histoires d'animaux
UNE VRAIE JUSTICE POUR LES 10 CHATS DROGUÉS ET JETÉS SUR LA ROUTE PAR LEURS PROPRIÉTAIRES !
En juin 2023, 10 petits chats ont été drogués au Lexomil et ensuite jetés sur la route par leurs propriétaires. Je n’en reviens pas !
Apparemment, l’homme et sa fille ont pris l’initiative de s’en débarrasser sur la demande de la mère de famille, cette dernière étant malade et ne pouvant pas rester au contact des chats.
De nos jours, il existe beaucoup de moyens pour recueillir les animaux abandonnés. Alors pourquoi avoir drogué et jeté d’une voiture ces pauvres bêtes !?
Beaucoup de refuges ou d’associations sont justement là pour ça, mais non. Le plus simple était apparemment de leur faire du mal !! Sur les 10 chats, seulement 2 ont pu être sauvés, grâce à une assistante vétérinaire qui suivait la voiture d’où ils ont été jetés… Heureusement qu’elle les suivait !
Le père et sa fille ont tous deux été condamnés, mais malheureusement la peine est bien trop faible en vue de l’acte qui a été commis. Vous allez rire : le premier a écopé d’un stage de citoyenneté et la seconde d’une amende 500 € avec sursis.
J’ai énormément de mal à croire qu’en 2024 des personnes soient encore capables de tels actes sur les animaux ! C’est pour cela que je prends l’initiative de rédiger cette pétition, car étant une grande amie des animaux et faisant partie d’une association de protection animale, je me dois de rassembler un maximum de personnes afin que tout cela cesse.
Aidez les animaux en signant et en partageant cette pétition massivement. Afin que la lutte contre la violence animale se fasse entendre. Tous ces actes de maltraitance doivent cesser !
Près de Bayeux : le refuge de Castillon organise une Saint-Valentin pour les chiens abandonnés
Samedi 10 et dimanche 11 février 2024, le refuge de Castillon organise sa 3e Saint-Valen'Chiens. Une opération séduction destinée à favoriser l'adoption de ses pensionnaires.
Une vie dévouée à la cause animale pour Marie-Thérèse Marie, créatrice du refuge du Castillon en 1973.
Mais aussi des personnalités qui ont permis au refuge d’exister. Comme Brigitte Bardot qui s’étranglait dans un courrier en constatant que la municipalité refusait le permis de construire en 1985. Ou encore « Madame Drucker », l’actrice Dany Saval, qui, un an plus tard, en 1986, se rendait au refuge de Castillon et attirait la foule à la « fête des animaux » qui y était organisée.
Les animations destinées à sortir de l’ombre les chiens abandonnés se sont poursuivies pendant 20 ans. Entre-temps, le refuge de Castillon trouvait sa forme actuelle en 1994. Grâce aux dons et à des legs. Parmi les donateurs, le milliardaire Malcolm Forbes, qui avait acheté le château de Balleroy en 1970, et avait pris soin de citer le refuge de Castillon dans son testament (5 000 francs).
C’est quoi la Saint-Valen’Chiens ?

Adoptante de Naura et Oslo, Alice Lemal s'implique comme bénévole au refuge de Castillon depuis fin 2021.
Ces vingt dernières années, il n’y a plus eu de manifestations au refuge qui s’est concentré sur le placement des animaux. C’était sans compter l’imagination des bénévoles qui, pour la troisième année, organisent une Saint-Valentin très spéciale.
L’idée, lancée par Nathalie Le Calvé, est simple : inviter le public à se rendre au refuge de Castillon au moment de la Saint-Valentin (célébrée le 14 février) pour y trouver l’amour inconditionnel d’un chien.
Ils sont actuellement une vingtaine (sur 24 places) à attendre de trouver un foyer. Autrement dit, le refuge est plein et ce genre de manifestation favorise les chances d’adoption.
« Grâce aux deux premières éditions de cette manifestation, une dizaine de chiens ont pris un nouveau départ », indique Alice Lemal, bénévole au refuge depuis l’adoption de Naura, une femelle Jack Russell de 4 ans, en mars 2021.
