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action protection animale

Jauzé 200 cochons d'Inde disparus : les recherches abandonnées

Publié le par Ricard Bruno

Photo Les Amis de Théophile

Photo Les Amis de Théophile

Ils ont disparu depuis le vendredi 15 juin. Les 200 cochons d'Inde n'ont plus donné signe de vie depuis selon l'association Les Amis de Théophile qui devait les prendre en charge.

Leur propriétaire, expulsable de chez elle, avait accepté que l'association les récupère. Une famille avait été trouvée pour chacun.

Au départ, selon Vanessa Longépée, vice-présidente de l'association, « la dame aurait expliqué avoir craqué et les avoir relâchés dans la nature. Aujourd'hui, il semblerait que ce soit son ex-compagnon. Il en aurait gardé certains et aurait déposé la plus grosse partie dans un champ ».

« On est un peu dépassé par tout ça. Personne ne les a vus. C'est un animal qui vit en groupe donc normalement facile à repérer. Nous allons abandonner les recherches », ajoute la jeune femme.

Avec l'aide de la fondation Brigitte Bardot, les spécialistes de Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC) vont tout de même prendre en charge les cinq ânes de la locataire. « Elle va garder avec elle les chiens et les chats. »

Contact de l'association : 06 60 32 67 27 ou lesamisdetheophile@gmail.com

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Au refuge, «les abandons, c'est toute l'année» Société - Les oubliés de Saint-Béart

Publié le par Ricard Bruno

Ghislaine Laval, trésorière de l'association des Oubliés de Saint-Béart, fait partie des membres actifs qui gèrent l'accueil et l'adoption des chiens et des chats recueillis au refuge.

Ghislaine Laval, trésorière de l'association des Oubliés de Saint-Béart, fait partie des membres actifs qui gèrent l'accueil et l'adoption des chiens et des chats recueillis au refuge.

Si, pendant un temps, l'été était la saison où les abandons redoublaient, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Et ce n'est pas nécessairement une bonne chose. Car désormais, les abandons, c'est bien toute l'année. Au refuge des Oubliés de Saint-Béart, le constat est alarmant.

Au refuge des oubliés de Saint-Béart, les animaux accueillis jouissent d'une vie paisible, loin de leur existence passée. Ils attendent là de pouvoir rejoindre une nouvelle famille, aimante et attentionnée, qui saura les rendre enfin heureux...

Pourtant, tous sont arrivés là en piteux état. Sous-alimentés, blessés ou encore maltraités. «Ici, nous accueillions seulement les animaux en danger immédiat, explique Ghislaine Laval, trésorière de l'association des Oubliés de Saint-Béart. Ceux dont les propriétaires sont prêts à les abandonner du jour au lendemain ou bien que l'on récupère maltraités ou abandonnés, livrés à eux-mêmes.» Et les situations de ce genre ont tendance à se multiplier d'année en année.

De mal en pis

Le constat est amer pour l'association des Oubliés de Saint-Béart qui œuvre depuis 18 ans sur le secteur de Castelsarrasin-Moissac. Car si pendant longtemps la saison estivale a été la période de l'année où les abandons étaient le plus nombreux, ce n'est plus le cas aujourd'hui. «Aujourd'hui, les abandons c'est toute l'année. Dans une proportion de plus en plus grande. Sans compter les signalements de maltraitance qui sont, eux aussi, tout aussi nombreux. La situation va de mal en pis.», reconnaît Ghislaine Laval. Preuve en est, depuis la création de l'association, le nombre de chiens accueillis a explosé. Il est passé d'une dizaine à près de 65 actuellement.

Le refuge a donc dû s'adapter en investissant, notamment, dans de la construction de nouveaux espaces. Pour cela, il a reçu le soutien indéfectible de l'association 30 millions d'amis et de la fondation Brigitte Bardot.

