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Petit Futé épinglé par Sea Sheperd pour une “propagande” pro-pêche

Publié le par Ricard Bruno

L'éditeur de guides de voyage Petit Futé a été copieusement critiqué par l'organisation non gouvernementale Sea Sheperd pour le texte de son guide Danemark, Iles Féroé, édition 2017-2018. La présentation d'une pêche traditionnelle de globicéphales dans les îles Féroé relève de la « propagande pro grind des tueurs de dauphins féringiens et défend le plus grand massacre (volontaire) de mammifères marins en Europe », souligne Sea Sheperd.

Petit Futé épinglé par Sea Sheperd pour une “propagande” pro-pêche

Le grindadráp, ou grind dans sa version réduite, se traduit littéralement par « mise à mort des baleines » : cette tradition culturelle chasse principalement les globicéphales, parfois appelés globicéphale noir ou baleines pilotes. On retrouve cette chasse uniquement aux îles Féroé, aujourd'hui, même si elle fut autrefois pratiquée à Terre-Neuve ou au Groenland.

 

À l'origine, cette chasse était nécessaire pour nourrir les populations scandinaves de cette région, mais elle est peu à peu devenue culturelle, et ne s'effectue aujourd'hui que pour répondre à une tradition. Le déroulement est d'ailleurs codifié : des bateaux rabattent les cétacés vers une baie, afin de les faire s'échouer sur une plage. Là, ils sont abattus à l'aide de couteaux traditionnels, sans distinction.

 

Dans son guide consacré aux îles Féroé, Petit Futé évoque cette tradition : « Tués en bande sur les plages depuis des générations, cette tradition fait partie de la culture locale », peut-on notamment lire. Et c'est la description de l'événement qui a agacé l'ONG Sea Sheperd, qui s'applique à protéger les océans de la main de l'homme. 

 

« “Éviter de dire aux Féringiens que l'on soutient l'association Sea Shepherd dans sa croisade contre la chasse aux globicéphales (...) cette tradition fait partie de la culture locale (...)”. Cette chasse est réglementée “dans l'intérêt de l'animal (...) les Féringiens se sont appliqués à humaniser leurs méthodes (...) la mise à mort n'est pas un pur spectacle, c'est un sacrifice rituel de l'animal.” Petit Futé va jusqu'à relayer la propagande anti Sea Shepherd de l'Association des Chasseurs de Baleines des Féroé : “(...) ne pas céder à la provocation car c'est ce que recherche Watson, qui attend un coup médiatique pour faire parler de lui” », indique Sea Sheperd dans un post sur Facebook.

« Petit Futé a depuis toujours mis en avant les territoires et les traditions locales en veillant à ne pas se positionner en donneur de leçon. Concernant ce sujet très sensible, notre objectif a été de traiter les deux points de vues », a indiqué l'éditeur sur Facebook. 

 

« Ainsi, il ne s’agit pas d’assurer la promotion de cette pratique ou de l’association des chasseurs, mais de donner des informations pour que notre lecteur puisse se faire une opinion. Nous citons également les actions de la Fondation Brigitte Bardot à l’encontre de cette pratique et soulignons une donnée écologiste militant en faveur de son arrêt », précise Petit Futé, qui évoque « un mauvais procès ».

 

Interrogé par le HuffPost, Jean-Paul Labourdette, président de Petit Futé, ajoute : « Nous nous efforçons de toujours présenter des guides les plus neutres possible. Nous ne nous positionnons jamais, que ce soit envers les militants écologistes ou les gouvernements des pays dont nous parlons. C'est un texte très précis sur la pêche que nous avons écrit et je comprends que cela ne plaise pas. »

 

Source de l'article : Cliquez ICI

 

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Rayon chasse chez Decathlon : « Tuer des animaux n’est pas équivalent à jouer au foot ou au tennis.»

Publié le par Ricard Bruno

Rayon chasse chez Decathlon : « Tuer des animaux n’est pas équivalent à jouer au foot ou au tennis.»

