Le 11 octobre 2013, les plus grandes associations françaises de protection animale adressent une lettre ouverte au préfet du territoire de Belfort dans laquelle
elles font part de leur stupeur et de leur indignation devant la barbarie imposée aux riverains lors du prochain sacrifice sanglant de l’Aïd-el-Kebir
Monsieur le Préfet,
Les plus grandes associations françaises de protection animale représentées par La Société Protectrice des Animaux, La Fondation Brigitte Bardot, La Fondation
Assistance aux Animaux, L’Association Li-Za et Allain Bougrain Dubourg vous font part de leur stupeur et de leur indignation face à la décision que vous avez prise le 1er août dernier, en
catimini, autorisant l’abattage sans étourdissement de plusieurs centaines d’animaux au cœur de la ville de Belfort.
Une telle décision, qui va mettre en scène pendant quatre jours le supplice de centaines d’animaux, n’aurait humainement jamais dû être autorisée.
Il n’est pas acceptable de promouvoir de tels actes de cruauté qui banalisent la souffrance et la mort. Vous allez être le Préfet de la souffrance animale et
Belfort le territoire de la barbarie !
La mise à mort d’animaux, même autorisée, ne peut être cautionnée et imposée à toute une population, y compris des enfants. Une République laïque comme la France se
doit d’imposer un strict respect de la neutralité pour tout acte relatif à un événement religieux.
Nous vous rappelons que la loi française impose l’étourdissement préalable et que les dérogations bafouent cette loi dont vous êtes le garant. C’est pourquoi nous
vous demandons d’annuler au plus vite cette manifestation indigne de la République française laïque.
Par ailleurs, compte tenu de l’information tardive de votre arrêté, nous prenons la décision d’engager une action devant le tribunal administratif en raison de la
gravité des faits.
Certains que vous saurez réserver à notre requête une issue favorable, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération
distinguées
Natacha HARRY
Présidente de la SPA
Brigitte BARDOT
Présidente de la FBB
Allain BOUGRAIN DUBOURG
Dany SAVAL
Présidente de LI-ZA
Jean-Noël ALESSANDRI
Président de la FAAA
Le 9 octobre, Brigitte Bardot adressait une première lettre ouverte au préfet du territoire de Belfort
Monsieur le Préfet,
Je suis scandalisée par votre arrêté du 1er août autorisant, place Robespierre en plein centre-ville de Belfort, le sacrifice sanglant de l’Aïd-el-Kebir.
Les riverains sont nombreux à se révolter face à cette vision barbare qu’on leur impose, une pétition rassemblant plus de 25 000 signatures sera d’ailleurs remise,
aujourd’hui, au maire de Belfort.
Si Robespierre a imposé un régime de terreur et porte la responsabilité de nombreuses décapitations en place publique, il n’était pas utile d’associer son nom à ces
égorgements rituels qui plongent les bêtes dans une souffrance insupportable.
Vous condamnez 900 moutons à mort, dans des conditions abjectes, la gorge tranchée mais toujours conscients durant une longue et douloureuse agonie.
Monsieur le Préfet, vous n’avez pas le droit d’organiser ce genre de sacrifice public en l’imposant à une population qui n’en veut pas. Vous devez aussi entendre
cette colère, cet écœurement devant des coutumes d’une violence et d’un archaïsme absolus.
Je vous demande d’intervenir immédiatement pour suspendre cet arrêté indigne d’un représentant d’une république laïque !
Brigitte Bardot
Présidente
Signez les pétitions : sur MesOpinions.com et sur Avaaz.org
NON à la création d'un abattoir provisoire Halal à Belfort!
Pourquoi c'est important
Cette décision a été prise sans consultation publique !
La nouvelle annoncée le 26 septembre 2013 dans le journal Le Pays, de l'ouverture d'un abattoir provisoire halal à Belfort , à proximité d'un lieu de passage très
fréquenté (la maison du peuple), a bouleversé la population qui s'oppose à ce genre d'abattage faisant preuve de cruauté envers les animaux.