Des adoptions encadrées

Mais si les chiens accueillis bénéficient ici des meilleurs traitements, leur passage au refuge est censé être temporaire. L'association étant là pour faciliter l'adoption. Mais pas à n'importe quel prix. «Nous avons toujours mis un point d'honneur à vérifier de près le dossier des futurs propriétaires avec une pré-visite à leur domicile avant l'adoption. Ce que l'on demande avant tout, c'est de la stabilité. Il est important que l'animal soit accompagné et bien intégré dans sa nouvelle famille. Il faut aussi que l'environnement soit adapté à son tempérament. Certains chiens sont exclusifs, d'autres ne peuvent pas vivre sans leur compagnon de toujours.»

Quelques prérequis qui permettent de limiter de potentiels nouveaux abandons…

À noter que dimanche, le refuge sera ouvert, sans interruption, pour une journée réservées à l'adoption.

L'association lance un appel à contribution. Elle a notamment besoin de draps et de serviettes éponges. Les personnes souhaitant faire un don peuvent le faire en appelant le 06 89 90 11 89 ou le 06 78 83 49 73 ou bien en allant directement au refuge.

Des chatons à adopter

Le refuge recueille également de nombreux chats. Des chats errants, qu'ils stérilisent et qu'ils gardent près du refuge, mais aussi des chats plus jeunes qu'il est possible d'adopter. Dernièrement, plusieurs petits chatons viennent de rejoindre le refuge. Souffrants, ils sont en train d'être traités, mais n'attendent que de trouver un nouveau foyer...

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Calvados: Un ingénieur qui torturait des chats condamné à neuf mois ferme

Publié le par Ricard Bruno

JUSTICE Les faits se sont déroulés du 4 mai au 18 juin sur une quinzaine de chats dont trois ont dû être euthanasiés...

Calvados: Un ingénieur qui torturait des chats condamné à neuf mois ferme

Un ingénieur, réputé brillant, de 50 ans a été condamné mercredi en correctionnelle à Caen à 18 mois de prison dont neuf mois ferme pour des actes de cruauté à l’égard d’une quinzaine de chats. Le tribunal n’a pas ordonné de placement sous mandat de dépôt du prévenu qui comparaissait détenu.

« Le jour, il est cadre supérieur. La nuit révèle son comportement de tortionnaire de chats », des faits « graves, préparés, multiples » qui relèvent « nécessairement d’un certain instinct de perversité », a estimé la procureure de la République de Caen, Carole Étienne, avant de requérir deux ans de prison dont un an avec sursis.

Les faits se sont déroulés du 4 mai au 18 juin sur une quinzaine de chats dont trois ont dû être euthanasiés, a précisé la magistrate. Selon Patrice Grillon, avocat de l’association Stéphane Lamart, qui s’était portée partie civile, il est « rarissime de retrouver l’auteur de tels actes ».

Effets secondaires d’un traitement ?

« Pourquoi a-t-il commis ces actes ? Il ne le sait pas. Il imagine que c’est peut-être à cause de son traitement », a plaidé l’avocate de la défense Stéphanie Perol. Selon une expertise psychiatrique, ces faits « en rupture totale avec le comportement habituel » du prévenu, peuvent être des effets secondaires d’un traitement, Requip, contre une maladie neurodégénérative, que l’homme a expliqué prendre depuis quelques mois.

« Je regrette ce que j’ai fait. J’ai fait du mal à des animaux, à des familles. Je ne pensais pas causer autant de dégâts », a déclaré le prévenu juste avant que quelqu’un dans le public, qui a plusieurs fois réagi au cours du procès, ne lui lance : « pense à tes quatre enfants ». Le casier judiciaire de cet homme marié, qui a chez lui un chat et un chien qu’il ne maltraite pas, était vierge jusqu’à mercredi soir.

Pattes et mâchoires cassées et langues déchirées

La quinzaine de personnes qui se sont portées parties civiles ont pour la plupart obtenu 1.000 euros pour préjudice moral. Une audience civile aura lieu le 10 janvier 2019 pour les préjudices matériels (frais de vétérinaires). Plusieurs associations de protection des animaux, dont la SPA, les fondations 30 millions d’amis, et Brigitte Bardot, étaient également représentées.

