actuali
Les échanges commerciaux qui menacent la vie sauvage !
Au Brésil, une partie des menaces qui pèsent sur le singe-araignée (Ateles paniscus) sont directement attribuables à l’exploitation forestière et à la production agricole entraînées par la consommation de biens aux Etats-Unis. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#5wX1tHlxChKxzX2u.99
C’est un fait connu : la déforestation, la surpêche ou le braconnage entraînent une érosion spectaculaire de la biodiversité partout sur la planète. Et l’un des principaux moteurs de cette surexploitation des ressources naturelles réside dans la production de biens et de services destinés à l’exportation. Une étude publiée mercredi 4 janvier dans la revue Nature Ecology & Evolution, permet d’identifier précisément quels consommateurs, dans un pays, menacent quelles espèces dans un autre. Elle dresse un atlas mondial indiquant, par nuances de couleurs, les zones de biodiversité les plus affectées par le commerce international.
« Nous pouvons ainsi pointer les routes économiques internationales ayant le plus grand impact sur la faune sauvage, afin d’améliorer les politiques de conservation, expliquent les auteurs, Daniel Moran (université norvégienne de science et de technologie) et Keiichiro Kanemoto (université Shinshu, Japon). Notre objectif est que les entreprises et les consommateurs utilisent cette carte pour sauvegarder la biodiversité. » Car il y a urgence : selon le WWF, plus de la moitié des populations de vertébrés ont disparu dans le monde par rapport à 1970 et, à ce rythme, les deux tiers d’entre elles pourraient suivre d’ici à 2020.
Les deux scientifiques poursuivent un travail entrepris depuis plus de sept ans. En 2012, ils avaient déjà publié dans Nature, sous la direction de Manfred Lenzen, spécialiste de développement durable à l’université de Sydney, une cartographie des pressions exercées sur les écosystèmes par les chaînes d’approvisionnement en marchandises et en produits alimentaires. En excluant les espèces invasives, ils concluaient que 30 % des menaces qui pèsent sur les espèces dans le monde sont liées au commerce international – une proportion qui peut atteindre 50 % à 60 % dans certains pays comme Madagascar, la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou le Sri Lanka.
Impact sur l’Asie du Sud-Est
La consommation – principalement par les pays développés – de café importé, de thé, de sucre, de textiles, de poisson et d’autres articles manufacturés affecte ainsi la biodiversité des pays producteurs – majoritairement en développement – à des milliers de kilomètres de là. L’étude publiée mercredi va plus loin, en détaillant les menaces qui pèsent sur la biodiversité à la fois terrestre et côtière, et ce à une échelle régionale et non plus seulement nationale.
Les pressions exercées sur la biodiversité mondiale par l’Union européenne. Le violet foncé montre les espèces terrestres les plus affectées et le vert celles maritimes. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99
Pour réaliser leur carte, les auteurs ont recensé les zones de répartition de 6 803 espèces animales vulnérables ou en danger, inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature. Les périls qui entraînent leur disparition – 166 au total, tels que l’exploitation forestière, l’agriculture, l’urbanisation ou les transports – ont été reliés à des secteurs de production économique. Puis les biens et services concernés, issus de 15 000 industries dans le monde, ont été associés aux consommateurs finaux dans 187 pays. En découle un pourcentage de risque pour une espèce dans un pays en raison de la consommation de biens dans un autre.
Au Brésil, par exemple, la survie du singe-araignée commun (Ateles paniscus) est compromise par l’exploitation forestière et la production agricole entraînées par la consommation de biens aux États-Unis. La consommation de thé au Japon est, elle, responsable du déclin des populations au nord du Vietnam, en Thaïlande, ou encore au dans la partie méridionale du Sri Lanka. Le bois de Malaisie, largement commercialisé en Europe et en Chine, a lui un peu plus privé d’abri l’éléphant, l’aigle criard et l’ours malais.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99
Les pressions exercées sur la biodiversité mondiale par les Etats-Unis. Le violet foncé montre les espèces terrestres les plus affectées et le vert celles maritimes. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99
Globalement, l’Asie du Sud-Est est la région la plus affectée en ce qui concerne la biodiversité marine. Les consommateurs américains et européens y sont responsables de nombreux fléaux pour la faune – en premier lieu la pêche, l’aquaculture et la pollution. L’Europe exerce également de fortes pressions dans l’océan Indien, sur les îles de La Réunion, de Maurice et des Seychelles. Sur les terres émergées, les Etats-Unis affectent la biodiversité de l’Europe du Sud, des côtes du Mexique, du sud du Canada, du Brésil (Amazonie et plateau brésilien), de l’Espagne ou du Portugal, tandis que les Vingt-Huit menacent celle du Maroc, de l’Ethiopie, de Madagascar ou de la Turquie, essentiellement pour des produits agricoles.