La Saint-Valen’Chiens est donc également une porte d’entrée supplémentaire vers le bénévolat, d’autant que le refuge de Castillon a toujours besoin de bras, « pour permettre à tous les pensionnaires de se balader ». Alice Lemal a d’ailleurs récidivé en mai 2023 avec l’adoption d’Oslo, un croisé labrador, border collie et berger australien âgé de 4 ans. « Mais les gens qui rencontreront l’amour ce week-end ne pourront pas repartir directement avec un chien », alerte la jeune femme.
Comment adopter un chien ?
Pour adopter un chien, il faut en effet montrer patte blanche. « On ne place pas les chiens pour les placer », martèle Marie-Thérèse Marie qui croise les profils des personnes avec ceux des chiens pour que l’association soit la plus cohérente possible. Question de bon sens. « Nous signons ensuite un contrat d’adoption qui engage le propriétaire. »
Ce certificat d’engagement et de connaissance signé par l’adoptant « ne sera valable que 7 jours après la date de sa délivrance, le temps de s’accorder un délai de réflexion après lecture des informations contenues dans le certificat », précise le site service-public.fr. « À la fin de ce délai seulement, l’adoptant peut recueillir l’animal s’il juge qu’il sera capable de répondre à ses besoins durant toute sa vie. »
Le refuge de Castillon demande une participation financière qui couvre les frais vétérinaires (vaccination, puçage, castration ou stérilisation). Elle est de 300 € pour un chien de 0 à 6 ans, puis cette somme est dégressive avec l’âge de l’animal.
Enfin, il est bon de rappeler que l’abandon de son animal dans un refuge est la seule voie légale pour le faire. « C’est parfois un déchirement pour les propriétaires. On ne doit pas juger », insiste Marie-Thérèse Marie.
Le programme de la Saint-Valen’Chiens 2024

Les cani-randos du cœur rencontrent un franc succès au refuge de Castillon.
Plusieurs animations sont organisées dans le cadre de cette troisième édition de la Saint-Valen’Chiens, samedi 10 et dimanche 11 février 2024, de 10 h à 17 h non-stop, au refuge de Castillon.
- Cani-randos. Outre les rencontres entre amoureux des chiens, les bénévoles du refuge ont prévu quatre cani-randos durant le week-end.
« Il s’agit de balades d’une heure pour 5 km. Les cani-randos organisées le matin (à 10 h samedi et dimanche) sont réservées aux chiens du refuge et ouvertes sur inscriptions par Messenger (Facebook) puisque nous n’avons plus de téléphone depuis la tempête Ciaran (qui a soufflé sur le Bessin le 2 novembre 2023, ndlr). Les cani-randos de l’après-midi (15 h samedi et dimanche) sont ouvertes aux chiens qui ont déjà été adoptés, à Castillon ou dans un autre refuge », précise Alice Lemal. N’ayez crainte, Alice Lemal et Nathalie Le Calvé, qui gèrent les réseaux sociaux du refuge, sont « hyper réactives ! »
Et comme les kilomètres à pied, ça n’use pas que les souliers, un stand de crêpes sera tenu tout le week-end.
- Boutique solidaire. Durant ce week-end très spécial, une boutique solidaire sera ouverte pour acheter des objets et accessoires dédiés aux chiens et dont la recette soutiendra l’action du refuge.
- Éducation canine. Un éducateur canin sera présent le samedi 10 février, de 11 h à 13 h. Il prodiguera ses conseils gratuitement. Une bonne occasion de régler certains détails avec son chien (même s’il est le meilleur toutou du monde…)
- Grande tombola des amoureux. Le refuge organise une grande tombola des amoureux. Pour participer, il faut s’acquitter d’un ticket à 2 € en vente sur place au refuge le samedi 10 ou dimanche 11 février ou encore directement en ligne ici : https://cutt.ly/wwXqj0ob. Parmi les nombreux lots mis en jeu, il y a notamment un repas pour deux le jour de la Saint-Valentin le 14 février dans un hôtel-restaurant réputé ou un shooting photo professionnel pour deux sur Omaha Beach.
