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histoires d'animaux

Le centre de soin pour la faune sauvage de Savoie et de Haute-Savoie lance un appel aux dons

Publié le par Ricard Bruno

Photo d'illustration...

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L’hiver ce sont les hérissons, les rapaces, les chauves-souris qui trouvent refuge au centre. Le Tétras Libre, le centre de sauvegarde de la faune sauvage des Pays de Savoie a besoin d’argent pour payer les 4 salariés et le matériel. Il lance un financement participatif sur internet.

Le Tétras Libre reçoit des milliers d'animaux sauvages, biches, renards, chouettes, cygnes depuis son ouverture en 2020. Il avait alors été élu meilleur projet du budget citoyen du département et avait bénéficié d’une importante subvention. Le centre emploie 4 salariés dont 3 soigneuses. Il a besoin de 200.000 euros pour fonctionner tous les ans et on est loin du compte !

Plus d'animaux accueillis mais pas assez de moyens

Selon l’association, "les accueils d’animaux sauvages augmentent drastiquement mais pas nos moyens financiers. Le fonctionnement quotidien du centre de soins nécessite beaucoup de moyens en terme de matériel, nourriture, médicaments, fourniture d’énergie, mais aussi pour financer notre renfort saisonnier qui nous aide à gérer les centaines d’animaux qui arrivent en quelques mois avec tous les jeunes de l’année". Le centre est ouvert tous les jours de l’année. Il accueille uniquement les animaux de la faune sauvage. Les animaux domestiques sont dirigés vers d’autres structures "nous prenons en charge gratuitement tous les animaux sauvages en difficulté que l’on peut nous apporter".

La fondation Brigitte Bardot ou l'association 30 millions d'amis soutiennent aussi le Tétras Libre, elles participent notamment à l'achat de nourriture ou de médicaments.

Une cagnotte en ligne

Depuis le début du mois de décembre et jusqu'à fin janvier, un financement participatif est lancé via internet. Le message est clair : "notre centre de soins pour la faune sauvage risque de fermer ses portes fin 2024. Votre soutien financier nous aidera à garder le cap !". Idéalement le centre aurait besoin de subventions des collectivités pour le fonctionnement, pour payer les salaires notamment, le matériel et les médicaments alors que pour l'instant, les départements de la Savoie et de la Haute Savoie ou la Région donnent des aides essentiellement pour les investissements (les aménagements des salles de soin, des travaux, les agrandissements). Les responsables du centre espèrent que les collectivités viendront compléter la générosité des donneurs en ligne avec des subventions publiques pérennes.

Pour aider financièrement l'association : c'est ici

À l'intérieur les animaux sont isolés le temps de se refaire une santé

À l'intérieur les animaux sont isolés le temps de se refaire une santé

Cet hérisson là va retourner en quarantaine

et hérisson là va retourner en quarantaine

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LA FBB APPORTE SON SOUTIEN À L’ORGANISATION WFFT DANS LA RÉALISATION D’UNE MISSION DE SAUVETAGE HISTORIQUE DE 35 GRANDS FÉLINS.

Publié le par Ricard Bruno

LA FBB APPORTE SON SOUTIEN À L’ORGANISATION WFFT DANS LA RÉALISATION D’UNE MISSION DE SAUVETAGE HISTORIQUE DE 35 GRANDS FÉLINS.

La Fondation Brigitte Bardot a récemment appuyé l’organisation Wildlife Friends Foundation Thailand dans une opération de sauvetage sans précédent, visant à secourir 35 grands félins en détresse.

Le 16 décembre, une première intervention a permis le sauvetage de 12 tigres et 3 léopards des conditions déplorables d’une ferme intensive en Thaïlande. Ce groupe initial, choisi pour son état critique, a nécessité des soins urgents. Parmi eux, un tigre nommé Salamas, particulièrement faible, a dû être déplacé avec précaution sans sédation.

Les animaux ont été déplacés vers le sanctuaire de WFFT où ils bénéficieront de soins médicaux et d’un habitat naturel, marquant pour beaucoup leur première expérience de la liberté après une vie en captivité, nombre d’entre eux ayant passé plus de vingt ans dans une cage de béton.

Malheureusement, ces tigres et léopards ne pourront jamais être relâchés dans la nature, mais le refuge leur offre un environnement où ils pourront explorer, se socialiser et se rétablir.

