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Le râle de Guam avait disparu, ce petit oiseau est de retour dans la nature

Publié le par Ricard Bruno

Le râle de Guam avait disparu, ce petit oiseau est de retour dans la nature

Le râle de Guam, petite espèce d’oiseau endémique de l’île du même nom, dans le Pacifique, avait disparu à l’état sauvage. Il avait été décimé par un serpent invasif. Aujourd’hui, l’espèce est réintroduite dans la nature.

Le râle de Guam avait disparu, ce petit oiseau est de retour dans la nature

Un petit oiseau au plumage sombre, qui ne dépasse pas la trentaine de centimètres de long. Voici à quoi ressemble le râle de Guam. C’est une espèce endémique de l’île du même nom, un territoire américain de l’ouest de l’océan Pacifique. Jusque très récemment, l’oiseau avait complètement disparu à l’état sauvage.

La population de l’espèce a été décimée par l’introduction accidentelle à Guam d’une espèce invasive de serpents, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’oiseau est incapable de voler, et, n’ayant jamais été confronté aux serpents, il n’a pas su leur échapper.

Résultat, depuis la fin des années 1980, le râle de Guam était considéré comme étant « éteint à l’état naturel » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), une organisation non-gouvernementale qui tient à jour une liste rouge des espèces menacées.

Une trentaine d’années plus tard, la situation du râle de Guam s’est beaucoup améliorée. Il a été réintroduit dans la nature et n’est plus considéré comme éteint à l’état naturel, a indiqué l’UICN ce mardi.

De 10 000 individus… à 21

Si le râle de Guam a pu être réintroduit dans la nature, c’est grâce à des programmes d’élevage en captivité.

Et en 1985, il restait très exactement 21 râles de Guam sur l'île, contre… environ 10 000 avant les années 1960, selon les chiffres du Zoo national Smithsonian de Washington.

À ce moment-là, il a été décidé de capturer les derniers (et rares) individus en liberté, pour mettre en place des programmes de conservation.

Des râles ont donc été élevés en captivité, à Guam, mais aussi dans 11 zoos des États-Unis, certains hébergeant déjà des spécimens.

Dès 1989, des oiseaux ont été relâchés sur l’île de Rota, un autre territoire américain situé au nord de Guam. Où il n’y a pas de serpents. Au fil des ans, des dizaines de spécimens y ont été relâchés. Jusqu’à 100 par an, précise l’organisation non-gouvernementale (ONG) britannique Birdlife International.

En 1998, les autorités avaient relâché 16 oiseaux à Guam, dans des secteurs protégés des serpents. Mais « on estime que cette population a été réduite à néant par des chats errants et d’autres prédateurs », relève un rapport du Service de la pêche et de la faune des États-Unis publié en 2009.

Relâchés dans d’autres îles

Dans les années 2010, d’autres râles ont été relâchés à Cocos, une petite île du territoire de Guam. Il a d’abord fallu éradiquer les rats de l’île, précise le Zoo national de Washington, et s’assurer qu’il y avait suffisamment de lézards pour que les oiseaux puissent se nourrir…

Un rail de Guam au Zoo de Cincinnati, aux États-Unis. (Photo : Greg Hume / Wikimédia Commons / CC BY-SA 3.0)

Un rail de Guam au Zoo de Cincinnati, aux États-Unis. (Photo : Greg Hume / Wikimédia Commons / CC BY-SA 3.0)

Entre 2010 et 2012, 26 râles y ont été introduits. Ils vivent en liberté et sont visibles partout sur l’île, même s’il est difficile d’estimer combien d’individus compte la population sur place, précise Birdlife International.

À Rota, en revanche, « leur population ne peut pas encore être considérée comme étant totalement suffisante », indiquait l’ONG britannique en 2017. Une manière de dire que l’on ne pouvait pas être certain de la pérennité de l’espèce.

Deux ans plus tard, l’UICN considère donc que ça y est, l’oiseau est « établi » sur l’île Cocos. L’institution ne mentionne pas la situation à Rota.

