action protection animale
Vers un code du droit des animaux ?
Des avocats ont décidé de se mobiliser pour défendre les droits des animaux et même de créer un code qui leur soit dédié.

C’est une initiative sérieuse qui a été prise au sein de l’ordre des avocats du barreau de Paris : un groupe de travail investi dans l’élaboration du code des droits des animaux et de l’évolution de son statut juridique.
On aurait donc à côté des nombreux codes comme le code civil ou encore le code du travail, ce nouveau code répertoriant toutes les règles en vigueur concernant les animaux. Ce sont tout de même pas moins de 20 avocats qui planchent sur le sujet… le dossier parle même d’une task force !
Un projet qui n'arrive pas par hasard
C’est le constat fait par ces professionnels : il y a un éparpillement des règles dans plusieurs codes déjà (code civil, code rural par exemple) avec pour conséquence une réglementation peu lisible et même parfois des règles qui se contredisent entre elles…
Et, c’est une démarche qui s’inscrit dans la suite logique de la réforme de 2015 qui avait reconnue les animaux d’être vivants doués de sensibilité.
Cette reconnaissance avait alors été introduite dans le code civil pour un impact juridique limité.
Un groupe de travail qui veut impulser une réforme
Si le premier des objectifs est d’élaborer un code des droits de l’animal, il est aussi d’envisager l’évolution de son statut juridique. À ce stade, les juristes analysent le droit en vigueur pour en délimiter les incohérences et faire un état des lieux.
Puis, viendra le temps des propositions dans l’objectif de créer un statut juridique plus complet et plus protecteur des animaux. Une démarche qui se veut indépendante de tout groupe d’intérêt.
Un chantier important
Par exemple, d’après l’article 714 du code civil, les animaux sauvages libres sont « des choses sans maître », ils ne sont donc pas considérés comme des êtres vivants doués de sensibilité…
Dans le même registre, un éleveur peut écoper de sanctions dérisoires pour avoir laissé des centaines de bovins sans soins ni alimentation… en cause un flou juridique… et comme on dit désormais : quand il y a un flou… il y a un loup…
Source de l'article : Cliquez ICI
Loiret : un éleveur envoie ses poules pondeuses en “maison de retraite”...
Philippe Le Grelle, éleveur de poules pondeuses dans le Loiret, souhaite que ses poules continuent "leur belle vie", même après l'âge fatidique des 18 mois où elles sont alors considérées comme moins productives. Bientôt, ses cocottes finiront leur vie à la "Maison des poules".
Depuis son installation en 2001, Philippe Le Grelle n'a "jamais envoyé ses poules à l'abattoir". L'éleveur du Loiret fait figure d'exception : les poules pondeuses finissant généralement toutes à l'abattoir à l'âge de 18 mois. Mais pourquoi tuer des poules alors qu'elles peuvent continuer à pondre des oeufs? A raison d'un oeuf par jour (en moyenne), leur production décroît passé leur an et demi d'existence. Moins rentables, elles n'intéressent plus les éleveurs.

Jusqu'à présent, Philippe Le Grelle revendait ses poules à des particuliers pour leur basse-cour. Mais avec l'arrivée prochaine de son fils à la tête de l'exploitation, il est passé de 6 000 à 10 000 gallinacés. Dans ces conditions, recaser toutes ses poules allait devenir plus difficile : "Poulehouse est arrivé au bon moment en me disant qu'il me prenait toutes les pensionnaires de mon élevage! Ca tombait vraiment bien!"
Poulehouse veut sauver les poules
Créée en février 2017, la start-up parisienne Poulehouse veut sauver les poules d'une mort certaine à 18 mois. Chaque année, 50 millions de poules sont tuées en France. Et comme le dit Fabien Sauleman, co-fondateur de Poulehouse, "tout le monde sait que l'oeuf ne tue pas la poule"!
La société a donc racheté une ferme dans le Limousin où pourront vieillir les poules de quatre éleveurs, dont celles de Philippe Le Grelle. Une maison de retraite pour poules donc. Du jamais-vu. "Les poules peuvent vivre jusqu'à 10 ans, tout en continuant à pondre des oeufs, même si c'est de moins en moins", précise le co-fondateur de Poulehouse. Avant d'ajouter : "Evidemment, cette retraite paisible a un coût qui est répercuté sur le prix de vente. Chaque oeuf est vendu 1€, soit 2 fois plus cher qu'un oeuf bio.C'est un choix éthique et qui plait aux consommateurs".

Depuis le lancement des oeufs estampillés "Poulehouse", en septembre, 150 000 oeufs ont déjà été vendus. Tout le réseau Biocoop les distribue, ainsi qu'une cinquantaine de magasins Franprix en région parisienne. Et de plus en plus les boutiques du réseau Naturalia, Naturéo... Même la Belgique s'y met depuis le mois de décembre. "De plus en plus de personnes sont sensibles à la cause animale et veulent acheter responsables. La preuve lorsque nous avons ouvert une cagnotte participative en avril pour nous aider à lancer Poulehouse, nous avons récolté plus de 25 000 euros !", s'enthousiasme Fabien Sauleman.
