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Michel Welter, directeur de la ferme des Mille vaches: «C’est le procès de trop»

Publié le par Ricard Bruno

Pour le directeur de la ferme-usine : "une vache n’a pas besoin d’aller pâturer"... Tout est dit !​

Deux associations réclament, devant le tribunal, le droit de visiter la ferme dite des Mille vaches. Son directeur refuse et explique pourquoi.

Michel Welter, 49 ans.

Michel Welter, 49 ans.

Michel Welter est le directeur de la ferme dite des Mille vaches, qui a accueilli ses premiers animaux le 13 septembre 2014. Une ferme devenue, pour ses détracteurs, l’un des symboles de l’agro-industrie.

Michel Welter, que pensez-vous de cette énième procédure judiciaire à l’encontre de la ferme des Mille vaches ?

C’est le procès de trop, le plus dur humainement. Ce n’est pourtant pas le plus important par rapport à notre avenir… En un an, on a divisé par deux le taux de mortalité des veaux : il est passé de 25 % à 13 %. La moyenne nationale est de 15 %. On est meilleur que beaucoup de fermes, mais ces gens-là vont encore dire : « Vous vous rendez compte, des veaux meurent à la ferme des Mille vaches ! ». Oui, comme dans toutes les fermes de France. Dans la ferme de Laurent Pinatel (NDLR, porte-parole national de la Confédération paysanne, syndicat opposé aux Mille vaches), des veaux meurent aussi.

Pourquoi ne pas laisser ces deux associations visiter votre ferme ?

Elles veulent venir avec un expert soi-disant indépendant. En fait, c’est un expert à charge, qui sera tout sauf neutre. Imaginez qu’un veau meure le jour de la visite, comme cela arrive partout… Nous serions lynchés. Nous sommes dans un pays de droit. Nous répondons aux services de l’État et à la justice, pas aux associations. Depuis l’ouverture, nous avons été contrôlés bien plus que les autres élevages : sept ou huit fois, dont seulement deux ou trois contrôles programmés. Le dernier contrôle des services vétérinaires, qui date du 22 janvier, est conforme sur tous les critères.

Les opposants vous reprochent notamment le fait que vos vaches ne sortent jamais dans les prés. Que répondez-vous ?

Une vache n’a pas besoin d’aller pâturer. Elle a besoin de manger du fourrage. Or, dans les prés, la quantité et la qualité de l’herbe, qui dépendent des conditions climatiques, ne se rencontrent que sur une période très courte dans l’année. Dans notre région, où il n’y a plus de pâtures, d’ailleurs, il vaut mieux apporter l’herbe dans l’auge de la vache que d’amener la vache à la pâture. Dans les régions herbagères comme celle de la ferme de Laurent Pinatel, dans la Loire, c’est différent.

Que mangent vos vaches ?

Les trois quarts de leur nourriture, c’est de l’ensilage d’herbe, de maïs, que nous produisons nous-mêmes. Le quart restant, c’est du tourteau de soja, de colza et du corn gluten feed, un sous-produit du grain de maïs, que nous achetons.

Vous travaillez pour Michel Ramery, qui est à l’origine du projet des Mille vaches, depuis 2009. Avec le recul, referiez-vous la même chose ?

Avec Michel (Ramery), on se pose souvent la question… et on ne sait pas. C’est à la fois une aventure exceptionnelle, passionnante, fabuleuse, que je ne regrette pas d’avoir vécue, et une expérience très dure à vivre, un enfer. Je suis devenu une sorte de vedette locale, je suis reconnu dans la rue, je ne m’y attendais pas. Ma femme et mes filles ont énormément encaissé. Elles ont très mal vécu cette pression médiatique. Pendant ces années, je n’ai pas eu de vie privée. Les journalistes m’appelaient le week-end. Je commence seulement à comprendre ce que ma femme et mes filles ont subi, et je n’arriverai jamais à leur rendre le soutien qu’elles m’ont donné.

Que pensez-vous de vos adversaires ?

