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L’israélien Oren Sadiv va mettre fin au carnage des poussins mâles grâce à son invention

Publié le par Ricard Bruno

L’israélien Oren Sadiv va mettre fin au carnage des poussins mâles grâce à son invention

Selon le site Nocamel, Israel a trouvé un moyen d’éviter la souffrance des poussins mâles tués dans de atroces souffrances dans le monde car ils ne sont pas “intéressants économiquement”.

Pas moins de 9 milliards de poussins sont envoyés dans des broyeurs ou étouffés vivants car ce sont des mâles. Les organisations de défense pour les animaux ont alerté par des vidéos prises discrètement dans de nombreux poulaillers industriels.

Une nouvelle start-up israélienne qui se nomme Novatrans Group a réussi à détecter le futur sex de la volaille permettant d’éviter ce type de saccage sans nom.

Il y a plusieurs raisons pour laquelle ces poussins sont tués :

– Le poussin mâle ne pond pas d’ œuf
– Le poussin mâle possède moins de viande (beaucoup moins rentable)
– Le prix de l’abattage est estimé à plus de 500 millions de dollars par an.

Cette nouvelle découverte de Novatrans Group a développé un capteur qui sonde le gaz qui s’échappe de la coquille et qui possède une signature particulière en fonction du genre de l’animal et donc permet de détruire l’œuf ou le sélectionner à la vente avant son éclosion et éviter la souffrance de l’animal.

Ce dispositif doit arriver fin 2017 aux Etats-Unis.

Un grand merci au fondateur de Novatrans Group, Oren Sadiv, le CEO est Ran Eisenberg.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Suisse : une université va donner de la cocaïne à des singes !

Publié le par Ricard Bruno

Après le scandale suscité par les tests respiratoires sur des primates par Volkswagen, c’est l’Université de Fribourg, en Suisse, qui crée la polémique en voulant administrer de la cocaïne à cinq singes en vue d'un traitement neurochirurgical contre la toxicomanie. La Fondation 30 Millions d’Amis s’indigne d’un tel procédé.

Des singes vont être drogués en Suisse pour "mieux comprendre la toxicomanie". Visuel d'illustration

Des singes vont être drogués en Suisse pour "mieux comprendre la toxicomanie". Visuel d'illustration

La sombre dynamique des expérimentations animales se poursuit en dépit de la révélation des scandales qui se succèdent. En Suisse, l’Université de Fribourg s’apprête à tester l’administration de cocaïne à des singes afin de « mieux comprendre la toxicomanie et de proposer un traitement chirurgical. » Le but étant de rendre les animaux dépendants à la drogue et tenter de les guérir.
 
L’Université de Fribourg n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a déjà effectué des tests semblables en 2017 sur 23 singes. Le quotidien helvète Blick précise que les animaux « sont payés en nourriture pour les motiver à participer. » Dans le canton de Zürich, des expériences similaires sont également prévues, le tribunal de la ville ayant donné son feu vert.

Quid de la France ?

Si les expérimentations animales continuent chez nos voisins, c’est aussi le cas en France. Selon les derniers chiffres connus datant de 2015, 1,9 million d’animaux ont été utilisés dans des laboratoires de l’hexagone. La souris est l’animal le plus utilisé par les chercheurs (52,9 %) devant les poissons (22,2 %) et le rat (8,2 %), d’après le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Pour rappel, il est interdit d’utiliser un animal s’il existe un modèle alternatif depuis 1986. Par ailleurs, l’Union européenne a interdit les expérimentations animales pour les cosmétiques en 2013. Toutefois, plusieurs manquements aux règlements sont à constater faute de contrôles inopinés suffisants.
 
Aujourd’hui, de nombreuses avancées scientifiques permettent de sortir du modèle animal, rappelle la Fondation 30 Millions d’Amis qui soutient la recherche de méthodes alternatives en finançant le test de toxicité VALITOX. La Fondation réclame également aux instances européennes de mettre fin définitivement aux tests sur animaux ; soutenez cette demande en signant sa pétition.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Rhône : bras de fer entre la commune de L'Arbresle et les gens du cirque...

Publié le par Ricard Bruno

Photo d'illustration.

Photo d'illustration.

Le collectif des cirques, réunissant l'ensemble des organisations représentatives du cirque en France, lance une procédure contre un arrêté municipal, pris fin décembre par la commune de L'Arbresle. Le maire interdit l'installation des cirques détenant des animaux sauvages.

