Une partie de chasse dirigée par un baron et une comtesse européens pénètre dans la réserve de chasse des Apaches et très vite, se retrouve en mauvaise posture. Ce comité de notables, va recevoir l'aide d'un ancien colonel de l'armée, surnommé Shalako, pour échapper aux Apaches...
Une cover-girl mal mariée, Cécile (Brigitte Bardot) trompe son profond ennui dans les bras d'un charmant amant de passage, Vincent (Laurent Terzieff) pour qui elle éprouve bientôt une folle passion.
Lieu de tournage
Les scènes du film ont été tournées sur place sur la plage de Gullane en East Lothian enÉcosseen septembre 1966. Le casting principal est resté à l’Open Arms dans le village deDirleton.
Le film a été interdit aux moins de dix-huit ans à sa sortie.
Le film a été très mal reçu par la critique française qui l'a jugé peu original sur plusieurs points, le scénario du film étant proche de celui deGaliadeGeorges Lautneraussi scénarisé parVahé Katcha, les motifs du photographes de mode et des cover-girls à Londres étant déjà au centre du filmBlow updeMichelangelo Antonionisorti deux semaines plus tôt, et enfin certains plans notamment celui du couple sur la plage rappelaient trop fortement ceux d'Un homme et une femmedeClaude Lelouch.
Avant de se joindre àPink Floydet alors qu'il se trouvait à Paris avec son groupe de l'époqueJoker's Wild, le guitariste et chanteurDavid Gilmoura chanté sur les deux chansons de la bande originale du film,Do You Want To Marry Me?etI Must Tell You Whysur une musique deMichel Magne.
Paul, tout juste démobilisé, est à la recherche d'un travail et milite contre laguerre du Viêt Nam. Il est amoureux de Madeleine, une jeune chanteuse qui se préoccupe plus de sa réussite dans le métier que des manifestations sentimentales de son ami. Paul finit par trouver un emploi dans un institut de sondage où il est chargé de faire une enquête sur les principales préoccupations des Français. Il habite provisoirement chez deux de ses amies.
Le chef opérateurWilly Kurantraconte que, lorsqu'il a été contacté pour faire le filmLe DépartdeJerzy Skolimowski(film qui reprend aussi pour acteurs principauxJean-Pierre LéaudetCatherine-Isabelle Duport), Skolimowski lui a déclaré avoir beaucoup aimé l'image deMasculin féminin, mais avoir eu un problème avec les cadrages. Kurant a alors répondu que les instructions deJean-Luc Godardétaient de couper les personnages sur les bords du cadre, ce qui avait été difficile pour lui, venant du cinéma d'actualités3.
Commentaires
« La jeunesse et le sexe de la France d'aujourd'hui » : une étude de mœurs sur les jeunes desannées 1960, sur fond de campagne électorale (élection présidentielle française de 1965).
Le film traite notamment la vie de couple dans le monde moderne et la sexualité (pudeur, plaisir, prostitution, contraception, avortement), ce qui lui vaudra d'être interdit aux moins de 18 ans à sa sortie. D'autres thèmes le parcourent, tels que la violence, la guerre, le meurtre, le suicide, l'engagement politique et les certitudes, la société de consommation ou encore le racisme. Il évoque aussi le décalage qui sépare la réalité de la société contemporaine de l'image que la sociologie peut en faire, proposant avec ce film d'établir un portrait fidèle des jeunes gens de 1965, de leurs incertitudes vis-à-vis de l'avenir et de leurs contradictions.
Le film contient de nombreux cartons insérés entre les séquences à la manière du cinéma muet. Certains aphorismes sont restés fameux, comme « Les enfants de Marx et de Coca-Cola, comprenne qui voudra ». La phrase « Le philosophe et le cinéaste ont en commun une certaine manière d'être, une certaine vue du monde qui est celle d'une génération », insérée dans le film, est deMaurice Merleau-Ponty. Le monologue de Paul à la fin de la projection de cinéma est quant à lui directement adapté d'un passage de "Les Choses" de Georges Perec.
Durant le film, Paul se fait passer pour « le général Doinel » afin d'obtenir une voiture. C'est un clin d'œil auQuatre Cents Coups, où Jean-Pierre Léaud se prénommaitAntoine Doinel.
Toujours au moment de la scène de la voiture, Catherine reproche à Paul de « voler » une voiture, comme Ferdinand dansPierrot le fou, film de Godard sorti l'année précédente.
Dans une scène de repas, Jean-Pierre Léaud dit « moi j'ai pas de vieille mère ? », c'est une référence à une réplique du braconnier Marceau joué par Carrette dansLa Règle du jeudeJean Renoir.
