Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

histoires d'animaux

Libérez l'ours polaire du cirque Ivanovo

Publié le par Ricard Bruno

Kazan, Russie, 2019

Kazan, Russie, 2019

Un ours polaire avec son entraîneur Yulia Denisenko à Kazan, en Russie, dans un cirque.

Le show se déroule entièrement sur de la glace protégée par un filet.

Par "sécurité", les ours ont la gueule bloquée dans une muselière en fils de fer.

Pour les contraindre de la sorte, les ours sont violentés dès le plus jeune âge et leurs entraîneurs ne s'en cachent pas.

Voilà plusieurs années que ce show fait polémique sans qu'aucune décision politique ne soit prise.

Merci de signer cette pétition !  : CLIQUEZ ICI

Partager cet article
Repost0

Publicité

Son chat meurt écrasé à l’embarquement à Roissy

Publié le par Ricard Bruno

Cet été, un bagagiste a laissé tomber la caisse de Mojito, 3 ans, sur le trajet menant à l’avion pour un vol Air France. Il est mort sur le coup.

Mojito, ce chat roux de 3 ans, est mort écrasé dans sa caisse à cause de l’imprudence d’un bagagiste. LP

Mojito, ce chat roux de 3 ans, est mort écrasé dans sa caisse à cause de l’imprudence d’un bagagiste. LP

Ce jeudi 15 août, Laura ne pense qu'à son changement de vie. La jeune femme, qui suit son compagnon au Gabon, embarque avec ses enfants sur un vol Air France Paris-Libreville à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Juste avant, elle a pris soin de confier à la compagnie ses animaux : un chien et deux chats. « C'est la première fois qu'ils voyageaient en avion, raconte Laura. Je stressais à l'idée qu'il leur arrive quelque chose. »

La suite est malheureusement banale : une fois installée dans l'avion, un agent de l'aéroport vient à sa rencontre. « Il m'a dit : il y a un problème avec l'un de vos animaux », raconte Laura.

Mojito, son jeune chat roux de 3 ans, n'a pas survécu à la lourde chute de sa caisse. En cause ? L'imprudence d'un bagagiste, qui l'a laissée tomber depuis son véhicule entre l'aérogare et l'avion.

Une enquête interne lancée

Contacté, Air France évoque un « accident lors de son transfert par un prestataire de la compagnie » et précise qu'« une enquête interne est en cours ».

Choquée, Laura passe un vol de sept heures cauchemardesque. Elle tient néanmoins à remercier le « personnel navigant » d'Air France qui a été « d'un grand soutien ». Air France exprime de son côté toute sa « compassion » pour les propriétaires du chat.

Laura s'insurge tout de même contre les bagagistes peu scrupuleux. « J'ai voulu récupérer la caisse, mais on m'a indiqué que ce n'était pas la peine, explique-t-elle. Cela donne une idée de la violence du choc. »

Laura a réclamé le remboursement du billet de Mojito, qui n'a pu participer au voyage. « Il faut vraiment que les compagnies réagissent, insiste-t-elle. Les animaux doivent être traités comme des êtres vivants. »

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

LA MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE VIENT D’AUTORISER LE PIÉGEAGE DE CENTAINES DE MILLIERS D’OISEAUX !

Publié le par Ricard Bruno

LA MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE VIENT D’AUTORISER LE PIÉGEAGE DE CENTAINES DE MILLIERS D’OISEAUX !

Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, vient de signer une série d’arrêtés qui fixent les quotas de chasses traditionnelles dans plusieurs départements français pour la campagne de chasse 2019-2020.

Ces pratiques de chasse cruelles et archaïques – glu, filets et cages… – vont causer la mort de plus de 150 000 oiseaux sauvages, sans aucun respect pour la souffrance animale et la biodiversité.

DES PRATIQUES DE CHASSE ARCHAÏQUES ET CRUELLES

Onze arrêtés publiés au Journal Officiel le 3 septembre 2019 par la ministre en charge de l’écologie vont permettre de capturer dans des conditions indignes des dizaines de milliers d’oiseaux sauvages. Un nombre encore plus élevé que l’an dernier !

Alors que la biodiversité est en pleine débâcle dans les campagnes françaises, ces méthodes de chasse « traditionnelles » vont piéger des milliers d’oiseaux dont certaines espèces aujourd’hui menacées.

Ainsi, pendant la campagne de chasse 2019-2020, Merles noirs pourront être piégés à l’aide de de gluaux, fins bâtons enduits de glu placés en haut des arbres dans 5 départements de la région PACA : Alpes-Maritimes, Alpes de Haute Provence, Vaucluse, Var, Bouches-du-Rhône.

Les oiseaux seront ensuite décollés, et gardés vivants pour être placés dans des cages, permettant d’attirer par leur chant leurs congénères qui seront alors tirés au fusil…

106 500 Alouettes des champs pourront être attrapées à l’aide de grands filets horizontaux, les pantes, ou de petites cages tombantes, les matoles, dans les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées- Atlantiques.

Grivée musicienne piégée à la glu

Grivée musicienne piégée à la glu

Enfin, 5 800 Grives et Merles noirs, 1 200 Vanneaux huppés et 30 Pluviers dorés pourront être capturés au moyen de filets ou de collets par les pratiquants de la tenderie dans les Ardennes. 

Une catastrophe pour les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole cultivé, en fort déclin en France ces dernières années !

