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action protection animale

Elephant Haven : le premier sanctuaire pour éléphants d'Europe poursuit sa construction dans le Limousin...

Publié le par Ricard Bruno

Elephant Haven : le premier sanctuaire pour éléphants d'Europe poursuit sa construction dans le Limousin...

Dans le Limousin à Bussière-Galant, les travaux battent leur plein pour construire le premier sanctuaire pour éléphants d'Europe, Elephant Haven. Imaginée par deux soigneurs animaliers belges, Sofie Goetghebeur et Tony Verhulst, la "maison de retraite" pour pachydermes pourrait recevoir ses premiers pensionnaires d'ici fin 2018.  Les éléphants auront bientôt leur havre de paix en Europe. Un petit paradis verdoyant où ils pourront se reposer de leurs années de captivité passées en cirque ou en zoo. Dans le Limousin, à Bussière-Galant, le premier sanctuaire pour éléphants d'Europe est en effet en train de voir le jour sur le terrain d'une ancienne ferme équestre étendue sur 28 hectares. Ce sont deux anciens soigneurs du zoo d'Anvers en Belgique, Sofie Goetghebeur et Tony Verhulst, qui sont à l'origine du projet. L'idée est née de leur passion pour les pachydermes mais également d'un constat. Selon leurs estimations, les cirques compteraient pas moins de 141 éléphants en Europe. Mais cette présence est de plus en plus remise en question. Plusieurs pays européens dont la Suède ont déjà décidé d'interdire les animaux sauvages dans les cirques. Des villes françaises dont Strasbourg ont également suivi ce chemin en refusant la venue de cirques abritant des animaux. Face à cette avancée, une question se pose : que faire des éléphants, qui peuvent vivre jusqu'à 60 ans, s'ils ne sont plus utilisés pour les spectacles ?

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/elephant-haven/elephant-haven-la-maison-de-retraite-pour-elephants-poursuit-sa-construction-dans-le-limousin_art40655.html
Copyright © Gentside Découverte

La plupart des spécimens ayant été capturés petits ou étant nés en captivité, les renvoyer dans leur pays est une option le plus souvent irréaliste. C'est ainsi que Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur ont eu l'idée de leur offrir un havre de paix en Europe, à l'image de ceux qui existent déjà aux États-Unis ou en Asie. Un rêve qui devient réalité Après avoir déniché le lieu parfait à quelque 40 kilomètres de Limoges et démarré les travaux, les deux anciens soigneurs ont franchi un défi de taille l'an passé : ils ont obtenu l'autorisation d'ouverture, le dernier permis nécessaire pour pouvoir concrétiser le rêve Elephant Haven. Depuis les travaux battent leur plein pour que le rêve devienne bel et bien réalité. Si des clôtures, de nouveaux arbres et un potager ont notamment vu le jour, beaucoup reste à faire pour transformer l'ancienne ferme équestre en paradis pour pachydermes. Heureusement, Sofie et Tony ont reçu de précieux soutiens, notamment des dons d'équipements mais aussi et surtout l'aide de nombreux bénévoles dont ceux de l'association MakiGo qui ont fait de ce projet l'une de leurs missions principales. Régulièrement, les bénévoles viennent ainsi s'affairer sur le chantier. Au programme récemment : la réalisation d'une tranchée et d'un système de drainage pour alimenter en eau le futur bassin des éléphants ou encore la préparation de l'installation d'une seconde clôture. Pour accueillir des spécimens qui peuvent mesurer jusqu'à 4 mètres pour une masse de 6 tonnes, rien n'est laissé au hasard.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/elephant-haven/elephant-haven-la-maison-de-retraite-pour-elephants-poursuit-sa-construction-dans-le-limousin_art40655.html
Copyright © Gentside Découverte

Des soutiens inestimables Pour en arriver là, les deux soigneurs ont dû parcourir un long chemin parfois semé de quelques embûches. "On nous prenait pour des fous au début", nous confiaient-ils en 2016. Depuis, les soutiens se sont toutefois multipliés et certains se sont révélés aussi inespérés qu'inestimables.  André-Joseph Bouglione, membre de la célèbre famille circassienne qui a décidé de mettre fin aux spectacles avec animaux, s'est associé à l'initiative la qualifiant de "bénédiction". Plus récemment, c'est la Fondation Brigitte-Bardot qui a décidé de soutenir la création du sanctuaire et de participer au financement de la construction et de l'aménagement de l'étable qui démarreront d'ici peu. "Ce qui est formidable c'est de voir qu'il y a un vrai réseau qui s'est mis en place, de bénévoles, un soutien d'entreprises, des autorités locales, une ONG comme la Fondation Brigitte Bardot ne pouvait pas rester en marge. On doit au contraire soutenir ce genre d'initiatives et faire en sorte qu'elle aboutisse à un résultat positif pour les animaux", a expliqué Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte-Bardot.    Ce partenariat va permettre de donner un précieux coup de pouce aux travaux avec l'espoir qu'Elephant Haven puisse ouvrir ses portes et accueillir ses premiers pensionnaires d'ici la fin de l'année 2018. Dans un premier temps, les soigneurs belges espèrent abriter trois éléphants et à terme, jusqu'à dix "retraités" maximum.   Pour en savoir plus sur l'association MakiGo, rendez-vous sur le site officiel Pour suivre ou apporter son soutien au projet Elephant Haven, c'est par ici sur le site officiel ou sur les réseaux sociaux

Source de l'article et vidéo cliquez ICI

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Regards de chiens sauvés par la Fondation BB en Chine à découvrir à l'hôtel Crowne Plaza

