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action de protection animale

Jardins ouvriers : dix chèvres retirées à leur propriétaire

Publié le par Ricard Bruno

Suite au signalement effectué par la Fondation Brigitte-Bardot, dix chèvres ont été évacuées d’un jardin ouvrier situé à Audun-le-Tiche. Entre 500 et 1000 bêtes non vaccinées et non déclarées, selon les défenseurs des animaux, vivent ici dans des conditions « déplorables ». Une plainte a été déposée.

Lorsqu’elles ne sont pas enfermées dans l’obscurité des baraquements, certaines chèvres évoluent sur des terrains sans herbage. Photo RL /Pierre HECKLER

Lorsqu’elles ne sont pas enfermées dans l’obscurité des baraquements, certaines chèvres évoluent sur des terrains sans herbage. Photo RL /Pierre HECKLER

Alertées par une habitante d’Esch-sur-Alzette, des associations de défense des animaux, la Fondation Brigitte-Bardot, Cyberaction Protection Animale et la SPA, sont intervenues lundi, dans des jardins ouvriers situés sur le ban communal d’Audun-le-Tiche pour un petit tour du propriétaire parsemé de « surprises ». Pas franchement de celles à donner le sourire aux enquêtrices. Pendant plusieurs heures, escortées par le maire et la police municipale, elles ont arpenté les allées de ce « village » d’une petite centaine d’abris de fortune, bâtis et occupés en grande partie par des familles de la communauté portugaise.

C’est ainsi depuis plusieurs décennies : on y cultive son potager…. mais pas seulement. Les membres des associations ont recensé « entre 500 et 1000 bêtes », principalement des poules, des chèvres et des lapins vivant dans des « conditions déplorables, enfermés dans le noir, sans accès vers l’extérieur, dénonce Bernadette Rohrer, pour la Fondation Brigitte-Bardot. Ils ne sont pas déclarés, pas vaccinés, pas bagués. Nous sommes même tombés sur une personne qui, à elle seule, détenait 110 animaux ! D’un point de vue réglementaire et sanitaire, c’est grave. »

Lundi, en soirée, une association luxembourgeoise a retiré à son propriétaire huit chèvres et deux boucs « dans un état lamentable et détenus dans des conditions honteuses. On a trouvé un chevreau qui ne tenait pas sur ses pattes. Il a immédiatement été vu par un vétérinaire mais on ne sait pas si on va pouvoir le sauver. » Ses congénères ont été pris en charge par l’association luxembourgeoise et ont été placés en quarantaine sur le territoire luxembourgeois où ils seront vaccinés. « Il y en a pour des milliers d’euros », évalue Bernadette Rohrer, qui a déposé plainte.

L’urgence ? « Évacuer au plus vite l’ensemble des animaux. » Le maire d’Audun-le-Tiche va œuvrer en ce sens en prenant un arrêté. « Choqué », Lucien Piovano a indiqué avoir d’ores et déjà pris contact avec le propriétaire du terrain, ArcelorMittal. « A voir, par la suite, si on peut redistribuer les terrains pour des potagers uniquement, avec un type de construction bien précis. »

Joan MOÏSE

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Bardot dénonce la barbarie du transport des veaux dans une lettre adressée à Macron

Publié le par Ricard Bruno

Bardot dénonce la barbarie du transport des veaux dans une lettre adressée à Macron
Bardot dénonce la barbarie du transport des veaux dans une lettre adressée à Macron

Ce lundi, la plus célèbre habitante de Saint-Tropez s'est fendue d'une missive adressée au président de la République et relayée sur Twitter pour dénoncer "l’enfer des bétaillères à veaux".

Une enquête du Parisien, début mai, a jeté une lumière crue sur "l'enfer du transport des veaux nourrissons" qui transitent à Cherbourg en provenance d'Irlande, après avoir parcouru des milliers de kilomètres. "Des parcours éprouvants, parfois illégaux".

De quoi faire bondir Brigitte Bardot qui a pris sa plume pour écrire une lettre au vitriol à l'attention d'Emmanuel Macron. 