Le public a jusqu’au dimanche 11 février, 16 h 30, pour participer. « Le tirage au sort aura lieu en live sur place et sur notre page Facebook dimanche à 17 h », annonce Alice Lemal qui soulignait lundi que « nous avons déjà vendu plus de 200 tickets en ligne ».
Comment aider le refuge ?
Le refuge de Castillon fonctionne grâce à l’investissement des bénévoles et des dons. « Actuellement, ce dont nous avons le plus besoin, c’est de la lessive pour nettoyer les couvertures et du détergent pour le sol des boxes. Ensuite, nous avons toujours besoin de bénévoles pour sortir les chiens. Sachant que le plus difficile, c’est de fidéliser cet engagement », reconnaît Alice Lemal.
Bénévole depuis deux ans, elle offre tout son temps libre aux naufragés à quatre pattes. « J’y passe tout mon temps libre en dehors du travail. Mais c’est un travail d’équipe. Et tout le monde met la main à la pâte. »
Refuge de Castillon, 317 Chemin de Lignerolles, 14490 Castillon. Ouvert du lundi au dimanche, de 8 h 30 à 11 h 30. Et le mercredi de 8 h 30 à 11 h 30 et de 15 h à 17 h. Contact via la page Facebook Refuge de Castillon 14 Calvados ou 02 31 21 61 37.
Cochons sauvages à Marignane : la Fondation Brigitte Bardot organise le "sauvetage" des "150 rescapés"
La Fondation souhaite transférer les cochons de Marignane dans une pension sous sa responsabilité mi-février. Depuis plusieurs années, l'espèce prolifère dans cette commune des Bouches-du-Rhône.
Nouveau rebondissement dans l'affaire des cochons sauvages à Marignane. Après avoir dénoncé le gazage de dizaines d'animaux par les services vétérinaires du département en décembre dernier, la Fondation Brigitte Bardot entend organiser une vaste opération de "sauvetage" pour "les 150 rescapés".
"Nous avons un lieu d'accueil et nous ne pouvons plus envisager le maintien des cochons à Marignane, même en enclos", a indiqué sans plus de détails le porte-parole de la Fondation, Christophe Marie, à France 3 Provence-Alpes, vendredi 2 février, après un rendez-vous infructueux avec la Direction départementale de la protection de la population (DDPP).
"À Marignane, ils sont condamnés"
Le porte-parole entend organiser les captures des cochons sauvages "mi-février" : ils seront transférés "dans une pension" sous la responsabilité de la fondation. "À Marignane, ils sont condamnés, la mairie ne s'en cache pas", conclut Christophe Marie.
Depuis quelques années, l'espèce prolifère dans la commune. Début 2022, France bleu Provence rapportait une estimation d'environ 250 cochons autour de cette zone, alors qu'ils n'étaient que "quelques individus" moins de cinq ans auparavant.
Return to #Marignane after the gassing of 350 #cochons by the town hall, the Brigitte Bardot Foundation organizes the rescue of the 150 survivors. Delicate operation, to be continued...
LA DESTRUCTION DES “NUISIBLES” SÉVÈREMENT CRITIQUÉE PAR DES SCIENTIFIQUES
Ce rapport, transmis au ministre de l’Écologie, conforte notre plaidoyer pour demander la révision de l’arrêté triennal du 3 août 2023 fixant la liste des ESOD du groupe 2 (belette d’Europe, fouine, martre des pins, renard roux, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde, geai des chênes et étourneau sansonnet) pour chaque département de 2023 à 2026. La LPO et l’ASPAS ont en effet déposé des recours juridiques auprès du Conseil d’Etat et contestent 161 classements ESOD départementaux sur les 420 établis par le ministère de la Transition écologique en France métropolitaine, dont la totalité pour le renard (88), le geai (5) et la belette (1). La décision sur le fond est attendue dans 1 à 2 ans.
