VU DANS LA PRESSE - Un jeune homme de 19 ans a été condamné à Brest, vendredi 20 décembre 2019, à une peine de cinq mois de prison avec sursis pour avoir jeté son labrador du 6e étage.
Un plongeon de six étages : le labrado n'avait malheureusement pas survécu à ses blessures. Pour ce geste fou, un jeune homme de 19 ans a été condamné à Brest, vendredi 20 décembre 2019, à une peine de cinq mois de prison avec sursis. Projeté à sept mètres de l'immeuble, l'animal avait trouvé la mort après plusieurs minutes d'agonie.
Le 5 août 2019, à Landerneau (Finistère) ce jeune carrossier sans emploi se dispute avec sa compagne. Au tribunal, vendredi 20 décembre 2019, dans la matinée, le prévenu dit "avoir pété un câble" alors que sa compagne lui demandait de "prendre ses affaires et de s’en aller avec son chien". La présidente Louise Deroubaix a évoqué un "geste odieux" avant d'interroger le jeune homme : " Aujourd’hui le chien, demain l’enfant de votre compagne de 3 ans ?".
Les trois associations de défense des intérêts animaliers, dont la Fondation Brigitte Bardot, ont, elles, dénoncé des actes "d'une particulière gravité", rapporte Ouest France. Elles considèrent qu'il y avait-là une "intention manifeste de donner la mort étant donné la violence du geste de projection de l’animal". Elles évoquent également le témoignage de voisins confirmant "de coups de pied répétés sur le chien et d’absence de suivi vétérinaire".
Les associations réclamaient une peine exemplaire
Le procureur a quant à lui déploré la "gravité d’un geste radical" mais refuse de répondre aux demandes des pétitions lancées (plus de 113.663 signataires recueillies). Celles-ci réclamaient une peine exemplaire. "La justice ne doit pas se transformer en vengeance". Il reconnaît, par ailleurs, que le prévenu avait exprimé des regrets, qu’il n’existait pas d’antécédent et que le contrôle judiciaire avait été respecté.
Du côté de la défense, l’avocat du jeune homme, Me Benjamin Le Saos a plaidé "un acte inadmissible, mais un geste isolé". Il dénonce "l’emballement sociétal et le lynchage médiatique" suscités par l’émotion du drame. Suite aux pétitions et aux plaintes du voisinage, le couple avait en effet dû déménager.
Reconnu entièrement responsable, le prévenu écope tout de même de cinq mois de prison avec sursis et quinze ans d’interdiction de détenir un animal. Il est par ailleurs condamné à verser à chacune des associations de défense animalière 250 euros pour préjudice moral et 450 euros pour couvrir les frais de justice.
Selon le rapport de la Cour des Comptes publié le 20 novembre 2019 :
« La Fondation Brigitte Bardot, créée en 1986, consacre l’essentiel de son budget annuel (16,4 M€ en 2017) à la protection des animaux, en gérant trois refuges, en versant des aides financières en France mais aussi à l’étranger, en conduisant des actions en justice contre la maltraitance animale et en menant des actions de sensibilisation. »
La Cour des Comptes a vérifié, sur les exercices 2013 à 2017, le respect par la Fondation Brigitte Bardot des statuts et règlements comptables en vigueur, ainsi que la conformité de ses dépenses en faveur des animaux aux objectifs poursuivis par les appels publics à la générosité. »
REPONSE DE LA PRESIDENTE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA FONDATION BRIGITTE BARDOT
Sous l’impulsion de sa Présidente fondatrice et de son conseil d’administration et avec l’appui de sa direction générale, la Fondation Brigitte Bardot œuvre depuis plus de 25 ans pour la défense et la protection de l’animal. Avec ses 70.000 donateurs, un budget de 21 millions d’euros, 6000 animaux en refuge et 160 nouvelles actions en justice en moyenne par an, elle a su atteindre ses objectifs statutaires tout en ayant fait face à plusieurs défis de nature technologique, culturelle, sociale et réglementaire. Cette évolution s’est accompagnée d’une croissance du nombre de ses salariés de 8 en 1995 à 120 en 2019, correspondant à la montée en puissance de ses ressources et de ses missions sociales.
