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action protection animale

Rodilhan 2013, le compte-rendu...

Publié le par Ricard Bruno

mise en ligne : 3 novembre 2013

Ce dimanche 27 octobre marque une nouvelle page historique du mouvement anti-corrida français. Jamais la petite commune de Rodilhan n’a connu un tel séisme ! Devenue un symbole majeur de la brutalité des tortionnaires en 2011, il vient d’être confirmé deux ans plus tard qu’à Rodilhan, dans les rues comme dans les arènes, la seule façon de dialoguer avec un anti-corrida, c’est de lui cogner dessus, ou de le gazer à bout portant.

Le potentat local Serge Reder a transformé son village en camp retranché : 200 aficionados protégés par 250 gendarmes et CRS pour empêcher l’accès à des arènes pratiquement vides, tout ça pour que de jeunes crétins en costume puissent torturer des veaux. Incompréhensible !

Le bouclage total de Rodilhan dès 8 heures du matin a empêché les amateurs éventuels de torture animale qui n’avaient pas réservé de prendre leurs places le jour même, aucune vente par correspondance n’ayant été mise en place pour éviter que les anti-corridas n’achètent des billets dans le but d’envahir les arènes (le maire de la ville en fait des cauchemars depuis deux ans…).

Ce déploiement démesuré des forces de l’ordre a choqué les habitants eux-mêmes, pris en otages dans leur propre ville par leur propre maire. Et ce ne sont pas les prochains impôts locaux qui vont les calmer, puisque l’addition sera à la charge de la commune et non de l’Etat (50 000 euros environ !).

Nous étions donc 800 manifestants ce dimanche 27 octobre dans les rues de Rodilhan, soit 1/3 de la population du village !

Vers 8h30, les premiers manifestants arrivaient sur le parking qui nous avait officiellement été réservé aux abords d’un complexe sportif. Les premiers policiers se mettaient également en place et procédaient à la fouille minutieuse de chaque personne qui passait.

Avant de commencer, Jean-Pierre Garrigues s’est adressé aux manifestants, certains venus de très loin puisqu’il y avait même une délégation américaine. Il a expliqué que nous allions nous répartir en groupes afin d’avoir des personnes présentes à chacun des barrages mis en place par la police tout autour du village. Il a aussi mis en garde les groupuscules de tous bords contre toute utilisation politique de ce rassemblement. Puis nous avons rendu hommage à Ghania, militante à la fois discrète et courageuse, qui nous a malheureusement quittés il y a quelques semaines. Cette manifestation lui était dédiée, elle qui avait été bouleversée par la violence des tortionnaires le 8 octobre 2011 alors que nous étions enchaînés avec elle dans les arènes de cette même commune.

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La parole a ensuite été donnée à Carole Davis, venue nous transmettre le soutien des associations américaines en cette journée historique, en même temps que l’appel au boycott contre la France que celles-ci venaient de lancer.

Puis les groupes ont été formés, le cortège s’est mis en route et chacun est allé se positionner là où il devait l’être. Deux groupes ont réussi à s’approcher jusqu’à cent mètres des arènes par des rues laissées désertes, sur un terrain vague. C’est là que les premiers gazages ont eu lieu, ainsi que des tirs de flashballs, à bout portant (une militante a eu un trou au-dessus de la cheville). Pendant plusieurs heures, les autres groupes appelés en renfort n’ont pu rejoindre la position avancée, les voies d’accès ayant été barrées entre temps.

Plusieurs blessés ont été pris en charge par la Croix Rouge, tous dans nos rangs…
Mais quel que soit le degré de violence des forces de l’ordre et le gaz qui nous brûlait les yeux, la gorge, la peau même, nous revenions chaque fois nous rassoir juste devant eux. Certains groupes de CRS ont même gazé des gens assis par terre qui leur tournaient le dos, ce qui semblait n’avoir aucune justification.

Ils avaient sous-estimé notre motivation, car ce qui nous animait, c’était notre détermination à pouvoir accéder aux arènes pour empêcher la torture…. Alors certes, les assauts des autorités nous obligeaient parfois à reculer de quelques mètres, mais nous revenions. Et nous revenions. Encore et toujours.