Vaillant le pigeon, Patron le chien, Warrior le cheval… Les héros de guerre sont aussi des animaux
MEILLEURS AMIS Une kyrielle d’animaux a participé aux guerres humaines, et certains sont même devenus des légendes
- a Ville de Paris inaugure ce mardi un monument pour rendre hommage aux animaux sacrifiés pendant les conflits du XXe siècle.
- Si des millions d’animaux ont péri dans les guerres humaines au fil des siècles, certains ont eu un véritable rôle dans l’histoire des conflits.
- Mascotte, messager ou encore démineur… Voici les portraits de cinq de ces héros de guerre à poils ou à plumes.
Messagers, démineurs ou soutiens moraux… Les animaux aussi ont pris part aux guerres des hommes. Et si, au fil du temps, nombre d’entre eux ont été oubliés, la Ville de Paris inaugure ce mardi un monument pour rendre hommage aux animaux sacrifiés pendant les conflits du XXe siècle. En parallèle de cette cérémonie, prévue au square Baucicaut, dans le 7e arrondissement de la capitale, 20 Minutes vous propose de vous pencher sur l’histoire de quelques-uns de ces héros à poils et à plumes.
Le pigeon Vaillant
Décoré de la Croix de guerre 1914-1918, Vaillant est probablement le pigeon le plus connu de France. Preuve de sa renommée, un film d’animation lui a été consacré en 2005 - même s’il prend de nombreuses libertés avec la réalité. Le volatile est connu pour avoir porté un message au péril de sa vie, afin d’informer sur la situation critique du commandant Sylvain Raynal et de ses hommes, encerclés au fort de Vaux en 1916. « En France, on a fait de Vaillant un héros dans l’entre-deux-guerres, on a bâti toute une légende autour de lui », confirme Eric Baratay, historien.
« En réalité, il n’a pas accompli sa tâche, précise pourtant le spécialiste de l’histoire des relations hommes-animaux. Il a mis une quinzaine d’heures pour délivrer son message à Verdun, mais il n’avait plus vraiment d’intérêt quand il est arrivé. A sa décharge, il a été lâché au moment où les bombardements étaient les plus intenses ! » Lors du siège de la forteresse, les communications téléphoniques sont coupées et le commandant Raynal ne dispose que de quatre pigeons voyageurs. Vaillant est le dernier à s’élancer et le seul à être parvenu à transmettre ce SOS. Gravement intoxiqué, il mourra presque immédiatement après avoir rempli sa mission. Il est aujourd’hui empaillé au colombier militaire du Mont Valérien, à Suresnes.
Le cheval Warrior
Les chevaux ont joué un rôle essentiel lors de la Grande Guerre, et on estime que plus de 10 millions d’entre eux ont été tués. « C’était l’apogée de l’hippomobile en Occident, les chevaux étaient omniprésents », souligne Eric Baratay. Et parmi ces guerriers à sabots, le Royaume-Uni a surtout retenu l’histoire de Warrior. « Ici aussi, sa légende s’est créée après la guerre, il défilait avec des médailles et même la reine [Mary] lui a rendu visite », rappelle l’historien. Contrairement à Vaillant, ce n’est pas un acte héroïque qui a fait sa renommée, mais plutôt sa longévité. Warrior a suivi au front son propriétaire, le général Jack Seely, et traversé tout le conflit.
« A partir de 1917, Warrior devient un modèle de survie, un porte-bonheur. Alors que pour les chevaux soldats lambda, la rotation est énorme, lui survit à toute la guerre », explique Eric Baratay. En 2014, cent ans après le début de la Première Guerre mondiale, Warrior reçoit une médaille Dickin à titre posthume, une décoration militaire conçue pour honorer l’action des animaux en temps de guerre. La renommée de Warrior doit beaucoup à son maître, le général Jack Seely donc, ancien secrétaire d’Etat et grand ami de Winston Churchill. Il lui a écrit une biographie en 1934, intitulée My Horse Warrior. Et, surtout, il « le protégeait sur le front et le laissait à l’arrière en cas de coup dur », glisse Eric Baratay.
