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coup de coeur

Publication de la bio dessinée Brigitte Bardot (série Les étoiles de l'histoire).

Publié le par Ricard Bruno

Publication de la bio dessinée Brigitte Bardot (série Les étoiles de l'histoire).

Après Charlie Chaplin et marilyn Monroe, les éditions Dupuis proposent dès demain le tome 3 de la collection Les étoiles de l'histoire. Ce volume est consacré à l'ex-comédienne Brigitte Bardot.

Cette collection dirigée par Bernard Swysen entend proposer un regard inédit et empreint d'humour sur des légendes du cinéma. "Pour les amateurs d'Histoire, de l'art cinématographique et de ses légendes, et pour tous ceux qui aiment avoir la tête dans les étoiles..."

La bio dessinée d'environ 135 pages est vendue autour de 22 euros et présentée ainsi :

BB est une légende. Plus qu'un sex-symbol, Brigitte Bardot aura servi de modèle pour Marianne et incarné la France aux yeux du monde entier. Collectionnant les films comme les amants, l'amour et le désespoir, de Roger Vadim à Gainsbourg, elle incarne l'idéal féminin et la liberté sexuelle nouvelle de toute une époque. En évitant la caricature, Bernard Swysen et Christian Paty manient l'humour à hauteur humaine pour décrire la femme derrière la légende. Ils se consacrent ainsi autant à sa carrière artistique qu'à son engagement pour la cause animale.

Publication de la bio dessinée Brigitte Bardot (série Les étoiles de l'histoire).
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Brigitte Bardot : "Quitte à mourir, au moins mourons heureux !"

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot : "Quitte à mourir, au moins mourons heureux !"

ernard Swysen et Christian Paty racontent la vie de BB en bulles et en couleur. L’occasion d’un entretien avec une star qui défend bec et ongles la nature et les animaux. Extraits.

Paris Match. Comment s’est passée votre collaboration avec les auteurs ?
Brigitte Bardot.C’est Bernard Swysen, le scénariste, qui a eu l’idée de l’album. Evidemment, il s’est un peu renseigné dans mes Mémoires et dans mes livres, mais je l’ai vraiment laissé faire sa bande dessinée comme il en avait envie.

 

Vous n’aviez pas de méfiance ? Dans votre vie, on a raconté beaucoup de choses inexactes sur vous…
C’est parce que j’ai fait confiance aux gens. Evidemment, j’ai été déçue, beaucoup… mais parfois, pas du tout. Et sur ce coup-là, je n’ai pas été déçue.

 

Voir aussi : Avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli sur le tournage du "Mépris" de Jean-Luc Godard

(...)

On a l’impression qu’aujourd’hui chacun judiciarise la moindre différence d’opinion. C’est aussi votre sentiment ?
Dès qu’on dit quelque chose qui n’est pas langue de bois, on a un procès. Onfray en a eu, Zemmour aussi… Moi j’en ai une collection. Je les ai tous perdus… C’est d’une intolérance totale ! On n’a plus le droit de s’exprimer. D’ailleurs, maintenant, pour être sûr qu’on est bien bâillonnés, ils nous foutent des masques…

Comment analysez-vous le comportement des Français pendant le confinement ?
Je trouve qu’il y a eu une grande exagération. Il y a déjà eu des jours graves avant… Bien sûr, il y a eu beaucoup de victimes, mais on est quand même obligés de vivre. On ne peut plus continuer à être interdits de restaurant, de plages. Quitte à mourir, au moins mourons heureux ! Plutôt que confinés avec nos masques et nos frayeurs.

(...)

Le pangolin a été mis en cause dans la pandémie. Ça vous a surprise ?
Le pauvre pangolin ! Mais le pauvre ! Il n’y en aura bientôt plus… Moi, je serais au gouvernement, j’interdirais l’importation en France de la viande de brousse, celle qu’on peut acheter sur les marchés dans les villages africains, mais aussi porte de la Chapelle. Un jour, on va se retrouver avec le même problème que les Chinois…

(...)

Greta Thunberg est courageuse, elle se fait pourrir, insulter mais elle continue

Vous n’avez pas de petite lueur d’espoir pour le monde, quand même ?
Non ! Moi, je m’en fous, j’ai 85 ans, ce n’est pas moi que ça va gêner, c’est les générations futures.