S’exprimant de façon très calme, l’homme a reconnu avoir « luxé » les pattes de chats qu’il repérait la nuit durant des insomnies dans les rues de l’agglomération de Caen. L’enquête fait aussi état de pattes cassées voire de mâchoires et de crocs cassés et de langues déchirées.

Le prévenu qui attirait les chats avec de la nourriture a expliqué ne pas avoir osé signaler ces faits à son neurologue qui l’a interrogé sur d’éventuels effets secondaires étranges. Le dictionnaire médical Vidal fait état de possibles addictions aux jeux, achats compulsifs, hyper-sexualité, mais pas de maltraitance d’animaux, a relevé Me Grillon.

Source de l'article : Cliquez ICI

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74% des Français ne veulent plus de la corrida selon un sondage de la Fondation Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Image d'illustration d'un corrida à Fréjus

Image d'illustration d'un corrida à Fréjus

Les conclusions d’un sondage Ifop pour la Fondation Bardot, révélées en exclusivité dans Var-Matin, viennent appuyer une proposition de loi anti-corrida déposée par le député varois Philippe Michel-Kleisbauer

La messe est dite. Une large majorité de Français tourne le dos à la corrida et ses mises à mort. Telles sont en tout cas les conclusions d’un sondage Ifop pour la Fondation Brigitte Bardot que dévoile ici en exclusivité Var-matin.

Suite de l'article et source : Cliquez ICI

 
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Gironde : une manif à Bordeaux pour Cookie, la chatte défenestrée deux fois

Publié le par Ricard Bruno

Une manifestation pour la chatte Cookie, morte après avoir été défenestrée deux fois, va avoir lieu ce vendredi 8 juin à 14h devant le palais de justice de Bordeaux (Gironde).

La chatte Cookie a été défenestrée deux fois par son maître

La chatte Cookie a été défenestrée deux fois par son maître

Défenestrée à deux reprises par son propriétaire en 2017 et morte le 15 mai 2018, une manifestation pour la chatte Cookie est organisée ce vendredi 8 juin à 14h devant le palais de justice de Bordeaux (Gironde), ainsi qu’une marche blanche.

L’appel est lancé par des membres de lassociation Bastet, avec la participation de la Fondation Brigitte Bardot, One Voice et des associations locales.

Sur la déclaration de manifestation, nous nous donnons RDV à 14h place de la République, devant la cour d’appel, puis vers 15h ou 16h selon passage des gens, nous manifesterons devant le TGI, la rue juste derrière, 30 rue des frères Bonie car elle est plus passante et les personnes sortent du travail, du tramway, de l’école de magistrature, de la mairie, et du TGI, expliquent les organisateurs de la manifestation

La plainte classsée sans suite

Elle avait été recueillie par l’association Bastet de Lormont qui a porté plainte contre le propriétaire de l’animal. 

La Fondation Brigitte Bardot s’était constituée partie civile. 

Source de l'article : Cliquez ICI

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Un habitant de Crépy au tribunal demain pour avoir tué ses animaux de compagnie

Publié le par Ricard Bruno

L’homme devrait être présent ce jeudi à la barre pour expliquer son geste...

L’homme devrait être présent ce jeudi à la barre pour expliquer son geste...

Oui, il a tué ses quatre chiens et ses deux chats d’un coup de carabine. Il ne le nie aucunement et comment le pourrait-il d’ailleurs ? Mais non, ce n’est pas de la méchanceté gratuite envers ses animaux. En tout cas pas au sens où on l’entend communément, assure son avocat.

« À ce moment précis, il avait un tout autre raisonnement en tête », souligne Me Bouchaillou, qui devra plaider la cause de ce retraité ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Laon. «  Il voulait se suicider. Il était déterminé, pour lui il n’y avait pas d’autre issue possible à cette journée du 4 avril dernier. Son amie l’avait quitté, il ne supportait pas cette séparation. Avant de passer à l’acte, il a pensé à ses animaux. Il ne voulait pas les abandonner, les laisser livrés à eux-mêmes alors il a choisi de les supprimer. »

 

L’homme souffrait d’une altération

du discernement au moment des faits, selon l’expert-psychiatre qui l’a examiné

Une fois son forfait accompli, l’homme de 64 ans quitte son domicile de Crépy pour se rendre à Laon devant chez son amie, rue du Point-du-Jour. Il a son fusil en mains. « Il voulait se suicider devant elle. Il l’appelle, elle ne répond pas, ce que l’on peut comprendre, et se réfugie à l’étage », rapporte Me Bouchaillou.

