On est en droit de se poser plein de questions à ce sujet, mais là il faut dire bravo? CES ANIMAUX SONT ENFIN sorti de l'enfer des laboratoires d'expérimentation animale.
Comment peut on encore tolérer l'intolérable alors que de très nombreuses solutions de substitutions existe !
Bruno Ricard
Ce sont 77 chats, chatons, chiens, chiots, cobayes et furets issus de laboratoire qui seront recueillis dans 4 refuges pour être adoptés à partir du 15 juin 2020.
Une "nouvelle vie". C'est certainement la phrase qui convient le mieux à l'action de l'association française,Graal, spécialisée dans la réhabilitation des animaux de laboratoire. Cette dernière annonce, dans un communiqué, que le 29 mai 2020, 77 chats, chatons, chiens, chiots, cobayes et furets issus de laboratoire seront recueillis dans 4 refuges qui les proposeront à l’adoption à partir du 15 juin 2020. L'initiative est financée par le moteur de recherche solidaireLilo.org.
Vous pourrez retrouver ces animaux dans les refuges suivants :
• Isère (38) : la SPA du Dauphiné (Le Maupas, 38410 Uriage, 04 76 89 12 66) et le refuge de Gerbey (338 Route de Gerbey, 38121 Chonas-L’Amballan, 04 74 56 40 12) proposeront respectivement 13 chats (SPA du Dauphiné) et 10 chats et 4 chiens (refuge de Gerbey).
• Savoie (73) : la SPA de Savoie (744 route de Montagny 73000 Chambéry, 04 79 33 24 44) proposera 8 chats et 6 cobayes.
• Haute-Savoie (74) : le refuge Animaux Secours (284 Route de la Basse Arve, 74380 Arthaz-Pont-Notre-Dame, 04 50 36 02 80) proposera 14 chats, 10 cobayes et 2 furets.
Les animaux à adopter auront préalablement eu une période de transition au sein du refuge. Et ils feront l’objet d’un certificat vétérinaire garantissant leur bonne santé, sur le plan médical et comportemental. Les dispositifs d’adoption sont encadrés par la Direction Départementale Protection des Populations (DDPP) de chaque département concerné.
Un guide d’adoption sera mis à disposition des familles par le Graal, sans compter les conseils prodigués par chaque refuge pour encadrer la démarche d’adoption.
Pour l'association, c'est une "vraie victoire ", car selon elle, en France, à l’issue de protocoles expérimentaux, les animaux de laboratoire sont voués à l’euthanasie quel que soit leur état de santé.
"Le 0 euthanasie des animaux de laboratoire en bonne santé n’a rien d’utopique : nos actions, parfaitement légales, prouvent que c’est possible. Il faut mettre un terme aux euthanasies de convenance. Donnons-nous les moyens d’une retraite obligatoire pour les animaux de laboratoire en bonne santé. Pétition, financement, adoption : l’opinion publique est de notre côté !”, explique Marie-Françoise Lheureux, Présidente et Fondatrice du Graal.
Le Graal a également initiéune pétitionqui réclame l’arrêt de l’euthanasie de tous les animaux de laboratoire en bonne santé. En quelques jours seulement, elle a spontanément récolté plus de 70 000 signatures et près de 3 000 commentaires de soutien. Elle sera remise aux pouvoirs publics dès l’atteinte des 100 000 signatures.
Les chiens errants au Maroc sont doublement condamnés en cette période de confinement. En plus d’être privés de nourriture, ils subissent également la traque des autorités locales.
Les animaux errants sont les victimes collatérales du confinement. Ils ne peuvent plus compter sur les restes de nourriture que leur fournissaient les cafés et restaurants pour s’alimenter, ces derniers étant fermés à cause du confinement. Les chiens errants continuent d’être abattus et empoisonnés par les autorités de certaines villes du royaume, en violation flagrante de l’interdiction duministère de l’Intérieur. C’est ce qui s’est produit à Sidi Rahal, Dar Bouâzza, Sidi Bouknadel, informe le journal l’Opinion.
Plusieurs personnes affirment que les chiens sont victimes d’abattage dans plusieurs villes du royaume. Habiba Tazi, co-fondatrice de l’Association de défense des animaux et de la nature (ADAN), a confié que cette situation a conduit à une chute du nombre de chiens errants dont 90 % ont souffert pendant la période de confinement. En plus d’affronter la faim, ils sont sous la menace permanente des autorités locales.
