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Souffrance animale les dérives du tourisme

Publié le par Ricard Bruno

Balade à dos d'éléphant, nage avec les dauphins... Derrière les photos de vacances : la dure réalité de la souffrance animale sur fond de tourisme.

Souffrance animale  les dérives du tourisme

« Pourquoi je ne monterai plus à dos d’éléphant », titre Pauline sur son blog, Graine de voyageuse, dans un article publié le 22 mars 2016. Lors d’un séjour en Thaïlande, elle se laisse tenter par la balade à dos d’éléphant.

L’expérience vire au cauchemar : « La vision des éléphants était très loin de celle que j’avais en tête », se rappelle Pauline. Privés de toute liberté, les pachydermes enchaînés et chargés d’imposantes nacelles en bois, se balancent de manière compulsive. « C’était limite un parking à éléphants », déplore la jeune femme. « À l’époque, je n’étais pas sensibilisée », regrette-t-elle.
 

Selfies avec des tortues

Charmeurs de serpents et singes danseurs stars de spectacles. Éléphants, dromadaires, ânes ou chevaux comme moyens de transport. Tortues et tigres, camarades de selfie. Ou encore cochons et lions, compagnons de balades. Dans l’ombre de ces activités touristiques se cache le spectre de la souffrance animale.

À LIRE AUSSI >>> Retrouvez notre hors-série Bien-être animal, ces vérités que l’on vous cache

« On ne peut pas contraindre un animal sans le faire souffrir », affirme Baptiste Mulot, responsable vétérinaire du ZooParc de Beauval (Loir-et-Cher). Privations alimentaires, sévices physiques, restrictions de liberté, les animaux sauvages destinés au tourisme endurent souvent des pratiques de dressage cruelles.

Pour être soumis à la volonté de l’homme, l’éléphant d’Asie subit un rituel millénaire violent. Le cornac (maître et guide de l’éléphant) entreprend de « faire sortir l’esprit de la forêt de l’éléphant », explique le vétérinaire.
 

Le géant capitule

En pratique, les jeunes pachydermes sont enfermés dans des box en bois étroits, immobilisés, ils sont notamment attachés par la trompe. Des témoignages et vidéos font état de châtiments corporels. Épuisé, le géant capitule et se laisse monter. Il devient alors « éléphant des villes ».

Plus radical, des anesthésiques sont administrés aux grands félins pour permettre aux touristes de les caresser en toute sécurité. « Cela a des conséquences à plein de niveaux », explique Baptiste Mulot. Une pratique qui endommage les organes comme le foie, les reins ou le cerveau et peut « aller jusqu’à la mort de l’animal », conclut le vétérinaire.

Comment savoir si un animal est en bonne santé ?

Outre la condition physique (maigreur, blessures), la « stéréotypie » est un signe de mauvaise santé de l’animal. Il s’agit d’un « comportement répétitif lié à un stress », explique le vétérinaire Baptiste Mulot. Par exemple : « le lion qui dessine un huit dans son enclos ou l’éléphant qui se balance d’une patte sur l’autre », précise-t-il 

Des animaux sauvages dont « la provenance n’est pas toujours connue », déplore Anissa Putois, membre de PETA France, association de défense des animaux. Ressource commerciale gratuite, ils sont régulièrement capturés dans leur milieu naturel. Parfois même arrachés aux soins de leur mère. Car plus ils sont jeunes, plus ils sont faciles à dresser.

Selon Baptiste Mulot, séparer le bébé de sa mère a deux conséquences. L’une physiologique : « L’animal sevré trop tôt ne finit pas correctement sa croissance. » L’autre psychologique : « Il n’aura pas fini son éducation et n’aura pas les codes pour devenir un adulte et se comporter vis-à-vis de son espèce ou d’autres espèces. »
 

« Livrés aux chasseurs de trophées »

Et que deviennent-ils, lorsque, trop vieux, ils ne peuvent plus remplir leur tâche ? En Afrique par exemple, certains dromadaires « sont achetés à des éleveurs, puis, quand ils ne peuvent plus porter de touristes, ils sont revendus pour la consommation », s’indigne Anissa Putois.

