Le président de la Société de défense des animaux Patrick Villardry, pompier professionnel et éducateur canin reconnu, a obtenu du propriétaire de l'animal le droit de le prendre en charge.
L'animal sera castré puis éduqué.
Des braconniers massacrent 89 éléphants au Tchad, dont plus
de 30 femelles pleines
Christina M. Russo
Traduit par Florence Calvez
July, 24, 2013
Une scène de terreur : les corps de 89 éléphants ont été
trouvés au Tchad après un massacre par des braconniers. Photos reproduites avec l’aimable autorisation de SOS Eléphants au Tchad.
Au cours de ce qui est le pire massacre d’éléphants en
Afrique cette année, des braconniers ont récemment tué 89 éléphants jusqu’à 89 éléphants au Tchad. Stéphanie Verginault, Présidente de SOS Eléphants au Tchad, a déclaré que les éléphants ont été
massacrés sur une période de deux jours à la fin de la semaine dernière près de Tikem, à la frontière sud ouest entre le Tchad et le Cameroun. Au moins 30 des éléphantes étaient pleines. Des
images d’un programme télévisé d’information montrent ce qui a l’air d’être une éléphante encore reliée à son cordon ombilical à terre. En dehors de cela 12 petits ont aussi été
massacrés.
Mme Vergniault a été informée du massacre par son équipe base
au Tchad ainsi que par des fonctionnaires gouvernementaux. Les braconniers, que l’on soupçonne soudanais ou tchadiens, étaient lourdement armés et se déplaçaient à cheval. Mme Vergniault dit que
jusqu’à 50 braconniers étaient impliqués dans le massacre. Un grand nombre de braconniers ont été repérés au Tchad en janvier ; Le ministre de l’Environnement du Tchad, selon certaines sources, a
été informé de leur présence à ce moment-là. Mme Vergniault déclare que les braconniers se dirigent à présent vers une zone plus proche de la frontière avec le Cameroun où, dit-elle, plus de 800
éléphants sont toujours sans protection.
Céline Sissler-Bienvenu, Directrice France et Afrique
francophone pour le Fonds international pour la protection des animaux (International Fund for Animal Welfare, IFAW) dit que les communautés locales ont déjà demandé de l’aide aux autorités
tchadiennes pour résoudre le conflit local portent sur les éléphants. Cependant, aucune aide n’a été apportée “ce qui explique peut-être pourquoi le massacre d’éléphants n’a pas été signalé
pendant plusieurs jours. L’abattage des éléphants par les braconniers a pu être vu comme une sorte de soulagement pour les fermiers locaux qui n’arrivent pas à protéger leurs cultures et leurs
moyens de subsistance qui sont régulièrement abimés par les troupeaux d’éléphants qui cherchent simplement de la nourriture. » Mme Sissler-Bienvenu dit que la zone où les éléphants ont été tués –
comme beaucoup de zones où les éléphants vagabondent au Tchad – n’était pas protégée.
Nicole Mollo, Directrice des Opérations des Parcs Africains
basée aux Etats-Unis, une ONG qui réhabilite et renforce des parcs nationaux en difficulté, dit que le massacre près de Tikem et, malheureusement « très typique de la tendance que nous observons
et que nous continuerons d’observer jusqu’à ce que tous les éléphants d’Afrique aient disparu – à moins que nos méthodes de protection ne changent. [En ce qui concerne les pratiques de
conservation actuelles], le statu quo ne fonctionne pas.»
On ne sait pas clairement où se trouvent les braconniers en
ce moment. Aucune arrestation n’a été signalée. Les autorités tchadiennes ont dénoncé le massacre, qui fait suite à un récent massacre d’éléphants au Cameroun, tuant 28
éléphants.
L’ivoire des éléphants sera probablement exporté illégalement
en Thaïlande ou en Chine, où il est utilise pour faire des bijoux, des figurines, et des souvenirs.
La Chine est l’un des huit pays actuellement placé sur une
liste de surveillance par la CITIES (Convention Internationale sur le Commerce d’Espèces en Voie d’Extinction), qui vient de terminer son sommet global. La CITIES a demandé à ces pays – dont la
Thaïlande, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda – de soumettre des plans détaillant comment ils allaient arrêter l’actuel trafic d’ivoire. Des progrès
doivent être faits d’ici 2014.
D’autres pays, cependant, comme le Cameroun, la République
Démocratique du Congo (RDC) et le Tchad, n’ont pas été épinglés par la CITIES alors que c’est là que se produisent un grand nombre de braconnages en Afrique. Un certain nombre d’associations de
conservation ont trouvé la démarche de CITIES complètement inadéquate. Rosalind Reeve de la David Shepherd Wildlife Foundation dit que “son échec à combattre le moteur fondamental des abattages
devient une grave négligence internationale.