 

Le ton monte entre les gens du cirque et les petites communes. Deux semaines seulement après qu'une manifestation pacifiste contre une représentation du cirque Bouglione a tourné au pugilat à Bourg-en-Bresse, la polémique atteint le Rhône. Cette fois-ci, le collectif des cirques dépose un recours administratif au tribunal de Lyon contre la mairie de L'Arbresle pour "excès de pouvoir".

Les instances représentatives des circassiens demandent l'annulation d'un arrêté municipal, rapportent nos confrères du Progrès, interdisant l'installation de cirque détenant des animaux sauvages et domestiques sur le territoire de la commune.

L'édile, Pierre-Jean Zannettacci (PS), estime dans son arrêté que "les cirques ne peuvent offrir aux animaux un espace et des conditions de détention adaptés à leurs exigences biologiques, à leurs aptitudes et à leurs moeurs". Et d'ajouter : "les conditions de détention et de dressage des animaux occasionnent à ces derniers des pathologies avérées telles que des troubles cardiaques, de l'arthrite, des stéréotypies et autres troubles du comportement."
 

Une "censure", selon les gens du cirque

L'argumentation ne convainc absolument pas le collectif des cirques, qui invoque "la liberté d'entreprendre" et "la liberté artistique" : "13 millions de spectateurs se rendent dans des cirques traditionnels qui présentent des animaux, domestiques ou non, affirme Christian Caffy du collectif. Selon les derniers sondages que nous avons faits, 70% de ces spectateurs citent comme première raison de se rendre au cirque : les animaux. Enlevez les animaux des cirques et il n'y a plus de cirques."

Le collectif dénonce une "censure" et s'appuie sur une circulaire du 19 octobre 2017, signée par Gérard Collomb et Gérald Darmanin, selon laquelle l'interdiction prononcée par la mairie serait "illégale". Contacté, le maire de l'Arbresle a refusé de répondre à nos questions.

Lien de l'article et vidéo : Cliquez ICI

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Comment Macron veut faire des chasses présidentielles de Chambord un instrument diplomatique

Publié le par Ricard Bruno

ENQUETE - Emmanuel Macron, qui a fêté ses 40 ans au château de Chambord (Loir-et-Cher) en décembre, veut faire de ce domaine d'État un outil du rayonnement de la France. Cela passe pour le Président par la réouverture des chasses présidentielles.

Il y a fêté son 40e anniversaire, du 15 au 17 décembre dernier. Avec Emmanuel Macron, le château de Chambord semble revenir en grâce. Et le Président compte bien faire de ce domaine d'Etat un fer de lance de sa diplomatie. Il entend pour cela s'appuyer sur la "réouverture des chasses présidentielles", comme il l'avait annoncé lors de sa campagne présidentielle. Le JDD consacre une enquête au nouveau destin du plus grand château de la Loire. "Les chasses de Chambord sont légendaires", assure Thierry Coste, un lobbyste de la chasse qui avait rejoint l'équipe du candidat d'En marche et n'est pas pour rien dans le choix de ce dernier : "Emmanuel Macron a décidé de sortir de l'hypocrisie et d'en faire un outil d'influence au service de la France."

Malgré le froid cinglant de ce jour de décembre, la cérémonie a été retardée d'une heure. Pour ce "tableau" – l'hommage rendu au gibier après la chasse –, on attend un invité prestigieux. Éclairés au flambeau, les plus gros sangliers sont alignés sur un lit de branchages. Avec plus de 30 bêtes tuées au compteur, la partie a été superbe. C'est, en vérité, toujours le cas à Chambord. Dans cette forêt si giboyeuse – plus de 800 cerfs et biches et 1.500 sangliers y trouvent refuge –, peu de chances de rentrer bredouille. Un scénario encore plus improbable aujourd'hui : la battue réunit les présidents des fédérations de chasse françaises, tous de fines gâchettes. Le soleil s'est couché depuis longtemps sur le château construit par François Ier. Soudain, les phares d'une berline noire balaient les arbres. La portière s'ouvre : Emmanuel Macron, bottes aux pieds, sort de la voiture. Le président de la République, qui fête son anniversaire dans le domaine, est venu assister au rituel. On se recueille quelques minutes pendant que les sonneurs jouent des airs traditionnels. Puis le chef de l'État salue un à un les chasseurs, maîtres-chiens, rabatteurs et gendarmes. Dans un discours improvisé, il fait l'éloge de la chasse, ce "formidable atout pour la biodiversité". "Je serai le président qui développera la chasse, vous pourrez toujours compter sur moi." La rencontre durera presque une heure. Avant qu'Emmanuel Macron ne rejoigne Brigitte et ses petits-enfants pour manger une crêpe au village.