Etiquetage des produits
« Notre carte peut aider les entreprises à faire un choix judicieux de leurs intrants et à atténuer leurs impacts sur la biodiversité. Nous espérons que les entreprises compareront nos cartes et leurs lieux d’achat et reconsidéreront leurs chaînes d’approvisionnement », explique Keiichiro Kanemoto. Les auteurs appellent à un étiquetage des produits en fonction des risques qu’ils entraînent pour la biodiversité. « Les consommateurs pourraient ainsi choisir des produits respectueux de la biodiversité dans leur vie quotidienne », poursuit le scientifique nippon.
D’autant que, selon l’étude, les zones à protéger sont moins vastes qu’attendu : 5 % des aires marines les plus affectées par la consommation américaine concentrent par exemple 60 % des habitats des espèces menacées. Aujourd’hui, 90 % des 6 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) mobilisés annuellement pour protéger les espèces en danger sont dépensés dans les pays riches. Or « ce sont rarement dans ces pays que se trouvent les points chauds », relève M. Kanemoto.
« C’est une des premières études qui permet de faire le lien direct entre l’impact sur la biodiversité d’un côté et les pays consommateurs et les industries qui en sont responsables de l’autre, au lieu de se contenter d’étudier les pays touchés, juge Céline Bellard, écologue à l’University College de Londres. Or dans un monde globalisé où la plupart des consommateurs souhaitent des produits exotiques, il est essentiel d’avoir une vision claire de l’impact de notre consommation sur la biodiversité mondiale. En outre, les programmes de protection de la biodiversité, notamment lors des conventions internationales, nécessitent d’identifier la responsabilité des pays et des industries. »
« Néanmoins, il s’agit d’une première étape. A terme, il sera important, à une échelle locale, d’utiliser des informations plus précises sur les populations menacées et d’élargir l’étude aux activités illégales, prévient-elle. Il faudra également étudier l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement : entre les industries productrices en amont et les consommateurs en bout de chaîne, les intermédiaires ont aussi une responsabilité dans le déclin de la biodiversité. »
Source de l'article : Cliquez ICI
Brigitte Bardot...les 60 ans du film "Et Dieu créa la femme" Télématin du 24 12 2016...
Télématin du 24 12 2016, rubrique de Henry-Jean Servat pour les 60 ans du film "Et Dieu créa la femme" avec une interview au téléphone de Brigitte Bardot parlant du tournage de ce film..
Bruno Ricard .
Béziers...Corrida ! " Robert Menard accepte de débattre avec Rama Yade...
BEZIERS - CORRIDA ! Robert MENARD accepte de débattre avec Rama YADE
Le Maire de Béziers, Robert Ménard, vient d'accepter notre proposition pour débattre avec l'ancienne Ministre, et membre du comité d'honneur de la FLAC, Rama Yade, au sujet de la corrida. Compte tenu de leur personnalité respective, ce débat public, qui devrait se dérouler au printemps prochain dans un lieu pas encore défini, risque de ne pas passer inaperçu... A fortiori quand on consulte une délibération du conseil municipal de Béziers datée du 29 novembre 2016, où l'on sent une certaine inquiétude quant à l'avenir de la tauromachie dans la cité biterroise.
Il faut savoir que Rama Yade et Robert Ménard se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises. C'était à l'époque où le Maire de Béziers était Président de "Reporters sans Frontières", et la candidate actuelle aux prochaines élections présidentielles, Secrétaire d'état chargée des affaires étrangères et des droits de l'homme. http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/mots-croises/video-rama-yade-il-y-a-une-forme-de-terrorisme-chez-lappareil-politique-du-front-national_895087.html
Assurément, un débat riche en promesse avec deux personnalités qui n'ont pas l'habitude de mâcher leurs mots... Surtout sur un sujet si sensible... Nous y reviendrons.