Publié le par Ricard Bruno

Regards de chiens sauvés par la Fondation BB en Chine à découvrir à l'hôtel Crowne Plaza

En arpentant le hall de l'hôtel Crowne Plaza, place du Capitole, le visiteur peut, jusqu'au 27 avril, découvrir une exposition assez inédite : intitulée «Chine : ne les oublions pas», elle retrace la stérilisation de cent chiens par l'équipe vétérinaire bénévole de la Fondation Brigitte Bardot dans un monastère tibétain perché à 7 000 mètres d'altitude. Un projet totalement novateur réalisé dans des conditions très précaires. On aperçoit des chiens qui paraissent heureux, en liberté, crapahutant le long des cimes montagneuses parmi les moniales aux vêtements rouge carmin…

 

Pour la première fois en France, la Fondation Brigitte Bardot met en place une exposition sur les missions menées à l'étranger, notamment en Chine. Réalisée par la photographe Brigitte Auloy, chargée de mission à l'international à la Fondation Brigitte Bardot, cette présentation montre au grand public les différentes initiatives menées en 2017 dans un monastère bouddhiste. «Parallèlement à cette exposition, une soirée de collecte de dons s'est tenue à l'hôtel, précise Didier Vincent, directeur du Crowne Plaza. Le montant des recettes s'élève à 8450 €. Cette somme servira à des missions à l'étranger pour soutenir des petites associations locales de protection animale, comme en Chine par exemple».

«Selon les dernières informations, c'est le premier hiver où tous ces chiens -de nomades venus trouver refuge au monastère- ont survécu au froid et aux intempéries. Des animaux de fait, désormais plus forts et plus sociables», relève la photographe. Plus loin, la seconde partie de l'exposition, «Gueules de chiens» est plus intense. Elle laisse voir des animaux aux yeux attendris, derrière des grilles, sauvés de la mort. Des chiens souvent issus du trafic de viande après l'interception de camions ou ayant appartenu à des propriétaires qui, dépourvus de scrupules, les ont abandonnés pour un problème de santé…. Il y a aussi les chiens des rues, malades ou blessés, dénoncés par un appel à la police, capturés et amenés au refuge. Ces photos sont une manière de se préoccuper de ces animaux et de ne pas les oublier à leur triste sort. Voir cette exposition est déjà un premier pas vers eux.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Haro sur la vivisection...

Publié le par Ricard Bruno

Souris, rats, cochons, chats ou singes… Ils sont des millions à être utilisés pour des tests et des expérimentations scientifiques. Depuis les années 70, de nombreuses personnalités du monde artistique ou politique se sont déjà exprimées autour de cette  épineuse question.

En 1981, Brigitte Bardot, avec sa fougue habituelle, pose le débat en ces termes, parfois provocants : "L'animal qui est dans le laboratoire et qui nous permet de vivre et de survivre devrait être traité avec respect et avec une dignité humaine or, j'ai pris dans le dictionnaire la définition du mot humain : sensible à la pitié, bienfaisant et secourable… j'imagine que les gens qui sont dans les laboratoires ne répondent pas tout à fait à cette définition..."

Le 24 avril : une journée dédiée

La Journée Mondiale des Animaux dans les Laboratoires est une campagne internationale abolitionniste de tout test et de toute expérience sur tous les animaux pour des raisons éthiques et scientifiques. La JMAL s’appuie sur la reconnaissance par les Nations Unies du 24 avril comme Journée dédiée aux animaux utilisés dans les laboratoires à travers le monde. De nombreuses actions locales de sensibilisation à la vivisection sont menées tous les ans à travers le monde dont la France autour du 24 avril.

Quand les "people" dénoncent la vivisection...

Dans les années 50, de nombreux reportages montrent l'expérimentation animale comme une pratique courante et normale où ne se pose pas encore la question de la souffrance animale.

Avant de faire évoluer les consciences, il a d'abord fallu définir l'animal comme "un être sensible" et pas comme "un objet". Plus tard, il a fallu trouver des solutions de rechanges pour effectuer les expérimentations qui ne nécessitaient pas de faire souffrir l'animal, notamment en matière de cosmétique.

Parmi les hommes politiques, c'est Valéry Giscard d'Estaing, en 1978, alors qu'il est Président de la République, qui affirme pour la première fois le droit au respect de l'animal. Il évoque la protection de l'animal et la mise au point de son nouveau statut d'être sensible et non plus d'objet. Il dénonce les pratiques inadmissibles de certaines techniques d'abattage qu'il tient à faire disparaître. De même, pour le traitement des animaux dans les laboratoires, il souhaite qu'on ne fasse plus souffrir les animaux.

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1978
 
 
 
 
 
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La société commence à prendre le sujet au sérieux et quelques mois plus tard, en janvier 1979, 10 000 personnes dont le professeur Jacques Monod et l'actrice Corinne Le Poulain manifestent à Paris pour l'interdiction de la vivisection et de l'expérimentation animale. Un réveil des consciences est entamé.

