action protection animale
« Là où chantaient les ailes »...
Les matins deviennent silencieux.
On ne s’en rend pas compte tout de suite. Ce n’est pas un grand fracas, pas une catastrophe spectaculaire. C’est une absence. Une disparition douce, presque polie. Celle des moineaux friquets et des martinets qui accompagnaient nos vies depuis toujours.
Le Moineau friquet autrefois sautillait partout, dans les cours d’école, les jardins, les fermes, au bord des trottoirs. Il n’avait besoin de rien d’autre que de quelques graines, un coin de haie, un peu de poussière pour vivre. Il faisait partie du décor comme le vent ou la pluie. On croyait qu’il serait toujours là. Et pourtant, année après année, il s’efface. Les pesticides empoisonnent les insectes dont il nourrit ses petits. Les haies disparaissent. Les vieux murs sont rénovés jusqu’à devenir stériles. Même nos villes semblent désormais incapables d’accueillir une si petite vie.
Et puis il y a les Martinet noir.
Ces flèches du ciel. Ces oiseaux qui passent leur existence presque entière dans les airs, qui dormaient au-dessus de nos têtes pendant les nuits d’été. Leur cri perçant annonçait la chaleur, les longues soirées de juin, l’enfance qui traîne dehors jusqu’à la tombée du jour. Aujourd’hui, leurs silhouettes deviennent rares. Les cavités où ils nichaient sont murées. Les insectes s’effondrent. Le ciel lui-même semble vide.
Ce qui disparaît avec eux, ce ne sont pas seulement des oiseaux.
C’est une mémoire du monde vivant. Une familiarité ancienne entre l’homme et la nature ordinaire. Nous avons appris à pleurer les espèces exotiques, les grands animaux lointains, mais nous laissons mourir en silence ceux qui partageaient nos rues et nos saisons.
Un jour, des enfants entendront parler des moineaux comme nous parlons aujourd’hui des lucioles disparues : avec étonnement, comme d’un souvenir impossible. On leur montrera des photos d’un ciel traversé de martinets et ils demanderont : “Il y en avait vraiment autant ?”
Oui. Il y en avait partout.
Et nous avons laissé le silence les remplacer.
Bruno Ricard
Bazoches - Il était une fois... (Fondation Brigitte Bardot)
Partez à la découverte de notre refuge de Bazoches (78) à travers son nouveau film de présentation. Aménagé à partir de l’ancienne propriété offerte par notre Présidente Brigitte Bardot à la Fondation, Bazoches est devenu un havre de paix pour nos animaux.
"Des enclos sans eau ni nourriture, des animaux manipulés" : le salon du chiot à Bayonne fait polémique
À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le salon du chiot fait polémique. La fondation Brigitte Bardot, qui s'est rendue sur place le 14 mars dernier, dénonce des maltraitances.
Des gamelles vides, des chiots dans des cages, des vendeurs qui ont parcouru parfois plus de 150 km pour se rendre à l’événement avec leurs animaux à vendre… La fondation Brigitte Bardot a fait un terrible constat le 14 mars dernier alors qu’elle s’est rendue discrètement au salon du chiot à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). L’évènement avait lieu dans une salle privée, qui n’est pas louée par la mairie de Bayonne et qui a duré deux jours.
« Sur place, nous avons constaté l’absence du vétérinaire, pourtant obligatoire tout le long du salon, plusieurs enclos sans eau et sans nourriture, des animaux manipulés constamment par les visiteurs, le non-respect du certificat d’engagement et de connaissance (CEC) non respecté […]. Tout pouce à l’achat, il est souvent proposé des paiements allant jusqu’à 10 fois sans frais », témoigne Daniel Raposo, représentant de l’association en Béarn et au Pays basque.
« Les salons et les foires sont passés sous les radars de la loi »
Le défenseur du bien-être animal est scandalisé, alors que d’autres évènements similaires sont programmés dans le coin. Daniel Raposo a interpellé les élus locaux à ce sujet, pointant du doigt ces évènements qui sont passés sous les radars de la loi interdisant la vente de chiens et chats en animaleries depuis 2021.
