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action de protection animale

Brigitte Bardot : «Je vais finir par devenir communiste…»

Publié le par Ricard Bruno

A 84 ans, la star n’a rien perdu de sa verve ni de son amour des bêtes. Une passion que cette « dure à cuire » est bien décidée à vivre jusqu’au bout. Bernard D’Ormale

A 84 ans, la star n’a rien perdu de sa verve ni de son amour des bêtes. Une passion que cette « dure à cuire » est bien décidée à vivre jusqu’au bout. Bernard D’Ormale

Alors que Marseille lui rend hommage à travers une expo et qu’une nouvelle biographie vient la célébrer, Brigitte Bardot nous a reçus chez elle dimanche dernier. Pour parler de ses colères, de sa passion intacte pour sauver les animaux, de son soutien aux Gilets jaunes…

Il y a la Madrague et, à cinq minutes de voiture sur les hauteurs, la Garrigue, l’autre maison de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, sa fermette où elle travaille chaque jour à sa fondation, entourée de ses 50 animaux, chiens, chats, brebis, chevaux, cochons… Sans parler des bêtes sauvages, comme ce petit sanglier noir qui a détalé devant notre voiture sur la petite route qui conduit à sa propriété.

On ouvre la portière, quatre chiens se jettent sur nous. Pour nous faire la fête. On franchit la porte de la maison, intimidés. BB brise la glace comme un charme. Elle nous claque la bise, s’inquiète que nous ayons seulement grignoté dans le train. « C’est pas manger, ça. Allez, prenez de la pizza avec du rosé. » A 84 ans, la star de « Et Dieu créa la femme » ne porte que du noir — « le deuil des animaux qui souffrent » — avec une élégance qui frappe.

La voix est prenante, les cigarettes s’enchaînent. On aperçoit sa réserve dans une commode : « Ne pas toucher à mes cigarettes. » On ne sait pas à qui s’adresse l’oukaze, car son mari, Bernard, avec qui elle vit depuis un quart de siècle, n’y touche pas. « Il ne fume pas, ne boit pas, ne… » pouffe-t-elle. Ces deux-là, qui vivent en vase clos, se cherchent, s’amusent. Il intervient souvent, elle le vanne. « Non, mais arrête, Bernard, il va t’interviewer après si tu veux… »

Un chien saute sur nos genoux, pendant que quatre autres se prélassent à ses pieds, elle le fait partir. On se sent bien dans cette arche de Noé. Ce dimanche 25 novembre, c’est d’ailleurs le déluge. « Brigitte est très sensible aux changements de temps, ça la déprime », glisse son ange gardien qui essuie avec humour ses rebuffades. Nous, on a trouvé la star très en forme. Ses béquilles sont à côté, elle ne s’en sert pas dans la maison. « Je m’accroche aux meubles. » Au moment de nous dire au revoir, elle nous prend dans ses bras. BB au naturel, enfantine et affectueuse, bien moins dure que les propos qu’elle tient souvent.

C’était trois jours avant sa photo en gilet jaune postée sur les réseaux sociaux. Du coup, on la rappelle. Ce mouvement de révolte semble lui donner la pêche…

oup de fil mercredi à BB après son post sur les réseaux sociaux. L’occasion de donner un nouveau coup de griffe au président Macron./Bernard D’Ormale

oup de fil mercredi à BB après son post sur les réseaux sociaux. L’occasion de donner un nouveau coup de griffe au président Macron./Bernard D’Ormale

Qu’est-ce qui vous touche dans ce mouvement ?

BRIGITTE BARDOT. Je suis avec eux. Macron n’a pas accordé la baisse des taxes prévue en janvier. Vous avez d’un côté des Ministres avec chauffeur, de l’autre, des gens qui ont trois francs six sous pour finir le mois. Je vais finir par devenir communiste… Non quand même pas (sourire). Mais Macron tue les petites gens. Ça me fait mal au cœur. Je lui souhaite… une bonne jaunisse.