Un seul précédent

C’est la seconde fois, seulement, qu’une espèce d’oiseau se rétablit ainsi après avoir été déclarée éteinte à l’état naturel par l’UICN. L’autre espèce est le condor de Californie.

Décimés par la chasse, la pollution, et la destruction de leur habitat naturel, ces condors n’étaient plus que 22 en vie dans la nature en 1982, selon la revue scientifique américaine Smithsonian.

Cette même année, un programme d’élevage avait été mis en place au Zoo de San Diego, rapporte la chaîne de télévision américaine CNN. Dix ans plus tard, les condors avaient commencé à être relâchés dans la nature. Et le 22 juillet dernier, le 1 000e individu en vie aujourd’hui est né : un œuf a éclos dans l’État américain de l’Utah.

Le râle de Guam, lui, n’en est pas encore tout à fait là. Il est toujours considéré par l’UICN comme étant « en danger critique » de disparition. L’espèce reste « à deux doigts de l’extinction ».

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Message de la FLAC

Publié le par Ricard Bruno

Message de la FLAC

Bonjour à toutes et à tous,

Grâce à la newsletter de No Corrida, membre de la FLAC,vous découvrirez, entre autres, les dernières personnalités quiviennent de se positionner contre la présence des moins de 16 ansdans les arènes lors de corridas. Parmi celles-ci :  AuroreBergé (Députée), Cédric Villani (Député), ElisabethBadinter (philosophe), Benjamin Griveaux (Député), David Beillard (Conseiller de Paris). http://nocorrida.com/2019/12/01/linc-35/

Le COLBAC, membre de la FLAC, organise le 15décembre prochain à Béziers, un débat qui aura pour thème : "Corrida, politique et élections municipales". https://www.lindecapant.fr/articles/19187/beziers-colbac-corrida-politique-et-elections-municipales

Dans le cadre de son son exposition itinérante "L'autreréalité de la corrida...", la FLAC  s'installeradu 5 février au 10 février dans le Gard à Villeneuve-lèsAvignon. A 30 km de Nîmes...

 

À bientôt.

Bien cordialement,

 

Thierry Hély

Président de la FLAC

www.flac-anticorrida.org

>> retrouvez laFLAC sur Facebook

http://www.flac-anticorrida.org/agir/adherer/

https://twitter.com/FLACinfos

06 23 94 84 83

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Brigitte Bardot "La cause animale est un sacerdoce"

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot et Ghyslaine Calmels-Bock (à gauche) entourées de l’équipe de la Fondation.

Brigitte Bardot et Ghyslaine Calmels-Bock (à gauche) entourées de l’équipe de la Fondation.

Créée en 1986, la Fondation Brigitte Bardot consacre 83% de son budget à la protection des animaux et œuvre partout dans le monde. Entretien avec sa Directrice générale, Ghyslaine Calmels-Bock.

Paris Match :Vous dirigez la Fondation Brigitte Bardot depuis 1994. Quel regard portez-vous sur l’évolution de la cause animale en France ?
Ghyslaine Calmels-Bock. Elle est comme la mode avec des tendances qui vont et viennent. On vit dans une société qui a accès à tout, avec beaucoup de caprices… Lorsque l’on montre des images cruelles, les gens sont choqués puis oublient vite. Il y a 20 ans, seules les personnes aisées portaient de la fourrure. Aujourd’hui, tout le monde y a accès, elle borde même les capuches des enfants. Alors que nous révélons la face cachée de la viande de kangourou à travers une vidéo et que nous demandons la fin de son importation et de son commerce, la grande distribution continue d’en proposer sur ses étals. On vend aussi du crocodile, du zèbre… On vit dans un monde de fous ! Mais je reste confiante. A force de montrer ce qu’il y a en amont de notre consommation, les mentalités évoluent. Si la cause animale est enfin entrée dans le débat sociétal, le combat sera encore long. Quand on discute avec des politiciens, ils promettent de faire bouger les lignes, mais autorisent en parallèle la construction d’usines aux mille vaches…