L’homme tire dans la porte, elle ne cède pas. Il repart avant de revenir mais entre-temps, l’occupante des lieux a appelé les secours et ce sont des agents de police qui l’attendent.

Son interpellation était alors jugée sensible car le retraité avait une arme et elle était chargée. Il aurait suffi d’une pression sur la gâchette pour qu’un drame se produise.

Plusieurs associations de défense des animaux présentes au procès

À l’issue de sa garde à vue, le prévenu, dont le discernement était altéré au moment des faits d’après l’expert-psychiatre qui l’a examiné, a été placé sous contrôle judiciaire jusqu’à la tenue du procès auquel il devrait se présenter. « Il tient à expliquer son geste », précise son avocat.

Son ancienne amie, ainsi que plusieurs associations de défense des animaux se sont constituées parties civiles : la SPA, One Voice, la Fondation assistance aux animaux et la Fondation Brigitte-Bardot.

Il est poursuivi pour « dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes », ce qui constitue un délit passible au maximum d’une peine dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.

« L’atteinte volontaire à la vie d’un animal domestique » ne fait l’objet « que » d’une contravention de 5e classe, soit 1 500 € au plus par animal.

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Rémi Gaillard à TPMP le 05 06 2018

Publié le par Ricard Bruno

Rémi Gaillard qui intervient sur C8 dans l'émission TPMP, le 06 06 2018 il parle de protection animale et de sa rencontre avec Brigitte Bardot... allez directement à 13mm et 26s

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La mairie de Saint-Etienne se positionne contre les cirques avec des animaux sauvages...

Publié le par Ricard Bruno

Depuis lundi soir, la ville de Saint-Etienne est officiellement opposée aux cirques avec des animaux sauvages. Ce vœu a été voté à l'unanimité moins une abstention au conseil municipal. Un "grand pas" pour la Fondation Brigitte Bardot, mais du côté des cirques, les professionnels sont plus mitigés.

Saint-Etienne rejoint la liste des 101 villes françaises opposés aux cirques qui travaillent avec des animaux sauvages.

Saint-Etienne rejoint la liste des 101 villes françaises opposés aux cirques qui travaillent avec des animaux sauvages.

Les cirques avec des animaux sauvages ne sont plus les bienvenus à Saint-Etienne. Le conseil municipal a voté à l'unanimité, moins une abstention, un vœu dans ce sens lundi soir. Techniquement, cela n'interdit pas absolument à ces cirques de venir à Saint-Etienne. Cette décision est davantage symbolique, mais pour la mairie, c'est un moyen d'interpeller les députés ligériens pour que la loi française évolue sur ce sujet. 

La majorité explique que Pierrick Courbon avait proposé une délibération en vue de la prise d'un arrêté, mais cet arrêté risquait d'être cassé, d'où le fait que le conseil municipal ait plutôt choisi le vote d'un vœu. 

Un "grand pas en avant" pour la Fondation Brigitte Bardot

Si les arrêtés pris par les municipalités sont effectivement régulièrement cassés, c'est parce qu'il n'y a pas de cadre nationale sur la question de la présence d'animaux sauvages dans les cirques, explique Elodie Gérôme, en charge de la faune sauvage à l'internationale pour la Fondation Brigitte Bardot. "A chaque fois qu'une mairie prend cette décision, c'est un grand pas en avant, puisque toute mairie supplémentaire envoie un message au gouvernement, pour qu'une décision soit prise au niveau nationale." 

Elle précise que l'Etat, pour l'instant, ne répond pas positivement à la volonté des associations de défense des droits des animaux quant à une interdiction des mammifères sauvages dans les cirques. 