Les jeunes lions qui accompagnent les balades des touristes dans les fermes à félins d’Afrique – notamment d’Afrique du Sud – « sont livrés aux chasseurs de trophées » une fois adulte, selon les mots de Blandine Champagneur, chef de projet pour Guidisto, portail en ligne sur le volontariat.

Ce site internet répertorie des missions de volontariat dans le monde et alerte sur les « sanctuaires » ou « refuges » d’animaux sauvages malades ou victimes de pratiques cruelles.

Sur la base du rapport Taken for a ride réalisé par l’ONG World Animal Protection en 2017, Guidisto fait une liste des sanctuaires à éléphants vertueux et dans lesquels il est possible de faire du bénévolat. Elle est mise à jour sur la base de témoignages de voyageurs. Ils ont pour projet de proposer d’autres missions en Amérique du Sud, qui permettront d’aider les refuges locaux à soigner les animaux sauvages.

À LIRE AUSSI >>> En voyage, quelles sont les cartes bancaires les moins chères ?
 

La prise de conscience du grand public

Comment éviter de participer à cette souffrance animale ? Privilégier les acteurs du tourisme responsable et ne pas hésiter à questionner les organisateurs de voyage. « Les tour-opérateurs sont de plus en plus sensibles à la question du bien-être animal », affirme Guillaume Cromer, président d’Acteurs du tourisme durable.

« Il y a une prise de conscience par le grand public et des certifications dans le développement durable ont vu le jour », poursuit-il. Depuis quelques années, des organismes indépendants tels que Agir pour le tourisme responsable et Travelife, évaluent les bonnes pratiques.
 

Aller à la rencontre des animaux autrement

Il existe des alternatives pour partager un moment privilégié avec un animal sauvage, dans le respect de son environnement et loin de la surexploitation commerciale. Magali Germond est professeure de yoga. Elle intervient dans des séjours à thème qui proposent de nager avec les dauphins : « Hors de question de les toucher, de crier, de sauter. Il faut y aller tout en douceur, avec calme et sérénité », raconte-t-elle. 

À l’origine de ce programme Sea Dolphin, Frédéric Chotard, spécialiste de la nage avec des mammifères marin. Il a fait du respect de l’animal et de son environnement l’élément central de ces séjours en Mer rouge.

Sur sa goélette, il accompagne de petits groupes de touristes pour aller à la rencontre des dauphins à long bec. Mais sur place, « ce sont les dauphins qui décident, il n’y a pas d’intrusion », assure Magali Germond.

Pauline du blog Graine de voyageuse, vit aujourd’hui à Kuala Lumpur. Elle conseille partir sur les traces des éléphants dans les forêts de Malaisie : « Vivre l’excitation de la recherche d’un éléphant, sans être sûr de le voir, mais qui est dans son environnement naturel ». Une expérience inoubliable, dans le plus grand respect de l’animal.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Vaucluse Deux malinois et leurs sept chiots, enfermés par 40°C, sauvés grâce à la mobilisation des réseaux sociaux

Publié le par Ricard Bruno

MALTRAITANCE ANIMALE Deux malinois et leurs sept chiots ont été sauvés grâce aux réseaux sociaux après être restés enfermés dix jours seuls sur une terrasse en plein soleil dans le Vaucluse

Un malinois. Photo d'illustration.

Un malinois. Photo d'illustration.

Dix jours en plein soleil à 40 degrés sur une terrasse de 6m2. C’est le calvaire qu’ont vécu deux malinois et leurs sept chiots pendant près de 10 jours à Orange, dans le Vaucluse. Comme l’explique France 3, les voisins, alertés par l’odeur et les aboiements des chiens, ont prévenu la police et des associations de protection animale.

« Une mauvaise volonté de la part de certaines personnes. »

L’association Les amis de Sam, une association aixoise, a alerté le procureur d’Orange pour faire enlever les chiens, mais face à son inaction, Sylvie Roche, la présidente, a décidé de se tourner vers les réseaux sociaux. Une importante mobilisation a eu lieu devant la maison des propriétaires.