C’est alors que l’avocat président de la séance de torture (celui qui dit quand il faut achever le pauvre veau, et qui attribue les oreilles et/ou la queue) a été aspergé de faux sang, symbole du sang qu’il a sur les mains… Il riait jaune le pauvre, essayant de se donner une contenance, mais il n’en menait pas large, humilié qu’il était d’avoir été touché…

Lorsque la fanfare est arrivée, un groupe de militants a fait barrage et les a obligés à reculer et à retourner jusqu’à leurs voitures. Nous leur avons signifié que nous ne les laisserions partir que lorsque tout serait fini, et nous nous sommes assis devant les voitures pour les empêcher de se rendre aux arènes.

Pendant plus d’une heure ils ont été bloqués sur place, mais les CRS ont voulu évacuer le terrain vague avant que les tortionnaires ne sortent des arènes, et à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, ils nous ont obligés à reculer

Un véhicule anti-émeute escorté de dizaines de CRS nous a repoussés hors du « champ de bataille ». Combien d’offensives, combien de replis, puis de retours vers les barricades… Cela a duré toute la journée, aux différents points de rassemblement pris d’assaut par les militants… 

Après 17 heures, et une minute de silence pour les six jeunes veaux massacrés, sur la route qui nous ramenait au parking, nous avons croisé quelques spectateurs sous escorte policière. Nous les avons hués, nous leur avons lancé à la figure les mots qui les définissent si bien : « assassins », « pervers », « tortionnaires »… Les yeux baissés et la peur au ventre, ils avançaient à pas rapides et n’en menaient pas large…. Les pétards les faisaient sursauter, ils avaient peur…ils venaient pourtant d’assister à un « spectacle » bien plus terrible, mais il est vrai qu’ils n’en étaient pas les victimes…

Même si nous n’avons pas réussi à empêcher le massacre de ces veaux par des adolescents dégénérés, ce 27 octobre est d’ores et déjà considérée comme une date historique dans nos rangs, du fait de l’ampleur de sa mobilisation, de la détermination sans faille des manifestants brutalisés et de l’écho médiatique planétaire qui en a résulté.

Difficile de s’imaginer que Serge Reder essaie de recommencer l’an prochain (s’il est réélu, ce qui est loin d’être certain, un grand nombre de ses administrés étant furieux contre lui), ou que le préfet le laisse faire (ce ne sera plus le même, l’actuel prenant sa retraite prochainement). Mais si tel devait être le cas, nous reviendrons, plus nombreux, plus déterminés, et mieux équipés pour faire face à la violence des forces de l’ordre…

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Notons à ce sujet que nous avons reçu de la part de certains d’entre eux quelques soutiens inattendus : un gendarme nous a dit en début d’après-midi que nous avions déjà gagné, les arènes étant quasiment vides, un haut-gradé a ajouté en fin de journée : "Vous devriez avoir une médaille pour avoir fait ce que vous venez de faire." Il parlait non seulement de l’aberration de la corrida elle-même, mais aussi de notre courage face aux gaz lacrymogènes et aux coups. D’autres policiers encore nous ont assuré de la sympathie qu’ils éprouvaient pour nous.

Ceux qui nous ont brutalisés ne nous feront pas oublier ceux qui nous soutiennent. Merci à eux.

Alors, encore une fois, de la part de toute l’équipe du CRAC et des associations partenaires, la:Fondation Bardot et Animaux en Péril, un immense merci à tous les manifestants pour leur présence, leur courage et leur dignité.

Au lendemain de notre mobilisation, la classe politique nîmoise a amplement critiqué ce qu’elle qualifie de “débordements“. Le sénateur-maire de Nîmes, aficionados assumé, a même proposé sur son blog la dissolution du CRAC Europe. Avec son ami Serge Reder, Jean-Paul Fournier a en effet demandé l’organisation “d’une réunion conjointe des parlementaires, pour alerter le ministre de l’Intérieur sur les dérives inacceptables observées au sein du collectif anti-taurin à l’origine de ces agressions et d’en envisager la dissolution“.

Celle-là, c’est la meilleure de l’année !!! Ces messieurs ont la défaite amère ! Mais malheureusement pour eux, nous ne sommes ni des milices privées, ni des groupes de combat, nous ne souhaitons pas porter atteinte à l’intégrité du territoire ; nous ne prônons pas la haine, ni la discrimination, ni la violence… Nous ne sommes pas comme eux, nous ne condamnons pas une race à se faire torturer sous le fallacieux prétexte que les individus qui la composent ont été élevés pour ça ! Alors si une « organisation » devait être dissoute, je crains qu’ils ne soient les premiers concernés !