Dans cette volonté de se doter de moyens adaptés en vue de rester mobilisée et performante dans la durée, la Fondation entend tirer le meilleur profit des observations de la Cour des Comptes pour améliorer sa gouvernance et son fonctionnement dans le sens de la préservation de ses intérêts statutaires et de ses missions sociales mais aussi dans le prolongement de ses propres audits et procédures internes. Notamment, la Fondation prend acte des nombreux points de satisfécits mentionnés dans son relevé d’observations définitives ainsi que des recommandations qui lui permettront de progresser dans le processus d’efficience déjà enclenché de son fonctionnement.
DES MISSIONS SOCIALES PLEINEMENT ACCOMPLIES
La spécificité de la Fondation Brigitte Bardot, y compris par rapport à d’autres organismes associatifs de protection animale, mérite d’être rappelée. La Fondation n’a en effet que 25 années d’existence, ne perçoit aucune subvention ou concours public et ne faisait pas, jusqu’en 2017, à la différence des autres sociétés de protection animale, d’appel public à la générosité sous forme de sollicitations actives à l’adresse de donateurs ou légataires. Ses ressources sont exclusivement constituées de dons et de legs privés, dont 83 % sont affectés directement à la réalisation de ses missions sociales. Dans le but de défendre la cause des animaux sauvages et domestiques, en France et à l’étranger, elle recueille dans ses structures des animaux abandonnés ou confiés par les services de l’État (notamment les services vétérinaires) ou sur décision de justice ou encore par les légataires (à titre de charge grevant les legs ou successions), elle agit en justice contre les auteurs de maltraitance et elle contribue activement à la coopération internationale dans le domaine de la cause animale. Au demeurant, chacune de ces actions est reconnue et saluée par la Cour des Comptes à l’occasion de son contrôle et notamment s’agissant :
des conditions matérielles d’accueil en refuge jugées par la Cour « de très grande qualité » ;
de la très forte implication de la Fondation dans les actions en justice contre les actes de maltraitance pour laquelle la Cour conclut par ce constat : « elle obtient des condamnations » ;
de ses actions sur le plan international pour lesquelles la Cour relève avec satisfaction que la Fondation « réalise un contrôle de l’emploi des fonds reçus ».
Ainsi la Cour des Comptes conclut-elle à la conformité des dépenses engagées aux objectifs poursuivis par la Fondation Brigitte Bardot.
UNE ORGANISATION SOLIDE ET EFFICIENTE
En 25 ans, le développement considérable des actions de la Fondation, que ce soit en termes d’accueil des animaux, d’actions en justice ou de coopération internationale s’est réalisé dans un cadre maîtrisé qui est particulièrement bien illustré par le ratio de frais de gestion de l’ordre de 17 % (avant quelques retraitements non-significatifs à opérer sur les préconisations de la Cour). Ainsi, au cours de son contrôle de près d’un an et demi et dans le cadre de ses observations provisoires puis définitives, la Cour a eu l’occasion d’opérer les constats suivants :
la très grande stabilité de l’équipe de gouvernance, ce qui est un gage de bonne gestion ;
la « solidité de la situation financière » de la Fondation ;
la circonstance que « la politique salariale de la Fondation est maitrisée » ;
le fait que « le dispositif de bénévolat renforce l’action de la Fondation dans sa communication avec le grand public dans des conditions qui sont bien maitrisées », ou encore ;
s’agissant de la gestion des fonds, « la procédure (de gestion des caisses) est correctement appliquée et n’a pas donné lieu à des difficultés ou dérives » ;
et enfin s’agissant du choix des prestataires et fournisseurs : « les entreprises intervenantes sont choisies selon les besoins, les urgences, leurs disponibilités et leurs tarifs », étant précisé que la Fondation n’est pas soumise aux règles de mise en concurrence, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve de transparence et de rigueur dans la passation des contrats avec ses partenaires.