Déjà 9000 poules sauvées
Pour l'instant, 9000 poules ont été sauvées de l'abattoir, même si elles vivent encore chez leurs propriétaires. Les premières cocottes devraient arriver à la "Maison des poules" en mars 2018. Quant aux pensionnaires loirétaines de Philippe Le Grelle, les premières fouleront le sol limousin en décembre 2018 : "Je vends une poule environ 20 centimes à Poulehouse, soit le même prix que pour les envoyer à l'abattoir. Mais la fin est bien plus belle dans le premier cas!", souligne l'éleveur du Loiret.
La maison de retraite des poules, solution miracle? "Au bout d'un moment, nos 16 hectares ne seront plus suffisants. C'est pourquoi nous voulons surtout instaurer un nouveau mode de production dans l'élevage des poules pondeuses : toujours en bio et en plein air... mais avec une fin de vie directement chez les éleveurs", espère-t-on à Poulehouse. Rêve ou réalité? L'avenir le dira.
Saône-et-Loire: des militants condamnés pour avoir bloqué un abattoir...
Décision honteuse, on condamne des militants pacifiques qui dénoncent l'horreur des abattoirs et d'un autre coté, partout e France des horreurs se font sur les animaux mais là RIEN ! où est cette justice pour les animaux?
Bruno Ricard
Les activistes de l'association 269 Life Libération Animale lors d'une manifestation dénonçant la violence contre les animaux en marge du Salon international de l'agriculture de Paris le 4 mars 2017
Un jugement "particulièrement sévère" pour l'association de défense contre la violence faite aux animaux. Le tribunal de grande instance de Mâcon a condamné vendredi 22 décembre deux co-présidents et porte-paroles de l'association 269 Life Libération Animale pour avoir bloqué un abattoir en juillet dernier.
Condamnés à 16.000 euros de dommages-intérêts ainsi qu'une peine de trois ans de prison avec sursis, assortis de deux ans de mise à l'épreuve, les deux dirigeants vont faire appel de la décision, a précisé l'association.
La chasse bien en cour...
image: http://s1.lemde.fr/image/2017/12/22/534x0/5233207_7_2b04_2017-12-21-510fc8e-30992-n51bnh-d47_433e2c73d2bb2e35ae31bdf6658ce17d.jpg

Au téléphone, la voix est un peu éteinte. Loïc Dombreval, député La République en marche (LRM) des Alpes-Maritimes, semble contrarié. Ce lundi 18 décembre, il a pris connaissance, comme beaucoup de Français, du week-end familial d’Emmanuel Macron à Chambord. Le nouvel élu ne trouve rien à redire à l’escapade privée du chef de l’Etat, mais cet ancien vétérinaire, fervent défenseur de la cause animale, s’avoue troublé par la présence du président, le vendredi soir, à l’exposition du « tableau de chasse », après la journée de battue dans le domaine royal. Une quinzaine de sangliers tirés au fusil et entourés de quelques branches de sapin gisaient sur le sol. Flambeaux, garde républicaine sabre au clair pour rendre les honneurs au gibier, rien ne manquait à la tradition.
« Pas de photo ! Pas de photo ! », avait insisté l’Elysée, conscient qu’un cliché d’animaux morts ensanglantés risquait de choquer, surtout avant les fêtes de Noël. Mais la Fédération nationale des chasseurs (FNC) n’a pas résisté à poster une image de la cérémonie sur son compte Twitter. Willy Schraen, son volcanique président, qui comptait parmi les invités, ne rate jamais une occasion de souligner ses accointances avec le pouvoir. La scène a désolé Loïc Dombreval. Le parlementaire a alors réalisé que son combat pour faire abolir la chasse à courre d’ici à la fin de la législature était plutôt mal engagé. On ne chasse plus à courre à Chambord depuis 1947, le parlementaire le sait, mais cet affichage présidentiel aux côtés des nemrods est un mauvais présage : « Même si l’opinion est de plus en plus sensibilisée à la question du bien-être animal, je crois que cette abolition va être très difficile à obtenir. »
« Nicolas Hulot m’a promis un grand débat sur la condition animale début 2018. Mais assez de bla-bla, nous, on veut des actes ! », Brigitte Bardot au « Monde »Depuis l’abattage, le 21 octobre, d’un cerf réfugié dans un pavillon d’une petite commune...
Source et suite de l'article : Cliquez ICILe délit de maltraitance animale va être étendu aux abattoirs, annonce le gouvernement...