L'ancienne égérie du cinéma y dénonce "les bébés veaux traités comme de vulgaires objets de rapport qui subissent des traitements inhumains et brutaux y laissant leurs misérables et courtes vies, c’est tout simplement monstrueux !"

Et de poursuivre: "Comment pouvez-vous accepter, ainsi que votre ministre de l’Agriculture, de telles monstruosités infligées aux animaux au nom du commerce ? Outre cet enfer pour les veaux, d’épouvantables convois d’animaux vivants (vaches, moutons…) sillonnent l’Europe, crevant de peur, de soif, de faim, de chaud ou de froid, traités pire que de la merde et traversent les frontières de l’Union Européenne pour être abattus au Maghreb, dans les émirats ou en Turquie dans des souffrances rituelles abjectes et une violence effroyable, une épouvante soutenue par votre ministre.

C’est une barbarie « nouvelle vague » scandaleuse au nom du progrès et des accords commerciaux.

"VOUS AVEZ DES EUROS À LA PLACE DU CŒUR"

Monsieur le Président, même si vous avez des euros à la place du cœur, vous ne pouvez pas continuer d’accepter de telles atrocités qui, hélas, rappellent douloureusement celles qui furent pratiquées sur des êtres humains. Vous n’avez jamais répondu à mes précédentes lettres ni fait répondre et je pense que vous vous foutez pas mal de mes courriers, mais vous ne vous foutez pas des élections européennes.

Je vous signale que 90 % des Français sont scandalisés par ces abominables transports que nous dénonçons depuis longtemps ainsi que d’autres associations mais qui vous laissent indifférents, vous et vos ministres successifs de l’Agriculture".

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Brigitte Bardot et le parti animaliste s'adresse à vous !

Publié le par Ricard Bruno

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Brigitte Bardot pour tout ce peuple de l'ombre...

Publié le par Ricard Bruno

Immense BB pour tout ce peuple de l'ombre, torturé, exploité, tous les sans voix ...

Isabelle Terrin

Mes amis bonjour...est paru ce matin dans le journal La Provence un magnifique article d'une amie avocate de Marseille qui défend la cause animale...Isabelle Terrin fustige ceux qui osent s'attaquer à celle qu'un jour Dieu créa..Brigitte Bardot...

Bruno Ricard 

Brigitte Bardot pour tout ce peuple de l'ombre...
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Un petit chien battu à mort avec une batte de baseball sur l'île d'Oléron

Publié le par Ricard Bruno

Un jeune Jack Russel de deux ans et demi a été tué à coup de batte de baseball mardi soir sur la commune de Saint-Georges d'Oléron. Le jeune chien venait d'être heurté par une voiture, quand un automobiliste s'est arrêté, et l'a achevé.

Un chien a été achevé à coup de batte de baseball sur l'île d'Oléron. Les faits se sont déroulés mardi sur la commune de Saint-Georges. Un automobiliste a achevé l'animal qui venait d'être heurté par une autre voiture.

C'était à la nuit tombée, après le dîner : le propriétaire du petit Jack Russel, appelé Miette, était sorti faire le tour de son quartier quand il a perdu de vue son chien. C'est l'une de ses filles qui a fini par le retrouver un peu plus tard. Le drame venait de se produire, le petit chien avait été heurté par une voiture qui avait pris la fuite. Un autre automobiliste, un jeune homme d'une vingtaine d'années, s'est alors arrêté. L'homme a pris une batte de baseball dans le coffre de sa voiture et a achevé l'animal. Interrogé par les gendarmes, il aurait dit avoir voulu abréger les souffrances du chien.

L' auteur sera jugé le 1er juillet

Le propriétaire de Miette, Alex de Sousa a porté plainte à la gendarmerie pour acte de cruauté envers un animal domestique. Il ne comprend pas un tel déchaînement de violences : "On n'achève pas un chien comme ça avec une batte de baseball, c'est inhumain, j'ai porté plainte pour qu'il paye".