Nous en profitons pour souhaiter à toutes les agathoises et à tous les agathois, et particulièrement à tous ceux qui s'intéressent au combat éthique de notre Fédération, de passer de joyeuses fêtes de Noël ! Ainsi qu'une bonne année pour 2017. Sans cruauté...
Le plus grand marché de viande de chien du Corée du Sud s’apprête à fermer ses portes !
Mardi 13 décembre, un accord a été trouvé et signé entre la ville de Seongnam (Corée du Sud) et les vendeurs de viande de chien du plus grand marché du coin. Dès la semaine prochaine, le nombre d’animaux détenus en cage devrait bien diminuer…
Un petit pas pour l’Homme, un grand pas pour les animaux. En échange d’une aide financière devant leur permettre de se reconvertir, les 22 vendeurs de viande de chien du marché de Moran se sont mis d’accord avec les autorités de Seongnam : ils vont progressivement cesser leur commerce si cruel pour tout amoureux des canidés, a rapporté le Korea Herald. Et si tout se passe comme prévu, cette pratique d’un autre temps devrait ailleurs avoir totalement disparu d’ici mai 2017.
Le marché de Moran fournissait, depuis les années 60, un tiers de la viande de chien consommée en Corée du Sud, a rappelé la BBC. Pour cette raison, il était dans le viseur de nombreuses associations locales, nationales et internationales qui se battaient pour faire s’arrêter les massacres canins qui, souvent, étaient violents (électrocutions et pendaisons étant courantes) et effectués en pleine rue.
La fin du marché de viande canine, de la poudre aux yeux ?
«La ville de Seongnam va prendre l’initiative de transformer l’image de la Corée du Sud. ‘’La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux.’’», a par ailleurs livré Lee Jae-Myung, – maire de la ville instigatrice de ce projet citant Gandhi – comme pour justifier sa volonté de changement. Mais il se pourrait que cette décision ne soit pas directement liée à la question du bien-être animal…
En 2018, les Jeux olympiques d’hiver se tiendront en effet à Pyeongchang (Corée du Sud). Un fait qui pourrait avoir motivé les autorités à agir au plus vite : tout est une question de réputation. «Nous devrons surveiller en permanence les magasins de viande de chien du marché afin de voir s’ils arrêtent vraiment d’abattre des chiens. Et les autorités de la ville devront aussi continuer de pousser en faveur d’une interdiction totale de la vente de viande de chien ici», a par conséquent réagi Jang In-young, le porte-parole de The Korean Animal Welfare Association.
SAGA- Ils se sont aimés le temps d'un tournage : Brigitte Bardot et Jean-Louis Trintignant
Sous le nez du cinéaste Roger Vadim, qui tourne en 1956 Et Dieu créa la femme, son épouse Brigitte Bardot vit une passion torride avec le jeune premier de son film!
C’est Vadim qui avait organisé leur première rencontre. S’il faut l’en croire, peu engageante ! A peine Jean Louis Trintignant s’était-il éloigné de portée de voix, que BB s’était exclamée, boudeuse et dépitée « Il est tarte ! Je ne pourrai jamais faire croire que je suis amoureuse de ce type !» De son côté, Trintignant – il l’avouera plus tard – pensait tout bas «c’est vraiment une petite conne».
Mal barré pour un couple censé jouer des scènes d’amour brûlantes! Mais Vadim avait insisté. De la passion, voilà ce qu’il attendait de ses deux acteurs. Une sensualité torride, que ça crève l’écran! Ce qui s’appelle tenter le diable. Il allait être servi bien au-delà de ses espérances. Nous sommes à Saint-Tropez, en mai 1956, au début du tournage de Et Dieu créa la femme…
A l’époque, le port varois n’est pas encore la Mecque de la jet set, c’est juste un petit eden sauvage et paradisiaque, qui fleure bon le soleil du Sud, la brise de mer, la liberté. A l’image de Brigitte Bardot. La starlette de 22 ans – qui a déjà tourné dans 16 films – vient encore d’affoler le Festival de Cannes. Son mari, Roger Plemiannikoff – dit Vadim – a de grandes ambitions pour elle.