La peur de contracter le virus amène certaines personnes à les confier à l’ADAN ou à les abandonner dans la rue, a indiqué Habiba Tazi. Une déclaration confirmée par Lebbar Karima, médecin chef de la division d’hygiène et de salubrité publique de la ville deRabat, qui informe que "les chiens errants présents dans la ville sont ramassés, puis conduits à l’ADAN".
Ce gouvernement c'est vraiment du grand n'importe quoi, il va autoriser la reprise anticipée de la chasse et ce à partir du 1er juin... Tant que des gouvernements comme celui qu'on a prendront de telles décisions, baissant son froc devant les tueurs "chiasseurs", le monde animal sera encore et encore pris pour cible par des assoiffés de sang.
Bruno Ricard
La fondation Brigitte Bardot manifeste à Pau contre la chasse.
Une douzaine de manifestants se sont rassemblés ce samedi en milieu d’après-midi.
Un petit noyau de manifestants (pas plus de 12 personnes), de la fondation Brigitte Bardot, s’est rassemblé ce samedi en milieu d’après-midi à Pau,devant la préfecture, pour contester un récent arrêté du préfet.
Ce dernier concernela reprise anticipée de la chasse au 1er juin, alors qu’elle était prévue 3 mois plus tard (1er septembre). Daniel Raposo, responsable départemental de la fondation, précise que cette chasse concerne essentiellement le sanglier et le chevreuil."Nous manifestons aussi contre la chasse en général", ajoute le militant.
Un autre arrêté du préfet qui concerne cette fois l’autorisation demesures temporaires de protection de troupeaux contre le loup(effarouchement, voire abattage) à Bosdarros est également contesté par la fondation Bardot.
La connerie humaine n'a décidément aucune limite, à peine établie et présente en Corrèze le chamois va être chassé, oui vous avez bien lu chasser, quelle HONTE, mais MERDE foutez leur la paix, comment peut-on autoriser de telles pratiques, en France il y a moins d'un million et quelques de chasseurs qui emmerdent le reste de la population, une bonne fois pour toutes, la chasse et les "CHIASSEURS" au musée!
Bruno Ricard
Implanté dans le secteur de la vallée de la Dordogne, le chamois va être chassé pour la première fois en Corrèze (image d'illustration)
Arrivé en suivant des vallées depuis le Cantal voisin, et désormais installé en Corrèze, le chamois va y être chassé pour la première fois. Trois animaux, maximum, figurent au plain de chasse et seront prélevés pour la saison 2020-2021.
C'est inédit dans l'histoire de la chasse en Corrèze.Pour la toute première fois, le chamois figure au plan de chassepour la saison 2020-2021 dont l'ouverture générale est prévue en septembre prochain. Car oui, l'animal estprésent en Corrèze! Avide des zones rocheuses, il estarrivé il y a entre quinze et vingt ansaprès avoir suivi des vallées très escarpées depuis le Cantal voisin où il a été introduit à la fin des années 70.
Présence avérée et reproduction dans la vallée de la Dordogne
Assez logiquement, c'est dans le secteur de la vallée de la Dordogne qu'il commence vraiment à s'établir. "C'est une espèce qui se plaît dans les endroits très abruptes" indique David Murat, directeur adjoint de la fédération de chasse de Corrèze, qui suit de très près son évolution depuis cinq ans maintenant. Avec les chasseurs,un comptage est organisé chaque année. Celui prévu fin mars cette année n'a pas eu lieu à cause du coronavirus, mais "une trentaine d'individus ont été comptés entre Argentat et Bort-les-Orgues en une matinée lors de celui effectué l'an passé" poursuit-il, ce qui permet de penser qu'ils sont bien plus nombreux.
"Il y a des cas de reproduction annuelle" certifie-t-il, "on peut dire qu'on a une petite population de chamois installés sur le département". Les pêcheurs sur les lacs des barrages de la rivière Dordogne en ont aussi signalé, tout comme des pièges photos également installés dans ce secteur. Signe qu'il y a là un noyau qui a conduit les sociétés de Marcillac-la-Croisille et Saint-Merd-de-Lapleau à solliciter quelques prélèvements.