Une pétition réclamant la suppression des rayons « chasse » des Décathlon circule sur les réseaux sociaux. Près de 80 000 personnes l’ont déjà signée. La saison de la chasse a débuté dimanche dernier en Bretagne, la chasse qui réunit environ 45 000 passionnés sur notre région.

A l’initiative de cette pétition, Pierre Rigaux, naturaliste, et opposé à la chasse, par conviction. Par ailleurs, un courrier, pour le moment sans réponse, a été adressé à la direction de Decathlon, par Pierre Rigaux et plusieurs ONG qui l’ont co-signé : ASPAS, AVA, AVES France, Fondation Brigitte Bardot, GREEN, One Voice.

Nous l’avons interrogé afin de connaitre ses motivations, alors que beaucoup de chasseurs ne comprennent pas pourquoi ils font l’objet d’une telle campagne de stigmatisation de leur pratique, la chasse remontant à la nuit des temps (certes, pas comme elle est pratiquée aujourd’hui).

Breizh-info.com : Pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?

Pierre Rigaux : Je suis naturaliste de passion et de métier : mon travail consiste à étudier les animaux sauvages, la nature, et à faire en sorte de protéger ce qui doit l’être. Après avoir longtemps été salarié dans le milieu associatif, je travaille désormais en indépendant. En parallèle de cette activité professionnelle d’expertise, j¹ai une activité militante et j’essaie d’informer les citoyens sur les réalités souvent méconnues des pratiques humaines concernant les animaux sauvages, notamment la chasse.

Breizh-info.com : Pour quelles raisons menez vous croisade contre le rayon chasse chez Décathlon ?

Pierre Rigaux : Decathlon, seule grande enseigne de vente d¹articles « sport & loisirs » à proposer un rayon chasse, participe à faire de cette activité un sport ou un loisir comme les autres. En particulier, Decathlon fait la promotion de la chasse auprès des enfants. Or la chasse consiste à tuer des animaux pour le plaisir, donc ça n’est pas un loisir ordinaire. Au-delà de Decathlon, mon objectif est que la chasse ne soit plus considérée comme une activité acceptable socialement. Tuer des animaux n’est pas équivalent à jouer au foot ou au tennis.

Breizh-info.com : Qu’est ce qui vous pose problème dans la chasse telle qu’elle se pratique aujourd’hui en France ?

Pierre Rigaux : L’immense majorité des animaux tués à la chasse sont des oiseaux migrateurs et des animaux d¹élevage. Vingt millions d’animaux sont élevés et lâchés tous les ans dans la nature pour être abattus. Contrairement à ce que veulent faire croire les chasseurs, cette activité n¹a évidemment rien d¹écologique. C’est essentiellement un amusement, au détriment de millions d¹animaux… et au détriment des gens qui ne peuvent plus se promener dans la campagne à cause du risque de balle perdue..

Breizh-info.com : Quid des chasseurs qui le font pour se nourrir, et pour ne pas se précipiter chaque semaine dans les rayons de la grande distribution et de l’abattage industriel ?

Pierre Rigaux : La plupart des animaux mangés après avoir été tués à la chasse sont… des faisans et perdrix d¹élevage ! C’est absurde. Quant aux chasseurs qui mangent les chevreuils ou autres grands mammifères, on peut leur rappeler que manger de la viande n¹est pas indispensable. Et surtout, la chasse ne peut pas nourrir tout le monde, donc le fait de banaliser la consommation de viande par la chasse ne fait que justifier l’envie de viande… qui passe forcément par l’élevage industriel si on veut que tout le monde puisse en manger.

Breizh-info.com : Quid par ailleurs de la nécessaire régulation des espèces. Les Choucas des tours, espèce protégée, fait des ravages en Bretagne et menace la sécurité des habitations (mais aussi les révolte). Que fait-on pour réguler ce problème ?

