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histoires d'animaux

En Seine-Maritime, un éleveur de « L’Amour est dans le pré » devant le tribunal pour abandon d’animaux

Publié le par Ricard Bruno

Laurent Levacher parlait avec passion de sa profession dans l’émission «L’Amour est dans le pré» - Photo Fondation Brigitte Bardot

Laurent Levacher parlait avec passion de sa profession dans l’émission «L’Amour est dans le pré» - Photo Fondation Brigitte Bardot

L’histoire d’amour entre Laurent Levacher, l’agriculteur normand, et sa compagne avait fait craquer les fans de l’émission de M6, L’Amour est dans le pré, en 2019. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les points et c’est pour un dossier nettement moins glamour que l’éleveur de Vatteville-la-Rue suscite à nouveau l’intérêt des médias. Le 8 septembre 2023, il doit comparaître devant la justice, en correctionnelle, pour répondre d’abandon d’animaux.

 

En Seine-Maritime, un éleveur de « L’Amour est dans le pré » devant le tribunal pour abandon d’animaux

Son avocat, Me Romain Degoutte, du barreau de Rouen, insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de maltraitance sur animaux mais d’abandon. La différence est importante car elle écarte l’idée de mauvais traitements volontaires. Elle pose aussi la question de la compétence ou de la perte de contrôle.

 

Depuis 2020, l’administration a régulièrement mis en demeure l’éleveur de mieux s’occuper des 400 bovins allaitants (donc destinés à la filière viande) qu’il avait sur son exploitation. Le 7 mars 2023, des contrôles sanitaires, sous pilotage de la direction vétérinaire départementale, ont mis en évidence des manquements sérieux aux règles de la protection animale, comme des défauts d’abreuvement ou le manque caractérisé d’alimentation de qualité.

La fondation Brigitte Bardot est partie civile

Le 10 mars suivant, une opération de retrait des bovins a été lancée, sous l’autorité du procureur de la République de Rouen, mobilisant notamment le Groupement défense sanitaire de Seine-Maritime (GDMA 76). La Fondation Brigitte Barbot était également présente, prenant en charge les animaux dans des structures adaptées, baptisés « fermes refuge » par l’association.

 

 

 

C’est donc de cet abandon, constaté par les services de l’État, que Laurent Levacher doit répondre devant la justice. L’éleveur sollicité par Paris Normandie n’a pas souhaité s’exprimer. En revanche, son conseil, Maître Degoutte, précise : « Laurent Levacher conteste avoir abandonné ses animaux qu’il aime plus que tout. Il n’a jamais cessé de s’en occuper. Je réserve mes explications pour l’audience. »

La Fondation Brigitte Bardot est partie civile

L’hypothèse d’un éleveur s’occupant seul de son cheptel et dépassé par la situation pourrait être défendue. Selon son avocat, depuis l’intervention de mars 2023, Laurent Levacher est sous le coup d’une interdiction temporaire d’exercer la profession d’éleveur. La fondation Brigitte Barbot confirme qu’elle sera présente à l’audience du 8 septembre et qu’elle sera partie civile.

Le cas Étienne

Que vont devenir les 400 bovins qui ont été retirés de cet élevage ? La justice devra statuer, la fondation Brigitte Bardot réclamant sans doute qu’ils lui soient confiés définitivement.

Cette affaire rappelle l’histoire d’Étienne, le taurillon. En juillet 2021, Étienne faisait partie d’un lot de bovins conduit à l’abattoir de Fleurs dans la Loire. Par miracle, il réussit à s’échapper. Nouveau coup de chance, ce sont les pompiers qui interviennent et non les gendarmes. Les secours décident de lui envoyer une fléchette hypodermique pour l’endormir. Du coup, il est jugé impropre à la consommation. Après une mobilisation de la population, Étienne est acheté par un groupe de particuliers et donné à la fondation Brigitte Bardot (FBB). Cette dernière le confie à la pension de Patrick Dufour à Saint-Victor-l’Abbaye, en Seine-Maritime. C’est d’ailleurs là qu’il avait reçu la visite de sa très médiatique marraine, Jeanne Mas. La chanteuse finance en effet la majeure partie de son hébergement.