On leur tranche la gorge sans les étourdir, les laissant se vider de leur sang et agoniser pendant de longues minutes.
Aucun animal ne mérite de souffrir ainsi.
Une telle barbarie ne doit pas entacher cette ville. Belfort ne doit pas devenir une ville de sang.
300 animaux par jour seront sacrifiés pendant 3 jours soit 900 bêtes condamnées à une mort horrible!!
Que ce soit au nom de l'art, de l'alimentation, de la religion, c'est un crime ,un non respect de l'Etre Vivant,
un manque de respect envers les citoyens qui ne souhaitent pas voir de sang à leur pied.
Nous pouvons faire la fête sans sacrifice barbare Monsieur le Maire.
Cordialement,
Défense Animale Belfort.
Vous pouvez réagir auprès du maire de Belfort Etienne Butzbach :
- en lui écrivant : Hôtel de Ville, Place d'Armes 90020 Belfort Cedex
- ou appeler directement la Mairie au 03 84 54 24 24, fax : 03 84 21 71 71,
Compte tenu des raisons éthiques que l'on peut opposer à l'expérimentation animale, d'une part, et des solides éléments scientifiques qui invalident la prédictivité
du "modèle animal" pour l'être humain, d'autre part, nous demandons instamment à la Commission européenne d'abroger la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des
fins scientifiques et de présenter à la place une nouvelle proposition de directive visant à mettre fin à l’expérimentation animale et de rendre obligatoire, pour la recherche biomédicale et
toxicologique, l’utilisation de données pertinentes pour l’espèce humaine.
STOP VIVISECTION étape par étape
Depuis le 1er Avril 2012, grâce à l'initiative citoyenne, avec un million de signatures,
les citoyens européens peuvent participer à l'activité législative de l'Union européenne.
Avec ce nouvel outil, la Commission européenne est tenue d'analyser les demandes des
citoyens dans les trois mois suivant le dépôt des signatures nécessaires, en organisant une audition publique du comité organisateur et en publiant par la suite une communication
expliquant de quelle manière elle entend intervenir.
Grâce à l'Initiative citoyenne, avec 1 million de signatures, les citoyens européens peuvent prendre part à
l'élaboration des politiques de l'Union européenne.
La Cour de justice de l'UE a
confirmé jeudi le rejet d'un recours déposé par la principale organisation inuit du Canada visant à autoriser le commerce des produits dérivés du phoque en Europe. (c) Afp
- La Cour de justice de l'UE a confirmé jeudi le rejet d'un recours déposé par la principale organisation inuit du Canada visant à autoriser le commerce des produits dérivés du phoque en
Europe.
Cet arrêt de la Cour devrait définitivement clore la bataille judiciaire entamée depuis 2009 par les chasseurs de phoques du Canada, du Groenland et de Norvège auprès des tribunaux de l'UE.
La Cour, qui siège à Luxembourg, a confirmé une ordonnance du Tribunal de l'UE prise en septembre 2011 qui avait jugé "irrecevable" le recours de la principale organisation inuit du Canada,
Inuit Tapiriit Kanatami (ITK). En avril dernier, dans le cadre d'une autre procédure, le Tribunal de l'UE avait déjà validé le moratoire européen sur les produits dérivés du phoque et débouté
ITK.
Depuis 2009, l'Union européenne interdit le commerce des produits dérivés du phoque, à l'exception de la vente "à des fins non lucratives" des produits provenant de la chasse traditionnelle
pratiquée par les Inuits.
Les Inuits ne se satisfont pas de cette exemption et voudraient que l'interdiction du commerce des produits du phoque soit purement et simplement abolie. Selon ITK, l'embargo européen va
entraîner à terme la disparition du marché des produits du phoque. Le prix des peaux de phoque a chuté depuis la mise en place de l'interdiction européenne, malgré l'exemption accordée aux
Inuits.