LA FRANCE EN DÉFAUT DE PROTECTION ANIMALE

Alors que l’Alouette des champs a perdu 30% de ses effectifs en 15 ans, ces décisions consternantes de la ministre de la Transition écologique est une nouvelle preuve de l’influence du lobby de la chasse sur la politique environnementale.

LA MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE VIENT D’AUTORISER LE PIÉGEAGE DE CENTAINES DE MILLIERS D’OISEAUX !

 

LA FRANCE EN DÉFAUT DE PROTECTION ANIMALE

Alors que l’Alouette des champs a perdu 30% de ses effectifs en 15 ans, ces décisions consternantes de la ministre de la Transition écologique est une nouvelle preuve de l’influence du lobby de la chasse sur la politique environnementale.

 

Le gouvernement d’Edouard Philippe fait fi de la position d’une majorité de Français, exprimée lors de consultations préalables à la publication de ces arrêtés, qui s’oppose radicalement à ce type de chasse.

Ces récents arrêtés sont la suite deux arrêtés pris au cours de l’été permettant l’abattage de 2 espèces menacées : 6 000 Courlis cendré et 18 000 Tourterelles des bois. 

Fort heureusement, le premier arrêté a été suspendu par le Conseil d’État suite à un recours de la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO), tandis qu’un second recours est engagé pour le second arrêté.

La France manque également à ses obligations de protection des espèces menacées selon la Commission européenne, qui a mis en demeure notre pays, à nouveau sans aucune écoute de la part du gouvernement.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot sur l'abandon estival des animaux de compagnie : "Notre société est robotisée et vide de l’essentielle miséricorde"

Publié le par Ricard Bruno

elon la SPA, les abandons d'animaux sont en hausse de 28% depuis janvier. Brigitte Bardot, grande défenderesse de la cause, confie son dégout face à un phénomène grandissant. Rencontre.

Au cœur du mois d’août, les feux ont viré au rouge. Une nouvelle fois, les refuges de la SPA ne s’en sortent plus, débordés par l’afflux massif d’animaux. De mémoire de bénévoles, on n’avait jamais vu ça. Dans le même temps, la fondation 30 millions d’amis affirmait que 100 000 bêtes, dont 60 000 l’été, sont abandonnés tous les ans, positionnant la France en champion d’Europe de l’abandon… Interrogée par Marianne, Brigitte Bardot nous a confiés le dégoût que lui inspirait ses chiffres.

Marianne : Malgré les campagnes de prévention, cet été voit un nombre record d'animaux abandonnés. Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de ces chiffres ?

Brigitte Bardot : Cela me fait une peine immense car cela prouve qu’on a beau, chaque année, supplier les gens de ne pas abandonner leurs enfants à quatre pattes, c’est de pire en pire, à croire qu’une partie de l’humanité n’a plus aucun sentiment, sont sourds à la détresse qu’ils provoquent et sont méprisables.

Pourquoi tant de propriétaires abandonnent-ils leurs compagnons ?

Parce que l’être humain se robotise, se déshumanise, n’est attiré que par le superflu, les lamentables vacances de masse où comme des troupeaux ils envahissent les plages, les campings, les bateaux mégapoles où leurs compagnons n’ont pas de place. Il faut aussi rendre responsables les hôtels, les plages, les campings qui refusent les animaux. Ce qui devrait être interdit.

Qu'est-ce que cela dit de notre société ?

Notre société est en grande partie, sans cœur, sans âme, sans compassion, sans sentiments, sans pitié. Robotisée et vide de l’essentielle miséricorde.

Abandonner un chat ou un chien est déjà réprimé par la loi de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende au maximum. Faudrait-il durcir encore plus la législation ?

Oui, mais c’est ridicule car on n’attrape jamais les lâches. Ils s’arrangent toujours pour faire disparaître toute identité, tatouage, puce etc…quitte à mutiler l’animal. Il faut surtout diminuer considérablement le commerce dément des animaux de compagnie. Abolir, interdire, toutes les importations scandaleuses de chiots venant des pays de l’Est qui finissent dans les animaleries, les jardineries, avec de faux certificats falsifiés, séparés de leurs mères, non sevrés qui meurent par centaines de déshydratation, de maladies, d’abandon affectif. Ce trafic est scandaleux et juteux pour ceux qui en sont complices. Il faut interdire aussi les ventes par petites annonces de journaux ou internet où tout un commerce illicite de chiens et de chats se développe de jour en jour.

Il y a aussi cette mode des « NAC » (Nouveaux Animaux de Compagnie, NDLR) qui est catastrophique pour l’environnement et pour le tragique sort de ces pauvres animaux sauvages destinés à s’adapter à une vie contraire à leur nature. Araignées, serpents, iguanes, singes, perroquets, furets, mangoustes, écureuils … qui finissent eux aussi abandonnés et encombrent les refuges déjà surchargés. Tous ces animaux ne sont pas des jouets et la législation nulle et non avenue. Il faudrait une rigueur extrême qui diminue considérablement le nombre d’animaux de compagnie en France. A commencer par les élevages reconnus qui font reproduire à qui mieux mieux toutes les races de chiens à pédigrée vendus très cher qui eux aussi remplissent les refuges. Il faut instaurer un quota drastique de reproduction pour chaque race.

Quelles seraient vos recommandations pour éviter ces abandons durant l'année et particulièrement durant la période estivale ?