DES CHANTIERS EN COURS
Au-delà du constat de conformité des dépenses engagées par la Fondation aux objectifs poursuivis, la Cour émet deux réserves et quatre recommandations :
Première réserve : le compte d’emploi des ressources
La Cour a relevé que les comptes d’emploi des ressources collectées précédemment établis ne respecteraient pas strictement la présentation du règlement du 7 mai 2008. En dépit de l’absence de lisibilité et des critiques nombreuses (émanant notamment de la Cour des Comptes elle-même) dont a fait l’objet ledit règlement, la Fondation a d’ores et déjà mis en application toutes ses prescriptions pour l’exercice 2018 dans l’attente de l’entrée en vigueur en 2020 d’un nouveau règlement qui améliorera significativement la présentation du compte d’emploi des ressources. La Fondation se prépare et anticipe ce changement en considérant que la valorisation exhaustive des dons et legs collectés fait bien évidemment partie de ses priorités.
Seconde réserve : l’information délivrée aux donateurs
La Cour émet le souhait que soient formalisés à l’attention des donateurs, les montants et ratios des dépenses affectées respectivement aux missions sociales, frais de recherche de fonds et frais de fonctionnement. La Fondation prévoit dans le prolongement de la recommandation de la Cour, de réinsérer, comme elle l’avait déjà fait, dans l’Info Journal (publication adressée aux donateurs de la Fondation) une fois par an une présentation synthétique des données financières relatives à ses ressources ainsi qu’à leur emploi. Elle rappelle en outre que ses comptes annuels sont déposés en toute transparence au bureau des associations de la Préfecture de Paris
Recommandation n° 1 : mise en œuvre de nouveaux statuts
La Fondation prend acte que les statuts originaux datant de 1993 doivent faire l’objet d’une refonte pour répondre à la fois au fonctionnement pratique et aux nouvelles technologies mises en œuvre dans toute organisation moderne. En ce sens, elle a d’ores et déjà engagé les démarches nécessaires pour renouveler ses statuts. À toutes fins utiles, et ainsi qu’il a été noté par la Cour lors de son contrôle et par le représentant du Ministère de l’Intérieur siégeant au Conseil d’Administration, aucune situation avérée de conflit d’intérêt n’est susceptible d’être relevée au sein des instances de la Fondation. Sur cette question, la Fondation a répondu par la mise en place des actions décrites à la suite de la seconde réserve.
Recommandation n° 3 : procédures écrites relatives aux dons et legs
Concernant le traitement des dons ainsi que la gestion et la réalisation des dossiers de legs et donations, des procédures écrites existent déjà et seront davantage formalisées. La Cour a pu constater que la gestion des legs et donations est parfaitement maitrisée et transparente grâce à un progiciel dédié mis en place dès 1998.
Recommandation n° 4 : information des donateurs [et testateurs] sur les dépenses engagées
Dès à présent et de longue date, la Fondation adresse à chacun de ses donateurs (les testateurs étant malheureusement et par définition décédés) les éditions de son Info Journal. Cette publication sera complétée, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises dans le passé (encarts « La Fondation en chiffres » et diffusion d’extraits du rapport moral), de présentations synthétiques de la répartition des dépenses affectées aux principales actions statutaires que sont notamment les refuges, les pensions et les aides aux associations. La Fondation pérennisera cette information au profit de ses donateurs.
CONCLUSION
Le contrôle de la Cour des Comptes a permis aux magistrats de la Cour de constater non seulement la très forte implication dans la vie associative des responsables de la Fondation et de sa fondatrice qui en assure la présidence effective – mais aussi la confiance accordée et renouvelée par les donateurs dans les actions menées ainsi que le taux remarquable de transformation des ressources collectées dans la réalisation des missions de protection et de défense des animaux.
Ce contrôle permettra de poursuivre les efforts de structuration et de modernisation de la Fondation, à travers la refonte de ses statuts et de l’approfondissement des procédures mises en place sans alourdir à l’excès les processus de décision au mépris de l’efficacité recherchée mais dans le respect permanent des valeurs de la Fondation.
Brigitte Bardot a proposé ce vendredi au président du Kazakhstan l’aide de sa Fondation pour secourir les animaux errants, des chats et des chiens, « tués d’une manière barbare » dans son pays.
