Un agriculteur mayennais de 50 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Laval à des amendes et à la confiscation de son cheptel d'une centaine de vaches. Les services vétérinaires ont constaté de graves manquements. La fondation Brigitte Bardot parle de maltraitance animale.
action protection animale
Viande dans les cantines: pour la Fondation Brigitte Bardot "il n'y a pas de bonne pratique pour tuer un animal"
Christophe Marie propose de "végétaliser davantage l’alimentation proposée dans une démarche [...] plus respectueuse de l’environnement, des animaux et des consommateurs".
Frédéric Masquelier a écrit à Toque et Sens Provence - Sodexo pour demander que la viande servie dans les cantines scolaires réponde à des conditions d’élevage plus respectueuses.
Si la nouvelle peut paraître encourageante, elle ne fait pas l’unanimité. Christophe Marie, directeur du Pôle protection animale pour la Fondation Brigitte Bardot, s’explique:
"L’engagement des établissements scolaires de la ville de Saint-Raphaël à proposer de la viande respectant une charte de ‘‘bonne pratique’’ est, a priori, positif. Mais nous ne voyons pas comment cela peut être garanti sur le volet abattage. S’il existe des normes à respecter pour les filières d’élevage, […] les conditions de transport et d’abattage ne bénéficient d’aucune norme ‘‘supérieure’’. Éventuellement en veillant aux circuits courts pour limiter la durée des transports, et en s’assurant que l’abattoir pratique systématiquement l’étourdissement des bêtes avant leur mise à mort. Mais ne soyons pas naïfs, il n’existe aucune ‘‘bonne pratique’’ pour tuer un animal qui ne demande qu’à vivre."
Plutôt que valoriser une consommation carnée ‘‘responsable’’, Christophe Marie propose de "végétaliser davantage l’alimentation proposée dans une démarche [...] plus respectueuse de l’environnement, des animaux et des consommateurs".
TOUT EST-IL À JETER?
À propos des possibles labels garantissant le bien-être animal, "la Fondation Brigitte Bardot ne fait la promotion d’aucun [d’entre eux], dès lors que la finalité est la mise à mort d’un animal".
L’engagement de la collectivité est toutefois un rouage important dans l’engrenage de la prise de conscience.
À Saint-Raphaël, à partir de novembre, un plat végétarien sera proposé chaque semaine aux enfants. À ceci s’ajoute la volonté de consommer davantage de productions bios et locales. À ce titre, les cantines de la ville proposent déjà près de 20 % de produits bios depuis la rentrée 2013, contre 3 % en moyenne en France.
"Nous avons également pris des mesures contre la participation animale dans les cirques en août dernier, complète le maire. Mais nous ne pouvons pas tout faire en même temps. Il aurait été à la fois imprudent et dommage d’agir à la va-vite, raison pour laquelle nous avons préféré attendre la nouvelle année".
200 personnalités réclament la fin de l’élevage intensif dans une tribune
200 personnalités réclament, au nom de « l’urgence éthique, climatique, environnementale, sanitaire et sociale » la fin de l’élevage intensif en France. Parmi elles, l’actrice Isabelle Adjani, l’astrophysicien Aurélien Barrau ou encore l’avocat Arno Klarsfeld ont apposé leur nom dans une tribune publiée ce jeudi 5 septembre dans plusieurs médias.
Médecins, comédiens, chercheurs, animateurs télé, philosophes… Près de 200 personnalités de tous horizons publient une tribune collective appelant à la fin de l’élevage intensif en France, ce jeudi 5 septembre.
Le texte intitulé « Nous ne voulons plus de ce système ennemi de l’intérêt général » a été dévoilé sur le site de plusieurs médias dont Franceinfo et Le Monde. L’animateur Stéphane Bern, le philosophe Frédéric Lenoir, l’ancienne comédienne Brigitte Bardot ou encore le journaliste Hugo
Les signataires dénoncent les conséquences environnementales, sanitaires, sociales et économiques de cette pratique.
« Ne voulons plus des élevages intensifs et industriels qui confinent les animaux dans des bâtiments fermés, dans des cages, dans des bassins en béton, les forçant à vivre dans des conditions de promiscuité extrêmes », expliquent-ils en préambule.
