Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide
Le refuge de la Mare-Auzou de Saint-Aubin-le-Guichard n'ouvrira pas au public, c'est donc en ligne (dans un premier temps) qu'il faudra chercher son bonheur.
« Nous ne voulons pas risquer qu’unanimalsoit adopté pour permettre au maître d’aller se promener ! » LaFondation Brigitte-Bardotest plus vigilante encore en cette période de crise.
L’association qui recueille les animaux maltraités ou abandonnés dans sonrefuge de la Mare-AuzouàSaint-Aubin-le-Guichard(près deBernay, dans l’Eure) ne compte pas assouplir son protocole d’adoption, mis en place pour s’assurer que les animaux adoptés continuent une vie dans des conditions optimales.
Pas de portes ouvertes
« Il est hors de question que nos petits protégés, qui ont connu l’abandon ou la maltraitance, y soient de nouveau confrontés », argumente Bruno Jacquelin, responsable communication. « Habituellement, nous diligentons une enquête à l’aide d’un formulaire. Il y a même une visite après adoption. Nous étudions la possibilité d’adapter ce dispositif. »
L’accent est mis sur le bien-être animal, pas question donc d’accélérer les procédures pour désengorger les refuges déjà saturés.
Malgré la pression, la fondation n’organise pas de portes ouvertes ni à la Mare-Auzou ni ailleurs. « Rester ouvert au public nécessiterait du personnel en plus pour l’accueillir, nous ne le souhaitons pas pour notre cas », indique-t-elle.
C’est donc en ligne qu’il faudra chercher son bonheur. Justement, le sitefondationbrigittebardot.frmet à disposition un pavéadoption qui propose toutes les catégories. Mâles, femelles, âges… Au compteur : 302 chiens et 391 chats qui attendent un foyer. Toutes les photos sont disponibles, reste à prendre rendez-vous, pour les candidats qui ont craqué pour un compagnon à quatre pattes.
"Les préparations et distributions des repas des animaux sont faites par alternance en fonction de la zone géographique où ils se situent. Les équipes ne se croisent pas, leurs outils de travail et de sécurité (talkies-walkies) sont désinfectés chaque jour et remis individuellement par un responsable Covid nommé dans chaque refuge. Les horaires des équipes de nettoyage ont été aussi modifiés afin d’éviter tout croisement. Les repas des animaux (avec beaucoup de régimes spécifiques pour nos petits protégés) sont préparés dans la cuisine par des salariés qui se relaient. "
Appel à l’entraide
Y a-t-il une hausse des abandons ? Pour l’heure, difficile de quantifier. « Nous avons déjà dû prendre en charge des animaux de personnes malades, hospitalisées ou malheureusement décédées et aussi ceux de personnes incarcérées », relate Bruno Jacquelin.
Pour éviter un afflux trop important, les responsables en appellent à l’entraide « entre famille, voisins, amis et collègues pour trouver des solutions de garde, provisoires ou pérennes. »
La fondation redoute surtout les abandons liés à une crainte de contamination. « Nous ne cessons de diffuser le message : les animaux ne peuvent pas contaminer les humains. »
Il est dramatique de constater la disparition silencieuse de ces insectes et pourtant si utile à nos cultures...
Les insectes ne sont pas toujours beaux, ils paraissent nuisibles, car certains peuvent piquer, transmettre des maladies, ou ravager des cultures. Pourtant, sans les insectes, notre monde s’écroulerait.
Une baisse de 25% des insectes a été constatée au cours des 30 dernières années, avec des déclins accélérés en Europe...vous allez me dire quelle est la cause de ce déclin ?, oh là, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour savoir d’où vient le mal, ça vient en très grande partie des pesticides et insecticides que des firmes tels que MONSANTOS vendent à travers le monde !
Bruno Ricard
Une nouvelle étude montre que la population d'insectes a grandement baissé depuis 30 ans. La situation est particulièrement inquiétante en Europe.
Dans une étude publiée dans le journalScience, des scientifiques révèlent que la situation desinsectesà travers le monde est particulièrement préoccupante. Une baisse de 25% a été constatée au cours des 30 dernières années, avec des déclins accélérés en Europe qui ont choqué les chercheurs."C'est extrêmement grave, sur 30 ans, cela signifie un quart d'insectes en moins,a déclaré le Dr Roel Van Klink, auteur principal de l'étude.Et parce que c'est une moyenne, cela veut dire il y a des endroits où c'est bien pire que ça. L'Europe semble empirer maintenant - c'est frappant et choquant. Mais pourquoi, nous ne le savons pas. En Amérique du Nord, les baisses s'aplatissent, mais à un niveau faible."Ainsi, parmi les endroits étudiés, les réserves naturelles de l'ouest de l'Allemagne ont perdu environ 75% de leurs insectes sur 27 ans.