J’ai du respect pour Laurent Pinatel, même si nous ne sommes pas d’accord. Je suis totalement opposé aux moyens d’expression et de lutte de la Confédération paysanne, mais je respecte l’homme. En revanche, ceux d’en face, de Novissen, sont faux. Moi, je suis vrai. Ce que je dis, je le crois. Je me bats avec mes convictions.

Votre ferme menace-t-elle les petits paysans ?

Ce n’est pas la ferme des Mille vaches qui pose problème, c’est le fait que le prix du litre de lait n’a pas évolué en trente ans. Un petit paysan qui veut moderniser sa ferme est obligé d’augmenter sa production pour maintenir son revenu, car les coûts de production explosent et le prix du lait n’augmente pas. C’est le prix du lait qui force à devenir « gros ». Si on veut maintenir des fermes à 30 vaches avec des gens qui ont des revenus décents, il faut que le lait soit au minimum à 600 euros le mètre cube. Il paraît que 73 % des consommateurs français sont prêts à payer le prix. Alors, qu’ils achètent du lait cher, qu’ils laissent tomber le lait à bas prix !

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Le "Brigitte Bardot" de Sea Shepherd dans la rade de Villefranche

Publié le par Ricard Bruno

Le trimaran de Sea Shepherd était dans la rade de Villefranche ce lundi.

Le "Brigitte Bardot" de Sea Shepherd dans la rade de Villefranche

Les promeneurs pouvaient apercevoir un bateau pas comme les autres, ce lundi, dans la rade de Villefranche. Le "Brigitte Bardot", l'un des navires de la flotte au pavillon pirate, mouillait paisiblement au milieu de la rade.

>> LIRE AUSSI. Sea Shepherd: quand les pirates font la loi au large de nos côtes

Le trimaran sillonne les côtes azuréennes depuis le 19 décembre. Sa mission: veiller à ce que cette zone préservée ne subisse pas d'outrages. Mais il semblait bien tranquille aujourd'hui...

Source de l'article : Cliquez ICI

Le "Brigitte Bardot" de Sea Shepherd dans la rade de Villefranche
Le "Brigitte Bardot" de Sea Shepherd dans la rade de Villefranche
Le "Brigitte Bardot" de Sea Shepherd dans la rade de Villefranche
Le "Brigitte Bardot" de Sea Shepherd dans la rade de Villefranche

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Christian Zuber "Caméra au poing"...

Publié le par Ricard Bruno

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Pamela Ander­son, Miley Cryus, les stars dans les pas de Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Qui sont les nouvelles sauveuses des animaux?

Pamela Ander­son, Miley Cryus, les stars dans les pas de Brigitte Bardot

Pamela Ander­son, Miley Cyrus, Hélène de Fouge­rolles ou Stépha­nie de Monaco, les stars montrent les crocs quand on cherche la petite bête. Réelle convic­tion ou béquille affec­tive? Décryp­tage.

Sa carrière d’ac­trice, BB n’en a pas rêvé. Petite fille déjà, elle ne souhai­tait qu’une chose: « Ache­ter une ferme pour y soigner des animaux malades. » Pour y parve­nir, elle a elle a enduré bien des choses afin de toucher des cachets dès son quin­zième anni­ver­saire – impo­ser ses choix à ses parents, encais­ser les humi­lia­tions des réali­sa­teurs, s’ac­com­mo­der d’un public versa­tile –, c’était le prix à payer. Celle que l’on prenait volon­tiers pour une « ravis­sante idiote » a pour­tant pris son courage à deux mains pour s’en­tre­te­nir, en 1962, avec le ministre de l’In­té­rieur de l’époque au sujet des pisto­lets d’abat­tage ou encore affron­ter, en 1973, quatre jour­na­listes, Jean-Pierre Elkab­bach en tête, dans l’émis­sion poli­tique Actuel 2. C'est le déclic: elle aban­donne tout et devient porte-parole de la SPA. Après un cancer du sein, qui l’a rendue plus comba­tive encore, la star française crée, en 1986, sa propre asso­cia­tion de défense des animaux, la Fonda­tion Brigitte Bardot. « Privi­lé­gier l’aide aux animaux à l’aide huma­ni­taire est une façon de faire une bonne action sans se mettre en péril psycho­lo­gique­ment. On ne peut qu’i­ma­gi­ner leur souf­france, pas la ressen­tir. Cela ne nous inter­roge pas sur nous-même », décrypte le docteur de Lacombe, psychiatre.