Une femelle morte avec son petit encore attaché à son cordon
ombilical. La Présidente de SOS Eléphants Tchad, Stéphanie Vergniault, a déclaré à mongabay.com que le petit était sans doute né pendant la fusillade uniquement pour périr.
Des fonctionnaires à côté du corps d’un éléphant massacré, un
parmi plusieurs dizaines. Photos reproduites avec l’aimable autorisation de SOS Eléphant au Tchad.
L’éléphant Mali a été tenu en captivité au zoo de Manille durant ces 36 dernières années.
La liberté restait attendue depuis longtemps pour cette pauvre créature, malgré les efforts de PETA et de nombreuses célébrités. La dernière célébrité qui vient de prendre la parole pour réclamer
la liberté de Mali est Paul McCartney.
La légende du rock a récemment écrit une lettre au président des Philippines, Benigno
Aquino III, pour lui demander de libérer Mali du zoo et d’emmener l’éléphant dans un sanctuaire pour animaux (Boon Lott) en Thaïlande.
Paul McCartney a rappelé au Président que, en mai 2012, son gouvernement avait ordonné de transférer Mali au sanctuaire pour animaux. Un an plus tard, aucun progrès n’a été fait, et Mali montre des
signes dedétresse médicale.
Paul McCartney a déclaré dans sa lettre:
J’ai entendu mes amis de PETA dire que diverses autorités gouvernementales réclament de se charger du bien-être de Mali, clament que le vétérinaire qui a été amené à procéder à une évaluation
de la santé n’a pas réussi à résoudre les problèmes de pied de Mali, et que l’animal isolé souffre d’une solitude inimaginable pour un animal de troupeau. Une action pour cet éléphant malade
doit être prise.
Comme tous les ans, anti et pro corrida font le spectacle. (DR)
C'est une première pour les anti qui feront de la "pédagogie". L'aficion, elle, y voit de la "provocation".
C’est, annonce la fédération des luttes pour l’abolition des corridas (Flac), "une première". Les anti-tauromachie vont ouvrir une bodega pendant la Feria de Béziers, du 14 au 18 août.
"C’est inédit en Europe. Jamais, cela n’a été fait dans une place
taurine importante. Or, Béziers est tout de même la deuxième de France après Nîmes", appuie Thierry Hély, porte-parole de la Flac.
C’est rue Solférino, dans le cadre du magnifique petit théâtre du Minotaure à quelques hectomètres des arènes et du cœur de la fête, que les “anti” ont l’intention de "faire passer un message".
Réfutant toute provocation dans leur action. "Ce ne sera pas une bodega anti-corrida, plutôt un lieu dédié à la pédagogie", anticipe Thierry Hély.
Baptisée La Begune de Fadjen, la bodega sera en fait centrée sur Fadjen, un taureau espagnol adopté à l’âge de cinq semaines et que son propriétaire, Christophe Thomas, a rendu “docile”. "C’est, pour nous, un symbole fort. La preuve du caractère affectueux du taureau dit
de combat quand on ne le martyrise pas où quand on ne le torture pas", avance Thierry Hély.
Il prévoit de projeter, en boucle et sur écran géant, un reportage que France 3 avait consacré à Fadjen. Christophe Thomas sera présent quatre jours durant pour témoigner. "Plusieurs peintures
et photos étant exposées, en plus du bar qui sera ouvert de 18 h à minuit pour le côté festif, un vernissage sera organisé le premier jour. Ce qui devrait attirer de nombreux médias",
espère-t-il.
Il y aura très certainement aussi un nombre important d’aficionados devant le Minotaure. Sitôt annoncée sur internet cette première bodega des “anti”, hier, le site Lo Taure Roge a réagi.
Parlant même de "trouble à l’ordre public".
Son fondateur, Hugues Bousquet, voix de l’aficion biterroise sur la toile, se justifie : "Si le droit de se rassembler dans un lieu privé est une liberté fondamentale, le faire au cœur d’une
ville tauromachique durant une Feria sent la provocation. N’oublions pas que certains membres de ces associations avaient tenté l’an dernier, de pénétrer dans les arènes de Béziers et bloquer
son entrée principale durant une bonne vingtaine de minutes." Ce qui avait conduit à quelques frictions (lire aussi ci-dessous).
Toujours selon Hugues Bousquet, ce symbole du taureau domestiqué ne tient pas. "Il a été élevé au biberon. La même chose pourrait être obtenue dans les mêmes conditions avec un félin".