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Restons unis et déterminés pour mettre fin à la barbarie des arènes, A très bientôt dans la lutte, l’abolition est proche !

Pour le CRAC Europe, 
Delphine Simon et Roger Lahana

L’ensemble des photos prises par Animaux en Péril sont en ligne sur leur page Facebook.

Mots clés : A la une , A lire , Comptes-rendus , CRAC Europe , Rodilhan

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Informations Fondation Brigitte Bardot...vous pouvez agir!

Publié le par Ricard Bruno

Pétition abattage rituel

Nouveau site adoption

Stop Vivisection

Rodilhan

Manifeste

Fourrure

Amiens

Lyon

Bordeaux

Adoptions

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Manifestation contre la corrida à Rodilhan 2013

Publié le par Ricard Bruno

Je vous conseil ce magnifique montage vidéo de Défendons les animaux concernant la manifestation à Rodilhan le 27 10 2013...

A 3 minutes de la vidéo je me prend du lacrymogène des pieds à la tête comme beaucoup de manifestants et en plus un CRS me fout un énorme coup de ranger dans le genou...ils sont comme même 5 sur moi...

Bruno Ricard

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Corrida...Rodilhan 2013...

Publié le par Ricard Bruno

Bruno Ricard

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Rodilhan 2013...Nous y étions... pour les taureaux...

Publié le par Ricard Bruno

Départ de la porte d’Italie samedi à minuit avec un retour ce matin à 5h55 pour le car Parisien...

Plusieurs centaines de manifestants venant d’un peu partout sont venu grossir les rangs des opposants à la Corrida à Rodilhan, dont une délégation Américaine, nos amis Belge, Allemands etc... qui sont de toutes les manifestations, des Anglais...tout ce monde pour dénoncer la barbarie que représente la corrida...

Des forces de l’ordre venu en masse...et en très grand nombre étaient présentes...

Il y eu beaucoup de « GAZAGE » totalement injustifié vis-à-vis de manifestants pacifiques !!!

« La tauromafia » à peur, et la peur à changé de camps...

Arrivée sur place vers 10h00...nous n’avons pas arrêtez de manifester, de tenter d’approcher les arènes, plusieurs groupes se sont dispersés pour encercler le village ce qui fût fait...

A notre arrivée nous avons été fouillé de bas en haut tout y ai passé...et durant notre fouille en règle plusieurs dizaines de véhicules de la gendarmerie sont passée...

Durant cette journée il y eu beaucoup de tentatives pour approcher au plus près, bien évidement..Gazage et matraquage...moi même je me suis fait copieusement arrosé sur tout le corps, et reçu sur le genou un coup de « tomfa » (bâton utilisé par les forces de l’ordre), je boite assez sérieusement du genou droit....le bonheur n’arrivant jamais seul j’ai reçu au ventre une douille qui  m’a laissé une belle marque...

Ce fût une journée où tout le monde s’est pris du gazage...

Malheureusement 6 taureaux on été massacrés dans les arènes...

La corrida doit être abolit en France, ce n’est pas une tradition, c’est de la boucherie pure et simple

 Bruno Ricard

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Emanuel Durand Avocat de la corrida s'en ai pris plein la figure...bien fait pour lui et remarquez le sourire de ce tortionaire....

 

Bruno Ricard 

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Les animaux aussi ont des droits !

Publié le par Ricard Bruno

Les intellectuels demandent un changement de statut des animaux, considérés comme des "biens meubles" à l'article 528 du Code Civil.

Des intellectuels français réclament le changement de statut des animaux dans le code civil, considérés comme des "biens meubles".

Qu'on en commun Michel Onfray et Brigitte Bardot ? A première vue rien, si ce n'est le manifesteparu aujourd'hui qui réclame un changement de statut de nos amis les bêtes.

Ils sont vingt-quatre en tout, vingt-quatre intellectuels, écrivains, philosophes, historiens et scientifiques, élite de la société française à prendre part à ce manifeste. Tous, ont signé un manifeste rendu public ce jeudi 24 octobre sur le site de la fondation 30 millions d'amis qui demandent un changement de statut des animaux, considérés comme des "biens meubles" à l'article 528 du code civil.