Trois animaux maximum seront chassés
La fourchette proposée par la préfecture, entre 0 et 5 animaux à prélever, vient d'être revue à la baisse après une consultation du public qui vient de se terminer. "Il a été décidé qu'il y aurait trois prélèvements maximum après des échanges avec plusieurs partenaires qui sont consultés dans le cadre de l'élaboration du plan de chasse" précise Jean-François Sauvage, le président de la fédération. "Finalement, les attributions ne concerneront que la société de chasse deSaint-Merd-de-Lapleau, le premier territoireoù le chamois a été vu "tout en précisant, qu'au final, sans doute deux animaux au maximum seront effectivement chassés sur les trois autorisés.
Le chamois s'installe de manière assez durable
Le chamois, dont la présence est donc relativement récente sur le territoire, semble commencer à prendre ses aises.Un individu a été vu à Treignacdernièrement, c'étaità Peyrelevadel'an passé, un autre a carrément été photographiéaux portes de Briveil y a deux ans par hasard par un piège photo. "Cela tend à démontrer que les animaux s'installent de manière assez durable" estime Gilles Gorceix, chef du service de l'Office Français de la Biodiversité en Corrèze (ex office de la chasse et de la faune sauvage) "et on sait qu'il y a de la reproduction. Début mai, en allant faire un suivi du faucon pèlerin dans le secteur de la vallée de la Dordogne, un agent a vu_quatre femelles avec leurs jeunes chevreaux_. Il y a donc une présence permanente de chamois sur cette zone, c'est incontestable".
Gérer finement les attributions et l'évolution de la population
Mais il a lui-même d'abord émis des réserves sur la possibilité d'en chasser quelques uns, "car cela reste une population assez limitée. Maintenant, prélever deux ou trois animaux, c'est envisageable. Ensuite, il faudra_que la fédération de chasse_, qui a désormais la maîtrise des attributions,soit très vigilanteà ce sujet et sur le suivi des prélèvements qui seront réalisées". Dans un premier temps, il ne pourra pas être chassé pour l'ouverture générale en septembre. Il pourra être prélevé à compter à compter du 17 octobre 2020 et jusqu'au 28 février 2021 au plus tard. Car il s'agit bien de gérer une population nouvelle en Corrèze. A titre de comparaison, près de 300 chamois peuvent désormais être abattus chaque année dans le Cantal où l'animal a été implanté il y a une quarantaine d'années.
LETTRE OUVERTE DE BRIGITTE BARDOT À DIDIER GUILLAUME SUR LA STÉRILISATION DES CHATS ERRANTS EN FRANCE
Dans cette lettre ouverte publiée le 22 mai 2020, notre Présidente, Brigitte Bardot, interpelle Didier Guillaume, Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation concernant la stérilisation des chats errants !
Elle rebondit également, sur les propos scandaleux de Willy Schraen, visant à piéger les chats autour des habitations...
Monsieur le Ministre,
Le 29 avril 2019, je vous alertais d’un problème grave auquel nos organisations n’arrivent plus à faire face, celui de laprolifération des chats en métropole, des chiens et chats en Outre-mer.
Ma Fondation investit d’importants moyens financiers pour gérer, par la stérilisation, ces colonies suivies par des protecteurs dont le dévouement force l’admiration.
Pendant que nous agissons concrètement,le Président de la fédération nationale des chasseurs suggère que les chats soient piégés. Par ses propos imbéciles, Willy Schraen reflète ce que sont les chasseurs qui, en plus de flinguer tout ce qui est dans la ligne de mire de leur fusil (y compris vététistes, jardiniers, promeneurs…), ne supportent pas la concurrence d’un animal.
On connait la connivence entre les chasseurs, le gouvernement et la présidence. Nous sommes en profond désaccord mais dressons toutefois un même constat : il est urgent de réguler la population féline, non pas en posant des pièges mais en stérilisant les animaux comme cela est désormais imposé en Belgique.
Il est de votre responsabilité de rendre obligatoire la stérilisation des chats sur l’ensemble du territoire comme l’ont fait la Wallonie depuis le 1er novembre 2017, Bruxelles depuis le 1er janvier 2018 et la Flandre depuis le 1er avril 2018.
En Outre-mer il est tout aussi urgent d’élargir aux chiens cette stérilisation obligatoirecar leur reproduction incontrôlée font d’eux des victimes, dans ces îles qui n’ont plus rien de paradisiaque mais sont un véritable enfer pour les animaux.
Inutile de tergiverser pendant des années encore, réduire par la stérilisation le nombre d’animaux errants est une démarche responsable, de salubrité publique et de préservation de la biodiversité.