Certains professionnels du cirque sont perplexes

Mais alors peut-on vraiment créer un spectacle de cirque sans animaux ? C'est ce que fait la compagnie des Kipounis à Saint-Etienne. Du "cirque nouveau", sans animaux, avec des acrobaties, du jonglage. Le directeur Gilles Thomann, est également directeur de tournée du cirque Arlette Grüss, la tradition du cirque par excellence, avec les numéros d'éléphants et de tigres. 

Pour lui, les animaux n'incarnent pas l'âme du cirque, même s'ils sont très présents dans l'imaginaire du public. Pour autant, il a du mal à les imaginer quitter les pistes des chapiteaux : "Les cirques avec des animaux, ça fait quand même partie du patrimoine culturel, explique-t-il, et je peux vous garantir que dans les cirques avec animaux qui respectent la réglementation, les animaux sont bien traités." 

101 villes sont opposées aux cirques avec des animaux sauvages en France, et cela met en danger les tournées selon Gilles Thomann : "On n'y va plus. D'une manière ou d'une autre, les dossiers bloques. On sent bien qu'on est persona non grata." 

Malgré tout, pour lui, ce débat mérite d'être ouvert, à l'échelle nationale et avec les professionnels du cirque.

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Abattoirs: la vidéosurveillance ressuscitée, mais pour combien de temps?

Publié le par Ricard Bruno

L'Assemblée nationale a voté fin mai, dans le cadre de la loi Agriculture et Alimentation, le principe d'une expérimentation de la vidéosurveillance dans des abattoirs volontaires pour veiller au bien-être animal, en lieu et place d'une obligation de présence de caméras dans tous les établissements. L'analyse pour France-Soir de Lalia Andasmas, juriste spécialisée dans le droit animalier.

Les critères de sélection des abattoirs qui expérimenteront la vidéosurveillance n'ont pas été dévoilés.

Les critères de sélection des abattoirs qui expérimenteront la vidéosurveillance n'ont pas été dévoilés.

Les vidéos de l'association L. 214 Ethique et Animaux ont conduit, sous la présidence d'Olivier Falorni (député des Charentes-Maritimes), à l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français.Dans ses conclusions, elle préconisait notamment la généralisation de la vidéosurveillance à tous les abattoirs au 1er janvier 2018, dans toutes les zones, y compris celles d'acheminement et d'hébergement. Il en a résulté une proposition de loi qui a été votée en première lecture à l'Assemblée nationale. Cependant, elle n'a pas pu être discutée au Sénat en raison de la fin de la mandature.

A l'issue des Etats généraux de l'alimentation, le projet de loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable ne prévoyait pas l'installation obligatoire de caméras dans les abattoirs. Fin avril, l'amendement déposé par le député Olivier Falorni a été rejeté par la commission des affaires économiques. Par la suite, plusieurs amendements traitant de la vidéosurveillance obligatoire ont été également déposés, mais tous rejetés en première lecture. Le rapporteur LREM, Jean-Baptiste Moreau (éleveur et ancien directeur d'abattoir) ne les a pas soutenus, sauf un qui fait office de compromis ou "d'amendement de repli" pour reprendre une expression utilisée à plusieurs reprises par le député LREM Loïc Dombreval lors des débats parlementaires. L'amendement de ce député a été modifié puis adopté. Le premier paragraphe est inchangé. Il dispose: "Dans un délai de six mois à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi, à titre expérimental et sur la base du volontariat, pour une durée de deux ans, un dispositif de contrôle par vidéo des postes de saignée et de mise à mort, visant à évaluer l'efficacité des protocoles et l'application de la réglementation du bien-être animal, est mis en œuvre".

Ainsi les députés ont adopté la mise en place d'une expérimentation de la vidéosurveillance dans les abattoirs. Pour autant, le deuxième paragraphe apporte des réserves quant à l'existence même de cette expérimentation. En effet, il dispose: "Un décret, pris après avis de la Commission nationale informatique et libertés, précise les catégories d’établissements concernés, les procédés de mise en œuvre de ce contrôle vidéo, les modalités de recueil de l’avis conforme du comité social et économique ou, à défaut, des institutions représentatives du personnel, de maintenance, d’utilisation ainsi que les règles d’archivage et de mise à disposition et de recueil des données collectées par les enregistrements vidéo aux fins d’éventuels contrôles administratifs". Par conséquent, à ce stade de la procédure législative, la vidéosurveillance n'est qu'une coquille vide. Néanmoins de nombreuses questions se posent, notamment celles du choix de l'expérimentation et du choix des abattoirs.