Lutte contre la maltraitance, les abandons, la corrida, la chasse, la vivisection, l’abattage rituel, procès pour actes de cruauté, campagnes de stérilisation des chats errants… : en France comme à l’étranger, la Fondation oeuvre sur tous les fronts et ses actions se réalisent grâce à la générosité de ses 70 000 bienfaiteurs. L’ampleur de la tâche semble si abyssale…
La Fondation a une réelle spécificité : ses actions ne reposent pas que sur les dons, mais sur les legs. Nous avons actuellement plus de 4000 dossiers d’intention, nous faisons preuve d’une extrême rigueur sur leur traitement. On est inflexibles quant au respect des dernières volontés. Le revers, c’est que nous sommes face à une véritable détresse humaine. Beaucoup de gens sont seuls ou fâchés avec leur famille. Ils sont prêts à léguer leur vie à la protection animale. Nous connaissons ces personnes depuis bien avant leur décès et il nous faut parfois organiser leurs obsèques. Moralement, c’est très difficile. Nous nous occupons également de personnes isolées avec leurs animaux. On ne peut pas se permettre de leur tourner le dos et nous n’attendons rien en retour. C’est Brigitte Bardot qui est à l’origine de cette générosité. Elle a instauré une grande rigueur et nous suivons son exigence. Brigitte a tout donné pour les animaux et continue de le faire, sa Fondation se doit d’être à son image. Nous venons d’ailleurs de recevoir le satisfecit de la Cour des comptes.

La Fondation durera éternellement

Elle mentionne également votre havre de paix de la Mare Auzou comme « refuge 4 étoiles ».
Après 18 mois de contrôles sur 4 années d’expertises comptables, la Cour des comptes a constaté que les dépenses engagées sont conformes aux objectifs : 83% de notre budget(21 millions d’euros en 2019 ndlr)est dédié à la protection des animaux, et elle n’a émis que deux réserves de forme. C’est une grande fierté pour les 120 salariés et les plus de 500 bénévoles de la Fondation. Il s’agit d’un travail d’équipe mené par des gens extrêmement motivés. Lorsque je suis arrivée, il n’y avait que 8 salariés. Parce que nos missions sont ambitieuses, j’ai voulu donner à la Fondation une crédibilité et une technicité avec des personnes spécialisées dans chaque domaine. Il y a parmi nous des biologistes, moi-même je viens du monde de la bourse et des banques d’affaires. Mais pour nous tous, la cause animale est un sacerdoce.

Quel sera l’avenir de la Fondation après Brigitte Bardot ?
Brigitte est une femme excessivement intelligente, un roc aussi. Elle a inspiré la protection animale en France et dans le monde entier, sa fondation porte son ADN. Elle a pris ses dispositions et a tout mis en place pour assurer la pérennité de sa Fondation reconnue d’utilité publique. Brigitte s’appuie sur son conseil d’administration et ses équipes. J’ai une entière confiance : à l’image de notre star mondiale, la Fondation durera éternellement.

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Haut-Rhin : Une femme ivre condamnée pour avoir étranglé son chien

Publié le par Ricard Bruno

MALTRAITANCE La quinquagénaire a écopé d'une amende et d'une interdiction de posséder un animal

Justice (illustration).

« Je sortais de chez un ami, où j’avais bu un coup. Je n’ai pas le moindre souvenir d’avoir pendu mon chien avec sa laisse, ce n’est pas le genre de choses que je fais. » C’est ce qu’a indiqué une Colmarienne, poursuivie pour des faits de maltraitance remontant à février dernier.

Les Dernières Nouvelles d’Alsace rapportent que la quinquagénaire, « alcoolique depuis des années », a été condamnée par la justice ce mardi pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique ». D’après les propos des témoins, repris par le président, le petit chien n’avançait pas suffisamment vite aux yeux de sa propriétaire.

« Dans un état catastrophique » après les faits

Elle écope de 60 jours-amende à 5 €, qui seront convertis en 60 jours de prison s’ils ne sont pas payés. Le tribunal a ajouté l’interdiction de détenir un animal ces cinq prochaines années.

