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histoires d'animaux

Taïwan veut interdire la pêche de trois espèces de requin au large de ses côtes !

Publié le par Ricard Bruno

Espérons que Taïwan interdise réellement la pêche aux requins, il faut savoir que de par le monde chaque année plus de 100 millions de requins sont pêchés.

Bruno Ricard  

Taïwan veut interdire la pêche de trois espèces de requin au large de ses côtes !

L'agence des Pêches de Taïwan a annoncé son intention d'interdire la capture de trois espèces de requin : le grand requin blanc, le requin pèlerin et le requin grande-gueule. Même lorsqu'ils sont pris accidentellement dans des filets, les poissons devront être relâchés.

Plus de cent millions de requins sont tués chaque année à travers le monde, selon les estimations. Y compris des espèces considérées comme vulnérables ou menacées. C'est donc une bonne nouvelle que vient d'annoncer Taïwan. L'agence des Pêches du pays a dévoilé son intention d'interdire la capture de trois espèces - le grand requin blanc, le requin pèlerin et le requin grande-gueule - au large de ses côtes.

Selon la Central News Agency, l'interdiction doit être officiellement annoncée cette semaine et prendre effet au cours des soixante prochains jours. Elle obligera les navires de pêche à relâcher les squales de ces trois espèces même lorsqu'ils sont capturés par accident. Un argument régulièrement avancé par les pêcheurs pour justifier leurs prises.

Six requins grandes-gueules capturés en une semaine

Cette décision survient peu après la capture de six requins grande-gueule (Megachasma pelagios) au large des côtes est de Taïwan. Les spécimens d'une tonne et d'environ quatre mètres ont été pêchés en l'espace de quelques jours seulement entre le 15 et le 18 juin dernier, déclenchant de vives critiques de la part des défenseurs des requins et de la faune sauvage.

Les pêcheurs avaient nié, d'après Taïwan News, avoir intentionnellement capturé les squales, affirmant que leur prix n'était pas particulièrement élevé sur le marché et qu'ils avaient été trouvés morts dans leurs filets. Depuis 2013, l'agence des Pêches demande aux navires de signaler toute prise de cette espèce et de conserver la carcasse durant 24 heures afin de réaliser des prélèvements en vue d'études scientifiques.

Au cours des sept dernières années, 136 captures ont été rapportées. L'espèce étant rarement rencontrée et demeurant méconnue, ces efforts sont toutefois jugés insuffisants. Il y a quelques jours, l'ONG Environment and Animal Society of Taiwan (EAST) a ainsi annoncé avoir conclu un accord historique avec des pêcheurs.

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BAIE DE SOMME : STOP AUX TOURISTES EFFRAYANT LES PHOQUES POUR FAIRE DES SELFIES !

Publié le par Ricard Bruno

BAIE DE SOMME : STOP AUX TOURISTES EFFRAYANT LES PHOQUES POUR FAIRE DES SELFIES !
Malgré les dégâts provoqués par la Covid-19 pendant 2 mois, nous ne pouvons en ignorer les effets positifs. Le confinement a permis à la nature et à la faune de reprendre ses droits, une excellente nouvelle pour la biodiversité. Mais ce répit aura été de courte durée et le déconfinement rend la faune plus vulnérable que jamais.

fondation brigitte bardot phoques baie de somme danger touristes photos

OISEAUX ET PHOQUES PERTURBÉS PAR LES TOURISTES

À l’arrivée des vacances d’été, les touristes qui n’ont pas pu voyager à l’étranger envahissent certaines régions de France peu habituées à une telle marée humaine. Pour exemple, en Baie de Somme (Picardie), certains oiseaux ont profité du calme pour élargir leur territoire, et de nombreux nids se trouvent directement au sol. Ces nids et la progéniture qu’ils protègent sont aujourd’hui perturbés par les vacanciers ! 