A 28 ans, descendant du prince Igor Nicolaewitch et de Gengis Khan, ce dandy juif ukrainien au style désinvolte veut faire de son premier film un hymne à la femme, sa femme. Il l’aime depuis sept ans, l’a épousée depuis quatre. Et il est bien placé pour savoir que cette jeune bourgeoise élevée au cœur du XVI ème, est une impulsive, à la liberté radieuse et sans tabou, et qui n’a pas le tempérament textile. Au cours de leur premier rendez-vous clandestin dans un meublé, elle s’est mise nue à la fenêtre pour crier la joie de son dépucelage aux passants.
« En révolte contre le milieu et la morale de ses parents, douée pour l’amour sans l’avoir appris, capable d’humour et d’un grand bon sens, elle avait tout du petit génie.» écrira t’il plus tard. Ado, Brigitte a tout tenté pour l’avoir. Allant jusqu'à braver le révolver brandi par Monsieur Bardot père contre le prétendant slave ( «ma fille, épouser un saltimbanque ? jamais !»), ou tentant de se suicider au gaz, la tête dans le four, quand on lui a interdit de le voir (sa sœur, Mijanou, l’a retrouvée dans le coma, in extremis).
Vadim est son premier homme, son Pygmalion, qui a guidé ses premiers pas dans des comédies légères et sucrées. Un Pygmalion qui, envoûté par la beauté magnétique de sa jeune femme, pressent en elle une bombe sexuelle prête à exploser. Là, sous le soleil de Saint Tropez, exactement. Où Brigitte est chez elle. Pour les deux mois de tournage, le couple s’est installé à l’hotel de l’Aïoli, chambre 3 ( maintenant 25 ), à quelques pas de la Miséricorde, la maison haute aux murs roses, résidence d’été des parents de l’actrice, où elle vient passer ses vacances.
L’ingénue a déjà commandé ses petites robes en Vichy rose chez Vachon sur le port, ses ballerines de danseuse à Rose Repetto, le modèle Cendrillon, qu’elle porte délacé pour qu’on entrevoit la naissance des orteils. C’est plus sexy. Vadim a eu l’idée du scénario en regardant Brigitte danser sauvagement dans une discothèque de Rome, la Casa del Orso, allumant tous les hommes à la ronde, ivre d’animalité. Elle sera donc Juliette Hardy, une jeune orpheline amoureuse de deux frères, et que courtise aussi un millionnaire de la Riviera, Eric Carradine, un homme élégant et cynique.
Au dernier moment , Raoul Lévy, le producteur de Vadim, a eu l’idée de ce rôle confié à Curd Jurgens, déjà sacré star internationale, pour conquérir une co-production en Eastmancolor avec la Columbia. Dans le film, digne d’un roman de gare, la belle Juliette est éprise d’Antoine, l’aîné des frères, un tombeur cynique – joué par Christian Marquand – qui ne fait que coucher avec elle.
Mais c’est le cadet, Michel – interprété par Jean Louis Trintignant – qu’elle épouse par dépit, touchée par la sincérité de sa passion. Dans la vie…dans la vie, Cupidon va darder ses flèches autrement ! Déjà marié à la future comédienne Stéphane Audran, Jean Louis Trintignant, à vingt cinq ans, est alors un jeune premier en pleine ascension.
Mais il échappe aux standards habituels. Pas très grand, extrêmement timide et réservé – « bloqué en dedans» dit-il lui même – son charme émane surtout de l’intensité et de la profondeur de son jeu. Natif du Sud, il a dû travailler pour effacer son accent méridional, mais ne se sent pas encore sûr de lui, blessé parfois par «l’étiquette de paysan» que lui collent certains critiques du Figaro. Bref, il irradie le mystère, la retenue. Et soudain, sa gaucherie, un peu butée, émeut Brigitte. Mieux, la trouble. Dès la première semaine de tournage, dans la baie des Caroubiers, Vadim l’a bousculée, décoiffée, en partie dénudée, en lui recommandant de ne pas jouer, d’être elle-même, dans un total strip-tease physique et psychologique («j’accouchais d’une star» dira-t’il pompeusement ).