Ma Fondation est volontaire mais ne peut agir seule. Il est de votre ressort de fixer un cadre légal, ne rien faire encourage les comportements coupables des Willy Schraen et consorts.
Monsieur le Ministre la balle est dans votre camp, saisissez-là, elle n’est pas mortelle comme celles de Willy Schraen…
Le paradis desbirdwatcherss'appelle Seychelles. 278 espèces, dont quatorze endémiques.
"La concentration d'oiseaux aussi rares dans un espace aussi restreint est unique",insiste l'ornithologue anglais Adrian Skerrett. De spectaculaires colonies d'oiseaux marins etmigrateursviennent encore ajouter à cette biodiversité. Notamment sur la bien nommée l'île aux Oiseaux, 0,70 kilomètre carré, où, de mai à septembre, des millions de sternes fuligineuses nidifient. La création d'aires protégées et les réintroductions ont permis de sauver les populations les plus menacées par les espèces invasives, la détérioration de l'habitat ou le braconnage… Voici huit espèces emblématiques que l'on peut croiser lors d'un séjour.
Perroquet noir des Seychelles
Symbole desSeychelles, il a failli disparaître dans les années 1960 (seulement cinquante survivants). Désormais protégée, l’espèce compterait 1 300 représentants. Principal territoire : Praslin.
Bulbul Merle
Cris stridents et caractère teigneux, le bulbul, de l’ordre des passériformes omnivores, n’est pas du genre à faire profil bas. De 4 000 à 6 000 couples peuplent huit îles. L’espèce n’est pas encore menacée.
Oiseau-lunettes des Seychelles
Reconnaissable à ses yeux cerclés de blanc, cetoiseauest «vulnérable» selon l’UICN, avec 300 spécimens à peine, répartis sur cinq îles. Il a disparu de Conception en 2017, suite à une invasion de rats.
Petit-Duc Scieur
Baptisé scieur pour son cri semblable au bruit d’une scie, cehibouest si rare et si discret qu’on ne découvrit le premier nid qu’en 1999 ! Ils seraient entre 90 et 180 paires dans les forêts de Mahé.
Gobemouche noir de Paradis
Cet endémique, surnommé vev («veuve») pour sa robe noire, est «en danger critique» selon l’UICN (300 spécimens). Star de La Digue, il a été introduit avec succès à Denis et à Curieuse, en 2008 et 2018.
Rousserole des Seychelles
C’est pour sauver cet excellent chanteur que l’île de Cousin a été classéeréserve naturelleen 1968. De 26 spécimens, leur nombre est depuis remonté à 3 000, désormais dispersés sur cinq îles.
Shama des Seychelles
Appelé pie chanteuse pour ses vocalises, le shama est «en danger» selon l’UICN. Estimée à 240 membres, sa population se déploie sur cinq îles, d’où l’on a banni ses principaux prédateurs, le rat et le chat.
Râle de Cuvier
Pensionnaire de l’atoll d’Aldabra, le râle de Cuvier y est si tranquille qu’il ne sait plus voler ! Il reste 10 000 couples de cet intrigant volatile. Mais la montée des eaux pourrait menacer sa survie.
Podcast : les Seychelles au-delà de la carte postale
Images marquantes, anecdotes de reportage, rencontres animalières... Thomas Saintourens s'est confié à notre journaliste Léia Santacroce dans le deuxième épisode de notre nouveau podcast,Retour de terrain. A écouter en version audio ci-dessous.
En espérant qu'une bonne fois pour toute on les laisse en paix, que certains pays qui continue hélas la chasse à la baleine cesse définitivement cette pratique scandaleuse sous le prétexte fallacieux de recherches scientifiques. Bruno Ricard
Plus de 30 ans après l'interdiction de leur chasse commerciale, les baleines à bosse prospèrent de nouveau à travers le monde.
Selon un article publié sur le site duTime, les baleines à bosse connaissent un rétablissement exceptionnel depuis l'interdiction de leur exploitation. Une étude affirme ainsi qu'une population de l'Atlantique Sud a retrouvé 93% de ses effectifs recensés au XIXe siècle.
Bonne nouvelle pourles baleines à bosse. Plus de 30 ans après l'interdiction de leur chasse commerciale, les cétacés prospèrent à travers le monde. C'est du moins ce qu'affirme un article publiésur le site duTimepar le Dr Kirsten Thompson, scientifique spécialisée de la faune marine de l'université d'Exeter au Royaume-uni.
