Tout le monde veut des nouvelles de Lucky ! Après le reportage réalisé par Le Parisien sur ce labrador, affamé par ses propriétaires et qui a frôlé la mort, les messages sur les réseaux sociaux et les appels à la fondation qui l'a recueilli n'ont pas cessé d'affluer. le journal est allé prendre de ses nouvelles à la Fondation Assistance aux Animaux de Villevaudé.
Un grand bravo à ces militants anti fourrure ! d'autres actions de la sorte doivent être fait contre ce couturier de la mort...
Bruno Ricard
Avenue Montaigne, Paris. Quelques minutes avant le défilé Fendi de Karl Lagerfeld. Action de la Fondation Brigitte Bardot pour dénoncer la cruauté de la fourrure à laquelle le couturier consacrait sa collection.
Cette semaine, c'est la Fashion Week à Paris. À l'occasion, Fendi propose un défilé "haute fourrure" mercredi 8 juillet. Ce nouveau concept est-il intéressant ou scandaleux ? Notre contributeur Arnaud Gavard, porte parole de l'association Pro Anima et responsable de la campagne "Merci la Mode!" a tranché
Des mannequins présentent une nouvelle collection en fourrure de renard, en Suisse, le 21/10/03 (WALTER BIERI/AP/SIPA)
Malgré le discours rassurant de la filière fourrure, produire cette matière nécessite toujours la mise à mort de millions d’animaux, après une vie en cage.
Une production intensive
90 millions de visons, 25 millions de renards, 15 millions de ratons laveurs… plus de nombreux autres animaux. Nos nouvelles estimations atteignent le chiffre de 150 millions de victimes animales au cours de l'année 2014, pour une industrie futile : celle de la mode.
De son coté, Karl Lagerfeld, directeur artistique de la maison Fendi organisatrice du défilé "haute fourrure" se cache derrière son petit doigt en affirmant que tant que les gens mangeront de la viande et porteront du cuir, ça n’a pas de sens d’arrêter la fourrure !
Un raisonnement erroné puisqu’on le sait, cuir et fourrure sont deux industries totalement différentes. Alors que le cuir est lié aux habitudes alimentaires des citoyens (il s'agit de la peau des pauvres vaches tuées pour être mangées), la fourrure, elle, provient d’élevages qui existent grâce et pour le monde de la mode.
Ce supplément de souffrance est un cycle industriel de mise à mort bel et bien soutenu par les couturiers comme Karl Lagerfeld. Cela inclut les peaux exotiques dont les conditions de production en Asie sont scandaleuses. Selon Radhika Bhalla, journaliste britannique au Daily Mail, la maison Hermès incriminée dans une nouvelle vidéo choc dans laquelle les animaux sont sciés en deux encore en vie, n’a pas voulu répondre de tels actes. Même silence chez Fendi, selon le quotidien américain The New York Times.
Une fashion week sanglante
Est-il plus facile d’assumer un choix sur le papier que face aux questions des journalistes ? En attendant, la fourrure constitue un continent noir dans le monde de la mode. Karl Lagerfeld, mieux que quiconque, incarne cette schizophrénie propre à notre société lui qui vénère son animal de compagnie au point de le nommer héritier de sa fortune.
Membre de la fondation Bardot, il participe donc indirectement aux campagnes anti fourrures de cette dernière, à moins qu’il ne s’agisse que d’une tentative pour brouiller les pistes ? Bien entendu, le seul beau geste de la part du créateur serait de ne plus utiliser la fourrure véritable, comme le demande cette petite vidéo.
Il ne supporterait sûrement pas que sa Choupette passe le plus clair de son temps dans une cage en batterie de moins d’1 m² avant une mise à mort par gazage ou par électrocution. Car c’est cette réalité sanglante qui entachera encore une fois la fashion-week parisienne.
La fausse fourrure, une solution idéale
Le monde de la mode a les cartes entre ses mains pour choisir de basculer vers une production responsable, beaucoup plus respectueuse du vivant. Hannah Wieland, de la marque Shrimps, montre l’exemple avec ses fausses fourrures ultra populaires Outre-Manche.
Romy LDN, Simone Rocha, Calvin Klein, Pushbutton ou Tommy Hilfiger font partie des labels pointus n’utilisant pas de fourrures véritables dans leurs collections, pour raisons éthiques et peut-être aussi écologiques. La production de fausse fourrure reste moins nocive au niveau environnemental que la véritable fourrure, dont les élevages participent au réchauffement climatique et à la dégradation de la nature.
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L'évènement est inédit au refuge de Coat-Fur, à Lescouët-Gouarec : sept louveteaux viennent de rejoindre les dix pensionnaires des lieux. Après avoir été séparés de leur mère et confinés dans un appartement, ces bébés loups s'apprêtent à retrouver des conditions de vie dignes de leur espèce.