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1979
 

 

 

En 1980, Allain Bougrain-Dubourg, devient pédagogue. Pour faire évoluer les consciences, il faut commencer par celle des enfants. Il explique ici à un garçonnet ce qu'est la vivisection et l'évolution de l'opinion concernant cette pratique. "Ça a dû servir à une époque mais ça doit évoluer. Deux tiers de l'expérimentation est à visée commerciale (cosmétique…), c'est là où on n'est pas d'accord. Avec nos connaissances actuelles, on pourrait aussi utiliser autre chose…"

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1980
 

 

Bien avant lui, Michel Simon se posait déjà en fervent opposant à la vivisection allant même jusqu'à imaginer une solution radicale…

En 1968, l'acteur Michel Simon, qui a vécu de longues années avec des singes est profondément anti-vivisection. Il imagine un monde où les singes se vengeraient des hommes :"Alors que les savants restent dans leur laboratoire et ne franchissent jamais le seuil d'une cage d'un grand singe… Je voudrais pouvoir inculquer aux singes l'art de la vivisection, faire une réserve d'êtres humains, composés uniquement de savants et de dire aux singes. Amusez-vous ! Je vous les donne. Vous avez le droit de sectionner, de faire des expériences là-dessus. Mais les singes sont trop bons, ils sont trop tendres, trop sensibles. Il n'y a pas un singe qui pourrait charcuter un être humain".

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1968
 

 

Moins radicale, la grande prêtresse de la défense de la condition animale, Brigitte Bardot trouve les mots justes pour parler de ce sujet complexe. Dans les années 70, la star abandonne définitivement les plateaux de cinéma pour se consacrer aux animaux. En 1973, dans l'émission Aujourd'hui madame, elle rejette l'abomination des expériences animales. "Il est certain que si la médecine fait des progrès, ce n'est pas grâce à nous, c'est grâce aux animaux" […] C'est indispensable, malheureusement, mais pas la vivisection. Il faut que ces animaux soient endormis. C'est une horreur, ce sont des images intolérables."

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1968
 

 

En 1976, le comédien Maurice Ténac qui a adopté un chien aveugle, sauvé d'un laboratoire, nous livre un témoignage émouvant sur la relation d'amour qu'il entretient avec son animal de compagnie.

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1976
 

 

En 1982, Marguerite Yourcenar défend une thèse tout à fait intéressante en expliquant que si les hommes tuaient moins d'animaux, ils se tueraient peut-être moins entre eux.

 

1982
 

 

En 1998, Jean-Paul Belmondo déclare à Bernard Pivot que le mot qu'il déteste le plus est "vivisection".

 

1998
 

 

Pour aller plus loin

vivisection620

Les différentes techniques d'expérimentation sur des lapins en 1959 (Attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité) (vidéo, 1959)

Expérimentation sur une souris (vidéo, 1959)(Attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité)  

Expérimentation sur un bovin en 1970 (vidéo) (Attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité)  

L'évolution du droit des animaux (playlist) (article) https://www.ina.fr/playlist-audio-video/3158691/l-evolution-du-droit-des-animaux-playlist.html

Débat entre Brigitte Bardot et Pierre Tambourin, maître de recherche l'INSERM et président de la commission de réflexion sur les animaux de laboratoire sur le respect de la vie des animaux dans les expériences, considérés comme des objets. (vidéo, 1981) 

Marguerite Yourcenar déclare son admiration à la fougue et l'énergie de Brigitte Bardotdans la défense de la condition animale :  "Je trouve merveilleux que la violence et le courage prennent un aussi beau visage que le sien". (Vidéo, 1982) 

En 1982, Le ministre de la recherche scientifique, Hubert Curien, veut moraliser les expérimentations animales. (vidéo)

En 1991, A Agen, un procès historique contre des trafiquants de chiens à destination des laboratoires aboutit à une verdict très sévère de prison ferme. Le vol de chiens devient un délit.

En 2016, le moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire, Mathieu Ricard écrit un long plaidoyer pour les animaux. Son ouvrage sera vendu à plusieurs milliers d'exemplaires. (vidéo)

Débat entre philosophes sur le statut des animaux (Emission audio, Grain de philo, 1997)

L214 : protéger la vie animale 

Rédaction Ina le 23/04/2018 à 18:04. Dernière mise à jour le 23/04/2018 à 18:28.
Sciences et techniques
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Waziers : une vingtaine d'animaux saisie par la fondation Brigitte Bardot chez une dame de 75 ans...

Publié le par Ricard Bruno

L'intervention de la fondation Brigitte Bardot à Waziers...

L'intervention de la fondation Brigitte Bardot à Waziers...

Ce vendredi matin, une équipe de la fondation Brigitte Bardot avec les services vétérinaires, la police et les services sociaux, est intervenue à Waziers au domicile d'une personne de 75 ans, qui détenait 3 chiens, des chats, des oiseaux et un lapin.

e vendredi, l'équipe de la fondation Brigitte Bardot est intervenue dans une habitation dans un état d'"insalubrité extrême". Prévenue par une bénévole, les équipes ont monté une intervention conjointe avec la police et les services vétérinaires. La personne de 75 ans n'est pas en opposition mais ce serait "une récidiviste"d'après Elodie Gérome, bénévole de la fondation, présente sur place.  "Elle a fait l'objet d'une précédente intervention en 2008 avec interdiction de posséder un animal durant 5 ans". 

La propriétaire placée sous curatelle a été hospitalisée en attendant un éventuel placement. Elodie décrit "des excréments qui jonchent le sol" et un logement de deux pièces, sans jardin, insalubre avec des chats "qui se cachent partout dans les placards"et sont difficiles à saisir pour les équipes sur place.

Waziers : une vingtaine d'animaux saisie par la fondation Brigitte Bardot chez une dame de 75 ans...

Au final, les bénévoles ont récupéré un lapin, huit perruches, deux canaris, cinq oiseaux du Japon, deux cailles d'ornement, sept chats et trois chiens, "des animaux mal nourris et malades". Ils seront placés dans un des refuges de la fondation, en Normandie.