"Dans les profondeurs de l'océan, loin des regards de la plupart d'entre nous, un miracle silencieux est en train de se produire", écrit-elle."De nombreuses populations de baleines à bosse, autrefois dévastées par la chasse commerciale, font actuellement leur retour". En témoigne une étude publiée en octobre dernierdans la revueRoyal Society Open Science, poursuit-elle.
Une population qui a retrouvé 93% de ses effectifs
Ces travaux ont porté sur une population particulière debaleines à bosse(Megaptera novaeangliae)évoluant dans l'Ouest de l'Atlantique Sud. En 1830, ses effectifs étaient évalués à quelque 27.000 individus. Avant que la population ne soit peu à peu poussée vers l'extinction par l'exploitation humaine. Au milieu des années 1950, les effectifs étaient tombés à seulement 450 individus.
Si des mesures de protection de l'espèce ont commencé à apparaître dès le milieu des années 1960, il a fallu attendre qu'un moratoire surla chasse commercialene soit signé en 1986 par les membres de la Commission baleinière internationale (CBI) pour que la menace ne diminue réellement. Des efforts qui semblent aujourd'hui avoir porté leurs fruits.
Selon l'étude menée par une équipe américaine, la population de baleines à bosse de l'Ouest de l'Atlantique Sud connait un rétablissement spectaculaire : elle semble avoir retrouvé 93% de ses effectifs d'avant exploitation, soit un total de près de 25.000 cétacés. Une estimation qui a fait figure de surprise pour Alexandre Zerbini, principal auteur du rapport, et ses collègues.
En 2006, une étude aérienne menée par la CBI avait en effet abouti à la conclusion que la population avait connu un regain d'à peine 30%. "Je m'attendais à ce que le rétablissement soit plus élevé qu'estimé en 2006 mais je ne pensais pas constater un rétablissement presque complet", a expliqué àUSA Today, Alexander Zerbini, spécialiste du National Marine Fisheries Service associé à la NOAA.
D'après leur évaluation, la population pourrait retrouver ses effectifs d'ici une dizaine d'années grâce à l'interdiction de la chasse mais aussi aux autres mesures de protection mises en place telles que la création de sanctuaires marins. "Cet exemple montre clairement que si nous faisons ce qu'il faut, la population va se rétablir", a-t-il poursuivi. Un avis partagé par le Dr. Thompson.
Douze populations de plus de 2.000 individus
Car cette population de baleines à bosse évoluant au large de l'Amérique du Sud n'est pas la seule à connaitre un regain exceptionnel. D'autres montrent aussi des augmentations encourageantes. Selon laNational Oceanic and Atmospheric Administration(NOAA), 14 populations distinctes de baleines à bosse sont actuellement recensées à travers le monde.
Selon la NOAA, 14 populations distinctes de baleines à bosse sont répertoriées à travers le monde.
On estime que douze d'entre elles présentent des effectifs supérieurs à 2.000 individus - certaines dépassant un total de 20.000 - tandis que deux présentent moins de 2.000 spécimens. Un bilan positif alors que "ces mêmes populations avaient été quasiment éradiquées par la chasse il y a environ soixante ans", souligne la NOAA.
Entre la fin des années 1700 et le milieu des années 1900, on estime qu'au moins 300.000 baleines à bosse ont été chassées à travers le monde. Actuellement, quatre populations sont considérées en danger et une seule est classée menacée d'extinction, une population de baleines se reproduisant au large des côtes pacifiques du Mexique et des îles Revillagigedo.
"En éliminant la menace de la chasse, et en leur accordant des espaces sûrs pour survivre et prospérer, les populations de baleines de bosse de nombreuses régions se sont rétablies", se réjouit le Dr. Thompson dans son article. Au global, l'espèce compterait actuellement quelque 84.000 spécimens matures, selonl'Union internationale pour la conservation(UICN) qui la classe comme "préoccupation mineure".
Une bonne nouvelle aussi pour le climat
Ce rétablissement n'est toutefois pas qu'une bonne nouvelle pour les baleines, souligne la scientifique dans leTime. C'est également une découverte encourageante dans la lutte contrele changement climatique. Car les baleines jouent un rôle non négligeable dans la capture dudioxyde de carbone(CO2) présent dans l'atmosphère.
