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action protection animale

Jane Goodall, Brigitte Bardot... Ces femmes qui ont fait de la cause animale leur priorité...

Publié le par Ricard Bruno

Dian Fossey, Brigitte Bardot, Jane Goodall... Elles ont fait de la protection des animaux une priorité dans leur vie. Même si le statut de l'animal évolue et que la mode commence, peu à peu, à bannir toute forme de fourrure, la lutte pour protéger les espèces animales aux quatre coins du monde est loin d'être finie. Ces femmes de poigne, courageuses et passionnées, ont montré le chemin.

Brigitte Bardot animaux

Brigitte Bardot 

Brigitte Bardot, l'amie des bêtes Outre le fait d'avoir eu la carrière la plus courte et la plus sensuelle du cinéma français, BB aura réussi, pour l'éternité, à associer son nom à la défense des animaux. Comment expliquer cette passion, transformée en une vocation ? De deux manières. Pour commencer, on remarquera que dans l'Histoire, peu de femmes auront été autant guettées, surveillées, admirées, pourchassées par des hommes que Brigitte - qui, dès l'adolescence, faisait déjà la couverture du magazine Elle, encouragée par sa mère, amie d'Hélène Lazareff. Mais aussi par son père, passionné de cinéma, qui passa son temps à filmer ses enfants, en leur demandant de se donner en spectacle. Dans l'enfance, Brigitte connaît le destin qu'on réserve aux animaux les plus mignons. Lorsqu'à 15 ans, elle veut ouvrir la cage et s'envoler avec Roger Vadim, on l'en empêche. Dans les années qui suivent, Bardot connaît le destin qu'on réserve aux animaux exotiques; recluse derrière les volets de son zoo pour échapper aux flashs des touristes-paparazzi. On a souvent écrit, ce sera la deuxième explication, que la jalousie et la course au profit, que les fausses valeurs - ou trop humaines - du vedettariat l'avaient poussée à se couper du monde, à préférer la sensibilité pure et sans calcul de ses frères animaux. Mais si la vérité était ailleurs? Et si BB (phoque), dès le départ, avait été un petit animal qui n'aspirait qu'à vivre, à virevolter, à aimer ? A 18 ans, c'est sans le moindre enthousiasme qu'elle accepte son premier rôle au cinéma aux côtés de Bourvil. Son premier collier autour du cou.

Par Arthur Dreyfus

Fondation Brigitte Bardot, 28 Rue Vineuse, 75116 Paris, http://www.fondationbrigittebardot.fr/

Jane Goodall chimpanzes

Jane Goodall

"Instantanément, j'ai compris que je vivais réellement mon rêve. Je sentais déjà que j'appartenais à ce nouveau monde de la forêt. Que je me trouvais là où je devais être". Jane Goodall est l'une de ces femmes extraordinaires qui ont consacré leur vie à la défense des animaux. Jane, elle, a choisi de lutter corps et âme pour la protection des chimpanzés en commençant, grâce à ses recherches sur cette espèce de singes, par remettre en cause le consensus scientifique à dominante masculine de son époque. De son premier voyage dans la région de Gombe en 1960 à l'ouverture de son institut en passant par ses drames personnels et professionnels, ce parcours de vie incroyable est cette année à l'honneur d'un documentaire, Jane, qui dresse le portrait d'une femme de poigne, courageuse, déterminée et résolument féministe à une époque où les inégalités étaient reines, surtout dans le milieu scientifique. Le réalisateur Brett Morgen a puisé dans plus de 100 heures de séquences inédites conservées dans les archives de National Geographic depuis plus de 50 ans et réserve une belle surprise aux spectateurs en invitant Jane Goodall, aujourd'hui âgée de 83 ans, à commenter son film en voix-off. Un retour sur sa vie hors-norme et exemplaire qu'elle agrémente de confidences sincères, notamment sur son mariage difficile avec Hugo Van Lawick.