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Islande: La chasse à la baleine va reprendre après deux ans d'interruption

Publié le par Ricard Bruno

La connerie humaine n'a pas de limite, quelle honte, foutons la paix aux baleines, ce n'est pas possible!

ISLANDE TUEUR DE BALEINES !

BOYCOTT CE PAYS DE TUEURS!

Bruno Ricard 

Le rorqual commun est pourtant une espèce en danger depuis 1996 d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature…

La chasse au rorqual commun va reprendre en Islande

La chasse au rorqual commun va reprendre en Islande

Après deux ans d’interruption, l’unique entreprise islandaise de chasse au rorqual commun va ressortir ses harpons. Hvalur hf. a annoncé ce mardi qu’elle allait reprendre la mer, suscitant l’indignation des associations de protection des cétacés. La saison de la chasse doit débuter le 10 juin.

Depuis 2016, cette société avait dû stopper ses activités en raison de difficultés commerciales avec le Japon, principal marché pour la viande de baleine. La consommation y est en recul et les entraves sanitaires à l’importation sont jugées trop contraignantes.

Développement de produits médicaux

« Nous allons reprendre les opérations commerciales car la bureaucratie japonaise semble s’être assouplie et les autorités nippones ont fait preuve d’écoute », a déclaré le PDG, Kristján Loftsson. Sa firme va également travailler avec des chercheurs de l’université d’Islande au développement de produits médicaux à base de viande de baleine.

Cette année, 161 prises pour le rorqual commun sont autorisées contre 150 en 2017. De plus, Hvalur hf. est autorisée à utiliser 20 % du quota non utilisé de l’année dernière, ce qui permettra la chasse de 30 cétacés supplémentaires.

La chasse « n’a pas sa place dans les temps modernes »

« Cette décision n’est pas fondée sur de réelles nécessités du marché et n’est pas en accord avec les sondages d’opinion sur cette activité, qui n’a pas sa place dans les temps modernes », a réagi Sigursteinn Másson, responsable de l’antenne islandaise du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

La chasse commerciale à la baleine a été interdite en 1986 par la Commission Baleinière Internationale (CBI) mais l’Islande, qui s’était opposée à ce moratoire, a repris la chasse en 2006. C’est le seul pays à l’autoriser avec la Norvège. Le Japon pratique aussi la chasse mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché.

Une espèce en danger

Le rorqual commun, deuxième plus grand animal vivant sur la planète après la baleine bleue, est pourtant une espèce en danger depuis 1996, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Sa population dans l’Atlantique Nord est difficile à estimer aujourd’hui. Les derniers comptages, qui remontent au début des années 2000, évoquent une population totale approximative de 53.000 animaux marins.

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Le combat de Pascal Bohère pour garder son marcassin, Truffe !

Publié le par Ricard Bruno

Le combat de Pascal Bohère pour garder son marcassin, Truffe !

En France, il ne fait pas bon pour un particulier d’accueillir chez lui un animal considéré comme nuisible par la loi. Pascal Bohère l’a appris à ses dépens. L’ONCFS demande en effet à ce particulier, qui a recueilli un marcassin, d’abattre l’animal. Cet habitant de Normandie remue désormais ciel et terre pour sauver la petite Truffe d’un sort terrible. C’est une histoire qui rappelle tristement celle de cette femme, Chantal, à qui on a retiré sa vieille renarde domestiquée, Câline, au prétexte que le renard roux est un animal sauvage et nuisible. Pascal Bohère, un particulier fervent défenseur de la faune sauvage, a décidé d’en appeler à la presse et à l’opinion publique pour plaider sa cause, mais aussi et surtout celle de sa femelle marcassin, Truffe. Nuisible ? Tout commence le 12 décembre 2017, en Seine-Maritime. Ce jour-là, Pascal Bohère découvrit dans son champ de maïs un marcassin âgé de quelques jours, complètement paniqué. L’homme devina vite que la laie et sa portée de marcassins ont été abattus par des chasseurs, ce petit suidé réfugié dans son champ étant le seul survivant du massacre. N’écoutant que son coeur, M. Bohère emporta le petit animal terrorisé chez lui. Pendant un mois, cet ancien ouvrier invalide à 30% suite à un accident du travail prit soin du petit animal, se levant toutes les deux heures même la nuit pour nourrir au biberon la femelle sanglier qu’il baptise très vite Truffe. Habitué des sauvetages  Pascal Bohère est un habitué de la faune sauvage. Sur son vaste terrain à la campagne, il accueille chiens, chats, moutons, canards colverts, faisans, pigeons ramiers et autres tourterelles des bois.

Il a d’ailleurs déjà porté secours à deux jeunes chevreuils, un mâle et une femelle, appelés Bambi et Bambinette. Désireux de toujours être en règle avec la loi, il obtint systématiquement des numéros d’élevage afin de pouvoir prendre soin des petits cervidés. Interrogé dans les colonnes de Paris-Normandie, Pascal Bohère explique : « Mon but, c’est de sauver l’animal avant tout. Sachant que je n’avais pas le droit de la garder, j’ai téléphoné le 15 décembre à la DDPP (la Direction départementale de la protection des populations), pour obtenir l’autorisation de détention d’un animal sauvage non domestique. » Respecter la loi  Sans réponse, le particulier s’est tourné vers la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) qui lui oppose une fin de non-recevoir. La loi est stricte : l’animal, sauvage et considéré comme « nuisible » en France, doit être abattu. Mais Pascal Bohère refusa de baisser les bras. Il adressa un courrier au Ministère de l’Ecologie qui lui expliqua qu’il pouvait garder le petit sanglier à la condition qu’il lui bâtisse un enclos respectant des normes strictes, de sorte à empêcher le suidé de causer d’éventuels dégâts. M. Bohère a alors retroussé ses manches et construit un vaste parc pour son marcassin (qui grandit très vite), dotant ce dernier de tout le confort nécessaire à un sanglier : beaucoup d’espace (400 mètres carrés), des cachettes, des grattoirs, un vieux tas de bois et même un bassin pour que l’animal se baigne et se recouvre de boue (la thalasso des sangliers pour se prémunir des parasites).

