coup de coeur
Vendée : une jument de 19 ans échappe à la boucherie grâce à une cagnotte en ligne
Elle l’a échappée belle : une jument, que son propriétaire voulait vendre à une boucherie, a pu être rachetée par une centre équestre associatif de Brem-sur-Mer. L’animal, baptisé Océane, va pouvoir vivre une retraite paisible.
Une jument de 19 ans sauvée de l'abattoir… Ça se passe à Brem-sur-Mer, près de Brétignolles, sur le littoral vendéen. Le propriétaire de la jument Océane, un ancien cheval de course, avait décidé de la vendre à un abattoir pour en faire de la viande de boucherie. Hors de question, ont répondu les responsables d'un centre équestre associatif tout proche, les Ecuries du Bois de la Touche. Marnia est la trésorière de l’association : « l’ancien propriétaire était venu ici pour faire une saillie avec un de nos étalons, sauf que cette petite mémère n’a connu que des _inséminations artificielles_. Elle ne connait pas les mâles, il fallait plus de temps, ou alors, payer plus cher pour une insémination artificielle. C’est là que le propriétaire nous a dit qu’il allait l’envoyer à la boucherie. On lui a dit non, pas pour ça. C’est pas humain. On a obtenu un délai, jusqu’en septembre, en la gardant chez nous ».
Puis est venue l’idée de lancer une cagnotte en ligne sur le site leetchi, et ça a marché au-delà de leurs espérances. Il fallait 1.200 euros, ils en sont à plus de 3500 euros. Le surplus servira à entretenir l'animal ou à en sauver d'autres. Océane, elle, va pouvoir couler des jours paisibles : « on s’adapte toujours en fonction des chevaux. Quand on voit qu’ils commencent à fatiguer, on arrête le travail pour eux et on les met à la retraite, tout simplement ».
Désormais recouverte de milliers de feuilles d'or, la statue de Brigitte Bardot dévoilée à Saint-Tropez
Le nouvel habillage doré de la statue de Brigitte Bardot a été dévoilé samedi, à Saint-Tropez, lors d’une cérémonie.
Quatre ans après son inauguration, la statue de Brigitte Bardot était une nouvelle fois à l’honneur, samedi après-midi place Blanqui. La découverte de son nouvel habillage doré, fruit du travail de l’artisan doreur Émilien Schaefer (pose des quelque 1.400 feuilles à 23,75 carats) a été applaudie par les invités, au premier rang desquels Bernard d’Ormale, l’époux de BB. La star était absente mais dans tous les esprits, comme l’ont rappelé les élus dans leur discours.
L’adjoint à la culture, Michel Perrault, a souligné l’histoire du monument, don du commissaire-priseur parisien Alexandre Millon, représenté samedi par Joachim Cohen. Cette création du célèbre Milo Manara est, depuis sa pose, "photographiée au même titre que notre gendarmerie nationale".
Pour la maire Sylvie Siri, "de toutes les célébrités qui ont laissé une empreinte récente dans notre ville, Brigitte Bardot est sans conteste la personnalité tropézienne qui aura le plus marqué nos contemporains, au point que Saint-Tropez et BB se confondent en termes d’image et de notoriété". Et la première magistrate, qui voyait l’idole se promener quand elle était petite, de livrer un message personnel: "Saint-Tropez l’aime, Saint-Tropez l’embrasse!"
Il s’en inquiète un peu - tout en se réjouissant du nouvel éclat de la statue: le mari de Brigitte Bardot percevait, en découvrant le chef-d’œuvre, la nécessité d’une bulle protectrice. Déjà effleurée par des centaines de main chaque jour, comme un geste censé porter bonheur, la statue a été recouverte de quelque 1.400 feuilles d’or (23 carats) qui lui donnent une aura d’éternité.
Ce nouvel habit d’or a fait l’objet d’une concertation entre Brigitte Bardot et l’artiste Milo Manara, qui a créé une déesse libre de toutes contraintes, commente le commissaire-priseur Alexandre Millon à l’origine de ce cadeau dont la première patine n’avait pas tenu comme elle aurait dû.
"On ne sait pas ce que l’or peut provoquer", confesse celui qui imagine les adorateurs de BB déposer des intentions au pied de celle qui est perçue "quasiment comme une Madone".