"Cela faisait quarante ans qu'un président de la République n'avait pas osé assister à un tableau…" Attablé dans un café proche des Invalides, Thierry Coste, teint halé et sourire un rien carnassier, ­savoure sa victoire. Un chef de l'État posant à côté du gibier encore fumant? Du jamais-vu depuis Giscard. Seul raté de la séquence : l'Élysée avait exigé qu'aucune photo ne fuite. Mais un des participants n'a pu s'empêcher d'immortaliser la scène. Le cliché, très sombre, s'est rapidement propagé sur les réseaux sociaux. Lobbyiste de la chasse, "­Machiavel de la ruralité" comme il aime à se présenter, ­Thierry Coste est un habitué des antichambres du pouvoir. Sous ­Nicolas ­Sarkozy comme sous ­François ­Hollande, cet homme jovial a toujours eu ses entrées à l'Élysée. Mais jamais, avant ­Emmanuel ­Macron, un chef de l'État ne lui avait prêté une oreille aussi attentive.

Les chasses de Chambord sont légendaires [...] Emmanuel Macron a décidé de sortir de l'hypocrisie et d'en faire un outil d'influence au service de la France

Coste a rejoint l'équipe du candidat d'En marche pendant la campagne. Le conseiller a alors convaincu le futur président de se prononcer pour la "réouverture des chasses présidentielles". L'annonce a un peu surpris. Pour draguer le million de chasseurs électeurs français, pourquoi évoquer ces chasses réservées à quelques happy few? Tout le monde ou presque avait fini par oublier cette survivance monarchique qui fait du président l'héritier de ­François Ier, "père des veneurs". Jacques Chirac et plus tard Nicolas Sarkozy n'avaient-ils pas annoncé la fermeture des chasses élyséennes? Mais les choses sont plus subtiles. Qu'on le taise ou qu'on l'assume – cela varie selon les princes et les époques –, on n'a jamais cessé de chasser à ­Chambord. Aujourd'hui, les invitations ne partent plus de l'Élysée. Et ces "chasses présidentielles" ont été pudiquement rebaptisées "battues de régulation". Reste que douze fois par an, quelques chasseurs triés sur le volet se retrouvent en Sologne pour des battues financées par la République. "Les chasses de Chambord sont légendaires, assure Thierry Coste. Tous les passionnés de chasse ont un jour rêvé d'y participer. Emmanuel Macron a décidé de sortir de l'hypocrisie et d'en faire un outil d'influence au service de la France."

Une exception juridique

Le rituel est toujours le même. Patrons du CAC 40, diplomates, politiques… Une trentaine d'invités choisis se retrouvent au point du jour dans la salle d'apparat du château. On avale un café-croissant au milieu de superbes trophées de cerfs dorés et de grandes toiles représentant des scènes de chasse. Les consignes de sécurité, plus strictes qu'ailleurs, sont dispensées. Pas question qu'une balle perdue vienne ternir la réputation d'un lieu placé "sous la haute protection" du président de la République. Les convives en Barbour grimpent dans l'une des Land Rover du domaine. Ils laissent derrière eux les tours du château, qui semblent flotter dans le brouillard, pour s'enfoncer dans le plus grand parc forestier clos d'Europe. Les cors sonnent, les fox aboient : la battue peut commencer. Une collation est prévue à mi-parcours, à la Thibaudière, le relais construit par Georges Pompidou. Marcher des heures au milieu des bremailles – ces rudes bruyères qui poussent dans les sous-bois – ouvre l'appétit. Le soir, on rend hommage au gibier. La Garde républicaine, à cheval et sabre au clair, se déplace pour les convives les plus prestigieux. La journée se termine par un dîner aux flambeaux, où les chasseurs tombent leur gilet de sécurité pour des tenues plus distinguées.

J'ai vu des gens pleurer au tableau à Chambord, où vous êtes plongé dans un monde de beauté!