L'UE juge "cruelles" les méthodes de chasse utilisées, notamment l'usage de l'hakapik, une sorte de massue dotée d'un pic en métal utilisée pour assommer les phoques avant qu'ils ne soient
dépecés. Selon les critiques, il arrive que les pinnipèdes soient dépecés alors qu'ils sont encore conscients.
Le Canada et la Norvège, qui tuent chaque année des dizaines de milliers de phoques, affirment quant à eux que la chasse se fait sans cruauté.
Le différend entre l'UE d'un côté et le Canada et la Norvège de l'autre est désormais entre les mains de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève.
Selon Ottawa et Oslo, l'interdiction européenne constitue une discrimination commerciale car elle ne touche pas les produits à base de phoque émanant de pays membres de l’UE comme la Suède et
la Finlande. L’UE a balayé cet argument en indiquant que ces pays n’utilisaient pas les mêmes méthodes d’abattage.
L’OMC devrait rendre une décision sur ce conflit d’ici à quelques mois. L’Organisation peut prononcer des amendes très lourdes à l’encontre de ses membres qui ne respectent pas ses décisions.
Plutôt nus qu'en manteau de fourrure ! "Laissons leur peau aux animaux" était une marche organisée ce samedi à Marseille, Paris et Toulon à l'appel de plusieurs associations et soutenue par la
fondation Brigitte Bardot.
Cinq "Vénus à la fourrure" étaient là pour des happenings sur le parcours, lesquels consistaient à montrer sous la fourrure des corps ensanglantés. Ceci pour dénoncer les souffrances des animaux
lorsqu'on les dépèce pour leur prendre leur peau.
"Chaque année quelque 60 millions d'animaux sont tués dans le monde pour alimenter l'industrie de la fourrure. Ils sont gazés, électrocutés et la plupart du temps dépecés
vivants", expliquait Francine, une des organisatrices de la manifestation.
Demain manifestation à 13h30 place de la république à Paris et à Marseillesur le vieux port, on compte sur vous qui viendra ? moi j’y serais et vous ?
Marche "Laissons leur peau aux animaux" 2013
Rejoignez cette marche pour dénoncer ce commerce de la souffrance le samedi 5 octobre 2013 à Paris et Marseille.
Cette année, la date a été choisie de façon à intervenir avant la majorité des actes d'achat hivernaux ! L'événement sera accompagné d'un "village
associatif".
Infos pratiques :
Paris : RV à 13h30, place de la République (75010).
Évènement Paris
Marseille : RV à 14h00 sous l'Ombriere ( le miroir) sur le vieux port.
Toutes les informations utiles sur les pages suivantes :
La réalité de l'abattage rituel Halal et Casher : entre business et
cruauté
L'abattage rituel, notamment représenté par les viandes dites Halal et Casher[1] pour les communautés respectivement musulmanes et juives ne cesse de progresser en France. De plus en
plus de supermarchés, de restaurants, de transformateurs agro-alimentaires... proposent ce type de viande, mais à quel prix ? Sous couvert du droit de s'alimenter selon son culte, ces méthodes
d'abattage finalement peu connues révèlent un business florissant et une cruauté inacceptable envers le vivant.
En France, les règles générales de l'abattage classique imposent depuis 1974 que les animaux soient étourdis dans des abattoirs avant d'être saignés, ceci afin de limiter la souffrance animale.
Or, la mise à mort des animaux de boucherie n'est pas un acte anodin et isolé : chaque année 1,1 milliard d'animaux sont tués en France ! Ce processus industriel, qui repose sur une logique
commerciale, nécessite d'être sévèrement encadré. En effet, "la mise à mort des animaux peut provoquer chez eux de la douleur, de la détresse, de la peur ou d'autres formes de souffrance, même
dans les meilleures conditions techniques existantes."[2].
