jette son dévolu sur d'autres.

Un comportement photographié pour la première fois

Selon l'AZGFD, des spécimens avaient déjà été observés nichant sur certains cactus géants au Mexique. En revanche, le même comportement impliquant des saguaros en Arizona était beaucoup plus rare. En faisant des recherches, les spécialistes avaient retrouvé un cas documenté en 1937 par Kermit Lee près de la rivière Verde. Il n'y avait toutefois aucune photo ou document pour confirmer les observations.

Depuis des décennies, des biologistes de l'Arizona surveillaient ainsi les grands saguaros pour tenter de surprendre un pygargue qui y aurait établi son nid. Sans succès. "Aucun des saguaros observés avec de grands nids ne faisait état d'une ponte d’œuf, d'un élevage de petit ou d'une autre information similaire", a expliqué à Cronkite News, Kenneth Jacobson, en charge de la gestion des rapaces à l'AZGFD.

Et puis un jour, un habitant a rapporté avoir vu des rapaces nicher dans un cactus géant. "C'était absolument extraordinaire quand j'ai reçu le premier rapport", a raconté K. Jacobson. "Quand nous avons pu y aller et voir [le nid] depuis le sol... c'était assez excitant". Le témoin ne s'était pas trompé, c'était bien le nid d'un couple de pygargues et leurs petits qui trônait au sommet d'un saguaro.

 

 

Les pygargues à tête blanche sont connus pour construire des nids de grande envergure pouvant atteindre 2-3 mètres de diamètre. Pixabay

Les pygargues à tête blanche sont connus pour construire des nids de grande envergure pouvant atteindre 2-3 mètres de diamètre. Pixabay

"Cela représente un périple de 18 ans pour moi, passés à chercher un nid de pygargue à tête blanche dans un saguaro. Alors parvenir enfin à en trouver un est incroyable", a-t-il poursuivi. Les spécialistes ont tenu à garder la localisation du cactus et du nid secrète pour ne pas déranger la petite famille dont l'espèce (Haliaeetus leucocephalus) est protégée aux Etats-Unis

Découvrir un tel nid est "une chose assez excitante mais la dernière chose que nous voulons est d'attirer l'attention dessus", a précisé K. Jacobson. "Si les gens s'y rendent et les observent, cela pourrait involontairement causer des problèmes" aux rapaces dont la population a autrefois subi un fort déclin à cause de la chasse, de la destruction de leur habitat et de l'utilisation du pesticide DDT.

Depuis 2007, le pygargue à tête blanche ne figure plus sur la liste des espèces en danger aux Etats-Unis. Selon les dernières estimations de l'U.S. Fish and Wildlife Service, environ 9.700 couples reproducteurs seraient répertoriés dans les 48 états contigus. En 2019, les biologistes de l'Arizona ont dénombré 89 nids.

Source de l'article : Cliquez ICI

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