Les données sont en revanches plus rares en Amérique du Sud, enAfriqueet en Asie."Mais nous savons de nos résultats que l'expansion des villes est mauvaise pour les insectes parce que chaque endroit était un habitat plus naturel - ce n'est pas sorcier, a indiqué Roel van Klink.Cela se produit à un rythme rapide en Asie de l'Est et en Afrique. En Amérique du Sud, il y a la destruction de l'Amazonie. Il ne fait aucun doute que c'est mauvais pour les insectes et tous les autres animaux là-bas. Mais nous n'avons tout simplement pas les données."
Autre aspect révélé dans l'étude, les insectes vivant dans les réserves naturelles se portent légèrement mieux que ceux vivant en dehors des zones protégées. Mais la différence n'est pas énorme."Nous avons trouvé cela très frappant et un peu choquant - cela signifie que quelque chose ne va pas là-bas", continue le spécialiste. En revanche, signe d'espoir, les insectes d'eau douce ont augmenté de 11% chaque décennie, suite à des mesures de nettoyage des rivières et des lacs pollués. Mais ce groupe ne représente qu'environ 10% des espèces d'insectes, et il ne pollinise pas les cultures.
Les insectes subissent la destruction rapide de leur habitat, lespesticides, la pollution lumineuse et les changements climatiques. Ils sont pourtant essentiels aux écosystèmes, dont l'homme dépend également. Ils pollinisent notamment les plantes, servent de nourriture à d'autres animaux et recyclent les déchets de la nature. De ce fait, les scientifiques mettent en garde contre les"conséquences catastrophiques pour la survie de l'humanité si les pertes d'insectes n'étaient pas arrêtées". Le Dr Roel Van Klink conclut néanmoins sur une note d'espoir, affirmant que"nous avons certainement beaucoup de raisons de nous inquiéter, mais je ne pense pas qu'il soit trop tard. L'augmentation des espèces d'eau douce nous donne au moins l'espoir que si nous mettons en place la bonne législation, nous pourrons inverser ces tendances".
Que la nature est belle quand on lui fout la paix, images rares d'une mère baleine bleue allaitant son petit, ce sont des moments d'exception...très belle vidéo incroyable...à voir en cliquant sur le lien de l'article
Bruno Ricard
Grâce à des caméras fixées sur des baleineaux, des scientifiques ont obtenu des images rares. Celles d'une mère s'occupant de son petit.
Des scientifiques de l'université de Hawaï ont réussi en février dernier à capturer des images particulièrement attendrissantes et rares de baleines à bosse. Ils ont posé des ventouses équipées d'une caméra, d'enregistreurs, de capteurs de pression et accéléromètres sur le dos de sept baleineaux. Ils ont également survolé la zone avec undroneafin de filmer du ciel une mère et son petit.
Grâce à ce matériel non-invasif, vous pouvez observer un baleineau en train de téter sa mère comme si vous y étiez. Surtout, ces images et autres données récupérées permettent aux chercheurs de voir comment les mères interagissent et se comportent avec leur petit. L'accéléromètre fournit des données sur les mouvements et les respirations des mammifères marqués. Quant aux vidéos aériennes prises par le drone, elles ont permis de mesurer la taille des bébés, et d'établir leur état de santé.
Dans un communiqué, le directeur du Marine Mammal Research Program, Lars Bejder, a déclaré que grâce à ce matériel,"nous pouvons réellement voir ce que cesbaleinesvoient, rencontrent et vivent. Ce sont des images assez uniques et rares que nous obtenons, ce qui nous permet de quantifier ces épisodes d'allaitement, qui sont si importants". Avant d'ajouter :"Combiner ces ensembles de données sur l'alimentation et les aires de reproduction va vraiment nous apprendre quelque chose sur l'importance de ces différents habitats pour ces animaux".
Les baleines à bosse sont connues pour leurs grandes migrations dans différentes zones du monde. Chaque année, elles sont nombreuses à arriver dans les eaux chaudes deHawaï, entre décembre et avril.
L'image du serpent est présente dans toutes les mythologies, toutes les religions, sur tous les continents et a toutes les époques. Il inquiète et fascine en tant qu'animal et se transforme même souvent en créature fantastique et symbolique (hydre, femme-serpent, dragon). J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises d'en côtoyer notamment au Kenya, à certains endroits il y en avait pas mal, surtout les serpents dit "Spaghettis", également au parc de Thoiry où j'ai effectués plusieurs stages animaliers pour parfaire mes connaissances sur le monde animal et bien sûr le monde fabuleux des serpents...
Bruno Ricard
Dans le nord-est de l'Inde, des chercheurs ont découvert une nouvelle espèce de crotale qu'ils ont nommée en référence à Salazar Serpentard.
Dans l'Arunachal Pradesh en Inde, des scientifiques ont identifié une nouvelle espèce de crotale. Caractérisé par sa peau d'un vert clair intense, le serpent a été nomméTrimeresurus salazaren référence à Salazar Serpentard, célèbre personnage de la saga Harry Potter
La sagaHarry Pottern'en finit plus d'inspirer à travers le monde. Même les scientifiques qui explorent les coins les plus reculés de la planète. Dans les forêts del'Inde, une équipe vient de documenter une nouvelle espèce et de la baptiser en s'inspirant de la célèbre série de J. K. Rowling.