La mission continue…

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Cochons sauvages à Marignane : la Fondation Brigitte Bardot dénonce une vaste opération "d'abattage"

Publié le par Ricard Bruno

La population de cochons de la zone industrielle de la Palun, à Marignane, le 12 janvier 2022.

La population de cochons de la zone industrielle de la Palun, à Marignane, le 12 janvier 2022.

L’association assure que des dizaines de cochons qui prolifèrent a Marignane ont été abattus mardi 19 décembre autour de la zone industrielle de La Palun.

"C'est une trahison, une rupture unilatérale dans la collaboration établie entre notre Fondation et les services vétérinaires du département" : la Fondation Brigitte Bardot dénonce une opération "d'abattage" de cochons sauvages de la zone industrielle de la Palun, à Marignane.

Un rendez-vous d'urgence avec la DDPP

La Fondation ne connaît "pas encore le protocole qui a été suivi (...) ni la méthode utilisée", mais elle a demandé un rendez-vous "d'urgence" avec la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) afin de demander la prise en charge des "cochons survivants."

Depuis quelques années, les cochons prolifèrent dans la commune. Début 2022, France bleu Provence rapportait une estimation d'environ 250 cochons autour de cette zone, alors qu'ils n'étaient que "quelques individus" moins de cinq ans auparavant. 

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La régulation des ragondins avec du tir à l’arc provoque la colère de la Fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

« C’est une méthode moyenâgeuse et cruelle. » La décision des élus de la communauté de communes de la Côte d’Emeraude de réguler la présence de ragondins à Lancieux (Côtes-d’Armor) avec du tir à l’arc a provoqué la colère de la Fondation Brigitte Bardot.

Animal semi-aquatique originaire d’Amérique du Sud, le ragondin peut causer des dégâts sur l’écosystème.

Animal semi-aquatique originaire d’Amérique du Sud, le ragondin peut causer des dégâts sur l’écosystème.

Du côté de Lancieux (Côtes-d’Armor), des ragondins ont causé des dégâts sur une digue. En conséquence, les élus de la communauté de communes de la Côte d’Emeraude ont décidé d’agir.

Une régulation au tir à l’arc

Jusqu’ici, rien d’extraordinaire. Depuis plusieurs années, de nombreuses communes sont confrontées à la prolifération des ragondins, un petit mammifère originaire d’Amérique du Sud. Plusieurs moyens existent pour « réguler » sa présence.

Lire aussi :...

Source et suite de l'article : Cliquez ICI

 

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LA COMMISSION EUROPÉENNE VEUT OFFICIELLEMENT FACILITER L’ABATTAGE DES LOUPS EN EUROPE

Publié le par Ricard Bruno

LA COMMISSION EUROPÉENNE VEUT OFFICIELLEMENT FACILITER L’ABATTAGE DES LOUPS EN EUROPE

Attendue depuis le mois de septembre, la décision de la Commission européenne concernant le statut de protection du loup vient de tomber comme un couperet : l’Union européenne va proposer que la protection du loup soit révisée et affaiblie dans le cadre de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, dite Convention de Berne.

L’objectif de la Commission européenne : Faire passer le loup de l’Annexe II (espèces de faune strictement protégées dont la capture, la détention et l’abattage sont interdits) à l’Annexe III (espèces de faune protégées dont la gestion est réglementée) de la Convention de Berne, ce qui en faciliterait donc l’abattage en Europe.

Le 4 septembre dernier, la Commission européenne annonçait l’ouverture d’une consultation publique afin d’éventuellement proposer la révision du statut du loup au sein de l’Union européenne, consultation à laquelle la Fondation Brigitte Bardot avait contribué. Ce projet faisait suite aux pressions exercées par certains Etats membres (dont la France) ainsi que par des syndicats agricoles qui, face au retour encourageant de cette espèce menacée, demandaient de faciliter et renforcer le recours à l’abattage des loups plutôt que de mieux protéger les troupeaux d’éventuels actes de prédation.

Dans un sondage réalisé en novembre 2023 dans 10 Etats membres de l’Union européenne interrogeant les populations rurales sur leur rapport aux grands carnivores et aux pratiques de chasse, celles-ci se prononçaient majoritairement en faveur du maintien de la protection stricte des loups, rejetant l’argument selon lequel leur présence cause un sentiment d’insécurité, contrairement aux activités de chasse qu’elles considèrent davantage comme une source d’insécurité et d’inconfort.