Pamela Ander­son, elle non plus, n’a pas été épar­gnée par la vie. Fille d’un père alcoo­lique, l’ex-naïade d’Alerte à Malibu sera victime d’abus sexuels enfant et subira, adulte, deux viols… Les drames de son enfance, la blonde atomique, les a trans­for­més en destin de vie. « Cela explique pourquoi j’ai toujours eu du mal à faire confiance aux humains […]. Je suis deve­nue loyale envers le monde animal et me suis jurée de le proté­ger », confiait la star lors du discours d’inau­gu­ra­tion de sa propre fonda­tion, à Cannes, en mai 2014. Déjà, en 1990, Pamela a trouvé le récon­fort dans la défense de la cause animale alors que sa vie senti­men­tale était en plein marasme. Après un épisode de violence conju­gale, sa colère, l’ac­trice en fait un combat, elle mène ses premières campagnes auprès de l’as­so­cia­tion améri­caine PETA (Pour une éthique dans le trai­te­ment des animaux). Avant de dénon­cer au nom de Brigitte Bardot, les massacres de bébés phoques. Pam, quarante-huit ans, est venue en janvier dernier à Paris, défendre la lutte contre le gavage des palmi­pèdes face à une armée de ministres dans l’en­ceinte de l’As­sem­blée natio­nale.

Outre-Atlan­tique, les nouvelles B.B. s’ap­pel­lent… Leonardo DiCa­prioou encore Ryan Gosling. Le premier, habi­tué à finan­cer la protec­tion des tigres du Népal et des éléphants, s’est offert la tribune de la céré­mo­nie des Oscars pour sensi­bi­li­ser le Tout-Holly­wood à la protec­tion des espèces. Le second a depuis long­temps épousé la cause des poules maltrai­tées par l’en­tre­prise Costco ou celle des veaux écor­nés dans les élevages laitiers. En France, Hélène de Fouge­rolles, Nili Hadida, la chan­teuse du groupe de folk français Lilly Wood and The Prick et la ministre du Loge­ment, Emma­nuelle Cosse, aux côtés du collec­tif L214 – du nom de l’ar­ticle L214–1 du Code Rural, dans lequel, pour la première fois, les animaux sont dési­gnés comme des « être sensibles » – ont dénoncé à travers un docu­men­taire boule­ver­sant sur les pratiques de l’abat­toir du Vigan.

Quête de sens ou quête d’amour tout court? Hasard ou coïn­ci­dence, au moment où ses trois enfants quit­taient le nid fami­lial, en 2012, Stépha­nie de Monaco a sauvé deux éléphantes de l’eu­tha­na­sie. « Toutes les mamans connaissent ce senti­ment de vide. Baby et Népal ont fait irrup­tion dans ma vie au moment oppor­tun », confiait la prin­cesse. Avec Milky, Emu, Leroy, Lilo et les autres – six chiens, un chat, un cochon et un lapin -, la chan­teuse Miley Cyrus, vingt-quatre ans a trouvé dans son arche de Noé l’équi­libre affec­tif dont la célé­brité l’a privée jusqu’à main­te­nant. « L’ani­mal est un confi­dent fiable qui n’a pas besoin de mots. Il ne juge pas et n’exige rien d’autre qu’un bon trai­te­ment », confirme le Dr de Lacombe. Du sauve­tage animal au simple trans­fert, il n’y a qu’un petit pas, fran­chit allè­gre­ment par ces femme-enfant. Si, à vingt-neuf ans, Lady Gaga se contente de choyer Asia et Angel, ses « bébés », la showrun­ner leur a tout de même créé leur propre ligne de vête­ments. Avec leurs bébés à poils, « elles n’ont pas la pres­sion de réus­sir leur éduca­tion, de les prépa­rer à la vie », suren­ché­rit la psychiatre. Un sauve­tage gagnant-gagnant.