Voir aussi : Brigitte Bardot, la meilleure amie des animaux

Donc le combat ne vaut plus le coup d’être mené ?
Il faut y aller quand même. On ne vit que d’espoir… Il y a beaucoup de jeunes maintenant – avec la petite Greta Thunberg qui a remué un peu tout ça – qui ont pris conscience de ce qui va leur tomber sur le coin de la gueule si rien ne change.

Elle vous a plu, Greta ? Vous vous êtes reconnue en elle ?
J’ai trouvé qu’elle était courageuse, elle se fait pourrir, insulter mais elle continue. Ça me rappelle un peu moi au début. Elle s’est pris la critique, mais elle s’en fout !

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans le numéro 3708 de Paris Match, en vente dans les kiosques et sur Ipad.
« Brigitte Bardot », de Bernard Swysen et Christian Paty, éd. Dupuis, 136 pages, 22 euros.

« Brigitte Bardot », de Bernard Swysen et Christian Paty, éd. Dupuis, 136 pages, 22 euros.

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Sur la banquise blanche - Pierre de La Galite...

Publié le par Ricard Bruno

Bonjour à tous, un artiste que je viens de découvrir "Pierre de La Galite", écoutez bien les paroles de cette très belle chanson "Sur la banquise blanche", il a été très inspiré par Brigitte Bardot, ses mots sonnent juste et sont percutants...

Bruno Ricard 

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Un photographe immortalise deux manchots se réconfortant après la perte de leur partenaire

Publié le par Ricard Bruno

Un photographe immortalise deux manchots se réconfortant après la perte de leur partenaire

En Australie, un photographe a immortalisé de rares images de deux manchots en train de se réconforter. Chacun avait perdu son partenaire.

Ces images extraordinaires ont fait le tour du monde. Tobias Baumgaertner, un photographe allemand, a réussi à prendre en photo et à filmer deux manchots pygmées en train de se réconforter. Les deux oiseaux, qui ont chacun perdu leur partenaire, étaient enlacés, regardant au loin la ville de Melbourne, en Australie. Le photographe précise que le lien de parenté entre les deux manchots n'est pas connu. Ils pourraient donc être de la même famille, ou amis.

Comme Tobias Baumgaertner l'explique sur son compte Instagram, "J'ai capturé ce moment il y a environ un an. Ces deux manchots pygmées posés sur un rocher surplombant l'horizon de Melbourne se tenaient là pendant des heures, nageoire contre nageoire, regardant les lumières scintillantes de l'horizon et de l'océan. Un bénévole s'est approché de moi et m'a dit que l'oiseau blanc était une dame âgée qui avait perdu son partenaire, et apparemment le jeune mâle de gauche aussi. Depuis lors, ils se rencontrent régulièrement pour se réconforter et rester debout pendant des heures à regarder les lumières dansantes de la ville voisine".

Comme son nom l'indique, le manchot pygmée est l'espèce de manchot la plus petite, lui qui mesure au maximum 43 cm. En raison de son plumage bleu, il est également surnommé petit manchot bleu. On le trouve notamment sur le littoral de la Nouvelle-Zélande et le sud de l'Australie. Vivant dans de grandes colonies, ce manchot est en général monogame, formant le même couple d'une année sur l'autre.

Source de l'article et vidéo : Cliquez ICI

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Brigitte Bardot, Audrey Hepburn… Deux icônes, deux danseuses

Publié le par Ricard Bruno

Avant de devenir l'actrice française la plus célèbre des années 60, Brigitte Bardot se prédestinait à une carrière de danseuse classique. Admise au Conservatoire de Paris, la jeune fille enchaîne entre ses leçons de danse, les séries de mode pour le magazine Elle et ses premières auditions pour le cinéma, qui finira par l'adopter et l'ériger au rang de bombe sexuelle, notamment grâce à Et Dieu… créa la Femme, de Roger Vadim, son Pygmalion. Une décennie avant elle, c'est une autre jeune fille, brune et gracile qui se passionne pour la danse classique avant de forger sa légende à Hollywood. Dès l'âge de 5 ans, Audrey Hepburn a des rêves de danseuse étoile. Elle chausse ses pointes entre Londres, la Belgique et le Pays-Bas, où elle fait ses classes au Conservatoire d'Arnhem. Mais souffrant de graves carences pendant la guerre, Audrey mettra un terme à sa future carrière de ballerine. De ses années de danseuse, l'actrice en gardera une silhouette longiligne, une taille de guêpe et un port altier, loin des canons de beauté de l'époque, qui lui ouvriront les portes d'Hollywood.

