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action protection animale

Brigitte Bardot : L'été meurtrier

Publié le par Ricard Bruno

Journal de Marche N°55 – du 4 au 10 août 2018
Journal de Marche N°55 – du 4 au 10 août 2018

Journal de Marche N°55 – du 4 au 10 août 2018

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Oise : l’Office national des forêts attaque en justice les anti-chasse à courre

Publié le par Ricard Bruno

Compiègne, janvier. Durant toute la saison, aucune chasse ne s’est passée sans que les membres du collectif Ava ne perturbent l’activité des veneurs

Compiègne, janvier. Durant toute la saison, aucune chasse ne s’est passée sans que les membres du collectif Ava ne perturbent l’activité des veneurs

L’établissement public, en charge de la gestion des forêts, assigne en justice trois opposants d’AVA. Il réclame 63 000 € pour « entrave au droit de chasse ». L’affaire pourrait être plaidée d’ici la fin de l’année.

Cet été, les affrontements entre les chasseurs à courre et leurs opposants ne se déroulent pas en forêt de Compiègne mais sur le terrain judiciaire. Dans un courrier en date du 27 juillet, trois membres du collectif Ava (Abolissons la vénerie aujourd’hui), ont reçu une assignation devant le tribunal d’instance de Compiègne. Lors de la dernière saison, à chaque chasse, les militants sont intervenus pour tenter de perturber les actions de veneurs.

A l’origine de la démarche : l’Office national des forêts (ONF), établissement public chargé de la gestion des bois. Dans ce document de 18 pages, l’ONF demande à la justice de condamner trois des opposants à la somme totale de 63 000 €. Il estime notamment que les « membres du collectif causent une véritable entrave au droit de chasser ».

70 000 € de loyer pour les chasseurs

Cette démarche judiciaire est une première depuis les incidents qui ont émaillé la saison de chasse à courre, à commencer par l’abattage d’un cerf, en octobre, dans le jardin d’un particulier à Lacroix-Saint-Ouen. L’avocat de l’ONF, Me Rémi-Pierre Drai, explique poursuivre les membres « connus, qui ont écrit au préfet en signant de leur identité et semblent être les meneurs ».

L’organisme s’estime légitime « à poursuivre en sa qualité de bailleur ». En effet, La Futaie des amis, équipage qui chasse en forêt de Compiègne, s’acquitte d’un loyer annuel de 70 000 €. L’équipage de Rivecourt, quant à lui, débourse 33 000 € pour pratiquer sa passion en forêt de Laigue.

Vers des poursuites au pénal ?

« En raison de ces troubles récurrents, les chasseurs ont écrit à l’office public pour demander une indemnité, réclamant au total 35 000 €, poursuit Me Drai. Ils peuvent décider d’assigner l’ONF, qui souhaite donc s’en prévenir. » A cette somme, ce dernier ajoute 20 000 € pour « déficit d’image » et 8 000 € de frais de justice. « Nous nous réservons la possibilité de poursuivre ces actions au pénal », laisse entendre l’avocat.

Pas de quoi perturber les plans des militants anti-chasse. « Ce document est rempli d’accusations mensongères autant que farfelues », martèle Stan Broniszewski, un des militants les plus actifs du collectif Ava. Le jeune homme déplore, notamment, le caractère « arbitraire » de cette assignation qui « recycle » l’ensemble des plaintes déjà déposées.

« C’est une tentative d’essoufflement du mouvement »

« C’est une tentative d’essoufflement du mouvement, assène-t-il. C’est une nouvelle méthode qui ne nous surprend pas. » Depuis quelques mois, le collectif a essaimé dans plusieurs régions de France. Une décision en sa défaveur pourrait faire jurisprudence. Dès le début de semaine, une cagnotte en ligne a été mise en place : 275 € avaient été récoltés ce mardi soir.

La démarche en justice trouve, en tout cas, un écho favorable auprès des veneurs. « C’est une action qui va dans le sens de la loi, se réjouit Florence de Lageneste, chef de l’équipage de Rivecourt. Nous avons une obligation de résultat vis-à-vis de l’ONF. Cette année nous devions prélever 22 cerfs et le contrat n’a pas été rempli. » Le combat judiciaire s’annonce long. L’Office national des forêts table sur une ou plusieurs audiences, au mieux d’ici la fin de l’année.