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LA FRANCE CONTINUE DE TUER INUTILEMENT DES LOUPS EN GRAND NOMBRE !

Publié le par Ricard Bruno

LA FRANCE CONTINUE DE TUER INUTILEMENT DES LOUPS EN GRAND NOMBRE !

Le 25 juillet 2023, la seconde brigade grands prédateurs terrestres a été inaugurée à Rodez, dans le département de l’Aveyron. Cette brigade est composée d’agents de l’Office français de la biodiversité qui auront pour objectif d’intervenir sur deux espèces : les Loup et les Ours. Leur secteur de compétence s’étendra des Pyrénées à la partie Ouest du Rhône, jusqu’au Nord de l’hexagone.

Il s’agit de la seconde brigade grands prédateurs, puisqu’une première a été créée en 2015 à Gap, dans les Hautes-Alpes. L’orientation destructrice de cette brigade n’est plus à démontrer.

Le plan national d’action a fixé un plafond de 174 loups à abattre en 2023 sur une estimation de 906 individus présents sur le sol français, soit 19.9 % de la population de l’espèce lupine. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2023, 106 loups ont été tués.

20 % d’abattage pour une espèce inscrite sur la liste rouge des espèces menacées en France est surréaliste.

  1. Pour rappel, le Loup gris est une espèce protégée en Europe par la convention de Berne de 1979 et au niveau de l’Union Européenne par la directive Habitats du 21 mai 1992. Sur notre territoire, l’arrêté ministériel du 23 avril 2007 mentionne l’interdiction de détruire, mutiler, capturer ou enlever l’espèce Canis lupus (loup). L’État doit donc veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. La France enfreint donc une nouvelle fois la législation européenne en « détruisant » une espèce protégée.

Pour quels motifs créer une seconde brigade grands prédateurs sur la partie ouest du territoire, alors qu’une seule meute est recensée ?

De plus, aucun moyen n’est mis en place sur les secteurs concernés par cette brigade grands prédateurs, afin de limiter de potentielles attaques de loups (colliers anti-loup, chiens de protection, clôtures électrifiées adaptées aux grands prédateurs, etc).

Au vu du faible nombre d’individus de l’espèce lupine présente sur ces secteurs, cette brigade n’a pas vocation à limiter les dommages des Loups, mais plutôt à éliminer leur présence.

De toute évidence, le gouvernement préfère céder aux pressions de la FNSEA et de l’association « cercle 12 », plutôt que de proposer des solutions durables, à l’instar de nos pays voisins tels que l’Italie ou l’Espagne.

  1. La mortalité chez les ovins causée par les Loups est minime par rapport à d’autres causes telles que la mortalité des agneaux (perte de 16 % des individus), les chutes, les maladies, les éboulements, la foudre, etc. En 2021, 7 millions d’ovins ont été élevés. Cette même année, 11 616 ovins ont été victimes des loups, soit 0,16 % du cheptel français, tandis que 5 millions ont été victimes des abattoirs, soit 71 % du cheptel français.1
  1. L’Efficacité des tirs n’est pas démontrée. Cela tend à engendrer plus de dégâts, soit l’inverse de l’effet escompté. En effet, pour peu que soit tué un membre du couple reproducteur, les meutes risquent d’être déstructurées. Or, les Loups devenus solitaires se tournent plus spontanément vers les « proies faciles » que constituent les animaux de rente. De nombreuses mesures alternatives à ces tirs sont susceptibles d’être mises en place et ont fait leurs preuves dans bien des territoires : les clôtures (à hauteur et voltage suffisants), les CPT (chiens de protection des troupeaux), les colliers anti-loups, ou encore la surveillance des troupeaux (à l’instar de ce que proposent FERUS en France et Oppal en Suisse).²
  1. Les Loups sont garants d’écosystèmes en bonne santé, ils sont un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Les grands prédateurs sont indispensables à l’équilibre de la biodiversité. Ils ont également un effet positif sur la végétation. En leur présence, les cervidés tels que les chevreuils et les cerfs sont contraints de se déplacer régulièrement, favorisant ainsi la régénérescence forestière naturelle. Nous pouvons ici évoquer le cas du

département de la Drôme où plusieurs meutes de loups sont installées. Sur ce territoire, les loups ont naturellement régulé les populations d’ongulés sauvages, ce qui contribue à réduire les dégâts sur les cultures et les plantations forestières. L’État fait trop aveuglément confiance au monde de la chasse pour (mal) gérer la faune sauvage, sans laisser la possibilité d’expérimenter des solutions alternatives non létales prônées par les associations.3

