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action de protection animale

Inauguration avenue Brigitte Bardot à Villeneuve Loubet...

Publié le par Ricard Bruno

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"Des monstres, des ordures" : Brigitte Bardot insulte le footballeur Kurt Zouma condamné pour avoir maltraité son chat

Publié le par Ricard Bruno

Je rejoint et j'approuve totalement les propos de Brigitte Bardot, le footballeur Kurt Zouma est bien une ordure et une saloperie sur patte !

Bruno Ricard 

 

Brigitte Bardot continue de dédier sa vie au bien-être animal à travers son association. fondationbrigittebardot.fr

Brigitte Bardot continue de dédier sa vie au bien-être animal à travers son association. fondationbrigittebardot.fr

L'actrice, interrogée dans L'Equipe sur la place des animaux dans le monde du sport, s'en est notamment pris au défenseur français coupable de maltraitance sur son chat en février 2022.

A l'occasion d'une série («Bardot») diffusée lundi soir sur France 2, le quotidien L'Équipe a donné ce dimanche la parole à Brigitte Bardot dans un entretien où l'icône française évoque la place des animaux, cause qui lui est chère, dans le monde du sport et notamment lors des grands événements sportifs.

«BB», qui avait alerté la Corée du Sud en 2002 sur ce sujet à l'occasion de la Coupe du monde de football ou encore la Chine au moment des JO de Pékin, dénonce une nouvelle fois la maltraitance généralisée des organisateurs de compétitions. «Quel que soit le pays pour la Coupe du monde ou n'importe quelle manifestation officielle, on se fout des animaux. On les fait disparaître sauvagement par empoisonnement ou blessures mortelles infligées par des coups de barres de fer», regrette l'actrice de 88 ans.

 

L'ex-mannequin, qui s'en est récemment pris à Emmanuel Macron dans une lettre ouverte, redoute une situation identique pour les futurs Jeux olympiques à Paris que la France n'aurait jamais dû accepter d'organiser selon elle. «C'est une folie supplémentaire qui arrive à un moment crucial où Paris est défiguré, où la dette qui nous incombe est abyssale, où la violence déchaînée n'est pas maîtrisée, où les évènements dramatiques survenus au Stade de France n'ont toujours pas été réglés, explique-t-elle avant de se recentrer sur l'objet de l'entretien. Quant aux animaux et aux chevaux en particulier, ils seront une fois de plus les premières victimes de cet acharnement à vouloir paraître ».

Les sports hippiques dans le viseur

Les sports hippiques n'échappent pas aux coups de rapière distribués par Brigitte Bardot. «La barbarie innée de l'être humain se révèle au grand jour, au vu et au su du monde lors des concours hippiques. La façon « cavalière » dont on traite sa monture en dit long sur la souffrance des chevaux. Les éperons dans la chair, la brutalité de tirer sur les rênes qui leur scient la mâchoire, les coups de cravache horriblement douloureux qui ne servent qu'à épuiser le cheval qui donne déjà le meilleur de lui-même...» , ajoute-t-elle, préconisant, pour se réconcilier avec les chevaux, de «monter à cru» pour «ne faire qu'un avec son cheval.»

Kurt Zouma pas épargné

Enfin, Brigitte Bardot n'épargne pas les sportifs épinglés pour avoir maltraité les animaux et notamment Kurt Zouma, le défenseur de l'équipe de France, condamné en juin dernier par la justice britannique à 180 heures de travaux d'intérêt général pour avoir maltraité son chat à son domicile, après la diffusion d'une vidéo devenue virale en février. «Des gens comme Kurt Zouma sont des monstres, des ordures et devraient être sévèrement punis. Je suis pour la loi du talion», conclut la présidente de la Fondation Brigitte Bardot.

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Brigitte Bardot lettre au président Macron

Publié le par Ricard Bruno

Je voudrais dire juste une chose, B R A V O  ! Brigitte, tu ne lâche RIEN, tes mots sont percutant mais criant de vérité !

Ton ami

Bruno 

Brigitte Bardot lettre au président Macron
Brigitte Bardot lettre au président Macron
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La France envoie des chevaux vivants vers le Japon pour en faire des sushis !

Publié le par Ricard Bruno

#Scandaleux La France envoie des chevaux vivants vers le Japon pour en faire des sushis ! J’ai honte d’être Française quand je vois le niveau de nullité du gouvernement sur la condition animale. Mon appel au ministre

pour qu'il agisse enfin. fondationbrigittebardot.fr/exportation-ae

La France envoie des chevaux vivants vers le Japon pour en faire des sushis !
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Info Journal fondation Brigitte Bardo tn°124 du 1er trimestre 2023...