Ils ont pointé le bout de leur museau le lundi 15 juin. Arrivés du Sud-Ouest de la France dans un camion affrété par la Fondation Brigitte Bardot, sept louveteaux d'un mois et demi ont posé la patte à Lescouët-Gouarec sous l'oeil bienveillant de Willy Bigot, responsable du refuge de Coat-Fur. Un lieu unique en France, qui offre, en leur évitant l'euthanasie, une seconde chance aux loups réformés du spectacle, de parcs animaliers, victimes de maltraitance mais aussi saisis chez des trafiquants, dresseurs ou particuliers dans l'illégalité. C'est ce dernier cas de figure qui a conduit ces bébés loups à être placés à Coat-Fur.
Trop jeunes pour être traumatisés
Une première pour le refuge, qui n'avait jusqu'ici recueilli que des animaux adultes aux parcours chaotiques. Leur courte vie n'en est pas moins triste : séparés de leur mère dix jours après leur naissance pour favoriser « l'imprégnation » (*), ils vivaient confinés dans un appartement. « Ils sont heureusement trop jeunes pour être traumatisés », indique Willy Bigot, qui se réjouit de les voir désormais s'ébattre en pleine nature, dans l'un des huit vastes enclos que compte le refuge. Leur maman, une louve européenne de 4 ans, était également du voyage. Éloignée trop longtemps de ses petits, il n'a pas été possible de les lui rendre. Très stressée à son arrivée au refuge, elle a été installée dans un enclos mitoyen de celui des louveteaux ; elle y côtoie aussi deux des dix autres pensionnaires des lieux, des loups arctiques dont elle se rapproche peu à peu. Le papa, un loup canadien, a lui aussi été saisi mais pas encore placé. « Il s'agit d'une affaire de trafic animalier qui touche cinq départements, il faut le temps aux enquêteurs de remonter toutes les pistes, de faire des recherches ADN sur les animaux », explique Willy Bigot, écartant pour le moment la possibilité d'accueillir un autre loup : « Avec 18 loups au refuge, on est au complet ! ».
Un enclos de 8.000 m² pour préserver la meute
Pour permettre à la meute de louveteaux - quatre mâles et trois femelles - de rester unie, le responsable du site a programmé la construction d'un nouvel enclos de 8.000 m², entièrement financé par la Fondation Brigitte Bardot, indéfectible soutien du refuge depuis sa création en 2006. « Notre challenge, c'est de conserver cette meute le plus longtemps possible sans en séparer les individus », indique Willy Bigot. Pour l'heure, les petits loups, qui viennent d'avoir deux mois, ne pensent qu'à s'amuser. « On commence quand même à reconnaître les dominants et les dominés », confie le soigneur. Qui prédit que dans une dizaine de mois, leur caractère de loup se révélera pleinement. Il ne sera alors plus question de penser à jouer avec eux... * Cette technique vise à priver l'animal de l'éducation de sa mère en la remplaçant par celle de l'homme afin de « fixer » dans sa conscience l'idée que l'homme est un congénère, à qui il doit s'identifier.
Pratique Visites, de 14 h à 18 h, les mercredi, samedi et dimanche jusqu'au 30 septembre ; du mercredi au dimanche en juillet et août. Contact : tél. 06.12.26.31.41. Site internet : www.refugedesloups.org
Un incendie a ravagé un studio, mercredi vers 10h 30, rue du Jardin-Secret à Antibes-les-Pins. Les pompiers ont sauvé un chien alors qu'il tentait de s'échapper.
Les sapeurs-pompiers ont sauvé le chien de la jeune femme avant de circonscrire l'incendie.
La locataire était sorti à la piscine lorsque son logement s'est embrasé.
Dans une vidéo envoyée par un internaute, le chien essaye de passer par-dessus le balcon avant que les pompiers ne le sauvent.
Yulin : une chinoise fait 2500km pour sauver 100 chiens d’une mort certaine
Yang Xiaoyun ne pouvait plus rester de marbre face à la barbarie exercée chaque année par une minorité de chinois au nom de la tradition. Ce 21 juin, la petite ville de Yulin fêtait, en effet, son fameux festival où chiens et chats sont torturés avant d’être mangés. Cette dame de 65 ans va pourtant traverser la Chine pour venir en aide à ces animaux en tentant d’en sauver un maximum selon ses maigres moyens.
La semaine dernière, le monde entier entrait en débat sur les réseaux sociaux concernant le festival annuel de Yulin, en Chine, où plus de 10.000 chiens et de nombreux chats sont sacrifiés sur l’autel de la tradition. Si énormément d’occidentaux se sont indignés de cette pratique jugée barbare alors même que nos usines à viande tournent à plein régime, beaucoup ignorent que l’origine du mouvement de contestation contre le festival de Yulin émane également des quatre coins de la Chine elle-même. Ainsi, des millions de chinois réclameraient la fin de la pratique, soutenus par de nombreux députés au pouvoir. Ceux-ci réclament aujourd’hui un soutien international pour faire pression sur leur gouvernement afin de faire interdire un nouveau massacre en 2016.