Pierre Rigaux : Si les choucas ou d’autres oiseaux posent des problèmes très localement aux activités humaines, on peut réfléchir aux techniques d’effarouchement qui existent déjà ; si elles sont insuffisantes, développons-en d’autres au lieu de confier la gestion des problèmes à la chasse de loisir. Il ne s’agit pas de « réguler » mais de régler un problème technique. Et sur le plan écologique, dans l’immense majorité des cas, la « régulation » n’a aucun sens. Dans certains cas très minoritaire comme celui des sangliers, il faut rappeler que ce sont les chasseurs eux-mêmes qui ont tout fait pour augmenter historiquement leurs effectifs. Et la chasse de loisir, telle qu’elle est pratiquée, ne fait pas baisser leurs effectifs qui continuent d’augmenter.

Breizh-info.com : N’y a t’il pas un juste milieu à trouver, entre pro et anti chasse ?

Pierre Rigaux : Je pense qu’il faut surtout reconsidérer notre relation aux animaux et à la nature. Ne pas être dans la confrontation, mais faire en sorte que la société change. Le chasseur du futur n’aura plus d’arme, il aura un appareil photo et des jumelles. Certains anciens ont déjà raccroché le fusil. Et à la campagne, on voit de plus en plus de jeunes qui s’intéressent à l¹observation de la nature, sans l’envie de tuer.

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une ânesse brûlée par des produits caustiques

Publié le par Ricard Bruno

une ânesse brûlée par des produits caustiques

Une plainte a été déposée. La fondation Brigitte Bardot est saisie. L'animal a été découvert le 14 septembre par sa propriétaire en Haute-Saône. Les brûlures à l'acide ont été constatées par un vétérinaire. 

 

Les deux ânesses de Michèle Guillotte vivent dans un pré à côté de sa maison dans une petite commune de Haute-Saône. Jeudi 14 septembre, ne voyant pas l'une des bêtes venir manger comme elle le fait chaque jour, la propriétaire constate des traces de blessures sur le pelage de l'animal.

Appelé, le vétérinaire constate que le dos, le cou, les flancs de la bête ont été arrosés d'un produit de type caustique sans doute de façon volontaire. Des blessures qui mettent en jeu le pronostic vital de l'animal écrit-il dans un certificat. "Je n'ai jamais vu ce genre d'agressions sur un animal" nous explique le vétérinaire au téléphone. 

"Je suis révoltée qu'on ait cette lâcheté de s'en prendre à des animaux inoffensifs" explique la propriétaire de l'ânesse. Depuis plusieurs jours, le vétérinaire passe soigner l'animal tous les jours. Bétadine, morphine, éther, Biafine... si les produits caustiques se sont immiscés jusque dans le sang de l'animal, il faudra peut-être l'euthanasier.

Une plainte pour cruauté sur l'animal a été déposée le 18 septembre à la gendarmerie de Dampierre en Haute-Saône. La plainte et un dossier ont été transmis à la Fondation Brigitte Bardot qui devrait se constituer partie civile. 

Au mois d'août en Bourgogne, une éleveuse de chiens avait incendié le berger allemand de son compagnon. Fudji le berger allemand n'avait pas survécu. La femme a été condamnée par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône, à 2 ans de prison, dont 1 avec sursis.

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Oise : il noie le hamster de son ex dans le bocal du poisson rouge

Publié le par Ricard Bruno

Les deux animaux ont été retrouvés morts.

Les deux animaux ont été retrouvés morts.

Un jeune homme éconduit avait saccagé l’appartement de son ancienne compagne, en juin dernier à Beauvais. Il a été condamné à dix mois de prison ferme.

La vengeance peut conduire aux pires bêtises. Et à la prison. Matthieu P. peut en témoigner. Quitté il y a quelques mois par sa compagne, le jeune homme n’a visiblement pas supporté la rupture. Alors, le 11 juin dernier, il décide de se venger.

Il pénètre dans l’appartement de Beauvais (Oise) de son ex-petite amie et saccage les lieux. La télé, une console de jeux, le frigo. Tout y passe. Les sous-vêtements de la jeune victime sont volés. Mais Matthieu P. ne s’arrête pas là. Visiblement rancunier, il s’empare du hamster du fils de la jeune femme, qu’il noie dans le bocal du poisson rouge. Les deux animaux seront retrouvés morts.

