Brigitte Bardot : pourquoi son dernier mari, Bernard d’Ormale, n’a-t-il plus accès à La Madrague ?
Dix mois après la disparition de Brigitte Bardot, la célèbre propriété de Saint-Tropez se retrouve au cœur d’un conflit entre son dernier époux, Bernard d’Ormale, et la Fondation Brigitte Bardot.
Ce lundi 26 octobre, Bernard d’Ormale a affirmé ne plus pouvoir accéder à La Madrague, la propriété de Saint-Tropez où il a vécu plus de trente ans au côté de Brigitte Bardot. La Fondation Brigitte Bardot justifie cette décision par la volonté de respecter les dernières volontés de l’actrice. Une situation qui ravive les tensions autour de l’avenir de cette demeure emblématique.
Selon son témoignage rapporté par Paris Match, Bernard d’Ormale aurait quitté La Madrague aux alentours de 14 heures le 26 octobre, pour aller prendre un café à Saint-Tropez. À son retour, vers 17 heures, il aurait découvert que la porte du parking avait été retirée et remplacée par un panneau signalant des travaux.
Bernard d’Ormale empêché de rentrer dans la propriété
«Je ne pouvais plus rentrer», a-t-il expliqué au magazine, dénonçant une situation qu’il juge scandaleuse. Le veuf de Brigitte Bardot a également affirmé avoir tenté de joindre les responsables de la fondation afin de récupérer ses effets personnels, notamment ses papiers et sa carte bancaire.
Selon son récit, un agent de sécurité lui aurait remis un porte-cartes contenant la carte Vitale de son épouse, mais pas sa carte bancaire. Bernard d’Ormale a par ailleurs affirmé que des médicaments lui appartenant se trouveraient toujours à l’intérieur de la propriété.
Cette impossibilité d’accéder à la demeure marque une nouvelle étape dans les tensions entre le veuf de l’actrice et l’organisme chargé de préserver son héritage.
Les dernières volontés de Brigitte Bardot au cœur du conflit
Pour comprendre cette décision, il faut revenir aux dispositions que Brigitte Bardot aurait prises avant sa mort. Selon Max Guazzini, le président de la Fondation Brigitte Bardot, l’actrice avait indiqué devant un notaire que les personnes vivant à La Madrague se devaient de quitter les lieux dans les six mois suivant son décès.
C’est sur cette instruction que la fondation s’appuie aujourd’hui pour justifier le départ de Bernard d’Ormale. Max Guazzini affirme vouloir respecter les volontés de la comédienne, et considère que son maintien dans la propriété poserait des difficultés juridiques.
Pourquoi la Fondation Brigitte Bardot veut-elle récupérer La Madrague ?
La Madrague n’est pas seulement la maison emblématique de Brigitte Bardot. La propriété appartient à la Fondation Brigitte Bardot depuis le début des années 1990. L’actrice avait ainsi lié ce lieu emblématique à l’organisation qu’elle avait créée pour défendre la cause animale.
Max Guazzini estime que la présence de Bernard d’Ormale dans la propriété, alors qu’il siège au conseil d’administration de l’organisation, pourrait créer un conflit d’intérêts et exposer celle-ci à des risques juridiques. Il soutient que la fondation doit pouvoir administrer le domaine conformément à sa mission et aux dispositions prises par Brigitte Bardot.
Cette justification est contestée dans les faits par Bernard d’Ormale, qui dénonce la manière dont il a été privé d’accès à la maison qu’il a partagée avec son épouse pendant des décennies.
Des relations de plus en plus tendues avec la fondation
L’affaire de La Madrague s’inscrit dans un conflit plus large entre Bernard d’Ormale et la direction de la Fondation Brigitte Bardot.
Le 16 septembre dernier, Max Guazzini a succédé à Bernard d’Ormale à la présidence de l’organisation. Ce changement de direction a donné lieu à des désaccords publics, notamment sur la gouvernance de la fondation et sur la gestion des objets ayant appartenu à l’actrice.
La Madrague profanée : le deuil piétiné et l'époux de Brigitte Bardot banni de sa propre vie !
Le Byblos, lieu mythique de Saint-Tropez, se réinvente pour ses 60 ans
Suites signées Laura Gonzalez, spa et salle de sport repensés, boutique, potager en permaculture, plage rénovée : l’hôtel mythique de la Riviera prépare son soixantième anniversaire en se remettant à neuf, sans toucher à son âme.
Têtes couronnées, stars du cinéma et de la chanson, idoles du rock, écrivains comme épicuriens en quête de bonheur : des générations entières se sont croisées sous les palmiers du Byblos, y ont lié amitié, et d’autres le feront demain. Inauguré le 27 mai 1967 en même temps que les Caves du Roy, son night-club, l’établissement aborde sa soixantième année. Il n’en fait pas un exercice de nostalgie. La saison 2026 est pour lui celle des renouveaux, du premier coup de pinceau d’une suite à la dernière feuille du potager.