Dans les pays de l'Union européenne, c'est la Directive 93/119/CEE du Conseil qui définit les normes en matière d'abattage : "D'une façon générale, on doit éviter aux animaux toute excitation,
souffrance ou douleur inutiles lors de leur transport, hébergement, immobilisation, étourdissement, abattage ou mise à mort. Les abattoirs doivent être construits et équipés de manière à
respecter cette exigence. Le personnel d'abattage doit posséder les compétences, capacités et connaissances professionnelles requises. Les animaux doivent être étourdis avant l'abattage ou
immédiatement mis à mort."[3]
L'abattage rituel Halal et Casher en France
En France, au regard de la loi, l'abattage rituel ne peut s'exercer que dans un abattoir. Les exécutants doivent obligatoirement être des sacrificateurs habilités par des organismes religieux
agréés : la grande Mosquée de Paris, la Mosquée de Lyon et la Mosquée d'Evry pour l'abattage rituel musulman ; le grand Rabbinat pour l'abattage rituel juif.
Si l'étourdissement n'est pas obligatoire avant la mise à mort, l'article R. 214-74 du code rural impose que les animaux des espèces bovine, ovine et caprine soient immobilisés par un procédé
mécanique (ce qui écarte toute contention manuelle ou à l'aide de liens). Cette contention mécanique précède la saignée et doit être maintenue jusqu'à la mort de l'animal[4].
Le piège mécanique est positionné vers La Mecque pour le rituel halal ou vers Jérusalem pour le rituel Casher. La saignée devrait alors être effectuée en prononçant une phrase rituelle.
L'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) préconise l'emploi d'une lame ou d'un couteau très tranchant et suffisamment long pour que la pointe reste hors de l'incision pendant toute
l'opération. De plus, la pointe du couteau ne doit pas se refermer par-dessus le couteau pendant l'égorgement[5]. Des pratiques souvent ignorées par manque de formation du personnel mais aussi
pour des questions de cadences et de rentabilité...
C'est ce qu'illustre
Mokhtar qui travaille dans un abattoir de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. "Chaque jour, il tue, à la main, selon le rite halal, près de 300 poulets" ce qui fait, sur une
journée de travail de 8 heures et sans pause, un poulet sacrifié toutes les minutes et demi... Vu ce rythme, il semble bien difficile de croire que l'exécutant, fier de son métier par ailleurs,
se soucie du bien-être animal.
Mais il y a pire. Durant la fête de l'Aïd al-Adha, appelée aussi Aïd al-Kabïr, de nombreux musulmans se passent de l'abattoir et tuent par leurs propres moyens les moutons, même si cela est
illégal. Parfois, les bêtes sont dissimulés quelques jours avant, attachées et enfermées sans eau dans des coffres de voiture, sur les balcons, dans des jardinets, pour être finalement égorgés
maladroitement dans des cours d'immeubles, dans la baignoire, ou au bord de rivières dans des conditions de souffrance importante[6]. En 2012, c'est toujours le cas dans de nombreuses
agglomérations dont celle de Marseille.
L'avis du culte musulman en France
Auditionnés, le jeudi 23 mai 2013 au Sénat, par la mission d'information sur la viande, des représentants du culte musulman ont réaffirmé que "Vous pouvez trouver des avis [...] qui peuvent
dire que l'étourdissement peut être accepté, admet Mohammed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Mais cet avis est minoritaire. La position officielle des
écoles juridiques musulmanes est unanime : l'étourdissement préalable, qu'il soit ante ou post mortem, n'est pas compatible avec l'abattage rituel".
« Les représentants musulmans mettent d'ailleurs assez vite en garde les sénateurs sur les risques qui, pour eux, pèseraient sur la filière française, si la France systématisait
l'étourdissement. "Lorsqu'on entend dire qu'en France, la majorité des viandes sont étourdies, tout de suite on a des appels au boycott de la viande française, prévient Mohammed Moussaoui.
Et je pense qu'on ne rendra pas un service, ni aux professionnels, ni aux producteurs, que de dire que la viande venant de la France est étourdie." rapporte La France Agricole.
Le chantage économique en ces temps de crise pourrait bien être payant.