Jane Goodall Institute France, 72 Rue Saint-Charles, 75015 Paris, http://www.janegoodall.org

Dian Fossey gorilles

Dian Fossey

Figure emblématique de la cause animale, Dian Fosseya donné sa vie pour protéger les gorilles. L'éthologue américaine a longtemps étudié le comportement de ces singes dans les forêts des montagnes du Rwanda et s'est battue toute sa vie pour les protéger. Une passion qu'elle transmet en 1983 en publiant ses mémoires, Gorilles dans la brume, dont s'inspire le film éponyme de Michael Apted, dans lequel Sigourney Weaverincarne avec force Dian. Cette furieuse nécessité, vitale, de sauvegarder une espèce menacée par le braconnage, lui coûtera la vie. Elle est assassinée dans sa hutte au Rwanda, le 27 décembre 1985.

Dian Fossey Gorilla Fund https://gorillafund.org/

Stella McCartney

Stella McCartney

Elle est probablement la créatrice la plus engagée. Stella McCartney, la pionnière de la mode eco-friendly, propose depuis le lancement de sa maison éponyme en 2001 des vestiaires écologiques et durables. Son motto ? Ni cuir, ni fourrure, ni plumes ou aucun autre tissu animal. Elle est notamment membre de l'association Bolt Threads, qui s'engage pour le développement durable des matériaux et qui produit, entre autres, de la soie conçue à partir de levure. Visionnaire, lors du lancement de sa maison, elle a dû mettre au point au faux cuir convaincant, l'Eco Alter Nappa qu'elle utilise toujours, qui se compose de polymères et dont l'apprêt contient de l'huile végétale. Ellle a mis trois ans à mettre sur pied une production de viscose durable, le viscose étant un dérivé de bois qui cause une déforestation massive et donc entrâine la mort de nombreuses espèces animales. 

Bold Threads https://boltthreads.com

Pamela Anderson

Pamela Anderson

Elle se dit la digne héritière de Brigitte Bardot. Pamela Anderson, à la fin des années 90, s'engage auprès de la PETA et devient végétarienne, de son alimentation jusqu'à sa manière de s'habiller, puiqu'elle ne porte plus de cuir et lance même en 2016 une collection de chaussures vegan avec la créatrice française Amélie Pichard. L'ancienne bimbo d'Alerte à Malibu ne sauve plus les nageurs en détresse mais les animaux et leurs exploitations, qu'elle soit scientifique ou par pure divertissement. L'usage de la fourrure dans la mode, les bêtes de cirques, les expériences dans les laboratoires, la corrida, le gavage des oies, la chasse aux phoques... Du haut de ses stilettos en simili-cuir, la petite blonde engagée n'a pas peur de se heurter aux gouvernements et autres lobbys. Un exemple de courage 2.0, et une belle reconversion en prime. 

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Brigitte Bardot honorée ce samedi 31 03 2018...à Saint-Tropez

Publié le par Ricard Bruno

Pour une Humanité Animale.

 

C’est un livre qui dérange car il nous oblige à penser à des choses auxquelles nous ne pensons pas. Auxquelles nous ne voulons pas penser. Pas toujours. Pas tout le temps. Parfois l’été quand nous sommes sensibilisés par l'abandon d’un animal, parfois à l’occasion d’un fait divers sordide relaté dans un journal, parfois à travers des actions fortes comme celles de Paul Watson, un habitué de la presqu’île, qui nous met des images en face des mots, parfois encore quand on croise le regard d’un animal aux côtés d’un clochard et que l’on sait à ce moment là que l’animal contient toute la solitude de son compagnon, qu’il la porte, qu’il la supporte, qu’il la calme. 

L’Homme et l’Animal, l’Animal et Homme, un amour, mais un amour vache, cruel souvent, contre lequel Madame Bardot lutte corps et âme depuis toujours à travers ses gestes, ses prises de paroles, sa Fondation, ses fidèles, son escadrille, ses compagnons à poils ou à nageoires comme Chouchou son bébé phoque devenu grand avec lequel elle a longtemps vécu. 

A travers ce dernier livre « Larmes de Combat » Madame Bardot, elle-même mi-femme, mi-femelle, armée de ce cœur d’enfant qui entre en raisonnance avec la pureté animale, nous livre le fruit d’un engagement vital, d’un engagement total, qui l’honore et la sacralise bien au delà de sa première existence. 

Bardot, le cœur à vif, c’est avec cette Bardot là que nous avons Rendez-Vous Samedi soir.