Autre exemple : les phoques habituellement laissés en paix par les habitants de la région, sont aujourd’hui perturbés par des touristes inconscients qui s’approchent au plus près dans le seul but d’obtenir un selfie…

Des comportements d’autant plus dangereux qu’ils peuvent mener à l’abandon des petits par leur mère. Cela a déjà été le cas pour au moins quatre bébés qui, prenant peur, se sont jetés à l’eau et n’ont pas pu retrouver leur mère. Ils ont dû être transférés dans un centre de soins.  

Quel prix la faune sauvage de notre bel hexagone devra-t-elle payer pour une simple photo de vacance ? L’être humain – menace ultime pour la faune et la flore – devient d’autant plus dangereux pour ces espèces sauvages qui ont cru l’espace de quelques semaines que leur planète leur appartenait à nouveau…

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Une tribune s’inquiète des manipulations d’embryons… à cause du bien être animal

Publié le par Ricard Bruno

Une tribune s’inquiète des manipulations d’embryons… à cause du bien être animal

Un collectif d’associations de défense des animaux, dont la Fondation 30 Millions d’amis et la Fondation Brigitte Bardot, dénonce dans une tribune publiée par La Croix la création d’embryons chimériques hommes/animaux. Cette mesure, à nouveau inscrite dans le projet de loi bioéthique, sera discutée lors du prochain examen du texte le 27 juillet.

Alors que le projet de loi bioéthique doit être débattu en deuxième lecture à l’Assemblée à partir du 27 juillet, un collectif d’association de défense des animaux, dont la fondation 30 millions d’amis, la fondation Brigitte Bardot et One Voice, a choisi de dénoncer dans une tribune publiée par La Croix l’une des mesures du texte : la création d’embryons chimériques hommes/animaux. Non pas au nom d’une vision de l’homme… mais du bien être animal.

 

Si elle avait été supprimée par les sénateurs, cette disposition a fait son retour lors de l’examen en seconde lecture par la commission spéciale de l’Assemblée début juillet. Pour le moment le projet de loi ne permet pas d’introduire des cellules animales dans l’embryon humain (pas de chimère homme-animal donc) mais l’inverse, ‘chimère animal-homme’ serait possible.

« Une logique de soumission du vivant à nos moindres caprices. »

 

Au nom de la défense des animaux, le collectif assure que sur le plan éthique, « tout ceci donne l’impression d’une course en avant vers toujours davantage de manipulations des génomes et des embryons, dans une logique de soumission du vivant à nos moindres caprices, sans réflexion de fond sur les implications ». « Notre société consumériste perd de vue que des limites doivent être posées, et que certains choix en faveur d’hypothétiques bénéfices individuels ne doivent pas conduire à prendre des risques collectifs démesurés », détaille-t-il. Un argument qu’avance également les défenseurs…de la vie humaine.

Les associations rappellent également qu’à l’heure où les questions de respect des animaux sont de plus en plus présentes dans la société, « ce type de procédure les instrumentalise totalement. Ils sont réduits à n’être que les « supports » d’organes à transplanter chez des humains avant leur mise à mort. L’animal n’est alors plus qu’un outil au service de certains humains ». Et qu’en est-il de l’instrumentalisation du patrimoine génétique de l’homme ?

Autre inquiétude que soulève le collectif : les conséquences d’un mélange de cellules humaines et animales de façon mal maîtrisée. « À l’heure où le coronavirus fait le tour de la planète à partir d’un réservoir animal mal identifié, on peut s’interroger ».

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Info journal n°113 du 2ème trimestre 2020...Fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Info journal n°113 du 2ème trimestre 2020

Info journal n°113 du 2ème trimestre 2020

Info journal Junior n°63 du 2ème trimestre 2020

Info journal Junior n°63 du 2ème trimestre 2020

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Trois juments retirées à leur propriétaire entre Soissons et Château-Thierry

Publié le par Ricard Bruno

 Trois juments retirées à leur propriétaire entre Soissons et Château-Thierry
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Xavier Niel initie un référendum pour les animaux

Publié le par Ricard Bruno

Xavier Niel

Xavier Niel

Entourés d’une vingtaine d’associations, les entrepreneurs Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon, Marc Simoncini et le journaliste Hugo Clément portent une action citoyenne inédite : lancer un référendum d’initiative partagée afin d’améliorer le sort d’1 milliard d’animaux chaque année en France.