Vous y allez fort…

Il se comporte comme un maître sans empathie, extrêmement lointain, supérieur, avec un côté royal. Mais seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Pourquoi ne pas accorder une prime de Noël aux Gilets jaunes afin qu’ils puissent acheter des cadeaux pour leurs enfants…

Sur Twitter, mercredi, BB envoie un message de soutien aux Gilets jaunes. compte twitter BB

Sur Twitter, mercredi, BB envoie un message de soutien aux Gilets jaunes. compte twitter BB

Le Président vous avait reçue cet été pour parler de votre Fondation…

Il voulait connaître nos besoins urgents. Le résultat n’a pas été à la hauteur. Dès qu’on a eu le dos tourné, il a accordé des avantages scandaleux aux chasseurs. On devait se revoir en décembre, mais il a remis le rendez-vous aux calendes grecques. Ce que je demande, c’est l’abaissement de la TVA sur les médicaments vétérinaires de 20 à 5,5 %. Les soins pour tous ces gens sans argent qui ont des animaux, c’est trop cher.

Quelle impression vous a fait le Président sinon ?

Macron a un charme fou. Il devrait être acteur ce type. Il a un physique agréable, il est extraordinairement séduisant.

Et Brigitte Macron ?

Elle est arrivée au milieu de notre rendez-vous avec leur chien. Je l’ai trouvée tout à fait charmante. Ils ont beaucoup d’allure tous les deux. C’est très joli leur histoire. Mais je préfère deux mochetés qui donnent des résultats. Le gouvernement ne fait rien (elle épelle) : R.I.E.N.

Dans « Larmes de combat », un livre très personnel publié début 2018, vous écrivez : « Je n’appartiens pas à l’espèce humaine ». C’est radical. Il y a quand même des gens que vous admirez, non ?

J’admire déjà tous ceux qui n’ont pas un rond, qui sont démunis, souvent malades, et qui s’occupent des animaux avec une ferveur et un dévouement extraordinaires. Comme ces gens qui ont de toutes petites associations sans aucune subvention. J’adore ceux qui font du bien et qui ne font pas de bruit.

Du grand public aux intellectuels, beaucoup défendent maintenant la cause animale et dénoncent les mauvais traitements…

Oui, beaucoup ont pris conscience de la souffrance animale. Alors que lorsque j’ai commencé, j’étais seule, et j’ai été ridiculisée, vraiment, par tout le monde. C’était terrible, mais j’ai tenu bon.

Votre Fondation a des missions de plus en plus importantes. Vous avez évoqué le nom de Laurence Parisot, l’ancienne patronne du Medef, pour prendre votre succession…

Laurence Parisot est administratrice de ma fondation. Mais pour l’instant elle ne connaît rien réellement des animaux et elle doit faire ses preuves en tant que protectrice. C’est long. Quand j’ai commencé, j’ai mis des années avant d’avoir les arguments nécessaires pour le combat.

Mais vous la verriez à votre place le jour où vous prendrez du recul ?

C’est à elle de voir. De savoir. Je lui ai beaucoup parlé de ce que faisait la fondation et elle a été extrêmement étonnée et subjuguée par ce travail immense. Ça l’intéresse. Mais elle vient de prendre un poste de présidente d’une banque américaine en France. Ce n’est pas vraiment compatible. Elle est très prise. Je n’ai pas d’idée préconçue, je réfléchis à qui pourrait reprendre ce que j’ai bâti quand je vais disparaître.

Vous êtes fatiguée ?

Je ne serai jamais fatiguée. Je serai comme Molière. Je mourrai en faisant de la protection animale.

Vous êtes une dure à cuire…

Très dure à cuire. J’ai 84 ans, je suis en pleine forme, j’ai ma tête, mon intelligence, mes coups de gueule, ma force, ma puissance, et tout ça au service des animaux. J’ai du mal à me déplacer avec mes béquilles, mais ça ne m’arrête pas. Je ne vois jamais de médecin. Je n’en ai pas. Le mien a pris sa retraite.