  1. Oui, la cohabitation entre les Loups et l’élevage est possible. L’espèce n’a jamais disparu de chez nos voisins italiens et espagnols où la présence du prédateur semble davantage acceptée. En France, des aides financières sont allouées par l’État, afin d’accompagner les éleveurs dans l’acquisition de moyens de protection. Pourtant, les moyens mis en place sont quasiment nuls sur ces secteurs. Ne serait-il pas temps de s’y atteler plutôt que de pointer du doigt un animal faisant souvent office de parfait bouc-émissaire ? Ne perdons pas de vue les vrais problèmes auxquels sont confrontés les éleveurs, tels que la crise climatique et écologique que nous traversons ou encore la concurrence internationale. En outre, les associations ne manquent pas d’inventivité pour pacifier la relation Homme-Loup.

Quoi qu’il en soit, le canidé n’a eu de cesse de se développer depuis son retour naturel dans l’Hexagone au début des années 90. Il continuera de le faire tant que l’équilibre proie-prédateur ne sera pas atteint. Cela est une excellente nouvelle pour la préservation des écosystèmes mis en péril par les activités humaines.

Plus vite nous l’admettrons et cesserons d’entretenir les contre-vérités ici interrogées, plus vite nous pourrons agir et avancer vers une cohabitation bénéficiant aux loups, aux éleveurs, et à tout un chacun.

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Un homme condamné à de la prison ferme pour avoir frappé son bouledogue : “Ce chien était un défouloir”

Publié le par Ricard Bruno

Un homme condamné à de la prison ferme pour avoir frappé son bouledogue : “Ce chien était un défouloir”

Un homme de 34 ans a été condamné à huit mois de prison pour avoir frappé son chien, en France.

Absent lors de son procès qui s’est tenu ce jeudi au tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes, un prévenu de 34 ans a été condamné à de la prison ferme pour des coups portés à son chien, rapporte le Parisien.

Les faits datent de 2019. Les voisins de l’appartement entendent Lynch, 4 ans, un bouledogue français hurler de douleur. Yoan, le prévenu de 34 ans, s’occupe de l’animal durant le séjour de sa compagne en Martinique. Interpellée par les cris, la voisine appelle la police.

 

 

À leur arrivée, ils découvrent un chien fort mal en point. Lynch présente plusieurs plaies ouvertes sur la face et a des traces de sang sur le corps. Pire encore, un de ses yeux est crevé. Lynch urine sur le sol et vomit du sang. Le chien a été confié à un vétérinaire, puis pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot.

Sa défense plaide “des blessures antérieures aux faits reprochés” et avance qu’il se serait blessé lors d’une fugue. Le prévenu ne conteste pas les coups. “Il dit l’avoir frappé ce jour-là parce qu’il avait fait ses besoins dans la pièce et qu’il se serait montré hargneux”.

Le bourreau de l’animal a été condamné à huit mois de prison. Le tribunal a également prononcé à son encontre une interdiction définitive de détenir un animal.

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SOS FONDATION BARDOT: ABANDONS ANIMAUX ET MALTRAITANCES DANS LES YVELINES

Publié le par Ricard Bruno

10 août 2023

10 août 2023

Dans le département des Yvelines, le refuge de la fondation Brigitte-Bardot à Bazoches-sur-Guyonne connaît une situation alarmante. En effet, il est témoins d’une augmentation drastique des cas d’abandon d’animaux. Cependant, ce n’est pas le pire. Les responsables sont confrontés à une flambée des actes de maltraitance animale. Le traitement réservé à ces petits êtres sans défense est inhumain et injustifiable. Les hébergements saturés, les responsables du refuge de la fondation sont en manque de moyens pour accueillir ces animaux en détresse. Les soigneurs font tout leur possible pour leur apporter une assistance appropriée. Ils se battent au quotidien pour offrir à ces innocents, une chance de survivre dans des conditions décentes. Face à cette recrudescence de la maltraitance animale, ils sont malheureusement à court d’options. Leur unique recours reste la sensibilisation de la population à la cause animale.