Que l'on soit invité d'un jour ou habitué, cette chasse se raconte avec des trémolos dans la voix. "J'ai vu des gens pleurer au tableau à Chambord, où vous êtes plongé dans un monde de beauté!" Jean d'Haussonville, pantalon de velours, houppette cendrée rangée sur le front, reçoit dans une aile de Chambord. Cet énarque distingué est le "grand chambellan" du château Renaissance. Nommé en 2005 à la tête d'un établissement public (Epic) fraîchement créé, il a réveillé cette "belle endormie" du patrimoine français, longtemps minée par les conflits entre ses différentes tutelles ministérielles. À son actif : la création de gîtes touristiques et d'un hôtel de luxe aménagé par Jean-Michel Wilmotte, un jumelage avec le palais d'été de Pékin, le relooking des commerces et restaurants du village…

Ce dernier chantier a été difficile. Il a fallu convaincre les gérants de boutiques de souvenirs à quatre sous de céder la place. Le domaine, classé au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1981, bénéficie d'un statut à part. Du cimetière aux habitations en passant par la mairie et l'ensemble des bâtiments de la commune, tout ici appartient à l'État. Conséquence de cette exception juridique : les commerçants et la centaine d'habitants du village sont tous locataires.

Jean d'Haussonville est plus disert sur l'escalier à double révolution du château, qui doit probablement beaucoup aux travaux de Léonard de Vinci, que sur les battues en forêt. Mais c'est bien lui qui constitue la liste des invités à ces chasses si courues. Cet ancien diplomate s'empresse cependant de démystifier la chose : "La loi de 2005 fixe à l'établissement que je dirige la mission cynégétique. Nous sommes chargés d'organiser les chasses comme de couper le bois."

La diplomatie de la gâchette

N'entre pas qui veut dans le domaine de 440 hectares, en grande partie interdit au public. Les maires de France, députés, présidents d'association et chasseurs méritants ont droit à leur battue annuelle. Pour les autres, il faut payer. Beaucoup. Don minimum pour espérer recevoir une invitation : 10.000 euros. Ces dernières années, ­Chambord s'est considérablement enrichi, notamment grâce aux chasseurs. L'établissement, qui vise l'autofinancement avec un budget de fonctionnement dix fois inférieur à celui de Versailles, croule sous les versements de mécènes. Après avoir longtemps plafonné à 50.000 euros annuels, les dons ont atteint une moyenne de 2 millions par an. Grâce à cette manne, 6 hectares de vigne ont déjà été replantés, dont plusieurs en romorantin, un cépage ancien introduit en Val de Loire à l'époque de François Ier. Une première cuvée du vin bio du château de Chambord est attendue pour 2019.

Surtout, le domaine vient de retrouver ses parterres à la française des XVIIIe et XIXe siècles. De magnifiques jardins aux arabesques blanches, commandés par Louis XIV, et qui avaient disparu dans l'entre-deux-guerres. L'opération a été financée par ­Stephen ­Schwarzman, créateur et PDG du fonds d'investissement Blackstone, qui s'est pour cela délesté de 3,5 millions d'euros. En échange, ce milliardaire francophile vient-il courir le gibier chambourdin? Mystère. Le maître des lieux garantit aux chasseurs donateurs l'anonymat. "Mais si Stephen ­Schwarzman a des amis qui veulent venir chasser, bien sûr que nous les inviterons", indique simplement Jean d'Haussonville.

Chirac ne voulait pas en entendre parler. La chasse à Chambord se déroulait sous sa présidence de façon quasi clandestine

La diplomatie de la gâchette est une longue tradition française. Le général de Gaulle, qui ne chassait pas, invitait à Chambord le chancelier allemand Konrad Adenauer. L'homme du ­18-Juin assistait parfois aux battues de Rambouillet, autre domaine de chasses présidentielles avec Marly-le-Roi. Assis derrière ses invités, il commentait ironiquement les tirs loupés : "Encore raté!" Avec son successeur, Georges Pompidou, les chasses de l'État prennent une nouvelle dimension. Le président participe aux battues. Il nomme son éminence grise Marie-France Garaud à la tête de l'institution. Il y retrouve ses amis ­Serge ­Dassault, ­Alain ­Peyrefitte ou le baron Élie de Rothschild. Valéry Giscard d'Estaing est lui aussi un assidu de Chambord. Un Purdey – la Rolls des fusils – au bras, il pourchasse les cervidés en compagnie du roi d'Espagne Juan Carlos et de nombreux chefs d'État africains. ­François ­Mitterrand, lui, n'aime pas la chasse. Il exige néanmoins qu'on lui soumette la liste des invités de chaque battue. Il raye parfois un nom ou deux, puis valide au stylo : "Vu, F.M." Mitterrand nomme surtout un proche, François de Grossouvre, à la tête de l'institution. On raconte qu'un jour un faisan tué s'abat sur Grossouvre et lui casse une côte. "Que voulez-vous, la nature s'est vengée !", raille alors le chef de l'État.