En vain  Las ! La préfète de Seine-Maritime refuse de lui accorder un passe-droit et de reconnaître les efforts réalisés par le particulier. Deux agents de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) accompagnés de deux agents de la DDTM se présentèrent alors au domicile de M. Bohère pour lui porter une terrible nouvelle : Truffe sera euthanasiée le 20 avril prochain !

La Fondation Brigitte Bardot, contactée par Monsieur Pascal Bohère, est montée au créneau et sollicite l’indulgence de la préfète de Seine-Maritime afin qu’elle autorise cette détention d’un animal sauvage, comme le permet la loi française. De même, une pétition a été lancée en ligne pour demander à ce que cet habitant de Normandie puisse garder son sanglier et celle-ci a déjà récolté plus de 54 000 signatures à l’heure où nous rédigeons ces lignes.

Vous pouvez apporter votre signature en cliquant juste ici

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Olivier Falorni: «Le gouvernement se renie en revenant sur le contrôle vidéo en abattoir»

Publié le par Ricard Bruno

C’était la mesure phare de la proposition de loi présentée par le député Oliver Falorni en janvier 2017 pour améliorer le bien-être animal dans les abattoirs : y rendre le contrôle vidéo obligatoire. Entre-temps, la présidentielle est passée par là et la mesure a disparu…

Le député Olivier Falorni demande lance un appel pour un contrôle vidéo dans les abattoirs, une mesure préconisait dans un projet de loi de janvier 2017 mais qu'a retiré depuis le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert.

Le député Olivier Falorni demande lance un appel pour un contrôle vidéo dans les abattoirs, une mesure préconisait dans un projet de loi de janvier 2017 mais qu'a retiré depuis le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert.

  • Le projet de loi sur l’Agriculture et les relations commerciales, porté par le ministre de l’Agriculture n’entend pas rendre la vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs, mais mettre plutôt l’accent sur la formation et la présence accru sur place d’inspecteurs vétérinaires.
  • Ce contrôle vidéo était pourtant l’un des piliers de la proposition de loi du député Olivier Falorni élaborée après six mois d’enquête parlementaire et qu’Emmanuel Macron disait vouloir reprendre à son compte pendant la campagne présidentielle.
  • Olivier Falorni dénonce alors un revirement du Président de la république et déplore « l’aveuglement de l’industrie de la viande » qui peine à faire acte d’une plus grande transparence.

En mai, la vidéosurveillance deviendra obligatoire dans les abattoirs de Grande-Bretagne par souci d’y améliorer la transparence et de s’assurer jusqu’au bout du bien-être animal. En France, on n’y est pas encore. Pourtant, le 12 janvier 2017, l’Assemblée nationale votait en première lecture l’une des mesures de proposition de loi du député de Charente-Maritime Oliver Falorni rendant obligatoire le contrôle vidéo dans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018.

Mais la présidentielle a stoppé net le processus d’adoption du texte. Or, dans le projet de loi sur l’Agriculture et les relations commerciales, censé reprendre le dossier, « il n’est plus question de vidéosurveillance dans les abattoirs », fustige Oliver Falorni, qui dénonce alors un « reniement » d’Emmanuel Macron. Le député divers gauche, auteur d’une tribune parue dimanche dans Le Parisien, répond aux questions de 20 Minutes.

La vidéosurveillance était l’un des piliers de votre proposition de loi votée « relative au respect de l’animal en abattoir » ?

Cette proposition de loi s’appuyait en fait sur deux piliers. Le premier était de faire de la maltraitance sur animaux en abattoir et dans les transports un délit pénal. C'était déjà le cas dans les élevages ou dans les refuges pour animaux. Mais ni dans les abattoirs, ni durant les transports. Il fallait ensuitese donner les moyens pour caractériser les délits. Le contrôle vidéo dans les abattoirs est cet outil efficace. Ce sont des images qui ont permis de lever l’opacité sur les abattoirs, de révéler des actes de maltraitances, de pousser à la création d’une commission d’enquête parlementaire et même d’entraîner des procès. A Alès il y a un an et à Pau prochainement. Mais ces images ont été tournées clandestinement, par des ONG. Or, l’État a pour mission de contrôler ce qui se passe dans les abattoirs. C’est donc à lui de filmer.

Oliver Falorni, député divers gauche de Charente-Maritime, a présidé la commission parlementaire qui a défendu la proposition de loi sur les abattoirs en janvier 2017.

Oliver Falorni, député divers gauche de Charente-Maritime, a présidé la commission parlementaire qui a défendu la proposition de loi sur les abattoirs en janvier 2017.

Votre proposition de loi a été votée en première lecture à l’Assemblée nationale le 12 janvier 2017… Vous vous doutiez alors qu’il faudrait recommencer à zéro après la présidentielle ?