Alors, elle donne tout. Avec l’amoralité insolente d’une Juliette qui ne possède que son corps – mais quel corps ! – et compte bien s’en servir. « Cette fille là est faite pour perdre les hommes » se lamente Carradine. Habillée d’un rien, se déshabillant pour un rien, le cul miraculeux, la démarche chaloupée, enflammant tout sur son passage, les hommes, un bateau de pêche, la pellicule. Psalmodiant en robe fourreau rouge, le port solaire, «moi, j’m’en fous, j’m’en contrefous !», la voix lascive, en tournant autour du frère aîné pour attiser son désir et se faire culbuter sur un capot de bagnole.
Ouvrant le drap dont elle s’est entourée pour offrir ses seins provocants au cadet -Trintignant, donc – avec son phrasé nunuche, un brin aristo, à la douceur si traînante qu’elle invite à l’abandon dans les draps. L’enivrant enfin de baisers qu’elle ne simule pas. Une vraie déesse de l’amour ! Et qui succombe. « A force d’être naturelle dans mes scènes d’amour avec Jean Louis, racontera t’elle dans ses mémoires Initiales BB, je finis tout naturellement par l’aimer. J’éprouvais pour lui une passion dévorante. Effacé, profond, attentif, sérieux, calme, puissant, timide, il était si différend, tellement mieux que moi !» Il aurait fallu être un saint de bois pour résister ! Jean Louis Trintignant s’éprend si bien qu’il en devient possessif, ne supportant pas de la rendre la nuit aux caresses d’un autre.
Tandis que les amants poursuivent hors champ leurs ébats, Vadim, trompé sous ses yeux et ses caméras, en est réduit à se consoler le soir, avec Christian Marquand, à l’Esquinade, une discothèque où Françoise Sagan viendra fêter ses vingt et un ans, le jour de l’été. Auréolée du scandale de Bonjour Tristesse, elle offre au cinéaste le refuge – en tout bien tout honneur – de sa propre maison, un peu plus haut, rue des Pêcheurs. «Trintignant jouait les amants tyranniques, racontera Vadim. Il voulait une preuve d’amour, un sacrifice, et menaça de ne plus revoir Brigitte si elle ne me quittait pas immédiatement. J’avais peur du dernier jour, du dernier plan, de la dernière minute de tournage.
Peur de la perdre tout à fait. » Jalousies, cris et chuchotements, frictions… Le tournage se poursuivra sous haute tension. «J’ai connu des moments un peu pénibles avec Vadim, dira Trintignant, parce qu’on a eu une « passation » de femme, voilà…Et je lui en ai un peu voulu. Après, quand je l’ai mieux connu, je me suis rendu compte que c’était un type merveilleux. Mais il était malheureux. On était rivaux. En plus, c’était lui qui avait fait BB, c’était sa chose, et elle lui a échappé.» Cette tension passionnelle éclatera dans toute sa splendeur dans la scène du mambo torride que danse BB en final – une scène d’anthologie, qui traverse toutes les générations.
Embrasée par son désir fou pour celui qu’elle appelle « Jean Lou », Bardot y swingue en justaucorps noir, jupe déboutonnée jusqu’à la taille, cuisses grandes ouvertes et pieds nus, attisant les musiciens cubains en se caressant, sur des rythmes latinos composés par Paul Misraki. Avant de se prendre deux paires de gifles cinglantes par son mari ( Trintignant ) qui vient d’apprendre ses coucheries avec son propre frère. Ah ! les vertiges de l’amour… Celui-là, pourtant, survivra encore près d’ un an au tournage. Rentrée à Paris, Brigitte quittera l’appartement où elle vivait avec Vadim pour acheter au 71, rue Paul Doumer un duplex avec terrasse, qui deviendra son nid d’amour avec Trintignant.