Il y a trop d’animaux de compagnie, les chiens et surtout les chats pullulent. Les refuges sont bondés. Les adoptions plus rares que les abandons. Et surtout, la reproduction à la « va comme j’te pousse » obligent à euthanasier, hélas, bon nombre de braves toutous et de pauvres petits minous qui n’ont, comme seul délit, que d’avoir été abandonnés. C’est trop triste et trop injuste. J’en profite pour faire un appel aux vétérinaires qui sont en général hors de prix pour les gens qui n’ont pas les moyens d’assumer de tels tarifs. En plus, les TVA vétérinaires sont honteusement à 20% alors que la médecine en est exempte et que les généralistes sont à 5,5%. Il y a un décalage illégal à revoir d’urgence !

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Publicité

LCI : Christophe Marie face à Willy Schraen et le lobby de la chasse

Publié le par Ricard Bruno

B RA V O Christophe Marie, face à ce personnage répugnant, tu portes haut les valeurs de la fondation...

Bruno Ricard 

Alors que la ministre de la Transition Écologique s'apprête à recevoir le lobby chasse, le Porte-parole de la FBB Christophe Marie débat avec le président de la Fédération nationale des chasseurs Willy Schraen sur la politique complaisante d'Emmanuel Macron en faveur de la chasse.

Partager cet article
Repost0

Drôme Elle perd sa chatte sur une aire d’autoroute et la retrouve un mois plus tard grâce à PetAlert

Publié le par Ricard Bruno

C’est grâce à un réseau de recherche d’animaux perdus qu’Isabelle a pu retrouver sa chatte, perdue lors de son déménagement un mois auparavant

Un chat se protège du soleil à l'ombre d'un arbre (illustration)

Un chat se protège du soleil à l'ombre d'un arbre (illustration)

Un mois après l’avoir perdue, Isabelle n’avait plus aucun espoir de revoir sa chatte. Pourtant, le miracle a eu lieu grâce à la magie d’Internet. Interrogée par nos confrères du Dauphiné Libéré, la maîtresse de Chanel, son matou, a expliqué qu’elle l’avait perdu lors de son déménagement  pour la Corse. Alors qu’il s’arrête sur une aire d’autoroute de l’A7, le couple en profite pour sortir ses animaux et leur faire prendre l’air.

Seulement voilà, au moment de reprendre la route, impossible de mettre la main sur Chanel, qui est passée sous un grillage et s’est enfuie. Scrutant les horizons, et attendant au maximum sur l’aire de repos, Isabelle et son mari sont dans l’obligation de repartir, ayant un bateau à prendre à Marseille.

Des retrouvailles un mois plus tard

Finalement, Isabelle raconte cette histoire à sa belle-fille, qui décide alors de prendre les choses en main. Cette dernière fait appel à PetAlert, un service dédié à la recherche des animaux de compagnie perdus. Un mois après la disparition de sa chatte, Isabelle reçoit une photo de Chanel de la part de l’organisation. Son félin était toujours dans les environs de Portes-lès-Valence, là où elle l’avait perdu, et s’était réfugié dans le garage d’une jeune fille.

Ni une, ni deux, Isabelle réserve un billet de bateau et prend sa voiture afin d’aller chercher son chat. Les retrouvailles se sont très bien passées, et Chanel réside désormais paisiblement sur l’Île de Beauté.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Marignane demain à Notre-Dame la journée sera dédiée à la bénédiction des animaux

Publié le par Ricard Bruno

Photo : DR

Photo : DR

C'est demain, à 11 h sur l'esplanade le la chapelle Notre-Dame, qu'aura lieu la 1re bénédiction des animaux. Cette manifestation, parrainée par Brigitte Bardot, est organisée conjointement par la ville et l'association " la paix entre les bêtes."

Les propriétaires d'animaux en tout genre sont invités à se rendre sur le parvis de la chapelle où le père Jérémie bénira les animaux qui lui seront présentés.

Toutes les bébêtes sont les bienvenues

Ce genre de manifestation est assez peu pratiquée dans notre pays alors que les amis des bêtes sont de plus en plus nombreux. Quand on a un compagnon à deux ou quatre pattes, on lui apporte les soins nécessaires ainsi que tout plein d'amour et tendresse pour son bien vivre, son bien-être et c'est bien normal. Ce samedi le public aura donc la possibilité de placer nos amies les bêtes sous la protection du Seigneur grâce au père Jérémie.

Que l'on soit propriétaire de chiens, de chats, de hamsters, de lapins, de furets, de poissons, d'oiseaux, de poules... Et pour les plus imposants, de chevaux, d'ânes, de poneys... Tout le monde sera le bienvenu à cette bénédiction. En prélude à l'évènement, le public pourra assister à un petit concert donné par Sam Simon à partir de 10h30.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Blacks Mambas ces femmes qui traquent les braconniers

Publié le par Ricard Bruno

Lukie, 31 ans, Belinda, 30 ans, et Pretty Loveness, 28 ans, en reconnaissance. Juliette Robert

Lukie, 31 ans, Belinda, 30 ans, et Pretty Loveness, 28 ans, en reconnaissance. Juliette Robert

Dans la province du Limpopo, elles sont un bataillon de femmes sans arme qui protègent les rhinocéros, les fauves et les éléphants 24 heures sur 24. Un métier subtil et dangereux face à des braconniers prêts à tirer. Nous avons rencontré ces reines du bush en leur royaume. 