Certes, la campagne présidentielle a stoppé ensuite le processus de navettes parlementaires de ma proposition de loi. Mais, sondé par les associations, Emmanuel Macron avait assuré par écrit que, s’il était élu, « la vidéosurveillance dans les abattoirs, selon des modalités inspirées de la proposition de loi Falorni, sera mise en place ». J’étais confiant, ayant la naïveté encore de croire aux engagements de campagne. Pourtant, il n’est plus question de contrôle vidéo en abattoir dans le nouveau texte de Stéphane Travert. De ma proposition de loi, il n’a retenu que le premier pilier, à savoir les dispositions sur le délit pénal. Du coup, ce texte ne tient que sur une seule jambe. C’est une régression et un reniement de la part d’Emmanuel Macron.

Comment expliquez-vous ce revirement ? Est-ce pour des problèmes juridiques et dans le souci de préserver le droit à l’image des salariés filmés ?

Cet argument a été soulevé à plusieurs reprises en effet, notamment par les organisations salariales. Elles mettaient en garde contre les risques de « flicage » des travailleurs sur des questions de productivité. Nous avons pris en compte ce point dans le texte voté en janvier 2017 en donnant accès aux images filmées en abattoir à l’inspection vétérinaire, et à elle seule, et avec pour finalité exclusive de s’assurer du bien-être animal. Je comprends parfaitement que l’introduction vidéo puisse toujours être un sujet d’inquiétudes pour les organisations syndicales, mais ce sont bien les industriels qui font obstacle aujourd’hui à l’introduction de la vidéo dans les abattoirs. Je suis consterné par l’aveuglement de l’industrie de la viande. Il y a d’un côté une consommation de viandes qui ne cesse de baisser, une exigence des consommateurs qui ne cesse de s’accroître, mais de l’autre côté, une industrie française de la viande qui reste sourde et ne fait pas d’efforts de transparence. Pourtant, à côté de nous, ça bouge. En Grande-Bretagne mais aussi en Wallonie [Belgique].

Plutôt qu’à la vidéosurveillance, Stéphane Travert dit vouloir donner la priorité à la formation des salariés d’abattoirs et privilégier la présence physique des agents vétérinaires sur place…

Opposer formation et vidéosurveillance n’a pas de sens. Imaginerait-on un gouvernement luttant contre les chauffards et se privant des radars ? Certes, l’une des réponses au problème est une meilleure formation des conducteurs. Mais on sait bien aussi qu’il faut également la peur du gendarme et que, sans ces radars, il est bien plus compliqué de contrôler les vitesses. C’est la même chose pour les abattoirs. Il faut une meilleure formation et une meilleure qualification des salariés, mais il faut aussi des contrôles. Quant à renforcer le nombre d’inspecteurs vétérinaires dans les abattoirs, moi, je suis d'accord. Les services vétérinaires y sont certes déjà présents en permanence, mais leur nombre est effectivement insuffisant si bien qu’ils se concentrent alors sur des questions sanitaires et pas sur celle du bien-être animal. Dans notre proposition de loi, nous demandions ainsi la présence permanente d’un agent des services vétérinaires aux postes d’étourdissement et de mise à mort et la nomination, au moins, d’un inspecteur vétérinaire chargé de la question du bien-être animale. J’ai pu consulter le projet de loi porté par Stéphane Travert lorsqu’il a été soumis à l’avis de la commission « développement durable » de l’Assemblée nationale. Il n’y a aucune mesure qui va dans ce sens. Quoi qu’il en soit, même si on renforçait le nombre d’agents vétérinaires en abattoirs, la vidéosurveillance reste malgré tout un outil indispensable. Elle permettrait à ces inspecteurs de consulter à tout moment les images [elles seraient conservées un mois], de caractériser les délits lorsqu’il y en a mais aussi décharger les salariés lorsqu’ils sont faussement accusés de maltraitance.

Avez-vous encore l’espoir de peser dans le débat ?

Bien sûr, c’est encore le temps du débat. Le projet de loi du ministre de l’Agriculture passe cette semaine devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Puis devant l’hémicycle en mai. Ce sont deux étapes importantes. Quarante associations de protection animales suivent de près ce dossier. Elles sauront se faire entendre.

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Brigitte Bardot lettre d'août 2017 aux restaurateurs...

Publié le par Ricard Bruno

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« Contre l'exploitation animale » : le livre-manifeste d'André-Joseph Bouglione pour un cirque 100% sans animaux

Publié le par Ricard Bruno

« Contre l'exploitation animale » : le livre-manifeste d'André-Joseph Bouglione pour un cirque 100% sans animaux

Il porte le nom de l'une des plus illustres familles françaises de cirque, il est marié à une descendante d'une prestigieuse lignée de dompteurs, et pourtant : André-Joseph Bouglione a décidé de raccrocher son fouet et de faire de son cirque un établissement « 100 % humain ». Dans un livre aux allures de manifeste, il dévoile les raisons qui l'ont poussé à se défaire de ses animaux, avec lesquels il a pourtant partagé tant d'histoires.

Une décision personnelle, radicale et sans concession, qui a fait l'effet d'une bombe dans le petit monde du cirque — ce milieu si conservateur… Mais la transition vers la fin des ménageries circassiennes est, selon lui, nécessaire pour sauver le cirque traditionnel, secteur qu'il considère aujourd'hui comme étant en crise, et dont il veut assurer le renouveau.

Le nouveau cirque sera sans animaux, ou ne sera pas : André-Joseph Bouglione en a la certitude, et compte bien le faire savoir. Dans son livre « Contre l'exploitation animale », paru ce jeudi aux éditions Tchou (15 € ; 118 pages), il se livre à une analyse sans concession du milieu actuel du cirque, et en dresse un portrait très critique.

