Ce débat porte sur l'élevage industriel et s'intitule :
"Faut-il en finir avec l'élevage industriel ?"
Les questions éthiques liées au traitement des animaux reviennent avec de plus en plus de force depuis quelques années dans le débat public. Parmi les chevaux de
bataille des défenseurs de la condition animale, la fin de l’élevage intensif arrive bien souvent en première position. En cause, la manière dont sont élevées les bêtes, modelée sur la
production industrielle. Les conditions de vie des animaux d’élevage sont régulièrement pointées du doigt par les associations de protection animale.
La condamnation de l’élevage industriel n’est pas nouvelle. Éleveurs, scientifiques, ethnologues et philosophes se sont intéressés à la question du bien-être des
animaux en batterie. Ces préoccupations se heurtent cependant généralement à des enjeux économiques ; renoncer à l’élevage intensif conduirait à réduire radicalement la compétitivité des
exploitations agricoles. Par ailleurs, cela supposerait de repenser entièrement notre consommation de viande animale. En filigrane, c’est notre relation aux animaux qu’interroge l’élevage
industriel.
Qu’en pensez-vous ? Faut-il mettre fin à l’élevage industriel ?
Si ce débat vous intéresse, n'hésitez pas à venir donner votre avis !
Un poulain face à un couteau, un slogan, "comme pompon, 1 poulain sur 4 de moins de 18 mois est tué pour sa viande": cette image de la nouvelle campagne d'affichage de la Fondation Bardot contre
la boucherie chevaline sera placardée sur les bus parisiens dès le 30 novembre. Depuis les années 80, Brigitte Bardot mène contre l'hippophagie "un de ses plus grands combats". "Manger du cheval
est un scandale sans nom", a dit l'ancienne actrice.
"Le cheval ce n'est pas du bétail, mais la plus noble conquête de l'homme
Il l'a servi avant la motorisation, dans les champs, à la guerre et a été son moyen de transport", a-t-elle ajouté. "Arrêtons de les tuer pour les manger!"
Sur un autre visuel, une jeune fille est en selle sur un cheval blanc, avec comme slogan: "comme Caramel, de nombreux chevaux de centres équestres son envoyés à l'abattoir". L'image vise à
sensibiliser les 700.00O licenciés de la Fédération française d'équitation.
Le monde des courses est aussi critiqué avec la photographie d'un cheval attelé, "Arganza", qui partira "comme une majorité de trotteurs à l'abattoir".
"Maintenant, on gagne de l'argent avec lui dans les courses, le sport équestre et les loisirs et quand le cheval est blessé ou tout simplement plus utile à la monte, on l'envoie à l'abattoir.
C'est terrible et inhumain", s'est indignée Brigitte Bardot.
Ces affiches seront visibles sur 1.460 bus parisiens et d'Ile-de-France jusqu'au 13 décembre.
L'ONG de défense des océans Sea Shepherd, bête noire des baleiniers japonais qu'elle harcèle chaque hiver dans l'océan austral, a officiellement ouvert lundi sa campagne 2012, baptisée "Tolérance
zéro", en lançant son navire-amiral à la poursuite de la flotte nippone.
Le Steve Irwin a quitté Melbourne pour prendre la tête de la 9ème campagne de l'association, la plus ambitieuse de son histoire, avec quatre navires - dont le Brigitte Bardot - un hélicoptère,
trois drones et une centaine de personnes engagées.
La campagne est plus précoce que les années précédentes parce que les militants entendent perturber les baleiniers dans le Pacifique nord, au large du Japon, plutôt que de les attendre dans les
eaux de l'Antarctique.
"La mission, cette année, est de les intercepter dès que possible (...) pour les empêcher de tuer une seule baleine", a expliqué le directeur de la branche australienne de Sea Shepherd, Jeff
Hansen.
Officiellement, les activités de la flotte nippone dans l'Antarctique sont destinées à la "recherche scientifique", une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit
la chasse commerciale au cétacé depuis 1986.
Les autorités japonaises affirment que cette pêche fait partie intégrante de la culture nippone, sans cacher que la viande de baleine termine sur les étals.