En mairie, on a aussi pris conscience qu’il faudrait "trouver un moyen de la protéger". Michel Perrault, en charge des dossiers culturels, imaginait à toute vitesse un dispositif, "une lisse pour éviter que le public touche la statue". Une barrière dans un premier temps (en place samedi), "le temps de réfléchir à quelque chose d’harmonieux". Et la vidéosurveillance. Suffisant?
Inauguration de la statue Brigitte Bardot dorée à l'or fin !
Ce soir à 18h00 a été inaugurée la statue Brigitte Bardot dorée à l'or fin, était présent bien sûr Bernard D'Ormale le mari de Brigitte Bardot, madame la mairesse de Saint-Tropez madame Sylvie Siri, Michel Perrault maire adjoint qui a en charge entre autre l'action culturelle, était aussi présent Monseigneur Raphaël Steck de l'église Gallicane.
Bruno Ricard
2021, l’année Saint-Tropez...
Bien décidé à revivre follement, le célébrissime village voit fleurir plein de nouveaux spots. Parmi eux, le légendaire hôtel de La Ponchefait peau neuve avec une rare élégance. Visite en exclusivité.
Sur la place des Lices, les feuilles des platanes frémissent. Les joueurs de pétanque aussi. Sous leur masque dûment contrôlé par les gendarmes, leurs mâchoires se décrochent au passage des créatures moulées, lacées, bottées se pressant dans les restaurants qui ont remplacé les bars où ils trinquaient au pastaga après avoir taquiné le cochonnet. À l’image de la célèbre place, tout Saint-Tropez vibre d’une folle énergie en ce début d’été. Les nouvelles adresses n’en finissent plus d’éclore, comme pour fêter en fanfare la sortie de la crise sanitaire.
D’un côté, les mastodontes du restaurant festif débarquent en force avec leurs concepts bien rodés. Ainsi, après Noto et Shellona, le Moma Group de Benjamin Patou ouvre en rafale Casa Amor avec une carte signée Akrame, mais aussi le Café Lapérouse et les cafés Fendi et Manko ! Laurent de Gourcuff (Paris Society) rétorque en inaugurant Gigi, ambiance Riviera années 1960, et installe les banquettes en velours rouge du Piaf sur la plage de Pampelonne, en s’acoquinant avec le groupe Bagatelle, qui en profite pour faire relooker sa table par le designer Sam Baron.
Face à ces serial restaurateurs, trois jeunes Tropéziens résistent encore et toujours. Fondateurs de l’Indie Group, ils s’appellent Vincent Luftman, Tobias Chaix et Raphaël Blanc. À peine trentenaires, ils dirigent déjà quatre restaurants : Indie Beach House, Playamigos, Pablõ et La Sauvageonne. Leur mantra : rajeunir Saint-Tropez, y apporter du cool et de la bonne musique. Ils s’y emploient tant et si bien que leur Indie Fest, un vrai festival avec un food court de folie, accueillera cet été le rappeur Nemir, les groupes Feu ! Chatterton et Earth, Wind and Fire – excusez du peu. Tout cela se passe à la vénérable citadelle du XVIIe siècle, qui s’en trouve toute ragaillardie.
Mais s’il n’y avait qu’un événement à retenir, ce serait le rachat et la rénovation du légendaire hôtel de La Ponche. Les Tropéziens n’en reviennent toujours pas : Simone Duckstein, dont les parents avaient créé le bar en 1938, a fini par se résoudre à céder l’établissement, devenu un hôtel en 1953. « Ma raison me disait de vendre, mon cœur s’y refusait, confie Simone. Je suis née ici en 1943, à l’emplacement de la chambre Michel Galabru, juste en dessous de la Brigitte Bardot, raconte-t-elle. Enfant, je n’avais aucune idée de la célébrité des clients qui fréquentaient la maison, seul le regard noir de Pablo Picasso m’impressionnait. Ma mère avait créé une boîte de nuit dans la grange accolée au bar, sur une idée de Boris Vian. Inaugurée en 1949, elle fut baptisée le club Saint-Germain-des-Prés-La Ponche par l’écrivain, qui y fit venir ses amis, Juliette Gréco, Daniel Gélin, Mouloudji...