Deux icônes, deux danseuses. Une passion qu'elle ne cesseront jamais d'habiter tout au long de leur carrière. Dans la vie, comme à l'écran. On se souvient du mambo sensuel de Bardot dans Et Dieu… créa la Femme qui rend fou Jean-Louis Trintignant, et le spectateur, ou encore de la millimétrée transe jazzy d'Audrey Hepburn dans Funny Face. Même Repetto a donné le nom de Bardot à sa célèbre ballerine, créée en 1956 pour l'actrice, qui souhaitait une ballerine de ville aussi légère et confortable qu'un chausson de danse sur le tournage de Et Dieu… créa la Femme.

A l'occasion de la Journée internationale de la Danse, Vogue a sélectionné une série de clichés des deux icônes pratiquant quelques pas de danse.

Retrouvez aussi sur Vogue.fr :
Les 25 plus beaux clichés de Brigitte Bardot
Les meilleurs films d'Audrey Hepburn
Les meilleurs films de danse à voir
Les plus grandes danseuses de tous les temps

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A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise

Publié le par Ricard Bruno

A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise
A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise

En fin de semaine dernière, un couple de renards et ses quatre petits ont été aperçus pour la première fois en train de déambuler au milieu du célèbre cimetière du Père Lachaise, à Paris (XXe arrondissement). Une situation qui s’explique en partie par la désertion du public des lieux.

Jim Morrison, Edith Piaf, Oscar Wild… et au milieu, un couple de renards et ses quatre petits. Une scène bien réelle, immortalisée au cimetière le plus connu au monde, celui du Père Lachaise, situé dans le XXe arrondissement de Paris.

Ils sont loin, les trois millions et demi de visiteurs annuels des lieux. Depuis le début du confinement, nombreux sont les clichés montrant la faune "reprendre ses droits", à la reconquête des espaces urbains. Les images prises au cimetière sont l’œuvre du conservateur du domaine, Benoît Gallot. Elles ont été reprises dans un tweet de Pénélope Komitès, adjointe à la mairie de Paris, en charge des espaces verts, de la nature, de la biodiversité et des affaires funéraires.

Confinement et zéro phyto

Ces clichés constituent une première pour ces lieux, même si l’adjointe au maire précise dans les colonnes de nos confrères du Parisien que des renards avaient déjà été aperçus dans plusieurs cimetières en banlieue parisienne, notamment à Ivry.

Le point commun de ces deux cimetières ? Leur ville n’utilise plus de produits phytosanitaires dans l’entretien de leurs espaces verts depuis 2015. Résultat : des espèces sont réapparues, essentielles pour la bonne santé de ces écosystèmes.

Il ne manquait donc plus que les mesures de confinement pour voir gambader en toute sérénité cette famille de renards, un animal qui pointe rarement le bout de son museau en présence d’humains.

Source de l'article : Cliquez ICI
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MERCI de votre soutien à l'arche de BB !

Publié le par Ricard Bruno

Soutenir l’accueil des animaux dans l'Arche de BB et les structures partenaires en France

En période de confinement dû à l’épidémie de Covid-19, les refuges de la Fondation Brigitte Bardot sont fermés au public, il n’y a plus de possibilité d’adoption et nous continuons malgré tout à sauver des animaux, partout en France.

C’est pourquoi, dans ces temps difficiles, vos dons sont indispensables pour soutenir notre mission d’accueil des animaux rescapés de l’abandon, de la maltraitance, du trafic ou des abattoirs…

Nos 3 refuges de La Mare Auzou, Bazoches et Montpon sont de véritables havres de paix. Nos équipes prennent soin d’eux et pour certains durant toute leur vie. Selon le propre souhait de Brigitte Bardot, il n’y a ni euthanasie, ni cages dans nos refuges, et tous nos protégés y vivent en liberté ou en semi-liberté.

La Fondation Brigitte Bardot est également partenaire de nombreuses structures d’accueil, choisies avec soin, partout en France

Merci pour votre don ! Il servira à soutenir la Fondation Brigitte Bardot dans cette mission essentielle de protection animale que constituent l’accueil, les soins vétérinaires et l’alimentation des animaux sauvés.