Dès son arrivée à l'Élysée, Jacques Chirac supprime les chasses présidentielles. Du moins officiellement. Élu pour résoudre la "fracture sociale", le nouveau président ne veut pas être associé au faste chambourdin. Mais les chasses, rebaptisées "battues de régulation", se poursuivent en catimini. "Chirac ne voulait pas en entendre parler, se souvient Philippe Martel, directeur de l'Epic de 2004 à 2009. La chasse à Chambord se déroulait sous sa présidence de façon quasi clandestine." Avec Nicolas Sarkozy, l'institution n'a pas davantage la cote. Tout juste le même Philippe Martel est-il autorisé à organiser une battue des ministres européens de l'Agriculture, lors de la présidence française de l'UE. "Des ministres toute la journée dans la boue et le froid, ça crée des liens", sourit le haut fonctionnaire, ensuite devenu chef de cabinet de Marine Le Pen.

Sous François Hollande, un non-chasseur, Guillaume Garot, est nommé président de ­Chambord. "On se fait d'un coup beaucoup de nouveaux amis, sourit aujourd'hui le député de la Mayenne. La liste d'attente des postulants aux chasses est bien plus longue que le nombre de places disponibles." Garot rend payants (120 euros) les frais de bouche de chaque battue. Il doit gérer en 2016 les conséquences d'inondations qui endommagent le bâtiment. "François Hollande, qui montrait une affection marquée pour le lieu, me demandait régulièrement des nouvelles des travaux de réparation", raconte l'ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire.

Les hommes du Président

Avec Emmanuel Macron, Chambord semble revenir en grâce. Celui qui a fêté sa victoire au Louvre n'a manifestement rien contre les symboles hérités de la royauté. Ne déplorait-il pas dans une interview donnée à l'hebdomadaire Le 1 le vide créé par l'absence du roi, "dont le peuple français n'a pas voulu la mort" ? Avec son élection, le président de la République redevient l'arbitre des élégances cynégétiques. Dans la pure tradition de la monarchie républicaine. "La liste des invités ne lui sera pas soumise à chaque battue, précise toutefois François Patriat, récemment nommé président du conseil d'orientation du domaine. Emmanuel Macron veut renouer avec ce qu'avaient fait de Gaulle et Mitterrand : profiter du lustre des chasses de Chambord pour faire rayonner la France, en invitant des décideurs politiques, économiques et culturels." Chambord, nouveau fer de lance de la diplomatie macronienne ? En 2019, le château accueillera un grand sommet franco-italien. "Des contentieux qui traînent depuis deux ans peuvent se régler en une journée de battue", jure Willy Shraen, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui représente plus d'un million d'adhérents. Lui n'a pas été si surpris de croiser Emmanuel Macron au "tableau" en décembre : il chasse avec la famille de son épouse, Brigitte, "des gens très attachés à la ruralité". "Grâce à ce président pragmatique, on va arrêter de se cacher pour chasser à Chambord, et assumer le fait que cette tradition est utile aux Français", assène Shraen.

Ni maison de gouvernement ou de plaisance ni domaine de chasse, Chambord est d'abord une création artistique, une œuvre d'art au milieu des bois qu'il s'agit de préserver

 

 

C'est François Patriat, longtemps "Monsieur Chasse" du PS, qui a conseillé à Macron de fêter ses 40 ans à Chambord, le 16 décembre. "Tu devrais y aller, c'est magnifique et tu y seras bien accueilli", lui a soufflé ce "marcheur" de la première heure. Un week-end privé qui a soulevé des critiques sur le thème de la "dérive monarchique". Que n'aurait-on dit si Macron s'était réveillé dans la chambre de François Ier : la sécurité de l'Élysée avait préconisé que la famille présidentielle s'installât dans le château. "Mais Brigitte a insisté pour dormir dans un gîte", confie l'un des organisateurs du séjour. La famille Macron a logé dans la Maison des réfractaires, à 200 mètres de l'édifice royal. La demeure abritait, il y a peu, les services administratifs du domaine avant d'être transformée en hébergement haut de gamme. Elle a été louée 800 euros le week-end, payés sur les deniers du Président.