Une analyse qui a d'autant plus de poids qu'il est issu d'une célèbre lignée de Circassiens. Sa femme Sandrine, née Surkow, est pour sa part une dompteuse de talent, issue d'une prestigieuse lignée de dresseurs allemands, unanimement respectés et admirés dans le milieu du cirque mondial. Bref, tout les disposait à poursuivre une voie royale dans la grande tradition des fouets, des tabourets et des cerceaux enflammés. Pourtant, ils ont tous les deux fait le choix de laisser derrière eux les fauves, les girafes et les éléphants, pour défendre toutes griffes dehors le cirque 100 % sans animaux.

Dans sa démarche, André-Joseph Bouglione se heurte à l'incompréhension et surtout, à l'hostilité d'une certaine partie du monde du cirque (notamment avec une partie de la famille Bouglione, dont ses cousins, avec lesquels il est brouillé de longue date). Ses détracteurs voient en lui un traître, un fossoyeur du cirque traditionnel. Mais, argue André-Joseph Bouglione, c'est justement du poids de certaines traditions qu'il propose de libérer le cirque, afin de lui permettre de survivre.

Une tradition qui a déjà suivi de nombreuses évolutions par le passé

Il ambitionne ainsi de sauver ce spectacle, jadis populaire, qui souffre aujourd'hui du désamour grandissant d'un public de plus en plus sensible au bien-être animal. Qu'importe, on le taxe de destructeur de la grande tradition circassienne. Pourtant, rappelle André-Joseph Bouglione, le cirque a déjà bien évolué au cours de l'Histoire… Ainsi, lors de sa création en Angleterre par Philip Astley, le cirque ne présentait que des chevaux pour seuls animaux, qui accomplissent des spectacles de voltige équestre. Et que de changement ont été opérés depuis cette époque !

Du temps de Phineas Taylor Barnum, et de son célèbre cirque fondé dans les années 1870 aux États-Unis, on ne s'étonnait pas de venir s'extasier devant les freak-shows — ces spectacles de « monstres-humains » mettant en scène des nains, des femmes à barbe, des personnes présentant des malformations génétiques, et autres « bêtes de foire » exposées à titre de curiosités. Mais vers la fin du XXe siècle, ces expositions d'êtres humains sont devenues inacceptables, et le cirque a évolué… au point qu'aujourd'hui, cela semblerait totalement absurde de présenter ce genre de spectacle.

Les animaux sauvages exotiques, eux, n'ont fait leur apparition qu'au milieu du XIXe siècle dans les cirques européens, conséquence des empires coloniaux qui veulent faire découvrir à la population la faune des colonies d'Asie ou d'Afrique. Aujourd'hui, ces spectacles suscitent un rejet croissant auprès d'une opinion publique de plus en plus sensibilisée aux droits animaux. Alors, pourquoi ne pourraient-ils pas disparaître à leur tour, de la même manière que l'avancée des droits humains a rendu les freak-shows dépassés et indésirables ?

Ce que veut le public

Selon André-Joseph Bouglione, le cirque est actuellement en pleine phase de décadence. C'est une activité qui marche de moins en moins, qui se meurt à petit feu, à cause d'une accumulation de facteurs tant économiques que sociétaux.

Face au désamour croissant du public, il a décidé de transformer son cirque, et lance un appel aux autres circassiens à faire de même et à lui emboîter le pas afin de faire renaître le cirque, et de le rendre plus en phase avec la société moderne.

« Au cirque, on n'impose pas ses idées : on les présente. Elles marchent, tant mieux. Elles ne marchent pas, il faut changer. C'est le public qui décide, ça a toujours été comme ça. Il n'y a pas de guide Michelin du cirque : c'est le public notre critique, c'est lui qui distribue les bons et les mauvais points, » explique A-J Bouglione dans son livre.

Même en dehors de toutes considérations éthiques sur la sensibilité des animaux, le cirque 100 % sans animaux serait pour les Circassiens une évolution nécessaire, un choix logique, un virage à prendre au plus vite sous peine de se retrouver mis sur la touche et de voir son activité péricliter.

« On peut gagner des procès contre des associations animalistes, mais on ne peut pas gagner contre l'opinion publique ». Or c'est précisément cette opinion publique, aujourd'hui majoritairement défavorable au cirque avec animaux, dont il faudrait aujourd'hui reconquérir le cœur et regagner les faveurs. Il en va, selon l'ancien dresseur, de la survie même du cirque traditionnel.

" Je ne vois plus de beauté dans un numéro de lions, je vois de l'esclavage "

C'est peu à peu, raconte l'ancien dompteur, qu'un déclic s'est opéré et qu'il a progressivement pris conscience que le cirque avec animaux était dépassé. En collaborant avec divers artistes venus d'autres milieux que celui du cirque, il s'est retrouvé confronté à leur point de vue, et s'est rendu compte qu'énormément de personnes avaient l'air gênées par cela. Alors, progressivement, une nouvelle manière de concevoir le cirque se met en place dans son esprit. Une prise de conscience qui n’aura pas été facile, pour cet amoureux des fauves.