L’histoire du Byblos est d’abord celle d’une filiation. Le 14 septembre 1967, quelques mois après l’ouverture, l'homme d'affaires Sylvain Floirat rachète l’hôtel. Aujourd’hui encore, il reste dans la famille : en 2006, Antoine Chevanne, arrière-petit-fils de Sylvain Floirat, prend la direction du groupe, devenu Floirat Signatures en 2025. Sous cette bannière se retrouvent le Byblos, Byblos Beach et Les Caves du Roy à Saint-Tropez, mais aussi La Réserve à Saint-Jean-de-Luz et Les Manoirs à Tourgéville.
300 employés
La maison revendique une passion transmise "avec une égale sincérité, un même souci d’exigence et une incroyable fidélité", que partage son personnel : plus de 300 employés, dont certains sont présents depuis trente ou quarante ans. À la tête de l’hôtel, le directeur Jean-Marie Trancher s’appuie sur une équipe où l’on compte le chef exécutif Nicola Canuti et le chef pâtissier Geoffrey Turpin.
L’idée est celle d’une grande famille qui donne à chaque client "l’extraordinaire impression de se sentir comme chez soi". À l’origine, l'établissement comptait une soixantaine de chambres. L’achat d’un terrain mitoyen en 1983 l’a doté d’une nouvelle aile, La Bastide, et d’un bâtiment indépendant, Le Hameau. L’ensemble forme aujourd’hui un domaine de 17 000 m² en plein cœur de Saint-Tropez.
L’hôtel compte désormais 86 chambres, dont 43 suites. Certaines ont été réunies pour les rendre plus spacieuses et plus lumineuses. Toutes sont décorées différemment et arborent chacune une gamme de huit tissus des plus grandes maisons de textile, utilisés pour les tentures, les dessus-de-lit et les fauteuils, le tout confectionné dans des ateliers marseillais.
Aux meubles anciens s’ajoutent des pièces faites sur-mesure, et certaines chambres ont une terrasse privée avec vue sur la mer et sur le village.
Laura Gonzalez signe douze "écrins"
La grande nouveauté de l’année se joue dans les suites. Après une première série de quatre en 2024, la décoratrice Laura Gonzalez en réinterprète huit autres pour la saison 2026, ce qui porte à douze le nombre d'"écrins" qu’elle aura imaginés pour l’hôtel. En 2024, elle avait décliné sa vision de la modernité en quatre atmosphères "qui reflètent la joie de vivre" : l’une aux tons corail, l’autre aux nuances subtiles de jaune, une troisième autour d’un camaïeu de turquoise, la dernière enveloppée de douceurs de céladon. Cette année, le fil conducteur est un bleu profond "changeant au fil de la lumière, comme la mer à Saint-Tropez". Ce bleu, à la fois intense et subtil, dialogue avec des matières naturelles et des tonalités claires pour créer une ambiance presque minérale, "traversée de vibrations colorées".
Pour la décoratrice, la Méditerranée est "presque un réflexe. Une mémoire intime". Elle dit avoir cherché des matières qui ont "une présence, presque une voix" : la corde, les fibres tressées, le lin, les cotons, les bois patinés. Elle précise aimer qu’elles gardent "une trace de la main". Au fil des espaces, on trouve quelques pièces iconiques, des objets chinés et des créations uniques pour le Byblos : minibars en céramique, portes en marqueterie de bois, créations d’artisans. Les motifs graphiques et les textures résonnent avec l’œuvre de Roger Capron, dont la mosaïque, où animaux, fleurs et plantes gravitent autour du soleil, orne le patio du spa. Pour Laura Gonzalez, la couleur "ne se limite pas à un décor" : elle devient "un créateur d’émotion".
Marine Ugo a imaginé trois lieux d’exception, pensés pour garder l’âme du Byblos tout en affirmant un design contemporain, avec des matériaux nobles et des lignes épurées. Il Giardino, restaurant signature de l’hôtel, se déploie au bord de la piscine sous une pergola végétalisée inspirée des jardins à l’italienne. En cuisine, le chef Nicola Canuti réinterprète l’Italie de son enfance.
Liberté
Côté jardin, un potager agroécologique en permaculture de 300 m², le premier du genre pour un hôtel de Saint-Tropez, a été mis en lumière par Yann Menard, créateur du jardin La Piboule. Cette démarche s’étend à la gestion des déchets et de l’eau, à la consommation énergétique et à la valorisation de l’économie et des initiatives locales. À Ramatuelle, Byblos Beach, dirigée par Quentin Fesquet, franchit un nouveau cap. Ils abritent des transats griffés Oliver James.
À l’approche de ses soixante ans, l’hôtel résume sa ligne en quelques mots : liberté, rencontre et absence de contrainte. Une philosophie que Floirat Signatures formule ainsi : "Le luxe n’est pas une démonstration : c’est une liberté. Il n’impose rien, il propose. Il ne s’expose pas, il se ressent."
Le + du blog Brigitte bardot : "Brigitte Bardot et le Byblos intiment lié"
L’Épopée Parisienne de Brigitte Bardot...