Publié le par Ricard Bruno

Info Journal  fondation Brigitte Bardo tn°124 du 1er trimestre 2023...
Info Journal  fondation Brigitte Bardo tn°124 du 1er trimestre 2023...

Info journal n°124 du 1er trimestre 2023 et Info journal junior n°74 du 1er trimestre 2023 

 

Pour adhérer à la fondation et la soutenir c'est par ICI, vous recevrez par la suite chaque trimestre l'info journal de la fondation Brigitte Bardot

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Nouveau dispositif pour la gestion des chats libres

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Egender, présidente des Copains félins, et Denis Schmidt.

Brigitte Egender, présidente des Copains félins, et Denis Schmidt.

Un nouveau dispositif pour la gestion des chats errants a été adopté : il s’agit d’un partenariat noué entre Roquemaure, l’association les Copains félins, le collectif vauclusien de protection animale, le cabinet vétérinaire de la Cèze, la Fondation Brigitte Bardot et la Fondation 30 Millions d’amis.

 

Afin d’endiguer la multiplication des chats sans propriétaire, dont la divagation est signalée régulièrement par les administrés, et limiter les nuisances induites, la commune a souhaité intervenir durablement et dans le respect du bien-être animal.

Cette gestion des chats consiste à identifier leurs lieux de vie, les nourrir, les capturer pour les identifier, les soigner, les stériliser, puis les relâcher sur leur territoire. Ce procédé, qui fait ses preuves, régule les populations félines tout en leur permettant de continuer de jouer leur rôle naturel de lutte contre les rongeurs. "Permettre une cohabitation harmonieuse entre les habitants et les chats libres est l’objectif de ce partenariat" soulignent la maire Nathalie Nury et Claire Seguin, adjointe à l’environnement, au patrimoine et au développement durable.

Pour la mise en place de ce nouveau dispositif, l’association locale Les Copains félins, présidée par Brigitte Egender, recherche des bénévoles pour l’aider : la commune comptant déjà 20 points de nourrissage dont il faut s’occuper, à savoir les nettoyer et ravitailler. Les bénévoles pourront également aider la présidente à trapper les chats pour les identifier et les mener, le cas échéant, chez le vétérinaire.

Après identification le chat sera remis à son propriétaire ou sur le territoire sur lequel il aura été trappé. " Il est indispensable que chaque propriétaire de chat le fasse pucer et stériliser, rappelle Claire Seguin qui précise également : "Les propriétaires d’un chat non pucé ou tatoué risquent une amende pouvant aller jusqu’à 750 €."

Les frais vétérinaires pouvant représenter un frein le président du collectif vauclusien de protection animale, Denis Schmidt, rappelle que la commune, à travers son CCAS, promeut le dispositif Vétérinaire pour tous qui permet, sous conditions d’éligibilité, de bénéficier d’aides sur ces frais ; un tiers des frais restant à charge du propriétaire du chat.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Enfermées pour produire du lait de façon industrielle et excessive...

Publié le par Ricard Bruno

Enfermées pour produire du lait de façon industrielle et excessive...

Enfermées pour produire du lait de façon industrielle et excessive, comme dans le terrible accident survenu jeudi dernier de l'explosion d'une exploitation laitière au Texas où 18.000 vaches ont trouvé la mort, les vaches laitières ont aussi les pattes enchainées, ce qui les empêchent toutes formes de liberté et de se mouvoir normalement. Elles ne peuvent alors échapper à leur terrible sort…

Cette industrie laitière est cruelle, il faut changer ce système honteux qui provoque des souffrances insupportables à ces animaux d’élevage.

Source de l'article : Cliquez ICI

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« Je le referais sans hésiter » : Hugo Clément justifie sa participation à la soirée de Valeurs Actuelles

Publié le par Ricard Bruno

Le journaliste est critiqué à gauche pour sa participation à une soirée organisée par l’hebdomadaire, au cours de laquelle il a débattu de sujets liés à l’écologie avec le président du Rassemblement national, Jordan Bardella.

Le journaliste et militant écologiste Hugo Clément est critiqué pour sa participation à un débat organisé par Valeurs Actuelles.

Le journaliste et militant écologiste Hugo Clément est critiqué pour sa participation à un débat organisé par Valeurs Actuelles.

« Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter » : critiqué par plusieurs personnalités écologistes et de gauche pour sa participation à un débat organisé par l’hebdomadaire conservateur Valeurs Actuelles, le journaliste et militant écologiste Hugo Clément s’est défendu ce vendredi sur Twitter. Au cours de cet évènement, qui a rassemblé la veille près de 3 500 personnes à Paris, le journaliste a notamment débattu avec le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella.

« À lire certaines réactions, venues du milieu de l’écologie politique ou de l’extrême gauche, il ne faudrait pas débattre avec l’extrême droite, mais « la combattre », écrit Hugo Clément sur le réseau social. Je trouve cette vision de la politique affligeante ».

« Ne pas parler (aux électeurs du Rassemblement national) n’est pas une option envisageable », poursuit Hugo Clément, estimant qu’il faut, au contraire, essayer de « convaincre » les sympathisants du RN. « Au pire, cela ne marche pas et ne convainc personne dans l’auditoire. Au mieux, des électeurs RN entendent des choses qu’ils n’ont pas forcément l’habitude d’entendre dans leur famille politique et sont sensibilisés sur ces sujets importants », explique-t-il.

« Pas un truc de bobo écolo »

Au cours de cette soirée, à laquelle participaient également l’ancien Premier ministre Manuel Valls, ou le député européen François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Hugo Clément avait ainsi affirmé : « peu importe pour qui on vote, on va tous être frappés par le changement climatique ». « La biodiversité, ce n’est pas un truc de bobos écolos : c’est la survie de l’humanité », avait-il ajouté face au président du RN, Jordan Bardella, qui avait quant à lui déclaré ne pas vouloir « laisser le sujet (de l’écologie) à la gauche ».

Animateur de l’émission consacrée à la préservation de l’environnement « Sur le front », diffusée sur France 5, et connu pour son engagement en faveur de la cause animale, Hugo Clément avait été critiqué par certains élus de gauche pour sa participation à cet évènement. Le député écolo Aurélien Taché a notamment dénoncé sur Twitter « le vrai visage » du journaliste, « celui de la caution écologiste de l’extrême droite ».

 

« Merci mais non merci pour cette dépolitisation dangereuse de l’écologie et du travail de conviction vers l’électorat populaire », a également tancé la députée insoumise Nadège Abomangoli sur le réseau social.

Un don à la fondation Brigitte Bardot

Sur Twitter, Hugo Clément a par ailleurs confirmé avoir conditionné sa participation au débat au versement d’un don « à une association de défense des animaux ». « Valeurs Actuelles a choisi la Fondation Brigitte Bardot (FBB) », une association décriée par certains militants écologistes pour la proximité de sa fondatrice, l’ancienne icône de cinéma Brigitte Bardot, avec le Rassemblement national.

« (La FBB) est une super asso très mobilisée sur le terrain contre l’élevage intensif, la corrida, ou les chasses cruelles », s’est félicité le journaliste sur Twitter, se disant « très fier » de la soutenir. « Les gens qui l’accusent d’être « raciste » ne connaissent ni son travail pour les animaux ni ses bénévoles dévoués », a-t-il conclu.

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Expérimentation animale : pour y mettre un terme, cette pétition a besoin de vous !

Publié le par Ricard Bruno

Pour que cette pétition puisse être prise en compte par le Sénat, il faut qu’elle récolte 100 000 signatures d’ici la fin du mois d’avril.

Soutenue par de nombreuses associations militant pour la protection animale ou pour une meilleure prévention en santé humaine, cette pétition doit réunir 100 000 signatures d’ici le 30 avril pour être prise en compte. André Ménache, vétérinaire et conseiller scientifique pour Antidote Europe, détaille les objectifs et les enjeux de cette initiative, et nous explique pourquoi l’expérimentation animale ne doit plus être considérée comme « un mal nécessaire ».

Photo : Humane Society of the United States

Photo : Humane Society of the United States

Le 31 octobre dernier, l’éleveur, militant de la cause animalière et chroniqueur dans les médias Yoann Latouche déposait sur le site du Sénat une pétition intitulée « Utilisation des méthodes non-animales dans la recherche et la réglementation : demande d’une mission d’information ». 

Soutenue par la plupart des associations de défense des droits des animaux (L214, Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis, AVA, Le parti animaliste, Campus animaliste) et des associations militant pour une meilleure prévention en santé humaine (Antidote Europe et Pro Anima), cette pétition vise à interpeller les sénateurs sur l’expérimentation animale en France. 

Son but : atteindre les 100 000 signatures pour qu’une commission d’information soit créée au Sénat, afin que les parlementaires invitent des experts pour témoigner sur le sujet et prennent conscience de la réalité des pratiques actuelles dans le pays.