Enfin, durant cette audition, le CFCM a regretté l'absence de représentants du culte juif qui auraient pu également s'expliquer sur l'abattage Casher et affirment avec ferveur que l'abattage
rituel évite, au contraire, une souffrance supplémentaire à l'animal : "Nous considérons que l'étourdissement est une souffrance infligée à l'animal de façon inutile. C'est notre
conviction. Vous pouvez ne pas la partager mais nous sommes convaincus que la façon dont les musulmans et les juifs tuent les animaux est beaucoup plus respectueuse de son bien-être que
l'abattage standard. Il y a des études concernant la souffrance animale qui sont très partagées d'ailleurs. [...] Nous sommes preneurs d'études sérieuses et impartiales sur la souffrance
animale." déclarait son président.
Une souffrance animale inacceptable
L'abattage rituel, cela reste un abattage industriel, avec ses cadences inadmissibles et sa maltraitance continue envers l'animal, le tout sans étourdissement préalable.
Pendant plusieurs minutes, les animaux prisonniers de leur piège mécanique agonisent la gorge tranchée, pendant que d'autres, témoins de la scène attendent leur tour.
Entre l'égorgement et la perte de réaction cérébrale, plusieurs dizaines de secondes peuvent s'écouler : une période d'angoisse, de peur, de stress et surtout de douleur extrême qui donnent de
surcroît une viande de médiocre qualité...
En 2009, un rapport d'enquête de One Voice a révélé la réalité sur la souffrance de quelques-uns des
animaux tués pour produire de la viande halal. D'après la tradition musulmane, les animaux doivent être traités avec égards avant d'être abattus et doivent être calmés en récitant une prière
avant de les égorger en sectionnant les principales artères du cou. Or, en visitant cinq abattoirs pratiquant l'abattage halal sans étourdissement préalable, les enquêteurs de One Voice ont vu
un certain nombre d'employés faire preuve d'un manque visible de respect et de compassion envers les animaux. Les animaux étaient traités avec cruauté, ils étaient effrayés et stressés pendant
les opérations et dans certains cas, on leur sciait la gorge au lieu de la trancher. Les enquêteurs ont vu des moutons qui essayaient de s'enfuir alors qu'ils avaient la gorge tranchée et ils
ont filmé des poulets qui étaient ébouillantés alors qu'ils étaient encore vivants. Ils ont bel et bien entendu les cris des animaux qui agonisaient, mais dans bien des cas, ils n'ont entendu
aucune prière...
Les conséquences terrifiantes pour les animaux d'un égorgement sans étourdissement préalable sont expliquées dans un rapport : "Report on the Welfare of Farmed Animals at Slaughter or Killing ; Part 1: Red Meat
Animals", publié en 2003 par le Farm Animal Welfare Council (FAWC), organisme consultatif britannique indépendant constitué de vétérinaires, de zoologues, de chercheurs et de spécialistes
de la protection des animaux : "Quand une incision transversale très large est pratiquée au cou, divers tissus vitaux sont sectionnés: peau, muscles, trachée, œsophage, artères carotides,
veines jugulaires, principaux faisceaux nerveux (p.ex. nerfs vagues et nerfs phréniques) ainsi que divers nerfs de moindre importance. Une incision aussi importante entraîne inévitablement une
rupture d'information sensorielle vers le cerveau chez un animal sensible (conscient). Nous sommes persuadés qu'une blessure aussi considérable entraîne une douleur et un stress très importants
pendant le laps de temps qui précède l'insensibilité". Le FAWC a demandé l'interdiction de l'abattage rituel sans étourdissement préalable et Judy MacArthur Clark, qui en était alors la
présidente, a déclaré: "Il s'agit d'une incision importante dans le corps de l'animal et dire qu'il ne souffre pas est tout à fait ridicule".
"Les images de ces pauvres bêtes étouffant et souffrant pour rien ne peuvent que révolter un homme en général et un vétérinaire en particulier, habitué qu'il est à diminuer la douleur de
ses patients grâce aux anesthésiques et antalgiques." (Président du Syndicat des Vétérinaires de la Région Paris Ile-de-France, décembre 2010).
