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histoires d'animaux

Cirque : les animaux malades de la piste

Publié le par Ricard Bruno

Mischa, 22 ans, dans son enclos chez les Poliakov, les Thénardier du dressage, dans le Perche, en 2019. Une photo diffusée par l’association pour la protection animale One Voice. En médaillon: Sous sa muselière, Mischa peut à peine respirer : la collerette cache la marque de la chaîne. One Voice, DR.

Mischa, 22 ans, dans son enclos chez les Poliakov, les Thénardier du dressage, dans le Perche, en 2019. Une photo diffusée par l’association pour la protection animale One Voice. En médaillon: Sous sa muselière, Mischa peut à peine respirer : la collerette cache la marque de la chaîne. One Voice, DR.

Le martyre de l’ours Mischa relance le débat sur l’interdiction des animaux sauvages dans les spectacles.

Sans vergogne, les Poliakov avaient appelé leur société de dressage et de spectacle Animal bien-être, histoire de rassurer le client. Dans leur domaine du Perche, Sacha et Dany élèvent trois ours bruns, un singe magot, des chameaux, des perroquets, des lamas et quelques dizaines d’animaux domestiques. Une cinquantaine de bêtes qu’ils louent à des cirques ou pour des expositions, des festivals, des anniversaires. « Trente ans de métier », se vantent-ils, et des shows « pleins d’humour, de complicité, de tendresse »… Ce n’est pas ainsi que les caractérisent plusieurs associations de protection animale.

Depuis 2004, la Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis, One Voice dénoncent les mauvais traitements qu’ils infligent à leurs bêtes. Puis, cette année, One Voice – qui milite pour le « droit absolu des animaux au respect » – révèle des images choquantes. Nina est l’un des auteurs des photos. Elle raconte, bouleversée : « Les trois ours vivaient dans une minuscule cellule en béton. Des ouvertures sans fenêtre, un toit en tôle ondulée. L’hiver, c’est glacé ; l’été, ils sont écrasés sous le cagnard. Des geôles moyenâgeuses, infectes, dans lesquelles les animaux reposent prostrés, à même le fumier, au milieu des rats. Leur nourriture : croquettes pour chiens, fruits et légumes pourris…

Lire aussi:Paris vote contre les spectacles d'animaux sauvages dans les cirques

Même les structures de transport n’étaient pas aux normes. Mina, une femelle singe magot, a été enfermée pendant six ans dans une cage de 50 centimètres carrés, au fond d’une camionnette. Elle est aujourd’hui dehors, dans un enclos insalubre. Un des chameaux est mort, personne ne sait pourquoi, et une biche a disparu… Quant aux ours Bony et Glasha, ils ont croupi entre 2007 et 2012 enfermés dans des camions, dans le noir. De véritables cachots… » Mais le pire, les Poliakov l’ont réservé à leur vedette, Mischa, un ours brun de 22 ans. Trop docile, l’animal a fait le tour de France des foires, des boîtes de nuit, des soirées dans les palaces. Exhibé en tutu rose sur un vélo ou avec un cigare entre les lèvres. Sur les vidéos, il apparaît épuisé, traînant les pattes jusqu’à chuter, l’air malheureux et craintif d’un clébard battu par son maître, mais ça fait rire le public. Il ne pèse plus que 160 kilos au lieu de 250, un collier en fer serre étroitement son cou décharné.

 

Lire aussi:Ce cirque remplace les animaux par des hologrammes

Pendant des mois, plusieurs plaintes et signalements sont déposés auprès des autorités. Inspections, mises en demeure, menaces… Sans effet. Muriel Arnal, présidente de One Voice, ne décolère pas : « La préfecture, qui ne cesse de nier les actes de maltraitance sur cet ours, est aussi responsable ! Pourquoi n’a-t-elle pas réagi durant toutes ces années ? » Début septembre, enfin, tout s’accélère. La préfecture de Loir-et-Cher ordonne de placer Mischa dans un zoo-refuge. Ce sera la Tanière, près de Chartres.