 

Photo : © Fondation Brigitte Bardot

Pour soutenir la fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

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Dans l’Eure, la Fondation Brigitte-Bardot mise sur l’adoption des animaux en ligne

Publié le par Ricard Bruno

Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide

Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide

Le refuge de la Mare-Auzou de Saint-Aubin-le-Guichard n'ouvrira pas au public, c'est donc en ligne (dans un premier temps) qu'il faudra chercher son bonheur.

« Nous ne voulons pas risquer qu’un animal soit adopté pour permettre au maître d’aller se promener ! » La Fondation Brigitte-Bardot est plus vigilante encore en cette période de crise.

L’association qui recueille les animaux maltraités ou abandonnés dans son refuge de la Mare-Auzou à Saint-Aubin-le-Guichard (près de Bernay, dans l’Eure) ne compte pas assouplir son protocole d’adoption, mis en place pour s’assurer que les animaux adoptés continuent une vie dans des conditions optimales.

Pas de portes ouvertes

« Il est hors de question que nos petits protégés, qui ont connu l’abandon ou la maltraitance, y soient de nouveau confrontés », argumente Bruno Jacquelin, responsable communication. « Habituellement, nous diligentons une enquête à l’aide d’un formulaire. Il y a même une visite après adoption. Nous étudions la possibilité d’adapter ce dispositif. »

L’accent est mis sur le bien-être animal, pas question donc d’accélérer les procédures pour désengorger les refuges déjà saturés.

Malgré la pression, la fondation n’organise pas de portes ouvertes ni à la Mare-Auzou ni ailleurs. « Rester ouvert au public nécessiterait du personnel en plus pour l’accueillir, nous ne le souhaitons pas pour notre cas », indique-t-elle.

C’est donc en ligne qu’il faudra chercher son bonheur. Justement, le site fondationbrigittebardot.fr met à disposition un pavé adoption qui propose toutes les catégories. Mâles, femelles, âges… Au compteur : 302 chiens et 391 chats qui attendent un foyer. Toutes les photos sont disponibles, reste à prendre rendez-vous, pour les candidats qui ont craqué pour un compagnon à quatre pattes.

"Les préparations et distributions des repas des animaux sont faites par alternance en fonction de la zone géographique où ils se situent. Les équipes ne se croisent pas, leurs outils de travail et de sécurité (talkies-walkies) sont désinfectés chaque jour et remis individuellement par un responsable Covid nommé dans chaque refuge. Les horaires des équipes de nettoyage ont été aussi modifiés afin d’éviter tout croisement. Les repas des animaux (avec beaucoup de régimes spécifiques pour nos petits protégés) sont préparés dans la cuisine par des salariés qui se relaient. "

Appel à l’entraide

Y a-t-il une hausse des abandons ? Pour l’heure, difficile de quantifier. « Nous avons déjà dû prendre en charge des animaux de personnes malades, hospitalisées ou malheureusement décédées et aussi ceux de personnes incarcérées », relate Bruno Jacquelin.

Pour éviter un afflux trop important, les responsables en appellent à l’entraide « entre famille, voisins, amis et collègues pour trouver des solutions de garde, provisoires ou pérennes. »

La fondation redoute surtout les abandons liés à une crainte de contamination. « Nous ne cessons de diffuser le message : les animaux ne peuvent pas contaminer les humains. »

 

Source de l'article : Cliquez ICI

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Fondation Brigitte Bardot : après l'enfer, le paradis

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot voue sa vie aux animaux si mal traités par les humains, que dire sur cet engagement hors normes envers les plus faibles, rien sauf un "énorme" coup de chapeau à cette femme d'exception, elle crée sa fondation éponyme, sauve par milliers des animaux sur toute la planète, ses équipes font un travail de dingue, les salariés ne rechignent pas à la tache dès lors qu'il faut secourir les plus faibles ils sont totalement investis, les bénévoles se dévouent corps et âme...
Simplement pour dire que je suis très fier de faire partie de ce bras armé de la protection animale.


Bruno Ricard 

En haut, le refuge de Bazoches. Brigitte Bardot a créé sa fondation en 1986. Aujourd’hui, son association est appelée sur tous les fronts, dans des dizaines de pays

En haut, le refuge de Bazoches. Brigitte Bardot a créé sa fondation en 1986. Aujourd’hui, son association est appelée sur tous les fronts, dans des dizaines de paysFondation Brigitte Bardot

L’association créée il y a trente-quatre ans par Brigitte Bardot s’est démultipliée en trois centres qui hébergent au total quelque 6 000 animaux traumatisés, des félins, des bovins, des exotiques... Malgré les alertes, les horreurs persistent. Dans toute la France, les employés s’épuisent à tenter de sauver ces pauvres bêtes. Il y a maintenant de « nouveaux animaux de compagnie » et d’autres sadismes. A se demander qui sont les sauvages...