On n’imaginait pas forcément Xavier Niel en ambassadeur de la cause animale. « Il y a quelques mois encore, ça ne me touchait pas, reconnaît le créateur de Free. Comme beaucoup, je voyais des vidéos, notamment celles de L214. Ça restait dans un coin de ma tête… Puis il y a eu une forme de déclic. J’ai aussi à la maison de grands ados qui ont contribué à m’ouvrir les yeux, mon insensibilité était une erreur ». A l’occasion d’un déjeuner avec ses amis Marc Simoncini (créateur entre autres de Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (Pdg de Veepee, ex Vente Privée) dont l’engagement pour les animaux n’a jamais faibli, la maltraitance arrive dans la discussion. Entrepreneurs, les trois copains ne se contentent pas de refaire le monde autour d’un verre. Avec eux, quand une idée surgit, elle se transforme en action concrète. Selon un sondage Ifop daté de février 2019, 89 % des Français déclarent que la protection animale est une cause importante pour eux. « Pourtant, la société civile a du mal à être représentée sur ce sujet », constate Xavier Niel. Et les associations font parfois difficilement le poids face aux lobbies. Ainsi est née l’idée de lancer une opération citoyenne inédite, en collaboration avec une vingtaine d’associations (Fondation Brigitte Bardot, L214, One Voice, SPA, CIWF, AVA…) : un référendum d’initiative partagée (RIP).

 

Convaincre 185 parlementaires

Marie Tabarly et Hugo Clément ont rejoint le mouvement, le coup d’envoi a été donné le 2 juillet lors d’une conférence de presse. Le référendum portera sur 6 mesures consensuelles et pragmatiques pour faire évoluer la loi : en finir avec l’élevage intensif, interdire la chasse à courre et traditionnelle (vènerie, glu…), les élevages à fourrure, l’élevage en cage, les spectacles d’animaux sauvages et l’expérimentation animale si les alternatives existent. Pour le mettre en œuvre, les 3 grands patrons agiteront leurs réseaux. « Il faudra d’abord convaincre 185 parlementaires, députés ou sénateurs, rappelle Hugo Clément. A chacun donc d’inciter ses élus pour soutenir cette action. Ensuite, nous devrons réunir 4,7 millions de signatures, le ministère de l’Intérieur mettra en place un site dédié pour les recueillir. En attendant, vous pouvez vous inscrire sur notre site afin de participer à l’initiative. » Déjà soutenu par de nombreuses personnalités, le projet est ambitieux : il permettra (enfin !) d’améliorer le sort d’1 milliard d’animaux chaque année en France.

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Corrèze : Brigitte Bardot au secours du sanglier Maurice

Publié le par Ricard Bruno

Le sanglier Maurice "adopté" par une famille de Corrèze /

Le sanglier Maurice "adopté" par une famille de Corrèze /

Brigitte Bardot, par la voix de sa fondation pour la défense des animaux, a écrit au préfet de la Corrèze au sujet du sanglier Maurice. L'animal, recueilli par un particulier, est menacé d'euthanasie par la justice. 

"Nous nous devons d'intervenir pour que soit trouvée une solution humaine et satisfaisante pour tout le monde". Brigitte Bardot a décidé de venir en aide au sanglier Maurice. La présidente de la fondation de défense des animaux a adressé, ce 15 juin 2020, une lettre au préfet de la Corrèze pour l'interpeller sur le sort de l'animal. 

Maurice est un sanglier qui a été recueilli il y a plus de 5 ans par une habitante de Le Jardin près d'Égletons en Corrèze. Blessé alors qu'il n'était qu'un marcassin, Sylivia en a pris soin. Depuis, Momo a grandi et vit dans un enclos spécialement dédié. 