Les salons et foires sont passés sous les radars de la loi et il est nécessaire de remédier à cette situation pour lutter efficacement contre les achats d’impulsion, la maltraitance et l’abandon des animaux de compagnie.
De notre côté, nous n’avons pas réussi à joindre les organisateurs.
Un procès hors norme à Nice, plus de 7.000 chiots au cœur d’un trafic international
Un procès hors norme s’est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Nice. Au centre de l’affaire, plusieurs milliers de chiots importés illégalement d’Europe de l’Est, souvent malades et parfois morts quelques jours après leur vente dans cinq animaleries azuréennes.
Le trafic s'est déroulé entre 2019 et 2022 et reposait sur un système très structuré et lucratif que la justice tente aujourd’hui de démanteler. Ce trafic fonctionne comme une véritable organisation criminelle, avec élevages clandestins, transporteurs et revendeurs en France.
Plus de 7.000 animaux ont été écoulés en trois ans dans cinq animaleries de la région niçoise et du Cannet, certaines pouvant proposer jusqu’à 50 chiots par mois.
À la clé, des milliers d’euros, pour un commerce jugé moins risqué que celui de la drogue. Mais derrière les annonces en ligne (notamment sur Leboncoin) et les photos attendrissantes, la réalité était bien différente : chiots trop jeunes, parfois non sevrés, transports inadaptés, documents falsifiés…
Les acheteurs ont rapidement constaté les tromperies. Certains animaux sont tombés malades quelques jours après l’achat, d’autres sont morts prématurément.
Le cœur du procès, l’âge légal des chiots
Une des questions centrales du procès porte sur le respect de la réglementation sur l’âge des chiots. Selon la loi française et européenne, un chiot ne peut être vendu avant 15 semaines, afin de garantir son sevrage, ses vaccins et sa santé.
La justice doit donc déterminer si les chiots importés par le réseau, notamment par deux prévenus hongrois, respectaient ce minimum légal. Ces derniers sont présentés par l’accusation comme des fournisseurs clés du réseau, responsables de l’approvisionnement depuis des élevages d’Europe de l’Est.
Des prévenus nombreux et un procès exceptionnel
Plusieurs personnes et sociétés françaises sont également jugées, révélant l’ampleur et la structuration du trafic. Les avocats contestent tout ou partie des faits.
Le procès, prévu jusqu'à ce vendredi, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les trafics d’animaux en France.
Guerre au Moyen-Orient : les “vols de rapatriement” français n’acceptent pas les animaux de compagnie !
La Fondation Brigitte Bardot a sollicité l’aide du ministère des Affaires étrangères suite aux nombreux appels de Français bloqués au Moyen-Orient qui ne peuvent pas embarquer avec leur chien/chat sur les vols de rapatriement organisés par le gouvernement.
Pourtant, sur demande de la FBB, le ministère de l'Agriculture a mis en place un protocole sanitaire dérogatoire jusqu'au 30 avril pour faciliter leur entrée en France.
Cela reste très utile concernant les vols commerciaux. Mais les vols gouvernementaux refusent toujours d'embarquer les animaux de compagnie, forçant les Français à choisir entre leur sécurité et leur famille à quatre pattes !
Cette situation est d'autant plus incompréhensible que l'Italie, la Grèce et l'Espagne permettent à leurs ressortissants d'embarquer avec leurs animaux. La Grèce a même organisé mercredi dernier un vol spécial depuis Abou Dhabi transportant 101 personnes et 45 chiens et chats. Les témoignages grecs sont bouleversants : « Nos animaux ne sont pas des bagages, ils font partie de nos familles », « Il n'était pas question que je laisse mon chat derrière moi ».
Pourquoi la France impose-t-elle à ses citoyens d'abandonner leurs compagnons alors que d'autres pays trouvent des solutions ?
Nous attendons toujours une réponse du ministère des Affaires étrangères. Les animaux de compagnie ne sont pas des objets, ce sont des membres de la famille. Aucun Français ne devrait être contraint de choisir entre sa vie et celle de son animal.
Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot
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