Le procédé de l'expérimentation est usuellement utilisé lorsqu'il existe un réel doute quant à l'efficacité d'une mesure envisagée. Il a notamment été utilisé en matière de collectivité territoriale avant d'étendre un transfert de compétence par exemple. Mais la démarche en matière de vidéosurveillance est tout autre. La lecture des débats parlementaires révèle qu'il s'agit surtout d'éviter de répondre par la négative à une question sociétale. Le député Loïc Dombreval, à qui la protection des animaux tient à cœur, a néanmoins réussi à l'imposer. Pour autant, le rejet de l'amendement n° 2096 du député Claire O'Petit visant à mettre en place un label "abattage sous contrôle vidéo" ne présage pas d'une réelle envie de voir s'installer un tel système de surveillance dans les abattoirs. Ainsi, il est légitime de se poser la question de savoir si au bout des deux ans d'expérimentation le même sort ne sera pas réservé à la vidéosurveillance.

Cette affirmation n'est pas gratuite puisque l'issue des débats était finalement assez prévisible. Pour s'en convaincre, il suffit de lire la réponse du ministre de l'Agriculture à la question écrite de la députée Marietta Karamali : "Pour ce qui est de la vidéosurveillance, la mise en œuvre de conditions décentes de mise à mort relève de la responsabilité des professionnels, qui ont la liberté des moyens pour y parvenir, tant qu'ils atteignent l'objectif. Il existe différents types de contrôle interne pour cela: la vidéosurveillance est un moyen parmi d'autres. Sa mise en place doit conjuguer efficacité et respect des salariés dans un environnement déjà difficile qui peine à recruter. Elle ne doit pas concourir à des difficultés accrues dans ce domaine et le recours à des personnels sur de courtes durées, rendant peu efficaces les dispositifs de formation et de sensibilisation mis en place. L'État, quant à lui, doit s'assurer que le professionnel met en œuvre des mesures efficaces et, pour cela, disposer d'inspecteurs sur le terrain ayant les moyens de mettre fin à la souffrance animale par une action plus efficace que le visionnage des enregistrements vidéo qui, a posteriori, ne permettent pas de mettre fin à la souffrance en temps réel et de qualifier des infractions pénales d'autre part. Un travail est en cours pour renforcer les actions correctives en cas d'absence de contrôle interne par les professionnels de l'abattage. La vidéosurveillance a d'ores et déjà été mise en place, de façon durable ou non par certains abattoirs en France".

Dans une autre réponse, le ministre de l'Agriculture indique: "Il s'avère en effet plus opportun de privilégier le contrôle sur place au contrôle d'enregistrements vidéo qui, a posteriori, ne permettent pas, d'une part, de mettre fin à la souffrance et d'autre part, de qualifier des infractions pénales." Les dés étaient donc jetés...

L'autre grande question est celle de savoir quels sont les abattoirs qui vont se porter volontaires? Du moins, au vu du deuxième paragraphe, sur quels critères le ministère de l'Agriculture va-t-il se fonder pour choisir les établissements concernés? "Un décret, pris après avis de la Commission nationale informatique et libertés, précise les catégories d'établissements concernés", affirme le texte. Par conséquent, les abattoirs volontaires qui ne feraient pas partie de cette catégorie ne pourraient pas l'expérimenter. De plus, que va-t-il se passer si les abattoirs qui actuellement font l'expérimentation de façon volontaire ne répondent pas aux critères posés par le décret? Vont-ils être choisis en fonction de leur taille? Du fait qu'ils soient privés ou publics? De leur implantation géographique? Du nombre de salariés? Les critères peuvent être nombreux et n'ont pas été précisés.