Jugé « dans un état catastrophique » par le vétérinaire après les faits, le chien de 18 ans a été confié à la SPA, puis à une famille d’accueil. « Ils ont fini par l’adopter, et malgré son âge, il se porte bien. »

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Fichage, mort des animaux... Le zoo d'Amnéville dans la tourmente judiciaire

Publié le par Ricard Bruno

Fichage des employés et visiteurs, salaires mirobolants, environnement... Des employés dénoncent les pratiques douteuses, relève France Bleu. 

Le zoo d'Amneville fait partie des plus frequentes en France. (Illustration)

Rififi dans les coulisses du zoo d'Amnéville. Le parc lorrain, qui compte plus de 2 000 animaux différents et reçoit plus de 500 000 visiteurs par an, est attaqué par 120 salariés aux prud'hommes. Ils dénoncent un ensemble de pratiques douteuses, révèle France Bleu Lorraine Nord

Au cœur du problème, un fichier Excel, qui serait tenu par plusieurs membres du zoo. On y trouve pas moins de 214 noms. Parmi eux, des employés, dont les profils surlignés en jaune, sont associés à divers commentaires : « élément perturbateur en service restauration », « pb prud'homme », « problème en fin de contrat, a réclamé des heures impayées ». À leurs côtés, figurent aussi des visiteurs qui sont là aussi classifiés comme étant « militant fondation Brigitte Bardot » ou « anti-cirque ». Le document aurait été dénoncé à la police début 2019 par une ancienne employée, mais aucune enquête n'aurait été lancée. Michel Louis, le directeur du zoo nie l'existence du document : « c'est n'importe quoi, vous pouvez d'ailleurs regarder dans nos ordinateurs ». Une proposition qui ferait suite à un nettoyage en règle du parc informatique, selon France Bleu Lorraine Nord. 

Salaires et animaux

Mais d'autres affaires internes au zoo d'Amnéville sortent dans la presse. Ainsi, plusieurs salariés dénoncent « une caissière à plus de 3 000 euros », ou encore un recours régulier au paiement en liquide. Les employés les plus méritants seraient par ailleurs invités chaque année pour « trois semaines de vacances, tous frais payés ».

Certains animaux seraient aussi enterrés sur place, comme l'éléphante Catarina. Une proche de Michel Louis va plus loin, dressant une petite liste : « un lion, un puma, un boa... On n'avait pas les moyens de payer l'équarrissage, alors on acceptait, pour la boîte. » Un gorille mort en 2017, officiellement à la suite d'une « rupture d'anévrisme », aurait en fait succombé à une « erreur d'anesthésie », confie un ancien employé. 

L'aspect environnemental semble aussi soulever des questions. « Les eaux usées des tapirs, des tamanoirs, des jaguars, des perroquets, des manchots partent dans la nature, avec parfois des produits détergents comme du chlore ou de l'acide chlorhydrique », détaille ainsi Pascal, renvoyé en 2017 « pour alcoolisme », qui attaque le zoo aux prud'hommes. Ils seront 120 dans le même cas, lors de l'audience prévue le 3 février 2020. Parmi eux, Michel Louis qui a attaqué son propre zoo « pour se protéger ». 

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22 Animaux qui on rendu visite à leur photographe !

Publié le par Ricard Bruno

Faire de la photographie dans la nature peut devenir une activité très amusante quand on tombe sur des petits animaux de nature curieuse. Certains photographes ont décidé de capture les moments inédits qu’ils ont passé avec ces petits êtres qui d’habitude sont plutôt méfiants et craintifs. Aussitôt les clichés pris, les heureux photographes ont décidé de publier leur trésor photographique sur internet. Ainsi, on a décidé de vous compiler 22 de ces photos insolites histoire de vous faire évader rien qu’une minute !

Un suricate qui a trouvé sa place

Un renard qui se prend pour un pro

2 petits assistants de choix

Un panda photographe

Un koala réalisateur de film

Des pingouins qui s’amusent devant et derrière l’objectif

Un ours qui regarde l’objectif

un bébé singe qui vérifie la mise au point

Une petite boule de poile très curieuse

Un écureuil bien au chaud dans le télé-objectif

Un renard intrigué par l’appareil

Un singe qui vérifie si les photos sont bonnes

Un écureuil photographe

Un chat qui a le sens du détail

De petits rongeurs se prennent en photo

Des écureuils font de même

Encore 2 qui s’amusent bien avec un reflex

Un renard professionnel qui attend le bon moment pour shooter

Un renard qui aime se regarder sur l’appareil

Une petite gentille qui remercie le photographe

Un guépard qui surveille attentivement le cadrage

Un elephant qui prend un selfie avec sa trompe !