Malgré une opinion publique défavorable, l’annonce de la Commission sonne certainement le glas de la protection stricte de cette espèce menacée, qui a peiné à se refaire une place dans les forêts européennes après avoir été traquée et éradiquée dans de nombreux pays. En effet, alors que l’Union européenne refusait jusqu’à présent de réviser le statut du loup et avait ainsi réussi à faire barrage à son déclassement en 2022, l’annonce de la Commission européenne vient rebattre les cartes. Si l’UE maintient le projet d’en proposer le déclassement, les jours sont comptés pour les loups jusqu’à la prochaine réunion du Comité permanent de la Convention de Berne qui se tiendra en décembre 2024…

« Sensible aux pressions politiques, particulièrement en cette période pré-électorale, la présidente de la Commission européenne démontre une nouvelle fois que son intérêt passe avant la protection de la biodiversité et des animaux. Après avoir détricoté la stratégie de la Ferme à la Table en proposant une révision décevante de la réglementation sur le transport des animaux, la Commission européenne met un nouveau coup de canif dans l’ambitieux Pacte vert (Green deal) annoncé en 2020, désavouant par là-même la position de la Commission en défaveur de l’affaiblissement du statut de protection du loup, clairement exprimée jusqu’en 2022 » déplore Christophe Marie, directeur adjoint et porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

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Brigitte Bardot : ses animaux les plus proches

Publié le par Ricard Bruno

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Vémars : 55 bovins retirés à un éleveur de 94 ans et confiés à la Fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Plus de quinze heures ont été nécessaires pour rassembler les animaux vivant dans l’immense parc de leur propriétaire, qui a finalement accepté de les céder, débordé par la charge de travail. Les animaux paissent désormais dans des champs en Normandie.

Vémars (Val-d'Oise), mercredi 13 décembre. C'est la Direction départementale de la protection des populations qui est à l'initiative du sauvetage de ces 55 animaux.

Vémars (Val-d'Oise), mercredi 13 décembre. C'est la Direction départementale de la protection des populations qui est à l'initiative du sauvetage de ces 55 animaux.

À quelques pas du centre-bourg de Vémars (Val-d’Oise), un haut portail vert résolument clos. Aucune sonnette à l’horizon. À travers les interstices, les traces des camions ayant servi à transporter les bêtes sont toujours bien marquées dans la boue accumulée derrière les battants. Mercredi dernier, 55 bovins vivant dans cet immense parc entourant cette bâtisse historique plus que vieillissante ont été retirés à leur propriétaire par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Val-d’Oise et confiés à la Fondation Brigitte Bardot. Une mesure pour « assurer leur protection ».

Une longue intervention pour les participants, dont les services de l’État et l’association de protection animale. Plus de quinze heures auront ainsi été nécessaires pour arriver à rassembler les animaux éparpillés sur la propriété et les faire monter dans les camions devant les emmener vers une nouvelle vie. « Ils ne devaient pas fermer la rue et finalement, ils ont été obligés. Cela fut un sacré truc qui a duré jusqu’à tard dans la nuit, au moins jusqu’à une heure du matin »,

Suite de l'article et source de l'article : Cliquez ICI

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Près de Cany-Barville. Des animaux maltraités retirés après enquête

Publié le par Ricard Bruno

Le bouc est maintenant confié à la Fondation Brigitte Bardot tout comme le mouton ci-contre

Le bouc est maintenant confié à la Fondation Brigitte Bardot tout comme le mouton ci-contre

Dans la matinée du vendredi 24 novembre, la gendarmerie, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et la SPA dieppoise sont intervenus chez un habitant d'un village proche de Cany-Barville.

Une enquête ouverte

Selon la procédure, après un signalement à l'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), une enquête judiciaire, sous l'autorité du parquet de Rouen, a été ouverte. Il a été décidé de procéder à une vérification sur place. Le contrôle opéré, ce vendredi-là, s'est révélé positif.