Outre le propriétaire du chien, la Fondation Brigitte Bardot et l'association 30 Millions d'Amis auraient également porté plainte, indique Alex de Sousa. L'auteur des faits comparaîtra devant le tribunal correctionnel de La Rochelle le 1er juillet.

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Le futur Office français de la biodiversite menacé par les lobbies de la chasse

Publié le par Ricard Bruno

Réunis les 11 et 12 avril 2019, les Sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi consacrant la fusion entre l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et l’Agence Française de la Biodiversité.

Pinson des arbres (Fringilla coelebs) écrasé, un mode de chasse traditionnelle - Crédit photo : CABS

Pinson des arbres (Fringilla coelebs) écrasé, un mode de chasse traditionnelle - Crédit photo : CABS

Le nombre de cadeaux indécents abandonnés au monde de la chasse, notamment fiscaux, marqueraient un recul historique de la protection de la nature en France et hypothéquerait les chances de succès du futur établissement public. Les ONG demandent au gouvernement, qui a le dernier mot, d’en revenir au consensus sorti de la première lecture à l’Assemblée nationale.

En l’état et tel que voté par le Sénat, l’Agence française pour la biodiversité deviendrait l’Office français de la biodiversité et de la chasse (l'OFB). Les chasseurs obtiendraient au moins 10% de sièges au conseil d’administration, de même que les organisations agricoles et forestières.

L’une des missions de l’Office serait de contribuer à l’exercice de la chasse et de la pêche en eau douce, durables, mission qui ne relevait ni de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, ni de l’Agence française de la biodiversité.

Les fédérations régionales des chasseurs pourraient se voir confier la gestion des réserves naturelles nationales, et des réserves nationales de la chasse et de la faune sauvage aujourd’hui sous la responsabilité de l’Etat. Au même moment, la superficie minimale des réserves de chasse communales ou intercommunales (censées permettre à la faune de se reconstituer) passerait de 10% à 5% de la superficie du territoire.

Réserve intégrale de Bellevue à Moëze-Oléron, février 2017 - L'équipe de la réserve procède à une pêche scientifique afin de mieux connaître le rôle des prés salés pour les poissons marins - Crédit photo : David Pacaud

Réserve intégrale de Bellevue à Moëze-Oléron, février 2017 - L'équipe de la réserve procède à une pêche scientifique afin de mieux connaître le rôle des prés salés pour les poissons marins - Crédit photo : David Pacaud

Concernant les espèces, le tableau est aussi sombre : sous prétexte de « gestion adaptative » toutes les espèces seraient susceptibles d’être chassées à partir du moment où elles sont en bon état de conservation ou posent des problèmes. Des dérogations seraient accordées pour chasser les oiseaux migrateurs après la fermeture sous différents prétextes (sans respect pour la directive européenne pour les oiseaux et après avoir perdu 12 fois devant le Conseil d’Etat s’agissant de chasser les oies migratrices…). Le gouvernement serait censé remettre au Parlement avant le 1er janvier 2020 un rapport sur la présence du loup en France et des préconisations pour « remédier aux difficultés constatées ». Comme si cela n’était pas suffisant, l’obligation de l’instauration d’un permis de chasser en Guyane, obtenue en 2017, est supprimée. Cerise sur le gâteau, les modes de chasses traditionnelles (Cf. glu, étranglement, écrasement des oiseaux…) entreraient dans le « patrimoine cynégétique national ».

Oies cendrees (Anser anser) - Crédit photo : Aurélien Audevard

Oies cendrees (Anser anser) - Crédit photo : Aurélien Audevard

Comme si ça ne suffisait pas, le Sénat veut instaurer un délit d’entrave à l’action de chasse puni de un an d’emprisonnement et 30,000€ d’amende.

De son côté, la Fédération nationale des chasseurs reçoit un fonds de la part de l’Etat ou de l’OFB (dans tous les cas des citoyens français) de 10€ par permis de chasse, soit au moins 10 M€ pour conduire des actions en faveur de la biodiversité.