Pour le moment, seuls certains Etats des Etats-Unis, Israël et le Royaume-Uni ont rendu obligatoire la vidéosurveillance. En France le débat n'est pas clos et le texte n'a pas été définitivement voté; le projet de loi devant être discuté au Sénat. Reste à espérer que l'opinion publique, régulièrement choquée par la diffusion des vidéos de L.214, puisse être prise en compte. Un sondage Ifop pour la Fondation Brigitte Bardot et l'association Droits des animaux publié en 2016 avait d'ailleurs montré que 85% des Français était favorable à la présence de la vidéosurveillance.

Notes:

https://www.l214.com/

cf. Joël KIRSZNBLAT, "Le saigneur des agneaux: le retour du droit": "Cet essor législatif est la conséquence des récentes vidéos mises en lignes par l'association L. 214 depuis fin 2015. L'heptalogie débute en 2015 à l'abattoir d'Alès (Gard): des chevaux sont saignés encore conscients, des vaches, pendues, se débattent exsangues, des animaux sont recouverts de matières fécales... S'ensuit en février 2016, des vidéos, montrant des mauvais traitements sur des animaux certifiés "bio" dans l'abattoir intercommunal du Vigan (ironique d'une certaine manière, avec son homonyme "vegan"), puis en mars 2016 avec l'abattoir de Mauléon-Licharre (lui aussi s'occupant de bêtes certifiées "bio" et "Label Rouge") où les animaux sont envoyés à l'abattoir avec des coups de crochet et des décharges électriques, puis à Pézenas, Puget-Théniers où des sévices graves sont infligées aux animaux avant leur mise à mort rituelle et conventionnelle, à Limoges, où des fœtus de veaux sont arrachés du ventre de leur mère, fraîchement abattue, et enfin, tout récemment, des actes de cruauté grave sur des porcs dans un élevage breton". Revue Semestrielle de Droit Animalier 2/2016 p. 155 http://www.unilim.fr/omij/files/2017/06/RSDA_2_2016.pdf

Depuis les vidéos de maltraitance se succèdent. La dernière date du 20 mai. Elle dénonce les conditions de vie des poules pondeuses d'un élevage des Côtes-d'Armor. Le 21 mai Brigitte Bardot et Rémi Gaillard dénonçaient les conditions d'abattage des animaux à Alès

 Ainsi qu'un colloque organisé par Lucille Boisseau-Sowinski et Jean-Pierre Marguénaud, Droits de regard sur l'abattage des animaux d'élevage, 7 avril et 8 septembre 2017 à Brive-la-Gaillarde.

Proposition de loi du député Olivier Falorni relative au respect de l'animal en abattoir du 17 janvier 2017

http://www.assemblee-nationale.fr/15/cri/2017-2018/20180232.asp

Le gouvernement a fait le choix de la procédure accélérée (article 45 alinéa 2 de la Constitution).

Amendement n° 222 du député Olivier Falorni (par manque de temps, le député n'a pas pu défendre son texte). Amendement n° 1582 du député Eric Diard. Amendement n° 2392 du député Typhanie Degois. Amendement n° 2230 du député Gabriel Serville.

 Toutefois Loïc Dombreval n'a pas utilisé cette expression pour la vidéosurveillance. Il s'agit d'un "amendement d'apaisement et de consensus".

Question écrite n° 5020 de Mme Marietta Karamali publiée au JO le 6 février 2018 - Réponse du ministre de l'agriculture publiée au JO le 24 avril 2018: http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-5020QE.htm

Question écrite n°6723 de M. Eric Diard (Les Républicains - Bouches-du-Rhône), publiée au JO le 27 mars 2018. Réponse du ministre de l'agriculture publiée au JO le 1er mai 2018 http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-6723QE.htm

Selon Loïc Dombreval, "En France, certains abattoirs, ceux de Bergerac, Bègles, Houdan, Douai, notamment, ont déjà mis en place des systèmes de vidéosurveillance, de façon individuelle et sans que l’on puisse en tirer des conclusions générales".

 

Source de l'article : Cliquez ICI

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