Au refuge la Tanière, près de Chartres, à l’arrivée de Mischa en septembre.
Au refuge la Tanière, près de Chartres, à l’arrivée de Mischa en septembre.© DR

 

A son arrivée, Mischa n’est que plaies et souffrance. Crocs infectés, dessous des pattes en sang, marques de coups des fesses au museau. Des années de chaîne ont écrasé sa trachée. La rouille, léchée sur les barreaux de sa cage, a provoqué le cancer qui lui ronge les poumons. Des vers longs de plusieurs centimètres ont envahi ses entrailles, le dévorant vivant. Certains s’échappent de ses naseaux. Sa respiration est celle d’un mourant.

Pendant deux mois, raconte Patrick, nous avons tout tenté pour sauver Mischa. Mais il était trop tard

Le samedi 14 septembre, l’animal est pris en charge par Patrick Violas, fondateur de la Tanière. « Notre mission, explique Patrick, est de récupérer des animaux en difficulté ou saisis par les autorités dans des zoos, des cirques, chez des particuliers ou dans des laboratoires en France et en Europe, de les soigner et de leur offrir une retraite paisible, ici ou ailleurs. Nous avons environ 450 animaux : des fauves, des otaries, des perroquets, des cochons… » Il travaille avec Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage, et ses équipes. « Pendant deux mois, raconte Patrick, nous avons tout tenté pour sauver Mischa. Mais il était trop tard. Il était trop faible. Jamais nous n’avions récupéré un animal dans un état aussi catastrophique. Le 12 novembre, il ne s’est pas réveillé d’une anesthésie générale… »

Un animal martyr qui ne serait pas mort pour rien, se console Patrick. Car Bony et Glasha, les deux autres ours des Poliakov, ont aussi rejoint des refuges. « Les cas de violence volontaire sont rares. La maltraitance relève plus souvent de la maladresse. De l’ignorance, également. En général, les gens du cirque s’occupent bien de leurs animaux et les aiment », explique Patrick. Lui aussi se demande comment la préfecture a pu laisser aux Poliakov leurs animaux, et même comment ils peuvent encore exercer le métier de dresseurs !

Dans les années 2000. Thierry et Sandrine emmènent leur tigre dans la salle où ils se produisent, à Francfort… dont Rambo raffole des saucisses !
Dans les années 2000. Thierry et Sandrine emmènent leur tigre dans la salle où ils se produisent, à Francfort… dont Rambo raffole des saucisses !© Eric Hadj / Paris Match

Si quelqu’un est scandalisé par cette histoire, c’est bien les Bouglione, nés dans une des plus illustres familles circassiennes françaises. Pendant plus de vingt ans, Thierry et Sandrine ont ébloui les spectateurs avec leurs fauves. Ils parlent avec franchise de leurs « six enfants : deux tigres, deux panthères, un garçon et une fille, tous très câlins » ! Sandrine confie : « Nous avons élevé nos tigres, Rambo et Indiana, et nos deux panthères, Bagheera et Tharan, au biberon. Nous les avons chéris comme des membres de notre famille. Ils vivaient avec nous, on les promenait. Au réveil, nos premières pensées étaient pour eux, et chaque 31 décembre à minuit, nous étions dans leur enclos pour célébrer la nouvelle année… Les fauves avaient une confiance en nous exceptionnelle. »

Au début des années 2000, Sandrine et Rambo après un spectacle à Hanovre.
Au début des années 2000, Sandrine et Rambo après un spectacle à Hanovre.© DR

Et Thierry de renchérir : « Nos tigres ont vécu plus de vingt ans… C’est plus que dans la nature. Quant à Bagheera, elle s’est éteinte à 28 ans, un record de longévité ! Lorsqu’ils sont morts, nous étions dévastés, incapables de continuer le spectacle. Nous n’avons aucun regret, et encore moins de remords – car, même si cela déplaît, nos animaux ont été heureux ! Alors c’est dur, aujourd’hui, d’entendre ce qu’on entend. Il y a beaucoup de polémiques, le dialogue avec les militants associatifs est compliqué… Nous vivons mal leurs accusations, même si nous entendons certains de leurs arguments. » Les Bouglione rappellent que la plupart de leurs clients posent la question avant de réserver : est-ce qu’il y a des fauves ? « Il faudrait peut-être mieux contrôler qu’interdire », dit encore Thierry.