Brigitte Bardot pose chez elle à Paris le 1er septembre 1977, sur un divan aux tonalités mordorées. Derrière elle, un grand bouquet de fleurs fraîches
L’Épopée Parisienne de Brigitte Bardot : Du Nid Bourgeois au Mythe Universel
Pour comprendre Brigitte Bardot, il faut plonger au cœur de la géographie parisienne. C’est dans cette ville que tout commence le 28 septembre 1934 à 13h20, au 5, place Violet, dans le 15e arrondissement, où elle voit le jour. Très vite, sa famille s’installe dans les beaux quartiers de l'ouest, emménageant dans un immense appartement de neuf pièces au 1, rue de la Pompe, près de la place de la Muette (16e). Derrière ces façades haussmanniennes de la haute bourgeoisie industrielle, la jeune Brigitte grandit sous l’autorité inflexible de ses parents. L’éducation y est sévère, marquée par le vouvoiement obligatoire et une sensation constante d’effacement face à sa sœur cadette. Jugée indisciplinée et complexée par un strabisme, elle trouve son premier espace de liberté dans les cours de danse classique. Dès l'âge de 7 ans, elle intègre l'école de Marcelle Bourgat, avant de gravir les échelons jusqu'au prestigieux Conservatoire de Paris à 15 ans. C’est là, dans la rigueur des barres d'exercice, qu'elle façonne ce corps de liane, ce port de tête altier et cette démarche chaloupée unique qui révolutionneront le monde quelques années plus tard.
L’adolescence est aussi le temps de la révolte. À seulement 15 ans, elle rencontre le jeune journaliste et assistant réalisateur Roger Vadim. Ses parents, horrifiés par cette liaison bohème, tentent de s'y opposer, allant jusqu'à menacer de l'envoyer faire ses études en Angleterre. C'est dans l'appartement de la rue de la Pompe que la tension culmine, poussant la jeune fille à une première tentative de suicide en respirant le gaz de la cuisine. Cédant devant la détresse de leur fille, les parents acceptent qu'elle l'épouse à sa majorité. En décembre 1952, l'église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy célèbre leur union. Ce mariage religieux marque la chrysalide d'une jeune fille rangée en une femme libre, prête à conquérir le cinéma mondial sous la direction de son nouveau mari.
Le Cyclone Médiatique et l'Épicentre du Mythe
En 1956, le film Et Dieu… créa la femme fait exploser sa notoriété. Du jour au lendemain, Brigitte Bardot devient « B.B. », un phénomène de société planétaire et l'incarnation absolue de la Parisienne. Pour se loger à la hauteur de son nouveau statut, elle achète un magnifique duplex Art Déco au 6e étage du 71, avenue Paul Doumer (16e). Ce lieu va devenir le théâtre de ses plus grandes joies et de ses pires étouffements. Paris se transforme alors pour elle en une prison dorée. Les kiosques de la capitale sont envahis par son visage : elle fera pas moins de 46 couvertures de Paris Match. Partout où elle se déplace, de la rue de la Paix — où elle demande à Rose Repetto de lui concevoir la toute première ballerine de ville, la « Cendrillon » — jusqu’aux studios de Boulogne où elle tourne, une meute de paparazzis la traque sans relâche.
Cette folie médiatique culmine de façon dramatique en janvier 1960. Enceinte de son deuxième mari, l'acteur Jacques Charrier, Bardot refuse de se rendre à la clinique de peur d'être photographiée sur son lit d'hôpital. Le 71, avenue Paul Doumer est alors mis en état de siège. Des dizaines de journalistes campent sur le trottoir, louent des chambres de bonne en face avec des téléobjectifs braqués sur ses fenêtres, et dorment sur son paillasson. C'est dans ce climat d'angoisse totale, les volets obstinément clos, qu'elle donne naissance à son fils unique, Nicolas, directement dans son salon. Quelques mois plus tard, le tournage parisien du film La Vérité d'Henri-Georges Clouzot achève de briser ses forces. Prise dans un triangle amoureux destructeur avec son partenaire à l'écran, Sami Frey, et harcelée à chaque sortie de plateau, elle fait une tentative de suicide massive en Île-de-France, illustrant la pression mortifère que la célébrité parisienne exerce sur sa vie.
Malgré cette souffrance, l'avenue Paul Doumer reste un lieu de création artistique exceptionnel. À la fin de l’année 1967, alors qu'elle vit un mariage de façade avec le milliardaire Gunter Sachs dans un somptueux hôtel particulier de 409 m² rue de la Tour, elle entame une liaison clandestine et incandescente avec Serge Gainsbourg. C’est dans la lumière de son salon de l'avenue Paul Doumer que Gainsbourg, éperdument amoureux, lui écrit en une seule nuit deux chefs-d'œuvre de la chanson française : Bonnie and Clyde et la version originelle, sensuelle et interdite, de Je t'aime... moi non plus. Bien qu'enregistré dans un studio de la capitale, le morceau sera mis sous clé à la demande de l'actrice, effrayée par le scandale, avant de devenir un mythe de l'histoire musicale parisienne.
