action protection animale
Oise : le cerf traqué sauvé par la mobilisation des habitants
Traqué par un équipage de chasse à courre, l’animal a été gracié après s’être réfugié dans une propriété privée de Bonneuil-en-Valois. Le face-à-face avec les habitants a été très tendu.
Pour les défenseurs des animaux, l’histoire a tout du conte de Noël. Ce mardi, un cerf traqué par un équipage de chasse à courre a été gracié après s’être réfugié dans une propriété privée, rue des Buts, à Bonneuil-en-Valois (Oise). Une vidéo postée sur Facebook montre le cerf aux abois, blessé, entouré par les chiens de l’équipage.
Après des échanges tendus, pendant près de deux heures, un membre de l’équipage a finalement fait retirer les chiens, pour laisser repartir le cerf. «Il ne bougeait plus, il nous regardait comme un pauvre malheureux, la langue pendante ensanglantée. Il a fini par repartir tranquillement», reprend la voisine.
L’incident n’est pas sans rappeler l’abattage d’un cerf à Lacroix-Saint-Ouen, au mois d’octobre, dans une propriété privée. «Ici à Bonneuil-en-Valois, on ne se laisse pas faire, assure l’habitante. Les chasseurs doivent savoir qu’ils se feront accueillir…» A Bonneuil-en-Valois, un arrêté municipal interdit de venir chasser dans le village.
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Brigitte Bardot: la cause animale «cinquième roue du carrosse présidentiel»
«La cause animale est la cinquième roue du carrosse présidentiel! J’en ai marre!», a déclaré mardi Brigitte Bardot qui doit publier mercredi dans Le Parisien une lettre ouverte au gouvernement français à l’occasion du lancement d’une campagne contre la fourrure.
«On est très mal parti avec ce gouvernement. Macron n’a aucune compassion pour les animaux et la nature: à Chambord, il vient de féliciter des chasseurs devant leurs gibiers encore chauds! C’est scandaleux et très déplacé!», a fustigé Brigitte Bardot par téléphone, depuis son domicile de Saint-Tropez (Var).
Dans sa lettre ouverte, Brigitte Bardot cite les pays européens qui ont interdit la chasse à courre, l’abattage des animaux sans étourdissement, le gavage des oies et des canards, l’exploitation des animaux dans les cirques et l’élevage pour la fourrure.
«Et la France ?», s’interroge l’ex-actrice dans ce texte, en citant l’écrivain et prix Nobel de littérature Romain Rolland : «La cruauté envers les animaux et même déjà l’indifférence envers leur souffrance est à mon avis l’un des péchés les plus lourds de l’humanité».
«J’ai écrit deux lettres ouvertes à Macron. Je n’ai eu aucune réponse. Je suis très déçue aussi de la façon dont Nicolas Hulot se laisse mettre le grappin dessus par un gouvernement qui se fout de l’écologie», a expliqué Brigitte Bardot.
«Je ne peux compter que sur l’opinion publique. Dans ma lettre ouverte, je mets en lumière tout ce que font les pays d’Europe pour les animaux. Tous font quelque chose, sauf la France qui est mon pays. Je suis connue dans le monde entier pour être la protectrice des animaux. C’est scandaleux que mon pays ne fasse rien», a souligné la présidente de la Fondation Bardot.
«C’est une désolation pour moi. J’ai 83 ans. Je n’ai pas trop de temps. Avant de rejoindre Johnny, il faudrait que j’aie au moins une satisfaction. Je n’en peux plus. C’est décourageant...», a-t-elle poursuivi.
La Fondation Bardot a lancé mardi une nouvelle campagne d’affichage contre la fourrure. Un homme porte un blouson, le sang ruissèle de son col en fourrure : «J’aime les animaux ... Morts !», indique le slogan repris sur un millier de panneaux, mentionnant l’adresse internet www.jeneportepasdefourrure.com
Détail d'une affiche de la nouvelle campagne d'affichage de la fondation Brigitte Bardot !
Une campagne choc pour la fondation Brigitte Bardot en cette fin d'année. L'association de défense des animaux lance une nouvelle campagne dans plusieurs villes d'Île-de-France, afin de sensibiliser le public à la question de la fourrure d'origine animale, présente dans certains vêtements.
Sur l'affiche, on voit ainsi un homme portant un blouson, du sang ruisselant de son col en fourrure. Un slogan indique : "J'aime les animaux... Morts !"
Le millier de panneaux, répartis à Paris et dans plusieurs villes de la région parisienne, visent à interpeller le public, alors que certains clients achètent des vêtements comportant de la fourrure animale, "parfois sans le savoir, pensant que c'est de la fourrure synthétique", explique la fondation.