Simone, au fil du temps, a hissé l’hôtel au rang d’un cinq-étoiles pas comme les autres
Suivirent Sartre, Beauvoir. Et Sagan, bien sûr. « J’avais 12 ans quand elle est arrivée à La Ponche pour la première fois. Elle y est venue pendant trente ans, toujours dans la même chambre. Comment oublier cela ? » s’interroge Simone qui, au fil du temps, a hissé l’hôtel au rang d’un cinq-étoiles pas comme les autres. Le genre de maison dont Catherine Deneuve, qui ne prise pas le bling-bling, disait qu’elle l’avait réconciliée avec Saint-Tropez. Une sorte de pension de famille de luxe qui, après avoir abrité les amours de Brigitte Bardot et Gunter Sachs, vit s’épanouir celles de Romy Schneider avec Daniel Biasini, dans une chambre dont la terrasse offre une vue unique sur le clocher de l’église.
L’esprit si particulier de l’endroit a été préservé par Nicolas Saltiel, le nouveau propriétaire. Aussi doué que discret, ce passionné d’hôtels au physique de cinéma sait qu’il joue gros avec La Ponche. La faute de goût n’est pas une option. Murs ivoire, boiseries sombres, meubles anciens, argenterie et porcelaine : la décoration chic et sobre, signée par Fabrizio Casiraghi, a un petit côté « Colombe d’or à la mer », comme il aime à le souligner en désignant une litho de Picasso. Les noms des clients fidèles, inscrits sur les portes des chambres, racontent une époque : Roger Vadim, Maurice Ronet, Guy Laroche… Lorsqu’on entre « chez » Françoise Sagan, l’émotion surgit à la vue du bureau sur lequel plane son meilleur souvenir. Au bar rétro et intimiste, les cocktails de Nicolas Dray déclinent l’histoire de La Ponche : on y sirote « La piscine de Romy Schneider » ou « L’écume des jours de Boris Vian ». Cerise sur le gâteau, Nicolas Saltiel a confié les fourneaux au jeune chef Thomas Danigo, qui réinterprète la fameuse soupe de poisson servie ici depuis des décennies. L’endroit est une réussite totale. Et c’est une belle histoire. « Ma maison est entre de bonnes mains, assure Simone. Nicolas est le fils que j’aurais aimé avoir si j’avais eu un enfant. Il est si délicat avec moi ! » On ne peut que le constater en visitant la chambre 21, tout juste inaugurée. Sur la porte, Nicolas a fait inscrire le nom de Simone Duckstein.
Hôtel de La Ponche, 5, rue des Remparts, Saint-Tropez. laponche.com. Festival Indie Fest : les 30-31 juillet et 6-7 août, à la citadelle de Saint-Tropez.
La statue de Brigitte Bardot est recouverte d'or, inauguration imminente à Saint-Tropez
Sublimée par le métal jaune, la statue de BB irradiera la place Blanqui. Inauguration samedi.
Pour la sculpture de Brigitte Bardot, l’or est venu de changer de peau. Après deux semaines d’un travail d’orfèvre, l’artisan doreur champenois Emilien Schaefer a achevé, en fin de semaine dernière, la pose des quelque 1.400 feuilles à 23,75 carats nécessaires pour recouvrir la divine silhouette et son coquillage du précieux métal jaune.
Cette pépite sera dévoilée aux yeux du public lors de l’inauguration officielle qui aura lieu ce samedi à 18h.
Le résultat est saisissant et ajoute une note d’aura à une icône qui n’en manque déjà pas. L’effigie de la star irradiera la place Blanqui.
Pour le plus grand plaisir du mari de Brigitte Bardot, qui se désolait de la dernière patine appliquée à la statue de bronze.
"De l’or pour une fille en or, le résultat est splendide!", s’enthousiasme Bernard d’Ormale. "Par contre, il va falloir mettre des barrières pour protéger cette beauté."
Enduite d’une eau gélatinée qui unifie la teinte de l’or, l’œuvre devrait également être protégée durablement. Croisons les doigts, car cette patine a coûté quelque 10.000 euros à son donateur.
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