L’ancienne actriceBrigitte Bardota proposé, ce vendredi, son aide au président du Kazakhstan dans une lettreKazakhstanadressée àKassym Jomart-Tokaïev:Des témoignages ne cessent d’affluer dénonçant les captures brutales de chiens et de chats tués d’une manière barbare. Les agences de contrôle animal sont ainsi payées pour nettoyer les rues sans le moindre état d’âme pour le traumatisme vécu par ces pauvres animaux, rapporte Brigitte Bardot.
« Des animaux brûlés vivants ! »
Selon elle,la cruauté n’a pas de limites et dans certaines villes comme Atyraou et Uralsk, certains produits provoquant la paralysie sont utilisés avant de brûler les animaux vivants !, s’indigne-t-elle estimant queles personnes commettant de tels actes en France ou dans le plupart du monde seraient perçues comme psychopathes et internées ou subiraient de longues peines de prison.
Mettez en place une gestion humaine des animaux errants où la stérilisation, l’identification, la responsabilisation de la communauté ainsi que l’éducation viennent remplacer une politique barbare qui nuit atrocement à l’image de votre pays, implore B.Bprête à collaborer pour ce changement de stratégie.
Mischa, 22 ans, dans son enclos chez les Poliakov, les Thénardier du dressage, dans le Perche, en 2019. Une photo diffusée par l’association pour la protection animale One Voice. En médaillon: Sous sa muselière, Mischa peut à peine respirer : la collerette cache la marque de la chaîne. One Voice, DR.
Le martyre de l’ours Mischa relance le débat sur l’interdiction des animaux sauvages dans les spectacles.
Sans vergogne, les Poliakov avaient appelé leur société de dressage et de spectacle Animal bien-être, histoire de rassurer le client. Dans leur domaine du Perche, Sacha et Dany élèvent trois ours bruns, un singe magot, des chameaux, des perroquets, des lamas et quelques dizaines d’animaux domestiques. Une cinquantaine de bêtes qu’ils louent à des cirques ou pour des expositions, des festivals, des anniversaires. « Trente ans de métier », se vantent-ils, et des shows « pleins d’humour, de complicité, de tendresse »… Ce n’est pas ainsi que les caractérisent plusieurs associations de protection animale.
Depuis 2004, la Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis, One Voice dénoncent les mauvais traitements qu’ils infligent à leurs bêtes. Puis, cette année, One Voice – qui milite pour le « droit absolu des animaux au respect » – révèle des images choquantes. Nina est l’un des auteurs des photos. Elle raconte, bouleversée : « Les trois ours vivaient dans une minuscule cellule en béton. Des ouvertures sans fenêtre, un toit en tôle ondulée. L’hiver, c’est glacé ; l’été, ils sont écrasés sous le cagnard. Des geôles moyenâgeuses, infectes, dans lesquelles les animaux reposent prostrés, à même le fumier, au milieu des rats. Leur nourriture : croquettes pour chiens, fruits et légumes pourris…
Même les structures de transport n’étaient pas aux normes. Mina, une femelle singe magot, a été enfermée pendant six ans dans une cage de 50 centimètres carrés, au fond d’une camionnette. Elle est aujourd’hui dehors, dans un enclos insalubre. Un des chameaux est mort, personne ne sait pourquoi, et une biche a disparu… Quant aux ours Bony et Glasha, ils ont croupi entre 2007 et 2012 enfermés dans des camions, dans le noir. De véritables cachots… » Mais le pire, les Poliakov l’ont réservé à leur vedette, Mischa, un ours brun de 22 ans. Trop docile, l’animal a fait le tour de France des foires, des boîtes de nuit, des soirées dans les palaces. Exhibé en tutu rose sur un vélo ou avec un cigare entre les lèvres. Sur les vidéos, il apparaît épuisé, traînant les pattes jusqu’à chuter, l’air malheureux et craintif d’un clébard battu par son maître, mais ça fait rire le public. Il ne pèse plus que 160 kilos au lieu de 250, un collier en fer serre étroitement son cou décharné.