À la demande du producteurAnatole Dauman,Daniel Filipacchiorganisa une rencontre dans un bar entreJean-Luc GodardetChantal Goya. Cette dernière raconte leur rencontre en ces termes : « Il y avait un type bizarre avec un imperméable qui n'arrêtait pas de me regarder. Je n'arrêtais pas de me retourner pour rester dos à lui mais il changeait de place. Au bout d'une demi-heure, il s'est assis à ma table et m'a dit : "Je suis Jean-Luc Godard, je veux que vous jouiez dans mon film. Demain, mon assistantClaude Millerviendra vous chercher avec sa2CVpour vous emmener sur le plateau ».
Lieu de tournage
Des scènes ont été tournées dans les locaux de la rédaction du premier magazine français à destination des adolescentes,Mademoiselle Âge Tendre.[réf. nécessaire]
Bande originale du film interprétée parChantal Goyaet écrite parJean-Jacques DeboutPubliée en 1966 par RCA victor et rééditée en 2006 par Magic Records.
Début duxxe siècle en Amérique centrale. Deux jeunes chanteuses d'une troupe demusic-hallambulante s'éprennent du même homme, un révolutionnaire. Par amour, elles épousent sa cause et après la mort du jeune homme, les deux femmes poursuivent la mission qu'il avait entamée jusqu'au triomphe de la révolution.
Louis Malle a raconté le tournage du film lors d'une émission télévisé. Pour la bataille à la fin du film, on avait fait appel à de nombreux figurants ; parmi eux il y avait des membres de bandes rivales qui en ont profité pour régler leurs comptes avec des balles réelles. En conséquence, il y a eu des blessés.
Accueil
Le film a été un succès au box-office enFranceavec 3 450 559 entrées.
Londres. Harry Compton, un jeune homme charmant est amoureux de la jolie Penelope Lightfeather. Alors que celle-ci déjeune dans un restaurant, il y provoque un petit incident qui le met en retard à son bureau et conduit à son licenciement. Il se rend alors chez Bagda, un ami restaurateur, comme lui d'origine russe, et agent des services secrets soviétiques. Bagda lui confie une mission délicate : le vol d'un document ultra-secret chez Sir Réginald Dumfrey ...
Le scénariste parisien Paul et son épouse Camille rejoignent le réalisateurFritz Langen tournage pour le compte du producteur de cinéma américain Jeremy Prokosch, sur le plateau du filmUlysse(une adaptation de l’Odyssée) en chantier à lavilla MalaparteàCaprienItalie.
Il est proposé à Paul Javal de reprendre et de terminer le scénario du film, ce qu'il accepte, pour des raisons économiques. Durant le séjour, Paul Javal laisse le riche producteur seul avec Camille et encourage celle-ci à demeurer avec lui, alors qu'elle, intimidée, insiste pour rester auprès de Paul. Camille pense que son mari la laisse à la merci de Prokosch par faiblesse et pour ne pas froisser ce nouvel employeur. De là naissent des malentendus, la déchirure, lemépris, et la désagrégation du couple.
Le tournage débute ledans les studios deCinecittààRomepuis dans lavilla Malaparteà l'est deCapri, et dure 32 jours,« ce qui est supérieur aux habitudes godardiennes mais exceptionnellement modeste pour une production de cette envergure ».
La première version du film présentée enn'a pas du tout plu aux producteurs Carlo Ponti et Joe Levine ; en effet, la présence deBrigitte Bardotétant un atout majeur pour la production américaine, il était dès lors incompréhensible et inacceptable que le montage définitif de Godard ne comprît pas de scènes de nu de l'actrice française. Les producteurs exigent ainsi des scènes supplémentaires au début du film et au milieu, montrant Bardot et Piccoli faisant l'amour, puis vers la fin, entre Bardot et Palance.
« Ça a été un drame parce que Jean-Luc a été obligé de retourner un certain nombre de plans pour que les Américains finissent de payer le dernier versement et c'estAlain Leventqui les a tournés parce que moi j'étais sur un autre film à ce moment-là. Cela s'est passé complètement à la fin, c'est-à-dire qu'on avait fait l'étalonnage du film. On avait envoyé le film àSam Levineet ensuite il a dit : “Non, non, ça ne va pas, je veux voir le cul de Bardot”. »
Godard détourne la commande par le tournage ende la plus célèbre séquence du film (« Tu les aimes, mes fesses... Mes seins... Mes pieds... ? ») en masquant le corps de l'actrice par des filtres colorés (rouge, blanc et bleu,couleurs primairesqui reviendront sans cesse)5.