Le refuge de la Fondation Bardot

Le refuge de la Fondation Brigitte Bardot, situé à Bazoches-sur-Guyonne dans les Yvelines, accueille plus de 700 animaux abandonnés ou maltraités. La propriété a été léguée par Brigitte Bardot à la fondation en 2006. Le ministre Clément Beaune est venu lancer un appel à la responsabilité des propriétaires d’animaux lors de son passage au refuge.

Hommage aux soigneurs de la Fondation Bardot

Les soigneurs du refuge ont été mis à l’honneur lors de la visite du ministre Clément Beaune. Pendant trois heures, il a écouté ces professionnels qui connaissent chacun des animaux, arrivés à Bazoches-sur-Guyonne après une histoire souvent terrible.

Un refuge pour tous types d’animaux

La fondation Bardot prend en charge toute sorte d’animaux, allant des lapins mis en vente dans des animaleries industrielles jusqu’à une truie abandonnée dans les rues. Les animaux qui arrivent sont de plus en plus souvent victimes de maltraitance. Le refuge reçoit quinze demandes par jour pour accueillir des bêtes délaissées par des propriétaires. Pour restaurer leur santé, la fondation propose des adoptions, très encadrées. La fondation prend aussi sous son aile des troupeaux dans toute la France.

Interdire les exportations d’animaux d’élevage hors de l’Union européenne

Les responsables de la Fondation Bardot ont demandé une prise en compte plus large de la question animale, au-delà des abandons, lors de la visite du ministre Clément Beaune. La fondation appelle notamment à une vision européenne de la question, plaidant pour l’interdiction d’exporter des animaux d’élevage hors de l’Union européenne. Les progrès récents en matière de protection animale, comme l’interdiction de la vente de chiots et de chatons dans les animaleries à partir de janvier 2024, sont salués.

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Animaux d’élevage : La France « reste le cancre de l’UE », dénonce la fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

COUP DE GUEULE L’organisation spécialisée dans le bien-être animal déplore le « manque d’ambition » de l’Etat pour « faire évoluer la condition » des animaux d’élevage

La commission européenne s'est déjà prononcée en faveur de la fin progressive des cages pour les poules pondeuses.

La commission européenne s'est déjà prononcée en faveur de la fin progressive des cages pour les poules pondeuses.

Les discussions pour réviser la réglementation européenne sur les animaux d’élevage sont en cours, et la fondation Brigitte Bardot met la pression. L’organisation de défense des animaux a dénoncé mercredi le « manque d’ambition » de la France « pour faire évoluer la condition » des animaux d’élevage dans le cadre des discussions sur la révision de la réglementation européenne.

« Face aux enjeux majeurs d’une révision de la législation européenne sur les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux, la France est un boulet qui défend des mesures cosmétiques qui ne serviront qu’à maquiller son manque d’ambition pour faire évoluer la condition animale », tance la fondation, qui estime que la France « reste le cancre de l’UE ».

Vers une évolution de la réglementation européenne

La Commission européenne devrait annoncer en fin d’année ses propositions pour améliorer le sort des animaux d’élevage. L’exécutif européen s’est déjà prononcé en faveur de la fin progressive des cages pour les poules pondeuses ou les truies qui mettent bas et allaitent, conformément aux préconisations des scientifiques qui plaident aussi pour que les animaux disposent de davantage d’espace.

Les professionnels français de l’élevage prônent quant à eux le statu quo au nom de la préservation du potentiel de production et pour ne pas se voir dicter de coûteux investissements. Dans un communiqué publié mercredi, le ministère français de l’Agriculture a fait connaître les « priorités de la France ».