Pendant des mois, plusieurs plaintes et signalements sont déposés auprès des autorités. Inspections, mises en demeure, menaces… Sans effet. Muriel Arnal, présidente de One Voice, ne décolère pas : « La préfecture, qui ne cesse de nier les actes de maltraitance sur cet ours, est aussi responsable ! Pourquoi n’a-t-elle pas réagi durant toutes ces années ? » Début septembre, enfin, tout s’accélère. La préfecture de Loir-et-Cher ordonne de placer Mischa dans un zoo-refuge. Ce sera la Tanière, près de Chartres.
A son arrivée, Mischa n’est que plaies et souffrance. Crocs infectés, dessous des pattes en sang, marques de coups des fesses au museau. Des années de chaîne ont écrasé sa trachée. La rouille, léchée sur les barreaux de sa cage, a provoqué le cancer qui lui ronge les poumons. Des vers longs de plusieurs centimètres ont envahi ses entrailles, le dévorant vivant. Certains s’échappent de ses naseaux. Sa respiration est celle d’un mourant.
Pendant deux mois, raconte Patrick, nous avons tout tenté pour sauver Mischa. Mais il était trop tard
Le samedi 14 septembre, l’animal est pris en charge par Patrick Violas, fondateur de la Tanière. « Notre mission, explique Patrick, est de récupérer des animaux en difficulté ou saisis par les autorités dans des zoos, des cirques, chez des particuliers ou dans des laboratoires en France et en Europe, de les soigner et de leur offrir une retraite paisible, ici ou ailleurs. Nous avons environ 450 animaux : des fauves, des otaries, des perroquets, des cochons… » Il travaille avec Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage, et ses équipes. « Pendant deux mois, raconte Patrick, nous avons tout tenté pour sauver Mischa. Mais il était trop tard. Il était trop faible. Jamais nous n’avions récupéré un animal dans un état aussi catastrophique. Le 12 novembre, il ne s’est pas réveillé d’une anesthésie générale… »
Un animal martyr qui ne serait pas mort pour rien, se console Patrick. Car Bony et Glasha, les deux autres ours des Poliakov, ont aussi rejoint des refuges. « Les cas de violence volontaire sont rares. La maltraitance relève plus souvent de la maladresse. De l’ignorance, également. En général, les gens du cirque s’occupent bien de leurs animaux et les aiment », explique Patrick. Lui aussi se demande comment la préfecture a pu laisser aux Poliakov leurs animaux, et même comment ils peuvent encore exercer le métier de dresseurs !
Si quelqu’un est scandalisé par cette histoire, c’est bien les Bouglione, nés dans une des plus illustres familles circassiennes françaises. Pendant plus de vingt ans, Thierry et Sandrine ont ébloui les spectateurs avec leurs fauves. Ils parlent avec franchise de leurs « six enfants : deux tigres, deux panthères, un garçon et une fille, tous très câlins » ! Sandrine confie : « Nous avons élevé nos tigres, Rambo et Indiana, et nos deux panthères, Bagheera et Tharan, au biberon. Nous les avons chéris comme des membres de notre famille. Ils vivaient avec nous, on les promenait. Au réveil, nos premières pensées étaient pour eux, et chaque 31 décembre à minuit, nous étions dans leur enclos pour célébrer la nouvelle année… Les fauves avaient une confiance en nous exceptionnelle. »
Et Thierry de renchérir : « Nos tigres ont vécu plus de vingt ans… C’est plus que dans la nature. Quant à Bagheera, elle s’est éteinte à 28 ans, un record de longévité ! Lorsqu’ils sont morts, nous étions dévastés, incapables de continuer le spectacle. Nous n’avons aucun regret, et encore moins de remords – car, même si cela déplaît, nos animaux ont été heureux ! Alors c’est dur, aujourd’hui, d’entendre ce qu’on entend. Il y a beaucoup de polémiques, le dialogue avec les militants associatifs est compliqué… Nous vivons mal leurs accusations, même si nous entendons certains de leurs arguments. » Les Bouglione rappellent que la plupart de leurs clients posent la question avant de réserver : est-ce qu’il y a des fauves ? « Il faudrait peut-être mieux contrôler qu’interdire », dit encore Thierry.