Ce mardi de novembre, à Balule, la patrouille du soir accuse un léger retard. Impossible de partir, il faut d’abord que cesse le vacarme : attendre que se tarissent les torrents d’eau battant le toit de tôle du QG, que s’assagissent les éclairs zébrant le ciel et que se redressent les acacias ployant sous les assauts du vent. Ici, à la saison des pluies, le ciel décide des horaires. Et puis l’orage passe. Alors Leitah Mkhabela et Felicia Mogakane peuvent enfin grimper dans leur véhicule tout-terrain et, comme leurs camarades aux quatre coins de la réserve, mettre le contact. Cousu sur la veste de leur treillis, un écusson décrit leur fonction et l’importance de leur mission : une tête de rhinocéros ceinte de deux serpents venimeux. Il est 18 h 17 et les Black Mambas s’en vont veiller sur la nuit sud-africaine.

La toute première unité féminine de lutte contre le braconnage du pays a été fondée en 2013 par l’ONG Transfrontier Africa. Cette brigade a fait le pari d’une alternative aux dispositifs classiques, testostéronés et lourdement armés. A Balule (province du Limpopo, dans le nord-est du pays), réserve naturelle de quelque 56 000 hectares, longée au nord par la rivière Oliphant et ouverte sur le célèbre parc Kruger à l’est, les rangers sont des femmes. Toutes sont issues des communautés locales défavorisées, et elles ne portent pas d’arme. Cette approche inclusive et non violente a d’abord surpris.

 

« Nos familles étaient sceptiques, sourit Leitah, 28 ans, promue superviseur il y a peu. A leurs yeux, arpenter le bush en habit militaire n’était pas un métier de femme. Nous leur avons prouvé le contraire. » Les six Mambas que comptait l’unité à l’origine ont d’ailleurs si bien fait le job qu’elles sont aujourd’hui trente-deux, et que leur combat porte désormais bien au-delà du continent : en 2015, les Black Mambas ont été distinguées Championnes de la Terre par les Nations unies.

Ces paysages de savane abritent une faune en grand danger. Les braconniers chassent surtout le rhinocéros, dont la corne se vend plus cher que l’or.

Ces paysages de savane abritent une faune en grand danger. Les braconniers chassent surtout le rhinocéros, dont la corne se vend plus cher que l’or.

Si l’angle d’attaque diffère, la finalité est la même : endiguer, avant qu’il ne soit trop tard, le massacre des derniers rhinocéros d’Afrique. La tâche est immense. D’abord, à cause de la surface à défendre. Le parc Kruger et les réserves privées qui y sont adossées couvrent un territoire de la taille de la Belgique, bordé d’une poreuse frontière de 400 kilomètres avec le Mozambique. Ensuite, parce que le phénomène explose depuis une dizaine d’années, dopé par la demande asiatique. L’Afrique du Sud, qui abrite près de 80 % des 29 000 rhinocéros peuplant encore la planète, est en première ligne. En 2017, 1 028 rhinocéros y furent tués, soit une moyenne de trois par jour, selon les chiffres du gouvernement. Ils n’étaient que 13 victimes dix ans plus tôt, en 2007. En Chine et au Vietnam notamment, les vertus médicinales et aphrodisiaques indûment attribuées aux cornes de rhinocéros font décoller les prix. Pour agrémenter une tisane ou un verre d’alcool, la poudre de corne se monnaye au marché noir jusqu’à 50 000 euros le kilo. C’est plus que le prix de l’or ou de la cocaïne. De quoi mobiliser les braconniers qui, de nuit, le fusil équipé d’un silencieux fait maison, traquent et tuent les herbivores dont ils prélèvent les cornes à coups de machette ou à la scie.

Leitah, 28 ans, une des Black Mambas, va entamer sa patrouille.

Leitah, 28 ans, une des Black Mambas, va entamer sa patrouille.

18 h 45, la nuit est tombée sur le bush détrempé. Leitah stoppe la voiture pour un « OP », un poste d’observation. Sa lampe torche balaie les clôtures de la réserve pour en vérifier l’état. Le rugissement d’un lion tire Felicia, la sergente de 31 ans, de sa torpeur.
Leur mission place les Black Mambas dans une posture doublement périlleuse. D’un côté du grillage, des animaux sauvages, de l’autre, leur plus grand prédateur, l’homme. Avec ce dernier, les confrontations directes sont rares mais à chaque fois risquées. Il y a trois ans, une patrouille de Mambas s’est retrouvée prise en chasse par des braconniers armés. Elles s’en sont sorties sans heurts, mais remuées. En cas de danger, elles disposent de l’appui d’une brigade armée, qui arrive sur place en une dizaine de minutes. Preuve que le combat contre le braconnage est sensible : l’ensemble du personnel est soumis, à intervalles réguliers, au détecteur de mensonges. Le polygraphe doit prémunir les Black Mambas de toute tentative d’infiltration par les réseaux criminels.

Leitah se poste en sécurité sur le toit de son 4 x 4.

Leitah se poste en sécurité sur le toit de son 4 x 4.

Les animaux sont plus pacifiques, pour peu qu’on sache vivre parmi eux. La réserve de Balule abrite ce que les agences de safari nomment, pour faire rêver les touristes, les « Big 5 ». Soit les cinq mammifères emblématiques de la faune africaine : lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle. Un voisinage pas vraiment inoffensif, que les Black Mambas, originaires de zones urbanisées sans grand contact avec une vie sauvage confinée dans les parcs, ont dû apprivoiser. Kedibone Malepe, 27 ans, ongles vernis de noir et petits diamants aux oreilles, se souvient avec des frissons de la rudesse de son baptême du feu.