« Nous ne voulons plus d’un modèle alimentaire fortement carné et lacté qui sous-tend ces modes de production et qui met en danger notre santé », est-il également précisé.
Les signataires dénoncent en outre « l’immobilisme » des élus et responsables politiques ainsi que de leur « soutien actif au lobby de l’élevage intensif ».
Ils réclament trois mesures concrètes : « un moratoire immédiat sur l’élevage intensif et l’interdiction de nouvelles constructions destinées à élever des animaux sans accès au plein air » ; « un plan concret de sortie de l’élevage intensif, avec accompagnement des personnes qui en dépendent aujourd’hui vers des productions alternatives » ; « une végétalisation d’ampleur de l’alimentation en restauration collective publique ou privée. »
Massacre dans une ferme de Coarraze la Fondation Bardot va se constituer partie civile
La Fondation Brigitte Bardot indique qu’elle va se constituer partie civile après la mort violente d’une cinquantaine d’animaux dans une ferme de Coarraze.
L’information révélée par la République des Pyrénées samedi dernier a fait beaucoup réagir : Début août, Hubert Delot, un agriculteur à la retraite de Coarraze s’est fait « massacrer » une cinquantaine de bêtes. Il dénonce un acte de « violence gratuite ». La moitié des animaux de sa basse-cour ont été battus à mort en deux nuits : des poules, des oies, des canards…
L’agriculteur a déposé plainte auprès de la gendarmerie de Nay. Il sera soutenu par la Fondation Brigitte Bardot, dont le réprésentant départemental, Daniel Raposo, indique sur Twitter qu’elle "se constituera partie civile".
Coarraze (64) : une cinquantaine d’animaux de ferme "massacrés". La Fondation Brigitte Bardot soutiendra la plainte et se constituera partie civile ! Article de @MathieuHouadec pour @LaRepDpyrenees
Décès de Liliane Sujanszky
Merci à BDO pour cette triste nouvelle.
Bruno Ricard
Liliane Sujanszky fut directrice nationale de la SPA pendant dix ans, puis de la Fondation Brigitte Bardot dont elle permit le véritable démarrage. Elle poursuivit ensuite son activité auprès de la Fondation Assistance aux Animaux, puis comme membre du conseil d'administration de la Société Nationale pour la Défense des Animaux. C'est à elle que l'on doit maintes avancées primordiales dans le domaine de la protection des animaux. Ce livre retrace 45 années de lutte en faveur des animaux (abandons, stérilisation, chasse, vivisection, chasse à courre, corrida, fourrure...) Il se veut un témoignage utile pour les personnes qui s'investissent aujourd'hui dans cette cause, une façon d'apprendre la protection animale et surtout un outil pratique afin que les nouveaux venus ne commettent pas les mêmes erreurs et s'inspirent de ce qui a déjà été fait pour ne perdre ni temps ni argent. Brigitte Bardot dans sa préface, Allain Bougrain-Dubourg (LPO), Jacques Dary (CRAC), Sylvana Ferretti (ancienne responsable de refuge à la Fondation Assistance Aux Animaux), Jean-Louis Grosmaire (écrivain et géographe) et Patrick Sacco (RESPECTONS), autant d'acteurs importants de la protection animale, ont tenu à apporter leurs témoignages à travers des textes publiés dans cet ouvrage montrant combien Liliane Sujanszky est connue et appréciée de tous pour son engagement sans faille, son courage et la ténacité dont elle a su faire preuve durant toutes ces années. Véritable guide, « 45 ans de protection animale - Une vie de combats » retrace le parcours incroyable d'une personne qui a voué toute son existence au bien-être des animaux. C'est l'ouvrage indispensable à toute personne désireuse d'agir au quotidien, qui souhaite comprendre l'évolution de la condition animale en France grâce à une vue d'ensemble survolant plus de quatre décennies d'actions, mettant en avant les points forts et les écueils à éviter.
La nouvelle campagne d'affichage de la fondation Brigitte Bardot placardée dans le Var
En France, 360 communes ont déjà pris position pour des cirques sans animaux. Ci-dessus, l’affiche que l’on peut découvrir à Fréjus et Saint-Raphaël. Photo DR
Depuis mercredi 21 août, la Fondation Brigitte Bardot a lancé sa campagne contre la captivité des animaux sous les chapiteaux. Vingt-cinq affiches ont été placardées à Fréjus et Saint-Raphaël.