Après le crabeHarryplax severus,l'araignéeEriovixia gryffindoriou encore la guêpe parasitoïdeLusius malfoyi,c'est un serpentvenimeux qui vient de rejoindre la liste déjà bien remplie des organismes nommés d'après des personnages de Harry Potter. Plus précisément, un crotale. Son nom :Trimeresurus salazar.Une référence logique à Salazar Serpentard, co-fondateur de Poudlard et de la maison du même nom.
Cette nouvelle espèce a été découverte durant une expédition menée entre juin et août 2019 dans l'état de l'Arunachal Pradesh au nord-est de l'Inde. Cette région appartient au point chaud de biodiversité del'Himalayaet abrite une grande variété d'espèces végétales et animales. Y compris des reptiles et des amphibiens.
"Cet endroit est un paradis pour les herpétologues", a confirmé àThe Indian Express, Harshal S Bhosale, spécialiste de la Natural History Society qui a participé à l'expédition. Pourtant, les espèces qui s'y trouvent restent largement méconnues. "Peu de gens ont étudié les reptiles et les amphibiens en Inde. Les ouvrages de référence dont nous disposons [...] ont été publiés dans les années 1930", a-t-il précisé.
Des particularités morphologiques
C'est au sein de la réserve detigresde Pakke que les scientifiques sont tombés de nuit sur plusieurs spécimens de la nouvelle espèce. Deux d'entre eux sont apparus enroulés sur des arbustes le long de la route et un troisième a été aperçu avant de disparaître dans la végétation. Tous présentaient une peau d'un vert clair brillant semblable à d'autres espèces connues,Trimeresurus septentrionalis et T. albolabris.
Le genreTrimeresurusregroupe des serpents venimeux - des crotales - qui évoluent à travers l'Asie du sud-est. A ce jour, près d'une cinquantaine d'espèces sont répertoriées dont une quinzaine en Inde. En observant les spécimens découverts de plus près, les spécialistes ont toutefois constaté des caractéristiques morphologiques inconnues chez lesTrimeresurusdéjà documentés.
La nouvelle espèce de crotale se distingue notamment par la présence d'une fine bande orange à rouge au niveau de la tête.
Ils ont notamment observé la présence d'une bande orange à rouge s'étendant du bord de l’œil à la partie postérieure de la tête. Les analyses moléculaires menées en laboratoire ont fini par confirmer leurs soupçons : les spécimens découverts constituent bien une espèce distincte des autres, selon leur étude publiéedans la revueZoosystematics and Evolution.
Ce crotale est "morphologiquement différent des autres espèces - il a de fines lignes rouges autour de ses lèvres, plus de dents et une structure hémi-pénienne complètement différente", a résumé Harshal S Bhosale.
Hommage à J. K. Rowling
Cette nouvelle espèce documentée, restait à proposer un nom pour la désigner. L'équipe a décidé de laisser parler ses souvenirs de jeunesse. "Nous sommes apparemment tous de grands fans [de Harry Potter]", a expliqué àThe Indian Express,le Dr. Zeeshan A Mirzaassocié au National Centre for Biological Sciences de Bangalore.
"J. K. Rowling a joué un rôle important durant mon enfance, comme peut-être pour tous ceux qui ont lu ses livres. Alors quelle meilleure façon de lui rendre hommage et de la remercier que de nommer une espèce d'après l'un de ses personnages ?", a-t-il poursuivi. Dans un premier temps, l'équipe avait pensé à opter pour Nagini, le serpent de Lord Voldemort.
Et puis, Zeeshan A Mirza et ses collègues ont décidé "de garder [cette option] au cas où ils découvriraient une nouvelle espèce de cobra puisque Nagini est un cobra". Ils ont alors pensé à Salazar Serpentard, sorcier possédant la rare faculté de parler Fourchelang, le langage des serpents. C'est ainsi queTrimeresurus salazarest né, bien que son nom reste à valider officiellement.
Cette nouvelle espèce deserpentest la seconde récemment identifiée dans l'Arunachal Pradesh et probablement pas la dernière, les scientifiques ayant indiqué avoir documenté d'autres spécimens candidats. Des découvertes qui reflètent selon eux, "la faible documentation de la biodiversité présente dans le nord-est de l'Inde".
Si ces nouvelles recherches réjouissent les spécialistes, ils ont exprimé des inquiétudes quant aux menaces qui pèsent sur les forêts de cet état indien et notamment sur la réserve de tigres de Pakke. Malgré les milliers d'espèces végétales et animales qu'elle abrite, cette dernière est au cœur de divers projets dont la construction d'une route de 49 kilomètres qui menace de la traverser.
"De futures études menées à travers le nord-est de l'Inde aideront à documenter la biodiversité qui est sous la menace de plusieurs activités de développement dont l'extension de route, l'agriculture et des projets hydro-électriques", concluent les chercheurs dans leur rapport.