En refusant d’être armées, et en le disant bien fort, nous désamorçons le risque de violence

« La formation, c’est douze jours en immersion totale dans le bush : nuits à la belle étoile, à même le sol, que l’on partage avec les araignées, les serpents et scorpions ; pas de téléphone, pas de douche, très peu de nourriture et de sommeil, le tout au milieu des animaux… » Dans le bush, une règle prévaut sur toutes les autres : « Ne jamais fuir. » Face aux Big 5, reculer, tourner le dos ou courir, c’est devenir une proie et risquer de mourir. Les Black Mambas ont donc appris à garder leur sang-froid. Ainsi, lorsqu’un éléphant tente d’intimider une patrouille à pied, les Mambas se serrent les unes aux autres mais ne se défilent pas. « Je me suis déjà retrouvée face à un grand mâle agressif. Il nous a chargées mais nous lui avons fait face. Il a stoppé à 2 mètres, nous a reniflées puis il est parti », raconte Lukie Mahlake, 31 ans.

 

Les rangers devant une carcasse de buffle, tué et dévoré par des lions, ces grands prédateurs qu’elles s’efforcent de protéger.

Les rangers devant une carcasse de buffle, tué et dévoré par des lions, ces grands prédateurs qu’elles s’efforcent de protéger.

Patrouiller sans arme ? Au quotidien, cette apparente vulnérabilité les protège. « Etre armées signifierait devenir une cible. Le moindre face-à-face avec les braconniers déclencherait un échange de tirs, ce que nous ne voulons pas, explique Felicia. En refusant d’être armées, et en le disant bien fort, nous désamorçons le risque de violence. Personne ici n’a envie de tuer, de se retrouver devant un tribunal pour avoir enlevé une vie », poursuit la sergente. Plutôt que des cow-boys, les Mambas sont des vigies. « Nous sommes les yeux et les oreilles de la réserve », dit Collet Ngobeni, 34 ans, l’autre superviseur de la troupe. « Notre job : voir et se faire voir, complète Leitah. Les braconniers doivent savoir que nous sommes là, derrière la clôture, jour et nuit. » Lorsqu’ils la passent, les Mambas mordent. Quelques jours plus tôt, mi-novembre, une patrouille a découvert des traces de pas. Elles ont lancé la brigade armée sur la piste de trois braconniers, qui ont été traqués toute la nuit.

La vie de Black Mamba exige des sacrifices. L’intimité est l’un d’eux

La lutte commence tout juste à payer. Depuis mai 2014, le nombre de pièges posés dans la réserve a chuté de 99 %. Quant au braconnage des rhinocéros, l’impact est plus difficile à mesurer. Le nombre de ces grands mammifères peuplant le Kruger et les réserves attenantes est d’ailleurs strictement tenu secret. Tout juste apprendra-t-on que le mois passé, dans la réserve voisine de Klaserie, deux rhinocéros sont tombés sous les balles. A Balule, le dernier cas remonte à deux semaines. Le combat est donc loin d’être gagné. Depuis 2012, pas moins de 53 rhinocéros ont été tués à Balule, dont 9 en 2018. Cependant, les Mambas revendiquent un recul du phénomène de 17 % depuis 2014, et veulent croire que leur projet paiera sur le long terme.

Au camp, confort spartiate pour les vigies du bush. Ici Lukie prépare son repas.

Au camp, confort spartiate pour les vigies du bush. Ici Lukie prépare son repas.

Le matin, la surveillance se fait à pied. Il faut alors louvoyer de longues heures entre les crottes d’éléphants et les arbres éreintés que les pachydermes ont jetés au sol pour mieux en dévorer les feuilles ; il faut suivre la clôture mais aussi s’aventurer au cœur du bush, le nettoyer de ses pièges. Les braconniers y dispersent des collets pour capturer les impalas et les grands koudous, des antilopes dont ils consomment ou revendent la viande. Entre les patrouilles, les Mambas regagnent leurs baraquements où le temps s’étire jusqu’au soir. Le quotidien y est spartiate et besogneux. Collecter du bois pour chauffer l’eau de la douche, se changer, faire un brin de ménage, cuisiner… Les fins de matinée filent jusqu’à la torpeur de l’après-midi, lorsque le bush somnole sous 40 °C. Alors les Mambas rejoignent ce lit quitté trop tôt le matin même, et s’endorment épuisées.

« Nous veillons les unes sur les autres », confie Lukie

La vie de Black Mamba exige des sacrifices. L’intimité est l’un d’eux. Les jeunes femmes, qui travaillent trois semaines de suite puis bénéficient de 10 jours de congé, vivent dans une étroite promiscuité. Cette fin novembre, Lukie, Belinda et Pretty Loveness sont sur le pont, au camp de Grietjie, le plus au nord de la réserve. Juché sur une colline, il offre pour seule compagnie un poste de télévision et un chat errant qu’elles cajolent. Les trois rangers dorment, cuisinent et font leur toilette dans la même pièce. Lorsque l’une d’elles veut passer un coup de fil privé, c’est dans la voiture qu’elle se réfugie. Une vie qui favorise aussi la solidarité. « Nous veillons les unes sur les autres », confie Lukie. On parle famille, amours, batailles du quotidien, promesses de l’avenir. Reste à gérer l’absence des proches. A Balule, la famille et le couple sont une rareté qu’on ne savoure que tous les vingt et un jours.