Ce ne sont pas des clowns. Pourtant, ils continuent à faire le show.
Pour la Fondation Brigitte Bardot - une association vouée à la protection animale -, c’en est trop. Chaque été, elle montre les crocs pour protester contre la captivité dans les cirques.
Sur son site Internet, on peut lire notamment que "ces êtres sensibles sont maintenus dans des conditions incompatibles avec leurs besoins physiologiques et sont forcés à réaliser des tours contre-nature".
Pour relayer cette offensive qui concerne aussi bien les animaux sauvages et domestiques, rien de tel qu’une campagne d’affichage. Plus de 1.800 affiches de 12m² et 8m², financées par les dons recueillis, ont été placardées dans toute la France. Dont vingt-cinq à Fréjus et Saint-Raphaël, visibles jusqu’au 3 septembre.
>> LIRE AUSSI. "N'encouragez pas les cirques avec animaux": la nouvelle campagne d'affichage de la fondation Brigitte Bardot sur la Côte d'Azur
Faire réagir le gouvernement
Le slogan? "Offrez-lui la liberté! N’encouragez plus les cirques avec animaux." Bruno Jacquelin, responsable du service communication, précise que "Brigitte Bardot s’est énormément investie sur le visuel. C’est elle-même qui a souhaité un éléphant, l’un des symboles les plus forts."
Pourtant, la commune de Saint-Raphaël interdit la venue des cirques avec animaux sur son territoire, du 15 avril au 15 octobre, via un arrêté municipal entré en vigueur depuis le 28 mars 2017. En revanche, Fréjus les autorise.
"Cette campagne n’est pas contre les villes, elle vise simplement à sensibiliser le public, précise Bruno Jacquelin. L’été est la plus grande période pour ce genre de spectacles, car les parents sont nombreux à amener leurs enfants."
Toutefois, le message ne s’adresse pas qu’aux spectateurs. "Nous voulons faire comprendre que derrière les strass et les paillettes des affiches des différents cirques se cache de la souffrance. Nous incitons le gouvernement à interdire les cirques avec animaux."
Un combat que l’association mène depuis trente-trois ans…
La France à la traîne?
Le bien-être et la situation des animaux non-domestiques forment une préoccupation grandissante. Même si cela ne suffit pas à la Fondation Brigitte Bardot, qui ne démord pas. Selon elle, la France se rend coupable "d’un manque de considération pour le bien-être animal de la part de politiciens".
Bruno Jacquelin ajoute, dans un communiqué, que "la France ne pourra pas être indéfiniment en retard sur une évolution sociétale qui ne fera plus marche arrière".
Il jette son chien du 3e étage, deux ans de prison ferme
Le tribunal a également condamné l'homme à ne plus jamais détenir un animal.
Un homme de 35 ans a été condamné vendredi à trois ans de prison, dont deux ferme, pour avoir jeté son chien du troisième étage. Le tribunal l'a également condamné à ne plus jamais posséder un animal.
Lors de son procès, il n'a pas exprimé de remord et avait demandé la clémence. "J’avais beaucoup bu, la veille j’avais pris beaucoup de cocaïne. Je ne me souviens plus de rien", a-t-il expliqué devant la barre, selon Midi libre.
Les faits se sont produits début août à Montpellier. L'homme avait jeté son chien du troisième étage de sa résidence. Mais l'homme a été pris en flagrant délit par des policiers qui patrouillaient à ce moment-là en bas de chez lui.
Il avait alors tenté de prendre la fuite en passant par les balcons. Mais les policiers l'ont rattrapé.
Cependant, il ne s'est pas pour autant laissé faire : il a frappé à coups de pieds, de poings et de tête les policiers, selon le quotidien régional. Il est même allé jusqu'à mordre un des agents à la cuisse gauche : les policiers ont dû faire usage de leur taser.
Il devra dédommager les victimes à hauteur de 5 600 €.