Fidèle à l'usage, Emmanuel Macron place ses hommes à la tête du domaine. Outre François Patriat, il vient de choisir Augustin de Romanet pour présider le conseil d'administration à la place du député Guillaume Garot, sommé de respecter le non-cumul des mandats. Le PDG d'Aéroports de Paris et ancien directeur de la Caisse des dépôts supervisera les 500 ans du lieu. "Ni maison de gouvernement ou de plaisance ni domaine de chasse, Chambord est d'abord une création artistique, une œuvre d'art au milieu des bois qu'il s'agit de préserver", souligne Augustin de Romanet. "Les activités de chasse doivent être régulées pour ne pas dénaturer le site voulu par François Ier", ajoute-t-il. Qu'importe la diplomatie de la chasse, on ne fera pas de Chambord le paradis des "viandards". Les battues, très encadrées par les experts de l'ONF, ne viseront qu'à contenir la surpopulation.

Sous la présidence de Romanet, le domaine espère maintenir et dépasser le cap du million de visiteurs annuel, qui vient d'être atteint cette année. "Dans la vie économique, la qualité de l'offre révèle la demande, explique-t-il. Je compte partager avec Jean d'Haussonville l'expérience du groupe ADP [signalétique en chinois, priorité donnée au confort des voyageurs] pour accueillir davantage de visiteurs. Tout en veillant à ne pas transformer le lieu en parc d'attractions ou en usine à touristes." L'affaire semble plutôt bien engagée. Depuis le séjour présidentiel, les gîtes de Chambord affichent complet sur plusieurs mois.

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Le combat d'une habitante de l'Orne pour récupérer Câline, sa vieille renarde

Publié le par Ricard Bruno

Depuis plus d'une semaine, Chantal vit son pire cauchemar : être privée de sa renarde âgée de onze ans. Après une perquisition chez elle à Moulicent (Orne), les services de l'Etat lui ont retiré l'animal. Une association monte au créneau pour lui venir en aide.

Chantal Foucault, une habitante de Moulicent dans l'Orne, avec Câline, sa renarde.

Chantal Foucault, une habitante de Moulicent dans l'Orne, avec Câline, sa renarde.

"Ça manque, y'a rien à faire, ça manque". Dès que Chantal évoque le "rapt" - comme elle dit - de Câline, sa renarde âgée de onze ans, les sanglots lui montent à la gorge. Elle se remémore en boucle le jour de la perquisition chez elle à Moulicent, dans l'Orne, il y a plus d'une semaine. Des gendarmes et des membres de l'Office national des forêts (ONF) ont retiré son animal car bien que domestiqué, le renard reste un animal sauvage et nuisible, donc, en principe, interdit de vivre chez des particuliers.

Une association à ses côtés

Chantal a-t-elle des chances de récupérer son fidèle compagnon ? "On reste confiant", assure Valérie, présidente de l'association ornaise "4 sabots & 1 fer". "J'ai porté plainte sur la partie protection animale, car depuis la disparition de Câline, on ne sait même pas réellement si elle est en bonne santé", ajoute la militante.

L'association a même contacté Maître Isabelle Terrin, avocate au barreau de Marseille, l'une des seules de France à défendre l'animal avant le maître. "Ce que je ne comprends pas, c'est qu'après onze ans, alors que _la renarde est en fin de vie_, l'on occasionne comme ça un stress traumatisant à cet animal", s'insurge l'avocate au téléphone de France Bleu Normandie. 

Une histoire d'amitié

Le plus dur pour Chantal, c'est que Câline est devenu un membre de la famille, dans son foyer ornais où elle vit avec son père nonagénaire. "Elle mange du yaourt avec mon père, elle vient sur nos genoux, on lui fait des câlins", jure Chantal, désemparée dès qu'elle pousse la porte de sa cuisine où dormait Câline : "Je l'ai recueillie, j'ai toujours pris soin d'elle, je ne comprends pas pourquoi ils [les services de l'Etat] font ça!"

Il y a onze ans, un voisin trouve une portée de renardeaux sous un tas de bois. Câline est la seule survivante parmi ses frères et sœurs. Il l'emmène alors chez le vétérinaire qui décide de l'envoyer chez Chantal, qu'il connaît bien pour ses bons soins avec deux autres renards qu'elle a élevés. "Depuis, avec mon père, on est fou de la renarde", assure-t-elle, désormais folle de ne plus la voir à la maison. 