Retour en famille après trois semaines d’absence. Leitah, son fils Clayton, 5 ans, et sa mère qui veille sur le petit garçon.

Retour en famille après trois semaines d’absence. Leitah, son fils Clayton, 5 ans, et sa mère qui veille sur le petit garçon.

« C’est long, témoigne dans un sourire Lukie, dont le compagnon, Luther, 34 ans, travaille comme ranger dans le Kruger. Mais on arrive quand même à se voir plusieurs fois par mois. » La vie de caserne signifie aussi confier ses enfants. Car être Black Mamba n’interdit pas d’être maman. Depuis 2013, une dizaine de bébés sont nés parmi les troupes. L’un d’eux a même poussé ses premiers cris dans le bush : sa Mamba de mère avait voulu travailler jusqu’au terme. « Mon petit garçon de 1 an vit chez ma sœur, explique Kedibone. En ce moment, il est malade. C’est d’autant plus difficile d’être loin de lui. Mais je n’ai pas le choix. »

Quand vient le temps des retrouvailles, elles gâtent leurs bambins comme elles peuvent. « Pour marquer le coup, je les emmène au McDonald’s », sourit Felicia, mère de deux enfants de 4 et 7 ans. Justement, ce jeudi, c’est le tour de Leitah. La Mamba fait sa mue. Le treillis et les gros godillots de patrouille sont troqués pour une élégante robe rouge et des sandales fines. Aujourd’hui, après vingt-quatre jours dans le bush, Leitah va revoir son fils, ses parents, ses frères et sœurs. Avant de rejoindre Hluvukani, 10 000 habitants, à une heure et demie de là, un stop au mall s’impose, pour « ne pas arriver les mains vides ». Cette fois-ci, ce sera un gros gâteau pour Clayton, 5 ans, de la viande pour la marmite de sa maman, des sodas pour les frères et sœurs. Programme des jours off : aller à l’église, rendre visite à la grand-mère, emmener ses frères et sœurs faire des courses, jouer avec son fils. Elle n’aura pas de temps, en revanche, pour son nouveau boyfriend. Il travaille trop loin, à Pretoria, la capitale.

Remise des diplômes aux enfants qui ont participé au programme de sensibilisation Bush Babies.

Remise des diplômes aux enfants qui ont participé au programme de sensibilisation Bush Babies.

Dans la pièce principale de la maison battue par la grêle, la famille Mkhabela profite d’être ainsi réunie. Clayton accueille timidement sa maman. « J’ai quitté la maison lorsqu’il avait 9 mois. Forcément, il est plus proche de mes parents, mais on se parle tous les jours au téléphone », dit Leitah. Elle assure le soutien matériel dans cette famille peu fortunée, qui vit aussi du petit commerce de poulets de la maman et du salaire de chauffeur du papa. « Je suis fier qu’elle soit Black Mamba, mais je suis d’abord heureux qu’elle ait un travail », résume son papa. En Afrique du Sud, le taux de chômage a atteint les 27 % en 2018, dépassant les 50 % chez les moins de 34 ans. « A terme, je veux pouvoir payer l’école privée à Clayton », espère Leitah.

Pour que les enfants veuillent protéger la nature, il faut d’abord qu’ils l’aiment

L’école, justement, est l’autre terrain que les Black Mambas ont décidé d’investir. Elles développent depuis 2015 le projet « Bush Babies » : un programme d’éducation à l’environnement dans les écoles de la province du Limpopo. En 2018, plus de 1 200 enfants y étaient inscrits. Le but : tisser des liens entre les communautés locales et cet héritage en péril qu’est la vie sauvage sud-africaine. « Beaucoup, au sein de nos communautés, pensent que les animaux sont réservés aux Blancs, que ce n’est pas leur monde. Notre but est de les convaincre que cet héritage est à tous, et qu’il faut en prendre soin », explique Collet. « La majorité des braconniers vit ici, parmi nous. En nous adressant aux enfants, nous parlons à tous, eux y compris », complète Lukie. L’initiative est d’ailleurs en passe d’essaimer. En cette fin novembre, la représentante d’une ONG zimbabwéenne, Sibanye, est en effet en mission à Balule pour étudier le projet : « Nous aimerions le dupliquer dans les écoles aux abords du parc national Hwange. Malheureusement, nous n’avons pas encore de Black Mambas de ce côté-ci de la frontière… Nous y réfléchissons. »

Grâce à Bush Babies, les jeunes élèves découvrent un monde que leurs parents eux-mêmes ignorent souvent : visite du camp des Black Mambas, safaris dans la réserve, jeux pédagogiques… « Pour qu’ils veuillent protéger la nature, il faut d’abord qu’ils l’aiment », résume Lewyn Maefala, éducatrice de 25 ans et Mamba référente du dispositif. Au-delà de l’école, elle espère créer des vocations qui rapprocheront encore un peu plus les populations locales de ce joyau national. « Le Kruger n’est qu’à 10 kilomètres, ils doivent savoir qu’il y existe une multitude d’opportunités de jobs. »