L'animal un être sensible

Parmi ces 24 signataires, on retrouve les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l'écrivain Erik Orsenna, de l'Académie française, l'astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité et Matthieu Ricard, moine bouddhiste, et docteur en génétique cellulaire. Le texte du manifeste revendique "une évolution du régime juridique de l'animal dans le code civil".

Pour les intellectuels, il ne s'agit pas de mettre les animaux au même rang que celui des humains, mais mettre en avant leur dignité et leur capacité à ressentir de la douleur et du plaisir, ils demandent ainsi "que les animaux bénéficient d'un régime juridique conforme à leur nature d'êtres vivants et sensibles (...) et qu'une catégorie propre leur soit aménagée dans le code civil entre les personnes et les biens".

Le droit des animaux : un débat qui fâche en France

Pour la déléguée générale de la fondation 30 millions d'amis, si le texte a été publié sous son égide, c'est parce qu'il s'agit d'un sujet fort sur lequel "on a déjà pris position à plusieurs reprises". 

En France, le droit des animaux est un sujet à polémique, avec beaucoup de débats houleux, et les mentalités peinent à évoluer sur la question. Selon les défenseurs des bêtes, cette proposition a reçu le soutien de plus de 250 000 Français, signataires d'une pétition lancée il y a un an et toujours active. Espérons que cela aille dans le sens du progrès.

Notons tout de même, que l'engagement de Luc Ferry est des plus surprenant. L'homme écrivait il y a peu dans son livre Le Nouvel Ordre écologique la corrélation existante entre les écologistes profonds - qui sont pour un droit des animaux et de la nature - et le nazisme (les premières lois pour la protection des animaux et de la nature auraient en effet été créées au sein du mouvement national-socialiste).

Source : Cliquez ICI

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Communiqué de presse de la F L A C ...

Publié le par Ricard Bruno

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FLAC
Fédération de Lutte pour l'Abolition des  Corridas

Bonjour,

Nous portons à votre connaissance ci-dessous le communiqué que nous avons adressé aux organisateurs des corridas qui auront lieu à Rodilhan le 27 octobre 2013.

En effet, nous estimons indécent et particulièrement choquant de maintenir ces corridas sans attendre au moins que le tout prochain procès pour violences extrêmes des taurins ait lieu au Tribunal de Nîmes. A fortiori quand on sait que le maire de Rodilhan en personne est impliqué dans ces violences. 

Voir lien ci-dessous.

http://www.flac-anticorrida.org/tous-a-rodilhan-la-provocation-de-trop/


Merci
Cordialement

Thierry Hély
Porte-parole de la FLAC
www.flac-anticorrida.org  

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Interdire la corrida et les combats de coqs...proposition de loi

Publié le par Ricard Bruno

Ces sénateurs ont déposé une proposition de loi visant à interdire la corrida et les combats de coqs!

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Ces sénateurs ont déposé une proposition de loi « relative à la suppression de l’autorisation exceptionnelle de sévices et d’actes de cruauté sur les animaux lors des corridas ». Cette loi comporte pour unique article :
« Le septième alinéa de l’article 521-1 du code pénal est supprimé. »

La suppression du septième alinéa de l’article 521-1 du code pénal reviendrait à étendre l'interdiction des corridas et des combats de coqs à l'intégralité du territoire français:
« Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie. »

Lire ci-dessous l'intégralité de la proposition de loi :

N° 43

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2013-2014

Enregistré à la Présidence du Sénat le 7 octobre 2013

PROPOSITION DE LOI

visant à punirsans exceptionles sévices graves envers les animaux domestiques,apprivoisésou tenus en captivité,

PRÉSENTÉE

Par MM. Roland POVINELLI et Roger MADEC,

Sénateurs

(Envoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Se développe dans notre société un intérêt grandissant à l'égard des questions éthiques déterminant notre relation avec les autres êtres vivants et spécialement avec les animaux non-humains. Cette nouvelle vision résulte en grande partie d'une connaissance de plus en plus précise de la biologie des espèces considérées.

Pour prendre en premier lieu l'exemple des combats de coqs, l'on dénombre encore 27 pays où des combats de coqs sont encore plus ou moins légalement organisés, la France demeurant l'un des trois derniers bastions européens de cette pratique.