En 2011, le Japon avait néanmoins été contraint d'interrompre prématurément sa campagne de pêche à cause du harcèlement des militants écologistes, après avoir capturé seulement 172 baleines, soit
un cinquième de leur objectif.
En mars 2012, ils étaient rentrés après avoir capturé 266 baleines de Minke et un rorqual, soit moins d'un tiers des quelque 900 cétacés qu'ils comptaient tuer.
Sea Shepherd ("Berger de la Mer") s'est montrée peu diserte au sujet de l'éventuelle participation de Paul Watson, son fondateur, en fuite après une demande d'extradition du Costa Rica à la suite
d'un incident lié à une campagne contre la pêche au requin.
Arrêté à l'aéroport de Francfort le 13 mai, il avait été assigné à résidence. Il s'est enfui le 22 juillet en sachant qu'il allait être extradé. Interpol, relayant le mandat d'arrêt du Costa
Rica, a demandé son arrestation.
Watson est généralement chargé de commander un des navires de Sea Shepherd.
"J'aimerais être plus précis quant au navire (sur lequel il suivra la campagne) mais cette information doit demeurer secrète", écrivait-il au mois de juin sur le site de l'organisation.
Outre le "Steve Irwin" et le "Brigitte Bardot", la flotte de Sea Shepherd se compose cette année du "Bob Barker" et du "Sam Simon", du nom du producteur des "Simpsons" qui a financé l'achat de ce
bateau, ancienne propriété du gouvernement allemand.
Sea Shepherd a été fondée en 1977 par Watson après son départ de Greenpeace.
Son organisation n'a pas hésité à éperonner en 1979 le baleinier Sierra, qui a coulé dans le port de Lisbonne, même si elle assure tout faire pour "ne mettre personne en danger". Le Japon avait
qualifié par le passé ses méthodes de "terroristes".
LE PLUS. La souffrance des animaux lors de l'abattage est un sujet sensible et complexe à remettre en cause. Une proposition de loi, déposée par la Sénatrice Sylvie-Goy-Chavent (UDI), veut
rendre obligatoire l'étourdissement des animaux avant tout abattage. Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot, explique en quoi cela représenterait une véritable avancée
pour la protection animale.
Abattoir à Ruffec le 28 février 2012 (NOSSANT/SIPA)
La France est signataire, depuis 1979, de la Convention européenne sur la protection des animaux d'abattage, qui précise : "Les procédés
d'étourdissements autorisés par les parties contractantes doivent plonger l'animal dans un état d'inconscience où il est maintenu jusqu'à l'abattage, lui épargnant en tout état de cause toute
souffrance évitable".
Pourtant, des millions d'animaux sont toujours égorgés à vif chaque année en France.
Limiter autant que possible la souffrance
Le principe qui préside dans les textes européens est celui de l'interdiction de l'abattage des animaux conscients, c'est-à-dire l'obligation d'étourdir les
animaux avant leur mise à mort de façon à leur éviter toute souffrance inutile. Toutefois, des possibilités de dérogation ont été prévues, notamment lors d’abattages selon des rites
religieux.
En France, cette dérogation s’est généralisée à l’insu des consommateurs. Dans un rapport de novembre 2011, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces
ruraux précise que 51% des abattages pratiqués en France sont des abattages rituels, alors que les consommateurs musulmans et juifs ne représentent pas plus de 7% des consommateurs français.
D’après la chambre d’Agriculture d’Ile-de-France : "100% des animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les traditions musulmanes et juives".
De l’exception à la règle générale
Les raisons de cette généralisation de l'abattage sans étourdissement préalable sont essentiellement économiques. Elle permet aux abattoirs d'accéder à de
nouveaux marchés, celui de la viande casher et halal, tout en écoulant les invendus sur le marché classique. Or, cet écoulement se fait sans étiquetage particulier.
Outre la nécessité d'informer le consommateur, il convient de faire respecter la réglementation dont le principe est celui de l'interdiction de la souffrance
animale. En 2004, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a émis un avis pour la Commission européenne selon lequel "en raison des graves problèmes de bien-être animal
liés à l'abattage sans étourdissement, un étourdissement doit toujours être réalisé avant l'égorgement".
Selon l'avis de l'EFSA, "des coups destinés à provoquer une saignée rapide engendrent d'importantes destructions de tissus dans des zones fortement innervées.
