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La Fondation 30 Millions d’Amis recueille 4 fauves du cirque James Dumas

Publié le par Ricard Bruno

La Fondation 30 Millions d'Amis a été sollicitée par le cirque James Dumas qui souhaite lui confier ses 4 fauves.

La Fondation 30 Millions d'Amis a été sollicitée par le cirque James Dumas qui souhaite lui confier ses 4 fauves.

La Fondation 30 Millions d’Amis intervient à Retiers (35) pour prendre en charge 4 fauves du cirque James Dumas, aussi appelé Cirque Bostok. Leur propriétaire, qui cesse son activité avec la faune sauvage, a préféré céder ses animaux à la Fondation plutôt que les revendre à un autre cirque.

 

Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.
Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.
Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.
Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.

Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.

Sollicitée – pour son expertise et son savoir-faire en matière de sauvetage d’animaux sauvages – par James Dumas le dirigeant du Cirque Bostok, la Fondation 30 Millions d’Amis va prendre en charge 3 lionnes et un lion castré d’environ 10 ans (30/05/2018).

J. Dumas cesse son activité avec la faune sauvage et souhaite se séparer rapidement de ses 4 fauves. Plutôt que de les revendre à un autre cirque, il fait le choix de les confier à une fondation de protection animale. Une initiative saluée par la Fondation 30 Millions d’Amis qui organise et finance entièrement le sauvetage de ces 4 fauves.

Transfert à Tonga Terre d'Accueil

Pour leur transfert vers le sanctuaire Tonga Terre d’Accueil (42), établissement partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, les animaux seront suivis par un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage durant leur transport. Sur le site de Saint-Martin-la-Plaine, centre spécialisé dans l’accueil des animaux sauvages rescapés, après une période de quarantaine réglementaire, les animaux évolueront dans un bâtiment spécialement conçu pour les fauves, financé à hauteur de 100 000 euros par la Fondation 30 Millions d’Amis. 

La Fondation est très régulièrement sollicitée pour la prise en charge d’animaux détenus dans les cirques. En 2017, à la demande de l’ONCFS, la Fondation en a recueilli plus d’une trentaine.

Cirques sans animaux : une transition inéluctable

« Malheureusement, il devient de plus en plus difficile de placer ces animaux et de leur trouver une structure d’accueil : les partenaires avec lesquels nous collaborons, en France et à l’étranger, étant déjà saturés. C’est pourquoi, il est impératif que la France s’engage à son tour à interdire les animaux sauvages dans les cirques et prépare cette transition inéluctable », précise Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

 

Source de l'article : Cliquez ICI

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Nîmes: Ses chevaux retrouvés morts ou affamés, le manadier risque la prison avec sursis

Publié le par Ricard Bruno

L'horreur continue ! et dire qu'il ne risque quasiment...RIEN !

A quand une véritable justice pour les animaux dans ce pays !

Bruno Ricard 

Des chevaux morts dont certain en état de décomposition, d’autres affamés... La justice poursuit un manadier de 74 ans dépassé par les événements…

Illustration d'un cheval blanc, en Camargue...

Illustration d'un cheval blanc, en Camargue...

Quatre chevaux morts, dont un en état de décomposition avancée. Pas d’abreuvoirs, pas de foin, pas de granulés… Lorsque les vétérinaires inspectent en 2016 cette manade située à Générac, dans le Gard, à une quinzaine de kilomètres de Nîmes, ils découvrent une vision d’horreur. « C’était un charnier à ciel ouvert. Sur vingt-sept équidés récupérés par des associations, il n’y en a pas un seul en état », explique à la barre Olivier Massal, avocat pour l’association C.H.E.V.A.L., partie civile.

Poursuivi pour mauvais traitement sur ses chevaux, le manadier encourt six mois de prison avec sursis, une amende de 1.500 euros, la confiscation des animaux saisis et l’interdiction d’en posséder pendant cinq ans.