« Le véritableEt Dieu… créa la femme, c'estGodardqui l'a tourné, et cela s'appelleLe Mépris. Je ne cherche pas à démêler — et peu m'importe — si Godard a respecté ou non le roman deMoravia, ou siLoseyeût fabriqué un film plus moravien que Godard.Le Méprisque nous voyons, c'est du pur Godard, et, je m'empresse de le dire, de l'excellent Godard. Le prétexte, l'objet du film, plus que le roman italien, c'estBB. Ce queVadima imaginé dans son premier film, mais n'a plus été capable de réaliser, ce queLouis Mallea raté dansVie privée, Godard l'a réussi.Le Méprisest le film de Bardot, parce qu'il est le film de la femme telle que Godard la conçoit et telle que Bardot l'incarne. Si le phénomène Bardot doit représenter plus tard quelque chose dans l'histoire du cinéma, au même titre queGarboouDietrich, c'est dansLe Méprisqu'on le trouvera. Je ne sais dans quelles conditions le tournage a eu lieu ni si Bardot et Godard se sont bien entendus. Le résultat est là : il y a rarement eu entente aussi profonde (consciente ou non — consciente, je suppose, chez Godard) entre une actrice et son metteur en scène. »
Box-office
En dix semaines d'exploitation,Le Méprisreçoit un total de 235 000 spectateurs dans les salles françaises, se classant septième au box-office des films français de 1963, ce qui est un succès pour un film de Godard mais un échec commercial pour un film ayant en tête d'affiche Bardot pour laquelle le cachet atteint 250 millions de francs. Aux États-Unis, il bénéficie de ressorties régulières, notamment en1997(528 428 $de recettes cumulées) et en2008(153 141 $).
Enépigraphedu film, Jean-Luc Godard attribue àAndré Bazinla citation suivante :« Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs. »Cette citation vient en fait d'un article deMichel Mourletintitulé « Sur un art ignoré » paru dans lesCahiers du cinémaen 1959.
La citation exacte est :« Le cinéma est un regard qui se substitue au nôtre pour nous donner un monde accordé à nos désirs. »
Contrairement à une idée couramment répandue, ce n'est pasJean-Luc Godardqui dit le générique envoix offau début du film.
Le film comprend des dialogues en français, anglais, italien et allemand.
Georges Deleruesigne ici une de ses partitions les plus connues, citée ou reprise dans plusieurs autres films, notammentCasinodeMartin Scorsese.
Pour l'Italie, la bande originale, totalement différente, est interprétée parPiero Piccioni, un des plus grands jazzmen italiens.
Lors de sa sortie,Le Méprisétait interdit aux moins de dix-huit ans.
La version duMéprisdiffusée surArtele, à 20h 50, omet une phrase importante du film. Lors de la séquence du visionnage des rushs (à 12 minutes 47 secondes),Fritz Lang, dans son propre rôle, s'adressant àJack Palance, dans celui du producteur, dit :« Jerry, don't forget. The gods have not created men. Man has created gods. »La traduction française, telle qu'elle est prononcée envoix offparGiorgia Moll, dans le rôle de Francesca l’assistante du producteur, alors que le plan fixe d'un buste en bronze d'Homèreest à l'image, a tout simplement été supprimée :« Ce n'est pas les dieux qui ont créé les hommes, mais les hommes qui ont créé les dieux. »Dans ce nouveau montage, ne subsistent de ces quelques secondes duplanfixe de la statue d'Homère, sur fond d'un ciel bleu, que les paroles prononcées juste avant celles de Francesca parMichel Piccoli(dans le rôle de Paul, le scénariste du film) :« Tiens, Homère. »
Initialement les deux rôles principaux étaient proposésàFrank SinatraetKim Novak. Suite au désistement de Sinatra, l’un des producteurs duLe Mépris, l’ItalienCarlo Ponti, proposa alors à la placeMarcello MastroiannietSophia Loren– qui était son épouse. Godard etGeorges de Beauregard, le producteur français du film retiennent finalement Michel Piccoli et Brigitte Bardot.
Le manuscrit du scénario
Le, le manuscrit autographe du scénario du film est vendu aux enchères au prix de 144 300 €. Il est acquis par la sociétéAristophil17et présenté auMusée des lettres et manuscritsà Paris18.
En, à l'occasion des cinquante ans de la sortie du film, lesÉditions des Saints Pèrespublient la reproduction de ce manuscrit à seulement 1 000 exemplaires. On y découvre une écriture enfantine, à l'encre bleue, portant peu de ratures.
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Jill, jolie jeune femme de la bourgeoisiegenevoise, travaille la danse et tombe secrètement amoureuse de Fabio, le mari de sa meilleure amie, Carla. Fabio est éditeur, homme de lettres et de théâtre. Pour fuir cet amour impossible, Jill se rend à Paris où de danseuse elle devienttop modelpuis actrice etsex symbol. Harcelée par les paparazzi et le public, adorée puis honnie, elle n'a plus de vie privée. En dépression, elle se réfugie àGenèveoù elle retrouve Fabio, il tombe amoureux de Jill, ils partagent alors des moments heureux. Fabio monte une pièce aufestival de Spolèteoù elle le rejoint, attirant à nouveau la foule et les journalistes. Traquée, elle ne quitte plus sa chambre. Le soir de la première, elle monte sur le toit du palais pour voir la pièce, un photographe la repère, le flash aveugle Jill qui glisse et tombe du toit. Dans sa chute les traits de son visage apparaissent détendus et presque heureux.