La baisse de tension rapide qui suit l'hémorragie est nettement ressentie par l'animal conscient et entraîne terreur et panique. L'animal, conscient, souffre aussi quand son sang se répand dans
sa trachée".
Longue et douloureuse agonie
Selon le rapport d’expertise Douleurs animales de l’INRA : "Chez les veaux et les bovins adultes, on observe une grande variabilité dans la perte de conscience des animaux
avec des extrêmes de 8 secondes à 14 minutes".
Dans son avis 02/104 de 2006, la Fédération des Vétérinaires d’Europe précise : "Du point de vue de la protection des animaux et par respect pour l’animal en tant qu’être sensible, la
pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances".
L’étourdissement compatible avec le culte musulman
Le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, le Dr Dalil Boubakeur, alors président du Conseil Français du Culte Musulman avait déclaré, en février 2006 dans un
entretien à Filières Avicoles : "J’ai personnellement assuré à Brigitte Bardot, lorsque je l’ai rencontrée, que l’Islam n’est pas hostile à l’étourdissement mais à condition qu’il ne soit
pas irréversible".
La réversibilité de l’étourdissement des animaux d’abattoir a été établie, en décembre 2006, par l’Académie vétérinaire de France qui a remis un rapport, aux ministères de l’Agriculture
et de l’Intérieur, dans lequel on peut lire : "L’étourdissement électrique des animaux de boucherie, et notamment des ovins, est réversible s’il est correctement appliqué ;
l’animal soumis à cette forme d’étourdissement reste vivant, mais dans un état d’inconscience et d’insensibilité à la douleur".
L’appel de Sylvie Goy-Chavent à François Hollande
La dérogation à l’obligation d’insensibiliser les animaux avant leur abattage n’est pas justifiée, c’est pourquoi, dans sa Proposition de Loi, la Sénatrice
Sylvie Goy-Chavent demande que soit rendu obligatoire, avant l’abattage ou la mise à mort, l’étourdissement des animaux, y compris dans le cadre d’un abattage rituel.
La Sénatrice UDI de l’Ain a également interpellé, le 13 novembre 2012, le Président François Hollande via une
publication pleine page dans "le Parisien" co-financée par la Fondation Brigitte Bardot qui appelle, par ailleurs, ses sympathisants à soutenir la proposition de loi en signant la pétition mise
en ligne sur le site www.abattagerituel.fr
Pour un débat parlementaire
Interpellé par la Fondation Brigitte Bardot, le 26 octobre dernier sur un site d’abattage lors
de l’Aïd-el-Kebir, le Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, s’est dit "toujours favorable à toutes les évolutions de la société".
L’expérience nous montre que toutes les propositions de loi, sur ce thème, enregistrées au Sénat et à l’Assemblée Nationale ont été retirées sous pression du
gouvernement, celle-ci subira-t-elle le même sort ? E si le changement, c’était maintenant ?
Dès 1977, ils se retrouvent sur la banquise canadienne pour dénoncer le massacre des phoques. A l'époque, c'est une page historique de la protection animale qui s'ouvre pour ne plus se
refermer.
Aux Féroé contre le massacre des globicéphales
2010, marquera une nouvelle étape dans l'histoire de cette collaboration, la FBB et Sea Shepherd montent une mission aux îles Féroé contre le massacre des cétacés. Mais c'est en 2011 que
l'union fera la force...
TGV des mers
25 mai 2011, le voile est levé sur le trimaran à grande vitesse baptisé "Brigitte Bardot" dont la Fondation a cofinancé l’achat. Dans une belle lettre adressée à Brigitte Bardot, Paul Watson
écrit : "Ce navire, sous votre nom, peut avoir un incroyable impact dans notre opposition au cruel massacre des merveilleuses créatures qui peuplent nos océans. Ensemble, nous rendrons les mers
hostiles à ceux dont les cœurs sont dominés par la cruauté et la cupidité. Ce navire sera le vôtre et nous serons très honorés d’être vos pirates de la compassion". Brigitte Bardot, très
touchée par ce magnifique projet et par la déclaration du capitaine lui répond : "Merci à vous Paul d’avoir eu cette idée magique qui me comble de fierté. Ensemble nous vaincrons ! Vous êtes la
force et le courage, moi l’amour et la détermination. Que le "Brigitte Bardot" commandé par Paul Watson soit un symbole de victoire !"