Pour pouvoir le garder, Sylvia devait obtenir un agrément, mais le Tribunal de Tulle le lui a refusé lors d'une première audience à l'automne 2019. La justice lui avait toutefois donné un délai pour trouver une autre solution comme un refuge par exemple, mais ce que Sylvia souhaite avant tout, c'est garder Maurice près d'elle. Une nouvelle audience, repoussée en raison du confinement, doit se tenir mais aucune date n'a été précisée pour le moment.  

En attendant, les soutiens affluent. Celui de Brigitte Bardot plaidera-t-il en faveur de Maurice ? 

Dans son courrier, l'ancienne actrice et fervente défenseur de la cause animal, précise que Maurice n'a jamais agressé personne et que les conditions de détention répondent aux normes de sécurité et de bien-être de l'animal. "Il s'agit d'un sauvetage concernant un animal orphelin et en danger [...] Ma fondation n'a pas pour objectif de cautionner la détention d'animaux sauvage par des particulières, au contraire [...] Ici pourtant, il est trop tard pour réhabiliter cet animal dans la nature [...] Alors que les ministères de l’écologie et de l’agriculture ont prévu des dérogations concernant la possibilité de détenir un seul sanglier pourquoi refuser d’en accorder une et condamner cet animal à mort ? Les coupables sont les chasseurs, pas leurs victimes !"

Un animal de compagnie ? 

Le sanglier n'est pas considéré comme un animal de compagnie, ni un animal domestique. Néanmoins, il existe des dérogations, que l'on peut obtenir sous certaines conditions, comme celle de "disposer d'un lieu d'hébergement, d'installations et d'équipements conçus pour garantir le bien-être des animaux hébergés, c'est-à-dire satisfaire à leurs besoins physiologiques et comportementaux" ou encore de "prévenir les risques afférents à sa sécurité ainsi qu'à la sécurité et à la tranquillité des tiers". 

"J’espère de tout cœur que vous reconsidérerez cette demande de dérogation avec toute la sensibilité qu’elle mérite et vous transmets, Monsieur le Préfet, l’expression de toute ma considération - Brigitte Bardot"

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Colombie: Bogota interdit maltraitance et mise à mort lors des corridas

Publié le par Ricard Bruno

ENFIN une bonne nouvelle, à quand la même chose en France?
Il faut y croire même si nous avons un gouvernement qui a le trouillomètre à zéro face à des pros corrida, en un mot comme en cent...
CORRIDA BASTA !
Bruno Ricard  
Colombie: Bogota interdit maltraitance et mise à mort lors des corridas

Bogota, une des places taurines les plus anciennes d'Amérique, a interdit la maltraitance et la mise à mort du taureau durant les corridas, selon un projet approuvé par le conseil municipal, qui vise à «décourager» ce type de spectacle.

En séance plénière, le conseil a approuvé six mesures, soutenues par la maire Claudia Lopez et interdisant les «instruments qui lacèrent, coupent, mutilent, blessent, brûlent ou font mal, de quelque forme que ce soit, aux animaux de même que la mise à mort du taureau», a déclaré à la presse Andrea Padilla, conseillère municipale du parti Alliance Verte (centre gauche) et promoteure de l'initiative.

Le calendrier taurin a en outre été limité à trois corridas au maximum par an dans les arènes Santamaria, administrées par la mairie. Bien que le conseil municipal n'ait pas compétence à interdire les corridas, ce qui relève du parlement, la décision vise à «dissuader» l'organisation de corridas à Bogota.

«Décision des citoyens»

Claudia Lopez, également du parti Alliance Verte, a exprimé son plein soutien à cette initiative, dont elle promulguera le texte dans les jours à venir. «Nous voulons respecter toutes les formes de vie, et nous agirons ainsi en vertu de la décision des citoyens et de l'autonomie de notre territoire», a-t-elle écrit sur Twitter. Des corridas sont organisées à Bogota depuis 1931, excepté durant la suspension imposée en 2012 et pendant quatre ans par l'ex-maire de gauche Gustavo Petro.

