C’est là, derrière. À deux pas du château de Naucaze. Près de ces ruines du X II e siècle, ces animaux ont trouvé leur sanctuaire. Enfin, ils sont tombés entre de bonnes mains. Celles de Cathy Pommier, présidente du Sanctuaire animalier La prairie des animaux. Cette infirmière à temps plein au centre hospitalier d’Aurillac travaille de nui t pour s’occuper d’eux le jour,à Maurs.
L'association leur offre une deuxième chance
« C’est la seule solution que j’aie trouvée. Je ne peux pas m’arrêter de travailler, car sans salaire, je ne pourrais plus m’en occuper non plus. » Son dévouement se lit sur son visage. La reconnaissance qui en découle aussi, sur ceux de ses protégés. Ces écorchés de la vie, qui savourent ici, leur deuxième chance. Comme cette chamelle, sauvée d’un parc animalier où elle subissait des mauvaises conditions de détention.
Ou comme Aglaé et Sidonie, deux cochons vietnamiens, rescapés d’un élevage. « Sur Leboncoin, la vendeuse proposait ces cochons à 80€ l’un. L’échange se faisait sur un parking. Nous avons trouvé cela étrange, et nous nous sommes rendus sur place. Il n’y avait rien, aucune pancarte. » Pas d’indication, mais un voisin qui émettait des doutes sur la nature des activités qui se déroulaient là.
À l’arrivée, c’est pire que ce qu’elle imaginait.
"Ils étaient “élevés” dans le noir, dans une cave. La vendeuse les faisait se reproduire là. Ils n’avaient pour espace qu’un parterre d’un mètre par un mètre, et pour litière leurs déjections et d'autres cochons morts. L’enfer."