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«Mon modèle sur la question animale, c’est Brigitte Bardot», assure Steeve Briois

Publié le par Ricard Bruno

Le maire d’Hénin-Beaumont veut respecter ses « engagements en matière de protection animale ». Il l’a réaffirmé lors de sa cérémonie de vœux à la population, évoquant la stérilisation des chats errants et le refus d’accueillir des cirques avec des animaux sauvages.

«Mon modèle sur la question animale, c’est Brigitte Bardot», assure Steeve Briois

L’intérêt du Front national pour la cause animale ne date pas d’hier. Marine Le Pen, lors de la dernière élection présidentielle, avait même choisi de «  faire de la protection animale une cause nationale  ». À l’échelle locale, Steeve Briois a prévenu les habitants lors sa cérémonie de vœux, dimanche dernier. «  Il est de notre responsabilité de veiller au bien-être et au respect de l’animal  ». Et, puisque les sondages font foi et indiquent que pour plus de 80 % des Français, la protection des animaux est étroitement liée à leur conception de vie, le premier magistrat a enfoncé le clou.

La municipalité refuse les cirques avec des animaux sauvages

Rappelant qu’une première campagne de stérilisation des chats errants a été mise en place en mars 2017, Steeve Briois a poursuivi en faisant référence aux nombreuses communes qui ont choisi de ne plus recevoir de cirque sur leur territoire. Il a pointé du doigt la situation des animaux sauvages et réaffirmé refuser en «  de cautionner le mode de vie qui leur est imposé  ». Une motion a en effet été approuvée en conseil municipal en février 2017 notifiant le renoncement de la ville à accueillir des cirques détenant des animaux sauvages, car «  nous ne pouvons en aucun cas cautionner la captivité forcée dans des cages exiguës  ».

Une mise en demeure fin décembre par un collectif de cirque

Aussi, puisque «  tout être vivant a droit à la reconnaissance de sa dignité et de sa sensibilité et qu’il n’est pas normal de voir un éléphant faire le poirier  », Steeve Briois prévient : «  nous continuerons de refuser des cirques avec des animaux sauvages, ce malgré les pressions.  » Steeve Briois fait référence à sa mise en demeure, le 30 décembre dernier par un collectif de cirques, afin qu’il retire sa délibération avant d’éventuelles poursuites judiciaires. Le maire d’Hénin-Beaumont affirme donc qu’il ne pliera pas, lui qui affirme que son «  modèle sur cette question, c’est Brigitte Bardot.  »

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Hérault: Battu, recueilli dans un refuge, Simba est engagé par la gendarmerie...

Publié le par Ricard Bruno

Simba, chien battu devenu chien de la gendarmerie. — Gendarmerie de l'Hérault

Simba, chien battu devenu chien de la gendarmerie. — Gendarmerie de l'Hérault

La gendarmerie de l’Hérault a accueilli une nouvelle recrue dans ses rangs : Simba, un berger hollandais de 14 mois. Le toutou, battu par ses propriétaires précédents, se morfondait à la SPA de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier, dans l'Hérault.

C’est au refuge que le groupe d’investigations cynophile de Lunel a découvert ce talent, recueilli après avoir subi des maltraitances. Et le flair des militaires ne s’y est pas trompé.

Simba a validé ses examens

« Après une période de test, une validation d’examens par le centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie de Gramat, ce jeune chien curieux, attachant et obéissant, est en mesure de s’engager au service des citoyens », explique la gendarmerie.

Simba, dont le passé douloureux n’est désormais plus qu’un lointain cauchemar, se verra bientôt présenter son gendarme, qui l’accompagnera tout au long de sa carrière.

 

COUP DE COEUR] «SIMBA» Une nouvelle recrue pour la gendarmerie !

Le chien SIMBA, berger hollandais de 14 mois se morfondait à la SPA de Villeneuve-les-Maguelone où il avait été recueilli suite à des maltraitances.
Le Groupe d’investigations cynophile (GIC 34) de Lunel découvre ce talent.
L’excellente collaboration entre les gendarmes et la SPA a permis qu’il vienne s’essayer dans la maréchaussée.

Après une période de test à Lunel et une validation d’examens par le centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie de Gramat (Lot), ce jeune chien curieux, attachant et obéissant, est en mesure de s’engager au service des citoyens.