 

Agnès Bouquet

Brigitte Bardot honorée ce samedi 31 03 2018...à Saint-Tropez
Brigitte Bardot honorée ce samedi 31 03 2018...à Saint-Tropez
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Vidéo Ces porcs agoni­sants vont vous passer l’en­vie de manger du jambon...

Publié le par Ricard Bruno

Crédit photo : Captures d'écran

Crédit photo : Captures d'écran

Une enquête sur l'élevage de cochons dans six établis­se­ments italiens révèle les condi­tions de vie inac­cep­tables des bêtes desti­nées à la produc­tion du jambon de Parme. Atten­tion, certaines images sont choquantes.

 

Nouveau coup de commu­ni­ca­tion fort de la part d’as­so­cia­tions de défense des animaux. Ce lundi, Gaia, L214, Welfarm et la Fonda­tion Brigitte Bardot relaient une nouvelle vidéo qui en dit long sur l’abo­mi­nable supplice des porcs desti­nés à la produc­tion du célèbre jambon de Parme. Une vaste enquête a récem­ment été menée par Euro­group for animals dans trois provinces du nord de la Botte, au sein de six élevages où sont parqués entre 3 000 et 10 000 bêtes. Pendant trois mois, il a été constaté de graves manque­ments à la régle­men­ta­tion sur le bien-être des cochons. Selon l’or­ga­ni­sa­tion belge, les condi­tions d’en­fer­me­ment sont abso­lu­ment épou­van­tables ». Les images diffu­sées ne contre­disent malheu­reu­se­ment pas le propos, certains séquences étant à la limite du suppor­tables. Sur celles-ci, on découvre une majo­rité d’ani­maux malades, atro­phiés, à l’ago­nie ou même morts au milieu de leurs congé­nères, sans prise en charge rapide de vété­ri­naires. Dans les hangars surpeu­plés et peu aérés, l’at­mo­sphère y est étouf­fante. Les truies et porcs se marchent litté­ra­le­ment dessus. Certains se bloquent dans les mangeoires et restent coin­cés sur le dos pendant des heures, allant jusqu’à s’uri­ner dessus. D’autres, affai­blis, subissent des actes de canni­ba­lisme de leurs congé­nères pâtis­sant de la grande pauvreté de leur envi­ron­ne­ment. Sans comp­ter les infec­tions qui rongent les derniers, desti­nés à une mort certaine car ne dispo­sant pas de l’ins­pec­tion jour­na­lière habi­tuelle. Hernies abdo­mi­nales, prolap­sus rectaux, lésions ulcé­rées de la queue, troubles oculaires, carcasses lais­sées froides sur le béton… Les élevages ont l’air de véri­tables cime­tières infor­mels.

Surtout, Eurgroup for animals note un ensemble de pratiques illé­gales. Premiè­re­ment, les instal­la­tions ne sont pas du tout adap­tées aux besoins des cochons. Certaines stalles, inter­dites dans l’UE depuis 2013, leur empêche tout mouve­ment et notam­ment la simple possi­bi­lité de se retour­ner. Une autre séquence se concentre sur un abject contai­ner dans lequel repo­sent… des porce­lets décé­dés, des placen­tas sangui­no­lents et des queues. Or, « la coupe routi­nière de la queue est une pratique inter­dite depuis plus de 20 ans dans l’Union euro­péenne », rappelle l’or­ga­ni­sa­tion. Elle est en outre quasi-systé­ma­tique­ment pratiquée à vif, ce qui est très doulou­reux. Pour­tant, elle n’est auto­ri­sée que lorsqu’il n’existe pas d’autre moyen d’em­pê­cher l’ap­pa­ri­tion de problèmes du compor­te­ment ». En réalité, le maté­riel et les vivres notam­ment instal­lés dans les enclos pour enrayer les problèmes de compor­te­ments sont absents. Résul­tat, en plus des cochons qui perdent leur mobi­lité ou souffrent d’in­fec­tion de l’ar­rière-train, d’autres deviennent fous et s’en prennent au reste de l’éle­vage. Ne serait-ce qu’un exemple de ce qui se fait partout sur le conti­nent, ou bien ces six élevages font-ils partie d’un petit îlot ou la qualité de l’en­fer­me­ment des porcs est volon­tai­re­ment négligé ? Diffi­cile d’y répondre. Mais la cofon­da­trice de L214, Brigitte Gothière, rappelle à nos confrères du Huffing­tonPost qu’en France, « 95% des cochons » vivent « enfer­més » en bâti­ment, sur du béton, la plupart du temps sans un brin de paille.