Environ 2 000 bêtes – des ours, des fauves, des éléphants, des hippopotames, tous nés en captivité – seraient exploitées sur le territoire

La réglementation sur la détention des animaux et leur exploitation existe déjà. Et elle est stricte. Elle définit par exemple la durée des séjours à l’extérieur pour les fauves (quatre heures par jour), la taille des bassins, des cages… Dans l’arrêté du 18 mars 2011, 44 articles détaillent les exigences minimales d’hébergement pour les 400 cirques recensés en France. Aux autorités de les faire respecter et de punir les contrevenants. Militants animalistes et gens du cirque sont d’accord sur une chose : les contrôles des préfectures sont rares et légers. Bruno Kupfer, vétérinaire chargé du cirque Bouglione, ajoute : « N’en déplaise à certains, les grands cirques se préoccupent du bien-être de leurs animaux. Mais les plus petites structures n’ont pas toujours les ressources financières pour le faire. » Quitte, parfois, à augmenter leurs revenus grâce au trafic de lionceaux et de tigrons, vendus sous le manteau dans des cités… Le trafic d’animaux est le troisième plus lucratif après celui des drogues et des armes.

Depuis des années, les associations réclament l’interdiction définitive des bêtes sauvages dans les spectacles, fixes comme itinérants. Environ 2 000 bêtes – des ours, des fauves, des éléphants, des hippopotames, tous nés en captivité – seraient exploitées sur le territoire. Un chiffre noir, impossible à vérifier, que dénoncent aussi les militants. Amandine Sanvisens, cofondatrice de Paris Animaux Zoopolis, demande au ministère de l’Ecologie « un recensement détaillé de chaque espèce et un calendrier précis des mesures pour en finir avec les animaux sauvages dans les cirques. Idéalement, d’ici deux ans pour ceux à faible effectif, comme les hippopotames qui doivent être placés dans des refuges, et d’ici six ans pour les fauves et primates. Les gens n’aiment plus voir des tigres, rendus fous par le stress, tourner en rond dans leur cage. » Selon un sondage réalisé par plusieurs ONG, 56 % des personnes interrogées affirment que « l’avenir des cirques, c’est sans les animaux », même si 49 % jugent qu’ils sont bien traités. Une chose est sûre, ce sont les dompteurs qui vont rejoindre les espèces… en voie de disparition.

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Le râle de Guam avait disparu, ce petit oiseau est de retour dans la nature

Publié le par Ricard Bruno

Le râle de Guam avait disparu, ce petit oiseau est de retour dans la nature

Le râle de Guam, petite espèce d’oiseau endémique de l’île du même nom, dans le Pacifique, avait disparu à l’état sauvage. Il avait été décimé par un serpent invasif. Aujourd’hui, l’espèce est réintroduite dans la nature.

Le râle de Guam avait disparu, ce petit oiseau est de retour dans la nature

Un petit oiseau au plumage sombre, qui ne dépasse pas la trentaine de centimètres de long. Voici à quoi ressemble le râle de Guam. C’est une espèce endémique de l’île du même nom, un territoire américain de l’ouest de l’océan Pacifique. Jusque très récemment, l’oiseau avait complètement disparu à l’état sauvage.

La population de l’espèce a été décimée par l’introduction accidentelle à Guam d’une espèce invasive de serpents, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’oiseau est incapable de voler, et, n’ayant jamais été confronté aux serpents, il n’a pas su leur échapper.

Résultat, depuis la fin des années 1980, le râle de Guam était considéré comme étant « éteint à l’état naturel » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), une organisation non-gouvernementale qui tient à jour une liste rouge des espèces menacées.

Une trentaine d’années plus tard, la situation du râle de Guam s’est beaucoup améliorée. Il a été réintroduit dans la nature et n’est plus considéré comme éteint à l’état naturel, a indiqué l’UICN ce mardi.

De 10 000 individus… à 21

Si le râle de Guam a pu être réintroduit dans la nature, c’est grâce à des programmes d’élevage en captivité.

Et en 1985, il restait très exactement 21 râles de Guam sur l'île, contre… environ 10 000 avant les années 1960, selon les chiffres du Zoo national Smithsonian de Washington.

À ce moment-là, il a été décidé de capturer les derniers (et rares) individus en liberté, pour mettre en place des programmes de conservation.

Des râles ont donc été élevés en captivité, à Guam, mais aussi dans 11 zoos des États-Unis, certains hébergeant déjà des spécimens.