Il a un bel avenir pour répandre la devise de Gramat : « Toi et moi pour eux! »
Il donne un beau sens à sa vie de chien et attend désormais avec impatience son gendarme, guide bienveillant pour sa vie future.

 

Hérault: Battu, recueilli dans un refuge, Simba est engagé par la gendarmerie...
Hérault: Battu, recueilli dans un refuge, Simba est engagé par la gendarmerie...
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Près de Bosc-le-Hard : Cinq chiens Huskies saisis chez un éleveur par la Fondation Bardot...

Publié le par Ricard Bruno

Mercredi 31 janvier, la Fondation Bardot est intervenue près de Bosc-Le-Hard chez un éleveur de Huskies. Cinq chiens ont été saisis en raison de leur maigreur et conditions de vie.

eux des chiens enlevés par la Fondation Brigitte Bardot mercredi 31 janvier 2018 par les bénévoles et membres de la Fondation Bardot.

eux des chiens enlevés par la Fondation Brigitte Bardot mercredi 31 janvier 2018 par les bénévoles et membres de la Fondation Bardot.

La Fondation Brigitte Bardot a procédé au sauvetage de cinq chiens de race Husky dans un élevage situé près de Bosc-le-Hard (Seine-Maritime) mercredi 31 janvier 2018.

Leurs conditions de vie et maigreur ont été constatées la semaine dernière par les services vétérinaires de la Direction départementale de la protection des populations lors d’un contrôle.

La fondation Brigitte Bardot a donc décidé d’intervenir au plus vite. Le sauvetage a finalement pu avoir lieu aujourd’hui dans cette commune située à une trentaine de km de Rouen.

A LIRE AUSSI : La fondation Brigitte Bardot et 30 millions d’amis ont récupéré les animaux en souffrance à Saint-Saire 

Les chiens ont été examinés par un vétérinaire en fin de journée.

En attendant leur placement sur décision de Justice, ils sont pris en charge par la Fondation.

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Manifestation à Magescq, dimanche 4 février 2018

Publié le par Ricard Bruno

Manifestation déclarée par le CRAC Europe et EHBAC...

Manifestation déclarée par le CRAC Europe et EHBAC...

L’ouverture de la temporada française 2018 à Magescq sera pour nous l’ouverture de la saison de la honte 2018 !

Elle débutera par une tienta le matin et une novillada l’après-midi, avec entrées gratuites pour les enfants. Il sera donc très important que tous les militants anticorrida et toutes les associations nous rejoignent pour cette manifestation, contre la mise à mort de ces novillos. Ce sera le triste lancement d’actes de barbarie sur des centaines de veaux et de taureaux par la suite.

Le lieu du rendez-vous, ainsi que l’heure du rassemblement, vous sera donné prochainement. Nous comptons sur vous tous pour votre mobilisation.

Merci de réserver déjà ce dimanche, car nous ne les laisserons pas torturer à mort, tranquillement, sans notre présence.

Déroulement de leur journée de mises à mort, par le groupe taurin :

Le dimanche 4 février 2018, les Arènes couvertes et chauffées de MAGESCQ accueilleront le premier spectacle taurin de la temporada française : une novillada sans picador au cours de laquelle trois novilleros se disputeront le prix du triomphateur remis par l’ACOSO (Association des Comités Organisateurs de Corridas et Novilladas du Sud-ouest) et le prix Bernard MENARD.

La ganaderia de Francisco GALACHE, a été retenue par les membres du club taurin de MAGESCQ après leurs visites au campo. Elle est située dans la célèbre finca HERNANDINOS à VILLAVIEJA, dans la province de SALAMANQUE ; elle présentera un lot complet de 6 novillos issus de la branche ENCINAS de l’encaste VEGA-VILLAR.

Au cartel, trois novilleros en pointe actuellement :

  • Manuel DIOSLEGUARDE de l’école taurine de SALAMANQUE
  • Dorian CANTON de l’école ADOUR AFICION
  • Juan José VILLA « VILLITA » de l’école « José Cubero YIYO » de la Communauté de MADRID

En matinée à 10 h, une tienta conduite par le matador Mathieu GUILLON « EL MONTEÑO » permettra aux becerristas de l’école ADOUR AFCION, dirigée par Richard MILIAN, de se présenter en piste.
Suivront les traditionnelles agapes landaises sur le sol des arènes avant la novillada de l’après-midi à 16h30.

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