« C’est de ma faute, j’ai été dépassé par les événements »

Le manadier âgé de 74 ans, qui n’avait jamais eu de problème avec les services vétérinaires jusqu’en 2014. « Cela fait 50 ans que je m’occupe de chevaux, là c’est de ma faute, j’ai été dépassé par les événements », a-t-il reconnu à la barre, expliquant qu’il avait pris sa retraite depuis. Le tribunal correctionnel de Nîmes où il était jugé rendra son verdict à la fin du mois de juin.

Source de l'article : Cliquez ICI

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L’autre réalité de la corrida, exposition du 9 au 16 juillet à Bordeaux

Publié le par Ricard Bruno

L’autre réalité de la corrida, exposition du 9 au 16 juillet à Bordeaux

Invitation

Nous avons le plaisir de vous inviter à l’inauguration d’une exposition complètement inédite en France.

RETENEZ BIEN LA DATE DU 10 JUILLET PROCHAIN ! Il FAUT ÊTRE LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE !

Le lien de l’événement : Cliquez ICI

L’autre réalité de la corrida…

La FLAC présentera un autre visage de cette pratique si controversée et en plein déclin. Nous dénoncerons, entre autres, les dangers que représente pour les enfants cette violence sanglante bien réelle et non virtuelle. Autre controverse : de grands préhistoriens réfutent l’appropriation intellectuelle de Lascaux par la corrida. “Lascaux, c’est la vie, la corrida, c’est la mort” (Norbert Aujoulat, spécialiste de Lascaux). Avec de la documentation scientifique rigoureuse et des visuels percutants, la FLAC rétablira certaines vérités bien dissimulées sur ce “spectacle” cruel.

Du 9 au 16 juillet 2018 à la prestigieuse Halle des Chartrons à Bordeaux : 10 Place du Marché Chartrons. 33000 Bordeaux. Le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, nous donne son accord. Et la presse s’y intéresse déjà.

Inauguration le 9 juillet à 19 h en présence de personnalités et de médias. Dans la mesure où Bordeaux est la capitale de la région la plus taurine de France, venez nombreux. Symboliquement, c’est très important ! A l’issue de cette inauguration, un apéritif vous sera offert.

Merci et à très bientôt.

Bien cordialement.

Thierry Hély
Président de la FLAC

www.flac-anticorrida.org
06 23 94 84 83

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Japon: 333 baleines tuées au cours d’une expédition de 4 mois, les associations scandalisées !

Publié le par Ricard Bruno

Japon: 333 baleines tuées au cours d’une expédition de 4 mois, les associations scandalisées !

« Macabre et inutile ». C’est ainsi que les défenseurs des animaux ont dénoncé la très controversée expédition annuelle dans l’Antarctique de pêcheurs japonais au cours de laquelle 122 baleines de Minke enceintes ont été tuées.

Durant cette campagne de quatre mois, qui s'est terminée fin mars, 333 baleines au total ont été capturées, dont 122 se trouvaient en période de gestation tandis que des dizaines d’autres étaient immatures, selon un rapport soumis par les autorités à la Commission baleinière internationale (CBI) le mois dernier.

L’objectif douteux de ces expéditions

L’organisation de protection des animaux Humane Society International a jugé ces chiffres « choquants », y voyant « un triste témoignage de la cruauté de la chasse à la baleinejaponaise ».

« C’est une nouvelle preuve de la nature réellement macabre et inutile de la chasse à la baleine, alors qu’il est avéré que des recherches non létales sont suffisantes pour des visées scientifiques », a jugé une des responsables du groupe, Alexia Wellbelove.

Le Japon, signataire du moratoire de la CBI sur la chasse aux baleines qui date de 1986, affirme la pratiquer pour effectuer des recherches. Mais une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché.

Comme la Norvège et l’Islande ?

La Norvège et l’Islande sont les seuls pays au monde à pratiquer ouvertement la chasse commerciale. Tokyo, de son côté, tente de prouver que la population de baleines est assez importante pour supporter une reprise de la chasse commerciale.

L’Agence japonaise des pêches a ainsi défendu jeudi la position du pays, soulignant que les cétacés en gestation n’avaient pas été spécifiquement ciblés. « Nous capturons les baleines de manière totalement aléatoire », a affirmé Yuki Morita, chargé du sujet au sein de l’agence. « Le ratio élevé de femelles enceintes est notable (…), suggérant que nous pouvons espérer une croissance des stocks », a ajouté le fonctionnaire.