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Sea Shepherd: quand les pirates font la loi au large de nos côtes

Publié le par Ricard Bruno

Le trimaran Brigitte Bardot sillonne au large du Cap Roux, près de Saint-Raphaël, afin de surveiller la réserve où toute pêche est proscrite. Plus de cent infractions ont déjà été relevées.

À l'arrière du bateau, le drapeau noir à tête de mort claque au vent. Comme un avertissement. Sur la coque du trimaran, la silhouette sirène d'une Brigitte Bardot mythique… armée d'un trident !

Suite et source de l'article : Cliquez ICI

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L'orque Tilikum de «Blackfish» est en train de mourir

Publié le par Ricard Bruno

L'orque Tilikum de «Blackfish» est en train de mourir

Tilikum, l'orque mâle de SeaWorld célèbre depuis le documentaire Blackfish, est en train de mourir, selon TMZ. Le film, réalisé par Gabriela Cowperthwaite raconte le destin tragique de ce mammifère marin devenu psychotique à cause de sa captivité, et responsable de la mort de trois personnes, dont une dresseuse du parc où il est emprisonné depuis son plus jeune âge,

L'orque, âgé de 25 ans, est dans un état léthargique, et les médicaments administrés par les propriétaires du parc aquatique, qui pensent que Tilikum est atteint d'une maladie bactérienne, n'y font rien. Son état de santé se détériore à vue d'œil. «Nos vétérinaires font leur possible pour accompagner Tilikum dans la maladie, et la lui rendre plus confortable», ont dit des responsables au site people, peu optimistes quant aux chances du mammifère. La durée de vie moyenne des orques mâles du pacifique est estimée à environ 30 ans, mais peut aller jusqu'à 60. 

En 2013, la sortie du film Blackfish, qui faisait écho au livre Death at SeaWorld pour dénoncer la captivité des orques dans les parcs d'attractions, avait fait chuter en bourse l'action de SeaWorld, qui gère onze parcs aux Etats-Unis.

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Le FN s'intéresse à la condition animale, Brigitte Bardot applaudit

Publié le par Ricard Bruno

Le FN s'intéresse à la condition animale, Brigitte Bardot applaudit

Après des "collectifs" consacrés à l'éducation, l'économie ou encore à l'écologie, le FN se lance sur le sujet de la condition animale.

Le FN s'intéresse à la condition animale, Brigitte Bardot applaudit

Le Front national a lancé lundi un nouveau collectif dédié à la condition animale « Belaud-Argos » visant à formuler des propositions pour nourrir le programme présidentiel de 2017 de Marine Le Pen, celle-ci laissant ouvertes pour l'instant la question du gavage des oies et des canards ou celle de la corrida. Après des « collectifs » consacrés à l'éducation, à l'économie mais aussi à l'écologie, le FN se lance sur ce sujet, « peut-être le plus singulier de tous, et s'attachera à défendre le bien-être de nos amies les bêtes », a vanté l'eurodéputée FN Sophie Montel, patronne du collectif, lors d'une conférence de presse à Paris en présence de Marine Le Pen.

« Il n'y aura aucun sujet tabou », a-t-elle garanti, citant comme objet de propositions futures « la corrida, le gavage des oies et des canards, la chasse », et demandant d'ores et déjà « l'obligation d'étourdissement avec la saignée des animaux » dans les abattoirs, la fin des « fermes-usines », des « méthodes de substitution afin d'en finir le plus possible avec l'expérimentation animale », etc. Sophie Montel s'est ainsi prononcée pour « la fin de la mise à mort du taureau lors des corridas ».