À l'image des taureaux, qui sont souvent mutilés avant d'entrer dans l'arène, les coqs ont la crête, les oreillons et les barbillons réduits à leur plus simple expression pour éviter d'offrir une prise trop facile aux becs de leurs adversaires.

Une mutilation pratiquée à vif, tout comme celle de l'ergot scié lorsque le coq atteint 12 à 14 mois, peu de temps avant ses premiers combats. Avant d'entrer dans le gallodrome, les coqs sont équipés d'un ergot métallique de 52 mm de long, droit et lisse, qui a le « mérite », selon les coqueleurs, de ne provoquer que des blessures nettes qui cicatrisent rapidement, à l'inverse des ergots naturels courbes qui arrachent les chairs...

Une conception traditionnelle et dominante dans notre société était basée sur la croyance d'une discontinuité radicale, voire d'une opposition, entre l'être humain et le reste des animaux. Or, les études des capacités cognitives et du système nerveux des animaux ont établi une continuité manifeste entre l'homme et les autres animaux.

Il a été démontré scientifiquement que les animaux possèdent des systèmes particuliers pour la perception des stimulations nocives et que cette perception s'accompagne d'une intense et désagréable composante affective.

Dès lors, la conclusion à laquelle ces observations aboutissent est que les taureaux, comme les coqs, ressentent la douleur, le stress et la souffrance avec des caractéristiques semblables à celles ressenties par les êtres humains. De fait, la législation de l'Union européenne reconnaît explicitement que les animaux sont des êtres sensibles et pose comme objectif « d'éviter aux animaux toute douleur ou souffrance non nécessaire ».

Pour atteindre cet objectif, des normes spécifiques ont été mises au point sur l'élevage, les conditions de vie des animaux de ferme, les animaleries, les zoos, sur le transport des animaux, leur abattage pour la consommation et sur l'usage de l'expérimentation.

Mais c'est bien la notion de tradition qui constitue ici le principal problème et qui laisse perdurer un non-sens juridique auquel les juridictions ne peuvent répondre que par une dénaturation des textes.

L'article 521 du code pénal, héritier de l'article 453 de l'ancien code, incrimine et réprime le délit d'acte de cruauté envers les animaux apprivoisés ou tenus captifs. À titre d'exception, l'article prévoit un fait justificatif de l'acte de cruauté « pour les courses de taureaux lorsque existe une tradition locale ininterrompue » et « aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie. »

En premier lieu, la tradition ininterrompue ne peut être considérée comme un fait justificatif recevable et s'opposer à la qualification infractionnelle d'actes répréhensibles. En effet, la liste des faits justificatifs en droit pénal français est définie de manière exhaustive aux articles 122-4, 122-5, L122-6 et 122-7 du code pénal. Il s'agit de l'ordre de la loi, du commandement de l'autorité légitime, de la légitime défense et de l'état de nécessité.

De plus, selon une étude menée par le juge Gérard CHAROLLOIS, Vice-président au tribunal de grande instance de Périgueux, les juridictions qui se sont prononcées jusqu'à ce jour ont manifestement dénaturé le sens de la loi. Additionnés au non sens juridique de cette notion de « tradition ininterrompue, les « écarts » juridictionnels ne font que jouer en la faveur de ceux qui sollicitent la suppression de son septième alinéa.

Ces juridictions ont ainsi été appelées à interpréter la loi et notamment la proposition clé : « lorsque existe une tradition locale ininterrompue ». Un spectacle taurin pouvait-il être organisé en banlieue de Bordeaux (Floirac), alors que quelques décennies séparaient ce spectacle de la dernière corrida de Bordeaux ? Un club taurin peut-il légalement chercher à relancer les corridas à Toulouse, alors qu'il n'y a pas eu de tels « jeux » depuis 1976 ?

Les juges ont couvert la corrida en retenant que dans l'ensemble régional existait une tradition de tauromachie.

Leur raisonnement constitue une évidente dénaturation de la loi et de la notion « de tradition locale ininterrompue ». Il deviendrait évident, en retenant leur interprétation du texte, qu'entre Fréjus, dans le Var et Mont-de-Marsan, dans les Landes, les promoteurs de spectacles pourraient soutenir qu'existe une tradition locale ininterrompue et insusceptible de l'être dès lors qu'il suffirait de constater l'existence d'une corrida, dans une localité quelconque du tiers Sud de la France pour affirmer que la disposition légale ne peut pas jouer. La restriction perd tout sens et l'interprétation donnée par le juge toulousain retire à la prudence du législateur toute portée.