A l'issue du procès, la porte-parole de la SPA de Villeneuve-lès-Maguelone, Annie Benezech, s'est réjouie de cette victoire : "C'est rare qu'une condamnation aussi forte soit prononcée". L'animal, "très anxieux et craintif vis-à-vis de la main de l'homme", selon l'association, est recueilli dans ce refuge.
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Brigitte Bardot sur l'abandon estival des animaux de compagnie : "Notre société est robotisée et vide de l’essentielle miséricorde"
Au cœur du mois d’août, les feux ont viré au rouge. Une nouvelle fois, les refuges de la SPA ne s’en sortent plus, débordés par l’afflux massif d’animaux. De mémoire de bénévoles, on n’avait jamais vu ça. Dans le même temps, la fondation 30 millions d’amis affirmait que 100 000 bêtes, dont 60 000 l’été, sont abandonnés tous les ans, positionnant la France en champion d’Europe de l’abandon… Interrogée par Marianne, Brigitte Bardot nous a confiés le dégoût que lui inspirait ses chiffres.
Marianne : Malgré les campagnes de prévention, cet été voit un nombre record d'animaux abandonnés. Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de ces chiffres ?
Brigitte Bardot : Cela me fait une peine immense car cela prouve qu’on a beau, chaque année, supplier les gens de ne pas abandonner leurs enfants à quatre pattes, c’est de pire en pire, à croire qu’une partie de l’humanité n’a plus aucun sentiment, sont sourds à la détresse qu’ils provoquent et sont méprisables.
Pourquoi tant de propriétaires abandonnent-ils leurs compagnons ?
Parce que l’être humain se robotise, se déshumanise, n’est attiré que par le superflu, les lamentables vacances de masse où comme des troupeaux ils envahissent les plages, les campings, les bateaux mégapoles où leurs compagnons n’ont pas de place. Il faut aussi rendre responsables les hôtels, les plages, les campings qui refusent les animaux. Ce qui devrait être interdit.
Qu'est-ce que cela dit de notre société ?
Notre société est en grande partie, sans cœur, sans âme, sans compassion, sans sentiments, sans pitié. Robotisée et vide de l’essentielle miséricorde.
Abandonner un chat ou un chien est déjà réprimé par la loi de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende au maximum. Faudrait-il durcir encore plus la législation ?
Oui, mais c’est ridicule car on n’attrape jamais les lâches. Ils s’arrangent toujours pour faire disparaître toute identité, tatouage, puce etc…quitte à mutiler l’animal. Il faut surtout diminuer considérablement le commerce dément des animaux de compagnie. Abolir, interdire, toutes les importations scandaleuses de chiots venant des pays de l’Est qui finissent dans les animaleries, les jardineries, avec de faux certificats falsifiés, séparés de leurs mères, non sevrés qui meurent par centaines de déshydratation, de maladies, d’abandon affectif. Ce trafic est scandaleux et juteux pour ceux qui en sont complices. Il faut interdire aussi les ventes par petites annonces de journaux ou internet où tout un commerce illicite de chiens et de chats se développe de jour en jour.
Il y a aussi cette mode des « NAC » (Nouveaux Animaux de Compagnie, NDLR) qui est catastrophique pour l’environnement et pour le tragique sort de ces pauvres animaux sauvages destinés à s’adapter à une vie contraire à leur nature. Araignées, serpents, iguanes, singes, perroquets, furets, mangoustes, écureuils … qui finissent eux aussi abandonnés et encombrent les refuges déjà surchargés. Tous ces animaux ne sont pas des jouets et la législation nulle et non avenue. Il faudrait une rigueur extrême qui diminue considérablement le nombre d’animaux de compagnie en France. A commencer par les élevages reconnus qui font reproduire à qui mieux mieux toutes les races de chiens à pédigrée vendus très cher qui eux aussi remplissent les refuges. Il faut instaurer un quota drastique de reproduction pour chaque race.
Quelles seraient vos recommandations pour éviter ces abandons durant l'année et particulièrement durant la période estivale ?