Environ 2 000 bêtes – des ours, des fauves, des éléphants, des hippopotames, tous nés en captivité – seraient exploitées sur le territoire
La réglementation sur la détention des animaux et leur exploitation existe déjà. Et elle est stricte. Elle définit par exemple la durée des séjours à l’extérieur pour les fauves (quatre heures par jour), la taille des bassins, des cages… Dans l’arrêté du 18 mars 2011, 44 articles détaillent les exigences minimales d’hébergement pour les 400 cirques recensés en France. Aux autorités de les faire respecter et de punir les contrevenants. Militants animalistes et gens du cirque sont d’accord sur une chose : les contrôles des préfectures sont rares et légers. Bruno Kupfer, vétérinaire chargé du cirque Bouglione, ajoute : « N’en déplaise à certains, les grands cirques se préoccupent du bien-être de leurs animaux. Mais les plus petites structures n’ont pas toujours les ressources financières pour le faire. » Quitte, parfois, à augmenter leurs revenus grâce au trafic de lionceaux et de tigrons, vendus sous le manteau dans des cités… Le trafic d’animaux est le troisième plus lucratif après celui des drogues et des armes.
Depuis des années, les associations réclament l’interdiction définitive des bêtes sauvages dans les spectacles, fixes comme itinérants. Environ 2 000 bêtes – des ours, des fauves, des éléphants, des hippopotames, tous nés en captivité – seraient exploitées sur le territoire. Un chiffre noir, impossible à vérifier, que dénoncent aussi les militants. Amandine Sanvisens, cofondatrice de Paris Animaux Zoopolis, demande au ministère de l’Ecologie « un recensement détaillé de chaque espèce et un calendrier précis des mesures pour en finir avec les animaux sauvages dans les cirques. Idéalement, d’ici deux ans pour ceux à faible effectif, comme les hippopotames qui doivent être placés dans des refuges, et d’ici six ans pour les fauves et primates. Les gens n’aiment plus voir des tigres, rendus fous par le stress, tourner en rond dans leur cage. » Selon un sondage réalisé par plusieurs ONG, 56 % des personnes interrogées affirment que « l’avenir des cirques, c’est sans les animaux », même si 49 % jugent qu’ils sont bien traités. Une chose est sûre, ce sont les dompteurs qui vont rejoindre les espèces… en voie de disparition.
Le râle de Guam, petite espèce d’oiseau endémique de l’île du même nom, dans le Pacifique, avait disparu à l’état sauvage. Il avait été décimé par un serpent invasif. Aujourd’hui, l’espèce est réintroduite dans la nature.
Un petit oiseau au plumage sombre, qui ne dépasse pas la trentaine de centimètres de long. Voici à quoi ressemble le râle de Guam. C’est une espèce endémique de l’île du même nom, un territoire américain de l’ouest de l’océan Pacifique. Jusque très récemment, l’oiseau avait complètement disparu à l’état sauvage.
La population de l’espèce a été décimée par l’introduction accidentelle à Guam d’une espèce invasive de serpents, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’oiseau est incapable de voler, et, n’ayant jamais été confronté aux serpents, il n’a pas su leur échapper.
Résultat, depuis la fin des années 1980, le râle de Guam était considéré comme étant« éteint à l’état naturel »par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), une organisation non-gouvernementale qui tient à jour une liste rouge des espèces menacées.
Une trentaine d’années plus tard, la situation du râle de Guam s’est beaucoup améliorée. Il a été réintroduit dans la nature et n’est plus considéré comme éteint à l’état naturel, a indiqué l’UICN ce mardi.
De 10 000 individus… à 21
Si le râle de Guam a pu être réintroduit dans la nature, c’est grâce à des programmes d’élevage en captivité.
Et en 1985, il restait très exactement 21 râles de Guam sur l'île, contre… environ 10 000 avant les années 1960, selon les chiffres du Zoo national Smithsonian de Washington.
À ce moment-là, il a été décidé de capturer les derniers (et rares) individus en liberté, pour mettre en place des programmes de conservation.