«Tu vas finir comme ton hamster»

Interpellé la semaine dernière à Beauvais par les policiers, Matthieu P. nie en bloc. Ce lundi, au tribunal, il continue. Tout juste concède-t-il des menaces de mort, caractérisées par ce SMS envoyée à sa victime : « Tu vas finir comme ton hamster ! »

Agressif, désinvolte, parfois menaçant quand il fixe sa victime assise dans la salle d’audience, le jeune homme nie pourtant être l’auteur des dégradations. Son avocat, Me Mehdi Boudjenane, évoque « des présomptions mais pas de preuves ». Si ce n’est, selon Florent Boura, le procureur, ce SMS « lourd de sens » où Matthieu P. explique à sa victime qu’elle l’a « bien cherché ».

Un élément qui s’ajoute au casier judiciaire du jeune homme de 23 ans, déjà condamné à douze reprises — notamment pour des violences sur sa compagne. « Tout converge vers lui, souligne Florent Boura. Ce n’est pas un cambriolage, mais un acte de vengeance. » Conformément aux réquisitions du procureur, Matthieu P. a été condamné à 18 mois de prison, dont 8 avec sursis. Il a été incarcéré.

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Maltraitance animale à Mauléon: "J'étais tout seul", plaide un employé...

Publié le par Ricard Bruno

Trois prévenus au premier rang du tribunal correctionnel de Pau, le 17 septembre 2018, avant le début du procès pour maltraitance animale des abattoirs de Mauléon

Trois prévenus au premier rang du tribunal correctionnel de Pau, le 17 septembre 2018, avant le début du procès pour maltraitance animale des abattoirs de Mauléon

"J'étais tout seul" : les employés de l'abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), poursuivis pour mauvais traitements aux animaux, ont plaidé lundi manque de personnel et matériel défaillant au premier jour de leur procès à Pau, alors que direction et services vétérinaires étaient mis sur la sellette.

"La cadence, on la subissait", a lancé Gérard Arhie, 32 ans, technicien abatteur au moment des faits, devant le tribunal correctionnel où il comparaissait avec deux autres employés et l'ex-directeur de l'abattoir, deux ans et demi après la diffusion d'images choc d'animaux maltraités filmées par l'association L214.

Comme lui, les prévenus de ce procès très médiatisé, qui se tenait devant une salle comble d'amis et d'éleveurs, ont nié toute volonté de maltraitance, rejetant les infractions commises sur les cadences, le défaut de matériel adéquat, de formation pour certains, des consignes parfois peu strictes.

"J'étais tout seul", a dit l'agriculteur pour évoquer l'image, glaçante, diffusée lors de l'audience, d'un agneau écartelé vivant. "L'agneau s'est accroché la patte arrière, j'étais en train de saigner les autres, j'ai pas pu le sortir", dit-il.

Bastien Aramburu, 26 ans, bac agricole puis CDI à l'abattoir, ajoute : "On respectait au maximum les consignes, mais en pratique c'est pas possible", dit le jeune homme, aujourd'hui plâtrier.

 

 

Brigitte Gothière, porte parole de L214, s'exprime devant le tribunal à Pau, le 17 septembre 2018

Brigitte Gothière, porte parole de L214, s'exprime devant le tribunal à Pau, le 17 septembre 2018

GAIZKA)

Le débit rapide, usant de nombreux termes techniques, Gérard Clemente, 67 ans, ex-directeur de l'abattoir, s'emporte. "J'ai passé 40 ans dans un outil sans m'être rendu compte que j'étais un négrier (...) Je gère le nombre de bêtes selon le nombre de salariés", dit l'homme aujourd'hui retraité, en contestant les cadences trop soutenues.

- Pas de volonté de "faire souffrir" -

L'ex-directeur a également évoqué la situation particulière de son "petit abattoir", ne bénéficiant pas des mêmes matériels que les grands.