« Le tout premier pas » pour informer le grand public

À l’origine de cette démarche, André Ménache, vétérinaire, conseiller scientifique pour Antidote Europe et porte-parole du comité scientifique de Pro Anima, est conscient que cette initiative « ne va pas changer le monde ». Mais pour celui qui milite depuis 45 ans pour le droit des animaux, « il faut bien commencer quelque part, et c’est le tout premier pas ». 

Cette initiative est avant tout une manière d’informer les hommes et femmes politiques, ainsi que le grand public, sur ce sujet « très complexe » et de dépasser les débats superficiels entourant la question depuis des décennies, en présentant des faits concrets et des arguments scientifiques : « Aussitôt que les gens comprennent l’importance et la signification des tests sur les animaux par rapport à la souffrance animale, à la santé humaine et aux dégâts sur l’environnement, ils commencent à s’éveiller, et on a besoin d’atteindre ce seuil de prise de conscience », avance le vétérinaire. 

Les actionnaires des industries pharmaceutiques et chimiques, qui peuvent faire pression sur les entreprises, sont aussi un public à atteindre : « Ce n’est pas l’industrie pharmaceutique et chimique qui va changer ses habitudes ; ils sont très à l’aise avec les tests sur les animaux et ne sont pas pressés de les remplacer. »L’un des principaux arguments apportés au débat par André Ménache, c’est que les technologies sont aujourd’hui assez mûres pour offrir une alternative à l’expérimentation animale. Organes sur puce (« une représentation miniaturisée de l’organe lui-même »), cellules souches, déchets chirurgicaux humains destinés à l’incinération ou imagerie permettant des études non-invasives sont autant de solutions « très performantes aujourd’hui, et beaucoup plus fiables et prédictives que le modèle animal ». Ces technologies « dignes du XXIe siècle » sont à la fois une « bonne nouvelle » et un appel à la conscience collective : grâce à elles, l’expérimentation animale n’est plus ce qu’on considérait auparavant comme « un mal nécessaire ». C’est un mal tout court, puisque dispensable.

Expérimentation animale : pour y mettre un terme, cette pétition a besoin de vous

La France, l’un des très mauvais élèves en Europe

Pourtant, malgré l’existence de ces solutions plus pertinentes et moins dommageables pour les animaux, la santé humaine et l’environnement, la France reste l’un des pays où le modèle animal est le plus largement utilisé en Europe. En effet, notre pays se classe dans le top 3 européen en nombre d’animaux utilisés chaque année, aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni. 

Les chiffres font froid dans le dos : on compte tous les ans 1,9 million d’animaux subissant des expérimentations, auxquels il faut ajouter 2,1 millions d’autres gardés en réserve « qui seront en fin de compte tués », selon l’expert. « Ce sont donc 4 millions d’animaux tués chaque année en France, soit pour prélever leurs organes, soit parce qu’ils meurent au cours de l’expérience. Et tous les autres animaux en bonne santé et qui n’ont pas été utilisés sont tout simplement euthanasiés. » Du côté des espèces, il s’agit principalement de rongeurs (85 % du total), mais on compte aussi des chiens, des singes, ainsi que des poissons et des invertébrés.

S’ils ne comptent que pour 1 % des animaux utilisés, l’enseignement et la formation sont un cruel exemple du poids du modèle animal et du retard culturel de notre pays sur le sujet. On compte en effet 20 fois plus d’animaux utilisés en France pour l’enseignement (34 000 en 2016) qu’au Royaume-Uni (1 422 la même année), « alors que les outils pédagogiques alternatifs existent depuis déjà des décennies », insiste André Ménache. « Ce sont souvent des travaux pratiques qui ont été effectués déjà 10 000 fois. On peut regarder des vidéos, on n’a pas besoin d’utiliser un animal comme éprouvette vivante à chaque fois. » Rares sont les exemples d’élèves s’opposant à de telles pratiques, mais le vétérinaire espère que le récent cas du groupe d’étudiantes de l’Université de la vie de Strasbourg, qui refusaient de réaliser une expérience sur des hamsters et qui ont réussi à faire plier leur faculté, fera « jurisprudence ».