Le singe observateur

Le Raton Laveur curieux

La curiosité du petit singe

Le loup qui veut jouer

Le lion qui veut tout savoir

Les gros ours bruns

Le tigreau affectueux

Le phoque qui prend la pause

Petit oiseau prend la pause

Le hibou prend le devant

Le guépardeau a trouvé son babysitter !

Le chat veut jouer

Père castor filme tout le monde à la piscine

Quelle est donc cette chose curieuse ?

J’embarque l’appareil… On ne sait jamais !

Majestueux

Les rongeurs en mission d’observation 

Il gère le chien

Donne moi les chips que tu caches dans ce tube !!!

Allez les gars, on ne réfléchi pas longtemps on s’active!

 

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1957, Odette Joyeux-Brigitte Bardot : une rencontre prédestinée

Publié le par Ricard Bruno

Quand un écrivain imagine le personnage d'un roman, il s'inspire parfois d'un visage inconnu repéré sur un magazine. Il y a peu de chances pour que cet inconnu soit choisi plus tard pour incarner le rôle au cinéma. Et pourtant, c'est le miracle vécu par Odette Joyeux et Brigitte Bardot, raconté ici à l'occasion de la sortie du film "La mariée est trop belle"…

Vous souvenez-vous d'Odette Joyeux ? Née le 5 décembre 1914, elle fut une comédienne célèbre des années 30-40. Elle abandonne le cinéma dans les années 50 pour se consacrer à la littérature. En 1954, devenue auteure à succès, elle publie un roman intitulé La mariée est trop belle. L'ouvrage obtient le prix Courteline la même année. En 1956, sortira la suite La mariée ingénue. Sous l'impulsion de Brigitte Bardot, alors jeune égérie du cinéma français, l'œuvre est adaptée pour le cinéma sous le titre : La mariée est trop belle.

Deux femmes prédestinées à se rencontrer...

Deux femmes prédestinées à se rencontrer...

Derrière ce film se cache une histoire étonnante que racontent ici l'écrivaine et l'actrice, réunies pour une dédicace dans une librairie du faubourg Saint Honoré. Nous sommes le 21 février 1957, à l'occasion de la sortie du film, la journaliste Micheline Sandrel demande des précisions aux deux artistes sur leur travail commun sur l’adaptation de La mariée est trop belle. Une collaboration qui a tout de la synchonicité si chère à Carl Gustav Jung. L'écrivaine raconte en effet que bien avant de rencontrer Brigitte, c'est son visage qui avait inspiré son personnage de Chouchou : "Brigitte qui n'était alors que covergirl avait posé pour la couverture de Elle. Et j'avais trouvé cette photographie extrêmement jolie. Et quand j'écrivais La mariée est trop belle, malgré moi, inconsciemment, je lui donnais le visage de Brigitte."

Mais la synchronicité ne s'arrête pas là. La jeune comédienne confie en effet qu'elle rêvait de porter le livre à l'écran dès sa lecture du livre, alors qu'elle était inconnue :

"Depuis que le livre est sorti, c'était il y a deux ans, je l'avais lu et j'avais très envie de tourner le rôle de Chouchou. Mais à l'époque, je n'étais pas assez connue pour dire : je veux faire ce film."

La journaliste s'exclame : "J'ai l'impression que vous avez eu une excellente idée ! "

Ce que confirme Brigitte Bardot, enthousiaste : "Oh oui alors ! Ce que je l'aime Chouchou […] j'avais l'impression que ça avait été fait pour moi. Même en le lisant, il y a deux ans, j'avais trouvé ça très joli. Très, mignon."