Du Désamour à la Postérité Éternelle
Fatiguée par l'agressivité du public et des médias, Brigitte Bardot prend une décision radicale en 1973 : elle arrête définitivement le cinéma à l'âge de 39 ans et choisit de s'exiler à Saint-Tropez, dans sa propriété de La Madrague. Dès lors, sa relation avec Paris se fissure. Au fil des décennies, ses retours dans la capitale se font de plus en plus rares, et elle ne cache pas son amertume face à la métamorphose de sa ville natale, regrettant la splendeur et la poésie des quartiers de sa jeunesse.
Pourtant, Paris reste indissociable de son combat associatif. C'est dans le 16e arrondissement que bat le cœur opérationnel de la Fondation Brigitte Bardot, créée pour la défense des animaux et reconnue d'utilité publique. Symboliquement, c'est aussi à Paris qu'elle devient la première actrice de l'histoire à prêter ses traits pour le buste de Marianne, sculpté par Aslan dans les ateliers parisiens pour incarner la République dans toutes les mairies de France.
Le destin de l'icône avec sa ville d'origine s'est définitivement scellé après sa disparition le 28 décembre 2025. C'est à Paris, en l'église Saint-Roch (l'église des artistes dans le 1er arrondissement), qu'une grande messe d'hommage a réuni des milliers d'admirateurs venus saluer la mémoire de celle qui fut le visage de la France à l'étranger. Enfin, en septembre 2026, l'Hôtel Drouot a accueilli une vente aux enchères mémorielle historique. La dispersion de ses souvenirs d'enfance, de ses tenues de scène et de ses objets personnels parisiens a généré un montant record de près de 954 000 euros. En étant intégralement reversée à sa fondation, cette somme a transformé l'héritage de sa vie parisienne en un dernier acte de dévouement pour la cause animale, bouclant à jamais la boucle entre le mythe de B.B. et les pavés de Paris.
En résumé : Les grands repères de sa vie à Paris
1. Repères Chronologiques et Lieux de Vie
Période / Date Lieu Parisien Événement et Impact Biographique
28 septembre 1934 (13h20) 5, place Violet (15e)
Années 1930 – 1952 1, rue de la Pompe (16e) Logement de l'enfance. Grand appartement haussmannien de 9 pièces. Cadre d'une éducation bourgeoise stricte et d'une tentative de suicide au gaz à 15 ans.
1941 – 1951 Conservatoire de Paris (8e/9e) Formation artistique. Apprentissage de la danse classique sous la direction de Marcelle Bourgat, façonnant sa silhouette mythique.
21 décembre 1952 Église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy (16e) Émancipation. Célébration de son premier mariage avec le réalisateur Roger Vadim.
1956 – 1971 71, avenue Paul Doumer (16e) Épicentre du mythe. Achat de son duplex Art Déco au 6e étage. Lieu de sa claustration médiatique au sommet de sa gloire.
11 janvier 1960 Avenue Paul Doumer (16e) Maternité sous siège. Naissance à domicile de son fils unique Nicolas, pour fuir la meute de paparazzis encerclant l'immeuble.
Fin de l'année 1967 Aenue Paul Doumer (16e) Création musicale. Serge Gainsbourg lui écrit et compose en une seule nuit Bonnie and Clyde et Je t'aime... moi non plus.
Années 1960 Rue de la Tour (16e) Cage dorée. Somptueux hôtel particulier de 409 m² partagé avec Gunter Sachs, qu'elle quitte pour rejoindre la liberté du Sud.
28 janvier 2026 Église Saint-Roch (1er) Hommage parisien. Grande messe mémorielle réunissant ses admirateurs dans l'église historique des artistes.
2. L'Héritage Culturel et Symbolique dans la Capitale
Égérie absolue des kiosques avec 46 couvertures de Paris Match et de multiples unes du magazine Elle, insufflant les tendances de la mode depuis Paris.
Elle propulse la maison Repetto en demandant la création de la ballerine "Cendrillon", chaussure de rue inspirée des chaussons de danse.
Première actrice à prêter ses traits pour le buste de Marianne, sculpté par Aslan à Paris pour incarner la République dans toutes les mairies de France.
Paris reste le cœur opérationnel de son combat post-cinéma. L'ouest parisien abrite le siège social de la Fondation Brigitte Bardot.
Brigitte Bardot pose sous l'objectif du photographe Leonard de Raemy. Le décor semble jouer la carte des seventies, avec son rideaux en perles et ses imprimés
Dans la salle à manger de Brigitte Bardot, les murs sont laqués d'une peinture rouge. Ce 13 janvier 1986, l'actrice pose assise sur une table recouverte d'une nappe à fleurs.