L'état catastrophique de notre planète n'est du qu'au fait de l’agissement totalement hallucinant de l'être dit "Humain", beaucoup semblent penser que ça va aller, mais pas du tout, bien au contraire chaque minute qui passe ce sont des espaces naturels qui sont "bouffés" par les hommes, laissant du coup les espaces vitaux se réduire comme "peau de chagrin" pour les animaux... L'homme se croit supérieur, pas du tout ce n'est qu'un abruti finit...
Bruno Ricard
Selon une nouvelle étude, il pourrait bientôt ne plus y avoir de banquise en été au pôle Nord. En cause, le réchauffement climatique.
Cela fait des années que la fonte des glaces préoccupe les scientifiques. Depuis 1979, la glace arctique estivale a perdu 40% de sa superficie et jusqu'à 70% de son volume. En 2019, elle a même atteint son deuxième plus bas niveau jamais enregistré, à cause duréchauffement climatique. Et selon une nouvelle étude, la situation n'est pas prête de s'arranger, comme l'expliquent des chercheurs dans le journalGeophysical Research Letters. Surpris par leurs propres résultats, ils affirment qu'il est très probable qu'il n'y ait plus de banquise en été en Arctique avant 2050. Et cela même si les émissions de carbone sont réduites rapidement à l'échelle mondiale.
Les chercheurs ont analysé plus de 40 modèles climatiques, des plus optimistes (où le réchauffement climatique est maintenu en dessous de 2°C), aux plus sombres."De manière alarmante, les modèles montrent à plusieurs reprises le potentiel d'étés sans glace dans l'océan Arctique avant 2050, peu importe les mesures prises pour atténuer les effets du changement climatique. C'était inattendu et extrêmement préoccupant", a déclaré dans un communiqué Ed Blockley, un des auteurs de l'étude
Les scientifiques indiquent également que si les émissions de carbone sont basses, ce phénomène de fonte de la banquise en été ne serait qu'occasionnel. En revanche, en cas de fortes émissions de carbone, cela pourrait arriver tous les ans. Il pourrait même y avoir des hivers sans glace."Ce n'est pas quelque chose que nous avions vu auparavant dans nos projections,a déclaré Ed Blockley. Le scientifique précise que la glace de mer joue un rôle crucial, elle qui soutient les écosystèmes arctiques, sert de lieu de vie et de chasse à de nombreuses espèces comme lesours polaires,"tout en maintenant l'extrême nord de la planète au frais.Un épisode sans glace en hiver serait catastrophique."
La fonte de labanquisearctique pourrait aussi avoir des conséquences à long terme sur le réchauffement climatique et les espèces animales. Sa disparition permettrait aux hommes d'exploiter la zone, avec une augmentation des touristes et du transport maritime, sans oublier l'extraction de pétrole et de gaz.
Il y a quelques jours, le corps sans vie de Cachou, un ours mâle, était découvert dans les Pyrénées espagnoles. Après une autopsie, on en sait un peu plus sur les causes du décès de cet animal au patrimoine génétique exceptionnel.
Le 9 avril dernier, Cachou, unoursmâle de 5 ans, était découvert mort sur un versant escarpé des Pyrénées espagnoles. Son GPS montrait qu'il était immobile depuis plusieurs jours. Pour les associations de protection des animaux, cette disparition est une très mauvaise nouvelle, Cachou étant un ours très important pour la survie de son espèce.
"Cachou avait une importance particulière, il était l’unique descendant de l’oursBalou, lâché à Arbas (Haute-Garonne) en 2006. Il portait un patrimoine génétique différent du reste de la population et constituait un espoir pour l’avenir de l’espèce dans les Pyrénées,ont ainsi déclaré les associations Pays de l'ours-Adet et Ferus.Sa disparition sans descendance (connue) renvoie à la grande fragilité de la population pyrénéenne d’ours, notamment du fait d’une diversité génétique insuffisante."
Une autopsie a donc été effectuée àBarceloneafin de déterminer les causes du décès. Selon les premières hypothèses, rapportées par le Conseil général du Val d’Aran sur son compte Twitter, Cachou aurait été victime d'un autre mâle. Le crâne de l'ours présentait des présente des plaies perforantes à la tête, faites avant sa mort. Des blessures qui, selon le Conseil général du Val d'Aran, n'ont pu être causées que par un autre ours. Cachou serait ensuite tombé de 40 mètres, ce qui aurait entraîné sa mort. Des analyses complémentaires vont être réalisées afin de rechercher d'éventuelles autres causes (infectieuses, contagieuses etc.) ayant pu entraîner la mort de l'animal.
Selon une nouvelle étude, les grands animaux marins sont en danger d'extinction à cause du réchauffement climatique et de l'activité humaine.
Selon une nouvelle étude publiée dans le magazineScience Advances, des scientifiques de l'université de Swansea affirment que la mégafaune marine est particulièrement en danger. En cause, le réchauffement climatique et l'activité humaine. La mégafaune marine regroupe les grands animaux marins dépassant les 45 kg, comme les requins, lesbaleines, les ours polaires, les tortues de mer et les manchots empereurs.