⋙ Relire :Animaux deux asso­cia­tion dénoncent les actes de maltrai­tance infli­gées aux porce­lets (vidéo)

L’enquête menée sur la produc­tion du jambon de Parme, qui prône pour­tant des « méthodes d’éle­vages modernes et hygié­niques » pour donner un « pur produit du temps et de la nature », montre en tout cas une part bien moins relui­sante du savoir-faire gastro­no­mique italien. Et l’hexa­gone se rend complice de ce contexte extrê­me­ment préoc­cu­pant pour les animaux, puisque nous sommes le premier impor­ta­teur en Europe. 476 000 jambons de Parme ont été livrés sur nos terres en 2016. Il fait des émules en super­mar­ché, se clas­sant troi­sième jambon cru le plus vendu, juste derrière le Jambon Serrano et les jambons italiens sans appel­la­tion d’ori­gine. Les prenant pour partie respon­sables, Euro­group For Animals et les nombreuses asso­cia­tions qu’elle fédère réclament un arrêt immé­diat de ces pratiques et appellent les prin­ci­paux Consor­tiums à prendre de réelles enga­ge­ments en faveur du bien âtre des porcs. Distri­bu­teurs et états membres de l’UE sont aussi sommés, notam­ment via une péti­tion ayant été signé par plus de 500 000 personnes, de faire appliquer les légis­la­tions en vigueur.

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Brigitte Bardot demande au Préfet de l'Ardèche de gracier les daims...

Publié le par Ricard Bruno

Emue par l'abattage annoncé de quatre daims avant la fin mai, la présidente de la Fondation Brigitte Bardot interpelle Philippe Court afin que les animaux soient épargnés.

Une association de Sedan s'est proposé pour accueillir les daims ardéchois.

Une association de Sedan s'est proposé pour accueillir les daims ardéchois.

Dans un courrier adressé au Préfet de l'Ardèche, Brigitte Bardot prend la défense des quatre daims qui se sont échappés de leur enclos à Saint-Victor et qui vivent en liberté autour de Préaux, entre Annonay et Saint-Félicien dans le nord du département.  Les services de l'Etat, qui redoutent les dégâts que ces daims pourraient engendrer sur les cultures, ont pris un arrêté afin qu'ils soient abattus au plus tard le 27 mai.

"L’abattage" dit Brigitte Bardot, "n’est jamais une solution, jamais, c’est la facilité et une forme de lâcheté". 

Brigitte Bardot demande au Préfet de l'Ardèche de gracier les daims...
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Le premier code juridique de l’animal voit le jour en France...

Publié le par Ricard Bruno

Cet ouvrage unique, qui rassemble toutes les législations en vigueur concernant les animaux, servira aux magistrats, procureurs, avocats ou encore aux vétérinaires.

Dans un refuge pour animaux abandonnés, à Montgeron (Essone), en 2010...

Dans un refuge pour animaux abandonnés, à Montgeron (Essone), en 2010...

C’est un épais ouvrage bleu qui devrait de plus en plus accompagner les robes noires des prétoires. Un code de l’animal, rassemblant sur plus de 1 000 pages toutes les législations en vigueur concernant les animaux, sera publié jeudi 22 mars aux éditions LexisNexis, par une équipe de spécialistes du droit animalier et la Fondation 30 millions d’amis. Une première en France, mais aussi en Europe.

« Nous avons agrégé tous les textes lois, décrets, arrêtés, règlements et directives issus de sept codes officiels – civil, pénal, rural, environnemental, etc. –, de règles européennes, mais aussi des décisions de jurisprudence les plus significativesqui ont trait aux animaux de compagnie, d’élevage ou sauvages », explique Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé à l’université de Limoges, qui a codirigé, avec Jacques Leroy (université d’Orléans), ce travail colossal mené par quatre autres universitaires.

« C’est un code privé, c’est-à-dire qu’il ne crée pas de nouvelle législation, mais se contente de regrouper celles existantes, et qu’il laisse subsister les dispositions dans les textes où elles se trouvent à l’origine », précise-t-il, au même titre que le code de la montagne ou le code administratif.