Des chinchillas ou des renards
Selon la structure, qui milite pour la défense des animaux, cette fourrure "vient souvent de Chine, où la fausse fourrure coûte plus chère". Parmi les animaux les plus fréquemment "utilisés" : les renards, les ratons laveurs, les ragondins ou encore les chinchillas...
Pour sensibiliser le public à cette question, une autre association, Fourrure Torture, organisera d'ailleurs une journée d'action nationale le 14 janvier, premier samedi des soldes d'hiver.
Vers un code du droit des animaux ?
Des avocats ont décidé de se mobiliser pour défendre les droits des animaux et même de créer un code qui leur soit dédié.

C’est une initiative sérieuse qui a été prise au sein de l’ordre des avocats du barreau de Paris : un groupe de travail investi dans l’élaboration du code des droits des animaux et de l’évolution de son statut juridique.
On aurait donc à côté des nombreux codes comme le code civil ou encore le code du travail, ce nouveau code répertoriant toutes les règles en vigueur concernant les animaux. Ce sont tout de même pas moins de 20 avocats qui planchent sur le sujet… le dossier parle même d’une task force !
Un projet qui n'arrive pas par hasard
C’est le constat fait par ces professionnels : il y a un éparpillement des règles dans plusieurs codes déjà (code civil, code rural par exemple) avec pour conséquence une réglementation peu lisible et même parfois des règles qui se contredisent entre elles…
Et, c’est une démarche qui s’inscrit dans la suite logique de la réforme de 2015 qui avait reconnue les animaux d’être vivants doués de sensibilité.
Cette reconnaissance avait alors été introduite dans le code civil pour un impact juridique limité.
Un groupe de travail qui veut impulser une réforme
Si le premier des objectifs est d’élaborer un code des droits de l’animal, il est aussi d’envisager l’évolution de son statut juridique. À ce stade, les juristes analysent le droit en vigueur pour en délimiter les incohérences et faire un état des lieux.
Puis, viendra le temps des propositions dans l’objectif de créer un statut juridique plus complet et plus protecteur des animaux. Une démarche qui se veut indépendante de tout groupe d’intérêt.
Un chantier important
Par exemple, d’après l’article 714 du code civil, les animaux sauvages libres sont « des choses sans maître », ils ne sont donc pas considérés comme des êtres vivants doués de sensibilité…
Dans le même registre, un éleveur peut écoper de sanctions dérisoires pour avoir laissé des centaines de bovins sans soins ni alimentation… en cause un flou juridique… et comme on dit désormais : quand il y a un flou… il y a un loup…
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Loiret : un éleveur envoie ses poules pondeuses en “maison de retraite”...
Philippe Le Grelle, éleveur de poules pondeuses dans le Loiret, souhaite que ses poules continuent "leur belle vie", même après l'âge fatidique des 18 mois où elles sont alors considérées comme moins productives. Bientôt, ses cocottes finiront leur vie à la "Maison des poules".
Depuis son installation en 2001, Philippe Le Grelle n'a "jamais envoyé ses poules à l'abattoir". L'éleveur du Loiret fait figure d'exception : les poules pondeuses finissant généralement toutes à l'abattoir à l'âge de 18 mois. Mais pourquoi tuer des poules alors qu'elles peuvent continuer à pondre des oeufs? A raison d'un oeuf par jour (en moyenne), leur production décroît passé leur an et demi d'existence. Moins rentables, elles n'intéressent plus les éleveurs.

Jusqu'à présent, Philippe Le Grelle revendait ses poules à des particuliers pour leur basse-cour. Mais avec l'arrivée prochaine de son fils à la tête de l'exploitation, il est passé de 6 000 à 10 000 gallinacés. Dans ces conditions, recaser toutes ses poules allait devenir plus difficile : "Poulehouse est arrivé au bon moment en me disant qu'il me prenait toutes les pensionnaires de mon élevage! Ca tombait vraiment bien!"
Poulehouse veut sauver les poules
Créée en février 2017, la start-up parisienne Poulehouse veut sauver les poules d'une mort certaine à 18 mois. Chaque année, 50 millions de poules sont tuées en France. Et comme le dit Fabien Sauleman, co-fondateur de Poulehouse, "tout le monde sait que l'oeuf ne tue pas la poule"!
La société a donc racheté une ferme dans le Limousin où pourront vieillir les poules de quatre éleveurs, dont celles de Philippe Le Grelle. Une maison de retraite pour poules donc. Du jamais-vu. "Les poules peuvent vivre jusqu'à 10 ans, tout en continuant à pondre des oeufs, même si c'est de moins en moins", précise le co-fondateur de Poulehouse. Avant d'ajouter : "Evidemment, cette retraite paisible a un coût qui est répercuté sur le prix de vente. Chaque oeuf est vendu 1€, soit 2 fois plus cher qu'un oeuf bio.C'est un choix éthique et qui plait aux consommateurs".