 

Fiona et Filoute dans les bras de Brigitte Bardot...Photo Bernard D’Ormale

Fiona et Filoute dans les bras de Brigitte Bardot...Photo Bernard D’Ormale

Politiquement, vous en êtes où ?

Je suis écœurée par la politique. J’en ai ras le bol. Je trouvais que Mélenchon avait de bonnes idées, et il est végétarien. C’est un type formidable, un meneur, quelqu’un qui pourrait vraiment réussir, mais il en fait trop, avec les immigrés par exemple.

Vous êtes sensible à la douleur des animaux, mais la détresse des migrants ne vous touche pas ?

Non, on est bien assez nombreux. Plein de petits vieux n’ont rien à bouffer, on ferait bien de s’en occuper.

Vous vous sentez proche d’Eric Zemmour ?

Oui, je l’adore.

Mais vous l’avez lu ?

Non, je le regarde à la télé. Il a du courage. Il dit ce qu’il pense, dans ce pays de langue de bois où, dès que l’on dit quelque chose de travers, on est traîné devant les tribunaux. J’ai été condamnée cinq fois. La plupart des gens n’osent pas l’ouvrir parce que c’est mal vu. J’ai toujours dit ce que je pensais. Ce n’est pas à 84 ans que je vais arrêter.

Et la manif des femmes contre le harcèlement, le week-end dernier, ça vous a touché ?

Non je m’en fiche.

Pourtant vous écrivez avoir connu une époque où « La femme était la propriété de son mari » et vous avez contribué à libérer les femmes non ?

Oui, mais on n’a plus le droit de leur dire qu’elles sont belles, de leur mettre la main sur les fesses, on est tout de suite envoyé au tribunal comme harceleur. Je trouvais adorable quand on me disait que j’avais un joli cul. J’allais pas porter plainte pour ça. Les mecs, ils ne vont plus avoir envie de faire la cour aux filles. Evidemment, je ne parle pas des excès, de la violence.

Vous faites très attention à votre allure…

C’est pour moi. Tous les jours, je me coiffe bien, je me maquille, je m’habille du mieux que je peux, je ne veux jamais être dans le laisser-aller. C’est une espèce de discipline de dignité. Plus on vieillit, plus on doit faire attention à son allure, à son physique.

Vieillir, ça vous fait quoi ?

C’est pas rigolo. Mais ça fait partie de la nature et je suis proche de la nature. Les animaux, ils s’en foutent de me voir telle que je suis. Même pour eux, je veux être la plus jolie possible. On le leur doit, même si on est dans la boue jusqu’aux genoux.

Et votre mari (NDLR : Bernard d’Ormale)… Vous avez l’air complices, vous êtes encore dans la séduction ?

A part séduire mes cochons et mes oies… Oui, Bernard est très important, il a de l’humour. Mais c’est pour moi-même que je fais attention, pour les gens qui peuvent venir, que je peux rencontrer sur le chemin. On me remet encore beaucoup de fleurs, des lettres.

On vous propose encore un film parfois ?

Il y a huit jours, Claude Lelouch me téléphone. Il me dit Brigitte, je vous appelle parce que je voudrais vous proposer quelque chose, j’ai dit non tout de suite, sans le laisser finir sa phrase. Non ! Après on a parlé d’autre chose. Il fait un film avec Belmondo, et il voulait faire le retour de Belmondo et Brigitte Bardot ah ah ! Il ne se mouche pas du pied, lui ! Ecoutez, il n’en est même pas question.

Ce serait émouvant. Comme ce film avec Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva sur la grande vieillesse d’un couple, « Amour », qui avait reçu la Palme d’or (en 2012). Ça ne vous tente pas du tout ?

Ah non, je déteste. J’avais vu des extraits à la télé. On n’a pas besoin de montrer la vieillesse. J’ai horreur de ce genre de truc au cinéma. Montrez-moi des jolies filles avec des beaux mecs et des belles histoires d’amour qui nous font rêver. La vie n’est déjà pas rigolote, et les films non plus. C’est un cauchemar. Et tous les acteurs se ressemblent, ils ont tous ces mêmes barbes étudiées, interchangeables, on ne fait aucune différence entre l’un et l’autre. Il y a des filles mignonnes, mais on ne les rend pas belles. Moi, j’aime le beau. Ça n’intéresse plus le cinéma, la beauté. On ne filme que le quotidien.