Les services vétérinaires, qui ne sont pas en cause dans l'affaire, avaient néanmoins dans la matinée été poussés dans leurs retranchements pour expliquer les près de 200 infractions constatées sans fermeture de l'abattoir.

"Oui, potentiellement on avait les moyens d'intervenir mais je n'avais pas de documents officiels pour m'y appuyer", a justifié Philippe Barret, chef de service "abattoirs et sous-produits" de la direction vétérinaire départementale.

"On aurait dû avoir plus de fermeté", a-t-il répété, sans donner plus d'explications précises.

Mais pas de mauvais traitement selon ses services. Lors de ses visites d'inspection annuelle, il avait constaté "des infractions mais pas de délits de cruauté", dit-il.

"A aucun moment, il n'y a eu de volonté de faire souffrir", a renchéri Marie-Claude Boucher, de la Brigade d'enquête vétérinaire en charge de l'enquête, "tant sur les vidéos que lors de l'audition du personnel".

"Des mauvais gestes, du matériel qui ne fonctionnait pas peut-être, un manque de personnel certain", a-t-elle ajouté.

"Manque de personnel, services de l'État qui tolèrent des manquements... on peut comprendre qu'il soit difficile de comprendre la réglementation lorsqu'on est salarié", a rétorqué Me Julien Leplat, avocat d'un des salariés.

Maltraitance animale à Mauléon: "J'étais tout seul", plaide un employé...

L'abattoir de Mauléon-Licharre, le 29 mars 2016 dans les Pyrénées-Atlantiques (AFP/Archives - GAIZKA IROZ)

A la sortie de l'audience, la porte-parole de L214 Brigitte Gothière a estimé que "très clairement, les responsabilités qui se dégagent ce soir sont sur le directeur de l'abattoir et les services vétérinaires qui n'ont pas mis en place les contrôles de façon à ce que les mises à mort des animaux soient conformes à la règlementation".

Les trois employés, comme l'établissement en tant que personne morale, sont jugés pour "mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique", une infraction passible d'une amende de 750 euros au plus.

L'abattoir et son ex-directeur doivent aussi répondre de "tromperie sur la nature, la qualité, l'origine ou la quantité d'une marchandise" un délit passible de deux ans de prison et 300.000 euros d'amende.

Tous les prévenus, ainsi qu'un quatrième employé, absent lundi, sont également poursuivis pour divers manquements aux règles de l'abattage (absence de précaution ou d'étourdissement préalable, saignée tardive, etc.)

Une partie des vidéos de L214, tournées en mars 2016 et d'une durée totale de 2h30, ont été projetées.

Dix associations de défense des animaux se sont portées parties civiles dont L214, la SPA et la Fondation Brigitte Bardot.

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Afrique : l'éléphant, une espèce à sauver d'urgence...

Publié le par Ricard Bruno

D'ici dix ans, l'éléphant d'Afrique centrale pourrait avoir complètement disparu de la surface de la planète. Des pouponnières existent qui tentent de préserver et protéger les animaux orphelins du braconnage. Reportage au Kenya, près de Nairobi.

Le constat est édifiant. Sur le continent africain, toutes les 26 minutes, un éléphant est chassé pour son ivoire ou pour sa viande. À ce rythme, l'éléphant d'Afrique centrale pourrait disparaître d'ici 10 ans. Les activités de braconnage laissent souvent derrière elles des orphelins, éléphants trop jeunes qui ne parviennent pas à retrouver un groupe familial. Au Kenya, une pouponnière pour éléphants vient en aide à ces jeunes animaux. Elle a été fondée il y a 40 ans par Daphne Sheldrick, une anglo-kenyane icône de la protection des animaux et plus particulièrement des éléphants.