Le délit de maltraitance aux animaux, déjà applicable pour les compagnons domestiques, sera étendu aux abattoirs dans le projet de loi qui sera dévoilé ce jeudi 21 décembre par le Premier ministre à l'issue des Etats généraux de l'Alimentation, selon une source gouvernementale.
"Dans le projet de loi est accroché un article étendant au pénal les mauvais traitements sur animaux lors du transport d'animaux vivants et dans l'industrie alimentaire, notamment les abattoirs", a indiqué cette source, précisant que "la création de ce délit sera inscrite dans le code rural".
Les Etats généraux de l'alimentation, qui auront duré cinq mois, vont aboutir à une tentative pour équilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, tout en ouvrant des pistes pour assurer la transition écologique de l'agriculture demandée par la société civile.
Méthode fructueuse
Les Etats généraux ont rassemblé l'ensemble de la filière alimentaire: industriels, distributeurs, associations de consommateurs et organisations environnementales. A l'heure du bilan, tous les participants s'accordent à dire que la méthode a été fructueuse et que les idées ont fusé, mais maintenant ils attendent la mise en musique de leur travail: c'est-à-dire des mesures concrètes, notamment sur le plan budgétaire et fiscal, pour permettre à l'agriculture et l'agroalimentaire français d'opérer une transition environnementale tout en continuant à vivre de leur production.
En ce qui concerne les 5 milliards d'euros dévolus à l'investissement agricole dans le plan gouvernemental de 50 milliards annoncé après l'élection d'Emmanuel Macron, les arbitrages seront faits début 2018, une fois que le gouvernement aura décortiqué la trentaine de "plans de filières" demandés aux interprofessions agricoles.
Les Etats généraux ont aussi lancé les bases d'un plan de développement de l'agriculture bio, qui devrait être annoncé au premier trimestre par le gouvernement, critiqué pour avoir supprimé des aides aux agriculteurs biologiques. Des mesures contre le gaspillage alimentaire sont également prévues.
Bonne nouvelle en Russie !
Bonne nouvelle en Russie : avec l’appui certain de la lettre de Brigitte Bardot au Président Poutine dénonçant la sauvagerie qu’emploient les agents de sécurité et d’hygiène pour se débarrasser des chiens et des chats errants, l’article n° 245 du code pénal vient d’être renforcé imposant des sanctions allant de 3 à 5 ans de prison ferme pour tout acte de cruauté envers les animaux.
Source : Fondation Brigitte Bardot
Leclerc respecte-t-il le bien-être animal ?
Pour ses animations commerciales de Noël, un hypermarché de Tavers (Loiret) a choisi d’exhiber un jeune renne dans une galerie marchande. Ce type d’animal est-il à sa place dans ce genre d’endroit ?
« Il est beau ! » « Oh le pauvre ! » « Il a peur ! »
Côté clientèle les réactions sont mitigées. Certains trouvent l’idée sympathique, d’autres éprouvent un malaise. Quant à l’animal, impossible de savoir ce qu’il en pense mais selon son propriétaire, il vit ça très bien.
Belle » est un jeune renne femelle de 3 ans (l’âge adulte commence à 5 ans) qui passe l’essentiel de l’année dans un élevage du Maine-et-Loire et qui, pour la période des fêtes, est promené d’un supermarché à l’autre pour accompagner une animation autour du père Noël. Exhibé dans la galerie du matin au soir, il est enfermé dans un enclos de quelques mètres carrés et dispose de deux petites bassines d’eau. Son propriétaire, qui tient le rôle du père Noël et possède aussi des singes et des lions, propose ses services aux grandes enseignes.
Derrière sa barbe et son costume, il préfère garder l’anonymat pour éviter les ennuis mais se justifie quand même :
Il a l’habitude d’être manipulé. S’il avait peur, il perdrait ses poils. Là, il est bien. Il n’a pas trop chaud. Il est mieux qu’une vache qu’on laisse s’enfoncer dans la boue. Nous, on aime nos animaux. Ceux qui ne comprennent pas ça sont des cons ! »
Ce père Noël est-il une ordure ?
A l’heure où l’on débat de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, la présence de bêtes venues du grand nord dans les commerces d’un pays tempéré pose question. Pour Aline Maatouk de la fondation Brigitte Bardot, on ne peut pas parler de maltraitance a priori :
Le renne est un animal domestiqué qu’on préférerait voir dans les pâturages plutôt que dans les centres commerciaux mais il peut supporter ces conditions. Disons qu’il va subir un stress comparable à celui d’une vache au salon de l’agriculture.Dans cette logique, on pourrait aussi réclamer l'interdiction du salon du cheval mais on ne veut pas passer pour des extrémistes.
De son côté, la direction du magasin n’a reçu qu’une seule remarque négative. Tous les autres clients étaient, selon elle, ravis de l’opération.
Après leur journée de travail, Belle et le père Noël se sont ensuite dirigés vers Bordeaux pour une autre animation prévue quelques jours plus tard.