Dès 1989, des oiseaux ont été relâchés sur l’île de Rota, un autre territoire américain situé au nord de Guam. Où il n’y a pas de serpents. Au fil des ans, des dizaines de spécimens y ont été relâchés. Jusqu’à 100 par an, précise l’organisation non-gouvernementale (ONG) britannique Birdlife International.

En 1998, les autorités avaient relâché 16 oiseaux à Guam, dans des secteurs protégés des serpents. Mais « on estime que cette population a été réduite à néant par des chats errants et d’autres prédateurs », relève un rapport du Service de la pêche et de la faune des États-Unis publié en 2009.

Relâchés dans d’autres îles

Dans les années 2010, d’autres râles ont été relâchés à Cocos, une petite île du territoire de Guam. Il a d’abord fallu éradiquer les rats de l’île, précise le Zoo national de Washington, et s’assurer qu’il y avait suffisamment de lézards pour que les oiseaux puissent se nourrir…

Un rail de Guam au Zoo de Cincinnati, aux États-Unis. (Photo : Greg Hume / Wikimédia Commons / CC BY-SA 3.0)

Un rail de Guam au Zoo de Cincinnati, aux États-Unis. (Photo : Greg Hume / Wikimédia Commons / CC BY-SA 3.0)

Entre 2010 et 2012, 26 râles y ont été introduits. Ils vivent en liberté et sont visibles partout sur l’île, même s’il est difficile d’estimer combien d’individus compte la population sur place, précise Birdlife International.

À Rota, en revanche, « leur population ne peut pas encore être considérée comme étant totalement suffisante », indiquait l’ONG britannique en 2017. Une manière de dire que l’on ne pouvait pas être certain de la pérennité de l’espèce.

Deux ans plus tard, l’UICN considère donc que ça y est, l’oiseau est « établi » sur l’île Cocos. L’institution ne mentionne pas la situation à Rota.

Un seul précédent

C’est la seconde fois, seulement, qu’une espèce d’oiseau se rétablit ainsi après avoir été déclarée éteinte à l’état naturel par l’UICN. L’autre espèce est le condor de Californie.

Décimés par la chasse, la pollution, et la destruction de leur habitat naturel, ces condors n’étaient plus que 22 en vie dans la nature en 1982, selon la revue scientifique américaine Smithsonian.

Cette même année, un programme d’élevage avait été mis en place au Zoo de San Diego, rapporte la chaîne de télévision américaine CNN. Dix ans plus tard, les condors avaient commencé à être relâchés dans la nature. Et le 22 juillet dernier, le 1 000e individu en vie aujourd’hui est né : un œuf a éclos dans l’État américain de l’Utah.

Le râle de Guam, lui, n’en est pas encore tout à fait là. Il est toujours considéré par l’UICN comme étant « en danger critique » de disparition. L’espèce reste « à deux doigts de l’extinction ».

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Message de la FLAC

Publié le par Ricard Bruno

Message de la FLAC

Bonjour à toutes et à tous,

Grâce à la newsletter de No Corrida, membre de la FLAC,vous découvrirez, entre autres, les dernières personnalités quiviennent de se positionner contre la présence des moins de 16 ansdans les arènes lors de corridas. Parmi celles-ci :  AuroreBergé (Députée), Cédric Villani (Député), ElisabethBadinter (philosophe), Benjamin Griveaux (Député), David Beillard (Conseiller de Paris). http://nocorrida.com/2019/12/01/linc-35/

Le COLBAC, membre de la FLAC, organise le 15décembre prochain à Béziers, un débat qui aura pour thème : "Corrida, politique et élections municipales". https://www.lindecapant.fr/articles/19187/beziers-colbac-corrida-politique-et-elections-municipales

Dans le cadre de son son exposition itinérante "L'autreréalité de la corrida...", la FLAC  s'installeradu 5 février au 10 février dans le Gard à Villeneuve-lèsAvignon. A 30 km de Nîmes...

 

À bientôt.

Bien cordialement,

 

Thierry Hély

Président de la FLAC

www.flac-anticorrida.org

>> retrouvez laFLAC sur Facebook

http://www.flac-anticorrida.org/agir/adherer/

https://twitter.com/FLACinfos

06 23 94 84 83

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Fichage, mort des animaux... Le zoo d'Amnéville dans la tourmente judiciaire

Publié le par Ricard Bruno

Fichage des employés et visiteurs, salaires mirobolants, environnement... Des employés dénoncent les pratiques douteuses, relève France Bleu. 