Le gouvernement veut reprendre la chasse commerciale

Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment répété la volonté du Japon d'« explorer toutes les possibilités pour reprendre la chasse commerciale ». La consommation de baleine a une longue histoire dans l’archipel nippon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles.

Cependant, la demande des consommateurs japonais pour la chair de baleine a considérablement diminué ces dernières années ce qui, hormis pour les professionnels du secteur, rend douteux le sens des missions baleinières.

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Depuis dix ans, Tonga terre d’accueil recueille les animaux en souffrance

Publié le par Ricard Bruno

De nombreux animaux ont transité par l’association créée en 2008, avant d’être placés au sein de l’espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine (Loire) ou dans d’autres zoos européens.

Avec l’association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Françoise LIOGIER Avec l'association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril.  Photo Francoise LIOGIER

Avec l’association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Françoise LIOGIER Avec l'association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Francoise LIOGIER

L’histoire de Tonga terre d’accueil débute en 2007 avec l’arrivée au parc zoologique de l’hippopotame Tonga saisi à un cirque par les autorités. L’animal, mal soigné, est confié au parc qui accepte de s’en occuper à titre provisoire en attendant de lui trouver un lieu d’accueil adéquat. Quelques mois plus tard, la fondation Brigitte Bardot réunit les fonds nécessaires pour envoyer l’animal dans une réserve en Afrique du Sud.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. C’était sans compter sur la volonté du zoo de créer une association venant en aide aux animaux sauvages en détresse sur le territoire français et au-delà. Tonga fête cette année son dixième anniversaire. Dix ans durant lesquels 353  animaux ont transité par l’association, puis ont été placés au sein du zoo ou dans d’autres parcs européens. La majorité d’entre eux ont été saisis en France. « Nombreux sont les magots que des particuliers ont ramenés d’Afrique du Nord durant les vacances », souligne Jean-Christophe Gérard, vétérinaire du parc zoologique et vice-président de l’association.

70 animaux hébergés dans le parc

D’autres, plus particulièrement les hyènes et les fauves, ont été saisis hors d’Europe, principalement au Liban comme les trois jeunes tigres de Sibérie, venus d’Ukraine et interceptés au Liban en juillet 2017. Devenus de beaux gaillards, ils sont désormais installés dans l’enceinte du parc. dAutres sont toujours à Tonga où ils ont trouvé refuge sur les hauteurs du parc dans les installations prévues, et sont préservés pour un temps du regard des visiteurs.

« Chaque nouvel arrivant à Tonga est d’abord placé en quarantaine. Les animaux sont ensuite installés dans notre parc en fonction des places disponibles, ou transférés vers d’autres espaces zoologiques », précise Jean-Christophe Gérard. Il reste 70 animaux répartis dans les espaces de l’association qui fonctionne par le biais des adhésions de ses 450 adhérents et des aides d’associations de défense animale. Dix ans également pour avoir aujourd’hui pignon sur rue. « Les parcs commencent à faire appel à nous pour trouver des animaux, ce qui n’était pas forcément le cas il y a deux ou trois ans. »

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La Wallonie interdit l’abattage des animaux sans étourdissement !

Publié le par Ricard Bruno

Alors qu’en France, l’Assemblée Nationale s’illustre tristement en rejetant l’amendement portant sur l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs de France, la Belgique, elle, prend position. Désormais, l’abattage sans étourdissement préalable est rigoureusement interdit en région de Wallonie.

 

Et si nous prenions un peu exemple sur nos voisins belges ? La région Wallonne vient en effet de voter, en cette fin de mois de mai 2018, l’entrée en vigueur d’une loi interdisant tout abattage d’animaux d’élevage sans étourdissement préalable.

Exemplarité 

Cette législation entrera en vigueur dès le 1er juin 2018. Pourtant, l’adoption de cette loi n’était pas gagnée d’avance. En effet, le débat a divisé la région Wallonie durant de nombreuses semaines entre pro et anti étourdissement obligatoire.