« Les autorités françaises appellent la Commission européenne à ne pas créer de situations plaçant une nouvelle fois l’élevage européen en situation de distorsion de concurrence ou de perte de compétitivité », selon le communiqué ministériel.

La fondation Brigitte Bardot rétorque qu’elle ne peut « pas accepter la position du ministre français de l’Agriculture qui porte comme priorités des sujets secondaires et qui refuse d’aborder la situation des abattoirs, et le cas particulier des abattages rituels sans étourdissement. »

Source de l'article : Cliquez ICI

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« Je n’ai jamais vu ça » : ce refuge des Yvelines fait face à une hausse d’abandons d’animaux

Publié le par Ricard Bruno

Le nombre d’animaux accueillis au refuge de la fondation Brigitte Bardot situé à Bazoches-sur-Guyonne (Yvelines) ne cesse de croître. L’établissement recueille aussi de plus en plus de bêtes violentées par leurs propriétaires. En visite sur place, lundi 7 août 2023, le ministre délégué chargé des transports Clément Beaune a rappelé qu’abandonner un animal est lourdement puni.

Le refuge de la fondation Brigitte Bardot de Bazoches-sur-Guyonne accueille 700 animaux. Photo d’illustration

Le refuge de la fondation Brigitte Bardot de Bazoches-sur-Guyonne accueille 700 animaux. Photo d’illustration

Le village de Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, abrite un refuge de la fondation Brigitte Bardot. Dans cette ancienne bergerie rénovée puis habitée par l’actrice pendant quelques années, 700 animaux sont accueillis et choyés. Un chiffre qui ne fait qu’augmenter.

« J’étais en train de recenser les animaux recueillis ce mois-ci, et je crois que je n’ai jamais vu ça », a confié au Parisien  la responsable du refuge, qui dénombre une quinzaine de demandes par jour. Selon elle, à cause de l’inflation, certains propriétaires choisissent de se séparer de leurs animaux. Elle déplore également de plus en plus de violences commises sur les animaux recueillis.

 

Le village de Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, abrite un refuge de la fondation Brigitte Bardot. Dans cette ancienne bergerie rénovée puis habitée par l’actrice pendant quelques années, 700 animaux sont accueillis et choyés. Un chiffre qui ne fait qu’augmenter.

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Le ministre des Transports Clément Beaune s'engage contre les abandons d'animaux sur les routes en été

Publié le par Ricard Bruno

Le ministre des Transports Clément Beaune s'est rendu ce lundi au refuge de la Fondation Brigitte Bardot à Bazoches-sur-Guyonne dans les Yvelines. Un déplacement pour montrer son engagement contre les abandons d'animaux sur les aires d'autoroute pendant les vacances.

Le ministre des Transports Clément Beaune s'engage contre les abandons d'animaux sur les routes en été

"C'est un engagement, c'est un acte de responsabilité." Le ministre des Transports Clément Beaune a voulu montrer son engagement dans la lutte contre les abandons d'animaux, notamment l'été sur les aires d'autoroute. Il s'est donc rendu ce lundi au refuge de  la Fondation Brigitte Bardot à Bazoches-sur-Guyonne dans les Yvelines. Cet été, les refuges sont saturés d'animaux, encore plus que les autres années. Entre le 1er mai et le 31 juillet, ce sont au total 12 181 animaux qui ont été abandonnés et recueillis par la SPA, soit autant que l'an passé, mais les adoptions ont elles diminuées. Et dans ces refuges, ce sont essentiellement des chiens et des chats qui sont abandonnés.

Pour lutter contre les abandons, le gouvernement a relancé une campagne "en partenariat avec le ministère de l'Agriculture, et je la porte, qui s'appelle Stop Abandons, qui est relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux", a expliqué Clément Beaune. "Je veux faire passer ce message : c'est un engagement, ce n'est pas un jeu d'avoir un animal, ça implique des frais et donc il faut bien le mesurer. Avoir un animal domestique, c'est aussi un acte formidable d'amour et de joie, et il faut le faire avec un grand sens des responsabilités : on sera intraitables sur tous les actes de cruauté ou d'abandon."