Mais dans la France prude et coincée de la IV ème République, le divorce défraie encore la chronique, la vie intime des deux amants s’étale dans les gazettes, un parfum de scandale flotte autour d’eux. A Noël, ils se réfugieront dans un cabanon sauvage, près de Cassis, pour y vivre une parenthèse idyllique, seuls au monde. Ce sera la dernière. «Je voudrais cultiver Bri-Bri » disait Trintignant. Il n’en aura pas le temps. Car la sortie du film Et Dieu créa la femme va les emporter dans une secousse tellurique. Brigitte croûle sous les propositions.
Pas de chance ! Le pauvre Trintignant appelé sous les drapeaux, se retrouve confiné à la morne vie des casernes, auprès de jeunes recrues gonflées de testostérone qui soudain phantasment sur son amoureuse. Aux Etats Unis – Vadim avait vu juste ! – ce sera l’hystérie. Très vite, le film dépasse au box office les Dix Commandements, les dollars pleuvent (4 millions), des évêques excommunient Bardot, les critiques la portent aux nues. En état de choc, la France, qui avait d’abord boudé le film, assiste à une fulgurante érection planétaire.
Le mythe BB (Bibi, disent les Américains) est né. Et avec lui, l’avénement de la liberté sexuelle de la femme. Loin de son Jean Lou, Brigitte enchaînera les films … et les amants ( dont Gilbert Bécaud ), jusqu’à ce qu’un jour, de guerre lasse, Trintignant la quitte, en se réfugiant chez les parents de Claude Berri, pour y soigner son chagrin. «J’ai aimé Jean Lou à la folie, écrira BB, je l’aimais comme je n’ai peut-être plus jamais aimé, mais je ne le savais pas, j’étais trop jeune».
Najat Vallaud-Belkacem : le coup de gueule de Brigitte Bardot contre "la propagande de l’Interbev"
Brigitte Bardot n’a pas apprécié la diffusion d’un reportage de France 2 mardi 6 décembre consacré à l’intervention de l’Interprofession bétail et viande (Interbev) dans les écoles. La militante pour les droits des animaux a adressé une lettre à Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale, dénonçant la "propagande" que fait Interbev dans les établissements scolaires.
Mise en garde. Que vient faire le lobby de la viande dans les salles de classe ? Une question que s’est posée une équipe du journal de France 2 qui a enquêté sur l’action de l’Interprofession bétail et viande au sein des établissements scolaires. Un reportage diffusé mardi et qui a fait sortir de ses gonds Brigitte Bardot. La présidente de la fondation qui porte son nom a adressé une lettre ouverte à Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation.
"Le reportage (…) sur la propagande de l’Interbev dans les écoles primaires est absolument scandaleux et doit entraîner une réaction immédiate de vos services auprès des établissements scolaires qui ne sauraient accepter le prosélytisme des filières ‘viandes’ auprès des élèves", écrit l’ancienne gloire du cinéma français.
Najat Vallaud-Belkacem taclée par Brigitte Bardot
Brigitte Bardot n’y va pas de main morte avec Najat Vallaud-Belkacem. "La France est devenue une nullité dans le domaine de l’éducation nationale. Plutôt qu’apprendre aux enfants les bases du savoir, vous tolérez qu’ils soient manipulés par des lobbies qui défendent une activité commerciale (…)", continue-t-elle.
Une polémique qui s’ajoute à celles liées aux mauvais résultats des écoliers français en mathématiques et surtout en matière d’inégalités sociales à l’école. Selon la dernière enquête Pisa, la France ne parvient pas à réduire le pourcentage d’enfants en grande difficulté, ils seraient aux alentours de 20% et une large proportion est d’origine sociale élevée.
Le trimaran "Brigitte Bardot" ouvert au public
En escale technique dans la darse du MuCEM, l'impressionnant "Brigitte Bardot" de la Sea Sheperd Conservation Society est ouvert gratuitement au public aujourd'hui et demain, de 14h à 17h. Ce trimaran de type monocoque stabilisé de 35 m de long, capable de filer 24 nœuds (près de 45 km/h), revient d'une campagne aux îles Féroé où il s'est opposé aux navires qui pêchent les globicéphales.
Source de l'article cliquez ICI : http://www.laprovence.com/diaporama/3744235/le-trimaran-brigitte-bardot-ouvert-au-public.html#
