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Les éléphants issus du monde du cirque ont leur tout premier sanctuaire en Europe

Publié le par Ricard Bruno

Les éléphants issus du monde du cirque ont leur tout premier sanctuaire en Europe

Nommé « Elephant Haven », ce refuge accueillera les pachydermes pour leur offrir une retraite tranquille loin des regards

Les cirques qui mettent en scène des animaux sauvages n'ont plus la cote. Des tigres qui traversent des anneaux en feu, des éléphants poussés à se tenir sur deux pattes, le fouet qui claque, les grandes cages métalliques,... Des images datées qui semblent déjà appartenir à un autre temps. Et pour cause, 18 pays membres de l'Union Européenne ont décidé d'interdire les cirques qui proposent encore les représentations de fauves, de cétacés ou de pachydermes. En témoignent la Belgique, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, l'Irlande, la Suède, etc. qui ont tous emboîté le pas au Danemark, premier pays à avoir interdit de tels spectacles en 1991.

 

Les éléphants issus du monde du cirque ont leur tout premier sanctuaire en Europe

On peut encore compter plus d'une centaine d'éléphants dans les cirques d'Europe. Pourtant, il existe très peu de structures capables d'accueillir ces animaux réformés, qui risquent dès lors de finir dans un zoo ou d'être euthanasiés lorsque leurs propriétaires décideront de se passer d'eux. Il fallait de toute urgence créer un lieu capable d'offrir une retraite paisible à ces animaux, exploités toute leur vie par l'homme. C'est la mission d'Elephant Haven, qui pourra à terme abriter une dizaine de pachydermes. Ce sanctuaire, basé en France au sein du parc naturel régional du Périgord, devrait ouvrir ses portes d'ici quelques mois.

Un projet pharaonique lancé par Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur, un couple originaire des Pays-Bas qui a travaillé de longues années au zoo d'Anvers. Pour réussir ce défi fou, Sofie et Tony ont acheté un vaste terrain de 28 hectares de terres agricoles et ont créé en 2014 l’association EHEES (Elephant Haven, European Elephant Sanctuary). Ils détaillent la construction des étables qui vont accueillir leurs futurs pensionnaires sur le compte Twitter « Elephant Haven » ainsi que sur leur chaîne YouTube. Si de tels sanctuaires existaient déjà en Afrique, en Asie et en Amérique, l'Europe en était totalement dépourvue. Et il n'est pas toujours possible de ramener ces animaux dans leurs pays d'origine.

Les éléphants issus du monde du cirque ont leur tout premier sanctuaire en Europe

Les éléphants d'Asie et les éléphants d'Afrique seront donc accueillis dans ce refuge, mais disposeront d'enclos séparés en fonction des espèces. La mission est claire : offrir un havre de paix aux éléphants, mais surtout les resocialiser et enfin les réhabiliter après une vie très souvent solitaire. Pour rassembler les fonds nécessaires, Sofie et Tony se sont associés à de nombreuses associations, comme la fondation Brigitte Bardot, mais aussi Hitachi et World Animal Protection. A terme, ils proposeront également un programme pédagogique sur les éléphants, pour étudier leur comportement et leurs besoins complexes. Une belle initiative qui permettra à dix pachydermes, dans un premier temps, de prendre une retraite paisible.

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Un combat d’affiches entre la Fondation Bardot et le cirque Fratellini à Dieppe

Publié le par Ricard Bruno

Un combat d’affiches entre la Fondation Bardot et le cirque Fratellini à Dieppe

« J’invite tous les directeurs de cirque français à faire comme nous ! » La vidéo circule sur les réseaux sociaux. On y voit des hommes, avenue Normandie Sussex à Dieppe, en pleine nuit, recouvrir l’affiche de la Fondation Brigitte Bardot contre les cirques avec animaux. « Nous, on ne maltraite pas les animaux », lance l’homme qui martèle : « Maintenant, c’est dent pour dent, œil pour œil. »