Si « local » veut dire « tiers Sud de la France », il n'y a plus à rechercher l'existence ou l'absence d'une interruption de la tradition. Il suffit que des corridas aient lieu à Nîmes pour en justifier à Toulouse ou partout ailleurs. « L'interruption » visée par la loi devient une condition impossible et la proposition « Lorsque existe une tradition locale ininterrompue » devient absurde.

De plus, ces considérations, qui ne sont que d'ordre géographiques, font peser un énorme risque de rupture du principe constitutionnel d'égalité des citoyens devant la loi.

Quoi qu'il en soit, le patrimoine traditionnel d'une société est un bien à préserver tant qu'il n'existe pas une meilleure raison qui justifierait son extinction.

Les traditions changent et des pratiques considérées comme acceptables il y a à peine quelques années sont actuellement illégales ou sont considérées comme éthiquement inacceptables. Il y a d'innombrables exemples de ces changements dans toutes les sociétés. Pour preuve, le 28 juillet 2010, le Parlement catalan a voté, par 68 voix contre 55 (et 9 abstentions), l'abrogation de l'article 6 de la loi de protection animale qui tolérait les corridas.

La question principale est de savoir si un spectacle dans lequel la violence sur un être vivant constitue l'aspect essentiel, outre d'autres éléments, est un bien culturel à préserver et à transmettre aux générations futures. Nous répondons par la négative et la présente proposition de loi a pour double objectif d'éviter la douleur animale et de transmettre aux nouvelles générations des valeurs exemptes de cruauté.

Enfin, d'un point de vue purement économique, il est faux de prétendre que l'interdiction des corridas porterait atteinte au développement touristique et économique des régions où elles se pratiquent.

En effet, ce sont les férias qui génèrent une activité économique locale et qui profitent aux commerçants. Seule une minorité des personnes qui viennent faire la fête dans les rues passe dans les arènes. En moyenne, 90 % des personnes qui viennent faire la fête dans les rues n'assistent pas aux corridas.

Il apparait dès lors indispensable que la France, qui a déjà accumulé au regard de ses voisins européens un grand retard en matière de défense de la cause animale, revienne sur ces pratiques d'un autre âge et s'aligne sur la volonté de ses concitoyens qui, en majorité, les rejettent.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Le septième alinéa de l'article 521-1 du code pénal est supprimé.

Source : Cliquez ICI

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Le convoi de l’espoir...pour l’Espagne...Mobilisation générale...

Publié le par Ricard Bruno

Le convoi de l’espoir...pour l’Espagne

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Mes amis

 

"Ce que certains humains détruisent, d'autres le reconstruisent."

 

AIRE est une association venant en aide aux chiens d'Europe dans la détresse et particulièrement aux chiens des perreras espagnoles (mouroirs) et aux chiens errants, les "Vagabundos" des rues d'Espagne.

Ces chiens qui sans notre aide, n'ont plus que quelques jours à vivre....

AIRE vient aussi en aide aux chiens errants de Roumanie qui sont impitoyablement massacrés en cette année 2013...

Très souvent ces Miséreux sont blessés ou malades, souvent gravement ce qui nécessite de lourds frais vétérinaires.

Grâce à votre générosité, AIRE peut les secourir !

 

MERCI PAR AVANCE POUR VOTRE MOBILISATION ET VOTRE GENEROSITE !

 

"Les sauvetages de l'enfer" AIRE France Matias El Galgo Peludo

 

Cliquez ici pour venir en aide à l’association AIRE


Paypal : Cliquez ICI


ChèqueAIRE FRANCE / Les Ceps / RD 543 / 13480 Cabriès / France 


Le camion de l’association AIRE

 

Un camion vers l'espoir... Pour que l'association AIRE France soit le 5ème camion du "Convoi de l'espoir 2013" organisé par l'association G.A.L.G.O.S...  Pour que nous puissions aider les chiens martyrs d'Espagne que nous avons pris en charge, pour aider aussi un refuge à Zafra,l' Asociación Protectora de Animales y Plantas de Zafra: El refugio de Brown... Pour eux qui n'ont rien et qui espèrent tout.... 

 

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

Bruno Ricard

 

 

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