D’un côté, on trouvait les défenseurs de la cause animale qui avançaient les arguments de la cruauté et de la souffrance pour rendre obligatoire l’étourdissement des bêtes avant la mise à mort.

De l’autre, on trouvait de nombreux représentants Juifs et Musulmans qui défendaient farouchement l’abattage rituel (c’est à dire une saignée sans étourdissement) dans un souci de protection de leurs cultes.

Priorité aux animaux 

Au bout du compte, le parlement Wallon a donné raison à la défense des animaux et a donc adopté le texte de loi proposé par les députés belges Josy Arens et Christine Defraigne.

Désormais, il sera interdit de mettre à mort des animaux sans les avoir étourdis au préalable. Le décret, néanmoins, accorde une dérogation pour les seuls abattages rituels jusqu’à la fin du mois de septembre 2019.

Cette loi nouvellement passée chez nos voisins belges devrait donner à réfléchir, à une époque où l’Assemblée Nationale a décidé de rejeter l’amendement proposé par le député Olivier Falorni rendant obligatoire l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs de l’Hexagone…

Agathe Perreault

Lire aussi : L'Assemblée Nationale rejette l'installation de caméras dans les abattoirs

Voir aussi : Rémi Gaillard et Brigitte Bardot s'engagent contre les abattoirs dans une vidéo choc

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Les quatre daims du Nord Ardèche ont-ils été tués?

Publié le par Ricard Bruno

L'arrêté "de destruction" signé il y a trois mois par le préfet de l'Ardèche pour abattre ces daims est arrivé à son terme dimanche 27 mai. Une question persiste: ces bêtes sont-elles toujours vivantes ou non?

Quatre daims ont été repérés en divagation dans le Nord Ardèche il y a quelques mois. Ont-ils été abattus, comme le prévoyait l'arrêté préfectoral? (image d'illustration)

Quatre daims ont été repérés en divagation dans le Nord Ardèche il y a quelques mois. Ont-ils été abattus, comme le prévoyait l'arrêté préfectoral? (image d'illustration)

L'arrêté pris par le préfet de l'Ardèche pour abattre quatre daims dans le Nord du département courait jusqu'à dimanche dernier (le 27 mai). Ces animaux se sont échappés de leur enclos et errent depuis dans le secteur de Preaux, entre Saint-Félicien et Annonay. Ils ont été repérés en liberté par des chasseurs, il y a quelques mois. 

Les daims menacent les cultures

Les autorités redoutent que l'espèce devienne envahissante et qu'elle compromette notamment la sécurité des cultures. Un arrêté préfectoral a donc été signé le 27 février dernier, pour les "détruire" avant le 27 mai. Après la date butoir, difficile pourtant d'y voir clair.

La préfecture de l'Ardèche refuse de communiquer

C'est le flou le plus total! La préfecture de l'Ardèche, contactée, ne fait plus qu'une seule et même réponse, peu importe la question, sur le sujet: "Nous ne communiquons plus sur ce dossier". 

L'arrêté pris fin février donnait 3 mois à deux lieutenants de louveterie pour abattre les daims, jusqu'à dimanche 27 donc. Les animaux ont-ils été tués? Sont-ils toujours vivants? Si oui, un nouvel arrêté de "destruction" va-t-il être pris? Vous l'avez compris: pas de réponse. 

Mi-mai, l'association Ardèche Drôme Défense Animale a relancé une pétition pour sauver les daims du Nord Ardèche. Elle avoisine les 5.500 signatures.
One Voice, elle, avait fait un recours devant le Tribunal administratif de Lyon mi-mars, d'autant qu'une autre structure basée dans les Ardennes proposait d'accueillir les daims. Mais sa demande a été rejetée. One Voice s'est pourvue en cassation et attend toujours que la justice statue. 