« La logique ultralibérale de l'UE »

Mais Marine Le Pen, interrogée sur cette question comme sur le gavage des oies et des canards, a botté en touche : « Nous serons amenés à prendre une décision dans le cadre du projet présidentiel. Ce que je pense moi a assez peu d'importance. (...) Nous n'opposons pas notre intérêt pour le bien-être des animaux au souci de développer l'économie agricole », a-t-elle aussi souligné, alors que le Front national insiste récemment sur ses propositions pour développer l'activité économique, face aux critiques de certains sur un programme « dirigiste ».

« Si la lutte contre la souffrance animale est absolument légitime, il ne faut pas qu'elle soit le prétexte pour remettre en cause l'élevage français professionnel ou amateur, la chasse, la pêche, l'équitation et toutes les activités qui impliquent de gérer des animaux, qu'ils soient domestiques ou sauvages », expliquait le FN à la Fédération nationale des chasseurs lors des européennes 2014.

Marine Le Pen a rejeté lundi la Ferme des 1 000 vaches ou critiqué l'utilisation par l'industrie agroalimentaire de « minerai de viande ». « La logique ultralibérale de l'UE entraîne la multiplication des fermes-usines, oblige à chercher le rendement en oubliant toute éthique et toute vision de long terme », selon la candidate à la présidentielle.

Alors que Brigitte Bardot, patronne d'une fondation consacrée à la protection animale, s'était déjà affichée en photo avec Florian Philippot en août, elle a transmis lundi à Sophie Montel et Marine Le Pen une lettre d'encouragement, publiée par la première sur Twitter.

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Dans la famille Trump, voici les fils, chasseurs d'animaux protégés

Publié le par Ricard Bruno

Les deux fils de Donald Trump, candidat pour la primaire Républicaine aux élections présidentielles américaine, s'enorgueillissent de leurs chasses à l'éléphant, au léopard et autres animaux sauvages.

Dans la famille Trump, voici les fils, chasseurs d'animaux protégés

Son goût pour les armes à feu, Donald Trump le porte en bandoulière. Le candidat américain à la primaire Républicaine s'était permis cette sortie après les attentats commis à Charlie Hebdo et au Bataclan : "Regardez Paris, avec les lois sur le port d'armes les plus restrictives du monde, personne n'avait d'armes sauf les méchants. On peut dire ce qu'on veut, s'ils avaient eu des armes, si nos gens étaient armés, s'ils avaient le droit de porter des armes, la situation aurait été très, très différente." Un goût visiblement légué à ses fils, Éric et Donald Junior, tous deux amateurs de tirs et notamment passionnés par la chasse aux trophées. Les militants des droits des animaux se sont d'ailleurs révoltés en 2012 lors de la parution d'une série de photographies prises au Zimbabwe où l'on peut voir les deux frères en train de poser fièrement auprès des cadavres d'un grand koudou (un bovidé africain), d'une civette, d'un waterbuck (une antilope), d'un crocodile, d'un buffle... et même d'un léopard et d'un éléphant ! Or, ces deux dernières espèces sont menacées de disparition.

Avec l'ascension politique du père, les "exploits" des fils ressurgissent sur la toile, ramenant dans leur sillage le débat sur la possibilité de chasser légalement des animaux figurant sur la liste rouge des espèces menacées. Un débat qui était d'ailleurs vigoureusement réapparu lors de la mort de Cecil le lion en juillet 2015. Comment de tels permis de chasse aux animaux protégés peuvent-ils être octroyés ? En fait, le principe de la chasse aux trophées est de rapporter une partie du corps (le trophée) de l'animal que l'on a réussi à tuer (la plupart du temps avec une arme à feu ou une arbalète). Or le prestige est considéré comme plus grand lorsque l'animal en question est un grand mâle et s'il appartient - pour les safaris africains - au "big five". Il s'agit des cinq espèces typiquement africaines : le lion (Panthera leo), le léopard (Panthera pardus), le rhinocéros noir (Diceros bicornis), l'éléphant (Loxodonta africana) et le buffle (Syncerus caffer). Problème : seul le bovidé ne figure pas sur la liste des espèces menacées de disparition. Alors, pour satisfaire l'appétit des chasseurs, des quotas ont été établis dans certains pays africains autorisant quelques tirs sur des terrains privés, moyennant une forte compensation financière (plusieurs dizaines de milliers d'euros) destinée à la conservation des animaux dans les parcs nationaux (centre de soins, salaires des rangers,...). Sacrifier un individu pour sauvegarder l'espèce en somme.