Ces grands animaux jouent un rôle clé dans les écosystèmes. Ils consomment de grandes quantités de biomasse, ils transportent des nutriments à travers les habitats et relient les écosystèmes océaniques lors de longuesmigrations. Leur disparition entraînerait une grosse perte de diversité fonctionnelle."Si nous perdons des espèces, nous perdons des fonctions écologiques uniques,a ainsi déclaré le Dr John Griffin, co-auteur de l'étude.Il s'agit d'un avertissement selon lequel nous devons agir maintenant pour réduire les pressions humaines croissantes sur la mégafaune marine, y compris lechangement climatique, tout en favorisant le rétablissement des populations."
D'après l'étude, si les tendances se maintiennent, 18% de ces grands animaux marins pourraient s'éteindre au cours des 100 prochaines années. Mais les scientifiques ont également envisagé un deuxième scénario. Si toutes les espèces actuellement en danger d’extinction disparaissent, cela veut dire que 40 % de la mégafaune serait éteinte d'ici 2120. Les requins seraient les plus touchés."Nos travaux précédents ont montré que la mégafaune marine avait subi une période d'extinction inhabituellement intense alors que le niveau de la mer oscillait il y a plusieurs millions d'années,a indiqué le Dr Catalina Pimiento, auteure principale de l'étude.Nos nouveaux travaux montrent qu'aujourd'hui, leurs rôles écologiques uniques et variés sont confrontés à une menace encore plus grande avec les pressions humaines."
Les scientifiques ont également créé un nouvel indice, le FUSE (Functionally, Unique, Specialized, Endangered). L'objectif était de mesurer l'importance de chaque espèce dans les systèmes marins, et de quantifier l'impact que leur disparition aurait sur la diversité fonctionnelle. Cela leur a permis de déterminer des priorités de conservation. Parmi les animaux qui ont obtenu un score très élevé, on retrouve latortueverte, la carpe dorée de Jullien, la loutre de mer, le dugong et le bénitier géant. Ces animaux sont ceux qui auraient le plus de potentiel pour aider à maintenir les fonctions écologiques.
La Fondation Brigitte Bardot constate depuis quelques jours une multiplication des annonces d’éleveurs de chèvres proposant de vendre ou donner des chevreaux mâle. Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de ces animaux nouveau-nés, devenus inutiles en période de confinement ! Focus sur la cruauté de l'industrie laitière...
À PEINE NÉS, LES CHEVREAUX MÂLES SONT RETIRÉS À LEUR MÈRE
Si, dans l’industrie laitière, les petits mâles (veaux, chevreaux) sont retirés de leur mère aussitôt après leur naissance et très vite condamnés à mort (le lait qui leur est naturellement destiné étant commercialisé), la restriction des transports dans le cadre des mesures Covid-19 rend la situation des éleveurs de chèvres critique puisque ces derniers ne savent que faire des chevreaux.
En effet, si en France la consommation de viande de veau couvre en partie la production (malheureux veaux abattus après une courte vie de détresse), il en est tout autrement pour les chevreaux qui ne trouvent pas preneur sur le marché français et sont donc dirigés vers l’export, dans les conditions scandaleuses que nous dénonçons par ailleurs.
C’est pourquoi la Fondation Brigitte Bardot constate, depuis quelques jours, une multiplication des annonces d’éleveurs de chèvres– qui produisent lait et fromages – proposant de vendre ou donner les nouveau-nés. Sites d’annonces en ligne, messages sur les réseaux sociaux, appels aux particuliers, aux boucheries, aux grandes et moyennes surfaces… Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de ces chevreaux devenus trop embarrassants !
L’INDUSTRIE DU LAIT EST PARTICULIÈREMENT CRUELLE
Sachant que pour qu’une femelle produise du lait elle doit d’abord donner un petit, des millions de chèvres se retrouvent ainsi enfermées dans des bâtimentsoù elles sont inséminéesà la chaîne.
La chèvre donne naissance à son premier chevreau vers l’âge d’un an. Ses petits lui sont rapidement confisqués, souvent quelques heures seulement, après leur naissance afin que la chèvre entre en lactation pendant 9 mois pour produire du lait destiné non plus à son petit, mais aux besoins artificiels de l’homme.
Les chevreaux mâles devenus alors inutiles sont destinés à la production de viande. Ils sont le plus souvent vendus dans des ateliers d’engraissement, puis envoyés à l’abattoir pour être abattus à l’âge de 6 à 8 semaines, transportés encore jusqu’à récemment dans des conditions non conformes à la réglementation : entassés dans des caisses à dindes ou à lapins environ deux fois moins hautes que la taille des chevreaux debout, empêchant ces derniers de se relever, en violation du droit européen sur la protection des animaux.
La chèvre continuera d’avoir des petits et de produire du lait. Après quelques années d’exploitation intensive, elle finira par être « réformée » car moins productive puis transportée, à son tour, dans des conditions particulièrement cruelles à l’abattoir à l’âge de 4 ans en moyenne.