"Brigitte Bardot dirait : Ne te laisse pas faire mon 'Piou Piou'" : l'époux de "BB", en conflit avec la Fondation, répond
L’époux de l’actrice et chanteuse, décédée le 28 décembre 2025, qualifie de "scandaleuse" la récente vente aux enchères d’objets personnels de Brigitte Bardot et conteste son éviction de la Madrague. "La Provence" est allée à sa rencontre à Saint-Tropez.
Il avait lui-même fixé le rendez-vous, place Blanqui où Brigitte Bardot, dix mois après sa disparition, continue de luire sous les feuilles d’or d’une statue qui la représente à l’entrée du centre-ville de Saint-Tropez.
Après avoir pris son bain de mer quotidien, Bernard d’Ormale venait de passer une partie de la matinée à la Madrague où désormais, affirme-t-il, il est seulement autorisé à pénétrer pour trier, classer et ranger photos, papiers, dossiers et diverses choses ayant appartenu à son épouse mais aussi à leur passé commun.
Durant notre long entretien, il a été question de cet emblématique lieu, de "B.B.", de sa situation personnelle et des tensions avec l’équipe dirigeante de la Fondation Brigitte-Bardot à l’encontre de laquelle il a porté plainte.
Une vente aux enchères d’objets personnels de Brigitte Bardot a eu lieu en septembre dernier. Vous vous y étiez opposé. Quelles en sont les raisons précisément ?
Je savais qu’une vente aux enchères était prévue, mais je n’avais pas compris qu’il s’agissait notamment d’objets très intimes issus de l’appartement parisien de Brigitte dont elle m’avait donné l’usufruit. Nicolas (Charrier, fils de l’actrice, qui avait la nue-propriété...
La Fondation Brigitte-Bardot dépose plainte contre un élevage illégal
Les chiots vivent avec leur mère dans un parc exigu et sale. Photo fournie par la Fondation Brigitte-Bardot
Une enquête est en cours envers la propriétaire d’un élevage canin illégal pour, notamment, acte de cruauté. La Fondation Brigitte-Bardot est intervenue mardi à son domicile d’Altwiller pour constater les conditions de vie indignes d’une cinquantaine d’animaux, dont 18 chiens
« Nous avons vu sur place les cadavres de plusieurs volailles. » Mardi, deux déléguées de la Fondation Brigitte-Bardot, dont l’enquêtrice Bernadette Rohrer, se sont déplacées dans une maison d’Altwiller pour des soupçons d’élevage canin dans des conditions indignes. Elles sont allées de mauvaise surprise en mauvaise surprise....
Élevage : six ONG écrivent à von der Leyen
La FBB et cinq ONG françaises demandent à la Commission d’inscrire ses réformes sur les cages au programme 2027. Leur lettre dépasse les engagements de Bruxelles.
BIEN-ÊTRE ANIMAL : L’EUROPE DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS À l’approche de la publication du Programme de travail de la Commission européenne pour 2027, la Fondation Brigitte Bardot, aux côtés de plusieurs ONG de protection animale, interpelle la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Notre message est clair : le bien-être animal doit devenir une priorité politique de l’Union européenne. L’Europe ne peut plus repousser les réformes indispensables. Elle doit maintenant concrétiser les engagements qu’elle a pris. Nous demandons notamment : – La fin de l’élevage en cage, avec une transition complète vers des systèmes sans cage pour les poules pondeuses et l’exclusion des formes de confinement équivalentes. – Une véritable réforme des conditions d’élevage des poulets de chair, avec une réduction des densités et des critères de sélection des races fondés sur le bien-être animal. – La fin du confinement des truies et des mutilations douloureuses, ainsi que des conditions d’élevage permettant aux porcs d’exprimer leurs comportements naturels. Des normes de bien-être animal applicables aux produits importés, afin de ne pas pénaliser les éleveurs européens qui investissent dans de meilleures conditions pour leurs animaux. -La poursuite de l’engagement européen pour mettre fin aux cages pour l’ensemble des animaux d’élevage concernés. Ces demandes ne sont pas nouvelles. Elles s’inscrivent notamment dans le prolongement de l’initiative citoyenne européenne « Pour une Europe sans cage », soutenue par 1,4 million de citoyens européens. La Commission européenne s’est engagée à agir. Elle doit désormais respecter ses promesses et présenter les propositions annoncées, dans les délais prévus. Pour la Fondation Brigitte Bardot et les organisations signataires, il n’est plus temps de temporiser. Nous appelons donc, la Commission européenne à inscrire clairement la modernisation de la législation sur le bien-être animal au cœur de son Programme de travail pour 2027 et à mener enfin les réformes attendues. Consultez le courrier via ce lien : https://t.co/w9BeE4TsQv @AnnieGenevard @vonderleyen
Datée du 6 octobre et publiée le lendemain par la Fondation Brigitte Bardot, la lettre vise le programme de travail de la Commission pour 2027, en cours de préparation. Elle est signée par six organisations françaises : CIWF France, Welfarm, Anima, la FBB, Quatre Pattes et la Fondation Droit animal, éthique et sciences. Une note d’Eurogroup for Animals l’accompagne.