"Nous avons recueilli quatre Malinois, dont un est encore chez le vétérinaire en malnutrition sévère"

Les chiens, moutons, bouc, lapins et cochons d'Inde ont été retirés à leur propriétaire par les gendarmes de la brigade de Saint-Valery-en-Caux. Les investigations se poursuivent. "La lutte contre les maltraitances animales fait partie de nos missions prioritaires. Nous mettons tout en œuvre pour que les auteurs répondent de leurs actes devant la justice," indique le chef d'escadron Ludovic Dantec, commandant de la compagnie de Fécamp.

Contactée, la présidente de la SPA dieppoise, une association indépendante de la SPA nationale, Christine Bénet détaille : "Nous avons recueilli quatre Malinois, dont un est encore chez le vétérinaire en malnutrition sévère. Deux autres sont dans nos locaux. Nous les nourrissons plusieurs fois par jour, en petite quantité… Nous avons malheureusement retrouvé deux chiens morts." Un mouton et un bouc nain ont, dans un premier temps, été accueillis chez un particulier avant d'être confiés à la Fondation Brigitte Bardot. Le bouc souffrait d'une plaie au cou causée par la chaîne qui l'entravait.

Le maire de la commune concernée ne souhaite pas commenter les faits. "Ce dossier est maintenant entre les mains des autorités judiciaires qui donneront suite à cette affaire," souligne-t-il.

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TRANSPORT DES ANIMAUX : LA COMMISSION EUROPÉENNE PROPOSE UNE RÉVISION TIMIDE ET DÉCEVANTE

Publié le par Ricard Bruno

TRANSPORT DES ANIMAUX : LA COMMISSION EUROPÉENNE PROPOSE UNE RÉVISION TIMIDE ET DÉCEVANTE

Attendue depuis plusieurs mois, la proposition de révision de la réglementation sur le transport des animaux était présentée ce matin par la Commission européenne. Ces dernières années, les investigations menées en France, sur les routes européennes mais également au-delà des frontières, ont révélé de nombreuses défaillances dans le transport des animaux, l’incapacité de la réglementation à protéger efficacement les animaux et donc la nécessité impérieuse de mettre à jour les normes européennes avec les connaissances scientifiques actuelles pour réduire la souffrance animale.

En 2020, la Commission européenne avait en effet annoncé son ambition de rehausser le niveau de bien-être animal au sein de l’UE et de mettre à jour la législation relative à la protection des animaux dans les élevages et lors des transports. La Commission ayant récemment annoncé le report de la révision de la réglementation sur l’élevage des animaux, tous les espoirs reposaient alors sur une proposition ambitieuse de la Commission pour la mise à jour des règles en matière de transport des animaux. Et malheureusement, c’est un pétard mouillé : la proposition de la commission est bien loin d’être à la hauteur des enjeux et des attentes des citoyens européens en matière de protection animale!

Car si la proposition de la Commission européenne contient quelques améliorations par rapport à la réglementation actuelle (règlement CE n°1/2005 du 22 décembre 2004), elle passe à côté d’évolutions indispensables à l’amélioration de la condition animale, dont l’interdiction des exportations d’animaux vivants hors de l’Union européenne fait incontestablement partie ! Le lobbying de certains Etats membres, France en chef de file, n’y est pas pour rien : en effet, alors que certains Etats, comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Luxembourg, plaident activement pour que cesse le calvaire de millions d’animaux exportés chaque année, la France, aux côtés du Portugal, de la Roumanie, l’Irlande ou encore de la Lettonie, fait barrage à toute avancée en la matière. Une influence qui aura eu raison des ambitions progressistes de la Commission européenne, fortement appuyées par les avis scientifiques rendus ces dernières années en faveur de la fin des exportations d’animaux, ambitions tuées dans l’œuf par une opposition persistante d’Etats incapables de faire évoluer leurs pratiques commerciales pour répondre à des impératifs éthiques et écologiques.