Micheline Sandrel souligne que le temps a passé très vite, entre le moment où elle était inconnue et dans l'impossibilité de mener à bien ce projet, et la sortie du film. L'actrice confirme : "Oui, c'est une sorte de miracle. C'est merveilleux. Je suis très contente d'avoir pu le faire. Parce que quelquefois, je lis des livres et je n'ai pas encore pu les réaliser en film. Et celui-là, je suis ravie que ce soit devenu un film."

Devant la caméra, auteure et actrice semblent partager une réelle complicité. Odette Joyeux confie : "On s'entend très bien. On est très contente l'une de l'autre !". Elle raconte ensuite avoir participé à l'écriture des dialogues et à l'adaptation du film, mais sans avoir le droit de venir sur le plateau : "Ah ça, jamais ! Je n'avais pas le droit. Mais c'est resté très amical. J'ai préféré voir le film entièrement terminé."

Odette Joyeux et Brigitte Bardot refusent de conclure l'interview par la lecture d'un extrait du livre, l'auteure déclare : "je ne peux pas. Je ne sais pas quoi lire. Vous devriez aller voir le film !"

Finalement Odette Joyeux finit par accepter et lit quelques lignes de circonstances : "Nous sommes restés un bon moment bien installés dans le silence et comme la conversation, le gâteau s'est éteint."

Le reportage s'achève en musique sur des images des nombreux fans venus réclamer une dédicace et un autographe des deux complices.

Tournage de l'émission "Le comédien et l'homme", 1951

Tournage de l'émission "Le comédien et l'homme", 1951

Mini bio...

Odette Joyeux, est une actrice française, née le 5 décembre 1914 et morte le 26 août 2000. Elle fut également écrivain et romancière. Après avoir étudié la danse à l'école du Ballet de l'Opéra de Paris, elle commence une carrière au cinéma en 1930 et, parallèlement, au théâtre avec Louis Jouvet, dans Intermezzo en 1933. Mariée à l'acteur Pierre Brasseur en 1935, c'est la mère de Claude Brasseur. Elle épouse en secondes noces Philippe Agostini en 1958. 

Elle va s'éloigner du cinéma pour se consacrer à la littérature. Auteure de plusieurs romans, de pièces de théâtre et d'essais, en 1994, elle écrit ses mémoires. Odette Joyeux est morte d'une attaque cérébrale le 26 août 2000. Elle est enterrée au cimetière de Grimaud (Var) aux côtés de son mari Philippe Agostini.

Pour aller plus loin

Bouquet de joie : Odette Joyeux, interviewée par Henry Spade, présente ses deux romans : La mariée est trop belle et la suite La mariée ingénue. Elle évoque le projet de film avec Brigitte Bardot : "c'est le personnage idéal". (19 novembre 1956)

Les échos du cinéma Odette Joyeux revient sur ses débuts, dans le corps de ballet de l'opéra, puis dans le théatre, et le cinéma..et enfin l'écriture. (1er janvier 1961)

Au cinéma ce soir : à propos de son premier grand rôle Entrée des artistes d'Henri Jeanson. (19 novembre 1970)

Source de l'article et Vidéo : Cliquez ICI

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Bony et Glasha : nos réponses à vos questions

Publié le par Ricard Bruno

L'ourse Glasha se régale, bien à l'abri dans ses loges intérieures, avant d'explorer les 10 hectares du sanctuaire. ©Fondation 30 Millions d'Amis

L'ourse Glasha se régale, bien à l'abri dans ses loges intérieures, avant d'explorer les 10 hectares du sanctuaire. ©Fondation 30 Millions d'Amis

Les ours Bony et Glasha, enfin retirés des griffes de leurs dresseurs, prennent doucement leurs marques dans leurs établissements d’accueil respectifs. Vous avez été très nombreux à vous émouvoir de leur (triste) sort et à soutenir nos actions pour les protéger. Où sont-ils ? Quand vont-ils être soignés ? 30millionsdamis.fr répond à vos principales questions.