Les chiens ont été retrouvés dans un piteux état, la mère ne pouvait plus allaiter ses chiots qui ont dû se résoudre à manger leurs excréments. L’association a déposé plainte pour cruauté animale, et Sylvie Roche dénonce le comportement du procureur : « Comment est-ce possible que dans certaines villes, policiers et procureurs, appliquent les articles de loi, tandis que d’autres ne les appliquent pas ? On ne me fera pas croire qu’il n’y a pas une mauvaise volonté de la part de certaines personnes. »

Source de l'article et vidéo : Cliquez ICI

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Drôme Elle perd sa chatte sur une aire d’autoroute et la retrouve un mois plus tard grâce à PetAlert

Publié le par Ricard Bruno

C’est grâce à un réseau de recherche d’animaux perdus qu’Isabelle a pu retrouver sa chatte, perdue lors de son déménagement un mois auparavant

Un chat se protège du soleil à l'ombre d'un arbre (illustration)

Un chat se protège du soleil à l'ombre d'un arbre (illustration)

Un mois après l’avoir perdue, Isabelle n’avait plus aucun espoir de revoir sa chatte. Pourtant, le miracle a eu lieu grâce à la magie d’Internet. Interrogée par nos confrères du Dauphiné Libéré, la maîtresse de Chanel, son matou, a expliqué qu’elle l’avait perdu lors de son déménagement  pour la Corse. Alors qu’il s’arrête sur une aire d’autoroute de l’A7, le couple en profite pour sortir ses animaux et leur faire prendre l’air.

Seulement voilà, au moment de reprendre la route, impossible de mettre la main sur Chanel, qui est passée sous un grillage et s’est enfuie. Scrutant les horizons, et attendant au maximum sur l’aire de repos, Isabelle et son mari sont dans l’obligation de repartir, ayant un bateau à prendre à Marseille.

Des retrouvailles un mois plus tard

Finalement, Isabelle raconte cette histoire à sa belle-fille, qui décide alors de prendre les choses en main. Cette dernière fait appel à PetAlert, un service dédié à la recherche des animaux de compagnie perdus. Un mois après la disparition de sa chatte, Isabelle reçoit une photo de Chanel de la part de l’organisation. Son félin était toujours dans les environs de Portes-lès-Valence, là où elle l’avait perdu, et s’était réfugié dans le garage d’une jeune fille.

Ni une, ni deux, Isabelle réserve un billet de bateau et prend sa voiture afin d’aller chercher son chat. Les retrouvailles se sont très bien passées, et Chanel réside désormais paisiblement sur l’Île de Beauté.

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Les esprits s'échauffent entre militants de la cause animale et gens du cirque Royal à Gassin

Publié le par Ricard Bruno

Les militants ont pris place sur le bas-côté de la route départementale, récoltant de la part des automobilistes soutiens... et invectives. La cause animale et ses «extrêmes» divisent toujours autant.

Les militants ont pris place sur le bas-côté de la route départementale, récoltant de la part des automobilistes soutiens... et invectives. La cause animale et ses «extrêmes» divisent toujours autant.

À l’appel de l’association VESEA, une trentaine de militants de la cause animale ont manifesté dimanche 11 août en fin d’après-midi aux abords du cirque Royal à Gassin, encadrés par une escouade de gendarmes.

Il est 17h, dimanche, sur le parking d’Azur park et du cirque Royal au rond-point de la Foux à Gassin. Au milieu de la prairie, les gendarmes de Saint-Tropez sont là, aux côtés du directeur du cirque et d’un représentant des renseignements généraux.

Plus loin, une troupe de forains et celle du cirque, les uns et les autres bien décidés à ne laisser rentrer sur ce terrain privé aucun militant de la cause animale.

À cette heure, point de manifestants répondant à l’appel de l’association VESEA pour s’opposer à la présence d’animaux sauvages dans les cirques. Mais une demi-heure plus tard, un groupe s’avance sur le bas-côté de la RD 98, pancartes à l’appui. Les gens du cirque s’avancent en courant, ferment la grille.

 

Les esprits sont chauffés à blanc mais l’arrivée d’une quinzaine de gendarmes du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention) et des unités du golfe de Saint-Tropez fait redescendre la pression.

Les militants (une trentaine au total) sont cantonnés de l’autre côté de la route. Le rassemblement a finalement été autorisé par la préfecture, à condition qu’il reste pacifique et statique, n’entrave ni l’entrée du cirque, ni la sécurité du trafic.