Un orphelinat unique au monde

Le matin, le rituel est toujours le même : les éléphants débarquent à toute vitesse pour prendre leur petit-déjeuner. Dans la vie sauvage, les bébés éléphants boivent le lait de leur mère jusqu'à leur deux ans. Il n'y a que dans cette pouponnière que des éléphanteaux utilisent des biberons. Ils ont appris au fil du temps à boire du lait en bouteille. Car sans ce lait de substitution, ces éléphanteaux ne survivraient pas. Tous ont entre un et trois ans et sont au nombre de vingt. Ils ont tous perdu leur mère et ont été recueillis dans cet orphelinat unique au monde. Un orphelinat qui répond à une devise bien précise, affirme l'un des responsable de ce lieu qui se trouve en bordure du parc national de Nairobi, la capitale du Kenya : "les éléphants ont le droit de vivre, ils ont besoin de notre protection".

Source de l'article et lien de la vidéo : Cliquez ICI

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Nîmes: Déguisé en taureau, Rémi Gaillard dépose une gerbe sous la statue d'un torero

Publié le par Ricard Bruno

FERIA - L'humoriste a été «exfiltré» par les policiers, explique-t-il sur les réseaux sociaux...

FERIA - L'humoriste a été «exfiltré» par les policiers, explique-t-il sur les réseaux sociaux...

Défenseur des droits des animaux depuis de longues années, Rémi Gaillard a profité de la feria de Nîmes pour provoquer les aficionados : l’humoriste au 1,6 milliard de vues sur Youtube est allé déposer une gerbe, sous la statue du torero Nimeño II.

A deux pas des arènes, temple de la corrida, ce n’est pas passé inaperçu : « Merci la police, de m’avoir escorté discrètement jusqu’à ma voiture, après cet hommage qui a déclenché quelques tensions », écrit le Montpelliérain sur son compte Twitter.

Nîmes: Déguisé en taureau, Rémi Gaillard dépose une gerbe sous la statue d'un torero

Un festival en novembre

« Feria, oui, corrida, non », écrit l’humoriste, farouchement opposé à la tauromachie.

Rémi Gaillard ne lâche plus la défense des bêtes : à l’automne 2016, Rémi Gaillard s’était enfermé pendant plusieurs jours dans une cage de la SPA de Montpellier, récoltant plus de 60.000 euros pour les animaux du refuge, il fustige régulièrement Marineland sur les réseaux sociaux, et a appelé cet été à transférer des ours d’un zoo d’un Dunkerque.

En novembre, son association, Anymal, organise la deuxième édition de son festival, au Zénith-Sud de Montpellier, avec Tryo, Sinsemilia, Shaka Ponk ou Cali.

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Centre équestre liquidé : mobilisation pour sauver des chevaux de l’abattoir...

Publié le par Ricard Bruno

Les anciens cavaliers de l’Escadron se mobilisent pour récolter des fonds

Les anciens cavaliers de l’Escadron se mobilisent pour récolter des fonds

LES CHEVAUX SONT SAUVES !

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Un centre équestre situé à Neyron, dans l’Ain, a été placé en liquidation judiciaire et des chevaux n’ont pas trouvé preneur.

Depuis quelques semaines, ils sont une quinzaine à se mobiliser pour tenter de sauver les chevaux de l’Escadron du Grand Parc de Neyron (Ain). Lorsque ce club a été placé en liquidation judiciaire au début de l’été, son propriétaire a réussi à caser les chevaux les plus frais dans d’autres clubs, mais une douzaine, dont deux poulains, une poulinière et des chevaux âgés n’ont pas trouvé preneurs.

Début octobre, le groupe doit donc être vendu en un seul lot aux enchères. « Certains risquent de finir à l’abattoir », craint Julie Trossat, 38 ans, dont trente d’équitation. Elle qui a fréquenté ce club il y a quelques années se mobilise avec les anciens cavaliers de l’Escadron pour récolter les fonds (au moins 12 000 €), à travers des cagnottes ouvertes sur Leetchi et Facebook.

Les placer dans des familles d’accueil

Ils leur permettront d’acheter le lot de chevaux aux enchères puis de les placer dans des familles d’accueil. « Ces chevaux nous ont donné beaucoup de bonheur, certains ont participé aux championnats de France », rappelle-t-elle.