1. Les ours Bony et Glasha ont-ils été secourus ensemble ?

Oui. Bony et Glasha ont tous deux bénéficié d’un placement ordonné par le préfet de Loir-et-Cher (41). Le vendredi 29 novembre 2019, le refuge de l’Arche a été nommé gardien des ursidés. Avec l’appui de la Fondation Brigitte Bardot et la Fondation 30 Millions d’Amis, les autorités se sont rendues au domicile du couple de dresseurs Poliakov afin de prendre en charge les ours. Le refuge de l’Arche n’étant pas en capacité d’accueillir les deux plantigrades, la femelle Glasha a été transférée vers un sanctuaire en Allemagne, avec le soutien de la Fondation 30 Millions d’Amis, qui a veillé sur elle jusqu’à son réveil, en douceur, dans son nouveau havre de paix.

2. Souffrent-ils de ne plus être ensemble ?

Non. Les deux ours étaient détenus par le couple de dresseur Poliakov dans des cages séparées, car ils ne s’entendaient pas. L’ours brun est un animal solitaire qui, en milieu naturel, défend son territoire et évite le contact avec ses congénères. Désormais, le mâle Bony profite donc de son propre espace avec accès à un parc extérieur arboré au refuge de l’Arche en Mayenne, tandis que Glasha s’apprête, elle, à découvrir les 10 hectares du Bear Park Black Forest en Allemagne. En attendant d’explorer cette vaste superficie, la femelle bénéficie déjà de trois loges interconnectées, d’un nid de paille douillet et d’une vidéosurveillance attentive.

3. Qu’en est-il de leur santé ?

Désormais tout est mis en œuvre par les soigneurs pour le bien-être des ours. Ils souffrent de nombreuses lésions – notamment dentaires – consécutives à leurs conditions de vie passées. La femelle présente également une tumeur oculaire. Les équipes du refuge de l’Arche prodigueront les soins adéquats à Bony dans les tous prochains jours, dès qu’elle se sera acclimatée à son nouvel environnement. Idem pour Glasha : les soigneurs du Bear Park Black Forest l’opéreront sur place, avec un dispositif complet pour sa sécurité.

4. Risquent-ils de retourner chez leurs dresseurs ?

En droit, le placement ordonné par le Préfet de Loir-et-Cher l’est à titre « provisoire ». Toutefois, le refuge de l’Arche ainsi que les fondations 30 Millions d’Amis et Brigitte Bardot s’inscrivent en faux contre ce caractère temporaire, étant donné l’absence avérée de soin de la part des dresseurs. Les ONG ont fait appel à Élisabeth Borne, ministre de la Transitions écologique et solidaire, pour qu’elle prenne toutes les mesures qui s’imposent pour que ce placement soit définitif. L’objectif des défenseurs des animaux est que Bony et Glasha retrouvent – autant que possible – un comportement correspondant à celui de leur espèce : ce qui implique le moins de contact possible avec l’homme. Un travail qui serait réduit à néant si les ursidés retournaient dans leur enfer !

5. Qu’en est-il des autres animaux détenus par le couple Poliakov ?

La Fondation 30 Millions d’Amis a officiellement réclamé le retrait définitif de tous les animaux détenus par les Poliakov, notamment le singe magot, une petite femelle prénommée Mina.

 
 
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Jean Pieuchot, l'homme aux 114 films

Publié le par Ricard Bruno

Jean Pieuchot, l'homme aux 114 films

De son propre aveu, son nom est inscrit au générique de 114 films. À 98 ans, l’ancien régisseur Jean Pieuchot est une encyclopédie du cinéma français. Il a côtoyé Fernandel, Gabin, Dietrich, Bourvil, Morgan, Bardot, Belmondo, Delon… Retiré à Saint-Malo depuis 1995, il déroule à l'envi la bobine de sa vie consacrée au septième art.

Il voulait devenir professeur de dessin en entrant aux Beaux-Arts à Paris, en 1940. Le sort a en décidé autrement. Adieu les salles de cours, bonjour les plateaux de tournage ! Pour cela, Jean Pieuchot devra échapper au STO (Service du travail obligatoire) imposé par l’occupant allemand. Un certificat de complaisance fera l’affaire. Il se retrouve à l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques). Reçu après trois ans d’études, il décroche son diplôme, mais pas de boulot.