Cet ouvrage, principalement destiné aux magistrats, procureurs, avocats, vétérinaires, étudiants ou enseignants, « facilitera le travail de ceux qui s’intéressent à la protection animale en leur permettant d’avoir une vision générale et complète de la question », complète Reha Hutin, la présidente de la Fondation 30 millions d’amis.

 

Êtres vivants doués de sensibilité

 

Parmi les dispositions majeures, se retrouvent ainsi l’article 521-1 du Code pénal, qui punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende les sévices graves et les actes de cruauté commis envers des animaux domestiques ou tenus en captivité ; l’article L214-1 du code rural (dont est tiré le nom de l’association L214 de lutte contre l’exploitation animale), qui prévoit que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » ; ou encore l’article 515-14 du Code civil, qui dispose, depuis une loi de 2015, que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ».

C’est cette dernière évolution, inscrite dans le socle du droit français, « qui a fait progresser la condition animale et la sensibilisation croissante de l’opinion publique, ouvrant la voie à un code de l’animal, juge Reha Hutin, dont la fondation est à l’origine de la loi de 2015. Les projets ou propositions de loi ne débouchent sur rien de concret et la protection animale n’est pas dans les priorités de l’actuel gouvernement. Il faut donc passer par le législateur pour que les choses changent ».

Aujourd’hui, l’ONG, qui s’est portée partie civile dans une centaine de procès pour maltraitance animale l’an dernier, voit une évolution dans le traitement juridique réservé à cette question. « Avant, la moitié des cas étaient classés sans suite. Aujourd’hui, les magistrats sont moins frileux pour appliquer les lois : nous assistons régulièrement à des condamnations à de la prison ferme, ce qui était exceptionnel par le passé », assure sa présidente, citant notamment les six mois de prison ferme dont auxquels avait été condamné un homme de 28 ans, en septembre 2017, à Draguignan (Var), pour avoir tué un chat baptisé Chevelu.

« L’évolution du code civil est de plus en plus invoquée dans les jugements de tribunaux de première instance, voire de cours d’appel ; c’est une question de temps avant que la Cour de cassation ne s’en saisisse », confirme Jean-Pierre Marguénaud, qui a créé le premier diplôme universitaire en droit animalier de France.

 

Personnalité juridique des animaux

 

Surtout, aux yeux du directeur de la revue semestrielle de droit animalier, cette réforme prépare la voie à une prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux, qui passerait par une nouvelle évolution du code civil. « Elle pourrait être calquée sur celle des personnes morales, comme les associations ou les syndicats, ce qui permettrait aux animaux d’être représentés en leur nom et démultiplierait l’efficacité de leur protection », détaille Jean-Pierre Marguénaud, qui rappelle que le tribunal de Mendoza, en Argentine, a reconnu le statut de personne juridique non humaine à un chimpanzé femelle, fin octobre.

« Ce basculement n’irait pas à l’encontre de leur exploitation, reconnaît-il, mais permettrait par exemple de respecter les droits édictés par la Convention européenne sur la protection des animaux dans les élevages, qui doivent leur éviter de souffrir inutilement. »

Protéger les animaux tout en les tuant : c’est le paradoxe « qui traverse tout le droit animalier », soulevé par la philosophe Florence Burgat dans sa préface du code animal. « Nous avons d’un côté une loi qui prévoit des peines très élevées contre la maltraitance animale, et de l’autre tout un ensemble de règles qui permettent la mise à mort des animaux pour la boucherie, la fourrure, la chasse ou l’expérimentation, grâce à la saignée, l’électrocution ou encore le gazage », relève-t-elle.

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Pour la directrice de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique, la reconnaissance des animaux au rang d’êtres sensibles participe d’un « changement de regard », mais il faudra d’autres évolutions, comme la sensibilisation des jeunes, l’apprentissage à l’école ou l’instauration d’un menu végétarien dans les lieux de restauration « pour arrêter de voir les animaux sous un angle commercial »

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La ville de San Francisco interdit la vente de fourrures pour "envoyer un message fort au reste du monde"

Publié le par Ricard Bruno

L'association de défense des animaux Humane Society International a salué "une victoire historique pour des millions d'animaux confinés cruellement et tués pour leur peau".