Car la fondation Brigitte Bardot, qui accueille surtout des animaux suite à des décès, des hospitalisations ou des saisies judiciaires, a constaté une hausse importante des animaux maltraités cette année, notamment les chiens. "Ça fait 30 ans que je dirige la fondation, et je n'avais jamais eu de cas de maltraitance avérés à ce point-là", souligne Ghyslaine Calmels, la directrice de la fondation. "On a des chiens traînés derrière une voiture donc entièrement brûlés, on a des chiens qui prennent un coup de couteau, des chiens martyrisés : le dernier cas qu'on a eu, c'est un chien traîné derrière une voiture et qui a reçu un coup de couteau entre les yeux, parce que son maître ne savait pas comment l'abandonner donc il a voulu le tuer mais il ne savait pas quoi en faire."

Clément Beaune a failli se laisser tenter par l'adoption d'un des chats de la fondation Brigitte Bardot.

Clément Beaune a failli se laisser tenter par l'adoption d'un des chats de la fondation Brigitte Bardot. 

Pour elle, l'inflation n'est pas une excuse aux abandons : "Les adoptants sérieux et responsables se priveront pour nourrir leurs animaux mais n'abandonneront pas leur chat ou leur chien. Aujourd'hui, c'est très facile d'avoir un animal via les réseaux sociaux, ce n'est plus un acte réfléchi comme avant." Pour elle, l'adoption doit être une concertation en famille : "savoir si on peut prendre ce chien, est-ce que c'est la race qui convient à notre mode de vie, et aujourd'hui on fonctionne à l'effet de mode : on voit une peluche et on veut la prendre, ça ne se passait pas comme ça avant et c'est aussi pour ça qu'on a beaucoup d'abandons." Clément Beaune a profité de la visite pour rappeler la mise en place du délai de 7 jours de réflexion avant une adoption pour justement éviter des adoptions 'coup de coeur' irréfléchies.

Clément Beaune a même rencontré le didon Athos.

Clément Beaune a même rencontré le dindon Athos

Par ailleurs, le ministre a rappelé les sanctions en cas d'abandon sur les routes : "Jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende, et nous n'hésiterons pas à faire des contrôles avec le ministère de l'Intérieur", prévient-il. "Je demande aussi aux sociétés d'autoroute de relancer toutes leurs actions de sensibilisation qui avaient lieu il y a quelques années, pour que sur les aires d'autoroutes on sache que l'abandon est un délit sanctionné par la loi."

Clément Beaune devant la maison de Brigitte Bardot.

Clément Beaune devant la maison de Brigitte Bardot. 

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Brigitte Bardot, son dernier combat : "Hélas, je n'ai plus le temps d'attendre", que réclame-t-elle avant sa mort ?

Publié le par Ricard Bruno

Remise sur pied après avoir vécu un moment de détresse respiratoire, l'ex-actrice reprend la parole. Depuis toujours et pour toujours, Brigitte Bardot lutte contre la souffrance animale et, avant sa mort, elle révèle le dernier combat qui lui tient très à coeur.

Brigitte Bardot, son dernier combat : "Hélas, je n'ai plus le temps d'attendre", que réclame-t-elle avant sa mort ?

En 2018, BB avait déjà évoqué l'hippophagie, comprenez le fait de consommer de la viande de cheval, en pointant notamment du doigt les élevages et les transports de chevaux de la Pologne vers la France. A l'époque, Emmanuel Macron avait expliqué ne jamais avoir entendu parler de ce terme, expliquant qu'il pensait cette pratique révolue en France.

Depuis, Brigitte Bardot ne cesse de se battre et, récemment, l'intervention de Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV à ce sujet, a suscité la reconnaissance de la star. 

Hippophagie : le débat est relancé, Brigitte Bardot pas la seule star impliquée

"Tout comme le chien ou le chat, le cheval doit être considéré comme un animal de compagnie !". Voilà les mots de Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne qui souhaite déposer un projet de loi pour interdire la production et la commercialisation de viande de cheval. Ainsi, il souhaite instaurer sur le plan juridique "une relation de respect du cheval, depuis sa naissance jusqu'à sa fin de vie", avant de détailler sur BFMTV qu'il ne "pense que personne n'aurait à l'idée de manger un chat ou un chien et donc je trouve que dans notre pays on s'honorerait à changer le statut du cheval".