« Avoir des animaux, ça gène. Pourquoi ? L'opinion publique évolue, la prise de conscience de la sensibilité animale se généralise, c'est une nouvelle façon de penser, de voir les choses. Avant, on ne remarquait que la témérité du dompteur, et maintenant, on ne voit que des animaux en cage. »

Lui ne se repent pas de ses années passées à dompter des fauves, même s'il pressent bien qu'aujourd'hui l'heure d'un grand changement s'impose. Il se défend d'avoir jamais maltraité ses animaux, mais il remarque que certains dresseurs ne s'embarrassent pas de principes, et que de toute façon, même avec le meilleur traitement du monde, la vie en captivité et les déplacements fréquents ne sont pas faits pour ces animaux.

 

« Contre l'exploitation animale » : le livre-manifeste d'André-Joseph Bouglione pour un cirque 100% sans animaux

« On les adore, on s'en occupe, on passe du temps avec eux, mais la perception de notre métier a changé. Et puis, on a compris que certains comportements que l'on croyait normaux étaient en fait des signes de stress. Par exemple, le léger balancement que font les éléphants à l'arrêt, pour moi, cela voulait dire qu'ils étaient détendus. Or, ceux qui vivent librement à l'état sauvage ne le font jamais. C'est un éthologue qui m'a expliqué cela. [...] Impossible de l'ignorer une fois qu'on le sait. »

Le Circassien fustige aussi les nombreux comportements abusifs dont il a été témoin, des histoires qui circulent dans le milieu. Ce dresseur qui faisait monter un lionceau sur un tabouret en le suspendant avec une chaîne accrochée au cou afin de lui apprendre le tour. Ce cirque dont les animaux avaient une espérance de vie moyenne de quatre mois en raison des mauvais traitements dont ils étaient victimes. Pourtant il le soutient : « La vraie maltraitance n'est pas due à l'envie de maltraiter, mais à l'ignorance, l'incompétence, la stupidité. »

Et de raconter l'histoire de cette girafe, dont la tête dépassait par un trou au-dessus de sa cage, qui s'est violemment cognée le jour où le camion qui la transportait est passé sous un pont… Ou encore de cet autre animal qui, le plancher du camion ayant cédé, s'est retrouvé avec les pattes qui frottaient sur le sol pendant plusieurs kilomètres.

« Je ne vois plus de beauté dans un numéro de lions, je vois de l'esclavage, même si certaines cages sont dorées. J'ai du mal à ne plus voir les fauves que j'aime, mais je ne regrette pas ma décision, je pense que c'est la bonne. »

 

La mort du cirque… Et sa renaissance

Mais au-delà des considérations animalistes, c'est toute l'image du cirque qui est aujourd'hui dégradée par un certain nombre de pratiques, dénoncées par André-Joseph Bouglione dans son livre.

Car c'est bien de la mort du cirque, et de son besoin de renouveau, qu'il est question. Le circassien dénonce les spectacles " bradés " à 5 euros la place, un tarif généralement obtenu au prix d'artistes sous payés et de prestations de qualité médiocre, qui tuent la profession à petit feu.

« Vous vous imaginez : "Venez voir le plus beau, le plus extraordinaire, le plus fabuleux spectacle du monde, pour seulement 5 euros" ? Même le cinéma est plus cher, et ce n'est qu'une projection, pas un spectacle vivant ! » s'indigne André-Joseph Bouglione. La multiplication de ces cirques " low-cost " finit par pousser même les plus grands et les plus prestigieux cirques a diminuer leurs tarifs, pour se mettre au même pas. Une dévalorisation qui est, selon lui, catastrophique lorsqu'on essaye de proposer un spectacle de qualité, et se répercute sur toute la profession

Plus généralement, il y a aussi, bien sûr, la dégradation de l'image du cirque, « pourrie » par ce qu'il appelle les « cirques voyous ». Généralement il s'agit de petits cirques, qui se livrent à divers trafics et magouilles sous couvert de l'activité circassienne. Irrespectueux des lois et des gens, ils s'installent illégalement dans les villes, menacent les élus et les populations locales pour parvenir à leurs fins, n'ont aucun respect pour le cirque en tant qu'art, et créent des problèmes partout où ils passent. En conséquence, ce sont tous les cirques, même les plus sérieux, qui en pâtissent. Alors que les cirques étaient jadis au cœur des villes et que son passage était célébré comme une fête, ils sont aujourd'hui repoussés aux périphéries, dans des terrains vagues, par les maires qui ne veulent plus s'attirer de problèmes.

« Les petits cirques sont en train de se tuer tout seuls, entre la question des animaux, les incidents quand ils s'installent de façon illégale, et des spectacles à 5 euros comme on n'en voit que dans les kermesses et les milieux associatifs. » Et les magouilles et mauvais traitements sont loin, selon lui, de ne concerner que les petits cirques…

Une charte de qualité et un label pour les cirques " responsables "

Pour sauver l'art du cirque, ce lieu magique et nomade, à l'histoire si riche, qui rassemble toutes les couches de la société dans un chapiteau éphémère, A-J Bouglione expose son projet : l'établissement d'un label que les cirques qui voudraient l'accompagner dans cette évolution puissent suivre, avec une charte à respecter.

Le projet s'articule autour de cinq points majeurs pour un cirque de qualité : Le premier point concerne l'arrêt total de l'exploitation animale, et le transfert des animaux vers des refuges et des réserves agréées, les lieux étant préalablement sélectionnés afin de s'assurer que les animaux auront la garantie d'une retraite paisible et ne seront plus exploités ni revendus.

Les autres points concernent l'organisation des tournées d'un commun accord et de manière coordonnée avec les municipalités, l'éducation et le suivi scolaire des enfants circassiens, un soutien administratif, et l'établissement d'un label garantissant à la fois la qualité artistique des spectacles et la garantie d'une certaine éthique.

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