D'autres problématiques à évoquer
Le débat, qui pourrait s’avérer intéressant, est ouvert. Thierry Hély n’hésitera pas à inviter les personnalités du monde taurin, dont Robert Margé, l’empresa des arènes de Béziers et éleveur
de toros. "Le but étant de partir de Fadjen pour évoquer d’autres problématiques : la présence d’enfants aux arènes, les sévices infligés aux animaux. Voire la pétition demandant l’interdiction
de la corrida signée par 23 000 personnes qui vivent dans le Biterrois."
Il serait étonnant que les deux parties profitent de cette Feria et du cadre feutré du Minotaure pour discuter de tous ces sujets. Surtout si l’on en juge par l’appel lancé par Hugues Bousquet
: "Face à cette provocation, les associations taurines ne peuvent rester indifférentes. Et s’il appartient aux autorités locales de prendre toutes dispositions pour que soit respecté l’ordre
public, l’aficion se doit d’être vigilante, calmement mais fermement, face à ceux qui veulent interdire la corrida."
Cette Feria 2013 s’annonce animée.
POUR LA MAIRIE, "C'EST UN LIEU PRIVE"
La municipalité de Béziers n’était pas, jeudi, informée du projet de bodega de la Flac. Et pour cause, celle-ci n’était pas obligée d’adresser une demande officielle en mairie.
"Le théâtre du Minotaure est un lieu privé, qui reçoit du public à l’année et possède donc toutes les autorisations nécessaires. Les propriétaires peuvent donc organiser toute manifestation,
sans que la Ville n’ait à délivrer son autorisation", explique-t-on en mairie.
On sait toutefois que les rencontres entre anti et pro-corridas se déroulent souvent dans un climat tendu.
L’an passé, la manifestation organisée par le Colbac devant les arènes avait engendré quelques noms d’oiseaux. Quelques-uns avaient mêmes failli en venir aux mains.
Qu’en sera-t-il cette année, avec une bodega qui restera ouverte pendant cinq jours ? Thierry Hély se veut rassurant : "Notre but n’est vraiment pas de provoquer. Nous n’aurons pas de photo
sanglante, de tee-shirt “corrida basta”. Là, nous voulons seulement ouvrir le débat avec toutes les personnes qui viendront à nous."
Le lieu, c’est aussi ce qui rassure en mairie. "Ce n’est pas non plus au cœur de la fête ou à côté d’une bodega taurine, ça devrait bien se passer."
Dès hier, pourtant, des courriers électroniques ont été adressés au théâtre du Minotaure. Sur un ton courtois mais ferme. "Nous en appellerons au député Aboud en cas de pression. Mais cela
devrait bien se passer", estime Thierry Hély. Fier d’organiser "un événement inédit".
la Fondation Franz Weber devant le Congrès des députés espagnols
Suite à une pétition populaire, les députés espagnols débattent actuellement d’une proposition de loi qui prévoit l’augmentation des aides publiques visant à promouvoir la corrida et les
spectacles cruels mettant en scène des animaux. Ce projet prévoit également d’inscrire la corrida dans les programmes éducatifs.
Leonardo Anselmi, le directeur de la Fondation Franz Weber pour l’Europe du Sud et l’Amérique latine, a été invité à prendre la parole devant le Congrès des députés à Madrid, Espagne, pour
défendre les intérêts des animaux et des citoyens qui refusent l’utilisation de leurs impôts au profit de pratiques d’un autre âge ou qui souhaitent réduire la violence dans la société.
En février dernier, le parlement espagnol, avec la majorité absolue des élus du parti au pouvoir (défenseur acharné de la corrida), a accepté d’examiner une proposition de loi visant à déclarer
la corrida Patrimoine d’intérêt culturel. L’objectif étant notamment de réintroduire la corrida en Catalogne et d’empêcher toute nouvelle interdiction dans une autre communauté autonome.
Dans un rapport intitulé Les dix clés pour comprendre la pétition populaire de l’économie taurine,la Fondation Franz Weber (FFW) dénonce un défaut de compétence et l’absence de
conditions formelles et légales de la loi censée être votée. Suite à la remise de ce document à tous les députés et sénateurs, le Congrès des députés a retardé pas moins de douze fois la
présentation d’amendements alors que la majorité absolue du parti pro-corrida aurait pu voter la proposition de loi en l’espace de quelques semaines seulement. Ce rapport a mis en échec le
processus législatif.
Quel est la teneur de ce document capable d’un tel effet ?