Il y a trop d’animaux de compagnie, les chiens et surtout les chats pullulent. Les refuges sont bondés. Les adoptions plus rares que les abandons. Et surtout, la reproduction à la « va comme j’te pousse » obligent à euthanasier, hélas, bon nombre de braves toutous et de pauvres petits minous qui n’ont, comme seul délit, que d’avoir été abandonnés. C’est trop triste et trop injuste. J’en profite pour faire un appel aux vétérinaires qui sont en général hors de prix pour les gens qui n’ont pas les moyens d’assumer de tels tarifs. En plus, les TVA vétérinaires sont honteusement à 20% alors que la médecine en est exempte et que les généralistes sont à 5,5%. Il y a un décalage illégal à revoir d’urgence !
Un éleveur mayennais condamné pour privation de nourriture et de soins, son troupeau confisqué
Un éleveur mayennais a été condamné par le tribunal correctionnel de Laval ce jeudi 22 août, notamment pour privation de nourriture ou d'abreuvement et privation de soin sur ses animaux. Son troupeau d'une centaine de vaches, confié depuis mai à deux associations (la Fondation Brigitte Bardot et OABA), lui a été confisqué. Il doit également payer de nombreuses amendes contraventionnelles et dédommager les parties civiles.
C'est la troisième fois que cet éleveur de 50 ans, né à Ernée, se retrouve devant la justice. Il a déjà été condamné deux fois pour détention de cadavres de bovins non signalés à l’équarrissage. Son exploitation de vaches allaitantes se situe sur les communes de Saint-Mars-sur-la-Futaie et St-Berthevin-la-Tannière.
Des vaches squelettiques
Jeudi, tout le procès a tourné autour d'un mot : le déni. Le mot est lâché par les services vétérinaires, et repris par le procureur. "Nous l'avons plusieurs fois averti mais il n'a pas changé son comportement" regrette la cheffe du service protection animale des services vétérinaires. Ses équipes dressent le même constat, lors de chaque visite ou presque : une partie des vaches squelettiques, pas assez d'eau ni de foin, et des cadavres régulièrement retrouvés au beau milieu des pâtures. En janvier 2019 par exemple, la vétérinaire constate quinze vaches "en état de misère physiologique", c'est à dire squelettiques.
"Les photos parlent d'elles même : il y a clairement souffrance animale et maltraitance" estime l'avocate de la fondation Brigitte Bardot, partie civile au procès. L'éleveur se défend : "J'aime mes vaches. Perdre des animaux, ça me rend malheureux !" Il reconnaît tout de même des lacunes, notamment sur le manque de nourriture l'hiver. Mais selon lui, les services vétérinaires "ne prennent jamais de photo quand les abreuvoirs sont remplis."
Le troupeau confié à des associations
Pour expliquer le nombre important de vaches mortes, il évoque des voisins qui lui en veulent : des gens avec des capuches auraient été vus dans ses parcelles. La juge l'interrompt : "Et ils ont fait quoi, ces gens, des liposuccions à vos vaches pour les rendre maigres ?"
Au tribunal, tout le monde est d'accord, même son avocat : cet agriculteur doit changer de métier. Lui-même assure qu'il voulait arrêter d'ici la fin de l'année. "Il a tout donné dans ce métier, il a mis du cœur à l'ouvrage, ça l'a aveuglé" reconnaît son avocat. Mais selon lui, la confiscation du cheptel, évalué à 80.000 €, l’empêche de vendre ses bêtes et donc le met en grande difficulté financière.
"J'entends bien qu'il faille prendre en compte le bien-être animal, poursuit-il, mais il faut aussi considérer la vie de cet homme de 50 ans, qui n'a aucune formation autre qu'agricole, est désormais hébergé par ses parents, et doit démarrer une nouvelle vie. Cette sanction me semble disproportionnée. Surtout qu'il n'a jamais voulu faire souffrir les animaux." Il envisage de faire appel.
L'éleveur a par contre été relaxé au cours du procès du délit de détention de cadavre sans déclaration : son avocat a prouvé qu'il avait bien fait appel à l'équarrissage la veille de la découverte par les services vétérinaires de quatre cadavres sur son exploitation, en avril 2019.
![Christophe Marie propose de "végétaliser davantage l’alimentation proposée dans une démarche [...] plus respectueuse de l’environnement, des animaux et des consommateurs".](https://img.over-blog-kiwi.com/0/95/25/27/20190905/ob_f5cf29_2330671-2.jpg)