«Nous avons un superbe matou à vous donner. » Un chat ! Un de plus. Comme si les trois refuges de la Fondation Brigitte Bardot (FBB) en manquaient. Le généreux donateur dit vouloir s’en séparer parce que... Pourquoi au fait ? Ah oui : le fâcheux « fait ses griffes sur le canapé » ! Respirer un bon coup, réfréner son envie de hurler dans le combiné ses quatre vérités à l’irresponsable qui se débarrasse, pardon fait un don, de son animal.

 

A peine raccroché, le téléphone vrille à nouveau. Et pour des causes qui donnent envie de se mettre en quatre. Une dame, voisine d’un monsieur âgé qui vient d’être transporté dans un hôpital parisien, informe qu’une minette de 6 ans est restée orpheline. Elle la nourrit bien sûr, mais ce n’est pas l’idéal. Puis c’est un jeune homme, qui ne sait que faire du chien de ses parents décédés la semaine passée dans un accident de la circulation. Ensuite, c’est une trentenaire cancéreuse qui aimerait savoir si l’on peut recueillir son siamois de 9 ans pendant son hospitalisation, et après... dans le pire des cas. Enfin, c’est le responsable d’un centre d’hébergement qui appelle pour un SDF, trop bronchiteux pour rester dehors, mais qui ne peut y être admis avec ses chiens... Tout ce petit monde à quatre pattes, choyé jusqu’alors, va se retrouver avec d’autres orphelins, dépaysé forcément, mais nourri, protégé, dans un environnement respectueux.

L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».

L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».© Fondation Brigitte Bardot

D’aucuns diront même luxueux. Prenons Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, le refuge le plus proche de Paris. Dans ce qui fut la propriété de Brigitte Bardot – un coup de cœur acquis en 1960, cédé à la fondation en 2006 –, le moindre recoin a des airs de paradis. Chatteries chauffées et spacieuses, allées et pelouses de promenade pour se dégourdir les pattes, plans d’eau, infirmerie, arbres à chats, distractions pour les chiens, personnel aux petits soins. Le 5 octobre dernier, amis des animaux, journalistes, célébrités – Arielle Dombasle, Aymeric Caron, Raphaël Mezrahi, Dave, Yann Arthus-Bertrand, ou encore Max Guazzini qui vient d’offrir sa centaine de disques d’or au profit de la fondation – étaient invités à découvrir ces nouvelles installations. Tous étaient chargés de faire savoir que le refuge est désormais ouvert chaque samedi au public Un dispositif voulu par Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale de la fondation, pour faciliter l’adoption. Ce n’est pas parce qu’ils sont bien traités que les 200 félins et autres animaux de Bazoches n’ont pas besoin d’une famille. Il y a des chats qui attendent, on le sent bien, une maison rien qu’à eux. Parce qu’un chat préférera toujours partager votre quotidien d’humain, « dédaignant à votre profit la compagnie des siens », selon les mots de Théophile Gautier.

La directrice délaisse deux secondes le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education, Gabriel Attal, pour venir nous glisser deux mots : « Dites-le bien qu’on a besoin de caresseurs ! » On va le dire, promis. Oyez, oyez bonnes gens, si le cœur vous en dit et si vos pas vous conduisent vers Bazoches-sur-Guyonne, ou vers la Mare Auzou, le premier refuge de la fondation près de Bernay dans l’Eure – refuge qualifié de « quatre étoiles » par la Cour des comptes – ou vers le petit dernier, Montpon-Ménestérol, en Dordogne, sachez qu’il y a de la tendresse à distribuer et à recevoir. Les employés de la fondation ne l’oublient pas ; il faut les voir, tee-shirts et pantalons bleus siglés, entre deux remplissages d’écuelles de croquettes, brosser l’un, gratter le cou de l’autre, mais ils ne sont pas Shiva. Les humains s’enthousiasment pour un nouveau jouet et le jettent une fois lassés.