La ville de San Francisco interdit la vente de fourrures pour "envoyer un message fort au reste du monde"

"Plus de profits sur le dos – littéralement – des animaux."Après la décision prise par la marque Versace, c'est au tour de la ville de San Francisco (Etats-Unis) d'interdire, mardi 20 mars, la vente de fourrures nouvelles, devenant la plus grande municipalité américaine à adopter une telle mesure pour protéger les animaux. "Pour soutenir ceux qui n'ont pas la parole, mes collègues viennent de voter à 10 contre 0 pour soutenir ma proposition d'interdiction de la vente de vêtements ou accessoires de nouvelle fourrure à partir du 1er janvier 2019", a écrit sur Twitter Katy Tang, membre du conseil de surveillance de la ville, qui avait proposé la mesure. "J'espère que nous allons envoyer un message fort au reste du monde", a-t-elle ajouté, citée par le quotidien San Francisco Chronicle.

La ville de San Francisco interdit la vente de fourrures pour "envoyer un message fort au reste du monde"

Speaking on behalf of those with no voice, my colleagues just voted 10-0 to support my ban on the sale of new fur apparel & accessories beginning 1/1/19. No more profiting off the literal backs of animals - .

Lien Cliquez ICI

L'association de défense des animaux Humane Society International (HSI) a salué sur son blog(en anglais)"une victoire historique pour des millions d'animaux confinés cruellement et tués pour leur peau". De leur côté, certains vendeurs de San Francisco ont exprimé leur frustration face au vote de la ville californienne. "Ça va avoir un impact sérieux sur nous", a réagi Karen Flood, directrice générale de l'association commerciale du quartier commerçant d'Union Square, interrogée par le San Francisco Chronicle.

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La mort de Sudan condamne l’espèce des rhinocéros blancs du Nord...

Publié le par Ricard Bruno

L’actrice britannique Liz Hurley posant à côté du rhinocéros “Sudan” le 28 avril 2016, dans la réserve Ol Pejeta Sanctuary, à Laikipia, au Kenya.

L’actrice britannique Liz Hurley posant à côté du rhinocéros “Sudan” le 28 avril 2016, dans la réserve Ol Pejeta Sanctuary, à Laikipia, au Kenya.

Le dernier rhinocéros blanc du Nord mâle est mort au Kenya lundi 19 mars. Victime du braconnage, cette espèce est condamnée puisqu’il ne reste plus désormais que deux femelles en vie sur la planète.

“Il fut un illustre ambassadeur de son espèce. Pour tout ce qu’il a accompli pour sensibiliser le monde au triste sort des rhinocéros, mais aussi à celui des milliers d’autres espèces menacées d’extinction à cause des activités humaines, Sudan laissera un souvenir impérissable.”

Cité par Daily Nation, Richard Vigne, responsable de la réserve OI Pejeta, à Nanyuki (centre du Kenya), où séjournait Sudan, a rendu hommage au rhinocéros après qu’il a dû décider avec son équipe de l’euthanasier lundi 19 mars. La santé du mammifère de 45 ans s’était brutalement détériorée.

 

Sur la planète, il ne reste désormais plus que deux femelles de cette sous-espèce, les rhinocéros blancs du Nord : Najin, la fille de Sudan (Soudan en français), et la fille de cette dernière, Fatu.

Des cornes vendues sur le marché noir asiatique

La principale raison de cette extinction est le braconnage. En Asie, la corne de rhinocéros se vend à prix d’or sur le marché noir en raison des vertus médicinales – non prouvées scientifiquement – qui lui sont attribuées.

L’espèce a aussi souffert dans les années 1970 et 1980 des conflits en cours dans ses territoires, comme en Centrafrique, au Tchad, en République démocratique du Congo, ou encore dans l’actuel Soudan du Sud.

“Des efforts pour sauver l’espèce ont été entrepris à partir de 2009, lorsque ses quatre derniers représentants, deux mâles et deux femmes, ont quitté la République tchèque pour la réserve Ol Pejeta”, rappelle le quotidien kényan. Mais “les rhinocéros, s’ils se sont accouplés, n’ont jamais réussi à se reproduire”.

Fécondation in vitro ?