Il ajoute : « Ces affiches, c’est de la diffamation. » Résultat, la grande affiche est recouverte par deux plus petites signées Fratellini. « Le cirque, c’est avec des animaux, un point c’est tout ! Vous emmerdez ceux qui bossent... »

La Fondation Brigitte Bardot n’a pas tardé à réagir : « Nous allons étudier avec notre avocat quelle procédure nous pouvons mener, précise Christophe Marie, le porte-parole de l’association. Quoi qu’il en soit, l’afficheur va, lui, porter plainte, et nous allons sans doute gagner un mois de présence supplémentaire à Dieppe. »

La Fondation le souligne : « C’est la première fois que nos affiches contre les cirques avec animaux subissent des dégradations, c’est une campagne plutôt soft... »

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Equipaix au bord du gouffre...

Publié le par Ricard Bruno

Equipaix au bord du gouffre...
Equipaix au bord du gouffre...

’association protectrice des équidés est aux abois. Outre la difficulté de trouver des familles d’accueil, elle peine à renflouer les caisses pour sa survie.

Il y a des périodes difficiles à appréhender. Au sein d’Equipaix, importante association pour la sauvegarde des équidés maltraités ou en fin de vie, le moral est en berne. Les finances aussi. Une situation qui place les membres de l’association au bord du gouffre. Au point d’en donner le vertige. Tous les ans, l’association débourse 40.000 euros pour les chevaux, poneys, ânes qu’elle a sauvés d’un triste sort - bien souvent des mains de leurs tortionnaires –, de l’abattoir pour les chevaux de clubs, ou purement et simplement abandonnés sans eau ni nourriture.
“ Les cavaliers devraient se sentir responsables ”100 équidés appartiennent à l’association. Un nombre très important pour une association qui compte à peine une douzaine de bénévoles (très) actifs. Présidée par Dany Papet, Equipaix a été déclarée d’intérêt général depuis le 1er janvier 2017. La présidente connaît sur le bout des doigts le nom de tous les « protégés » de l’association. Elle met un point d’honneur à trouver des lieux d’accueil dignes pour les animaux qui passent souvent par la case « pension » avant. Là encore s’ajoute à cette grande angoisse de pouvoir compter sur des familles respectueuses et qui s’engagent au long cours, la difficulté de « recruter » des bénévoles pour s’occuper pendant « une demi-journée par trimestre » des autres chevaux en pension ou dans le pré de l’association. « Nous n’avons pas assez de bénévoles qui connaissent les chevaux et qui donnent quelques heures pour les nourrir, les soigner, être présents pour une visite du vétérinaire ou bien encore les câliner, leur donner un coup de brosse ou leur démêler la crinière, désespère Dany Papet. Et puis lorsque nous réussissons à trouver des familles d’accueil, nous devons veiller à la grandeur du champ, aux clôtures électriques et non en barbelés, à un abri pour l’hiver… »

Manque criant de donsFrançoise Morin, longtemps trésorière et désormais adjointe, ne cache pas que « le cheptel s’agrandit toujours plus, avec de moins en moins de moyens ». « Et entre les frais vétérinaires, la maréchalerie, la nourriture, les transports en van et les pensions, nous devons débourser de grosses sommes. Nous avons un cheval en pension depuis 2004 car il ne peut pas être accueilli ; à lui tout seul avec les frais, il nous a déjà coûté au moins 20.000 euros. »
Pour aider l’association, la fondation Brigitte Bardot et l’association 30 Millions d’amis sont des secours précieux. Quelques généreux donateurs viennent également soulager ponctuellement Equipaix mais ce n’est pas suffisant. Les parrainages et les adhésions ne sont pas assez nombreux. « Tous les cavaliers en club devraient se sentir responsables, martèle Dany Papet. C’est inadmissible de monter un cheval toutes les semaines sans se soucier de ce que l’animal deviendra une fois qu’il ne travaillera plus. »
En effet, la plupart des jeunes cavaliers ne soupçonnent même pas que leur cheval ou poney « préféré » sera un jour ou l’autre envoyé directement à l’abattoir… après de bons et loyaux services.

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La filière chevaline réagit aux propos de Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

La filière chevaline réagit aux propos de Brigitte Bardot

Un seul MOT...BRAVO ! Brigitte !