Le zoo d'Amneville fait partie des plus frequentes en France. (Illustration)

Rififi dans les coulisses du zoo d'Amnéville. Le parc lorrain, qui compte plus de 2 000 animaux différents et reçoit plus de 500 000 visiteurs par an, est attaqué par 120 salariés aux prud'hommes. Ils dénoncent un ensemble de pratiques douteuses, révèle France Bleu Lorraine Nord

Au cœur du problème, un fichier Excel, qui serait tenu par plusieurs membres du zoo. On y trouve pas moins de 214 noms. Parmi eux, des employés, dont les profils surlignés en jaune, sont associés à divers commentaires : « élément perturbateur en service restauration », « pb prud'homme », « problème en fin de contrat, a réclamé des heures impayées ». À leurs côtés, figurent aussi des visiteurs qui sont là aussi classifiés comme étant « militant fondation Brigitte Bardot » ou « anti-cirque ». Le document aurait été dénoncé à la police début 2019 par une ancienne employée, mais aucune enquête n'aurait été lancée. Michel Louis, le directeur du zoo nie l'existence du document : « c'est n'importe quoi, vous pouvez d'ailleurs regarder dans nos ordinateurs ». Une proposition qui ferait suite à un nettoyage en règle du parc informatique, selon France Bleu Lorraine Nord. 

Salaires et animaux

Mais d'autres affaires internes au zoo d'Amnéville sortent dans la presse. Ainsi, plusieurs salariés dénoncent « une caissière à plus de 3 000 euros », ou encore un recours régulier au paiement en liquide. Les employés les plus méritants seraient par ailleurs invités chaque année pour « trois semaines de vacances, tous frais payés ».

Certains animaux seraient aussi enterrés sur place, comme l'éléphante Catarina. Une proche de Michel Louis va plus loin, dressant une petite liste : « un lion, un puma, un boa... On n'avait pas les moyens de payer l'équarrissage, alors on acceptait, pour la boîte. » Un gorille mort en 2017, officiellement à la suite d'une « rupture d'anévrisme », aurait en fait succombé à une « erreur d'anesthésie », confie un ancien employé. 

L'aspect environnemental semble aussi soulever des questions. « Les eaux usées des tapirs, des tamanoirs, des jaguars, des perroquets, des manchots partent dans la nature, avec parfois des produits détergents comme du chlore ou de l'acide chlorhydrique », détaille ainsi Pascal, renvoyé en 2017 « pour alcoolisme », qui attaque le zoo aux prud'hommes. Ils seront 120 dans le même cas, lors de l'audience prévue le 3 février 2020. Parmi eux, Michel Louis qui a attaqué son propre zoo « pour se protéger ». 

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Affaire du poney égorgé dans un camping à Argelès-sur-Mer : les deux hommes condamnés à 4 mois de prison ferme

Publié le par Ricard Bruno

Un poney a été sauvagement massacré dans un camping d'Argelès-sur-mer - 25 novembre 2019 / © FTV -Joan Lopez

Un poney a été sauvagement massacré dans un camping d'Argelès-sur-mer - 25 novembre 2019 / © FTV -Joan Lopez

Deux personnes comparaissaient devant le tribunal correctionel de Perpignan ce mercredi pour vol, sévices et cruauté envers un animal.  Ils ont reconnu avoir volé et égorgé le poney pour le manger. 

Il y avait une foule peu habituelle ce matin au Tribunal correctionnel de Perpignan. Dès le début de l'audience, l'ambiance s'est tendue lorsque le propriétaire du poney a tenté de s'en prendre physiquement aux deux prévenus. Les services de l'escorte pénitentaire sont intervenus pour faire extraire l'homme de la salle d'audience à la demande du Président du Tribunal. 

Très vite est dressé le profil des deux accusés. Deux hommes de nationalité roumaine âgés de 31 et 40 ans. 

En France depuis 3 semaines pour l'un, une semaine pour l'autre. Ils sont venus dans la région pour travailler en tant qu'ouvrier dans des exploitations agricoles.  

Voler l'animal pour le manger 

Tout s'est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche dans un camping d'Argelès-sur-mer où les deux hommes louent un bungalow. Après une soirée alcoolisée, les deux hommes expliquent avoir volé le poney chez une voisine du terrain de camping pour le manger.  Les deux prévenus s'expliquent : 

Le président répond directement : " Peut-être, mais le vol est aussi un délit dans votre pays!" . Le procureur requiert une peine de 8 mois d'emprisonnement dont 6 avec sursis. 