Vous n’avez pas vu le Grand Bain ?

Sept mecs en slip de bain devant la piscine, non, quelle horreur !

Mais vous aimez quoi ?

J’ai adoré cette série, « Downton Abbey ». Elle m’a subjuguée ! L’élégance, la peinture d’un temps qui, hélas, est révolu. C’est extraordinairement joyeux et instructif, on voit la tenue, la dignité, l’élégance d’une époque. J’aime beaucoup les films anglais. J’aime bien les émissions historiques aussi, comme celles de Stéphane Bern ou de Franck Ferrand sur Radio Classique, je l’écoute le matin. J’écoute Radio Classique jour et nuit.

On ne vous imagine pas fan de Mozart ?

Et si ! Le concerto 21 au piano, le 23, la Lettre à Elise de Beethoven, Chopin bien sûr, la Callas.

Et BB qui chante Gainsbourg, vous vous réécoutez parfois ?

Je ne regarde ni mes films ni mes photos, je n’écoute pas mes chansons. (NDLR : son mari intervient pour dire qu’il écoute ses chansons, lui). Je ne me penche jamais sur le passé. Ça me rend nostalgique et triste. Seul compte le moment présent que je vis à fond.

LA « BBIOGRAPHIE »

« Brigitte Bardot : BBiographie », de Bruno Ricard/ED AKFG

« Brigitte Bardot : BBiographie », de Bruno Ricard/ED AKFG

BB s’expose et se lit. A Marseille, affiches, photos, robes font défiler sa carrière. Bruno Ricard signe une « BBiographie » : il n’y manque pas une anecdote, pas la moindre apparition cinématographique, ni même une émission de télé. Ce que l’on préfère, c’est un recueil de ses saillies : « La sexualité ? C’est comme quand on a mangé trop de chocolat. Après, on a une crise de foie. » BB n’a jamais été une potiche. Elle cause, elle envoie, elle interpelle. Et elle touche.

« Et Bardot créa le mythe », château de la Buzine à Marseille (Bouches-du-Rhône), jusqu’au 10 mars.

« Brigitte Bardot : BBiographie », de Bruno Ricard (AKFG, 293 p., 25 €).

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Montpellier : le conseil municipal vote l'interdiction des cirques avec animaux sauvages

Publié le par Ricard Bruno

Montpellier : le conseil municipal vote l'interdiction des cirques avec animaux sauvages

Le maire Philippe Saurel souhaite que la même décision soit prise au niveau national.

Le conseil municipal de Montpellier a voté à l'unanimité l'interdiction des cirques avec des animaux sauvages sur le territoire de la ville à compter de janvier 2019, rapporte mercredi 28 novembre France Bleu Hérault.

Le maire de Montpellier, Philippe Saurel, avait surpris pendant sa cérémonie de vœux à la métropole en janvier dernier quand il a fait la proposition de ne plus accueillir les cirques qui utilisent des animaux sauvages. "On ne peut pas lutter contre la préservation des espèces et tolérer le contraire”, avait-il alors justifié.

Philippe Saurel avait aussi interpellé l'État, lui demandant de se positionner en 2019 sur la question et d'interdire la présence d'animaux sauvages dans les cirques. En attendant cette décision au niveau national, la ville de Montpellier a donc décidé d'utiliser ses compétences pour les interdire sur son territoire dès 2019.

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Ces chevaux trop lents de Maisons-Laffitte qui finissent dans nos assiettes

Publié le par Ricard Bruno

Les chevaux de course pas assez performants ou trop vieux sont réformés et finissent souvent dans les vitrines des boucheries. Des associations se battent pour les sauver.

Anne Riboulet, présidente de la Ligue française pour la protection du cheval (LFPC) se bat pour éviter aux chevaux de courses réformés de finir à la boucherie.