CASCADE. Sauf que dans certains cas, la mort d'un grand mâle adulte peut entraîner celle d'autres individus de son espèce. C'est le cas chez le lion, comme l'explique le biologiste Léo Grasset dans son livre Le coup de la girafe : "Un lion peut monopoliser la reproduction de cinq ou six femelles. Il existe un remplacement permanent des mâles car les jeunes viennent constamment affronter les vieux pour pouvoir se reproduire (...) Cependant, les femelles ne sont pas réceptives sexuellement tant qu'elles doivent s'occuper de leurs petits et c'est pourquoi dès qu'un jeune mâle arrive à évincer un mâle d'un groupe, il tue tous les lionceaux dont il n'est pas le père". Tuer un lion mâle dominant revient donc à condamner les petits de son groupe. Un effet en cascade pervers et peu visible de la chasse aux trophées.

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Les fils Trump, braconniers d'Afrique protégés par la loi et par papa

Publié le par Ricard Bruno

Un léopard et deux crétins.

Un léopard et deux crétins.

La chasse aux grands animaux protégés est un passe-temps réservé aux super-riches, souvent Occidentaux en mal de sensations fortes. On se souvient de Walter Palmer, un dentiste du Minnesota qui avait massacré l’un des plus célèbres lions du Zimbabwe, Cecil, en juillet 2015, contre un chèque de 55 000 dollars. Comme lui, les fils du milliardaire candidat républicain à la Maison blanche, Donald Trump, braconnent en Afrique depuis de nombreuses années. Mais alors que l’action de Walter Palmer avait ému le monde entier, le passe-temps morbide d’Eric et Donald Junior Trump ne semble pas choquer outre mesure (malgré une pétition), en pleine primaire américaine. «Pas sûr que [l’information] défrise l’Américain moyen du middle west, pro armes à feu et pas vraiment concerné par ce qui se passe à l’autre bout de la planète. En fait, pas sûr que ça change quoi que ce soit dans la campagne à l’investiture républicaine aux Etats-Unis», se désole le quotidien régional Sud Ouest, qui relate samedi les «exploits» des bambins Trump : ici un léopard fraîchement abattu, là un crocodile pendu, une queue d’éléphant, un blaireau, parfois deux, et autres joyeusetés qui excitent sans doute les fans de chasse. «Mes fils aiment chasser. Ils sont membres de la NRA [la National rifle association, puissant lobby des armes à feu aux Etats-Unis, ndlr], très fièrement. Je suis un grand croyant dans le deuxième amendement», aurait récemment justifié papa Trump, comme si le droit de porter des armes à feu dans son pays autorisait le pékin à s’en servir contre des animaux dans un autre. En décembre 2015, les Etats-Unis avaient classé les lions d’Afrique et d’Inde parmi les espèces animales «en danger», notant un déclin spectaculaire de ces grands félins, dont il ne resterait que 20 000 spécimens dans le monde. Malheureusement, les riches clients de ces chasses (encadrées) très lucratives pour leurs organisateurs, sont très peu souvent poursuivis par les Etats elles ont lieu. Comme il ne «savait pas» qu’il était en infraction, et parce qu’il disposait des «bons papiers» pour chasser Cecil, Walter Palmer n’a finalement jamais été inquiété, et peu de chance que ce soit le cas pour les fils Trump.

Source : Cliquez ICI

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