L’ours Wojtek
En 1942, l’armée polonaise adopte un ours en Iran. Wojtek devient rapidement une véritable mascotte et intègre officiellement la 22e compagnie de ravitaillement d’artillerie du deuxième corps d’armée polonais. Avec son unité, l’ursidé voit du pays : il traverse l’Iran, la Syrie, l’Irak, la Palestine ou encore l’Egypte. Wojtek transporte des munitions lors de la bataille de Monte Cassino, qui oppose les Alliés aux forces allemandes de janvier à mai 1944.
« Il était fréquent qu’il y ait des ours dans l’armée coloniale anglaise et dans les armées des anciennes colonies britanniques », ajoute Eric Baratay. C’est notamment le cas de l’ourse noire Winnipeg, qui a été achetée par un régiment de cavalerie canadienne. Les soldats l’introduisent illégalement en Grande-Bretagne puis la laisse à l’arrière, « car une ourse est évidemment difficile à déplacer ». « Ce sont des animaux mascottes », note l’historien. Wojtek a toutefois dépassé le statut de totem. Car en plus de boire de la bière et de fumer des cigarettes, il a obtenu le statut de caporal.
Le chat Mourka
Lors de la bataille de Stalingrad, entre juillet 1942 et février 1943, Mourka se faufilait entre les bombardements et les combats urbains. Le chat délivrait des messages pour l’armée russe, opposée à la Wehrmacht. Les soldats l’emmenaient en reconnaissance avec eux, attachaient un message au collier du félin, et ce dernier retournait toujours au quartier général - là où se trouvait sa gamelle. « Il existe aussi de nombreuses histoires de chats pendant la Première Guerre mondiale, nous dit Eric Baratay. Les soldats recueillaient de nombreux chiens et chats dans les tranchées, beaucoup avaient été abandonnés par la population lors de sa fuite au début de la guerre ».
Certains sont soignés par les combattants, qui s’attachent rapidement à eux. « Les animaux sont une image de paix et de bonheur. C’était extrêmement important pour les soldats », note l’historien. Ils ont d’ailleurs une place spéciale. « Un médecin, au front lors de la Première Guerre mondiale, a raconté ce souvenir d’un chat qui se prélassait en première ligne sur le parapet, y faisait sa toilette, installé au soleil. Personne ne lui tirait dessus. Il écrivait : "moi si j’avais eu le malheur d’avancer un quart de ma tête, j’aurais déjà une balle dedans" », raconte le spécialiste.
Le chien Patron
Bien plus récemment, en mai dernier, le monde entier a suivi la remise d’une médaille du dévouement au chien Patron. Ce petit Jack Russell terrier de 4,5 kg détecte en Ukraine les mines qui n’ont pas explosé. « Patron parle à la population ukrainienne qui s’occidentalise. On a d’ailleurs vu de nombreux Ukrainiens fuir avec leurs animaux de compagnie au début de la guerre. Les Russes, eux, n’ont pas cette relation aux animaux », analyse Eric Baratay.
Patron est devenu une icône de la résistance ukrainienne, du street art jusqu’à Tiktok, où le petit chien compte plus de 716.000 abonnés. A plumes ou à poils, les animaux ont donc un rôle de communication important. Car « en les montrant dans son camp, on dit implicitement que c’est le bon, puisque les animaux connaissent instinctivement la vérité », décrypte l’historien.
URGENCE : DES BOVINS VIVANT DANS UNE MARE DE LISIER
L214 saisit les autorités pour secourir les animaux de toute urgence
L214 dévoile la situation catastrophique d’un élevage de bovins situé dans la commune de Meillac en Ille-et-Vilaine (Bretagne).
Sur les images, on voit des vaches et des veaux qui s’enfoncent dans une mare de lisier pour accéder au peu de nourriture à leur disposition. Ils sont abreuvés avec une eau croupie. Certains n’ont pas survécu et sont ensevelis dans la boue. Une vache très maigre est enfermée dans une remorque, sans eau. Les animaux vivent dans des parcs délabrés, sans litière, sans endroit sec pour se coucher. Un cadavre recouvert de boue est dévoré par un chien.