Aucune confrontation n’a eu lieu avec les employés du cirque, ce qui n’empêche pas son directeur William Kerwich de dénoncer des pratiques anormales: une pétition en ligne abreuvée de menaces et d’insultes contre laquelle il a porté plainte, après les tags subis l’an dernier sur les affiches et les camions.

Dur à avaler pour un cirque qui fait figure de référence dans le traitement qu’il réserve à ses animaux.

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La fondation Brigitte Bardot sauve des moutons dans les cités nord de Marseille

Publié le par Ricard Bruno

Ceux là au moins ne seront pas sacrifiés...

La fondation Brigitte Bardot sauve des moutons dans les cités nord de Marseille
La fondation Brigitte Bardot sauve des moutons dans les cités nord de Marseille
La fondation Brigitte Bardot sauve des moutons dans les cités nord de Marseille
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Il arrache la tête d'un coq vivant avec ses dents la Fondation Brigitte Bardot va porter plainte

Publié le par Ricard Bruno

CRUAUTE La Fondation Brigitte Bardot, qui a posté ces images vendredi sur les réseaux sociaux, a annoncé son intention de porter plainte pour « acte de cruauté »

 

Selon le représentant de la Fondation Bardot, l’homme serait un champion de pelote basque, Bixente Larralde. — Capture d'écran Twitter

Selon le représentant de la Fondation Bardot, l’homme serait un champion de pelote basque, Bixente Larralde. — Capture d'écran Twitter

La vidéo a déjà été visionnée près de 200.000 fois sur Twitter. Des images choquantes d’un homme arrachant la tête d’un coq vivant avec ses dents ont suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. La scène, qui dure sept secondes, se serait déroulée dans un hôtel de la commune d'Hasparren dans les Pyrénées-Atlantiques, après un championnat de pelote fin juin.

La Fondation Brigitte Bardot, qui a posté ces images vendredi sur les réseaux sociaux, a annoncé son intention de porter plainte.

Jusqu’à 30.000 euros d’amende et 2 ans de prison

La vidéo a été partagée sur Twitter par Daniel Raposo, représentant de la Fondation Brigitte Bardot au Pays Basque. « Je suis tombé sur cette vidéo par hasard sur un autre réseau social. Je me suis débrouillé pour me la procurer et identifier l’auteur des faits », explique Daniel Raposo à La République des Pyrénées. 

L’homme identifié sur la vidéo serait un champion de pelote basque, Bixente Larralde.

Le représentant de l’association de protection des animaux explique avoir envoyé « tous les éléments recueillis à Paris, au service juridique de la fondation » qui a « saisi notre cabinet d’avocats ». Celui-ci « va déposer plainte au Pays basque sous peu », affirme-t-il, évoquant un « acte de cruauté envers un animal ».

Si la plainte de la Fondation Brigitte Bardot aboutit, le champion de pelote basque risque jusqu’à 30.000 euros d’amende et 2 ans de prison.

Joint par Mediabask, Bixente Larralde n’aurait pas souhaité réagir au dépôt de plainte contre lui. Il aurait toutefois affirmé « être conscient de son mauvais geste ».

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Brigitte Bardot Le 11 août 2019 Fête de l’Aïd el-Kebir jour dde deuil sanglant

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot Le 11 août 2019 Fête de l’Aïd el-Kebir jour dde deuil sanglant
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Les Pays Bas végétalisent 316 abris-bus pour fournir un refuge aux abeilles

Publié le par Ricard Bruno

Les Pays Bas végétalisent 316 abris-bus pour fournir un refuge aux abeilles
Pour faire revenir les abeilles en ville, Utrecht aux Pays-Bas a installé des toits fleuris sur les 316 abribus de la ville… Une belle idée pour les abeilles et pour les usagers !

On sait que les abeilles sont menacées, que ce soit par les frelons asiatiques qui les anéantissent ou par le bétonnage de l’humain, elles sont en danger. Pourtant elles sont d’une importance primordiale pour la biodiversité. Elles sont à l’origine de la pollinisation de 80% des espèces végétales (plantes fleuries et cultivées) …

Les abeilles disparaissent peu à peu et l’Europe s’en inquiète beaucoup plus que les autres continents. Alors ça et là des idées surgissent de la part des municipalités et c’est le cas aux Pays-Bas ! La ville d’Utrecht vient d’équiper les 316 arrêts de bus de la ville de toits végétaux pour faire revenir et survivre les abeilles ! Quelle bonne idée !