Amoureux "En effeuillant la marguerite"

Le jeune homme a de l’audace et parvient à s’introduire sur les plateaux de cinéma. Il sait se rendre indispensable et devient homme à tout faire en donnant un coup de main à la comptabilité ou au metteur en scène. « Mon premier film, c’était en 1949, "La veuve et l’innocent" d’André Cerf, avec pour acteurs principaux Saturnin Fabre et Jean Desailly, rapporte Jean Pieuchot. J’étais régisseur adjoint. Cela s’est bien passé ». Sa carrière est lancée et ne s’arrêtera pas de sitôt. Denys de la Patellière l’engage, puis c’est Marc Allégret. Lors du tournage du film "En effeuillant la marguerite", il tombe amoureux... de sa future femme, Josette Sinclair, une comédienne devenue secrétaire de production.

Gina Lollobrigida m’a fait du rentre-dedans

Les femmes, les plus belles, il en rencontrera beaucoup sur son chemin. Brigitte Bardot, par exemple. « Ah ! Elle était jolie, confie le nonagénaire, les yeux gourmands. Un jour qu’on tournait en Espagne, elle me dit : "Quand est-ce qu’on quitte ce pays de cons ?". Alors, je lui ai fait visiter Tolède mais elle n’avait pas trop l’air de s’intéresser à ce que je lui montrais. Ensuite, je l’ai accompagnée en Corse. Dans "Le Corniaud" de Gérard Oury, j’ai eu un faible pour Beba Loncar, celle qui joue Ursula, l’auto-stoppeuse que Bourvil prend dans sa voiture. Et puis Gina Lollobrigida qui m’a fait du rentre-dedans ». Il a aussi vu tourner Michèle Morgan, « une femme cultivée, jolie et gentille ». « Un jour, elle m’a dit que toutes les femmes qui ont tourné avec Gabin sont devenues folles de lui ».

Avec Gabin, « Chacun paye sa part »

Jean Pieuchot est tour à tour régisseur et directeur de production. Son travail : dépouiller le scénario, décor après décor, noter les scènes à tourner… « C’est en fait celui à qui on peut demander n’importe quoi et qui doit le fournir », résume l’homme de cinéma. Un jour, il doit dénicher à l’improviste des fourreurs yiddish et deux acteurs introuvables pour sauver un film de Marcel Camus. René Clair le fait promouvoir régisseur général et directeur de production pour son film "Les Grandes manœuvres" où joue Gérard Philippe. « Il était gentil », se souvient Jean Pieuchot qui garde encore en tête des repas partagés avec Fernandel (plutôt froid), avec Jean Gabin qu’il tutoyait. « Il disait : "Chacun paye sa part parce qu’après je ne saurai pas qui a invité l’autre". Il me parlait de la Grande. C’était Marlène Dietrich un jour qu’on était chez Bocuse avec Sofia Loren et André Cayatte invités par le maire de Lyon ».

Couscous et poire avec Delon

Les souvenirs émergent peu à peu. Plus lointains comme la rencontre pour "Porte des Lilas" avec Georges Brassens et Pierre Brasseur. « On était les trois larrons ». Avec Martine Carol lui avouant avoir « peur » de René Clair. Il se souvient de Bourvil qui « savait son texte et n’était pas emmerdant ». De Delon avec qui il partageait le couscous et la poire Williams. Avec Melville, le courant passait moins bien : « Il n’était pas facile, mais il a fait de beaux films ». Sa carrière s’est arrêtée au milieu des années 90. À l’époque du "Père Noël est une ordure". Dans son appartement de l’Intra-muros à Saint-Malo, le vieil homme, malgré des yeux fatigués et une oreille paresseuse, aime visionner sur son poste de télévision "Les enfants du paradis" de Marcel Carné ou encore "Un singe en hiver" d’Henri Verneuil. Lui-même a réalisé trois courts-métrages sur Paris, Guy de Maupassant et Jules Renard. Jean Pieuchot a raconté sa vie professionnelle dans un livre sobrement intitulé "Régisseur de cinéma" (Dualpha éditions).

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