"En moyenne, une seule baleine stocke environ 33 tonnes de CO2", explique le Dr. Thompson. Or, "quand une baleine meurt naturellement, elle transporte le CO2 stocké dans son corps gigantesque jusque dans les profondeurs, le gardant piégé pendant des siècles". Un phénomène récemmentmis en lumière par un rapport publié par le Fonds monétaire international(FMI) allié à la Great Whale Conservancy (GWC).
"Si nous ne considérons que les baleines à bosse antarctiques qui se reproduisent au Brésil, protéger cette population seule a abouti au stockage de 813.780 tonnes de CO2 dans les profondeurs",continue la spécialiste. "Cela représente environ le double des émissions de CO2 annuelles d'un petit pays comme les Bermudes ou le Belize, selon des données de 2018".
En moyenne, une seule baleine stocke environ 33 tonnes de CO2
Autant d'arguments qui suggèrent que la préservation des baleines pourrait jouer un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique. Car malgré l'interdiction de la chasse commerciale, les cétacés sont loin d'être protégés de toutes les menaces. La pollution chimique,plastique, les collisions avec les bateaux, les prises accidentelles ou encore le changement climatique exercent des pressions non négligeables.
L'exemple du rétablissement des baleines à bosse pourrait néanmoins servir de modèle à d'autres espèces marines dont l'avenir est menacé. "Nous savons que l'océan[et la faune marine]peut se rétablir. Nous nous trouvons aujourd'hui à un tournant important pour rendre cela possible",écrit-elle dans son article. "C'est un défi important mais nous risquons de perdre tellement si nous l'ignorons".
"Nous avons les outils et la science. Tout ce qu'il nous manque est la volonté politique de créer des espaces pour permettre à la faune sauvage de se rétablir",conclut-elle.
L'espèce très RARE d'abeille bleue que l'on croyait disparue a été observée très récemment, en espérant qu'on lui foute la paix, pas comme dans beaucoup d'endroits du globe où l'utilisation de pesticide décime par millions ces animaux si utiles pour le bien de l'humanité... Bruno Ricard
En Floride, un chercheur a rédécouvert une espèce rare d'abeille décrite en 2011 et que l'on pensait disparue depuis quelques années. NomméOsmia calaminthae,le petit insecte a la particularité d'arborer un corps d'un bleu électrique et de collecter du pollen d'une façon unique.
A quelques jours de la Journée mondialedes abeilles, c'est une bonne nouvelle qu'un musée américain a dévoilée. Une espèce rare d'abeille que l'on pensait disparue vient d'être redécouverte dans la région de Lake Wales Ridge au centre dela Floride. L'hyménoptère se nommeOsmia calaminthaeet la particularité d'arborer un corps d'un bleu électrique. D'où son nom en anglais deblue calamintha bee.
Cette espèce a été décrite pour la première fois en 2011 mais a montré un habitat très réduit. Elle n'a été repérée que dans quatre endroits seulement, soit une étendue d'à peine 40 kilomètres carrés, situés dans la région de Lake Wales Ridge. Celle-ci est connue pour constituer un "point chaud" debiodiversitémais aussi l'un des écosystèmes les plus menacés du pays, selon un rapport de l'U.S. Fish and Wildlife Service.
Alors que l'insecte n'avait pas été observé depuis 2016, on pensait ainsi qu'il avait peut-être disparu. Des recherches menées par Chase Kimmel, spécialiste du Florida Museum of Natural History, ont démontré le contraire. "J'étais ouvert à la possibilité que nous n'allions peut-être pas trouver l'abeille alors le premier moment où nous l'avons repérée sur le terrain était vraiment exaltant", a-t-il confiédans un communiqué.
Ce spécimen d'Osmia calaminthae a été collecté en 2002 dans la région de Placid Lakes en Floride avant que l'espèce ne soit officiellement décrite. Il fait partie de la Florida State Collection of Arthropods située à Gainesville.Chase Kimmel
Une petite abeille bleue frottant sa tête sur une fleur
C'est alors que le chercheur et un volontaire installait un abri pour abeilles à Lake Wales Ridge que leur attention a été attirée par un petit insecte volant. "Nous avons observé une petite abeille bleue brillante attraper une fleur et frotter sa tête à son sommet deux-trois fois", a racontéàUSA Today, Chase Kimmel. "Nous étions stupéfaits de voir ça".