Bruno Ricard

Le 24 juillet dernier, l'ex-star du cinéma s'est entretenue avec Emmanuel Macron. D'après elle, celui-ci aurait déclaré être favorable à la fin de l'hippophagie. La Fédération Nationale du Cheval a immédiatement réagit.

Elle combat depuis des décennies la consommation de viande de cheval en France, et n'a pas hésité à aborder le sujet lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron. Brigitte Bardot venait défendre les combats de sa fondation et confronter le président de la République à ses promesses non tenues.

Avis favorable
Ils ont donc débattu pendant quelques heures sur l'installation de caméras dans les abattoirs, la vente d'œufs de poules élevées en cage, mais aussi l'hippophagie. A la sortie de cet entretien, l'ancienne actrice a révélé qu'Emmanuel Macron était « favorable » à la fin de la consommation de viande de cheval. Il se serait engagé à étudier les demandes de la fondation et à faire un point d'étape à la fin de l'année.

Conséquences catastrophiques
Quelques jours plus tard, la Fédération Nationale du Cheval (FNC) et la FNSEA, premier syndicat agricole, ont écrit une lettre ouverte au président, se disant « offusqués des propos tenus par Madame Bardot et repris dans de nombreux articles ». En effet, les deux fédérations ont évoqué les conséquences « catastrophiques » qu'engendrerait l'arrêt de l'hippophagie en terme « d'économie, d'emploi, d'aménagement du territoire et de bien-être animal ». Elles ont déclaré que 18% des foyers français consommaient encore de la viande chevaline.

Hippophagie et SPA
Enfin, elles ont rappelé que la consommation de cheval avait été rétablie en France à la fin du XIXe siècle avec l'accord de la SPA. A l'époque, l'association avançait que cette pratique pouvait améliorer le traitement des chevaux et éviter le gaspillage. En effet, si un propriétaire voulait vendre son vieil équidé à un abattoir, celui-ci devait être en bonne santé. Aujourd'hui pourtant, la viande de cheval est de moins en moins consommée en France et la filière connaît des difficultés. Raison de plus, d'après les deux fédérations, de ne pas stigmatiser ce secteur. Pour le moment, le président n'a pas répondu officiellement à cette lettre.

Source de l'article : Cliquez ICI

 

 

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Trouville-sur-Mer : Discorde autour de la présence du cirque Ritz sur le pont des Belges

Publié le par Ricard Bruno

Accueilli à Trouville-sur-Mer (Calvados), le cirque Ritz inclut des animaux à son spectacle. Cela a suscité la colère de certains qui ne comprenaient pas la position de la mairie.

Certains habitants ne comprennent pas que Trouville accueille un cirque dont le spectacle contient des animaux. Lundi, une légère altercation a eu lieu.

Certains habitants ne comprennent pas que Trouville-sur-Mer (Calvados) accueille un cirque dont le spectacle contient des animaux. Lundi, une légère altercation a eu lieu. 

Fin juillet 2018, le cirque Romane Ritz prenait ses quartiers sur le pont des Belges, à Trouville-sur-Mer. Des internautes ont affiché leur mécontentement quant à sa présence dans la ville. Tandis que plusieurs cirques ont décidé de se passer de bêtes dans leur spectacle, celui du Cirque Ritz inclut des chameaux, des ânes ou encore des zèbres qui, la journée, sont exposés au public à côté du chapiteau.

Fronde face à la présence d’animaux

Beaucoup déplorent le peu d’espace et l’inconfort réservé à ces bêtes. Des militants s’opposent et tentent d’agir pour que la pratique cesse. Ils affirment que les animaux doivent être laissés à l’état sauvage et non enfermés. Les pétitions en faveur des cirques sans animaux affluent. Deux d’entre elles, lancées à Cherbourg et à Dieppe, ont respectivement recueilli plus de 17 et 20 000 signatures. Sur le plan national, la Fondation de Brigitte Bardot mène actuellement une campagne de sensibilisation.

Si, pour certains, les animaux sont indissociables des spectacles de cirque, l’ancien dompteur André-Joseph Bouglione s’est ouvertement prononcé contre cette opinion dans son livre, Contre la maltraitance des animaux, paru en 2018.