"Les vétérinaires demandent le recours à des méthodes permettant de mettre un terme à la longue agonie des animaux égorgés lors des abattages rituels" (Motion du Syndicat national des
vétérinaires d'exercice libéral, octobre 2010).
"Du point de vue de la protection des animaux et par respect pour l'animal en tant qu'être sensible, la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est
inacceptable, quelles que soient les circonstances" (Fédération des vétérinaires d'Europe en 2006[7]).
En 2004, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) émettait un avis[8] selon lequel "en raison des graves problèmes de bien-être animal liés à l'abattage sans étourdissement, un
étourdissement doit toujours être réalisé avant l'égorgement".
Un risque pour la santé
Pire, la viande Halal peut être contaminée à la fois par la régurgitation et l'effondrement des défenses immunitaires de l'animal au moment de l'égorgement. Alain De Peretti, vétérinaire rural,
souligne même le "gigantesque bond en arrière" des autorités qui acceptent la commercialisation de cette viande, à l'encontre des progrès réalisés jusqu'alors en terme de sécurité alimentaire
en Europe. Les toxi-infections alimentaire risquent donc d'être de plus en plus nombreuses notamment chez les personnes qui ne cuisent pas suffisamment leur viande.[9]
Gilbert Mouton, ancien professeur à l'école vétérinaire de Maison Alfort explique[10] qu'un abattage rituel ne permet pas de protéger la viande contre les risques d'infection bactérienne car
l'œsophage, brisé, ne plus être ligaturé pour empêcher le versement de l'estomac, voire des poumons sur la carcasse. Ainsi, dans 15 à 20 % des cas, les germes se déposent sur le collier (cou de
la bête) contribuant à augmenter les risques d'infection par E. coli notamment sur les steaks hachés.
De plus, la pratique de la betiqua (inspection dans le rituel casher), lorsqu'elle est réalisée sur des carcasses au sol, peut entraîner la souillure de la peau de l'animal (Pascale Dunoyer,
Chef du bureau des établissements d'abattage à la Direction Générale de l'Alimentation[11].
Malheureusement, l'actualité témoigne de la multiplication des infections pour le consommateur final.
Une dangereuse banalisation de l'abattage rituel
La banalisation de l'abattage rituel, notamment Halal, profite d'une complaisance du monde politico-médiatique et de l'Etat, sous couvert du respect des religions, en oubliant celui de la
laïcité, de la santé et de la loi.
Ainsi, depuis le 1er septembre 2010, la société Quick, dont l'Etat est actionnaire majoritaire via la Caisse des Dépôts et Consignations, a "décidé de pérenniser l'offre [exclusive] de produits
à base de viande halal dans les 8 restaurants du test et de l'étendre à 14 nouveaux restaurants". Objectif affirmé : "cette offre pouvait être une source de croissance intéressante." En effet,
une étude réalisée par l'agence Solis en décembre 2009 et publiée en janvier 2010 montre que la croissance annuelle du marché halal est de 15% et que son chiffre d'affaires pourrait atteindre
5,5 milliards d'euros en 2010...[12]. Notons qu'en Israël, McDonald ne vend que de la viande Casher.
L'appât du gain n'a pas échappé aux grandes et moyennes surfaces qui proposent de plus en plus de viande Halal dans leur rayon boucherie.
Bien d'autres exemples témoignent de la banalisation de l'abattage rituel Halal, y compris dans les organes de la République française pourtant laïque :
repas de l'équipe nationale de France de football (sous R. Domenech) sans porc ;
certaines écoles de la République proposent une viande Halal, comme à Strasbourg ou à Soissons ;
Soulignons enfin que chaque kilo de viande abattue selon les rites Halal ou Casher profitent à leurs représentants religieux. A ce titre, Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de
Lyon déclarait : "Par kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes d'euros"[13], une manne financière non négligeable !