Car son corps bleu électrique n'est pas la seule particularité de l'espèce. Elle possède en effet des poils faciaux inhabituels et une technique unique pour collecterle pollenavec sa tête : après s'être approchée d'une fleur, l'abeille frotte sa tête en va-et-vient pour prélever le plus de pollen possible avec ses poils avant de s'envoler vers la fleur suivante.
Autre particularité :O. calaminthaedépend d'une autre espèce menacée pour survivre, une plante de la famille des calaments connue sous le nom deClinopodium asheiou calament d'Ashe. "C'est une espèce très spécialisée et très localisée", a confirmé Jaret Daniels, directeur du McGuire Center for Lepidoptera and Biodiversity du musée de Floride qui travaille également sur le projet de recherche de l'abeille bleue.
Pour survivre, l'abeille bleue dépend d'une plante de la famille des calaments connue sous le nom de Clinopodium ashei et dont l'habitat est également très limité.
C'est à proximité de l'une de ces fleurs que le premier spécimen a été trouvé par Chase Kimmel. Le chercheur a ensuite utilisé la macrophotographie et a consulté des spécialistes qui avaient étudié l'espèce pour confirmer l'identité de l'abeille. Verdict : il s'agissait bien d'uneO. calaminthae.Et cette première découverte a été suivie par d'autres identifications.
Un habitat plus étendu qu'estimé
Au total, l'insecte a été repéré dans sept nouveaux endroits où il n'avait encore jamais été recensé, permettant ainsi d'étendre son aire de répartition. Une bonne nouvelle qui ne fait pour autant pas figure de victoire. "Bien que j'aie trouvé l'abeille sur plusieurs sites, cela a pris des heures et parfois des jours pour en trouver une seule", a souligné àUSA TodayChase Kimmel. Elle est "encore très rare".
L'un des spécimens observés puis relâchés par Chase Kimmel lors des recherches menées à Lake Wales Ridge.Chase Kimmel
En plus d'être rare, l'espèce est largement méconnue. On sait que cette abeille solitaire ne construit pas de ruches mais des nids individuels. Aucun nid n'a cependant été trouvé jusqu'ici, laissant planer le doute sur ses préférences. Plus que de simplement repérer l'insecte bleu, le projet de recherche vise ainsi à en savoir plus sur son comportement et sa biologie.
"Nous tentons de combler les nombreux vides, ce que nous ne savions pas auparavant", a-t-il précisé. "Cela montre à quel point nous en savons peu sur la communauté des insectes et le nombre de belles découvertes géniales qu'il reste à faire". Au cours des récentes observations, un cas d'une abeille bleue pollinisant un autre type de fleur a par exemple été recensé.
Pour en savoir plus sur les préférences desO. calaminthaeen matière de nid,le chercheur a installé une quarantaine de boites contenant des blocs de bois percés de trous de tailles différentes. Les dispositifs seront régulièrement surveillés au cours des prochains mois, bien que la crise du coronavirus et les mesures de sécurité aient entravé les recherches ces dernières semaines.
Une quarantaine de boites telles que celle-ci ont été installées pour tester les préférences des abeilles en matière de nid.Chase Kimmel
Une espèce à protéger
En apprenant à mieux connaitre l'espèce, le spécialiste espère aussi inciter à la protéger, de même que son environnement. "Sa présence est étroitement associée à la calament d'Ashe, donc l'abeille pourrait influencer la façon dont la plante est pollinisée ce qui peut affecter la survie de la plante", a relevépour CNN, Chase Kimmel.
C'est pourquoi"il est très important de continuer à étudier la relation entre l'abeille et les plantes hôtes et son influence sur son environnement", a-t-il continué. Mais la survie de la plante menacée n'est pas le seul facteur qui pèse sur l'existence del'abeillebleue dont l'habitat au sein du Lake Wales Ridge disparaît rapidement.
"C'est une chose d'entendre parler de perte d'habitat et de développement, c'en est une autre de rouler 30-40 minutes à travers des kilomètres des plantations d'orangers simplement pour arriver à un minuscule site de conservation", a illustré le scientifique. "Cela met en perspective à quel point la perte d'habitat affecte tous les animaux qui vivent dans cette région".
Une partie du projet de deux ans, financé par la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission, va aider à déterminer si les abeilles bleues peuvent prétendre à une protection en vertu du Endangered Species Act, loi américaine visant à protéger les espèces en voie de disparition.