Depuis le lancement des oeufs estampillés "Poulehouse", en septembre, 150 000 oeufs ont déjà été vendus. Tout le réseau Biocoop les distribue, ainsi qu'une cinquantaine de magasins Franprix en région parisienne. Et de plus en plus les boutiques du réseau Naturalia, Naturéo... Même la Belgique s'y met depuis le mois de décembre. "De plus en plus de personnes sont sensibles à la cause animale et veulent acheter responsables. La preuve lorsque nous avons ouvert une cagnotte participative en avril pour nous aider à lancer Poulehouse, nous avons récolté plus de 25 000 euros !", s'enthousiasme Fabien Sauleman.
Déjà 9000 poules sauvées
Pour l'instant, 9000 poules ont été sauvées de l'abattoir, même si elles vivent encore chez leurs propriétaires. Les premières cocottes devraient arriver à la "Maison des poules" en mars 2018. Quant aux pensionnaires loirétaines de Philippe Le Grelle, les premières fouleront le sol limousin en décembre 2018 : "Je vends une poule environ 20 centimes à Poulehouse, soit le même prix que pour les envoyer à l'abattoir. Mais la fin est bien plus belle dans le premier cas!", souligne l'éleveur du Loiret.
La maison de retraite des poules, solution miracle? "Au bout d'un moment, nos 16 hectares ne seront plus suffisants. C'est pourquoi nous voulons surtout instaurer un nouveau mode de production dans l'élevage des poules pondeuses : toujours en bio et en plein air... mais avec une fin de vie directement chez les éleveurs", espère-t-on à Poulehouse. Rêve ou réalité? L'avenir le dira.
Saône-et-Loire: des militants condamnés pour avoir bloqué un abattoir...
Décision honteuse, on condamne des militants pacifiques qui dénoncent l'horreur des abattoirs et d'un autre coté, partout e France des horreurs se font sur les animaux mais là RIEN ! où est cette justice pour les animaux?
Bruno Ricard
Les activistes de l'association 269 Life Libération Animale lors d'une manifestation dénonçant la violence contre les animaux en marge du Salon international de l'agriculture de Paris le 4 mars 2017
Un jugement "particulièrement sévère" pour l'association de défense contre la violence faite aux animaux. Le tribunal de grande instance de Mâcon a condamné vendredi 22 décembre deux co-présidents et porte-paroles de l'association 269 Life Libération Animale pour avoir bloqué un abattoir en juillet dernier.
Condamnés à 16.000 euros de dommages-intérêts ainsi qu'une peine de trois ans de prison avec sursis, assortis de deux ans de mise à l'épreuve, les deux dirigeants vont faire appel de la décision, a précisé l'association.
La chasse bien en cour...
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Au téléphone, la voix est un peu éteinte. Loïc Dombreval, député La République en marche (LRM) des Alpes-Maritimes, semble contrarié. Ce lundi 18 décembre, il a pris connaissance, comme beaucoup de Français, du week-end familial d’Emmanuel Macron à Chambord. Le nouvel élu ne trouve rien à redire à l’escapade privée du chef de l’Etat, mais cet ancien vétérinaire, fervent défenseur de la cause animale, s’avoue troublé par la présence du président, le vendredi soir, à l’exposition du « tableau de chasse », après la journée de battue dans le domaine royal. Une quinzaine de sangliers tirés au fusil et entourés de quelques branches de sapin gisaient sur le sol. Flambeaux, garde républicaine sabre au clair pour rendre les honneurs au gibier, rien ne manquait à la tradition.
« Pas de photo ! Pas de photo ! », avait insisté l’Elysée, conscient qu’un cliché d’animaux morts ensanglantés risquait de choquer, surtout avant les fêtes de Noël. Mais la Fédération nationale des chasseurs (FNC) n’a pas résisté à poster une image de la cérémonie sur son compte Twitter. Willy Schraen, son volcanique président, qui comptait parmi les invités, ne rate jamais une occasion de souligner ses accointances avec le pouvoir. La scène a désolé Loïc Dombreval. Le parlementaire a alors réalisé que son combat pour faire abolir la chasse à courre d’ici à la fin de la législature était plutôt mal engagé. On ne chasse plus à courre à Chambord depuis 1947, le parlementaire le sait, mais cet affichage présidentiel aux côtés des nemrods est un mauvais présage : « Même si l’opinion est de plus en plus sensibilisée à la question du bien-être animal, je crois que cette abolition va être très difficile à obtenir. »
« Nicolas Hulot m’a promis un grand débat sur la condition animale début 2018. Mais assez de bla-bla, nous, on veut des actes ! », Brigitte Bardot au « Monde »Depuis l’abattage, le 21 octobre, d’un cerf réfugié dans un pavillon d’une petite commune...
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