Une situation gravissime qui a poussé L214 à signaler la situation aux services vétérinaires de la préfecture d’Ille-et-Vilaine : ceux-ci ont appris à L214 qu’ils avaient connaissance de la situation. Ces conditions d’élevage extrêmes perdurent depuis des années, selon une source proche de l’élevage souhaitant rester anonyme. Pourtant il n’y a jamais eu de changement pour les animaux.
L214 saisit le parquet de Saint-Malo pour secourir les animaux de toute urgence, et porte plainte pour abandon1 et mauvais traitements.
Par ailleurs, l’association demande à la préfecture les rapports d’inspection vétérinaire de cet élevage, et alerte sur la responsabilité de l’État dans ces situations dramatiques où les animaux paient le prix fort.
Ces animaux sont en grande souffrance et sont élevés dans des conditions qui ne respectent pas leurs besoins biologiques. C’est pourquoi L214 sollicite le procureur de la République de Saint-Malo (sur le fondement de l’article 99-1 du Code de procédure pénale) pour placer en urgence les animaux dans des refuges prêts à les accueillir et à leur offrir les soins et l’attention dont ils ont besoin.
Afin d’appuyer cette demande, L214 publie une pétition adressée au préfet d’Ille-et-Vilaine et au directeur de la DDPP35 (services vétérinaires) pour sauver ces vaches de toute urgence.
L’État responsable de la dégradation de cette exploitation
Dans son mail à L214, la préfecture d’Ille-et-Vilaine reconnaît « la situation effectivement très dégradée de cet éleveur » dont elle précise qu’il était « connu de nos services ». La situation de cet élevage n’est pas nouvelle, mais malgré des alertes répétées, aucune mesure n’a été prise par les services de la préfecture pour que ces animaux soient retirés et qu’un accompagnement de l’éleveur soit entrepris.
L214 pointe l’insuffisance des actions entreprises par l’État dans le suivi et l’accompagnement des exploitations détenant des animaux, et ce particulièrement dans une filière touchée par les difficultés économiques (et donc à risque) : les élevages de bovins pour la production de viande affichent les revenus et le niveau de vie les plus faibles, toutes productions agricoles confondues.
Pour Sébastien Arsac, cofondateur de L214 : « On ne compte plus le nombre de cas où les services vétérinaires de l’État manquent à leur mission de contrôle. Depuis combien d’années cette situation gravissime perdure-t-elle dans cet élevage de Meillac ? Comment peut-on laisser des animaux dans cet état en toute connaissance de cause quand on est en charge du contrôle des conditions d’élevage des animaux, et de la vérification de la mise en œuvre de la réglementation ? La responsabilité de l’État est évidente. Au vu de la détresse des agriculteurs en France, il est urgent que le gouvernement engage un changement du modèle agricole, aujourd’hui dirigé par un seul objectif : la rentabilité économique. Un modèle qui broie les hommes, et les animaux. »
1. L’infraction d’abandon d’animaux est caractérisée par le fait de ne pas nourrir ses animaux en quantité ou en qualité suffisante et/ou de ne pas les soigner conformément à leurs besoins physiologiques ou de les laisser agoniser jusqu’à ce que mort s’ensuive et après de graves souffrances.
Castillon-la-Bataille : 40 chats libres identifiés par la Ville
Quarante chats trappés sur la période de mars à décembre 2023. Le bilan de la première opération Chats libres, présenté ce mardi 16 janvier à la mairie de Castillon-la-Bataille, est prometteur. Aujourd’hui, 40 chats numérotés sont libres, identifiés et stérilisés. « Ce sont les chiffres de terrain sur six mois effectifs. Ce n’est pas en une année que nous réglerons le problème des chats errants sur le territoire, c’est un travail de plusieurs années pour juguler », précise Anne Grillard. La salariée de Castilab, entreprise à but d’emploi, a été missionnée pour cette action nationale, suivie en mairie, en lien avec les associations de protection animale, notamment la fondation Brigitte-Bardot qui aide aux financements.
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