Anne Riboulet, présidente de la Ligue française pour la protection du cheval (LFPC) se bat pour éviter aux chevaux de courses réformés de finir à la boucherie.

Achetés à prix d’or par les entraîneurs, les chevaux de course qui se révèlent trop peu performants finissent parfois dans l’assiette du consommateur. Cette pratique vieille comme la course hippique est taboue dans le milieu équin. Peu de propriétaires reconnaissent y avoir eu recours pour se débarrasser de leurs canassons.

Un sujet tabou dans le milieu des courses

Toutefois, quelques associations œuvrent pour éviter à ces animaux de finir en bifteck. C’est le cas de la Ligue française pour la protection du cheval (LFPC). Grâce à un partenariat signé en 2007 avec France Galop, concessionnaire de l’hippodrome et du centre d’entraînement de Maisons-Laffitte, elle récupère des dizaines de chevaux chaque année qu’elle replace dans des familles d’accueil. « Pour la course, les bêtes deviennent trop vieilles à 7 ans, plus assez vives. Alors les propriétaires sont prêts à s’en débarrasser, à n’importe quel prix », témoigne Anne Riboulet, la présidente. À Maisons-Laffitte, le phénomène s’est résorbé depuis quelques années, selon plusieurs entraîneurs qui souhaitent garder l’anonymat.

« Il y a dix ans encore, il y avait deux boucheries chevalines dans la commune, confie l’un d’eux. Les propriétaires leur revendaient des chevaux. Le boucher venait le chercher avec son camion puis quelques jours après l’animal était exposé à la découpe dans les vitrines de ces magasins. »

Ce que confirme Jean-Paul Gallorini, entraîneur mansonnien réputé : « Aujourd’hui cette pratique n’a plus cours à Maisons-Laffitte car il n’y a plus de boucherie chevaline. C’est une bonne chose car c’est un animal noble. Avant cela se faisait beaucoup dans la commune. À une époque, j’en ai envoyé plusieurs à l’abattoir. » Selon l’analyse d’un autre professionnel mansonnien du monde hippique, avec la disparition des boucheries chevaline à Maisons-Laffitte, ce procédé serait devenu « beaucoup moins rentable ». Car les abattoirs les plus proches se trouvent de l’autre côté de Paris ou en Normandie. Et les bouchers chevalins ont quasiment tous déserté la région.

Des bouchers dans la confidence…

Pourtant, dans l’une des rares boucheries chevaline du département, on confirme que cette méthode est toujours d’actualité et que Maisons-Laffitte n’est pas épargnée :

« Il arrive que l’on vende des chevaux de course. Mais c’est de plus en plus rare. C’est comme un cheval traditionnel. »

Comme ces bêtes sont de vrais sportifs de haut niveau, se pose alors la question des traitements médicaux qu’il aurait pu suivre durant leur carrière et de l’impact sur la santé du consommateur : « Les animaux subissent des contrôles sanitaires, répond le boucher. Le lendemain de son abattage, on reçoit l’aval ou non des instances sanitaires pour le mettre en vente. »

En vendant son cheval sur pied autour d’un euro le kilo (avant abattage) – bien moins cher que le bœuf -, un propriétaire peut espérer en tirer entre 450 et 500 euros. « Avec les animaux de course, la viande est très tendre », affirme le boucher.

« Tous mes chevaux réformés sont donnés à des associations pour être placés dans des familles ou des centres équestres de loisirs, déclare Véronique de Balanda, épouse d’un entraîneur mansonnien et conseillère municipale déléguée aux activités hippiques. Sur soixante bêtes à l’entraînement, seul cinq ou six sont réformées chaque année. »

Lorsqu’on lui demande si tous les entraîneurs font la même chose à Maisons-Laffitte, sa réponse est très vague : « Je ne sais pas. Peut-être que certains les vendent aux abattoirs mais ils ne le crient pas sur tous les toits. »

“Les Lumières” vit une retraite paisible

Depuis la signature d’un partenariat en 2007 avec France galop, l’entreprise qui gère les courses à Maisons-Laffitte, la Ligue Française pour la protection du cheval (LFPC) a pu sauver entre 300 et 500 bêtes, dont plusieurs dizaines issues de Maisons-Laffitte

Trop vieux à partir de 7 ans

« À partir de 7 ans, un cheval est trop vieux pour participer aux courses, indique Anne Riboulet, la présidente. Il arrive parfois que certains ne soient pas assez rapides à trois ans. Ils sont alors réformés d’office.»