Quelques-uns ont déjà trouvé preneur, ici un pré pour passer une retraite paisible, là un centre d’équithérapie. Julie a elle aussi trouvé un champ qu’elle pourra offrir au cheval qu’elle avait l’habitude de monter.

 

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Procès de la maltraitance animale à l’abattoir de Mauléon

Publié le par Ricard Bruno

L'abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), le 29 mars 2016

L'abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), le 29 mars 2016

Animaux mal étourdis, moutons saignés encore conscients, voire agneau écartelé vivant: le procès des mauvais traitements infligés à des animaux à l’abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), révélés par des vidéos de l’association L214, s’ouvre lundi pour deux jours à Pau.

Trois salariés de l’abattoir, de même que l’établissement en tant que personne morale, sont jugés pour «mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique», une infraction équivalente aux yeux de la loi à un simple excès de vitesse et pour laquelle la peine encourue est une contravention de 4e classe (750 euros au plus).

L’abattoir intercommunal et son ancien directeur devront également répondre de «tromperie sur la nature, la qualité, l’origine ou la quantité d’une marchandise», un délit cette fois-ci passible de deux ans de prison et 300.000 euros d’amende qui leur vaut de comparaître devant le tribunal correctionnel de Pau.

Tous les prévenus, ainsi qu’un quatrième employé, sont également poursuivis pour divers manquements aux règles de l’abattage (absence de précaution ou d’étourdissement préalable, saignée tardive, etc.).

L’abattoir de Mauléon traite 30.000 tonnes de viande par an et emploie 35 salariés. Son agrément sanitaire avait été suspendu pendant deux mois après les révélations par l’association L214, le 29 mars 2016, des maltraitances sur des animaux.

Les images choc diffusées sur le site internet de L214 avaient poussé le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, à donner des «inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs» de France.

L214, qui tire son nom de l’article du code rural désignant pour la première fois les animaux comme des «êtres sensibles», milite non seulement pour les protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale.

- Le Vigan déjà condamné -

Avant les vidéos prises à Mauléon, l’association s’était déjà illustrée en révélant des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitements sur des animaux.

Autant de scandales qui avaient abouti à la création, le 10 mai 2016, d’une commission d’enquête parlementaire «sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français».

Cette commission avait préconisé 65 mesures, parmi lesquelles l’installation obligatoire de vidéo surveillance, la présence permanente de vétérinaires dans les gros abattoirs, un renforcement de la formation des employés, etc.

Le procès s’ouvre alors que l’examen en seconde lecture de la future Loi agriculture et alimentation a démarré mercredi à l’Assemblée nationale. Le projet de loi prévoit notamment des sanctions en cas de maltraitance animale dans les abattoirs et dans les transports d’animaux, ainsi que la création d’un poste de responsable de la protection animale dans chaque abattoir.

Au total, onze associations de défense des animaux, dont L214, la SPA ou la Fondation Brigitte Bardot, sont parties civiles au procès de Pau.

Ces images, tournées à Mauléon en caméra cachée environ deux semaines avant Pâques, période d’activité intensive dans les abattoirs, «ont été captées et diffusées pour rendre visible un système violent qui met à mort 3 millions d’animaux par jour en France», affirme Brigitte Gothière, porte-parole de L214.

«Elles ont aussi montré que la réglementation dans les abattoirs ne sert qu’à rassurer les consommateurs. Elle n’y est même pas appliquée (...) Ce procès sera l’occasion de faire reconnaître la responsabilité de l’abattoir et de mettre en lumière l’inaction de l’État et des services vétérinaires», assure-t-elle.

«Le procès est aussi celui d’un choix de société», estime pour sa part Me Antoine Tugas, défenseur de trois des quatre salariés. «Au-delà de la défense des employés, il faut se poser la question de savoir si la consommation de viande, devenue aujourd’hui industrielle, est intrinsèquement compatible avec le bien-être animal».

«Faut-il considérer que c’est la main de l’homme qui produit cette souffrance à l’animal ou ce process industriel ?», interroge l’avocat.

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