Des râles ont donc été élevés en captivité, à Guam, mais aussi dans 11 zoos des États-Unis, certains hébergeant déjà des spécimens.
Dès 1989, des oiseaux ont été relâchés sur l’île de Rota, un autre territoire américain situé au nord de Guam. Où il n’y a pas de serpents. Au fil des ans, des dizaines de spécimens y ont été relâchés. Jusqu’à 100 par an, précise l’organisation non-gouvernementale (ONG) britannique Birdlife International.
En 1998, les autorités avaient relâché 16 oiseaux à Guam, dans des secteurs protégés des serpents. Mais« on estime que cette population a été réduite à néant par des chats errants et d’autres prédateurs », relève un rapport du Service de la pêche et de la faune des États-Unis publié en 2009.
Relâchés dans d’autres îles
Dans les années 2010, d’autres râles ont été relâchés à Cocos, une petite île du territoire de Guam. Il a d’abord fallu éradiquer les rats de l’île, précise le Zoo national de Washington, et s’assurer qu’il y avait suffisamment de lézards pour que les oiseaux puissent se nourrir…
Un rail de Guam au Zoo de Cincinnati, aux États-Unis. (Photo : Greg Hume / Wikimédia Commons / CC BY-SA 3.0)
Entre 2010 et 2012, 26 râles y ont été introduits. Ils vivent en liberté et sont visibles partout sur l’île, même s’il est difficile d’estimer combien d’individus compte la population sur place, précise Birdlife International.
À Rota, en revanche,« leur population ne peut pas encore être considérée comme étant totalement suffisante », indiquait l’ONG britannique en 2017. Une manière de dire que l’on ne pouvait pas être certain de la pérennité de l’espèce.
Deux ans plus tard, l’UICN considère donc que ça y est, l’oiseau est« établi »sur l’île Cocos. L’institution ne mentionne pas la situation à Rota.
Un seul précédent
C’est la seconde fois, seulement, qu’une espèce d’oiseau se rétablit ainsi après avoir été déclarée éteinte à l’état naturel par l’UICN. L’autre espèce est le condor de Californie.
Décimés par la chasse, la pollution, et la destruction de leur habitat naturel, ces condors n’étaient plus que 22 en vie dans la nature en 1982, selon la revue scientifique américaineSmithsonian.
Cette même année, un programme d’élevage avait été mis en place au Zoo de San Diego, rapporte la chaîne de télévision américaine CNN. Dix ans plus tard, les condors avaient commencé à être relâchés dans la nature. Et le 22 juillet dernier, le 1 000e individu en vie aujourd’hui est né : un œuf a éclos dans l’État américain de l’Utah.
Le râle de Guam, lui, n’en est pas encore tout à fait là. Il est toujours considéré par l’UICN comme étant« en danger critique »de disparition. L’espèce reste« à deux doigts de l’extinction ».
Grâce à la newsletter de No Corrida, membre de la FLAC,vous découvrirez, entre autres, les dernières personnalités quiviennent de se positionner contre la présence des moins de 16 ansdans les arènes lors de corridas. Parmi celles-ci : AuroreBergé (Députée), Cédric Villani (Député), ElisabethBadinter (philosophe), Benjamin Griveaux (Député), David Beillard (Conseiller de Paris). http://nocorrida.com/2019/12/01/linc-35/
Le COLBAC, membre de la FLAC, organise le 15décembre prochain à Béziers, un débat qui aura pour thème : "Corrida, politique et élections municipales". https://www.lindecapant.fr/articles/19187/beziers-colbac-corrida-politique-et-elections-municipales
Dans le cadre de son son exposition itinérante "L'autreréalité de la corrida...", la FLAC s'installeradu 5 février au 10 février dans le Gard à Villeneuve-lèsAvignon. A 30 km de Nîmes...
Fichage des employés et visiteurs, salaires mirobolants, environnement... Des employés dénoncent les pratiques douteuses, relève France Bleu.
Rififi dans les coulisses du zoo d'Amnéville. Le parc lorrain, qui compte plus de 2 000 animaux différents et reçoit plus de 500 000 visiteurs par an, est attaqué par 120 salariés aux prud'hommes. Ils dénoncent un ensemble de pratiques douteuses, révèleFrance Bleu Lorraine Nord.