Réunis cette fin d’année scolaire au Foskor Community Centre pour la remise en grande pompe des diplômes de la promo 2017-2018, parents et enfants apprécient. « Avant, je ne savais pas qu’on tuait les rhinos pour leurs cornes », témoigne Calvin, 13 ans, tee-shirt « Nature Gardian » sur le dos. Il raconte, ravi, avoir vu ses premiers zèbres et girafes cette année. « Vous savez, nous, les animaux, on ne les voit qu’à la télé. Pour les enfants, c’est magique d’aller les rencontrer dans le bush », confirme Isaiah, 35 ans, chauffeur de taxi et papa de Carol, une bush baby de 12 ans. Imaginerait-il sa fillette revêtir, une fois grande, le treillis des Black Mambas ? « Oui, et j’en serais fier ! » s’exclame-t-il. 
Les rhinocéros d’Afrique du Sud ne sont pas encore sauvés, certes, mais ils sont bien entourés. Leurs anges gardiens préparent déjà la relève.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Publicité

Elections Européennes 2019 Message aux votants

Publié le par Ricard Bruno

Elections Européennes 2019, Message aux votants 
Pourquoi voter pour une liste de défense des animaux aux élections européennes de ce jour n'est pas aussi absurde qu'on le pense ?

 

Tout d'abord, je dois préciser que je suis habituellement contre tout parti sectoriel quelqu'il soit puisqu'il est toujours problématique de réduire la politique à un seul sujet.

 

Le propre de la politique est de chercher à rassembler et à faire dialoguer des positions contraires afin d'éviter la chute dans le vide (et la violence) des lieux sans vision politique.

 

...Mais plaçons nous dans notre nécessaire rapport à l'actualité: Nous sommes en 2019, après notamment que les Français aient dit Non à l'Europe ( du moins à celle, toute administrative, de Bruxelles) par référendum en 2005 et qu'ils furent néanmoins considérés par Sarkozy comme "ayant mal voté".

 

D'ailleurs, Sarkozy a imposé (comme beaucoup d'autres présidents, de droite et de gauche, n'auraient pas hésité à le faire) cette Europe administrative aux Français par le traité de Lisbonne en 2007 ( en clair, quand le peuple n'est pas d'accord, il faut le traiter comme un enfant récalcitrant et lui enfoncer de force le suppositoire qui le rendra politiquement correct pour qu'il n'ait plus qu'à aller 'au dodo').

 

Cette Europe n'écoute pas les peuples qu'elle est censée rassembler et représenter ...mais non pas annuler.

 

Cette Europe, qui sort de temps à autres quelques bonnes réglementations, en propose une multitude d'autres néfastes et laisse se renouveler, par exemple, les actions du lobby de Bayer/Monsanto dont il n'est plus à prouver que ses produits sont dangereux pour la nature et l'humain (condamnation par la justice US dans l'affaire Dewayne Johnson, un jardinier américain atteint d’un cancer attribué au glyphosate), en plus de rendre les agriculteurs financièrement et à jamais dépendants.

 

Toujours à cause des réglementations européennes, qui subventionnent les uns (pas nécessairement les plus méritants) et ruinent les autres, un fermier du Morbihan est obligé de vendre son veau a moins de 5 eur. sous la contrainte des "lois du marché" telles qu’ imposées par l'UE (au point d'absurdité où l'on en est, on devrait proposer le rachat de ces animaux par des associations les défendant et les faisant ainsi échapper autant à la mort qu'à la sur-exploitations pour les faire adopter comme animaux de compagnie par des particuliers ayant un assez grand jardin pour les accueillir: expression poétique d'un sauvetage purement gratuit).

 

L'Europe est aussi le lieu où se nouent des pactes douteux avec des pays loin d'être démocratiques ou ayant des visées d'hégémonie politique ou théologico-politique sur le continent, sans que les citoyens en soient informés (humains livrés à une future boucherie?).

 

L'Europe, c'est encore ces "forces spéciales" aux costumes bizarrement gris-noir qui sont intervenus au moment le plus risqué pour le pouvoir Macron face aux gilets jaunes, mouvement aux revendications sociales de base parfaitement légitimes, même s'il leur reste par ailleurs à se choisir des représentant dignes de ce nom et à faire le ménage concernant certaines franges anti-républicaines /anti-démocratiques qui se sont glissées parmi eux.

 

L'Europe, et la Philosophie en parle depuis la Première Guerre Mondiale, est en vérité en pleine crise: Crise d'identité et pas seulement économique.

 

Ce refus d'assumer ses racines les plus anciennes mène l'Europe et plusieurs de ses pays comme la France à accepter tout et n'importe quoi, et il semble même qu'il y ait une sorte d' "atteinte mentale de type masochiste" avec une jouissance particulière à inverser ses propres valeurs.

 

Ainsi, un couple de japonais qui s'était installé en France pour se lancer dans la production de vins locaux et qui commençait à avoir du succès est menacé d'expulsion

 

https://www.ouest-france.fr/région-occitanie/pyrenees-orientales/malg ré-un-vin-d-exception-des-vignerons-japonais-menaces-d-expulsion-586 0999

...Mais concernant le retour des djihadistes de Syrie en Europe, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, n'a pas eu le courage de refuser par principe tout retour de ces gens extrêmement dangereux où que ce soit en Europe et s'est contentée d'abandonner cette responsabilité aux États dont elle ne sait que pomper l'argent, disant simplement qu' «il n'y aura pas de décision au niveau de l’Union européenne. Elle relève de la compétence de chaque gouvernement ».  
 
J'arrête ici la liste des irrationalités de l'Europe administrative pour laquelle le citoyen est obligé de voter. 
 
Voter reste cependant important pour ne pas laisser des irresponsables pareils continuer à détruire des vies sans en rien s'en rendre compte puisque dans leur univers, tout n'est que dossiers sous lesquels étouffent les visages et leurs vies réelles. 
 