Nos organismes exigent de la part du gouvernement qu’il revienne sur le texte tel qu’issu des travaux de l’Assemblée.  En conservant les quelques dispositions positives en matière de police de l’environnement et de sécurité de la chasse introduites au Sénat. La création d’un nouvel établissement public fusionnant l’AFB et l’ONCFS ne peut se faire en concédant d’énormes contreparties aux chasseurs au détriment de la préservation de la faune et de l’équilibre budgétaire des politiques en faveur de l’eau et de la biodiversité.


ALLIANCE DES OPPOSANTS A LA CHASSE - ANIMAL CROSS - ASSOCIATION AERHO - ASSOCIATION CHATS DES RUES - ASSOCIATION EDUCATION ETHIQUE ANIMALE - ASSOCIATION PERLE - ASSOCIATION PHILIBERT- ASSOCIATION POUR LA PROTECTION DES ANIMAUX SAUVAGES (ASPAS) - ASSOCIATION SAM - ASSOCIATION VENUS - AVES FRANCE - CODE ANIMAL - COLLECTIF VESEA - C'EST ASSEZ ! - COLLECTIF LE LOBBY DES  4 PATTES - COLLECTIF POUR L'ABOLITION DE LA CHASSE A COURRE (CACC) - CONFEDERATION NATIONALE DEFENSE DE L'ANIMAL - CONVENTION VIE ET NATURE (CVN) - DIGNITE ANIMALE - ECOLE DU CHAT D'OLLIOULES - FONDATION 30 MILLIONS D'AMIS - FONDATION BRIGITTE BARDOT - FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT (FNE) - HOPITAL FAUNE SAUVAGE – HALTE MALTRAITANCES ANIMALES (HMA) constituée de 21 associations - L214 - LA BERGERIE ET COMPAGNIE - LA FONDATION DROIT ANIMAL - LES CHATS LIBRES AIGUES MORTAIS - LIGUE POUR LA PROTECTION DES OISEAUX (LPO) – NOE - OFFICE POUR LES INSECTES ET LEUR ENVIRONNEMENT (OPIE) - OISEAUX ETHOLOGIE - ONE VOICE - PARIS ANIMAUX ZOOPOLIS - REGUL' MATOUS - SURFRIDER FOUNDATION - SUR LES TRACES DU LOUP

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Brigitte Bardot dans l'Express sur 10 pages

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot dans l'Express sur 10 pages

Merci à BDO pour cette information.

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Brigitte Bardot Elle a sauvé quatre-vingts loups

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot est intervenue afin que l’on épargne la vie de ces animaux promis à l’euthanasie.

Brigitte Bardot est intervenue afin que l’on épargne la vie de ces animaux promis à l’euthanasie.

Comme la star le rappelle dans sa préface du livre de Pierre Schwartz, Loup, le grand retour (éd. Sweet Drone), l’amour qu’elle porte à ces animaux sauvages ne date pas d’hier.

Son admiration pour ces princes des forêts a poussé l’« avocate de la cause animale » à s’engager auprès de son ami Gérard Ménatory, fondateur, en 1962, du parc animalier du Gévaudan à Sainte-Lucie, près de Marvejols en Lozère. Quand, en 1991, BB apprend la saisie de 80 loups par les douaniers polonais qui s’apprêtent à les euthanasier, son sang ne fait qu’un tour. Elle se tourne alors vers Gérard, qui accepte immédiatement d’accueillir ces pauvres créatures soustraites à leur Mongolie natale par des braconniers, qui en veulent à leur fourrure.

Liliane Sujanszky, alors directrice de la fondation, se rend à la frontière polonaise pour rapatrier ces innocentes victimes au parc de Sainte-Lucie. Brigitte se fait même déposer en hélicoptère pour assister à leur arrivée sur leur nouveau territoire. Mais pour les recevoir, il faut agrandir ce refuge, qui n’abrite alors que 20 pensionnaires. Et c’est la fondation Brigitte Bardot qui se charge d’acheter plusieurs hectares de bois entre le mont Lozère et l’Aubrac.