 

De ce projet de loi est né un texte signé par plusieurs personnalités qui veulent voir la viande de cheval interdite. Parmi eux : Jean-Marie Bigard, Vincent Lagaff, Francis Lalanne, Chantal Goya, Laurent Baffie, Francky Vincent ou encore Raphaël Mezrahi. 

"Le cheval, fidèle compagnon de l'homme dans le travail, les loisirs, la santé, a le droit de vieillir et de finir sa vie dans la dignité", expliquent les signataires. Une affirmation évidemment partagée par Brigitte Bardot, qui se bat pour interdire la consommation de viande chevaline depuis des années et qui n'a pas hésité à remercier Marc-Olivier Fogiel, directeur général de la chaîne d'information en continu, d'avoir permis de relancer le débat aux heures de grandes écoutes. 

Brigitte Bardot : un combat qui dure depuis 1973

"Je remercie Marc-Olivier Fogiel d'avoir permis à sa chaîne, BFMTV, d'ouvrir un débat sur 'l'hippophagie', cette atroce consommation de viande chevaline que je combats depuis 50 ans et qui, grâce à Nicolas Dupont-Aignan et à sa proposition de loi, va enfin être débattue par les médias et ceux qui, comme moi, n'y voient aucune récupération politique mais un point de vue humain, Brigitte Bardot dans un communiqué. La souffrance, l'effroi, la torture, la mort, de la plus 'noble conquête de l'homme', le cheval, à qui l'Humanité doit tant, doit cesser à tout jamais", complète-t-elle.

En effet, BB se bat depuis les années 1970 pour faire interdire la consommation de viande de cheval. Aujourd'hui, Brigitte Bardot se félicite d'avoir réussi, 50 ans après, à avoir fait de cette question un débat national et politique. "Il est temps d'évoluer, de m'accorder ce que j'attends depuis 50 ans et que, hélas, je n'ai plus le temps d'attendre", assure la star âgée de 88 ans qui vit isolée avec son mari dans sa maison du Sud de la France, au milieu des animaux.

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Abandons d’animaux : le clip choc de la Fondation Bardot

Publié le par Ricard Bruno

« Chaque été, 60 000 Français sans scrupule abandonnent leur animal de compagnie pour partir en vacances », rappelle l’organisme.

Chaque année, environ 60 000 Français abandonnent leur animal au moment des départs en vacances. (illustration)

Chaque année, environ 60 000 Français abandonnent leur animal au moment des départs en vacances. (illustration)

Après la Société protectrice des animaux (SPA) il y a dix jours, c’est la Fondation Bardot qui alerte le public sur le fléau des abandons chaque été. Dans ce but, elle diffuse un clip choc mettant en scène des vacanciers à la campagne partis en abandonnant leur chien « sans scrupule ».

Deux couples d’amis autour d’un verre trinquent à leurs vacances. L’un d’eux pose la question : il est où Lucky ? Embarrassés, les propriétaires du chien se regardent, baissent les yeux. Pas de réponse. L’image suivante montre un chien prostré, dos au mur, seul dans une pièce vide. Ses yeux tristes et larmoyants attestent de sa détresse. Il a été abandonné. Ce clip de moins d’une minute met en évidence le contraste entre le bonheur des vacances et le traumatisme de l’abandon vécu par l’animal.

Visible sur YouTube et l’ensemble des réseaux sociaux, il rappelle que « l’abandon d’animaux est un acte de cruauté ». « Chaque été, 60 000 Français sans scrupule abandonnent leur animal de compagnie pour partir en vacances », déplore la Fondation Bardot.

« Tous les refuges de France en général et de la Fondation Bardot en particulier sont saturés alors que débute seulement l’été et que la situation économique contribue à provoquer de nouveaux abandons », a commenté samedi un porte-parole de la Fondation Bardot. « Il est important de sensibiliser le public sur les conséquences catastrophiques pour les animaux. »

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