Climat tendu

Samedi, une légère altercation a eu lieu entre l’un des membres de l’équipe du cirque et une femme à qui il reprochait de prendre des photos. Elle a filmé la scène et l’a posté sur son compte Facebook en dénonçant ce comportement tout en déplorant le traitement des animaux.

Vidéo et source de l'article : Cliquez ICI

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À Dieppe, l’installation d’un cirque crée la polémique...

Publié le par Ricard Bruno

Sur la zone commerciale de Val Druel, c’est un combat silencieux qui se joue. Au premier plan, les récentes affiches de la Fondation Brigitte Bardot qui militent pour des cirques sans animaux sauvages. Et au second plan, un chapiteau fraîchement installé où devront se produire dromadaires, zébus et lamas…

 

Et ce début de mois d’août, le cirque Sabrina Fratellini a planté son chapiteau du côté de la ville de Dieppe, à deux pas de vastes panneaux d’affichage présentant la récente campagne de sensibilisation de la Fondation Brigitte Bardot contre les cirques exploitant des animaux.

Un long débat

Une ironie du sort pour le moins grinçante, à une époque où le débat fait de plus en plus rage dans la société pour savoir si oui ou non l’univers circassien doit évoluer vers des spectacles plus respectueux de la condition animale.

Ce débat existe de longue date, mais il a connu un vif regain d’intérêt depuis la publication par André-Joseph Bouglione « Contre l’exploitation animale »; véritable pavé dans la mare qui lui a valu l’animosité de nombre d’acteurs de ce milieu du spectacle traditionnel.

Camper sur ses positions 

Tony Fratellini, directeur du cirque qui vient tout juste de s’installer du côté de Dieppe, campe sur ses positions au micro de nos confrères de Paris-Normandie :

« Sans animaux, ce n’est pas un cirque ! » estime-t-il.

Pour cette saison 2018, le cirque ne présentera pas de grands félins, mais selon les dires du directeur, le public serait en demande d’animaux sauvages.

Fratellini se vante même du fait qu’il présentera, l’année prochaine, quatre jeunes tigres actuellement « dans son dépôt ». Un numéro est d’ores et déjà prévu et répété. Voilà pour les circassiens.

Défense du vivant 

De l’autre côté, on trouve évidemment les défenseurs de la cause animale. Pour la Fondation Brigitte Bardot, très engagée contre l’exploitation animale dans l’univers du spectacle, présenter au XXIe siècle des félins et des éléphants sous un chapiteau ne fait plus sens.

Car derrière la musique et la magie des spectacles de cirque, le grand public ne voit jamais la souffrance, la captivité et les brimades imposées aux animaux pour qu’ils acceptent de réaliser des tours chaque soir.

C’est ce qui explique l’apposition des affiches de sensibilisation dans la ville de Dieppe; les communes côtières sont des lieux d’installation privilégiés par les cirques pendant la période estivale.

Eveiller les consciences 

« Notre but est de sensibiliser les gens, éveiller les consciences. Les besoins spécifiques des animaux sauvages, l’espace, l’activité, les liens sociaux, ne sont pas respectés. Ils ne sortent des cages que pour faire des numéros contre-nature... » a expliqué Bruno Jacquelin, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, au micro de Paris-Normandie.

À Dieppe, une pétition lancée contre la présence de cirques avec animaux a déjà récolté pas moins de 20 500 signatures et est même remontée jusqu’aux élus locaux.

Malheureusement, si les villes peuvent prendre des arrêtés municipaux interdisant l’installation de cirques avec animaux sauvages sur le territoire de la commune, ces décisions ponctuelles ne changeront pas la donne à grande échelle.

Ce qu’il faudrait est une législation à l’échelle nationale afin de faire véritablement bouger la situation. D’autant que les arrêtés municipaux peuvent être cassés par le Conseil d’Etat.

 À Dieppe, l’installation d’un cirque crée la polémique...
 À Dieppe, l’installation d’un cirque crée la polémique...
 À Dieppe, l’installation d’un cirque crée la polémique...
 À Dieppe, l’installation d’un cirque crée la polémique...
 À Dieppe, l’installation d’un cirque crée la polémique...
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Resistance for Animals Rights...

Publié le par Ricard Bruno

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