Au cœur du problème, un fichier Excel, qui serait tenu par plusieurs membres du zoo. On y trouve pas moins de 214 noms. Parmi eux, des employés, dont les profils surlignés en jaune, sont associés à divers commentaires : « élément perturbateur en service restauration », « pb prud'homme », « problème en fin de contrat, a réclamé des heures impayées ». À leurs côtés, figurent aussi des visiteurs qui sont là aussi classifiés comme étant « militant fondation Brigitte Bardot » ou « anti-cirque ». Le document aurait été dénoncé à la police début 2019 par une ancienne employée, mais aucune enquête n'aurait été lancée. Michel Louis, le directeur du zoo nie l'existence du document : « c'est n'importe quoi, vous pouvez d'ailleurs regarder dans nos ordinateurs ». Une proposition qui ferait suite à un nettoyage en règle du parc informatique, selonFrance BleuLorraine Nord.
Salaires et animaux
Mais d'autres affaires internes au zoo d'Amnéville sortent dans la presse. Ainsi, plusieurs salariés dénoncent « une caissière à plus de 3 000 euros », ou encore un recours régulier au paiement en liquide. Les employés les plus méritants seraient par ailleurs invités chaque année pour « trois semaines de vacances, tous frais payés ».
Certains animaux seraient aussi enterrés sur place, comme l'éléphante Catarina. Une proche de Michel Louis va plus loin, dressant une petite liste : « un lion, un puma, un boa... On n'avait pas les moyens de payer l'équarrissage, alors on acceptait, pour la boîte. » Un gorille mort en 2017, officiellement à la suite d'une « rupture d'anévrisme », aurait en fait succombé à une « erreur d'anesthésie », confie un ancien employé.
L'aspect environnemental semble aussi soulever des questions. « Les eaux usées des tapirs, des tamanoirs, des jaguars, des perroquets, des manchots partent dans la nature, avec parfois des produits détergents comme du chlore ou de l'acide chlorhydrique », détaille ainsi Pascal, renvoyé en 2017 « pour alcoolisme », qui attaque le zoo aux prud'hommes. Ils seront 120 dans le même cas, lors de l'audience prévue le 3 février 2020. Parmi eux, Michel Louis qui a attaqué son propre zoo « pour se protéger ».
Deux personnes comparaissaient devant le tribunal correctionel de Perpignan ce mercredi pour vol, sévices et cruauté envers un animal. Ils ont reconnu avoir volé et égorgé le poney pour le manger.
Il y avait une foule peu habituelle ce matin au Tribunal correctionnel de Perpignan.Dès le début de l'audience, l'ambiance s'est tendue lorsque le propriétaire du poney a tenté de s'en prendre physiquement aux deux prévenus.Les services de l'escorte pénitentaire sont intervenus pour faire extraire l'homme de la salle d'audience à la demande du Président du Tribunal.
Très vite est dressé le profil des deux accusés.Deux hommes de nationalité roumaine âgés de 31 et 40 ans.
En France depuis 3 semaines pour l'un, une semaine pour l'autre. Ils sont venus dans la région pour travailler en tant qu'ouvrier dans des exploitations agricoles.
Voler l'animal pour le manger
Tout s'est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche dans un camping d'Argelès-sur-mer où les deux hommes louent un bungalow. Après une soirée alcoolisée, les deux hommes expliquent avoir volé le poney chez une voisine du terrain de camping pour le manger. Les deux prévenus s'expliquent :
Le président répond directement : " Peut-être, mais le vol est aussi un délit dans votre pays!" .Le procureur requiert une peine de 8 mois d'emprisonnement dont 6 avec sursis.
Verdict : 4 mois ferme
Après le délibéré, le verdict du tribunal est plus sévère.Les hommes sont tous les deux condamnés à 4 mois d'emprisonnement. Ils devront aussi verser 7500 € de dommages et intérêts. Le propriétaire du poney devrait recevoir 5000€ et 2500€ pour les associations de défense des animaux.