Le point de départ est la stratégie de l’Union pour l’élevage, présentée le 7 juillet. La Commission y annonce pour la fin de 2026 une révision ciblée des règles sur les poules pondeuses et les poulets de chair, avec la sortie progressive des cages et la fin de l’élimination des poussins mâles, puis un texte sur les porcs en 2027. La lettre situe ce dernier au deuxième trimestre. En juillet, Welfarm, cosignataire, parlait du second semestre.
Les ONG demandent que ces engagements figurent noir sur blanc dans le programme de travail. En 2021, en réponse à l’initiative citoyenne « Pour une Europe sans cage » et à son 1,4 million de signatures, la Commission avait promis une proposition avant la fin de 2023. Elle n’a pas été déposée.
René Barjavel et les animaux – De l’horreur de l’abattage au cri « Laissez-les vivre »
« Brigitte Bardot aime les bêtes, les bêtes aiment Brigitte Bardot. L’amour qu’elle leur porte est d’une nature essentielle et profonde, qui tient autant de l’instinct vital que du sentiment. Elle et elles s’aiment parce qu’elles sont du même clan. » René Barjavel (1911-1985), Brigitte Bardot amie des animaux, 1976
On pense beaucoup moins spontanément aux animaux.
Pourtant, ils occupent dans son œuvre une place qui mérite d’être redécouverte. À plusieurs reprises, Barjavel s’interroge sur ce que les êtres humains leur font subir, sur la manière dont ils les élèvent et les tuent, sur leur capacité à aimer, mais aussi sur notre responsabilité à leur égard.
De Ravage, publié en 1943, à Une rose au paradis, paru en 1981, en passant par La Faim du tigre, La Nuit des temps, l’article « Laissez-les vivre » et son ouvrage consacré à Brigitte Bardot, la question animale revient ainsi dans son œuvre pendant près de quarante ans.
Barjavel n’était évidemment pas un militant animaliste au sens où nous l’entendrions aujourd’hui. Il n’a pas élaboré de théorie des droits des animaux ni développé une pensée antispéciste. Mais son œuvre contient suffisamment de réflexions sur la souffrance, la mise à mort et notre rapport aux autres espèces pour que cette dimension mérite d’être redécouverte.
L’horreur d’élever pour tuer
Dès Ravage, Barjavel formule l’une de ses critiques les plus directes de l’exploitation animale.
Le roman imagine une société future dans laquelle l’élevage destiné à produire de la viande a disparu. Les aliments carnés sont désormais fabriqués artificiellement : les humains peuvent retrouver les goûts auxquels ils sont habitués sans avoir à élever puis abattre des animaux.
Lorsqu’il évoque l’ancienne pratique de l’élevage, Barjavel emploie des mots d’une grande violence :
« L’élevage, cette horreur, avait également disparu. Élever, chérir des bêtes pour les livrer ensuite au couteau du boucher, c’étaient bien là des mœurs dignes des barbares du XXe siècle. »
Le choix du verbe « chérir » est particulièrement révélateur.
René Barjavel ne dénonce pas seulement la brutalité de l’abattage. Il pointe une contradiction : faire naître un animal, le nourrir, en prendre soin, parfois même s’y attacher, avant de le conduire à la mort.
Cette contradiction demeure au cœur de notre rapport aux animaux. Nous pouvons aimer les chiens et les chats, nous attendrir devant certains animaux et éprouver de l’affection pour eux, tout en considérant d’autres êtres sensibles comme des ressources alimentaires.
La question qu’il pose conserve une étonnante actualité : si l’on pouvait retrouver le goût de la viande sans tuer d’animaux, pourquoi continuerait-on à les tuer ?
En 1943, cette idée appartient encore à la science-fiction. Mais derrière la fiction se trouve déjà une interrogation très concrète sur notre rapport aux animaux.
La souffrance innocente
Vingt ans plus tard, La Faim du tigre, publié en 1966, déplace la question animale sur un terrain métaphysique.
Dans cet essai consacré à Dieu, à la mort, au mal et au sens de l’existence, Barjavel s’interroge sur la souffrance. Et, dans cette réflexion, il ne choisit pas seulement l’exemple de la douleur humaine. Il évoque aussi celle d’un animal :
« Rien ne justifie la souffrance des innocents.
Le Tout n’est pas assez pour payer un agneau égorgé. »
La formule est saisissante.
L’agneau égorgé devient l’image d’une souffrance sans faute, infligée à un être qui n’a rien fait pour la mériter. L’animal n’est plus seulement celui que l’on mange : il devient celui dont la souffrance oblige l’être humain à interroger le sens même du monde.
Barjavel écrit également :
« Si Dieu avait eu besoin d’être adoré, il n’eût créé que des chiens. Le chien est bien plus apte que l’homme à l’amour. »
Le chien devient ici un miroir tendu à l’être humain. Celui qui se croit supérieur par son intelligence et sa raison se trouve confronté à une créature dont Barjavel célèbre la capacité d’aimer.