Premières missions
L’objectif du "Brigitte Bardot" : combattre les braconniers sur toutes les mers du globe. Aussitôt après son baptême aux chantiers navals de la Ciotat, le trimaran furtif se rend dans les eaux
libyennes pour s’opposer à la pêche illégale au thon rouge et libérer les poissons pris au piège de filets clandestins. Ensuite, il part en mission aux îles Féroé pour lutter contre les
massacres de globicéphales puis en Antarctique pour défendre les baleines…
Appel de detresse
Fin décembre 2011, alors que le "Brigitte Bardot" était en train de poursuivre le "Nisshin Maru" (baleinier japonais), une vague de six mètres est venue s'écraser à bâbord, fissurant la proue.
Le Capitaine Paul Watson, à bord du navire amiral le « Steve Irwin », a immédiatement mis le cap vers le "Brigitte Bardot" (distance estimée à 20 heures de mer) pour venir en aide à
l’équipage et au trimaran.
Le troisième navire de Sea Shepherd, le "Bob Barker" a pu continuer la poursuite de la flotte baleinière alors que le "Steve Irwin" escortait le trimaran endommagé à Fremantle (Australie) pour
réparations. L’équipage et le navire ont pu être sauvés !
Le Brigitte Bardot reprend la mer, prêt pour l'action
Par le Capitaine Locky MacLean
Le capitaine Luis Manuel Pinho observe le grutage du Brigitte Bardot. Photo:
Simon Ager
Le 16 avril 2012, le Brigitte Bardot, vaisseau éclaireur de Sea Shepherd, a été remis à l'eau après trois mois passés à terre pour réparer les dégâts causés par une puissante
vague dans l'océan Antarctique. Le manager du bateau, Simon Ager, était euphorique: "C'est grâce au travail de professionnels et de volontaires passionnés que nous pouvons voir aujourd'hui
le Brigitte Bardot reprendre gracieusement la mer. Le bateau est complètement réparé, mieux préparé que jamais et prêt à continuer la lutte. Nous avons tous deux l'air un peu
abîmé par ces péripéties, mais notre détermination en est renouvelée."
"Au moment où nous avons procédé à la mise à l'eau, certains outils de navigation cruciaux étaient en train d'être réengagés", explique le capitaine du Brigitte Bardot , Luis
Manuel Pinho. " Nous avons dû manoeuvrer le bateau à la main, des élingues de la grue au quai, car certains appareils n'étaient pas encore opérationnels et on ne pouvait pas les tester hors de
l'eau. Ce fut notre premier challenge." Le directeur de Sea Shepherd Australie, Jeff Hansen, qui habite Fremantle, était là pendant la mise à l'eau: "Beaucoup d'australiens ont eu le coeur
brisé par le retour au port si précoce du Brigitte Bardot, alors que l'opération Divine Wind battait son plein. Son rôle de vaisseau éclaireur est crucial pour
trouver le navire-usine de la flotte baleinière. Les australiens sont parmi les défenseurs des cétacés les plus acharnés, et on a assisté à un fantastique élan de solidarité, où entrepreneurs
locaux et bénévoles se sont alliés pour défendre la cause des baleines".
Mise à l'eau du Brigitte Bardot à l'aide d'une grue, afin de procéder
aux tests en mer.
Photo: Simon Ager
Le capitaine Pinho, qui a pris le commandement du navire pour le transit, explique le voyage qui l'attend: "Il y a environ 1750 miles de Fremantle à Melbourne. Nous pouvons parcourir cette
distance en 5 ou 7 jours, selon les conditions météo. On doit considérer le Brigitte Bardotplus comme un petit bateau qu'un navire. On doit ajuster la vitesse et le cap en
fonction des conditions de mer. Nous devons prévoir parfaitement le moment où nous allons négocier certains passages difficiles, comme le cap Leeuwin qu'il faut éviter de franchir dans de
mauvaises conditions météo, ou le détroit de Bass, dont la traversée peut s'avérer dangereuse. Ceci dit, ce bateau est un incroyable exercice d'architecture navale, et malgré ses 16 ans
d'existence il reste une référence en termes d'efficacité sur l'eau. Naviguer sur l'océan à bord duBrigitte Bardot est une expérience formidable", déclare le capitaine Pinho, qui
est lui-même architecte naval.