Dans le même temps, d'après les bilans établis par le Service de la statistique et de la prospective (SSP), la consommation française de viande de porc, considérée comme impure par les
musulmans et les juifs est en recul[14].
La majorité de l'abattage en France serait rituel
Si l'étourdissement ne semble pas toujours appliqué correctement dans les abattoirs français comme en témoigne le procès de l'association L214 contre Charal, son absence est toutefois autorisée dans le cadre de dérogations liées à l'abattage rituel. En effet, l'abattage
rituel nécessite que les animaux soient saignés alors qu'ils sont encore pleinement conscients. Par définition, une dérogation "constitue une exception
dans l'application d'une règle d'origine contractuelle, légale, ou administrative".
Or, dans une lettre ouverte adressée au
président de la République du 10 juin 2010, un regroupement d'associations de protection animale souligne qu'en France déjà 50 % des ovins sont égorgés conscients et donc sensibles à la
douleur. Une proposition de
loi de novembre 2010, rejetée, indique même qu'en France, "entre 1/3 et 2/3 de la viande consommée, est issue de la filière certifiée d'abattage rituel, tandis que le nombre des
consommateurs potentiels représente tout au plus 1/10e de la population française" (environ 7 millions de personnes).
Pire, malgré les déclarations électoralistes et rassurantes d'importantes personnalités politiques, le rapport du Conseil Général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux
(CGAAER) affirme, au vu des chiffres de l'Unité d'audit sanitaire, que le pourcentage d'abattages rituels dans les abattoirs atteint 51 %. Et de conclure : "Il existe bien
une situation fragile où l'abattage rituel pourrait devenir la norme au lieu de rester une pratique dérogatoire". Nous ne pouvons donc plus parler d'"exception".
100% de l'abattage en Ile-de-France est halal
Plus pernicieux encore : une partie significative de la viande d'animaux abattus sans étourdissement préalable pour les boucheries juives et musulmanes, au lieu d'être effectivement destinée à
ce marché, est finalement écoulée sur le marché global de la viande... Or, 72 % des français désapprouvent la dérogation permettant de ne pas étourdir les animaux avant leur abattage[15].
L'exemple de l'abattoir de Meaux, en Ile-de-France, est révélateur : depuis 2008, tous les animaux qui y entrent sont abattus sans étourdissement, selon l'abattage rituel, peu importe que les
vaches soit destinées au marché religieux ou non[10].
On pourrait se rassurer en croyant à une exception, il n'en est rien : "ce que nous avons constaté après les 8 mois d'enquête ce que les 5 abattoirs qui fonctionnent en Ile-de-France,
abattaient tous selon le rite musulman" (François Hallepée, directeur de la Maison de l'Elevage d'Ile-de-France)[10].
Malgré les démentis formels du monde politico-médiatique, la Chambre d'Agriculture d'Ile-de-France confirme : "l'Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un
spécialisé dans la viande de porc. Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100% de la viande abattue en Ile-de-France l'est selon les traditions musulmane et
juive.
Aucun choix n'est donné aux éleveurs franciliens qui doivent franchir les limites de la région pour bénéficier d'un abattage traditionnel. Leurs animaux doivent être transportés sur des
centaines de kilomètres, abattus en province, les carcasses devant être rapatriées pour le conditionnement et la distribution en Ile-de-France. Quelle perte de temps et d'argent ! A l'heure des
circuits courts, c'est un comble !". Au delà des pertes financières, un tel trafic est un non-sens environnemental.
Explications
"Par le passé, les abattoirs franciliens étaient gérés par les communes. Le désengagement des municipalités a vu peu à peu l'ensemble de l'abattage francilien confié à des opérateurs privés.
Pour des raisons de simplification des process et poussés par la réduction des coûts, ces derniers se sont tournés vers un procédé unique d'abattage rituel, délaissant, de fait, la méthode
traditionnelle, au mépris de la réglementation qui impose un 'étourdissement' préalable des animaux et avec le consentement coupable des services de l'Etat." souligne la Chambre d'Agriculture
d'IDF qui ajoute, cependant, que les abattoirs franciliens ne représentent qu'environ 2 % de la consommation francilienne de viande.