L’animal a souvent été défini par ce qui lui manquerait : la parole, la raison, la conscience morale. Barjavel opère ici un renversement. Ce qui semble être une faiblesse devient une qualité : l’animal pourrait, sur le terrain de l’amour, être supérieur à l’homme.
Regarder la viande autrement
Deux ans plus tard, La Nuit des temps propose une autre manière de regarder notre rapport aux animaux.
Éléa, venue d’une civilisation ancienne, découvre les habitudes alimentaires des hommes du XXe siècle. Devant une assiette de côtelettes, elle demande :
« C’est un morceau coupé dans une bête ? »
Le narrateur comprend alors qu’avant cette question, « une côtelette n’était qu’une côtelette ».
Puis Éléa s’exclame :
« Vous mangez de la bête !… Vous mangez de l’herbe !… Vous mangez de l’arbre !… »
Et le narrateur répond :
« Nous sommes des barbares… »
La force de cette scène tient à un procédé très simple : une habitude ordinaire devient soudain étrange parce qu’elle est regardée par quelqu’un qui ne la partage pas.
La côtelette cesse d’être un aliment abstrait. Elle redevient le morceau d’un animal qui a dû être tué.
Barjavel fait ainsi tomber la distance créée par les mots, les habitudes et les usages culinaires. Il oblige le lecteur à regarder ce qui se trouve derrière l’aliment.
La scène prolonge directement la réflexion de Ravage. Dans le premier roman, Barjavel imagine un monde dans lequel on n’a plus besoin d’élever des animaux pour les tuer. Dans La Nuit des temps, il nous invite à regarder notre assiette avec les yeux d’une personne pour qui la mise à mort d’un animal n’a rien de normal.
Et si ce qui nous paraît évident n’était finalement qu’une habitude ?
« Laissez-les vivre »
Le texte commence par l’observation de deux merles. À partir de cette scène familière, Barjavel élargit progressivement son propos à notre rapport aux oiseaux et à la violence que les hommes leur infligent.
Il dénonce la chasse, le piégeage et l’emploi de la strychnine. Il s’en prend également aux pratiques qui consistent à élever des faisans pour les livrer ensuite aux chasseurs.
Sa dénonciation est directe :
« Au fusil, au piège, à la strychnine, on tue, on tue, on tue. »
La répétition donne à la phrase une brutalité particulière. Barjavel ne cherche pas à dissimuler la réalité derrière un vocabulaire neutre : il parle de tuer.
Mais son texte va plus loin que la seule dénonciation de la chasse. Il refuse de considérer les oiseaux comme de simples animaux dont la présence pourrait être tolérée tant qu’elle ne gêne pas les activités humaines.
Pour lui, ils ont une valeur propre.
« Les oiseaux sont l’écriture de Dieu entre l’arbre, la terre et l’homme. »
Il écrit également qu’ils « obligent les hommes à lever la tête vers le ciel ».
L’oiseau n’est donc pas seulement une victime qu’il faudrait protéger. Il est aussi une présence qui enrichit notre existence, qui nous relie au monde et qui participe à sa beauté.
C’est dans cette perspective que René Barjavel formule l’une des phrases les plus fortes de son article :
« En les tuant, nous détruisons ce qu’il y a de plus lumineux, de plus humain en nous. »
Cette phrase mérite de retenir particulièrement l’attention.
Pour Barjavel, la violence faite aux animaux ne porte pas seulement préjudice aux animaux. Elle nous transforme nous-mêmes. En détruisant ce qui nous émerveille, nous détruisons aussi une part de notre propre humanité.
Le titre de l’article prend alors tout son sens : « Laissez-les vivre. »
Cette fois, Barjavel ne parle plus par l’intermédiaire d’un personnage ou d’un monde imaginaire. C’est l’écrivain lui-même qui demande que l’on cesse de tuer.
La question animale quitte ainsi définitivement le domaine de la fiction pour devenir une prise de position personnelle.
Une cause incarnée par Brigitte Bardot
L’année suivante paraît Brigitte Bardot amie des animaux, publié chez Fernand Nathan en 1976, avec un texte de René Barjavel et des photographies de Miroslav Brozek.
Pris isolément, cet ouvrage ne suffirait évidemment pas à faire de Barjavel un militant de la cause animale. Mais il prend une signification particulière lorsqu’on le replace dans le parcours qui précède.
Barjavel a déjà condamné l’élevage des animaux destinés à être tués, interrogé la souffrance d’un agneau, remis en question notre rapport à la viande et pris publiquement la défense des animaux sauvages.
Il consacre désormais un ouvrage à une personnalité dont l’engagement en faveur des animaux est devenu indissociable de l’image publique.
Le rapprochement n’est donc pas anecdotique. Il montre au minimum que la cause animale occupe une place suffisamment importante dans son univers pour qu’il lui consacre directement un texte.
Sauver les animaux pour sauver le monde
En 1981, Une rose au paradis propose une dernière variation sur cette question.