Parmi ces militants chinois, dont on entend relativement peu parler en occident, on trouve le personnage inspirant de Yang Xiaoyun, une institutrice à la retraite qui voue sa vie à la préservation animale. Âgée de 65 ans, cette dame s’occupe d’un refuge canins de fortune dans la ville de Tianjin au Nord-Est de la République Populaire. À l’approche du festival, elle a quitté sa province pour traverser l’énorme territoire chinois de part et d’autre pour se rendre à Yulin afin de secourir un maximum de chiens. Elle va y dépenser pas loin de 1000 euros (70 000 yuans), une somme assez importante en Chine rurale, pour sauver une centaine de chiens d’une mort certaine.
Son parcours est symbolique à double titre. Yang Xiaoyun rappelle que la consommation de viande de chien est une pratique relativement marginale et géographiquement limitée en Chine. De plus, ces militants démontrent que cette détermination à faire évoluer leurs traditions n’est pas une volonté occidentaliste mais bien un souhait interne à la République Chinoise, au même titre que sur des questions de Droits de l’Homme. Dès lors, le mouvement international d’indignation apparait plus comme un soutien collectif en faveur des chinois progressistes plutôt qu’une volonté étrangère d’ingérence morale.
Dans un pays où le militantisme reste marginal et opprimé, la médiatisation du combat de Yang Xiaoyun apparait comme un signe positif. Tristement, les vendeurs de chiens (souvent kidnappés à d’autres chinois) profitent de cette vague de compassion pour alimenter un nouveau business non plus lié à l’alimentaire mais à la revente des chiens. Yang Xiaoyun n’est en effet pas la seule chinoise à racheter quelques chiens pour leur éviter la torture. Le gouvernement va-t-il tendre l’oreille et faire interdire ces pratiques ? Rien n’est certain bien que tout indique que les chinois avancent pas à pas dans cette direction.
Bazoches, mars 1980. Brigitte Bardot et Duchesse, une jument de manège de 14 ans sauvée de l’abattoir.
Brigitte Bardot demande à l’Union européenne d’interdire l’importation de viande de cheval du Canada par principe de précaution. En cause : une traçabilité douteuse.
Des chevaux aux pattes brisées, piétinés par les autres, des animaux épuisés par 36 heures de transport, sans eau, sans nourriture, ni soins… Trop vieux, malades ou blessés, jugés inutiles ou encombrants, ils ont été bradés pour la boucherie. Une enquête* réalisée par une coalition d’associations de protection animale en 2012 et 2013 aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Uruguay et en Argentine révèle les images insoutenables du calvaire vers l’enfer des abattoirs. Les plus résistants hennissent encore, même après avoir été frappés avec le pistolet censé les étourdir. Ils viendront garnir les rayons des supermarchés français: 60% de la viande chevaline importée provient du continent américain. La souffrance ne rebute pas le consommateur…
A l’origine, ces chevaux n’ont pas été élevés pour leur viande. Il s’agit de bête de course ou de concours, dopés aux anti-inflammatoires comme la phénylbutazone, substance pourtant interdite par l’Union européenne, à tout moment de la vie d’un animal qui finit ses jours à l’abattoir. Problème : le système flou de la traçabilité. Une simple déclaration du dernier propriétaire de l’animal, avec la notification des prescriptions vétérinaires au cours des 6 derniers mois, fait foi. Des contrôles peu fiables comme le prouvent les multiples rapports de l’office alimentaire et vétérinaire (OAV) entre 2010 et 2014 qui ont conduit l’Union européenne à interdire, depuis le 15 janvier dernier, l’importation de viande de cheval depuis le Mexique.
"J’aimerais que les consommateurs, par choix éthique, ne consomment plus cette viande"
« Le dernier rapport de l’Office Alimentaire et Vétérinaire sur la production, au Canada, de viande chevaline relève les mêmes doutes, alerte Brigitte Bardot dans sa lettre adressée au Commissaire européen en santé et sécurité alimentaire. Il est donc impératif d’agir avec la même fermeté et d’arrêter l’importation de la viande chevaline provenant des abattoirs canadiens (…) Derrière les risques sanitaires, il y a aussi ces cas de maltraitance sur les chevaux transportés durant des jours, à travers les Etats-Unis, jusqu’aux abattoirs canadiens ». Dans ce courrier, Brigitte Bardot rappelle également le combat qu’elle mène contre hippophagie « j’aimerais que les consommateurs, par choix éthique, ne consomment plus cette viande qui conduit à l’abattoir la plus noble conquête de l’homme ». Un combat, nous avait-elle confiée, qu’elle espère remporter avant de mourir.