La fondation Brigitte Bardot, elle n'attend plus rien. B.B. en personne avait écrit au préfet fin mars pour lui demander de gracier les daims et proposait de les récupérer. Un courrier resté lettre morte.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Brigitte Bardot à Emmanuel Macron "une épouvantable lâcheté"...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot dans une lettre cinglante à Emmanuel Macron sur les caméras dans les abattoirs: "une épouvantable lâcheté"
Brigitte Bardot à Emmanuel Macron "une épouvantable lâcheté"...
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Vidéosurveillance dans les abattoirs : l’Assemblée vote une expérimentation

Publié le par Ricard Bruno

L'installation de caméra de vidéosurveillance ne sera pas obligatoire

L'installation de caméra de vidéosurveillance ne sera pas obligatoire

Les abattoirs qui souhaitent la mise en place de cette vidéosurveillance devront être volontaires.

L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de dimanche à lundi le principe d’une expérimentation de la vidéosurveillance dans des abattoirs volontaires pour veiller au bien-être animal, plutôt qu’une obligation de caméras, après de vifs échanges.

Les députés ont voté à main levée un amendement de Loïc Dombreval (LREM) au projet de loi agriculture et alimentation en faveur de cette expérimentation de caméras aux postes de saignée et de mise à mort, pour deux ans et avec l’accord des représentants du personnel. Ces vidéos seront consultables en interne, à des fins d’autocontrôle, et par les services vétérinaires.

 
"Régression et reniement"

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a donné un avis de "sagesse positif" à la mesure, qu’il a présentée comme un "compromis". "Je préfère que les inspecteurs vétérinaires accompagnent et (le cas échéant) sanctionnent plutôt que les installer derrière des écrans vidéos", a-t-il aussi lancé.

L’amendement d’Olivier Falorni (non-inscrit) qui prévoyait une obligation de la vidéosurveillance a été rejeté. Le député avait présidé en 2016 la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs, créée après les images chocs d’abattoirs diffusées par l’association L214, montrant des bêtes mal étourdies ou accrochées vivantes notamment. "Régression et reniement", a accusé sur twitter le député, au temps de parole très réduit, voyant dans l’expérimentation "un rideau de fumée grotesque".

https://twitter.com/OlivierFalorni/status/1000869304399814656?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php&tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest

https://twitter.com/OlivierFalorni/status/1000869304399814656?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php&tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest

Olivier Falorni était parvenu à faire voter par l’Assemblée en janvier 2017 l’obligation de caméras dans les abattoirs, via sa proposition de loi sur le "respect de l’animal en abattoir", qui n’a jamais été adoptée définitivement. L’Assemblée nationale "préserve l’opacité des abattoirs", a tweeté dans la nuit L214.

https://twitter.com/L214/status/1000869710127353857/photo/1?tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest&ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php

https://twitter.com/L214/status/1000869710127353857/photo/1?tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest&ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php

"Face à des vidéos d’abattoirs isolées mais qui nous heurtent tous, nous défendons une solution équilibrée pour le bien-être animal : formation & sensibilisation plutôt que stigmatisation d’une profession", a estimé le groupe majoritaire LREM sur le même réseau social.

Divisions

Mais le sujet a divisé la plupart des camps. Porte-parole LREM, Aurore Bergé a ainsi estimé que "la transparence rétablit la confiance", ajoutant que "nous avons pris un engagement et nous devons nous y tenir", en référence à la promesse du candidat Macron de mettre en place cette vidéosurveillance dans les abattoirs. Au total, neuf députés LREM ont voté l’amendement Falorni.

"Est-ce qu’on veut un big brother ?", a interrogé à l’inverse leur collègue "marcheur" Nicolas Démoulin, demandant s’il faudrait également des caméras par exemple dans les établissements pour personnes âgées. La droite s’est montrée également partagée, Eric Diard plaidant que la vidéo est un gage de "protection des salariés" mais Jean-Charles Taugourdeau évoquant un "engrenage hallucinant".

Le projet de loi prévoit par ailleurs le doublement des sanctions en cas de mauvais traitements sur les animaux (portées à un an d’emprisonnement et à 15 000 euros d’amende), et la création d’un nouveau délit visant à réprimer les mauvais traitements envers les animaux commis dans les transports et les abattoirs. Dans chaque abattoir, une personne responsable de la protection animale devra en outre être désignée. De plus les lanceurs d’alerte parmi le personnel seront protégés, ont voté les députés. 

Source de l'article : Cliquez ICI

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