Une catastrophe nucléaire menace la Terre. Monsieur Gé a construit une immense arche souterraine destinée à permettre au monde de renaître après la disparition de la civilisation. Elle abrite des êtres humains, mais aussi des animaux, des graines, des rhizomes et des tubercules.
Les animaux sont maintenus en sommeil afin de pouvoir être réveillés lorsque la catastrophe sera passée.
L’image de l’arche de Noé est évidente, mais Barjavel la transforme en projet scientifique. Il ne s’agit plus seulement de sauver quelques individus : il faut conserver ce qui permettra au monde de recommencer.
Le choix de préserver des animaux est significatif. Ils ne sont plus seulement présentés comme des ressources immédiates. Ils deviennent une partie de ce que l’humanité doit transmettre.
Il faut cependant conserver une nuance. Dans l’univers de Barjavel, cette protection reste liée aux besoins humains et à la survie de l’espèce. Les animaux ne sont pas complètement libérés de toute instrumentalisation.
Mais un déplacement s’est produit. L’animal n’est plus uniquement celui que l’on élève, que l’on chasse ou que l’on mange. Il est aussi celui que l’on choisit de préserver afin que le monde puisse renaître.
Une sensibilité animale qui traverse toute son œuvre
Alors, peut-on dire que René Barjavel était animaliste ?
La réponse mérite de rester prudente.
Il serait anachronique de transformer rétrospectivement l’écrivain en militant animaliste contemporain. Mais il serait tout aussi difficile de considérer comme fortuites les nombreuses réflexions qu’il consacre aux animaux.
En 1943, Ravage dénonce l’élevage destiné à l’abattage et interroge notre rapport aux animaux.
En 1966, La Faim du tigre place la souffrance d’un agneau au cœur d’une réflexion sur le mal.
En 1968, La Nuit des temps oblige le lecteur à regarder une côtelette comme le morceau d’une bête.
En 1975, « Laissez-les vivre » devient une véritable prise de position contre la chasse et la destruction des oiseaux.
En 1976, Barjavel écrit sur Brigitte Bardot et son engagement pour les animaux. Enfin, en 1981, Une rose au paradis imagine la préservation d’animaux dans une arche destinée à permettre au monde de renaître.
Pris séparément, ces textes pourraient être interprétés de différentes manières. Pris ensemble, ils dessinent une continuité difficile à ignorer.
Ce que l’on peut donc affirmer, sans lui prêter une pensée qu’il n’a jamais revendiquée, c’est que la réflexion sur la souffrance animale et sur notre rapport aux autres espèces traverse une part importante de l’œuvre de René Barjavel.
Et cette réflexion touche à des questions qui restent profondément actuelles.
Que faisons-nous des animaux que nous élevons pour les tuer ? Pourquoi acceptons-nous comme normale la souffrance d’un être sensible lorsqu’elle répond à nos habitudes alimentaires ? Pourquoi trouvons-nous parfois légitime de détruire les animaux sauvages dès lors qu’ils nous dérangent ? Et que perdons-nous, humainement, lorsque nous devenons indifférents à leur sort ?
Barjavel ne répond pas à toutes ces questions. Il n’est pas nécessaire de lui faire dire davantage qu’il n’a écrit.
Mais il nous invite à regarder autrement ce que nous considérons comme normal : l’animal que nous mangeons, celui que nous chassons, celui que nous élevons pour le tuer, mais aussi celui dont le chant nous accompagne et dont la présence contribue à la beauté du monde.
Et derrière ses fictions, il y avait aussi, en 1975, un homme qui écrivait avec une simplicité désarmante : « Laissez-les vivre. »
Plus de quatre-vingts ans après Ravage, cette phrase résonne encore et une question demeure :
“Qu’est-ce qui nous autorise à disposer de la vie d’un être sensible ?“
/image%2F0952527%2F20261028%2Fob_afc419_26138.jpg)
/image%2F0952527%2F20261028%2Fob_bab991_000-89p63zr-3-6ae1a2e570457.jpg)
/image%2F0952527%2F20261026%2Fob_5172ec_img-20261026-174901.jpg)
/image%2F0952527%2F20261026%2Fob_a025e4_l-hotel-va-fe-1792927927-4ddc8552e8da6.jpeg)
/image%2F0952527%2F20261026%2Fob_693a2d_laura-gonzalez-a-pense-la-nouvelle-mou.jpeg)
/image%2F0952527%2F20261026%2Fob_217e35_l-etablissement-a-egalement-exploite-u.jpeg)
/image%2F0952527%2F20261026%2Fob_92767f_dcim-103media-dji-0125-jpg-1792927932.jpeg)





/image%2F0952527%2F20261016%2Fob_9449ed_les-chiots-vivent-avec-leur-mere-dans.jpg)
/image%2F0952527%2F20261015%2Fob_0c4c19_articles-ce-5.png)
/image%2F0952527%2F20261015%2Fob_27c38c_images-1.jpg)