En sachant qu’un cheval vit une trentaine d’années en moyenne, il faut bien en faire quelque chose. Beaucoup de propriétaires arrondiraient leurs fins de mois en revendant l’animal à une boucherie. La LFPC en récupère aussi gratuitement une bonne partie.

« Nous devenons alors propriétaire du cheval jusqu’à la fin de ses jours, déclare la présidente. Nous ne pouvons pas le revendre. Nous le plaçons gracieusement chez une famille ou dans un centre équestre. Mais nous conservons un droit de regard. Si l’animal n’est pas soigné correctement, nous le reprenons. »

“Les Lumières” fait partie de ces purs sangs mansonniens à avoir été sauvé de l’abattoir. Cette jument âgée aujourd’hui de neuf ans, a été réformée à trois ans et demi. Elle profite aujourd’hui d’une retraite heureuse comme cheval de selle, chez Marie Marge, une Bourguignonne. « Elle n’était pas assez dynamique, alors son propriétaire voulait s’en débarrasser», relate cette dame qui est propriétaire d’un centre de remise en forme pour équidés à Saint-André-en-Terre-Plaine (89). « Je préfère adopter un cheval pour lui sauver la vie plutôt que d’en acheter un, surtout que ça coûte très cher », confie-t-elle.

Mauvaise politique d’élevage ?

Le phénomène des chevaux qui finissent en bifteck est dû à « une mauvaise politique d’élevage », selon Marie Marge : « Il y a beaucoup trop de naissances. Beaucoup de ces bêtes n’auront jamais la capacité de courir. Alors leur propriétaire s’en débarrasse à n’importe quel prix. »

 

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Un an de prison ferme pour le tueur de chat à Limoges

Publié le par Ricard Bruno

L'animal a été tué près de la cathédrale St-Etienne de Limoges le 8 octobre 2018

L'animal a été tué près de la cathédrale St-Etienne de Limoges le 8 octobre 2018

Un jeune homme de 20 ans a été condamné ce jeudi 29 novembre 2018 à 18 mois de prison dont douze fermes par le tribunal correctionnel de Limoges.  Il avait tué sauvagement un chat en octobre dernier au jardin de l’évêché.

L'affaire avait ému beaucoup de monde en Limousin et ailleurs en France.

Le 8 octobre dernier, dans le jardin de l’évêché, une patrouille avait interpellé un jeune homme de 20 ans qui venait de tuer sauvagement un chat errant. L'individu s’est ensuite amusé à écrire sur les arbres du parc et sur un lampadaire avec le sang de la pauvre bête.

Le suspect, sans domicile fixe, qui était détenu depuis a comparu ce jeudi 29 novembre devant le tribunal correctionnel de Limoges pour "acte de cruauté sur animaux". Il a été condamné à 18 mois d'emprisonnement dont douze fermes, une obligation de soins, une mise à l’épreuve de trois ans et une interdiction de détenir un animal durant cinq ans. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. 
  
Six associations de ligue de défense des droits des animaux se sont constitué partie civile dans l’affaire et demandaient une peine exemplaire tandis que les "sévices graves" et les "actes de cruauté" envers les animaux sont considérés comme des délits. L'article 521-1 du Code pénal prévoit une peine de deux années d'emprisonnement maximum et 30 000 euros d'amende. 

A l’époque, une pétition a été lancée en ligne pour réclamer « une peine exemplaire » contre l’auteur des faits. Plus de 89 000 signatures ont été enregistrées à ce jour.