QUELQUES AVANCÉES À NOTER

Parmi les mesures progressistes proposées par la Commission européenne, on notera cependant :

  • L’interdiction du transport maritime d’animaux sur des navires battant « pavillon noir » (navires figurant sur la “liste noire” du Mémorandum de Paris, représentant actuellement 55 % de la flotte de transport de bétail agréée par l’UE), ce qui devrait déjà être la cas tant ces navires représentent un danger manifeste aussi bien pour les animaux que pour l’environnement…
  • L’interdiction des transports d’animaux de plus de 9h lorsqu’ils sont destinés à l’abattage,
  • La réduction des temps de transport maximum pour la plupart des espèces, mais malheureusement encore bien trop longs pour assurer une bonne protection des animaux (21h voire même 24h pour les lapins…),
  • La mise à jour des exigences en termes d’espace disponible pour les animaux dans les moyens de transport,
  • La traçabilité obligatoire en temps réel de tous les voyages routiers et l’enregistrement des données pertinentes à des fins de contrôle,
  • L’âge minimum de 5 semaines pour le transport des veaux non sevrés,
  • Le champ d’application de la réglementation étendu aux animaux aquatiques : un acte délégué sera nécessaire pour introduire des exigences mesurables et spécifiques aux espèces, encore faudra-t-il qu’il soit suffisamment exigeant pour satisfaire l’objectif de mieux protéger les animaux…

DES PROPOSITIONS CLAIREMENT INSUFFISANTES

L’inquiétude porte cependant sur la disparition, dans la proposition de la Commission, de certaines normes de protection des animaux, telles que l’obligation de planifier les transports les plus courts possibles, ainsi que sur l’absence d’interdiction de nombre de pratiques fortement préjudiciables et reconnues comme des sources de stress et de souffrance pour les animaux.

En effet, la proposition de la Commission européenne ne contient aucune exigence concernant le transport des animaux en fin de carrière (animaux de réforme) ou des femelles gestantes, pourtant reconnus comme des animaux vulnérables. Par ailleurs, la pratique consistant à transporter des animaux non sevrés dans des camions partiellement acheminés par bateau reste autorisée, sans obligation de reposer les animaux après une longue traversée. Autre sujet de préoccupation : la Commission européenne n’interdit pas les transports en cas de températures extrêmes mais les soumet simplement à de nouvelles conditions de durées et d’horaires. Ces précautions sont clairement insuffisantes pour assurer une bonne protection des animaux, d’autant que la Commission supprime par la même occasion les exigences en termes de températures minimales et maximales autorisées à l’intérieur des véhicules et que les contrôles à travers l’Europe et au-delà seront quasiment impossibles.

UNE ATTENTE SOCIÉTALE FORTE MAIS PEU ENTENDUE

En matière de transport d’animaux, l’attente citoyenne est forte : en effet, l’eurobaromètre 2023 de la commission européenne –  Attitudes des européens à l’égard du bien-être animal, publié en octobre 2023, révélait que 83% des Européens souhaitent que la durée du transport des animaux vivants à des « fins commerciales » dans ou en provenance de l’UE soit réduite (85% des français). Une attente qui ressort également du sondage IFOP réalisé pour la Fondation Brigitte Bardot en mars 2023, selon lequel 87% des Français sont favorables à une limitation de la durée de transports d’animaux vivants à un maximum de huit heures pour les mammifères et à 4 heures pour les volailles et lapins. Selon le même sondage, 80% des Français se disaient favorables à l’interdiction de l’exportation d’animaux d’élevage vivants hors de l’Union Européenne, au profit de l’élevage et l’abattage sur le territoire européen.

La Commission européenne a reconnu, dans son bilan de qualité rendu public en octobre 2022, que la réglementation actuelle est mal appliquée et obsolète. Elle concluait son audit ainsi : « les règles actuelles ne tiennent pas pleinement compte des attentes croissantes de la société et des préoccupations éthiques, des évolutions scientifiques et technologiques et des défis futurs en matière de durabilité. Par conséquent, la législation actuelle de l’UE sur le bien-être animal n’est pas totalement apte à répondre aux besoins actuels et futurs ».

« Avec cette inquiétante proposition de révision, la Commission européenne prouve une fois encore qu’elle répond davantage aux pressions politiques et de l’agro-industrie qu’aux enjeux qu’elle a elle-même identifiés. Après avoir trahi son engagement à interdire l’élevage en cages pour 2027, elle passe à côté d’une opportunité rare d’opérer de réels changements pour la condition animale, attendus et nécessaires pour assurer la durabilité de la production européenne. A ce train-là, l’Union européenne est encore loin de montrer l’exemple de la bientraitance animale sur la scène internationale ! » déplore Christophe Marie, Directeur adjoint et Porte-parole de la Fondation Brigitte bardot.

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