"Une fois à Melbourne, nous nous mettrons à quai près du Steve Irwin, et nous continuerons à améliorer le Brigitte Bardot et à le préparer pour les campagnes à
venir", explique le manager du bateau, Simon Ager, qui fait partie de l'équipage du bateau depuis que celui-ci a rejoint la flotte de Sea Shepherd.
"Simon est sans conteste un de nos membres d'équipage les plus dévoués et les plus travailleurs, et après avoir vu les efforts qu'il a déployés pour réparer le bateau, je peux témoigner de son
impatience à voir le bateau reprendre la mer", a déclaré le capitaine Locky MacLean, qui a supervisé le réarmement depuis que le bateau est revenu endommagé de l'océan Austral.
Le responsable de Sea Shepherd Australie, Jeff Hansen, regrettera la présence du Brigitte Bardot dans sa ville, mais il a souligné que le bateau et l'équipage avaient
beaucoup de travail devant eux. L'arrivée du Brigitte Bardot est prévue à Williamstown, Victoria, le dernier week-end d'avril. Il sera ouvert aux visites au quai de Seaworks
Foundation, près du Steve Irwin.
Mise à l'eau du Brigitte Bardot à l'aide d'une grue, afin de procéder aux tests en mer. Photo: Simon
Ager
Le Brigitte Bardot de retour sur l'eau, prêt pour des essais en mer. Photo: Simon
Ager
Le retour du Brigitte Bardot
16 avril 2012 - Le Brigitte Bardot, endommagé durant l'opération Divine Wind, est réparé et navigue à nouveau.
5 novembre 2012 - Pamela Anderson, engagée depuis des années pour la cause animale, a enfilé vendredi dernier une combinaison de plongée pour défendre la protection des baleines, aux côtés de
l’ONG Sea Shepherd. L’ex-playmate a répondu aux questions des journalistes sur le gigantesque bateau U.S. Brigitte Bardot, puis a effectué un petit tour de jet-ski. En juin dernier, l’actrice
avait manifesté son soutien envers Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, accusé "d'avoir mis en danger un équipage costaricien lors d'une opération contre la chasse aux requins en 2002".
« Juste pour le plaisir ». Film anti-corrida accablant de Thierry Hély tourné le 12 août 2000 à Béziers (France) lors de l’alternative du torero français Sébastien Castella. Ce document
filmé fut diffusé lors du Festival de Cannes en 2002, hors sélection. Il présente la particularité de montrer les scènes soigneusement censurées à la télévision pour ne pas choquer l’opinion
publique.
On peut y voir les deux toréros les plus scandaleusement payés à l’heure actuelle : Sébastien Castella et José Tomas. Le jour du tournage, nous étions loin de nous douter qu’ils allaient devenir
les plus grands matadors à l’heure actuelle adulés par des foules aveuglées.
Le comportement stéréotypé d’un public manipulé applaudissant à tout rompre des scènes d’une cruauté inouïe oblige à nous interroger sur le tréfonds de la nature humaine. Ces spectateurs,
composés de gens normaux, placés dans un environnement de foule et d’apparat, perdent tout esprit critique, de discernement et de compassion. C’est ce qui apparait dans ce document, et qui est
effrayant. Les jeux du cirque sont encore présents au XXIème siècle.
A l’occasion de sa projection à Cannes, Brigitte Bardot, Henry-Jean Servat et Jeanne Augier, PDG du Négresco, contribuèrent médiatiquement à sa promotion.
Ce film réalisé discrètement avec une caméra d’amateur présente les deux particularités suivantes:
Première particularité: le jour de son tournage, le 12 août 2000 à Béziers, nous ne nous doutions pas que nous filmions les deux plus « grands » matadors à l’heure
actuelle: il s’agissait de l’alternative de Sébastien Castella donnée par José Tomasdevant 13000 personnes en liesse. Ce court métrage intitulé
« Juste pour le plaisir » fut diffusé en plein Festival de Cannes, hors sélection en 2002.