La Fondation Franz Weber y explique qu’elle a intenté plusieurs actions en justice et déposé les recours administratifs et juridiques correspondants, le quotidien El País du 10
avril 2013 ayant fait état de fraudes constatées lors de la collecte des signatures. Le délai de collecte des signatures aurait également été prolongé sans les pièces justificatives requises par
la loi sur l’initiative populaire. Les déclarations d’intérêt ont été faites selon une méthode non prévue par la loi. Tous ces vices de forme ont incité la FFW à demander officiellement
l’annulation ou le gel immédiat de la procédure par les chambres du parlement.
Faisant la distinction entre les questions de fonds et de forme, le rapport de la FFW ne se borne pas à critiquer les méthodes et les obstacles juridiques, il dénonce aussi dans la proposition de
loi un grand nombre d’erreurs, de carences et de mensonges concernant sur des données concrètes.
Audition au Congrès des députés
Aujourd’hui à 11 heures, le directeur de la FFW pour la délégation espagnole, porte-parole et responsable politique de la campagne qui a obtenu l’abolition de la corrida en Catalogne, a exposé au
Congrès les raisons pour lesquelles les spectacles générant la souffrance et la mort d'animaux ne devraient pas bénéficier d'aides publiques et même être frappés d’interdiction, à l'instar de ce
qu’a décidé la Catalogne il y a trois ans.
Il a également fait une déclaration qui ne devrait pas passer inaperçue. Devant les médias et sous le regard médusé des députés espagnols, Anselmi a annoncé le lancement d’une campagne qui
pourrait bien se révéler historique et transcendante, Pan y toros (Pain et taureaux), une pétition populaire contre la corrida. Promettant que les militants anti-corrida
récolteraient au moins quatre fois plus de signatures que les partisans de la corrida, il entend prouver que son camp bénéficie d’un soutien plus large au sein de la population. Anselmi a ajouté
que les opposants à la corrida, misant sur une stratégie parlementaire différente, avaient l’intention de rassembler des signatures pendant la législature en cours pour que la proposition de loi
puisse être adoptée au cours de la prochaine.
Le militant de la Fondation Franz Weber a enfin rappelé aux députés que le débat actuel au parlement donnait au monde entier une mauvaise image de l’Espagne. À tel point que le vendredi 5
juillet, le parlement des Pays-Bas a adopté à l’unanimité une résolution demandant à l’Union européenne d’arrêter rapidement l’injection de fonds publics européens dans la promotion et le
maintien de telles activités, dans le droit fil de la campagne NoMoreFunds.org lancée par la Fondation Franz Weber : http://NoMoreFunds.org/.
Plus d'une centaine de manifestants ont protesté jeudi à Varsovie contre
l'abattage rituel, dénonçant les souffrances des animaux au profit des exportateurs de viande vers les pays musulmans et Israël.
Vendredi, le Parlement polonais devrait voter une loi autorisant à nouveau cet abattage, interdit en Pologne depuis le 1er janvier.
"Stop à l'abattage rituel", "L'abattage rituel est immoral", "Aujourd'hui, nous sommes tous des animaux", ont scandé les manifestants, réunis devant le siège du Parlement.
L'enjeu est de taille pour la Pologne, pays agricole et grand exportateur de viande halal vers les pays musulmans et de viande kasher en Israël.
"Nous sommes ici pour défendre des milliers d'animaux qui ressentent la douleur, comme tous les êtres vivants", a lancé Jacek Bozek, chef de l'association écologiste Klub Gaja, organisatrice
de la manifestation.
Un film montrant des scènes de l'abattage rituel a été diffusé sur un écran placé devant le Parlement.
"En Pologne, les communautés musulmane et juive qui ont besoin de ce type de viande pour des raisons religieuses, sont pratiquement inexistantes", explique Cezary Wyszynski, l'un des
protestataires.
"L'abattage rituel se fait au profit des exportateurs de viande qui ont vu un marché juteux. Et ça, on ne peut pas l'accepter", ajoute-t-il.
Selon Pawel Suski, un député opposé à la nouvelle loi, environ 90.000 tonnes de boeuf halal étaient exportés annuellement vers les pays musulmans, surtout en Turquie, et 4.000 tonnes de
viande kasher vers Israël, avant l'interdiction de l’abattage rituel au 1er janvier dernier.
La valeur de ces exportations est estimée à 250-350 millions d'euros par un. Au total, une vingtaine d'abattoirs en Pologne sont spécialisés dans la production de viande halal et kasher.
Selon les estimations du ministère de l'Agriculture, 6.000 emplois sont concernés.