En 2018, la Cour constitutionnelle a stipulé que seul le parlement peut restreindre cette activité. Les magistrats ont estimé qu'il s'agit d'une tradition culturelle enracinée et qui ne peut être considérée comme de la maltraitance animale, sanctionnée en Colombie.

 

Le président de la Corporation taurine de Bogota, Juan Bernardo Caicedo, a qualifié le projet d'«illégal» et d'«inconstitutionnel», affirmant à la presse qu'il aura recours «aux voies juridictionnelles pour intenter tous les recours nécessaires». La Colombie est un des huit pays du monde où des corridas sont encore organisées avec la France, l'Espagne, le Portugal, le Mexique, l'Equateur, le Pérou et le Venezuela, parfois avec des restrictions. Outre Bogota, les villes de Medellin, de Cali et de Manizales comptent des activités taurines.

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Un chercheur redécouvre une espèce rare d'abeille bleue en Floride

Publié le par Ricard Bruno

L'espèce très RARE d'abeille bleue que l'on croyait disparue a été observée très récemment, en espérant qu'on lui foute la paix, pas comme dans beaucoup d'endroits du globe où l'utilisation de pesticide décime par millions ces animaux si utiles pour le bien de l'humanité...
Bruno Ricard 

En Floride, un chercheur a rédécouvert une espèce rare d'abeille décrite en 2011 et que l'on pensait disparue depuis quelques années. Nommé Osmia calaminthae, le petit insecte a la particularité d'arborer un corps d'un bleu électrique et de collecter du pollen d'une façon unique.

A quelques jours de la Journée mondiale des abeilles, c'est une bonne nouvelle qu'un musée américain a dévoilée. Une espèce rare d'abeille que l'on pensait disparue vient d'être redécouverte dans la région de Lake Wales Ridge au centre de la Floride. L'hyménoptère se nomme Osmia calaminthae et la particularité d'arborer un corps d'un bleu électrique. D'où son nom en anglais de blue calamintha bee.

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 2011 mais a montré un habitat très réduit. Elle n'a été repérée que dans quatre endroits seulement, soit une étendue d'à peine 40 kilomètres carrés, situés dans la région de Lake Wales Ridge. Celle-ci est connue pour constituer un "point chaud" de biodiversité mais aussi l'un des écosystèmes les plus menacés du pays, selon un rapport de l'U.S. Fish and Wildlife Service.

Alors que l'insecte n'avait pas été observé depuis 2016, on pensait ainsi qu'il avait peut-être disparu. Des recherches menées par Chase Kimmel, spécialiste du Florida Museum of Natural History, ont démontré le contraire. "J'étais ouvert à la possibilité que nous n'allions peut-être pas trouver l'abeille alors le premier moment où nous l'avons repérée sur le terrain était vraiment exaltant", a-t-il confié dans un communiqué.

Ce spécimen d'Osmia calaminthae a été collecté en 2002 dans la région de Placid Lakes en Floride avant que l'espèce ne soit officiellement décrite. Il fait partie de la Florida State Collection of Arthropods située à Gainesville. Chase Kimmel

Une petite abeille bleue frottant sa tête sur une fleur

C'est alors que le chercheur et un volontaire installait un abri pour abeilles à Lake Wales Ridge que leur attention a été attirée par un petit insecte volant. "Nous avons observé une petite abeille bleue brillante attraper une fleur et frotter sa tête à son sommet deux-trois fois", a raconté à USA Today, Chase Kimmel. "Nous étions stupéfaits de voir ça".

Car son corps bleu électrique n'est pas la seule particularité de l'espèce. Elle possède en effet des poils faciaux inhabituels et une technique unique pour collecter le pollen avec sa tête : après s'être approchée d'une fleur, l'abeille frotte sa tête en va-et-vient pour prélever le plus de pollen possible avec ses poils avant de s'envoler vers la fleur suivante.