Deuxième particularité: ce document filmé met l’accent, entre autre, sur le comportement d’un public se réjouissant devant des scènes d’une cruauté inouïe sans l’ombre d’une
compassion… Le moment peut-être le plus hallucinant de ce film est le suivant: on peut y entendre des applaudissements accompagnant crescendo l’agonie jusqu’à sa mort
d’un taureau exsangue. Malgré cela, les aficionados prétendent que pour eux, la mort n’a aucune importance. Seule, la gestuelle des toreros et du taureau les intéresse. Cette fameuse
scène prouve de manière spectaculaire exactement le contraire ! Et pourtant, ces spectateurs en transe n’ont pas l’apparence de barbares; ce sont des gens parfaitement normaux qui
pourraient être de vos proches. Mais dans un tel environnement de foule et d’apparat, ce même public perd tout sens critique et tout discernement. C’est cela qui
est fascinant et effrayant à la fois ! A la vision de ce document, il n’y a aucun doute: les jeux du cirque n’ont pas disparu !
SYDNEY, 5 nov 2012 - - L'ONG de défense des océans Sea Shepherd, bête noire des baleiniers japonais qu'elle harcèle chaque hiver dans l'océan austral, a officiellement ouvert lundi sa campagne
2012, baptisée "Tolérance zéro", en lançant son navire-amiral à la poursuite de la flotte nippone.
Le Steve Irwin a quitté Melbourne pour prendre la tête de la 9ème campagne de l'association, la plus ambitieuse de son histoire, avec quatre navires - dont le Brigitte Bardot - un hélicoptère,
trois drones et une centaine de personnes engagées.
La campagne est plus précoce que les années précédentes parce que les militants entendent perturber les baleiniers dans le Pacifique nord, au large du Japon, plutôt que de les attendre dans les
eaux de l'Antarctique.
"La mission, cette année, est de les intercepter dès que possible (...) pour les empêcher de tuer une seule
baleine", a expliqué à l'AFP le directeur de la branche australienne de Sea Shepherd, Jeff Hansen.
Officiellement, les activités de la flotte nippone dans l'Antarctique sont destinées à la "recherche
scientifique", une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la chasse commerciale au cétacé depuis 1986.
Les autorités japonaises affirment que cette pêche fait partie intégrante de la culture nippone, sans cacher que la viande de baleine termine sur les étals.
En 2011, le Japon avait néanmoins été contraint d'interrompre prématurément sa campagne de pêche à cause du harcèlement des militants écologistes, après avoir capturé seulement 172 baleines,
soit un cinquième de leur objectif.
En mars 2012, ils étaient rentrés après avoir capturé 266 baleines de Minke et un rorqual, soit moins d'un tiers des quelque 900 cétacés qu'ils comptaient tuer.
Sea Shepherd ("Berger de la Mer") s'est montrée peu diserte au sujet de l'éventuelle participation de Paul
Watson, son fondateur, en fuite après une demande d'extradition du Costa Rica à la suite d'un incident lié à une campagne contre la pêche au requin.
Arrêté à l'aéroport de Francfort le 13 mai, il avait été assigné à résidence. Il s'est enfui le 22 juillet en sachant qu'il allait être extradé. Interpol, relayant le mandat d'arrêt du Costa
Rica, a demandé son arrestation.
Watson est généralement chargé de commander un des navires de Sea Shepherd.
"J'aimerais être plus précis quant au navire (sur lequel il suivra la campagne) mais cette information doit
demeurer secrète", écrivait-il au mois de juin sur le site de l'organisation.
Outre le "Steve Irwin" et le "Brigitte Bardot", la flotte de Sea Shepherd se compose cette année du "Bob Barker" et du "Sam Simon",
du nom du producteur des "Simpsons" qui a financé l'achat de ce bateau, ancienne propriété du gouvernement
allemand.
Sea Shepherd a été fondée en 1977 par Watson après son départ de Greenpeace.
Son organisation n'a pas hésité à éperonner en 1979 le baleinier Sierra, qui a coulé dans le port de Lisbonne, même si elle assure tout faire pour "ne mettre personne en danger". Le Japon avait qualifié par le passé ses méthodes de "terroristes".