La réglementation : une loi archaïque et des problèmes de santé publique

S’il y a bien un domaine où les choses pourraient être faites autrement, c’est celui de la réglementation, c’est-à-dire les expérimentations devant être réalisées par les entreprises des secteurs pharmaceutiques et chimiques avant la mise sur le marché de nouveaux produits. En ce qui concerne les autorisations de mise sur le marché des nouveaux médicaments, les laboratoires sont tenus, par une loi datant de 1946, d’effectuer des expérimentations sur des rongeurs et d’autres animaux avant de procéder à des essais sur des humains. « Nous sommes malheureusement bloqués par cette exigence réglementaire alors que la technologie a évolué depuis plus de 75 ans. Les lois n’ont pas encore rattrapé la science », déplore André Ménache. Malgré certaines directives et résolutions européennes, qui invitent à employer des méthodes alternatives, les industriels continuent d’utiliser des animaux. Ils ont aussi la liberté de choisir les espèces qui leur conviennent le mieux pour tester leur produit : « Cela va évidemment leur permettre de détecter moins d’effets secondaires et de passer plus vite aux essais cliniques. Ils pourront ainsi homologuer et commercialiser plus de médicaments », explique le vétérinaire.

Cette méthode pose selon lui des problèmes de santé publique : 

« Quand je dis aux gens qu’en tant que vétérinaire je ne vais pas tester un médicament destiné aux chevaux sur des perroquets, ils rigolent. Mais quand je leur demande pourquoi utiliser des rats pour tester des médicaments destinés à l’homme, en sachant que nous ne sommes pas des rats de 70 kg, ils commencent à réfléchir. » 

Certains effets secondaires sont en effet détectés bien après la mise sur le marché des médicaments mis en cause : « On va arrêter ces médicaments, mais ils ont déjà fait des dégâts, tandis que si on les avait testés en amont sur des organes sur puce avant de passer aux essais cliniques, on aurait des médicaments plus sûrs, et plus ciblés. »

Expérimentation animale : pour y mettre un terme, cette pétition a besoin de vous

La recherche fondamentale : satisfaire « la curiosité scientifique »

Alors que le domaine de la réglementation représente environ 25 % des animaux utilisés, la recherche fondamentale et appliquée est le secteur qui en emploie le plus en France, soit environ 75 %. Pour André Ménache, ces recherches fondamentales ne servent avant tout qu’à satisfaire « la curiosité scientifique ». Il explique : « La recherche fondamentale pure et dure c’est tirer une flèche dans le ciel sans savoir où cette flèche va aboutir, et vous n’avez pas besoin d’obtenir un résultat. » 

Grâce à la « complicité des comités d’éthique », les chercheurs ont toute liberté de réaliser des expériences sur les animaux, et pour bénéficier de subventions, ils vont souvent avancer que leurs recherches ont une application pour la santé humaine. Pourtant, « les résultats et les taux de succès sont infimes » pour le vétérinaire. En effet, selon cette étude menée sur 25 000 articles de recherche fondamentale publiés dans des revues scientifiques, seuls 0,004 % d’entre eux ont eu au final des applications cliniques.

Cette question du rapport « coût-bénéfice » de la recherche fondamentale face à la souffrance animale doit être placée au cœur du débat public selon l’expert. D’autant plus que « 80 % des expériences sur les animaux ne sont pas reproductibles », alors que la reproductibilité est « la pierre angulaire de la recherche scientifique ». Le vétérinaire complète : « C’est-à-dire que si une autre équipe va répéter le test, elle ne va pas obtenir les mêmes résultats. Et c’est parfois le cas lorsque la même équipe fait le même test 6 mois plus tard. Les animaux sont sensibles à de nombreux éléments qui peuvent changer les résultats. »

Pour André Ménache, l’opinion publique est de plus en plus consciente de l’inutilité de la souffrance infligée aux animaux lors de ces études scientifiques. C’est d’ailleurs ce qu’il constate lors des manifestations organisées lors de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires, dont la prochaine édition a lieu le lundi 24 avril : « Il y a 20 ans, vous voyiez sur les pancartes ”Arrêtez l’expérimentation animale, c’est cruel”. Aujourd’hui, il est marqué ”Arrêtez l’expérimentation animale, ça ne fonctionne pas”. »


Ce sont tous ces éléments que la pétition déposée sur le site du Sénat tient à porter sur la place publique à travers l’ouverture d’une mission d’information. Mais pour être prise en compte par les sénateurs, cette initiative a besoin de recueillir un minimum de 100 000 signatures d’ici la fin du mois d’avril. Alors si vous souhaitez soutenir cette démarche et faire enfin entrer la question de l’expérimentation et de la souffrance animales dans le débat parlementaire, dépêchez-vous d’y apposer votre signature !

Pour signer cette pétition officielle, vous devez au préalable vous identifier en passant par le site France Connect. Pas d’inquiétude si vous ne connaissez pas la marche à suivre, cette vidéo vous explique toute la procédure en 2 petites minutes.

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