Un choix cornélien pour le consommateur et l'éleveur
Il n'existe aucun moyen pour le consommateur d'identifier le mode d'abattage de la viande qu'il achète, que ce soit dans les supermarchés ou les boucheries : un tour de force inacceptable qui
s'explique une nouvelle fois pour des raisons de rentabilité.
Heureusement, les citoyens ne sont pas dupes : plus de 78% d'entre eux souhaitent un durcissement de la législation soit par l'interdiction pure et simple de l'abattage rituel (plus de 40%) ou
par l'instauration d'un étiquetage obligatoire (38%)[16].
Les éleveurs sont également victimes de ce système insensé : "les éleveurs devraient pouvoir choisir leur mode d'abattage tout comme les consommateurs devraient pouvoir choisir leurs produits
en toute connaissance de cause : les viandes devraient bénéficier d'un affichage clair en la matière. Quant aux abattoirs, ils devraient être soumis aux mêmes conditions de contrôle que celles
imposées aux exploitations d'élevage par les services de l'Etat !" insiste la Chambre d'Agriculture d'IDF.
Les bouchers et charcutiers sont également de plus en plus mal à l'aise : en septembre 2011, la Confédération Française des Bouchers et Charcutiers Traiteurs (CFCBT) se déclarait "résolument hostile à une extension, même contrôlée, de
l'abattage sans étourdissement préalable".
Littéralement pris en otage, le consommateur a de moins en moins le choix : même en privilégiant de la viande issue de l'"agriculture biologique", à l'heure actuelle, rien ne garantit qu'elle ne soit pas issue d'un abattage
rituel.
Une nouvelle fois, les impératifs économiques et la pensée unique du monde politico-médiatique passent devant le respect du consommateur, la laïcité, la transparence et la santé.
Notes et références
Dans l'islam, le mot "halal" désigne ce qui est permis par la loi divine. Dans le judaïsme, le mot "casher" a la même signification.
Règlement (CE) N° 1099/2009 du Conseil du 24
septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort - Union européenne
Welfare of Animals at Slaughter and Killing, FVE/06/doc/033 Final 25/10/06 - FVE
Summary of Opinion of the Scientific Panel on Animal Health and Welfare on a request from the European Commission related to welfare aspects of the main systems of stunning and killing the
main commercial species of animals, 2004 - Autorité européenne de sécurité des aliments
Agreste Conjoncture ; Synthèses n°
2010/112 ; avril 2010 - Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche
Les Français et l'étourdissement des animaux avant leur abattage – Sondage IFOP réalisé du 8 au 10 décembre 2009 sur un échantillon de 1015 personnes, représentatif de la population
française âgée de 18 ans et plus.
En mars dernier, une affaire éclatait au grand jour. Un exploitant agricole, détenteur de 46 équidés, s’est vu retirer ses animaux.
En effet, les associations Société protectrice des animaux, Brigitte Bardot et 30 Millions d’amis l’ont poursuivi, devant le tribunal de police d’Argentan, pour
maltraitance sur ses chevaux.
Ces parties civiles avaient souhaité qu’il soit jugé en correctionnelle, mais le tribunal a préféré statuer sur une procédure devant le tribunal de police,
invoquant que le prévenu n’avait aucune intention malveillante à l’égard des animaux.
Jeudi, le tribunal l’a reconnu coupable de négligences dans les soins et dans les conditions de vie des animaux, et ce en dépit des nombreux avertissements qu’il
avait reçu.
Il a été condamné à indemniser les associations à hauteur de 450 € chacune, ainsi qu’à payer 11 960 € à Brigitte Bardot et 30 Millions d’amis pour leurs frais de
prise en charge des animaux.
Il a été contraint de ne plus élever des chevaux pendant trois ans.