Verdict : 4 mois ferme 

Après le délibéré, le verdict du tribunal est plus sévère. Les hommes sont tous les deux condamnés à 4 mois d'emprisonnement.  Ils devront aussi verser 7500 € de dommages et intérêts. Le propriétaire du poney devrait recevoir 5000€ et 2500€  pour les associations de défense des animaux. 

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Canada : Une chienne errante a recueilli et sauvé cinq chatons abandonnés du froid

Publié le par Ricard Bruno

Le geste de cette chienne a sauvé les chatons d’une mort certaine

Trois chatons (illustration).

Photo d'illustration...

Cinq chatons abandonnés ont été retrouvés mi-novembre, blottis contre une chienne errante qui les protégeait du froid au Canada. Serenity, comme elle a été baptisée par les sauveteurs, a été découverte dans un fossé en bord de route près de Chatham, dans l’Ontario.

Couverte de neige alors qu’il faisait -3 °C à l’extérieur, la chienne de deux ans protégeait du froid glacial toute une portée de chatons noirs. « Les chatons n’auraient pas survécu au froid de l’hiver canadien » sans elle, explique Myriam Armstrong, porte-parole du refuge qui a recueilli les animaux.

Canada : Une chienne errante a recueilli et sauvé cinq chatons abandonnés du froid

Leur improbable amitié a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Plus de 30 personnes se sont déjà manifestées auprès du refuge pour adopter cette originale famille. Selon Myriam Armstrong, plusieurs personnes ont proposé de les adopter ensemble, si possible, mais les chatons auront encore besoin de quelques semaines pour reprendre du poil de la bête.

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Aux États-Unis, la maltraitance animale est désormais un crime passible de prison

Publié le par Ricard Bruno

Donald Trump a signé le 25 novembre un projet de loi établissant la cruauté envers les animaux comme un crime fédéral.

Mike Pence et son chien Conan, de l'armée américaine qui a participé au raid qui a tué le leader de l'ISIS Abu Bakr al-Baghdadi. À la Maison Blanche, lundi 25 novembre 2019, à Washington.

Mike Pence et son chien Conan, de l'armée américaine qui a participé au raid qui a tué le leader de l'ISIS Abu Bakr al-Baghdadi. À la Maison Blanche, lundi 25 novembre 2019, à Washington.

La Maison Blanche a déclaré le 25 novembre que le président américain avait signé un projet de loi, qui définit désormais la maltraitance animale comme un crime passible jusqu’à 7 ans de prison.  

Le président Donald Trump a déclaré que le projet de loi empêcherait les gens de partager des images de tout type de cruauté envers les animaux, c’est-à-dire tout comportement dans lequel un animal “est écrasé, brûlé, noyé, étouffé, ou autrement soumis à des blessures corporelles graves”.

Ce qui était déjà le cas en 2010 dans la loi de Prévention à la Cruauté et Torture animale. Mais désormais les coupables ne seront pas seulement sanctionnés pour la diffusion de la vidéo, mais aussi pour leurs actes. 

En France, quelles sont les sanctions ? 

En France, les sanctions sont présentes mais moins sévères: toute personne qui détient un animal et le maltraite encourt seulement une amende de 750 euros. Même si la personne inflige publiquement toute sorte de maltraitance. 

Cependant lorsqu’il s’agit d’un acte de cruauté grave envers un animal domestique,  apprivoisé ou tenu en captivité, la personne coupable encourt une amende de 30.000 euros et jusqu’à deux ans de prison. À titre complémentaire, il peut également être décidé d’interdire la possession d’un animal de compagnie

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Le dernier rhinocéros de Sumatra de Malaisie est mort

Publié le par Ricard Bruno

Le dernier rhinocéros de Sumatra de Malaisie est mort

Le dernier rhinocéros de Sumatra en Malaisie est mort d’un cancer samedi. Par sa perte, c’est l’espèce entière qui s’éteint dans le pays. Cela fait suite au décès du dernier mâle rhinocéros de Sumatra en Malaisie en mai, comme nous vous le rapportions alors. Seuls 80 individus seraient encore en vie, tous en Indonésie.