LE COVID-19 MET EN PÉRIL LE COMMERCE DES CHEVREAUX
La majorité des chevreaux mâles sont habituellement vendus pour engraissement au printemps. Le volume de chevreaux abattus pour la période de Pâques représente un tiers des ventes de l’année.
Depuis les mesures de confinement liées au Covid-19, les consommateurs délaissent certains produits. En outre, 70 % de la production est exportée vers des pays comme l’Italie ou le Portugal, dont les frontières sont désormais fermées, réduisant à néant les commandes.
Certains abattoirs, contraints de congeler les animaux invendus, appliquent des prix à la hausse, d’autres ne veulent tout simplement plus acheter les chevreaux qui arrivent par centaines…
LES CHEVREAUX, DES BOUCHES À NOURRIR DEVENUES INUTILES
Les chevreaux, considérés comme des « rebuts » de l’industrie laitière représentent désormais un coût inutile pour les éleveurs. Garder les chevreaux plus longtemps signifie des dépenses en poudre de lait et/ou un gaspillage du lait, désormais destiné à la production de fromage d’où la nécessité de s’en débarrasser au plus vite.
Avec environ un million de têtes, le cheptel caprin français se tient à la quatrième place en Europe après la Grèce, l’Espagne et la Roumanie. Environ 700 000 chevreaux sont abattus chaque année en France dans des conditions cruelles… C’est le prix réel du fromage de chèvre !
Brigitte Bardot voue sa vie aux animaux si mal traités par les humains, que dire sur cet engagement hors normes envers les plus faibles, rien sauf un "énorme" coup de chapeau à cette femme d'exception, elle crée sa fondation éponyme, sauve par milliers des animaux sur toute la planète, ses équipes font un travail de dingue, les salariés ne rechignent pas à la tache dès lors qu'il faut secourir les plus faibles ils sont totalement investis, les bénévoles se dévouent corps et âme...
Simplement pour dire que je suis très fier de faire partie de ce bras armé de la protection animale.
Bruno Ricard
En haut, le refuge de Bazoches. Brigitte Bardot a créé sa fondation en 1986. Aujourd’hui, son association est appelée sur tous les fronts, dans des dizaines de paysFondation Brigitte Bardot
L’association créée il y a trente-quatre ans par Brigitte Bardot s’est démultipliée en trois centres qui hébergent au total quelque 6 000 animaux traumatisés, des félins, des bovins, des exotiques... Malgré les alertes, les horreurs persistent. Dans toute la France, les employés s’épuisent à tenter de sauver ces pauvres bêtes. Il y a maintenant de « nouveaux animaux de compagnie » et d’autres sadismes. A se demander qui sont les sauvages...
«Nous avons un superbe matou à vous donner. » Un chat ! Un de plus. Comme si les trois refuges de la Fondation Brigitte Bardot (FBB) en manquaient. Le généreux donateur dit vouloir s’en séparer parce que... Pourquoi au fait ? Ah oui : le fâcheux « fait ses griffes sur le canapé » ! Respirer un bon coup, réfréner son envie de hurler dans le combiné ses quatre vérités à l’irresponsable qui se débarrasse, pardon fait un don, de son animal.
A peine raccroché, le téléphone vrille à nouveau. Et pour des causes qui donnent envie de se mettre en quatre. Une dame, voisine d’un monsieur âgé qui vient d’être transporté dans un hôpital parisien, informe qu’une minette de 6 ans est restée orpheline. Elle la nourrit bien sûr, mais ce n’est pas l’idéal. Puis c’est un jeune homme, qui ne sait que faire du chien de ses parents décédés la semaine passée dans un accident de la circulation. Ensuite, c’est une trentenaire cancéreuse qui aimerait savoir si l’on peut recueillir son siamois de 9 ans pendant son hospitalisation, et après... dans le pire des cas. Enfin, c’est le responsable d’un centre d’hébergement qui appelle pour un SDF, trop bronchiteux pour rester dehors, mais qui ne peut y être admis avec ses chiens... Tout ce petit monde à quatre pattes, choyé jusqu’alors, va se retrouver avec d’autres orphelins, dépaysé forcément, mais nourri, protégé, dans un environnement respectueux.
D’aucuns diront même luxueux. Prenons Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, le refuge le plus proche de Paris. Dans ce qui fut la propriété de Brigitte Bardot – un coup de cœur acquis en 1960, cédé à la fondation en 2006 –, le moindre recoin a des airs de paradis. Chatteries chauffées et spacieuses, allées et pelouses de promenade pour se dégourdir les pattes, plans d’eau, infirmerie, arbres à chats, distractions pour les chiens, personnel aux petits soins. Le 5 octobre dernier, amis des animaux, journalistes, célébrités – Arielle Dombasle, Aymeric Caron, Raphaël Mezrahi, Dave, Yann Arthus-Bertrand, ou encore Max Guazzini qui vient d’offrir sa centaine de disques d’or au profit de la fondation – étaient invités à découvrir ces nouvelles installations. Tous étaient chargés de faire savoir que le refuge est désormais ouvert chaque samedi au public Un dispositif voulu par Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale de la fondation, pour faciliter l’adoption. Ce n’est pas parce qu’ils sont bien traités que les 200 félins et autres animaux de Bazoches n’ont pas besoin d’une famille. Il y a des chats qui attendent, on le sent bien, une maison rien qu’à eux. Parce qu’un chat préférera toujours partager votre quotidien d’humain, « dédaignant à votre profit la compagnie des siens », selon les mots de Théophile Gautier.