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Brigitte Bardot souhaite une bonne jaunisse à Emmanuel Macron

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot souhaite une bonne jaunisse à Emmanuel Macron

Brigitte Bardot a choisi le 28 novembre, jour anniversaire de la sortie de son film mythique "Et Dieu… créa la femme" en 1956, pour s'afficher sur son compte Twitter vêtue d'un... gilet jaune!

"Avec vous !" écrit tous pouces levés en posant à côté de son emblématique 4L fourgonnette, celle qui fut révélée par Vadim.

Une scène captée ce mercredi après-midi, en direct de La Garrigue, son second pied à terre tropézien, avec la Madrague.

"Je suis à fond avec eux !!!", nous déclare-t-elle même tout en espérant sur le ton de l'humour que cela donne une "bonne jaunisse" à Emmanuel Macron.

Pour l'occasion, même son toutou "extraterrestre" E.T. lève la patte revêtu de sa tenue fluo.

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Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en couverture de "O Globo" de novembre 2018 (Brésil)

Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
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Arras: Le refuge pour animaux touche un héritage providentiel

Publié le par Ricard Bruno

Une personne avait inscrit l’établissement sur son testament il y a 24 ans…

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Le legs revient au refuge pour animaux d'Arras (illustration).

Le legs revient au refuge pour animaux d'Arras (illustration).

Jeudi dernier, lors de son conseil, la communauté urbaine d’Arras a accepté le legsimportant d’une habitante du Pas-de-Calais, décédée il y a quatre ans selon La Voix du Nord qui révèle l’information. L’argent doit revenir au refuge pour animaux.

Cette ancienne habitante de Camblain-Châtelain, près de Bruay-la-Buissière, avait de la suite dans les idées. De son vivant, en 1994, elle avait inscrit sur son testament la communauté urbaine d’Arras comme légataire particulier pour recevoir une somme de 67.000 euros. L’argent devait revenir au refuge pour animaux et la donatrice n’avait émis qu’une condition : que la tombe de sa famille soit fleurie à la Toussaint.

Le refuge doit déménager début 2019

La dame était morte en 2014, dans les Bouches-du-Rhône, où elle s’était établie pour passer sa retraite.

Les fonds tombent plutôt bien, le refuge pour animaux devant emménager dans de nouveaux locaux en début d’année prochaine.

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Maltraitance animale : le septuagénaire abritait 21 chiens dans des clapiers à lapin

Publié le par Ricard Bruno

Les chiens avaient été retirés par les membres de 30 millions d'Amis et les gendarmes.

Les chiens avaient été retirés par les membres de 30 millions d'Amis et les gendarmes.

Il ne s’était déjà pas présenté à une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), plus communément appelée "plaider-coupable". Rebelote, ce vendredi matin, sauf que, cette fois, même en son absence, son procès a bien eu lieu, devant le tribunal correctionnel de Montauban.

L’homme de 72 ans était poursuivi pour des faits d’actes de cruauté envers un animal. Et non pas envers un seul, mais envers 21 chiens retrouvés, fin novembre 2017, sur une propriété un tantinet délabrée de Saint-Cirq, dans les environs de Caussade. Décharnés, malades, sales... certains de ces mammifères vivaient autour du vieil homme dans un mobile home, en plein dénuement. L’autre moitié, recluse dans des clapiers à lapins recouverts de couverture.

Une découverte fortuite

À l’époque, les gendarmes ont mis au jour l’horrible spectacle en apportant une convocation à la ferme. Peu de temps après, sous le contrôle du Parquet, les gendarmes et les membres de 30 millions d’Amis ont investi la ferme. Ils ont embarqué tous les animaux pour les placer dans un refuge. « On était là dans le quart-monde. À noter quand même que le septuagénaire a participé aux opérations pour retirer les animaux », a souligné le président.

En l’absence du prévenu, ainsi que de la défense, trois avocats dévoués à la cause animale ont alors plaidé. Deux avocats parisiens et un avocat montalbanais pour représenter les associations 30 millions d’amis, la Fondation Brigitte Bardot, la SPA, Stéphane Lamart, le refuge des oubliés de Saint-Béart... 