Et c'est ici précisément, maintenant que l'aporie est mise à nue et la limite du non-sens atteinte, que se pose la question: Voter pour un parti d'alternative radicale, qui ne prétend pas non plus changer le monde du jour au lendemain, mais qui peut assez choquer les élites administratives pour prétendre qu'une vie animale peut valoir plus et mieux que leurs débats incapables d'accoucher d'une décision rationnelle et fidèle à un minimum de bon sens pour la Res Publica (la Chose publique), ...voter pour ce parti, ne serait-il pas enfin le moyen d'envoyer cet électrochoc à ces cravatés autant désensibilisés envers les vies humaines qu'envers les vies animales? 
 
D'ailleurs, il est intéressant de noter qu'historiquement parlant, l'évolution des violences envers le monde animal est un signe précurseur de la manière dont les humains finissent par être traités. 
L'Écrivain Dantec disait que les nazis ont perdu la guerre ..mais qu'ils ont gagné le monde.ll y a quelque chose de vrai en cela dans l'universalisation des méthodes de production à la chaîne (qui existent certes dans l'économie civile depuis 1900 mais ont trouvé leur modèles de "rentabilité optimum" dans les camp de concentration nazis en 39-45) où chaque millimètre de barrière et système de contrainte physique est étudié pour rentabiliser au maximum l'exploitation, dans une négation parfaite du sensible et du vivant...  
 
 
Certes, les chaînes de production animale  ne sont pas pour autant une Shoah comme le voudrait des communicants en mal d'amalgames et de scandales faciles. Les industriels ne sont pas des génocidaires. Leur volonté de puissance et leur obsession du profit fonctionnent simplement en flux tendu, comme le drogué a toujours besoin d'une dose de plus. Mais les premiers appartiennent majoritairement à "l'univers des respectables" et les seconds, plutôt  aux crevards des escaliers d'HLM.  
 
L'idée d'aller voter pour une liste pro-animale permettrait donc,  à défaut de prétendre véritablement résoudre les problèmes politiques de l'Europe, de reposer la question du socle des valeurs européennes - et notamment l'humanisme, y compris sa sensibilité portée jusqu'au respect de la condition animale. 
 
 ...Valeurs sur lesquelles ensuite et ensuite seulement, l'on peut fonder une politique.  
 
Pour en donner un exemple  concret, cela passerait, si nous prenons la question de l'éducation,  par l'idée de réhabiliter  une expérience éducative comme il en existait au Moyen-Âge ( qui n'est pas un âge purement obscurantiste mais une époque en laquelle  se préparait déjà la Renaissance à la manière d'une fécondation),... à savoir que l'on confiait à l'adolescent le soin de plantes ( ce qui le valorisait en tant qu'il voyait des transformations du vivant évoluer sous ses propres mains et lui permettait de se construire une personnalité capable d'amortir et de compenser les traumatismes à venir de l'âge adulte) puis le soin des animaux (ce qui lui permettait une première expérience quant â valoriser la vie d'autrui et s'en sentir responsable, conditions essentielles à la fois à l'éthique et au politique). 


Voter pour une liste pro-animale à l'époque des politiques absurdes, c'est donc redonner droit au regard innocent non seulement des animaux, mais aussi à celui volontairement ignoré qui nous habite et dont nous  ne percevons plus la lueur qu'en le regard interpellant de l'animal qui nous fait encore confiance, jusqu'en la dernière caresse avant de le glisser aux mains de l'abattoir. 
 
Et c'est seulement dans l'étonnement que provoque ce choix émotionnel que politicards et administratifs comprendront - peut-être - qu'ils ont raté leur mission ...et reliraient alors les grands textes fondateurs du

Politique qui furent nombreux à évoquer le Leader d'un peuple comme étant d'abord et avant tout "Le Bon Berger" (image aussi usitée chez Platon, Moïse et Jésus ainsi qu'en d'autres figures universelles et moins connues).

Le Bon Berger sait aussi faire évoluer les hommes du stade de troupeau à celui de peuple, dans le respect qui lie la vie singulière de chacun au projet d'une communauté de sens (et ce n'est sans doute pas pour rien que bien des bergers n'arrivent plus à livrer leurs animaux eux-mêmes aux camions qui viennent les chercher et qu'ils chargent une autre personne de s'en occuper : Quelque chose de l'humain, à mi-chemin entre" l'animal du troupeau" et le "devenir-frère" de l'animal réceptif à l'émotion humaine, grandissant en émotion vers une personnalité qu'il acquiert grâce aux soins attentionnés du berger, ....s'est produit en le coeur de chacun, l'agneau et son berger).

À défaut de pouvoir trouver une telle figure de 'Bon Berger", voter pour la liste pro-animale, c'est au moins poser la question :" Y-a-t-il vraiment parmi vous tous, candidats si rapides a prétendre sauver l'Europe, quelqu'un qui soit, d'abord et avant tout, capable d'écouter le silence d'un regard"?

Une fois seulement posée cette question, le Politique peut prétendre exister.

 

Daniel Frédéric Gandus

Knowledge-Manager

Former MBA CCIP Member

Philosophe du Politique et de la Religion

Former Researcher-Lecturer at la Sorbonne, Oxford and Cambridge Universities

Zanea &Cobilevicci Award

Philosophical Review's Award

Writing Today Prize

DS/ND prize

 

Partager cet article
Repost0