L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».
L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».© Fondation Brigitte Bardot

Les bénévoles sont plus que bienvenus. Hormis la centaine de salariés, la FBB a toujours compté sur ces 600 anonymes qui sont ses yeux et ses oreilles. C’est eux, dans un premier temps, qui vont vérifier chez l’habitant telle ou telle maltraitance signalée et la font remonter au siège, rue Vineuse à Paris (XVIe). Un labrador laissé grelottant des jours et des nuits entières sur un balcon, un cheval dont on ne voit plus que les os, quatre chats qui miaulent à la mort, enfermés dans un appartement qui lui vaut d’être appelée sans cesse en recours. Pour tout et parfois pour l’impensable. Il y a des jours pires que d’autres. Il n’y a pas que les animaux traumatisés qui ont du mal à regarder les humains dans les yeux, il y a aussi les animaliers de la FBB, à force de réparer l’innommable. Comment oublier par exemple, la semaine dernière, ce cas de zoophilie dénoncé et filmé par le voisinage ?

 
 
 
 

 

A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon !

Plus que les appels individuels au standard, c’est généralement la police et la justice qui demandent l’aide de la fondation. Un avis d’expulsion, des chats à prendre en charge ? Hop, les voitures de la FBB partent. « Il n’y a pas longtemps encore, on est arrivés avec une dizaine de cages chez un particulier, se souvient Isabelle, l’une des coursières itinérantes. Une odeur épouvantable nous a cueillis dès l’entrée. A l’intérieur du studio, des montagnes de déchets du sol au plafond, et une trentaine de chats qui survivaient à côté de congénères morts. Il a fallu chercher de nouvelles cages, épucer chaque félin avant de les accueillir à Bazoches... » Le locataire atteint du syndrome de Diogène était un récidiviste. Il y a les dérangés du bulbe, mais aussi les cœurs d’artichaut. « On a pitié d’un chat ou d’un chien errant, on l’emmène chez soi, on le nourrit, nous confirme Ghyslaine Calmels-Bock. On en recueille un autre, un autre encore. Ce petit monde se reproduit allègrement et voilà comment des gens qui les aiment ou croient les aimer perdent peu à peu pied. A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon ! »

Lire aussi.Brigitte Bardot: "Je veux vaincre l’indifférence vis-à-vis des animaux"

Irresponsabilité humaine. La loi limite la possession de chiens à 9 par habitation mais ne dit rien pour les chats. Et s’il n’y avait que les toutous et les minous. Mais les « jouets » qu’on dédaigne, il y en a plein les refuges. « Je sais, vous n’allez pas être content, souffle un trentenaire au téléphone, mais on m’a offert deux cochons nains, Roméo et Juliette, pour mon enterrement de vie de célibataire. Je ne sais pas quoi en faire. » Tiens donc. Même scénario avec les Nac, si improprement appelés « nouveaux animaux de compagnie » alors qu’ils n’ont rien à faire dans un appartement. « On recueillait deux ou trois furets il y a trois ans, maintenant on en a des dizaines », atteste Emmanuelle, la responsable du refuge de la Mare Auzou. Oui, un furet, ça peut mordre et émettre des odeurs pas toujours fleuries. Il fallait y penser avant. Cette phrase, on ne l’a jamais entendue prononcer à la FBB. Pas le temps de récriminer ou de soupirer. Trop à faire. Sur tellement de fronts. En déposant les statuts de sa fondation, en 1986, Brigitte Bardot aurait-elle pu imaginer, elle qui pensait surtout alerter les responsables politiques de la planète, qu’un jour elle en viendrait à recueillir des quantités d’animaux, dont plus de 2 000 moutons, près de 1 000 bovins, plus de 900 équidés, pas loin de 600 chèvres et près de 220 cochons ? Une arche de Noé qu’il faut bien dispatcher un peu partout, les trois refuges n’y suffisant pas. Ce qui signifie recourir à des pensions privées – une vingtaine dûment choisies et rémunérées par la FBB.

Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches

Quand, chaque année, le jour de l’Aïd el-Kébir, ses salariés, en présence de forces de police conséquentes, déboulent dans les abattoirs clandestins, ce n’est pas pour sauver deux moutons : des centaines échappent au massacre. Même chose pour le cheptel bovin. Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches. « Au début, note Romy Turpin, responsable juridique, nous allions au secours des chiens et chats, et puis, un jour, les services véto nous ont appelés parce qu’ils venaient de saisir plus de 2 000 vaches affamées, et nous avons accepté d’en prendre 200... Nous avons dû nous adapter. Même chose pour les poulets et les lapins quand on nous a signalé qu’on les livrait vivants pour nourrir des pitbulls... » La suite : des enclos spécifiques, des pourparlers avec des pensions, des formations régulières pour savoir comment appréhender un cheval maltraité ou transporter des daims blessés. « Nous sommes toujours en mouvement. » Résultat, les vétérinaires viennent, intéressés, voir les vaches de la fondation. « Comme nous ne recourons jamais à l’euthanasie, sauf en cas de souffrance intolérable, poursuit Romy, chez nous un bovin peut vivre vingt ans et plus, alors ils découvrent les pathologies des vaches vieillissantes ! Même chose pour les cochons. » Chacune, chacun a un nom. De Patte Folle à Pelochon, de Willy le Borgne à Mitsy : chat, chien, poule, bouc, poney... tous jouent leur partition au royaume des rescapés. Heureux, malgré tout. Il y a tellement pire.

Nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe

Depuis son bureau ou dans les couloirs de l’Assemblée nationale ou des ministères, Christophe Marie, porte-parole de la fondation, plaide le sort de congénères moins chanceux. Les poussins broyés : « Je pense qu’on va y arriver » ; les oies au foie hépatique : « Là, ça va être plus dur, de vieilles résistances » ; les animaux sauvages exploités dans les cirques : « Nous avons prévu des sanctuaires pour les accueillir, dans le Limousin et au Portugal, où se trouvent déjà des éléphants » ; les élevages d’animaux pour leur fourrure : « La France n’en a plus que cinq au lieu du double il y a une décennie. Mais les Pays-Bas, pour qui c’est une vraie activité économique, viennent de s’engager à fermer leurs 150 élevages en dix ans » ; le scandale des animaleries de quartier qui favorisent l’achat impulsif d’animaux mal sevrés, sources de problèmes plus tard, et donc d’abandon : « D’autres pays européens les ont interdites. Il serait temps que la France prenne des dispositions courageuses. Même chose à l’égard des réseaux sociaux, parce que maintenant la mode, c’est de filmer un animal qu’on jette contre un mur ou qu’on traîne derrière une voiture ! » On pourrait parler aussi de nos élevages de lapins dans des conditions indignes, preuve que nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe...

En cas de non-stérilisation, les chiffres de prolifération féline donnent le vertige.
En cas de non-stérilisation, les chiffres de prolifération féline donnent le vertige.© Fondation Brigitte Bardot

Dans les bureaux de la fondation, alors qu’Oscar, l’un des 26 matous privilégiés qui partagent la vie des salariés, ronronne sur la photocopieuse, les bipèdes, eux, travaillent. Les uns chiffrent le coût des pensions de chaque vache, cheval ou cochon pour savoir combien on peut en accueillir jusqu’à leur mort, les autres s’occupent de gérer les legs de donateurs décédés – plus de 100 par an –, allant jusqu’à organiser leurs obsèques tant la solitude n’est pas qu’une expérience animale. Des contentieux de maltraitance sont passés au crible : 160 actions en justice par an. Les dossiers de sauvetages d’animaux sont suivis jour après jour, des éléphants de Thaïlande aux chiens de Chine. Présente dans soixante-dix pays, la fondation finance aussi la stérilisation des chats et des chiens. Et chez nous ? La FBB aide les maître nécessiteux qui ne peuvent pas payer l’opération. Une goutte d’eau. Elle souhaiterait que le gouvernement et les services vétérinaires procèdent à de vastes campagnes de stérilisation des chats errants.

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Education, responsabilisation, lois plus contraignantes : encore beaucoup à espérer, beaucoup à défendre, rien qu’au niveau européen, et le Brexit avec l’absence des députés britanniques, plus évolués sur ces questions, ne va rien arranger. De quoi avoir un petit coup de mou, non ? « Non, modère Christophe Marie, parce qu’on constate des avancées, des prises de conscience. Les dernières dénonciations d’abus dans les abattages y ont sans doute contribué. Il faut croire que les mentalités sont prêtes. Les vidéos chocs diffusées autrefois par Brigitte Bardot datent de trente ou quarante ans... Brigitte, elle, vous répondrait peut-être l’inverse, écœurée par toutes ces cruautés, impatiente que les choses progressent... Mais cette fureur, cette façon de s’insurger lui ont toujours servi de moteur. » Un sacré moteur. Trente ans qu’il vrombit. Notre « Pétroleuse » préférée peut être fière du chemin parcouru.

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