Vingt-huit ans après, ces animaux ont fait souche au pays de la bête du Gévaudan. Elles méritent mieux que la réputation que l’on trouve dans les contes. Comme BB, n’ayons pas peur du grand méchant loup !

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Brigitte Bardot Sans Franz je n’existerais pas

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot Sans Franz je n’existerais pas

Franz Weber a guidé Brigitte Bardot dans la seconde partie de sa vie. En 1977, elle plaque le cinéma, à 43 ans, et part défendre avec lui les bébés phoques massacrés sur la banquise. Ils repartiront au combat ensemble en 2005, à Genève, alors que la chasse a repris de plus belle.

Star planétaire, sexe-­symbole, Brigitte Bardot avait tout, en apparence, mais il lui manquait l’essentiel: une vraie raison de vivre loin du cinéma, «monde merveilleux et abominable». Elle va s’investir comme une guerrière dans la défense de la cause animale, amorcée en janvier 1962 sur le plateau de l’émission Cinq colonnes à la une. «J’étais passée pour dénoncer les abattoirs», confie-t-elle. Il faudra attendre 1977 et l’appui de Franz Weber pour que, à 43 ans, elle vive sa première croisade.

Vendredi dernier, elle réagissait à la disparition de son compagnon de lutte en déclarant: «Il est l’homme de ma vie.» On ajouterait de sa seconde vie. «Sans lui, je n’existerais pas. Il a pris le risque de m’accompagner pour défendre les phoques massacrés sur la banquise.» Ce fut le premier fait d’armes de Bardot, dont le monde moquait ce nouvel élan.

Brigitte Bardot Sans Franz je n’existerais pas
«Panache et prestance»

A l’époque, les chasseurs fracassaient le crâne des bêtes à peine nées afin d’épargner la fourrure, dont ils les délestaient en laissant dans la neige leur cadavre écorché. Encore fallait-il le faire savoir. «Franz Weber m’a appris le combat. C’est avec lui et grâce à lui que ces images écœurantes ont fait le tour du monde. Sa présence intimidait. Il faisait peur parce que la justice et le bon droit font peur quand ils sont incarnés avec tant de panache et de prestance», dit-elle.

Le 16 mars 1977 à Blanc-Sablon, au Canada, Franz et Brigitte répondent aux journalistes et aux chasseurs hostiles qui se sont glissés parmi eux. Le moment est électrique. Bardot: «Nous supplions le gouvernement canadien de trouver une solution. Le phoque est en voie de disparition. Il y en avait 10 millions, maintenant ils sont 800'000 à peine. Dans quelques années, il n’y en aura plus.» La voix de la pasionaria monte dans les aigus: «Même si la chasse aux phoques fait partie de vos traditions, eh bien les traditions changent. Et seuls les imbéciles ne changent pas d’avis!» Le ton est donné. Quelqu’un propose alors de montrer le corps d’un animal dépecé dans un sac en plastique. Bardot, épouvantée, craque.

En 2005, le massacre reprend

Aux images insoutenables s’en ajoutent de plus tendres. B.B. enlace un blanchon. «C’est cette photo que j’aimerais que l’on retienne après ma mort», dit-elle. Si le combat paya, après quelques années de répit, le carnage reprit. Le gouvernement canadien dénonçant une vaste campagne de désinformation.

Brigitte Bardot Sans Franz je n’existerais pas

En 2005, Bardot vint à Genève retrouver Franz Weber. Elle dénonça de nouveau: «Désormais, on rase les bébés phoques et on teint leur peau afin de les faire passer pour des loutres.» Deux ans plus tard, ils obtinrent une victoire décisive. «La Commission européenne a voté un embargo total sur les produits provenant des phoques et autres pinnipèdes. Grâce à Franz, nous avons gagné après trente ans de lutte.» Pleure-t-elle son ami aujourd’hui? «Je l’encense de toute ma reconnaissance. Il m’a transmis sa force, son pouvoir, sa détermination. Cet héritage que je continue à transmettre en son nom et en mémoire de lui.»

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