Pour lever des fonds pour sauver les rhinocéros blancs du Nord, des défenseurs de l’environnement avaient même créé un profil à Sudan sur l’application mobile de rencontres Tinder.

“Le dernier espoir de sauver l’espèce repose sur des techniques de fécondation in vitro, qui pourraient être tentées avec des mères porteuses de l’autre sous-espèce, celle des rhinocéros blancs du Sud [il en reste 20 000 en Afrique australe, essentiellement en Afrique du Sud], à partir d’ovules des deux dernières femelles et de semence” de l’espèce de Sudan.

Des prélèvements ont également été effectués lundi sur Sudan lui-même en vue “de mettre en œuvre des techniques de reproduction de pointe pour tenter de perpétuer l’espèce”.

 

Source de l'article : Cliquez ICI

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La fondation Brigitte Bardot récupère sept chevaux maltraités en Dordogne...

Publié le par Ricard Bruno

Cette jument élevée à Champcevinel, a priori gestante, est en état de malnutrition.

Cette jument élevée à Champcevinel, a priori gestante, est en état de malnutrition.

Le poil est terne. Sept chevaux, élevés à Champcevinel et Lisle, n'ont pas reçu les soins adaptés et semblent être plein de vers. La fondation Brigitte Bardot les a récupérés ce samedi matin.

Un propriétaire absent

"C'est considéré comme de la maltraitance même s'il s'agit avant tout d'un défaut de soin, de vermifuge", explique Charlène, de la fondation de protection animale. Le propriétaire avait reçu il y a quelques mois une mise en demeure pour soigner ses animaux, visiblement amaigris. 

En décembre dernier, quatre autres chevaux avaient déjà été saisis et sont élevés désormais chez un particulier à Montpon-Ménestérol. "Les femelles semblent gestantes mais sont très maigres", constate Charlène. Six juments et un hongre, c'est-à-dire un cheval castré, sont amenés dans une structure de la fondation Brigitte Bardot dans le département où ils seront aussitôt vermifugées

La fondation Brigitte Bardot récupère sept chevaux maltraités en Dordogne...

Les bêtes partent les unes après les autres sous le regard du propriétaire. Dépressif, il a laissé son élevage à l'abandon. Au total, les services vétérinaires du département ont demandé la saisie de onze chevaux. L'homme avait déjà rencontré des problèmes similaires. Il y a quelques années, certaines de ses bêtes avaient dû être euthanasiées. 

La fondation Brigitte Bardot récupère sept chevaux maltraités en Dordogne...

"C'est malheureusement un problème récurrent, se plaint Charlène. Notre fondation intervient au moins une fois par semaine dans toute la France. Les propriétaires ne se rendent pas compte qu'élever un cheval demande beaucoup d'argent et de temps."

Le propriétaire avait reçu quelques mois plus tôt une mise en demeure pour s'occuper de ses chevaux.

Le propriétaire avait reçu quelques mois plus tôt une mise en demeure pour s'occuper de ses chevaux.

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Une nouvelle application "SOS PETS" qui devrait en séduire plus d'un !

Publié le par Ricard Bruno

Une nouvelle application "SOS PETS" qui devrait en séduire plus d'un !
Cette application est gratuite et vous pouvez la télécharger sur votre téléphone portable.
 
Elle ne présente que des avantages !
 
D'abord elle est gratuite et se télécharge en quelques secondes très facilement, mais surtout, elle pourra vous être de la plus grande utilité où que vous soyez.
 
Quand vous êtes en déplacement, en vacances ou autre, cette application géolocalise automatiquement tous les vétérinaires situés autour de votre position.
 
Mieux, elle vous indique aussi ceux qui sont ouverts 24h24. En cas d'urgence, cette information est indispensable si votre animal a besoin de soins, suite à un accident par exemple, ou si vous trouvez un chien, un chat, un NAC ou tout autre animal blessé sur la route, ou en ville sur la voie publique, ou dans un petit village isolé en pleine campagne.
 
Parfois, cela se joue à quelques minutes pour sauver la vie d'un animal.
 
N'hésitez pas à en parler autour de vous. Cette application a été conçue par un couple amoureux des animaux. Elle répond pleinement aux besoins des défenseurs des animaux.
 
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