Au placard les abribus étuves avec toits de verre, à Utrecht ils sont désormais couverts de fleurs colorées. C’est tout bénéfice pour tout le monde puisqu’en plus de faire revenir les abeilles, cela contribue à garder un peu de fraîcheur sous les abribus. Cela permet également de purifier l’air ambiant puisque les poussières fines sont retenues dans ces espaces végétalisés.

Depuis 2000 la population d’abeilles a augmenté de 45% et Utrecht espère voir cette population augmenter encore grâce aux abribus végétalisés. En plus d’être utiles ces abribus sont plutôt jolis à regarder. Utrecht espère aussi donner des idées aux autres villes néerlandaises, pour que le peuple des abeilles revienne aux Pays-Bas.

Selon les informations du site Golem 13, la ville d’Utrecht prévoit l’arrivée de 55 nouveaux busalimentés en électricité par des éoliennes et vise le taux zéro d’émission de carbone d’ici 9 ans… Voilà un pays qui s’engage vraiment pour l’écologie et l’environnement ! On aimerait bien voir fleurir ces espaces végétaux dédiés aux abeilles sur nos abribus pas vous ?

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Prison avec sursis pour cinq chasseurs à courre après des violences envers des militants anti-chasse

Publié le par Ricard Bruno

Les plaignants et leur avocat au tribunal de Rennes

Les plaignants et leur avocat au tribunal de Rennes

Le tribunal correctionel de Rennes a rendu son jugement ce jeudi 01 août 2019. Cinq chasseurs à courre étaient poursuivis pour violences à l’encontre de deux militants de l’association Abolissons la Vénerie aujourd’hui (Ava).

Les peines s'étendent de 6 à 10 mois de prison avec sursis. Un des chasseurs, considéré comme principal responsable des violences est condamné à 10 mois avec sursis ainsi qu'une interdiction de 1 an de pratiquer la chasse, alors qu'il est salarié du Rallye de Bretagne. 

Poursuivis pour "violences en réunion"


Le 16 juillet dernier, lors de l'audience, le procureur avait répété que "ce n'était pas le procès de la chasse à courre mais celui de violence graves".

L'avocat André Raiffaud, qui défendait les cinq mis en cause, a annoncé son intention de faire appel. Lors de l'énoncé du jugement, la salle d'audience était pleine, avec une trentaine de personnes de chaque "camp". 

"Je suis satisfaite de la condamnation, on a été entendus, ils ont été reconnus coupables, le fait qu'il y ait une interdiction de pratiquer la chasse ça c'est important car je pense que c'est un danger en forêt
a déclaré Claire Le Potier, militante antichasse, victime dans cette affaire."
 

Du côté des prévenus, la peine est amère : "C'est une injustice, les circonstances antérieures n'ont pas du tout étaient prises en compte, on a eu la visite de nos opposants pendant plus de 30 chasses. Il y a eu des bousculades mais pas plus" déclare Hervé Schewerer, responsable communication du Rallye de Bretagne. 

Rappel des faits :


Les cinq suiveurs de chasse à courre sont poursuivis pour des faits remontant au 2 février dernier. 

Ce jour-là, une chasse à courre se tient dans la forêt de Brocéliande mais des militants anti-chasse perturbent la partie. Deux d'entre eux sont pris à partie par des "suiveurs" (des participants à la chasse qui ne sont pas armés).

Les militants "étaient en train de filmer la chasse", explique le parquet, "ils ont été l'objet de violences évidentes" quand les suiveurs ont tenté de leur voler leurs caméras.

Une jeune femme a eu "la tête placée sous l'eau dans une petite mare à plusieurs reprises", tandis qu'un homme qui voulait l'aider a notamment eu "le cou serré à plusieurs reprises", précisait le parquet.

La jeune femme a eu une interruption temporaire de travail (ITT) de 30 jours, et l'homme, de 15 jours. 

Source de l'article : Cliquez ICI

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