Autre particularité : O. calaminthae dépend d'une autre espèce menacée pour survivre, une plante de la famille des calaments connue sous le nom de Clinopodium ashei ou calament d'Ashe. "C'est une espèce très spécialisée et très localisée", a confirmé Jaret Daniels, directeur du McGuire Center for Lepidoptera and Biodiversity du musée de Floride qui travaille également sur le projet de recherche de l'abeille bleue.

Pour survivre, l'abeille bleue dépend d'une plante de la famille des calaments connue sous le nom de Clinopodium ashei et dont l'habitat est également très limité.

C'est à proximité de l'une de ces fleurs que le premier spécimen a été trouvé par Chase Kimmel. Le chercheur a ensuite utilisé la macrophotographie et a consulté des spécialistes qui avaient étudié l'espèce pour confirmer l'identité de l'abeille. Verdict : il s'agissait bien d'une O. calaminthae. Et cette première découverte a été suivie par d'autres identifications.

Un habitat plus étendu qu'estimé

Au total, l'insecte a été repéré dans sept nouveaux endroits où il n'avait encore jamais été recensé, permettant ainsi d'étendre son aire de répartition. Une bonne nouvelle qui ne fait pour autant pas figure de victoire. "Bien que j'aie trouvé l'abeille sur plusieurs sites, cela a pris des heures et parfois des jours pour en trouver une seule", a souligné à USA Today Chase Kimmel. Elle est "encore très rare".

L'un des spécimens observés puis relâchés par Chase Kimmel lors des recherches menées à Lake Wales Ridge. Chase Kimmel

En plus d'être rare, l'espèce est largement méconnue. On sait que cette abeille solitaire ne construit pas de ruches mais des nids individuels. Aucun nid n'a cependant été trouvé jusqu'ici, laissant planer le doute sur ses préférences. Plus que de simplement repérer l'insecte bleu, le projet de recherche vise ainsi à en savoir plus sur son comportement et sa biologie.

"Nous tentons de combler les nombreux vides, ce que nous ne savions pas auparavant", a-t-il précisé. "Cela montre à quel point nous en savons peu sur la communauté des insectes et le nombre de belles découvertes géniales qu'il reste à faire". Au cours des récentes observations, un cas d'une abeille bleue pollinisant un autre type de fleur a par exemple été recensé.

Pour en savoir plus sur les préférences des O. calaminthae en matière de nid, le chercheur a installé une quarantaine de boites contenant des blocs de bois percés de trous de tailles différentes. Les dispositifs seront régulièrement surveillés au cours des prochains mois, bien que la crise du coronavirus et les mesures de sécurité aient entravé les recherches ces dernières semaines.

Une quarantaine de boites telles que celle-ci ont été installées pour tester les préférences des abeilles en matière de nid.  Chase Kimmel

Une espèce à protéger

En apprenant à mieux connaitre l'espèce, le spécialiste espère aussi inciter à la protéger, de même que son environnement. "Sa présence est étroitement associée à la calament d'Ashe, donc l'abeille pourrait influencer la façon dont la plante est pollinisée ce qui peut affecter la survie de la plante", a relevé pour CNN, Chase Kimmel.

C'est pourquoi "il est très important de continuer à étudier la relation entre l'abeille et les plantes hôtes et son influence sur son environnement", a-t-il continué. Mais la survie de la plante menacée n'est pas le seul facteur qui pèse sur l'existence de l'abeille bleue dont l'habitat au sein du Lake Wales Ridge disparaît rapidement.

"C'est une chose d'entendre parler de perte d'habitat et de développement, c'en est une autre de rouler 30-40 minutes à travers des kilomètres des plantations d'orangers simplement pour arriver à un minuscule site de conservation", a illustré le scientifique. "Cela met en perspective à quel point la perte d'habitat affecte tous les animaux qui vivent dans cette région".

Une partie du projet de deux ans, financé par la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission, va aider à déterminer si les abeilles bleues peuvent prétendre à une protection en vertu du Endangered Species Act, loi américaine visant à protéger les espèces en voie de disparition.

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