Imam, le rhinocéros femelle de 25 ans avait été capturé en 2014. Cinq plus tard, elle sera donc morte d’un cancer dans l’état de Sabah.

Toujours est-il que "Iman a reçu les meilleurs soins et la meilleure attention depuis sa capture en mars 2014 jusqu'à son décès. Personne n'aurait pu faire plus ", a déclaré Christine Liew, ministre du Tourisme, de la Culture et de l'Environnement de l'État de Sabah.

Dès 2015, le rhinocéros de Sumatra avait été déclaré éteint à l'état sauvage en Malaisie. Sa population ravagée par des décennies de braconnage et de perte d’habitat. Aujourd’hui, l’animal est menacé bien au-delà du territoire malaisien. En effet, il peut être affirmé que l’espèce est en danger d’extinction.

Ce risque d’extinction est en grande partie dû à l’isolement. En effet, sa population est dangereusement basse. De plus, les femelles peuvent développer des kystes et des fibromes dans leurs voies de reproduction si elles restent trop longtemps sans s'accoupler.

C'est pourquoi, dès 2018, différentes organisations se sont mobilisées pour la conservation de l’espèce au travers de la collaboration “the Sumatran Rhino Rescue”. Leur objectif étant de localiser et capturer des rhinocéros pour qu’ils se reproduisent. La mission est toujours en cours.

L’espoir est en vie car un rhinocéros femelle a été capturé et semble en bonne santé reproductive. Il faut désormais lui trouver de la compagnie.

Il faut agir vite car comme les experts le rappellent, les chances de survie des rhinocéros de Sumatra sont déjà précaires. En effet, à chaque décès, c’est plus de 1% de la population qui disparaît. Le combat continue.

Source e l'article et vidéo : Cliquez ICI

 

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INTERVENTION D'URGENCE POUR CAFÉ

Publié le par Ricard Bruno

INTERVENTION D'URGENCE POUR CAFÉ
INTERVENTION
D'URGENCE POUR CAFÉ

par 

ASSOCIATION PAPAYE

INTERNATIONAL

Il nous faut intervenir
d'urgence sur l'île de
Pongo pour endormir et
soigner Café qui a été
blessé par notre mâle
dominant Bobby.

URGENCE ! CAFÉ A BESOIN DE

VOUS !

Il a été gravement blessé au visage suite à des conflits sur l’île de Pongo générés par notre mâle alpha Bobby.

Sur cette île et à cause des manquements graves aux protocoles de l’ancienne Direction aucun dortoir d’isolement n’a été réalisé.

Notre vétérinaire n’a ainsi pas pu intervenir en direct sur notre pauvre chimpanzé et il a été administré à Café des médicaments antibiotiques par voie orale.

Cela semblait suffire à la bonne cicatrisation quand presque d’un jour à l’autre Fabrice notre responsable en charge du nourrissage et des soins des adultes des îles est alarmé par un gonflement soudain et impressionnant de la tête de Café.

La bactérie a gagné le pas sur la médicamentation orale et il nous faut le sortir de l’île en urgence pour ne pas risquer de le perdre.

Cette logistique est très compliquée à réaliser car les chimpanzés de l’île sont devenus territoriaux pour certains et ne 

permettraient pas l’accès de l’île à un étranger comme l’est pour eux le vétérinaire.

Aussi nous devons agir dans l’urgence mais avec grande prudence.

Café doit être endormi lors du nourrissage par une équipe de soigneurs pendant que ses congénères seront attirés au loin par une autre équipe de soigneurs.

Il sera porté à la pirogue où l’attendra le vétérinaire et son assistant pour le transporter jusqu’au sanctuaire.

A quoi servira l'argent

collecté ?

Aussi pour pouvoir soigner et garder au sein de notre sanctuaire le mâle adulte qu’il est, 5 à 7 fois plus fort qu’un homme, la construction d’une grande cage de haute sécurité est la seule solution.

Si pour vous aussi sa vie est précieuse nous vous remercions de bien vouloir participer à la cagnotte mise en place en urgence pour la réalisation de cette cage et pour les soins onéreux que cette intervention inédite, risquée mais urgente va générer.

Bien entendu nous vous

tiendrons informés des soins

prodigués à notre précieux

Café.

 

MERCI POUR LUI !!!

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