« C’était un camp d’extermination », a même lâché une partie civile, appelant à la fermeté. Une phrase choc qui a fait réagir le procureur, parlant de « dérives pas adaptées à la situation. » Dans la foulée, le parquet a requis une interdiction de détenir des animaux. Le jugement est mis en délibéré au 14 décembre.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Dans les allées d'un cimetière pour… animaux !

Publié le par Ricard Bruno

Quand un animal de compagnie meurt, il existe plusieurs solutions : on peut par exemple l’emmener chez le vétérinaire, ou bien l’enterrer dans son jardin, sous certaines conditions. Mais on peut aussi le mettre dans un cimetière réservé aux animaux ! Il en existe une trentaine en France. 1jour1actu en a visité un, près de Toulouse.

À Beaumont-sur-Lèze (Haute-Garonne), depuis 50 ans, existe un cimetière uniquement réservé aux animaux : près de 450 chiens, chats et autres animaux de compagnie y reposent.

À Beaumont-sur-Lèze (Haute-Garonne), depuis 50 ans, existe un cimetière uniquement réservé aux animaux : près de 450 chiens, chats et autres animaux de compagnie y reposent.

Bijou, Chicorée, Yuki, Titou, etc. Dans ce cimetière de Beaumont-sur-Lèze, près de Toulouse, dans le sud de la France, des prénoms un peu étranges sont gravés sur les pierres tombales. Normal : ici, aucun humain n'est enterré. Chacune de ces tombes appartient en fait à un… animal de compagnie !
 

Comme dans un cimetière traditionnel, on trouve ici des fleurs, des portraits et des messages d'amour gravés sur des plaques

Comme dans un cimetière traditionnel, on trouve ici des fleurs, des portraits et des messages d'amour gravés sur des plaques

Au détour des allées, on découvre ainsi des photos, des jouets, des gamelles ou encore des colliers. Ils ont été déposés sur les tombes par les propriétaires des animaux, en souvenir de leurs compagnons disparus. « Ce cimetière a été créé il y a 50 ans par Maurice Massonnier, un habitant du village passionné d'animaux, explique Michel Caboche, le président de l'association qui gère aujourd'hui le cimetière. Au début, il enterrait les animaux de ses amis ici, dans son jardin. Puis, d'année en année, de plus en plus d'animaux y ont été enterrés. Son jardin est devenu l'unique cimetière animalier de la région. Cet été, l'actrice française Brigitte Bardot, qui lutte pour la protection des animaux, en est même devenue la marraine ! » Des tombes de chats, de chiens et… de boucs nains !
Des tombes de chats, de chiens et… de boucs nains !

ujourd'hui, près de 450 compagnons à poil, dont beaucoup de chiens et de chats, reposent dans ce cimetière. Mais pas seulement : les tombes de Victor et de Tina, deux boucs nains, se situent près de celle de Play Boy, le lapin. Puis, un peu plus haut, un emplacement est réservé aux canaris et tourterelles. « Nous accueillons seulement les animaux de compagnie autorisés par la loi. Donc, ici, pas de singes, ou autres animaux exotiques », explique Michel.

Des conditions à respecter pour enterrer les animaux chez soi En France, il existe une réglementation quand un animal meurt. Par exemple, il est interdit par la loi de le jeter dans une poubelle, sous peine d'amende. La plupart des personnes qui font enterrer leur animal dans un cimetière, comme celui de Beaumont-sur-Lèze, n'ont pas de jardin. « Mais chez soi, on a le droit d'enterrer un animal en pleine terre seulement s'il pèse moins de 40 kilos, explique Michel. Il faut que sa tombe soit bien profonde pour ne pas risquer qu'il soit déterré par d'autres animaux. Il faut aussi verser de la chaux vive dans le trou. Mais pour des questions d'hygiène et de transmission de maladies, il faut qu'il soit enterré à plus de 35 mètres des maisons et des points d'eau, comme les lacs et les rivières. En revanche, pour les animaux plus gros, comme les chevaux ou les vaches, il faut faire venir un service spécialisé, qui va les emporter. »

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