La directrice délaisse deux secondes le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education, Gabriel Attal, pour venir nous glisser deux mots : « Dites-le bien qu’on a besoin de caresseurs ! » On va le dire, promis. Oyez, oyez bonnes gens, si le cœur vous en dit et si vos pas vous conduisent vers Bazoches-sur-Guyonne, ou vers la Mare Auzou, le premier refuge de la fondation près de Bernay dans l’Eure – refuge qualifié de « quatre étoiles » par la Cour des comptes – ou vers le petit dernier, Montpon-Ménestérol, en Dordogne, sachez qu’il y a de la tendresse à distribuer et à recevoir. Les employés de la fondation ne l’oublient pas ; il faut les voir, tee-shirts et pantalons bleus siglés, entre deux remplissages d’écuelles de croquettes, brosser l’un, gratter le cou de l’autre, mais ils ne sont pas Shiva. Les humains s’enthousiasment pour un nouveau jouet et le jettent une fois lassés.
Les bénévoles sont plus que bienvenus. Hormis la centaine de salariés, la FBB a toujours compté sur ces 600 anonymes qui sont ses yeux et ses oreilles. C’est eux, dans un premier temps, qui vont vérifier chez l’habitant telle ou telle maltraitance signalée et la font remonter au siège, rue Vineuse à Paris (XVIe). Un labrador laissé grelottant des jours et des nuits entières sur un balcon, un cheval dont on ne voit plus que les os, quatre chats qui miaulent à la mort, enfermés dans un appartement qui lui vaut d’être appelée sans cesse en recours. Pour tout et parfois pour l’impensable. Il y a des jours pires que d’autres. Il n’y a pas que les animaux traumatisés qui ont du mal à regarder les humains dans les yeux, il y a aussi les animaliers de la FBB, à force de réparer l’innommable. Comment oublier par exemple, la semaine dernière, ce cas de zoophilie dénoncé et filmé par le voisinage ?
A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon !
Plus que les appels individuels au standard, c’est généralement la police et la justice qui demandent l’aide de la fondation. Un avis d’expulsion, des chats à prendre en charge ? Hop, les voitures de la FBB partent. « Il n’y a pas longtemps encore, on est arrivés avec une dizaine de cages chez un particulier, se souvient Isabelle, l’une des coursières itinérantes. Une odeur épouvantable nous a cueillis dès l’entrée. A l’intérieur du studio, des montagnes de déchets du sol au plafond, et une trentaine de chats qui survivaient à côté de congénères morts. Il a fallu chercher de nouvelles cages, épucer chaque félin avant de les accueillir à Bazoches... » Le locataire atteint du syndrome de Diogène était un récidiviste. Il y a les dérangés du bulbe, mais aussi les cœurs d’artichaut. « On a pitié d’un chat ou d’un chien errant, on l’emmène chez soi, on le nourrit, nous confirme Ghyslaine Calmels-Bock. On en recueille un autre, un autre encore. Ce petit monde se reproduit allègrement et voilà comment des gens qui les aiment ou croient les aimer perdent peu à peu pied. A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon ! »
Irresponsabilité humaine. La loi limite la possession de chiens à 9 par habitation mais ne dit rien pour les chats. Et s’il n’y avait que les toutous et les minous. Mais les « jouets » qu’on dédaigne, il y en a plein les refuges. « Je sais, vous n’allez pas être content, souffle un trentenaire au téléphone, mais on m’a offert deux cochons nains, Roméo et Juliette, pour mon enterrement de vie de célibataire. Je ne sais pas quoi en faire. » Tiens donc. Même scénario avec les Nac, si improprement appelés « nouveaux animaux de compagnie » alors qu’ils n’ont rien à faire dans un appartement. « On recueillait deux ou trois furets il y a trois ans, maintenant on en a des dizaines », atteste Emmanuelle, la responsable du refuge de la Mare Auzou. Oui, un furet, ça peut mordre et émettre des odeurs pas toujours fleuries. Il fallait y penser avant. Cette phrase, on ne l’a jamais entendue prononcer à la FBB. Pas le temps de récriminer ou de soupirer. Trop à faire. Sur tellement de fronts. En déposant les statuts de sa fondation, en 1986, Brigitte Bardot aurait-elle pu imaginer, elle qui pensait surtout alerter les responsables politiques de la planète, qu’un jour elle en viendrait à recueillir des quantités d’animaux, dont plus de 2 000 moutons, près de 1 000 bovins, plus de 900 équidés, pas loin de 600 chèvres et près de 220 cochons ? Une arche de Noé qu’il faut bien dispatcher un peu partout, les trois refuges n’y suffisant pas. Ce qui signifie recourir à des pensions privées – une vingtaine dûment choisies et rémunérées par la FBB.
Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches
Quand, chaque année, le jour de l’Aïd el-Kébir, ses salariés, en présence de forces de police conséquentes, déboulent dans les abattoirs clandestins, ce n’est pas pour sauver deux moutons : des centaines échappent au massacre. Même chose pour le cheptel bovin. Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches. « Au début, note Romy Turpin, responsable juridique, nous allions au secours des chiens et chats, et puis, un jour, les services véto nous ont appelés parce qu’ils venaient de saisir plus de 2 000 vaches affamées, et nous avons accepté d’en prendre 200... Nous avons dû nous adapter. Même chose pour les poulets et les lapins quand on nous a signalé qu’on les livrait vivants pour nourrir des pitbulls... » La suite : des enclos spécifiques, des pourparlers avec des pensions, des formations régulières pour savoir comment appréhender un cheval maltraité ou transporter des daims blessés. « Nous sommes toujours en mouvement. » Résultat, les vétérinaires viennent, intéressés, voir les vaches de la fondation. « Comme nous ne recourons jamais à l’euthanasie, sauf en cas de souffrance intolérable, poursuit Romy, chez nous un bovin peut vivre vingt ans et plus, alors ils découvrent les pathologies des vaches vieillissantes ! Même chose pour les cochons. » Chacune, chacun a un nom. De Patte Folle à Pelochon, de Willy le Borgne à Mitsy : chat, chien, poule, bouc, poney... tous jouent leur partition au royaume des rescapés. Heureux, malgré tout. Il y a tellement pire.
Nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe
Depuis son bureau ou dans les couloirs de l’Assemblée nationale ou des ministères, Christophe Marie, porte-parole de la fondation, plaide le sort de congénères moins chanceux. Les poussins broyés : « Je pense qu’on va y arriver » ; les oies au foie hépatique : « Là, ça va être plus dur, de vieilles résistances » ; les animaux sauvages exploités dans les cirques : « Nous avons prévu des sanctuaires pour les accueillir, dans le Limousin et au Portugal, où se trouvent déjà des éléphants » ; les élevages d’animaux pour leur fourrure : « La France n’en a plus que cinq au lieu du double il y a une décennie. Mais les Pays-Bas, pour qui c’est une vraie activité économique, viennent de s’engager à fermer leurs 150 élevages en dix ans » ; le scandale des animaleries de quartier qui favorisent l’achat impulsif d’animaux mal sevrés, sources de problèmes plus tard, et donc d’abandon : « D’autres pays européens les ont interdites. Il serait temps que la France prenne des dispositions courageuses. Même chose à l’égard des réseaux sociaux, parce que maintenant la mode, c’est de filmer un animal qu’on jette contre un mur ou qu’on traîne derrière une voiture ! » On pourrait parler aussi de nos élevages de lapins dans des conditions indignes, preuve que nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe...
Dans les bureaux de la fondation, alors qu’Oscar, l’un des 26 matous privilégiés qui partagent la vie des salariés, ronronne sur la photocopieuse, les bipèdes, eux, travaillent. Les uns chiffrent le coût des pensions de chaque vache, cheval ou cochon pour savoir combien on peut en accueillir jusqu’à leur mort, les autres s’occupent de gérer les legs de donateurs décédés – plus de 100 par an –, allant jusqu’à organiser leurs obsèques tant la solitude n’est pas qu’une expérience animale. Des contentieux de maltraitance sont passés au crible : 160 actions en justice par an. Les dossiers de sauvetages d’animaux sont suivis jour après jour, des éléphants de Thaïlande aux chiens de Chine. Présente dans soixante-dix pays, la fondation finance aussi la stérilisation des chats et des chiens. Et chez nous ? La FBB aide les maître nécessiteux qui ne peuvent pas payer l’opération. Une goutte d’eau. Elle souhaiterait que le gouvernement et les services vétérinaires procèdent à de vastes campagnes de stérilisation des chats errants.
Education, responsabilisation, lois plus contraignantes : encore beaucoup à espérer, beaucoup à défendre, rien qu’au niveau européen, et le Brexit avec l’absence des députés britanniques, plus évolués sur ces questions, ne va rien arranger. De quoi avoir un petit coup de mou, non ? « Non, modère Christophe Marie, parce qu’on constate des avancées, des prises de conscience. Les dernières dénonciations d’abus dans les abattages y ont sans doute contribué. Il faut croire que les mentalités sont prêtes. Les vidéos chocs diffusées autrefois par Brigitte Bardot datent de trente ou quarante ans... Brigitte, elle, vous répondrait peut-être l’inverse, écœurée par toutes ces cruautés, impatiente que les choses progressent... Mais cette fureur, cette façon de s’insurger lui ont toujours servi de moteur. » Un sacré moteur. Trente ans qu’il vrombit. Notre « Pétroleuse » préférée peut être fière du chemin parcouru.